Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 juillet 2025 24 min

Loi PLM : « Ce texte pose problème sur le plan pratique, juridique et financier »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Soyez la bienvenue. Laanne Josande, bonjour. Vous êtes sénatrice des Pyrénées Orientales.

On va commencer cette interview pas en regardant l'actualité en région. Je vais vous montrer, c'est une de la presse régionale, elle vous intéresse de près. La Marseillaise qui parle de ces incendies et qui nous dit que le feu est entré dans Marseille.

La Provence qui parle d'une peur sur la ville. Midih libre le Midi SAS, courrier de l'Ouest. Des incendies font rag dans le sud de la France.

L'est républicain parle d'un inquiétant retour des incendies. Le Dauphinet libéré euh nous dit que Marseille est littéralement attaqué par les flammes. On va tout de suite se rendre dans votre région madame la sénatrice.

On retrouve Pierre Matis rédacteur en chef de l'un des bandierres. Bonjour, vous êtes en direct de Perpignan. Comment ça se passe chez vous ?

Est-ce que la situation s'est stabilisée dans l'Ude ? Oui, bonjour. Oui, bah la la situation toujours sous surveillance.

Le le feu n'est pas maîtrisé, hein. N'est toujours pas maîtrisé. On est sur des lisières.

Euh il ne progresse plus beaucoup hein depuis de depuis hier dans l'après-midi. Euh les on est quand même au 3e jour de cette de cet incendie qui a qui a dévoré plus de 2000 hectares et euh donc les pompiers euh tiennent le terrain euh sont extrêmement présents là depuis depuis 3 jours. Mais euh l'incendie, on peut pas dire qu'il est maîtrisé.

Vous aviez une question je crois pour la sénatrice Pierre. Oui, ben évidemment aujourd'hui quand on quand on quand on se quand on est conforte de déjà bonjour madame, on est on va quand même commencer par se dire bonjour. Euh oui, on est on est sur on est sur des interrogations parce que ils sont les les les niveaux de de de de végétation détruite depuis le début de de l'été avec cette canicule et cetera font penser à ceux qu'on avait.

On a on a fait des des des recherches, on retrouve des niveaux qui datent de 1976 ou 1986. Il est clair que euh ce qu'on écrivait ce matin, c'est qu'il semble bien que entre la sécheresse, le réchauffement, la canicule, la le danger avance plus vite que ce que les hommes arrivent à mettre en place pour le protéger. C'est un peu ce qui c'était ces dernières années.

C'est vrai que ça avait beaucoup progressé, mais là on se retrouve face à des défis beaucoup plus importants et donc pour l'État et pour donc les les responsables politiques, ce défi est c'est le leur. Comment comment est-ce que est-ce que vous pensez qu'il y a une prise de conscience, vous qui êtes à Paris et qui représentez un petit peu le sud à là-bas. Euh est-ce que vous pensez qu'il y a une prise de conscience des responsables politiques et de l'État par rapport à la dimension de l'enjeu ?

C'est à vous de répondre. Vous pouvez lui répondre directement. Ah très bien.

Donc bonjour monsieur Matis, merci de votre votre question. Évidemment une prise de conscience, il y en a une à tel point que d'ailleurs Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur, est venu dans les Pyrénèes orientales pas plus tard que le 5 juin dernier pour annoncer justement et présenter la stratégie nationale de lutte contre les incendies. Euh, il est venu le faire dans notre département parce que nous avons été particulièrement touchés dans les Pyrénises orientales.

Euh vous parliez évidemment euh euh pour euh le feu euh euh de ces derniers jours de de l'Oude. Nous sommes donc en Occitanie et tout le pourtetour méditerranéen également très touché par ces incendies et à Forcei effectivement nous cumulons des des facteurs aggravants qui sont euh du fait de du réchauffement climatique la sécheresse, un manque d'eau, des vents très forts et des températures très élevées. Donc effectivement, nous sommes dans une période où nous sommes obligés de prendre conscience de cette de ces de ces difficultés et des sinistres àirs.

Il y a donc eu des annonces sur les moyens euh qui seront qui sont et qui seront déployés pour lutter contre ces incendies, des moyens humains, des moyens matériels. et une un besoin de coordination au niveau européen est impératif parce que la stratégie de défense contre les incendies dépend aussi d'une coordination au niveau européen. Et pour ce qui est du des aspects matériels, puisqu'on manque de Canader mais que nous sommes dépendants d'un constructeur qui est canadien, euh nous aurons impérativement besoin de gagner en autonomie au niveau européen.

La France seule ne pourra pas faire face à ces incendies. De toute façon, nous sommes frontaliers avec l'Espagne, vous le savez. régulièrement, les incendies ont lieu de l'autre côté de l'Espagne et les pompiers français dont je tiens à saluer le travail aujourd'hui, l'implication forte, euh les pompiers donc se se démènent face à ces incendies.

Mais je tiens aussi à dire qu'il ne faut pas tout attendre de la puissance publique euh parce que il y a un vrai problème de responsabilité individuelle face à ces incendies. deux phénomènes des obligations de débroussaillement qui ne sont pas respectées par les propriétaires eux-mêmes et d'ailleurs vous avez euh un article aujourd'hui dans l'indépendant qui fait état de ce sujet sur Saint-André euh et les Alberts et un autre sujet aussi qui est celui de l'imprudence. On parle de méga jeté, on parle la semaine dernière d'un bras zéro euh qui euh euh a été euh euh transporté de manière complètement euh ubuesque.

Donc il y a aussi une responsabilité euh individuelle euh qui doit être mise en œuvre. Merci beaucoup Pierre Matis, merci euh euh de d'avoir interrogé euh la sénatrice. On la une de l'indépendant, votre journal qui revient évidemment euh sur euh ces incendies et qui parle de feu extrêmes.

Madame la sénatrice, j'ai bien entendu ce que vous nous ce que vous venez de nous dire. C'est-àdire il faut pas attendre tout de l'État. Et pourtant, il y avait quand même cette promesse d'Emmanuel Macron en 2022 en Gironde.

À la suite des incendiés en Gironde. Il avait promis d'investir massivement pour remplacer les 12 Canadaires dont dispose la France pour aboutir à 16. Aujourd'hui, on est toujours à 12.

Est-ce que il y a un problème de suivi sans faire de mauvais jeux de mots ? Un retard à l'allumage là clairement. Écoutez, il y a une difficulté, je viens de l'évoquer, qui est celui celle pardon de l'approvisionnement en matériel et notamment au niveau de ces Canadaires, une dépendance vis-à-vis d'un constructeur canadien et donc euh des délais euh importants pour se fournir en Canada pour autant.

Et donc nous avons d'ailleurs décidé de réutiliser les Canadaires euh existants qui ont pour certains 30 ans d'âge et euh dont le qui fonctionnent toujours mais dont le fonctionnement est un petit peu non pas obsolète mais en tout cas euh dépassé. Euh les pompiers font avec. Euh il y a effectivement un besoin de de se mettre en ordre de marche de manière beaucoup plus efficace et active sur ce sujet.

Bon les difficultés faut pas faut pas reprocher quelque chose à Emmanuel Macron au gouvernement. selon vous la responsabilité est plus générale ou pas ? Non, mais on évidemment de toute façon depuis 2022 les efforts auraient pu être faits, ils auraient dû être faits.

Donc, ils ne l'ont pas été, ça je vous l'accorde et je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait de dire qu'il y a il y a un manque qui n'a pas été et dont on subit aujourd'hui les effets. On va parler de budget, madame la sénatrice, puisque tous les regards se tournent vers François Baou qui présente mardi prochain son plan d'économie budgétaire. 40 milliards d'économies ou d'efforts annoncés.

Est-ce qu'on peut parler d'autre chose que d'un plan d'austérité ? Un plan d'austérité forcément qu'à partir du moment où on va demander des efforts offensés parce que il suffit pas de dire on va faire des économies sur les les les postes et les dépenses de de l'État. À partir du moment où on doit restreindre la voilure, y compris en terme de service public, de dépense sociale.

Ce sont les Français qui sont touchés. Donc ça ça reste de l'austérité forcément le mais c'est pas dit, c'est pas présenté comme ça pour le moment. On parle pas d'austérité, le mot est un peu tabou.

Disons que ce qui ce qui est certain que dès lors que l'on touche aux porte-monnaie des des Français et là c'est plus le sujet de l'impôt qui qui qui est sensible pour nos nos compatriotes, on on on peut parler de d'austérité. Nous nous sommes contre toute hausse d'impôts, mais ce qui est certain, c'est que tout le monde devra faire des efforts et que donc il faudra employer les mots. Les Français sont capables d'entendre qu'aujourd'hui il faut que nous fassions des efforts à partir du moment où c'est les choix qui sont faits sont rationnels, bien expliqué et que les Français savent où l'on veut aller parce que ce qu'il ne supporte plus aujourd'hui nos concitoyens, c'est qu'on leur dise qu'il faut donc toujours contribuer davantage sans comprendre quels sont les effets des mesures d'effort qu'ils font.

Ça c'est un un véritable problème et donc il faut beaucoup de pédagogies pour expliquer pourant il y a ce chiffre qui est qui est tombé là il y a il y a quelques heures. Le taux de pauvreté qui a atteint en 2023 son plus haut niveau depuis au moins 1996 selon l'INC. Est-ce que le budget de l'année prochaine peut vraiment faire complètement fi de cette donnée ?

Bien sûr que non. Bien sûr que non. la situation sociale de notre pays euh ne ne euh ne nous permet pas euh de faire abstraction de ce euh de ce sujet.

Et quand on parle même d'années blanche, même si c'est un un sujet que l'on met sur la table y compris et notamment au Sénat puisque nous fois le le président l'archer a présenté des propositions à François Beou, euh il faudra faire très attention au fait que certaines euh certaines personnes euh du coup deviennent éligibles à l'impôt sur le revenu. Nous avons une classe moyenne qui se paupérise. C'est un vrai sujet, il va falloir le prendre à bras le corps et ne pas rajouter de la misère à à la situation dans laquelle nous sommes déjà.

Hm hm. Mais juste vous répétez, s'il y a des hausses d'impôts, vous les lire, vous censurez. C'est ce qu'avait dit Laurent VOquier.

Pas de hausse d'impôts quoi qu'il arrive, ça c'est certain. Pas de hausse d'impôt quoi qu'il arrive. Dans l'actualité politique également, on parle réforme de l'État.

Madame la sénatrice, hier depuis Charte, François Baou a lancé une réforme qu'il considère comme essentielle. Écoutez le premier ministre. L'éducation nationale a son domaine de compétence, la santé a son domaine de compétence, les finances publiques ont leur domaine de compétences. euh de le travail à son domaine de compétence, mais tous seront coordonnés par le préfet qui est le représentant de l'État et que tout le monde connaît et que les élus connaissent.

C'est à nos à nos yeux une dimension nouvelle ou une légitimité nouvelle donner à la décentralisation parce que les élus auront un interlocuteur. Au lieu d'être obligé de se débrouiller tout seul en allant voir des représentants d'agence, d'administration de ils auront un interlocuteur qui leur permettra de se faire entendre. Pour faire simple, l'idée de François Berou est de donner plus de pouvoir au préfet.

Madame la sénatrice sur le timing peut-être, est-ce que c'est pas un peu bizarre comme ça dans l'actualité entre les incendies et le budget ? Ce ce genre d'annonce euh bizarre. Je je ne crois pas que sur les territoires, vous savez, c'est très attendu.

Aujourd'hui, il y a un besoin de de réforme territoriale. Le Sénat appelle de ses vœux depuis fort longtemps et là aussi, vous parliez tout à l'heure de retard à l'allumage, je crois que il y en a un manifeste dans ce domaine également. Donc le le Sénat vient de rendre un rapport euh sur euh euh notamment donc euh ces ces sujets, alors les agences de l'État, mais euh euh aussi le la réforme territoriale.

Et euh nous venons donc de de voter euh le un texte sur le pouvoir de dérogation des préfets. Il y a un besoin parce que si on veut une bonne décentralisation, il faut aussi qu'on ait à côté en parallèle une bonne déconcentration avec un préfet qui soit à la manœuvre, qui soit une véritable autorité hiérarchique vis-à-vis des services de l'État et y compris des agences si vous voulez qu'on aborde ce sujet. Oui, c'est ça.

C'est qu'en fait on entend aussi la gauche qui dit que c'est un peu une manière ce plan c'est une manière de contourner certaines normes environnementales, certaines agences notamment dans les territoires. Est-ce qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ? Ce n'est pas du tout le sujet.

Euh aujourd'hui, les Français, on vient de parler du budget, euh on ont besoin de lisibilité par rapport à nos choix euh politiques, nos choix d'organisation euh y compris euh d'un point de vue euh territorial. Il y a un véritable sujet qui est celui euh de toutes ces agences, offices et organismes divers qui ont été créés pour répondre à des problèmes en disant que le simple fait de créer une agence, un office ou ou un organisme serait la la réponse à la solution au problèmes. Or, ça ne l'est pas.

Euh aujourd'hui nous rendons compte qu'il y a beaucoup de doublons et que les services ministériels peuvent piloter en direct nombre de politiques publiques sans avoir euh besoin euh de d'avoir ces organismes qui ont euh des dépenses de fonctionnement euh qui sont importantes. Donc on les supprime ou on les fusionne et on peut faire des économies. C'est c'est ça.

Après il y a des questions sur le chiffrage précis. Le gouvernement dit 2 3 milliards d'euros. Au Sénat on dit 500 millions.

Qui dit vrai ? Qui ment au français finalement dans cette histoire ? Écoutez, nous au Sénat, on a toujours fait preuve de réalisme et de de sérieux.

Euh le rapport sénatorial donc euh est très clair euh à savoir que de manière très euh euh de manière certaine, on peut chiffrer ces économies à 500 millions. Euh il est pas pour nous question de de vendre l'invendable et de dire on va économiser pour s'apercevoir après parce que malheureusement c'est trop souvent le cas depuis quelques années que les chiffres que nous annoncions n'étaient pas les bons. Donc voilà le 500 millions c'est c'est certain.

Le reste l'actualité au parlement madame Satrice, c'est aussi la réforme de l'audiovisuel public qui revient demain au Sénat. Vous avez reçu vous un coup de fil de Rachida Adati ? Pas du tout.

Pour inscrire le texte effectivement à l'ordre à l'ordre du jour, certains sénateurs ont reçu ont reçu un un coup de fil inscription à l'ordre du jour après une motion de rejet à l'Assemblée nationale. Est-ce que c'est pas une pratique un peu limite d'un point de vue constitutionnel, vous qui connaissez bien toutes ces questions ? Ben écoutez, euh je je voudrais qu'on revienne quand même euh euh à à l'origine de ce texte.

Ce texte est une proposition de loi qui émane du Sénat et de la commission de la culture de son président Laurent Lafond. Voilà, elle avait été discutée euh ce texte avait été discuté en première lecture euh euh au mois de juillet 2023 et attendait donc de de poursuivre sa navette législative. Il revient aujourd'hui au au Sénat.

à l'époque donc Rachid Adati n'était pas ministre de de la culture, je le confirme. Voilà, c'est une une initiative sénatoriale. Le fait que le le texte est euh essuyé, donc un un rejet euh était rejeté par l'Assemblée nationale n'empêche pas la poursuite de la navette législative.

Peut-être que l'on va parler dans quelques minutes du projet de loi d'IPLM. La procédure constitutionnelle donc prévoit que l'on poursuive l'examen d'un texte malgré un rejet. Et donc euh non act d'accord.

Donc pas de problème constitutionnel euh c'est cette cette multiplication des des duplons comme on appelle ça motion de rejet. Ça repart au Sénat. Le Sénat est favorable.

Disons que la période actuelle euh fait que malheureusement euh le le il y a la lettre du texte constitutionnel et sa pratique. Euh aujourd'hui euh nous sommes face à des quand même des situations inédites où euh donc des textes sont obligés de passer euh avec le soutien du Sénat, d'autres pas puisque euh nous allons parler d'une autre réforme. Alors PLM précisément cette réforme du mode de scrutin pour les élections municipales à Paris, Lyon Marseille.

On en parle avec Stéphane qui nous rejoint en plateau. [Musique] Salut Stéphane, ça va ? Bonjour Steve.

Nouveau round pour la nouveau round, on pe la proposition de loi pour modifier donc le scrutin à Paris, Lyon et Marseille. Bah oui, Steve, vous l'avez dit, le texte PLM revient au Sénat après avoir été adopté lundi à l'Assemblée nationale. Un vote en deuxème lecture après l'échec de la commission mixte paritaire.

C'était il y a 2 semaines. Cette commission qui réunit sep députés, sep sénateurs pour tenter de trouver un terrain d'entente entre les deux assemblées. Elle avait tourné court.

Il y a 2 semaines, au bout de 25 minutes à peine, sans discuter de modification du texte, les parlementaires s'étaient quittés sans avoir trouvé d'accord. Alors, que propose ce texte ? Alors, il veut remettre à plat les règles électorales pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille qui ont un statut particulier depuis 1982 dans ces trois villes les plus peuplées en France.

C'est une élection qu'on pourrait appeler une élection à deux étages. Finalement, première étape, les électeurs votent pour une liste à l'échelle de leur arrondissement ou leur secteur. Les conseillers élus éliront ensuite le maire d'arrondissement ou de secteur.

Deuxème étape, Steve, seulement une partie d'entre eux deviendront aussi des conseillers municipaux à l'échelle de la ville. à l'échelle de la mairie centrale qui eux voteront donc pour le maire de la ville. Les promoteurs du texte PLM, ils proposent deux élections le même jour.

Une pourrait lire les conseillers d'arrondissement ou de secteur et l'autre pour lire les conseillers à la mairie centrale et donc une élection vendue comme plus directe pour le maire de Paris. Lyon. Tout ça c'est très bien Stéphane mais tout le monde n'est pas d'accord.

Oui cette loi est déjà refusée par les sénateurs LR dont vous faites partie Laurian Jose. Vous regrettez notamment un texte pas assez complet examiné dans la précipitation. D'autres dans votre groupe dénoncent une loi taillée surmesure pour Rachid Adati, la ministre de la culture, elle aussi pourtant membre de LR et candidate à la mairie de Paris.

Parmi les opposants, il y a aussi une partie des socialistes, les écologistes, les communistes et Horizon, c'était absten à l'Assemblée nationale. Mais le gouvernement, il tient. Oui.

Et il compte s'appuyer sur l'Assemblée nationale où il y a une majorité pour voter le texte. Les députés LR, eux, contrairement au sénateur LR, sont pour les macronistes, le RN, LFI et le modèem sont également en faveur de ce texte. Donc, comme le permet la procédure parlementaire, François Baou a décidé euh de passer outre le désaccord en commission mixte paritaire.

Le texte est donc en 2è lecture. Il repasse au Sénat. Vous allez vous y opposer une nouvelle fois, Laorian Jos avant de revenir demain à l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot.

Une procédure qui ne choque pas le président des centristes vos alliés ici au Sénat Hervé Marseille. Quand l'Assemblée refuse des textes, il faut essayer de faire en sorte de trouver les compromis pour les faire adopter. Quand le sna refuse des textes, il faut trouver les compromis indispensables pour essayer là aussi de trouver les voies de passage parce que sinon c'est le blocage.

Lauren Jon, vous êtes rapporteur de ce texte. Est-ce qu'il a pas raison Hervé Marseille d'appeler au compromis sur ce texte PLM ? Nous alors de de manière très très claire, nous avons cherché nous-mêmes à à trouver un compromis et d'ailleurs au stade de la commission mixte paritaire de sa préparation.

J'ai beaucoup échangé avec le rapporteur de l'Assemblée nationale euh monsieur Mati pour essayer de trouver une piste d'atterrissage. La difficulté de ce texte, c'est que contrairement au texte dont on parlait tout à l'heure qui est dans les tiroirs depuis des années, c'est que ce texte nous est arrivé de manière donc abrupte et tardive et que lorsque nous l'avons expertisé, nous nous sommes rendus compte que il posait problème non seulement aux élus concernés, mais que au-delà, il posait de d'importants problèmes sur le plan juridique, sur le plan pratique et sur le plan financier et que ces obstacles et ces problèmes ne pouvaient pas être solutionnés ou levés dans le temps imparti. Donc, on a simplement dit oui euh bien sûr, il y a matière en réforme, tout le monde en convient d'ailleurs, hein, il y a pas de de sujet là-dessus, mais une réforme qui doit être faite de manière beaucoup plus euh apaisée, beaucoup plus réfléchie, euh est allé dans le temps puisqu'il faut absolument qu'avec le mode de scrutin, il y ait une réflexion et une mise à plat du sujet des compétences des trois collectivités qui ont des fonctionnements complètement différents aujourd'hui.

Justement, c'est quoi la réforme PLM idéale selon vous ? C'est une réforme qui conjugue le sujet des compétences avec celui du mode de scrutin. Voilà.

Et il faut absolument que l'on prenne en compte les spécificité de ces trois villes qui n'ont pas un fonctionnement. Euh euh alors en 82 euh on on c'était le le démarrage se fait exnilo, hein. On créé ce statut. aujourd'h le fonctionnement des trois villes et des collectivités qui sont associées si je puis dire c'està-dire métropole département on a des configuration sur ces dans dans ces trois cas complètement différentes.

Mais mais bon qu'on comprenne bien, donc le Sénat rejette va rejeter le texte aujourd'hui. Demain Assemblée nationale, ça va passer, les élections municipales sont dans 8 mois. Il y a pas de problème non plus constitutionnel là selon vous.

Il y aura pas des recours qui vont être exercés ? Il y a pas un risque de censure ? Écoutez, le bon le la séance a lieu ce soir hein.

Je je pense que le texte sera rejeté. Ah, c'est pas certain. Effectivement, écoutez, tant que la séance ne s'est pas tenue, moi je suis rapporteur d'un texte.

Euh le le Sénat est souverain. Euh donc nous voterons de manière collective euh ce soir. Euh ce qui est certain, c'est que l'Assemblée nationale a mis à l'ordre du jour le texte des euh demain euh pour euh donc se prononcer sur ce qu'on appelle le dernier mot.

Euh et euh ce qui est certain aussi euh c'est qu'il y aura des recours devant le Conseil constitutionnel et euh certains que vous allez déposer non les LR vont pas déposer de recours. Il y aura des recours un recours devant le Conseil constitutionnel. Vous annoncez aujourd'hui il y aura des recours devant le conseil constitutionnel. de la part des LR.

Tout à fait d'accord euh des sénateurs LR parce que les députés eux sont pour on en a parlé. Euh c'est c'est ce sujet c'est un désaccords majeur au sein du socle commun. Le texte va probablement être adopté définitivement demain puisque le dernier mot revient à l'Assemblée nationale.

Pour vous quelle conséquences ça peut avoir l'adoption de ce texte finalement contre la vie des sénateurs L ? Je pense que ça laissera des traces parce que si vous voulez, c'est pas le fait tellement que c'est pas n'importe quel texte d'abord. Euh d'abord, c'est un texte qui touche profondément à la vie de nos territoires, des trois villes les plus importantes euh du du territoire français euh qui touche donc près de 10 % du cor électoral qui va être amené à se prononcer au mois de juin euh de pardon au mois de donc de certainement du mois de mars.

On n pas les dates exactes voilà du mois de mars parce que les dernières étaient en juin pour moi mais le le sujet c'est que il y avait quand même de part la spécificité de ce texte qui touche à nos territoires un engagement qui avait été pris par François Baou lui-même et réitéré par Patrick Mignola, ministre en charge des relations avec le Parlement de ne pas passer en force euh vis-à-vis du du Sénat si celui-ci devait s'opposer. C'est un peu un mépris du Sénat. On assiste un peu à ça.

C'est ce qui fait que très certainement que ce ce passage en force, on va l'appeler comme ça, euh laissera des traces. Et alors sur le fond, donc cette réforme, elle passe. Vous les avez soutenir à Paris, notamment à Paris, Rachid Adati.

Le candidat n'est pas désigné pour pour Paris. Il n'y a pas aujourd'hui de candidat désignés par les LR. la commission nationale.

Donc Bruno Rotaillot, ça ne vous a pas échappé, président euh de notre mouvement depuis quelques semaines. La Commission national d'investiture tiendra sa première euh réunion euh ce soir. Euh il y a donc des choix à faire.

Aujourd'hui, notre candidat LR à Paris n'est pas désigné. Alors, il y a Francis Spiner quand même que vous connaissez un petit peu puisqu'il siège avec vous ici au Sénat, candidat déclaré à la mairie de Paris. C'est pas un bon candidat.

Il ferait pas un bon maire de Paris ? Francis Piner comme d'autres feraient un très bon euh maire de Paris. Euh évidemment, de toute façon, ce que nous souhaitons très profondément, ça il n'y a pas de doute, c'est que nous puissions gagner Paris.

Donc nous soutiendrons celui qui sera le plus à même de nous permettre de gagner Paris. Mais vous avez pas une préférence là ? Comme ça, vous pouvez nous dire vous préférez vous Rachid Aladati ou Francis Spiner ?

Vous savez, le grand avantage que j'ai, c'est que euh je ne suis pas euh parisienne. Non, mais vous êtes dans les instances dirigeants de LR maintenant. Certes, mais euh je je suis euh donc euh je serai amené comme mes collègues des instances dirigeantes des républicains à examiner euh toutes les candidatures qui seront examinées par une commission qui s'appelle la commission nationale d'investiture.

Et ce n'est pas à moi à donner mon avis individuellement aujourd'hui, personnellement, en tout cas, de manière péremploire. Bon, on en reparlera quoi. Exactement, nous en reparlerons.

Merci beaucoup madame la sénatrice. Merci d'avoir répondu à nos questions. [Musique]