François Bayrou invité de Darius Rochebin sur LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:48OuverteRéponse directe
François Bayrou, votre regard sur cette scène qui en dit beaucoup du climat général ?
- 4:43OuverteRéponse directe
Ce genre de scène handicape-t-il le RN ou le booste-t-il ?
- 6:10RelanceRéponse directe
On dit que depuis 40 ans, le RN est utilisé comme épouvantail. Qu'en pensez-vous ?
- 6:54OuverteRéponse directe
Jordan Bardella dénonce des violences contre les militants du RN. Que répondez-vous ?
- 7:28OuverteRéponse directe
Le déploiement policier exceptionnel a évité le pire. Quel est le risque pour les prochains samedis ?
- 8:54OuverteRéponse directe
Ces mouvements sociaux en France se propagent-ils à l'étranger ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00François BayrouFait
« Pour les uns, vous allez faire payer les immigrés, vous allez faire payer l'Europe et pour les autres vous allez faire payer les riches ou les entreprises. »
- 6:10François BayrouFait
« On est contre le RN ou pour et finalement tout tourne autour de ça. »
- 9:39François BayrouFait
« Le sentiment qu'il y a des gens qui ont tout et d'autres qui n'ont accès à rien. »
- 10:23François BayrouChiffre
« Marine Le Pen est très loin devant 32 33 de 32 à 33 et demi dans un cas de figure 33 et demi dans l'autre. »
- 11:48François BayrouFait
« Nos compatriotes juifs, jamais il n'aurait imaginé voter pour le Rassemblement national. »
- 12:29François BayrouChiffre
« Il y a 50 % des voix qui ne veulent ni de l'un ni de l'autre. »
- 19:02François BayrouFait
« Le choix qu'il s'apprête à faire est un choix dont la France ne se relèverait pas. »
- 29:11François BayrouChiffre
« On doit 3500 milliards à l'étranger pour 60 % en tout cas à nos créanciers. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Merci d'être avec nous. Bonsoir François Baou. Bonsoir monsieur le premier ministre. Merci beaucoup d'être là. 7 ans dimanche de tension et parfois de violence. Le congrès du RN dans un contexte où vous allez le voir, les opposants voulaient l'empêcher, ont tenté jusqu'à l'intérieur de la salle du Congrès, mais aussi le samedi de mobilisation populaire massive à gauche, mais aussi les pillages évités samedi auprès d'un déploiement policier important. On parlera aussi évidemment de la tuerie raciste dénoncée à Trappe par le président de la République. D'abord les images du Congrès du Rassemblement national à Orléan congrès perturbé par une des perturbateurs qui sont entrés soudainement.
Je sais pas si on a l'image du congrès. Le voici. Écoutez comment Jordan Bardella interrompu, reprend la salle. [acclamation] Calmez-vous s'il vous plaît chers amis. [acclamation] Du calme chers amis. [acclamation]
[applaudissements]
Les amis, s'il vous plaît, du calme, [acclamation] je vous demande de vous arrêter. [acclamation] Ne faites pas de publicité à l'ultra gauche qui déteste la démocratie. [acclamation] Et en attendant et en les amis s'il vous plaît en Les amis s'il vous plaît en attendant que les services de sécurité fassent leur travail, je vous propose de chanter la marseillaise.
[applaudissements]
Allons enfants. [acclamation] [acclamation] François Baou, vous vieux routier des Congrès. D'abord là, votre regard sur cette scène qui en dit beaucoup du climat général et peut-être du climat de ce congrès ? [raclement de gorge] On peut et à mon avis on doit quand on a un certain nombre de de [raclement de gorge] principes s'opposer à ce que propose le Rassemblement national mais on le fait pas comme ça. Et donc toute ma vie je me suis battu contre ces idées et toute ma vie je me suis battu pour qu'il puisse être pour qu'il puisse participer sans sans obstacle à la vie politique. Est-ce que vous craignez que ça se multiplie ?
[raclement de gorge] C'est-à-dire qu'on vive une campagne présidentielle où comme on l'a vu ici à Orléan mais tous asimut contre d'autres partis avec ou contre d'autres partis et bien il y a des manifestations des comptes manifestations jusqu'à l'intérieur des congrès. Ce qui fait aujourd'hui le le fond du climat de la société française la haine généralisée, la haine de tous contre tous. Alors, les extrêmes nourrissent beaucoup cette haine, mais faut avouer que ceux qui sont des démocrates et des républicains non pour l'instant pas trouvé l'antidote.
Or, cette antidote existe parce que ceux qui ne veulent ni l'extrême gauche LFI, ni de l'extrême droite Ren, j'en suis persuadé, ils sont une majorité. Vous employez un mot très fort, la haine c'est pas seulement vouloir contredire l'autre, c'est vraiment vouloir le faire terire. Mais euh peut-être vous vous souvenez que j'ai écrit au printemps un livre dans lequel je traite de ce sujet. Ce qui est incroyable, ce qui ce qui revient euh de manière obsessionnelle, [raclement de gorge] c'est la recherche de bou émissaire. Vous n'aurez pas d'efforts à faire parce que c'est les autres qui vont être obligés de faire des efforts, c'est les autres qui vont payer en particulier.
Et donc cette cette détestation érigée en [raclement de gorge] principe, cette détestation qui dit "Voilà la clé de tous vos problèmes. Pour les uns, vous allez faire payer les immigrés, vous allez faire payer l'Europe et pour les autres vous allez faire payer les riches ou les entreprises. En tout cas, ça se réglera à coût d'impôt. cette disposition d'esprit qui refuse de voir la réalité des problèmes qui nous avons devant que nous avons devant nous. C'est ça le fond du moment où nous sommes.
Et il y a en face de cela une expression qui essaie de naître qui est pour l'instant timide et divisée et qui est celle des gens qui croient que nos concitoyens demandent plusieurs choses en même temps. Je vais les dire même si il n'est pas facile de les mettre ensemble. Il demande à être entendu, il demande à être protégé et il demande qu'on leur dise la vérité. Et euh très souvent ce 3è aspect des choses euh dire la vérité à un peuple sur son avenir et l'inviter à prendre sa part de cet avenir-là, très souvent, on l'a vu, c'est terriblement difficile.
Ce genre de scène, est-ce que ça handicape le RN en se disant quand même le RN décidément n'est pas un parti comme un autre ou au contraire, est-ce que ça le booste en se disant on veut faire terre ce parti alors que chaque parti a le droit à s'exprimer Alors, je comprends très bien que vous soyez un grand journaliste et donc un observateur. Moyen et moyen journaliste, ça suffira. Oui, un petit moyen. Cette pudeur vous honore. Et donc euh euh je comprends très bien ça. Il y a des tas de gens qui sont des observateurs. Je ne suis pas un observateur. Ce qui me fascine, c'est c'est la c'est la ce qui me fascine, c'est la fascination.
fascine, c'est l'obsession, c'est que toute tout le monde politique français et devant le RN et devant LFI comme les petits oiseaux devant le boa constrictor en considérant qu'ils sont, vous savez dans le livre de la jungle le cas de le serpent, ils roulent des yeux comme ça, ils peuvent pas s'en détacher, ils se précipitent. Attendez François Berou, est-ce que ça a été un truc ? On dit beaucoup que depuis 40 ans, c'était déjà l'idée de Miteran agitant le l'épouvantail du RN pour de bonnes ou mauvaises raisons. Chacun est libre hein. On a fait en quelque sorte une espèce de moteur. On est contre le RN ou pour et finalement tout tourne autour de ça.
On était pour ou contre le RN et puis il y a LFI sur l'autre rive et les pour et les contres se renvoient la balle et ils sont l'un et l'autre leur meilleur carburant. Et donc il y a une voix euh que nécessaire indispensable pour l'avenir du pays et cette voix je le crois se trouvera. Écoutez Jordan Bardella faisant le propre commentaire de la scène qu'on vient de voir. Vous avez des militants d'ultra gauche qui se revendiquent de l'UEJF qui sont venus accompagner de vos confrères de médiia part caméra allumée pour agresser et attaquer des militants. inacceptable.
Vous voyez, parce que les militants qui ont été bousculés, qui ont été frappés, ce sont des des gens honnêtes, ce sont des familles qui viennent dans un meeting non pas pour être agressé par l'ultra gauche, mais pour écouter le programme d'un mouvement politique est aujourd'hui donné gagnant à l'élection présidentielle. Donc, je condamnerai toujours toutes les formes de violence et j'aimerais que toute la classe politique soit sans ambiguïé sur les violences que subissent nos militants. François Bairou, élargissons à ce qui se passe tout au cours du weekend. regardz les images de samedi.
Alors, il y avait beaucoup moins de pillage et de violence que le samedi 17 mais au prix d'un déploiement policier tout à fait exceptionnel et beaucoup plus de policiers, beaucoup plus de moyens. La pluie a aidé. On dit que la pluie est contre révolutionnaire et de fait voilà, on a évité évidemment le pire mais le climat dès les terre et le risque il y a un samedi prochain et un samedi suivant.
Oui, je crois que le risque existe euh dès samedi prochain et dès samedi suivant, [raclement de gorge] mais je pense qu'il faut essayer de voir au travers de ces manifestations, de ces choses inacceptables pour un très grand nombre d'entre elles, les commerçants qui ont été pillés, les gens qui sont été affrontés à la violence, tout ça est évidemment très frappant. Il y a quelque chose derrière et ce quelque chose, on on ne le dit pas assez, on en parle pas assez, n'est pas seulement français.
le mouvement qui a été lancé en France, [raclement de gorge] ce mouvement des lycéens au départ euh et ensuite sur la société, la vie chère, le ce mouvement-là, il s'est propagé sur toute la planète, en Europe, hors de l'Europe à nos frontières, en Albanie, en Serbie, bon en Italie. En Italie, très fort, en Espagne aussi. Ces mouvements-là, ils disent quelque chose, ils sont un symptôme des du plus grand problème que notre société a devant elle, c'est-à-dire, pardon d'employer ces mots-là, nos raisons de vivre, le sens de ce que nous vivons. Qu'est-ce que disent les lycéens ? Ils disent "Mais est-ce que tout ça a du sens à la fois la manière dont dont sont organisées les études.
Peut-être on va en dire un mot en France. Et puis au bout du compte euh vers où cette société va-t-elle ? Et comme c'est une société qui est très profondément marquée mondiale de matérialisme, de la domination du fort sur le faible, ce qui est vrai au niveau international et ce qui est vrai aussi au niveau de la vie de tous les jours, le sentiment qu'il y a des gens qui ont tout et d'autres qui n'ont accès à rien. Et cela dans un monde où par exemple la question de l'économie est très importante et voilà pourquoi cela profitera-t-il ?
Julien Arnaud va nous rejoindre et pendant qu'il arrive, je je vous montre les les sondages très intéressants, le sondage que le Parisien a publié, ISOS BVA pour le Parisien où on voit au fond quels que soient les cas de figure se répéter un scénario assez net où à chaque fois Marine Le Pen est très loin devant 32 33 de 32 à 33 et demi dans un cas de figure 33 et demi dans l'autre et à chaque fois c'est Jean-Luc Mélenchon qui arrive en en 2e Jean-Luc Mélenchon à 17 % dans dans un cas de figure dans l'autre aussi et quels que soient les cas de figure Philippe et tal candidat Philippe ou Atal candidat que monsieur Lissenard soit tout non dans la course comment d'abord est-ce que vous interprétez le fait que Marine Le Pen beaucoup disaient vous vous souriez tout à l'heure des des commentateurs commentateurs disaient a fait un mauvais début de campagne peut-être mais les sondages sont bons pour elle oui l'obsession des sondages n'est pas la mienne mais vous voyez bien le piège qui ne voit pas le piège qui ne voit pas que le le l'épée de Damoclè, le la menace suprême qui est au-dessus de notre pays, de notre nation, c'est l'affrontement des deux extrêmes dont l'un et l'autre, à mes yeux, sont mortels.
Sont mortels pour l'immédiat parce que ça va provoquer des crises et des violences. Et certains n'attendent que ça. Ce qu'ils attendent, c'est l'élection de l'un pour s'opposer dans la rue. Pour que l'autre s'oppose dans la rue. Il sa l'un l'autre d'après vous. Oui, ils se nourrissent l'un l'autre. Mais euh regardez, je vais prendre des exemples précis. Nos compatriotes juifs, jamais il n'aurait imaginé voter pour le Rassemblement national. C'était, vous le savez bien, c'était euh quelque chose de dominant dans la communauté juive.
Et euh et voilà que en raison des menaces de la LFI se précipitent et nos compatriotes d'origine euh ou de religion musulmane et bien ils ont le sentiment qu'ils sont tellement menacés par l'affirmation de la préférence nationale qu'ils ressentent comme dirigés contre eux, même s'ils sont là depuis des générations, même si euh il ne s'agit que de leurs grands-parents ou arrière-grands-parents. Mais ils ressentent ça pour eux. Alors pardon François, comment leur faire marrage ? Si vous si vous parlez du principe qu'il faut leur faire marage et là je vais vous passer la parole Julien Arnaud.
Quand on voit les sondages, on peut les regarder plus exactement, on voit qu'il y a un bloc central qui qui est loin d'être nul mais il est profondément divisé. Oui, un bloc central profondément divisé. Si on englobe Gabriel Atal, Édouard Philippe, on peut même aller jusqu'à Bruno Rotaillot peut-être. Je sais, vous étiez à cette même place il y a quelques semaines avec nous. vous plaidiez pour cette primaire notamment pour qu'on arrive à une sorte de confédération. Euh où vous en êtes ? Vous disiez si j'avais lu entre les lignes, je vais leur mettre la pression, on va y arriver. Oui. Bon euh il se laisse pas faire facilement. Ouais. Vous non plus. Tous n'ont qu'une loi.
Il faut se rassembler et rassemblez-vous derrière moi. Or, il se trouve que pardon de dire ça et je ne leur veux pas de mal. Il se trouve qu'aucun n'a la légitimité de dire "Rassemblez-vous derrière moi". Cette légitimité, si nous sommes déterminés, si nous sommes sérieux, si nous savons ce que nous voulons, je reprends vos chiffres de sondage. 33 pour Marine Le Pen, 17 pour Mélenchon. Ça veut dire qu'il y a 50 % des voix qui ne veulent ni de l'un ni de l'autre. Et ce cette réalité là euh à mes yeux, elle doit se construire, se former, se rassembler. Vous la décriviez exactement de la même manière il y a un mois, monsieur Baou.
Est-ce que ça a avancé ou est-ce que vous espérez que vous voyez bien que ça n'avance pas beaucoup, mais il faut bien qu'il y ait [raclement de gorge] euh on disait en latin Vox Clam in déserto. Je dis ça pour Rochbin qui a fait des études. Et donc et donc c'est le les voix qui crient dans le désert. H il y a des moments où elles sont essentielles pour l'avenir. Le le fait d'être à la fois déterminé et désintéressé, ben je suis persuadé que des événements vont se produire. Je n'ai aucun doute. Je pense que des personnalités peuvent apparaître. C'estàdire François, pardon, soyez plus précis. Est-ce que vous pensez qu'un monsieur X ou une madame X pourrait apparaître en janvier ?
Alors, mettez les choses dans l'ordre. Commençons par le début. Si on pense que c'est un danger, on dit létal, c'est-à-dire vital pour le pays, que ce qui est question de vie ou de mort pour notre avenir et pour l'avenir de nos enfants. Si c'est ça, alors il faut affirmer que du centre gauche jusque à la droite, il faut une seule candidat. Alors, attendez, attendez pour ça. Reprenons le panneau là. Expliquez-nous qui est dans votre grande primaire rêvé de la du centre droit au centre gauche au centre droit et cetera quand on voit ici Édouard Philippe je n'exclu Non non non je vais pas entrer dans dans votre affaire. Allez entrez laissez-vous bousculer un peu.
Non non non non laissez-vous bousculer un peu. Attendez Édouard Philippe est-ce qu'il y est ? David Lissenard j'imagine qu'il y est dans votre esprit. Bruno Retaillot est-ce qu'il y est ? sont dans l'idée que je me fais de cette sélection d'un candidat pour représenter euh ceux qui veulent échapper au pièges. Il y a tous ceux qui signent un papier en disant "Jamais avec Renn, jamais avec LFI". Bon, c'est ce qu'a dit Édouard Philippe, sauf erreur. C'est bien ça. Édouard Philippe l'a dit. Et vous trouverez et vous trou non mais continuez votre liste, interrogez tous ceux qui viennent sur votre plateau, posez-leur la question.
Tous ceux qui disent ça et qui ont conscience à la fois du risque et de la nécessité de s'unir. Tout cela, moi je suis prêt à parler avec eux. Et je veux que s'organise une compétition dans laquelle ils défendront leurs idées et dans [raclement de gorge] laquelles les Français pourront faire entendre avec un horizon qui me paraît l'horizon le plus le plus utile, c'est 1er février. Si on est sérieux, si on accepte d'être responsable, si on ne tombe pas dans les dans les guerres de personnalité ridicule, alors [raclement de gorge] à ce moment-là, il faut que le 1er février, on ait un candidat d'union de ce grand ensemble. C'est ce qu'il faudrait. Sinon, la porte se forcera.
Une voix vraiment nouvelle. Vous mentionné Thierry Breton, l'ancien ministre de l'économie, ancien Commiss européen. Alors, on le perdrait sans doute ici comme invité récurrent. Enfin, est-ce que Thierry Breton fait partie de ses candidats ? Sûrement oui. Le jour où il dira euh "En effet, je suis prêt à assumer des responsabilités". Sûrement oui, mais il y en a d'autres. Qui d'autres ? Ben, il y a des gens qui ont occupé des responsabilités et qui peuvent tout à fait euh s'intégrer à cet ensemble. Je vous dis le la condition et après se pose d'autres questions. L'expérience, la capacité [raclement de gorge] et ça c'est pour convaincre les gens.
Mais la condition c'est signer une feuille sur laquelle il y a écrit "Jamais avec le RN, jamais avec LFI". Thi, est-ce que vous n'exagérez pas le danger ? Rappelez-vous quand on disait "Si les socialistes arrivent au pouvoir en 81, ça va être l'effondrement. Certains disaient il y aura les charses soviétiques sur la sur les Champs-Élysées. Ils ont peut-être fait des erreurs, chacun est juge." Mais enfin, la France s'est pas écroulé pour autant. Il y a des ministres communistes dans le gouvernement. Mettons que soit Marine Le Pen ou que soit Jean-Luc Mélenchon et est-ce que vraiment ce serait l'effondrement de la France ?
garantie et de l'Europe les l'effondrement concomitant de la France et de l'Europe à partir de l'instant où le le Rassemblement national dit "Nous n'assumerons plus les engagements que nous avons pris à l'égard de l'Europe et à partir du moment où LFI dit la même chose par exemple à propos de la dette, il n'y a aucun doute pour moi que la mécanique lancée sera de l'aggravation rapide instantané de la crise que nous traversons, dont on va dire un mot. Et puis deuxièmement, vous vous trouverez dans la situation d'avoir une crise européenne. Juste un petit dernier mot sur Marine Le Pen. Il y a 15 ans, 2011-212 présidentiel, vous étiez candidat, Marine Le Pen était candidate.
Je regardais les sondages, elle était à 19 % en novembre octobre novembre 2011. Aujourd'hui, elle est à 33 34 35 %. Est-ce que vous diriez qu'elle a changé ou finalement qu'elle n'a pas changé, que ce sont les Français qui eux ont changé et qu'on est vraiment passé aujourd'hui d'un vote protestataire comme on le disait il y a quelques années à un vote d'adhésion ? Et bien je n'ai aucune envie de commenter. Commenter c'est votre boulot. H mais moi je dis voilà la gravité du risque. Et je le dis si j'avais mes enfants en face de moi et que nous soyons dans une pièce close, je leur dirai la même chose. Alors je vais retour formuler la question.
un électeur du Rassemblement national aujourd'hui qui est convaincu de voter Marine Le Pen, vous lui dites quoi ? Mais je dis que le choix qu'il s'apprête à faire est un choix dont la France ne se relèverait pas. Je le dis et je le prouve de toutes les manières et peut-être un jour on fera une émission sur ce sujet. [rires] Et la même chose aussi grave avec LFI, le la gravité du risque est le même. C'est pas le même risque. Le bouqu émissaire n'est pas le même. La déresponsabilisation et la violence ne sont pas les mêmes. Mais le risque au bout du chemin est le même. Jean-Luc Mélenchon, c'est l'autre d'après vous épouvantail de ce duel qui se qui se présente. Écoutez-le, qui prend la parole.
Dites pas épouvantail. Bah c'est vous qui le présentez comme ça. Vous dites l'Europe s'effondrerait il y a pas pire comme épouventail de votre point de vue. Votre votre expression signifierait qu'il y a une exagération. Écoutez, je vous rappelle une anecdote très simple. C'était sur votre plateau il y a quelques mois ou un peu plus où vous m'interrogiez sur les risques que la dette faisait courir au pays et vous m'avez dit quelque chose, je vous cite à peu près exactement. Vous avez dit "Mais comment vous pouvez être aussi inquiétant ?
Tous les responsables que nous recevons sur ce plateau dès l'instant qui sont dans les couloirs et hors micro, ils nous disent "Bon, écoutez, vous obsédez pas trop sur cette question de la dette. On a toujours trouvé des solutions, on en trouvera. Et vous mesurez aujourd'hui à quel point le pays paie cette désinvolture, à quel point l'explosion des taux d'intérêt fait que le le l'investissement et le et le et le travail d'une famille pour avoir un logement ou pour acheter une voiture est à ce point compromis et rendu insupportable. Et François, on en reparlera. C'est votre livre Alerte sur la France qui vient et on reparlera de cette situation économique.
Mais d'abord écoutez Jean-Luc Mélenchon qui s'en prend très directement au président de la République en parlant de l'heure peut-être du départ. Je pense que telle qu'elle situation, il va comprendre que ça va se répéter toutes les semaines et que dans le début de semaine où là il devrait maintenant céder. Il est temps encore pour lui de céder. Après euh il lui restera plus que la porte de sortie hein. France de Briotou, vous voyez ce qui ce qu'il cherche. Vous voyez les menaces ? Ce sont des menaces de de affrontement dans la rue. Mais mais c'est l'idée de Jean-Luc Mélenchon. Depuis des années, il a théorisé ça. H il a appelé ça, souvenez-vous, tout conflictualisé.
L'idée qu'on prend toutes les situations, on en fait un conflit, on en fait un affrontement et ça le sert. Ça sert sa vision des choses. Que peut faire Emmanuel Macron ? Il est dans une situation qui n'est pas facile. Certains disent "On en est réduit à gérer les affaires courants. Tout est contraint". Notamment les questions budgétaires dont vous venez de parler. Si vous étiez, vous avez toujours été proche de lui, vous l'avez beaucoup aidé lors de son élection puis de sa réélection, qu'est-ce qu'il peut faire ?
Euh si j'avais un conseil à lui donner, ça serait de se focaliser sur le problème le plus grave, le plus urgent, le plus dramatique du pays qui est ce problème de conflit des générations. Euh les plus jeunes se sentent abandonnés, sentent qu'on ne leur ouvre pas de porte, que tout le pays est concentré, disent-il, sur les plus âgés. Et les retraités, ils disent "Mais enfin, c'est pas nous qui allons devoir payer. On a cotisé toute notre vie. On a travaillé jusqu'à 40h, 45 he par semaine. Et ces affrontements-là, ils nécessitent une vision qui permettent d'imaginer la manière dont les générations vont pouvoir travailler ensemble au lieu de s'affronter.
Et ceci est une responsabilité de la dimension de celle du président de la République. Donc si j'avais c de moi je suis pas du tout de ceux qui disent qu'il ne s'occupent plus de rien parce que c'est tellement facile. Ils ont là encore trouvé un bouqu émissaire le le Vous pouvez pas trouver aujourd'hui un des anciens soutiens du président de la République tous ceux qui faisaient la roue devant lui pour être remarqué. Vous avez des exemples en tête ? Euh quelquesun Non, une foule euh le son nom est légion, vous savez, dit l'écriture.
Emmanuel Macron parle souvent de la vie des animaux, hein, quand il parle de tous ceux qui lui ont léché les pieds et qui maintenant c'est le le Oui, c'est la triste, c'est la loi de la jungle. Et la loi de la jungle, elle est pas facile. Mais euh euh le président de la République, il a dans notre pays une responsabilité majeure, c'est de regarder loin et de regarder l'essentiel. Et euh si je devais lui donner un conseil, je je crois que je lui dirai les mois qui viennent euh vous devez en faire des mois utiles pour cette immense réflexion du pays sur lui-même.
Le les circonstances extrêmement dramatiques attrapent regardez les images de la de la marche blanche, cette marche dommage en mémoire de la victime Pengo Boso Vangi. C'est ce champion de de MMA qui a été abattu par cette cet homme. Alors, il y a de de nouveaux éléments sur lui. Juni Arnou, c'est d'ailleurs TF1 NCI qui les ont fait confirmer sur le fait que il était en en traitement sous cocaïne et sous haschich frappé par une schizophrénie. Ce qui n'empêche que le mobile raciste rappelé par le président de la République n'en est pas moins là. On l'a trouvé chez lui Minecf, le Coran et la Bible.
commentaire sur le cet événement qui marque quoi qu'il en soit, même s'il y a eu beaucoup d'autres crimes euh de nature antisémite et autres en France mais ou raciste là ce ce drame-là, qu'est-ce qu'il est pour vous ?
Ben, vous vous souvenez de ces crimes que vous évoquez à l'instant de de [rires] euh de Mera à l'école Azar Torah qui qui a tué les enfants parce qu'ils étaient juifs et aujourd'hui euh vous avez un homme dérangé sans doute mais enfin euh le le l'acte lui-même a sa signification qui tire sur un garçon parce qu'il est noir, qui tire sur une petite fille parce que euh il la sentulane, plusieurs coups de feu sur une enfant, hein, parce qu'effectivement, il présume que il est 8 euh une enfant de 12 ans. Est-ce que c'est un tournant ? Oui, c'est un tournant. On en a connu d'autres des tournants. Le le Mohamed Mer c'était une épouvante et la liste est sans fin.
Le père Amel évidemment, le Bataclan évidemment Samuel Pat. Euh, excusez-moi, il y a des gens qui cultivent ça ? Il y a des responsabilités pour vous. Il faut aujourd'hui pointer un responsable. Moi je ne pointe pas mais je dis qu'il y a des gens qui font tout pour remettre la question de la couleur de la peau, la question de la race, la question des noirs et des arabes comme ils disent dans le jeu sans se préoccuper de savoir qui est français naturellement, sans se préoccuper de savoir qui rend des services à la communauté ciblant des gens. Mais je dis toujours s'il vous plaît vous passez au pied des échafaudages, levez les yeux pour savoir qui est sur les échafaudages.
Vous allez déjeuner dans un restaurant, allez voir qui est dans les cuisines du restaurant, le la société française, la base de la société française, les tâches souvent réputées, rebutantes, qui est-ce qui les assume ? cette manière de scinder la société française en raison de l'origine ou de la religion pour moi c'est le c'est le c'est le symptôme le plus grave du cancer qui nous ronge et si nous avons un devoir précisément de nous battre contre directement frontalement les yeux dans les yeux en disant que ceux qui sont là sont nos compatriotes.
Monsieur le Premier ministre, dans quelques instants, on aura le débat très intéressant parce que notamment sur ces sujets-là euh et notamment sur la question du référendum de l'immigration, ils ne sont pas d'accord alors que Sabrina Roubach est ministre de ce gouvernement, il est favorable un référendum sur l'immigration alors que euh Jean-Michel Apatti ne l'est pas. On parlera de Thierry Breton aussi dans quelques instants. La situation économique, vous avez signé ce livre Alerte sur la France qui vient, c'est aux éditions de l'Observatoire qui rappelait à quel point il y a une forme d'urgence. Cette semaine, Mouiz a été plutôt indulgente à l'égard de la France.
Moudiz a maintenu la note de la France à 1 à 3 perspective négative mais tablant sur un budget qui réduira le déficit. Vous parliez des optimiste bah voilà de nouveau les optimistes qui disent au fond on va pas en mourir. Voilà c'est qui disent tout va très bien madame la marquise. Alors comment va la marquise ? Il y a des il y a des il y a des gens qui sont inquiets ou qui essaient de nous faire partager leur inquiétude. En fait tout va bien et il y a pas de difficulté. Si on croit que c'est le thermomètre qui fait la fièvre, alors on a raison de s'intéresser aux notations plus ou moins optimiste des agences de notation. Jusqu'où va le danger là maintenant ?
Quel est le danger d'après vous ? Ben, c'est le danger est extrêmement simple, c'est que nous soyons placés dans une situation où les emprunts nécessaires pour nécessaires pour vivre, nécessaires pour payer les retraites et pour payer la fonction publique. C'est cet argent que nous empruntons tous les ans en faisant augmenter notre dette. Cet argent le moment va venir où il sera trop cher où nous le trouverons plus. [raclement de gorge] Les anglais se sont trouvés il y a quelques 2 ans dans cette situation où euh ils se sont trouvés dans l'impasse. Nous allons tout droit vers cet impasse. On peut dire que c'est pas vrai. On peut dire que c'est pessimiste. On peut raconter des histoires.
Baou, vous parlez un langage de vérité. Oui ou non ? Est-ce qu'il est vrai que jusque dans leur épargne les Français peuvent être menacés ? Il se passe des choses souterraines très inquiétantes. Beaucoup de gens qui ont un peu de fortune vont mettre pas acheter pendant des assurances vies ailleurs en Europe en se disant au moins j'aurai des poires pour la soif. Est-ce qu'il est vrai comme la rumeur le dit souvent que en cas vraiment de pépin majeur et bien l'éparné français sert en quelque sorte de caution ? C'est une question très importante. Je vais la mettre en perspective.
Quand on essaie de parler avec les agences de notation, ils disent "Mais c'est pas si grave la dette de la France parce que on doit 3500 milliards à l'étranger pour 60 % en tout cas à nos créanciers. Mais c'est pas grave parce que les Français ont 6500 milliards d'épargnes." C'est très grave de dire ça. C'est vrai épargne à eux. C'est pas la pas l'épargne de l'État. C'est l'épargne des Français. C'est par l'épargne de l'État. Et c'est pourquoi les oaos qui passent leur temps à à dire ça euh comme s'ils étaient des savants et des sachants. Et qu'il et et et qui Mais attendez, attendez, c'est quoi alors l'arrière-pensée les agences de notation qui osent dire ça ?
Qui os dire de toute façon, j'ai pas dit c'est les agences, c'est les commentaires sur les agences. Ah ! Alors quel est leur arrière pensé à ces gens-là ? Ben ce qu'on a fait en Grèce, lorsque la Grèce a été dans la même situation, et bien elle a euh euh mis en cause une partie de l'épargne grecque. Euh l'argent de l'épargne, c'est l'argent des Français. Euh c'est pas l'argent de l'État. Heureusement, en France, il y a une séparation entre les Français et l'État. Et donc je ne enfin théorique, on sait bien en Argentine, quand les banques ont fermé, elles ont fermé d'un coup. Point. Ven chercher leur argent.
Heureusement, nous ne sommes pas Heureusement, nous n'en sommes pas là parce que j'avais souvenez-vous présenté il y a un an un plan qui a été rejeté. Ils ont préféré renverser le gouvernement que de voir la vérité ou que d'accepter la vérité parce que et est-ce que François Bairou naïvement, je sais pas est-ce que les agences de notation, cette agence moudise a pu se dire tiens, bravo au budget de Sébastien Lecnu, finalement ça nous rassure. Non mais vous avez bien entendu le premier mot, il y a un optimiste aussi sur cette table. Oui, j'ai une règle. c'est de ne jamais mettre en cause mon successeur. Donc je vais dire les choses simplement.
Euh nos engagement européens c'était de redescendre en 4 ans à moins de 3 % de déficit par rapport à notre produit intérieur. Quand je suis entré au gouvernement, le déficit était à 5,8 %. Nous l'avons ramené, mon gouvernement et moi en une seule année. En 9 mois, nous l'avons ramené euh pour l'année à 5,1 %. Donc, on peut le faire. Mais évidemment [raclement de gorge] si vous si vous vous mettez dans la situation où non seulement on n' pas continué cet effort, mais on a laissé rebondir le déficit en sens inverse. Au lieu de 5,1, on va être cette année à 5,5 ou quelque chose comme ça et le gouvernement dit en 2027, on va se fixer 5. En réalité tout le monde sait que c'est compromis.
Et bien tout ceci est une trahison de l'intérêt national. Monsieur le premier ministre, à qui peut profiter cette situation ? Merci beaucoup.