Vote de confiance : Valérie Pécresse appelle à voter "contre le chaos"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:17OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous, vous le soutenez le Premier ministre ? Est-ce qu'il faut sauver François Bayrou quoi qu'il en coûte ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut faire payer les riches et faire payer les boomers, comme l'a dit François Bayrou, qui sont majoritairement à la retraite ?
- 4:35OuverteRéponse partielle
François Bayrou, il veut donc faire 44 milliards d'économies dans son projet de budget.
- 5:02OuverteRéponse directe
Mais est-ce que vous le mettez dans le sac de ceux qui ont cramé la caisse, pour reprendre l'expression que vous aviez utilisée lors de la campagne de 2022 ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Valérie Pécresse, si le gouvernement chute, ce qui reste ce matin, la probabilité la plus forte, il faudra faire quoi derrière ?
- 7:36OuverteRéponse directe
Rachida Dati, est officiellement la candidate DLR à Paris pour les municipales des 15 et 22 mars prochains. Ça vous va ? Vous êtes contente ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« ce qui va se passer le 8 septembre, c'est pas un vote de confiance, mais c'est un vote de responsabilité. »
- 1:01Invité politiqueFait
« C'est un budget où on demande de travailler plus sans gagner plus. »
- 1:31Invité politiqueFait
« En 2011, on a eu la crise des dettes souveraines. On a eu une vague très très forte de spéculation contre la France. »
- 1:51Invité politiqueChiffre
« Dès que les taux d'intérêt augmentent d'un point, c'est 3 milliards de dépenses en plus. Et c'est cumulable. »
- 2:36Invité politiqueFait
« Ces bloqueurs, cette LFI, qui est aujourd'hui dans une surenchère absolument démente, qui accuse la police, qui veut mettre les préfets en prison, qui appelle à tout bloquer. »
- 3:29Invité politiqueFait
« de réforme de l'hôpital, de suppression des doublons. »
- 4:17Invité politiqueChiffre
« qui nous coûte 3% du PIB. »
- 5:30Invité politiqueChiffre
« Attention, méfiance, avec 2 000 milliards de dettes de plus, comment on va faire demain ? »
- 5:59Invité politiqueFait
« si on avait pris des mesures dès 2022 de correction, on n'en serait pas là. »
- 8:32Invité politiqueFait
« La montée de la violence dans les lycées, c'est malheureusement une réalité à laquelle je suis confrontée depuis dix ans. »
- 8:46Invité politiqueChiffre
« Ces brigades de sécurité, aujourd'hui, c'est 100 personnes. On a commencé à 25. »
- 8:54Invité politiqueChiffre
« Elles ont fait 1500 interventions l'année dernière. »
- 9:42Invité politiqueChiffre
« l'Île-de-France concentre 70% des rixes de toute la France. »
Temps de parole
- Valérie Pécresse80 %
- Présentateur17 %
- ?4 %
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Thomas Soto,
RTL Matin. L'interview d'RTL Matin avec Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et ancienne candidate LR à la présidentielle de 2022. Bonjour et bienvenue Valérie Pécresse. Bonjour. Et merci d'avoir choisi RTL pour faire votre rentrée. Une rentrée qui pourrait bien ressembler à une sortie pour François Bayrou dans 10 jours. Est-ce que vous, vous le soutenez le Premier ministre ? Est-ce qu'il faut sauver François Bayrou quoi qu'il en coûte ?
Je
pense que ce qui va se passer le 8 septembre, c'est pas un vote de confiance, mais c'est un vote de responsabilité. Et la droite républicaine à laquelle j'appartiens, elle ne peut pas se défausser
face à cette responsabilité.
Il faut voter la responsabilité. Le mot confiance, il vous dérange j
'ai
l'impression. Oui, parce que j'aime pas ce budget. Je pense que le budget qui nous est présenté est un budget de colmatage, comme celui de
l
'année dernière d'ailleurs. C'est pas un budget de réforme. C'est un budget qui envoie un certain nombre de mauvais signaux, trop de hausses d'impôts. C'est un budget où on demande de travailler plus sans gagner plus. Donc c'est évident qu'un Premier ministre de droite, avec une majorité de droite, n'aurait pas à présenter ce budget.
Donc il faut qu'il reste, mais comme un
moindre mal.
Le problème, c'est qu'il faut voter, colmater le navire, pour pas que la France chaville. Voilà, c'est ça le sujet. C
'est un budget,
et donc il faut avoir un budget. Si la France n'a pas de budget, on a un risque de crise financière extrêmement fort. On le connaît. Moi, j'ai vécu cette situation.
En
2011, on a eu la crise des dettes souveraines. On a eu une vague très très forte de spéculation contre la France. Mais à l'époque, en 2011, on avait une majorité au Parlement. Et on avait une marge de manœuvre fiscale. Et on a stoppé toutes les dépenses. Donc on a pu réagir. À l'époque, vous vous souvenez, on avait perdu le triple A, etc. Donc on a vécu cette situation. Dès que les taux d'intérêt augmentent d'un point, c'est 3 milliards de dépenses en plus. Et c'est cumulable. Donc si vous voulez, cette crise financière, c'est pas un mythe. C'est quelque chose qui peut arriver.
Vous êtes un peu comme votre vice-présidente à la région, Florence Portedy, qui a dit en substance, « Il faudra voter la confiance, mais avec un mouchoir sur le nez, quoi, en gros.
» Ce n'est pas un vote d'adhésion, c'est un vote de raison. Mais vous savez, la raison, c'est quand même une valeur, une vertu en politique, d'être raisonnable. C'est une vertu en politique de ne pas vouloir le désordre et le chaos. Parce que l'autre risque,
à
part la crise financière, c'est quand même aussi le désordre dans la rue. Ces bloqueurs, cette LFI, qui est aujourd'hui dans une surenchère absolument démente, qui accuse la police, qui veut mettre les préfets en prison,
qui appelle à
tout bloquer. Il est LFI, je crois, Jean-Luc Mélenchon. Donc, c'est la LFI. Et par ailleurs, une fois encore,
on voit quoi ? Le 2G aujourd'hui, c'est plus LFI
que le RN en
France. Mais qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ? J'allais y venir. Qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui, M. Soto ? C'est que les extrêmes, comme d'habitude, se font à la courte échelle et se retrouvent pour en réalité mettre le pays par terre. Vous
les mettez dans le même sac ? Pour provoquer
le chaos ? Ils veulent tous les deux
mettre
M. Bayrou
hors du jeu. Il
n'y a
pas que les extrêmes. Il y
a
le parti socialiste aussi, il
y a
les écologistes, il y
a
le parti communiste.
Il y
a une partie des députés LR. Ça ne vous a pas échappé
? Mais
je comprends
qu
'une partie des députés de la droite républicaine ne soit pas
à
l'aise avec ce budget. Je ne suis pas à l'aise avec ce budget. Moi j'ai fait des propositions un peu audacieuses, complètement différentes de suppression des agences, de réforme de la fonction publique, de réforme de l'hôpital, de suppression des doublons. Donc j'ai fait des propositions qui aujourd'hui, malheureusement, avec l'absence de majorité au Parlement, ne seraient jamais adoptées. Donc il faut être raisonnable et il faut voter contre le chaos.
Est-ce qu'il faut faire payer les riches et faire payer les boomers, comme l'a dit François Bayrou, qui sont majoritairement à la retraite ? C'est les retraités qui disent, oui ou non ?
Mais
vous savez,
qu
'on mette toujours un peu de justice dans nos politiques, c'est possible. Qu'il puisse y avoir besoin d'équilibrer les prélèvements fiscaux, c'est une chose. Mais le problème, c'est qu
'on
paye trop d'impôts en France. Le problème aujourd'hui, c'est que ce budget est un budget qui augmente encore les impôts. La vérité, c'est qu'il faut baisser les dépenses, il faut repérimétrer l'État. Il y a des doublons partout, il y a une bureaucratie, c'est Bayrou qui l'a dit, qui nous coûte 3% du PIB. On a des duplicatas, des agences, des doublons sur toutes les politiques. Donc ce travail doit être fait, mais pas dans l'urgence, on n'a pas le temps. Aujourd'hui, il nous faut un budget. Parce que si on n'a pas de budget, les taux d'intérêt vont s'envoler. Et c'est les ménages qui paieront si les taux d'intérêt s'envolent.
François Bayrou, il veut donc faire 44 milliards d'économies dans son projet de budget.
Non,
ce n
'est
pas 44 milliards d'économies, c'est 44 milliards
d'efforts.
Non, non, ce n
'est
pas des dépenses en moins, c'est d'efforts. Ça veut dire qu'en fait, la moitié, c'est des impôts. La hausse des franchises médicales, le gel du barème de l'impôt sur le revenu, la fin des niches fiscales, les deux jours fériés travaillés, c'est des hausses d'impôts en réalité. Mais c'est de l'effort, 44 milliards d'efforts.
44 milliards d'efforts. Il est un peu monsieur plus sur cet effort, on va dire. Mais est-ce que vous le mettez dans le sac de ceux qui ont cramé la caisse, pour reprendre l'expression que vous aviez utilisée lors de la campagne de 2022 ?
Bien sûr. Le problème, j
'ai entendu
dire le Premier ministre qu'on avait tout sacrifié à l'hôtel des boomers. Mais la vérité, c'est que les pouvoirs politiques ont tout sacrifié sur l'hôtel de l'électoralisme et du cramage de la caisse. Lui compris ? Bien évidemment, le quoi qu'il en coûte, il l'a soutenu. Moi, en 2022, j'étais la seule à faire campagne sur le thème « Attention, méfiance, avec 2 000 milliards de dettes de plus, comment on va faire demain ? » Je l'ai dit aux chefs d'entreprise qui ne m
'ont
pas écouté, je l'ai dit aux Français, je n
'ai
pas vraiment trouvé mon public, on va dire ça. Mais je regrette de ne pas avoir été entendue parce que quand je vois la lente glissade depuis 2022 de notre pays, je me dis que j'aurais aimé être plus écoutée sur ce point. En tout cas, parce que si on avait pris des mesures dès 2022 de correction, on n'en serait pas là.
Valérie Pécresse, si le gouvernement chute, ce qui reste ce matin, la probabilité la plus forte, il faudra faire quoi derrière ? Il faudra faire un collectif pour la France de forts à retaillots, comme le demande le ministre François Rebzamen, il faudra que chacun reprenne ses billes. Il faudra faire quoi ? Il faudra dissoudre ?
Moi, je crois qu'il faut garder du sang froid, beaucoup de sang froid, et il faut agir avec méthode. Je pense qu'on a joué déjà assez aux apprentissanciers avec la première dissolution. Donc
pas de deuxième
?
Non, ce n
'est
pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu
'il
faut être méthodique. Il y a des étapes. La première étape, c'est d'essayer de donner un budget à la France. On a trois mois pour ça. Il y
a
un compte à rebours qui a commencé, on a trois mois. Il faut essayer de donner un budget. Ça veut dire qu'il faut essayer de trouver une voie de passage de non-censure avec les partis... Encore
une fois, c'est
peu probable ce matin. C'est peu probable, mais ça existe. Donc
il
faut tenter cette chance. Cette chance, on ne peut pas la laisser passer. Ça veut dire qu'il faut essayer de trouver une équipe gouvernementale qui remplacerait à ce moment-là François Bayrou et qui essaierait de faire passer un
budget avec des
compromis. Des socialistes au LR ? Moi, je pense que les socialistes, aujourd'hui, ils sont en train de perdre complètement leur âme. Ils sont en train de s'allier avec la LFI et ils sont en train de plonger la France dans le chaos. Donc oui, je pense qu'on peut aller dialoguer avec les socialistes. Je pense aussi que le RN n'aura peut-être pas envie d'être complètement associé à la LFI dans le bordel ambiant qui risque d'être généré par le vote du 8 septembre. Donc voilà ce que je crois. Il y a une petite chance de faire ça. Et si la France est ingouvernable, si on n'arrive pas à trouver cette voie de passage, alors le retour aux urnes sera inéluctable, bien évidemment.
Valérie Pécresse, une macroniste à Paris, Rachida Dati, est officiellement la candidate DLR à Paris pour les municipales des 15 et 22 mars prochains. Ça vous va ? Vous êtes contente ?
Écoutez, moi je soutiens la candidature de Rachida à Paris et je vais vous dire pourquoi. C'est parce que Rachida a travaillé. Rachida a fait le job. Elle a été dans une opposition très déterminée à Anne Hidalgo. Elle a combattu toute une politique qui conduit à appauvrir Paris, à malheureusement enlédir Paris, à affaiblir Paris. Et je crois qu'aujourd'hui, on a besoin d'une capitale qui rayonne. On a besoin d'une autre écologie, une écologie qui n
'est
pas punitive, mais une écologie du bien-vivre. On a besoin de remettre des classes
moyennes à Paris.
Moi, je soutiendrai Rachida Dati et je veux qu'on gagne Paris. Parce que c'est un symbole. Parce que cette ville, elle est en train de plonger. Et moi, je ne peux pas laisser la ville capitale de ma région plonger.
Lundi, ce sera la rentrée scolaire. La région est en charge des lycées. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin que la sécurité des élèves sera assurée dans les lycées d'Ele-de-France ? Est-ce que vous êtes sereine
? La
montée de la violence dans les lycées, c'est malheureusement une réalité à laquelle je suis confrontée depuis dix ans. C'est pour ça que j'ai créé d'ailleurs des brigades régionales de sécurité. J'ai investi des centaines de millions d'euros dans la sécurisation, la vidéoprotection. Ces brigades de sécurité, aujourd'hui, c'est 100 personnes. On a commencé à 25.
Pourquoi
les lycées
?
Pour 500 lycées. C'est des brigades volantes qui se déplacent. Elles ont fait 1500 interventions l'année dernière. Mais je viens d'annoncer que d'ici la fin de mon mandat, je doublerai ces effectifs. Parce qu'on a besoin aujourd'hui d'avoir des équipes qui apaisent dans les lycées.
On
vient de créer...
Il
y aura des contrôles renforcés pour empêcher les armes blanches, les couteaux de rentrer dans les établissements. On sait qu'il y a eu ce drame du mois de juin.
Je crois qu'il y a trois choses. La sécurisation du périmètre des lycées avec la vidéoprotection qui permet aussi de lutter contre tous les trafics, les deals, le racket. On a la présence humaine de ces brigades de sécurité qui peuvent venir en renfort des équipes des lycées. Et puis on a la prévention. Parce que le vrai phénomène, c'est les rixes. Ces rixes de bandes qui sont un phénomène qui se répand dans toute la France mais qui est très singulier en Ile-de-France. Il faut savoir que l'Ile-de-France concentre 70% des
rixes de toute la France.
Moi,
je suis sereine parce que j'ai pris des mesures pour amener le calme et faire en sorte que les lycées puissent être des sanctuaires. Et c'est ce que je souhaite. Parce que la jeunesse, c'est l'avenir. Et les lycées, c'est mon premier budget, ma première priorité.
Merci Valérie Pécresse d'être venu sur...
Valérie Pécresse