La politique, c’est la loyauté et la confiance. Je veux servir la France, pas occuper un poste.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous vous sentez responsable de la démission du gouvernement qui aura tenu seulement une douzaine d'heures ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Bruno Lemire pose-t-il autant problème ?
- 4:00FerméeRéponse partielle
Vous regrettez le choix de Sébastien Lecornu d'avoir démissionné ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous plaidez pour un retour aux urnes avec une nouvelle dissolution ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Quels autres moyens que la dissolution pour sortir du blocage ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Vous êtes toujours au bloc central d'Emmanuel Macron ou vous basculez dans l'opposition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Bruno RetailleauFait
« Jamais il ne m'a dit, il m'a caché qu'il y aurait la nomination de Bruno Lemire. »
- 4:00Bruno RetailleauFait
« Il y a le retour importe Bruno Lemire, c'est pas pour ce qu'il est lui, c'est sans doute une personne inestimable. Mais c'est quand même lui qui a déclenché euh votre tweet incendiaire d'hier soir. »
- 7:00Bruno RetailleauFait
« Il faut préférer son pays à son parti. Qui a dit cela ? Le premier ministre. »
- 9:00Bruno RetailleauChiffre
« 70 % veulent moins d'immigration, veulent plus de sécurité, 80 % considèrent que il y a trop d'assistanaat, qu'il faut que le travail paye plus. »
- 11:00Bruno RetailleauChiffre
« 25 ans plus tard aujourd'hui la différence 7000 €. chercher l'erreur. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Bruno Rota. Bonjour à vous. Ministre démissionnaire de l'intérieur, président des républicains.
Vous avez choisi le trésor pour votre première prise de parole dans cette crise. Pour beaucoup, c'est vous qui l'avez précipité. Est-ce que vous vous sentez responsable de la démission du gouvernement qui aura tenu seulement une douzaine d'heures ?
Écoutez, pas du tout et je vais vous expliquer comment les choses se sont passées. Je fais partie avec ma famille politique il y a 1 an de celles et de ceux qui ont accepté d'entrer au gouvernement. Nous étions des opposants à Emmanuel Macron, mais nous avons considéré qu'il fallait de la stabilité, éviter à la fois le chaos pour le pays et faire barrage à la gauche.
Et je suis rentré dans ce gouvernement avec toutes les difficultés que ça peut comporter. J'ai essayé de donner malgré ses limites le meilleur de moi-même pour la France et les Français. Hier, j'ai été reçu pendant 1 heure et demi par le Premier ministre. quelques minutes avant que la composition du gouvernement ne soit donnée.
Jamais il ne m'a dit, il m'a caché qu'il y aurait la nomination de Bruno Lemire. Donc un problème de confiance, quand on est dans une équipe, on a besoin de confiance. Vous savez, les valeurs de la vie politique, ça devrait être les valeurs de la vraie vie.
Et ensuite la rupture. Premier ministre, vous l'avez entendu comme moi, il voulait cette rupture et on se retrouve avec un gouvernement où il y a le retour importe Bruno Lemire, c'est pas pour ce qu'il est lui, c'est sans doute une personne inestimable. Mais c'est quand même lui qui a déclenché euh votre tweet incendiaire d'hier soir.
Pourquoi pose-il autant problème ? Mais c'est c'est pour la représentation que les Français peuvent en avoir. Moi, j'ai ressenti hier ce que des millions de Français ont aussi ressenti.
Pourquoi ? On promet une rupture et on se retrouve avec des chevaux de retour et y compris je ne connais pas moi sa vraie responsabilité dans les plus de 1000 milliards d'euros de dette mais il y est associé peu importe il le symbolise. C'est un révélateur d'une forme de déconnexion.
C'est-à-dire d'un côté on promet la rupture et de l'autre côté il y en a pas du tout. Mais les vrais gens les gens qui voient ce spectacle affligeant comme l'a dit quelqu'un ils en reviennent pas. Vous voyez ?
Donc pas de confiance, pas de rupture. Qu'est-ce qu'on peut faire dans ce cas-là ? Et je pense que justement ce gouvernement malheureusement concentrait toutes les conditions pour être censuré.
Justement, j'aimerais vous citer une phrase, il faut préférer son pays à son parti. Qui a dit cela ? Le premier ministre.
Oui. Ce matin, mais c'est parce que Mais cela veut dire que le compromis n'est plus possible en France. Écoutez, je je suis vraiment je suis le témoignage vivant que je n'ai euh que le compromis est nécessaire.
C'est ce que je fais depuis 1 an. Le parti ou le pays ? Moi, je fais le choix du pays.
Vous pensez que euh quand on est au ministère de l'intérieur, on est exposé, j'ai pas voulu m'accrocher moi à un poste. Je ne m'accroche pas à un fauteuil. Pas du tout.
Au contraire, je veux servir mon pays. Mais pas dans n'importe quelle condition. J'observe que d'autres regardez l'UDI, les centristes, regardez le communiqué qu'ils ont fait, c'est la même ligne et eux aussi ont manifesté là encore leur mécontentement.
Est-ce que vous regrettez le choix de Sébastien Lecnu d'avoir démissionné ? Mais ça n'est pas à moi de le dire. C'est il a fait ce choix-là.
J'ai écouté son alcution. Simplement ce que je veux dire moi, c'est que à aucun moment je n'ai pris cette décision sur des critères partisans. J'ai entendu oui, mais il y avait pas assez de ministre.
On s'en fiche. Le nombre de miss, on s'en fiche. L'important pour moi, c'est que les Français qui nous regardent ne se sont pas trahis.
Et quand on leur dit il y a rupture, il doit y avoir rupture. Alors, justement, venons-en à ce qui attend les Français maintenant dans cette crise ouverte la plus aigue, même, on peut le dire, depuis euh depuis 16 mois, est-ce que vous plaidez pour en retour aux urnes une nouvelle dissolution ? Moi, je suis gauliste et je respecte les institutions.
Dans les institutions de la 5e République, fondée par le général de Gaulle, il y a un principe. La clé de voûte, c'est le président de la République. Le président de la République a le pouvoir de dissoudre.
Il le fait ou il le fait pas. Le président de la République a le pouvoir de nommer un autre gouvernement. C'est à lui de choisir.
Ça n'est pas moi qui est engagé la France dans cette dissolution du mois de juillet 2024. C'est à lui, c'est lui qui a les clés pour notre avenir. Il faut Mais en tant que che en tant que chef de parti, vous que dites-vous ?
On est coincé, on est dans une situation de blocage, on n'y arrive plus. S'il y a situation de blocage, alors il faudra le retourner aux urnes. Mais je pense que il y a d'autres moyens avant d'en arriver là.
Simplement, ces moyens-là ne m'appartiennent pas. Ça n'est pas moi. Quel quels autres moyens ?
Quels autres moyens ? En tout cas, ce que je veux dire moi ce soir, c'est que il y a un énorme contraste entre le paysage politique qui est complètement morcelé, complètement morcelé à l'Assemblée nationale. Et j'observe que la majorité nationale, c'est-à-dire la France des honnête de gens, la majorité silencieuse, 70 % veulent moins d'immigration, veulent plus de sécurité, 80 % considèrent que il y a trop d'assistanaat, qu'il faut que le travail paye plus.
On doit pouvoir construire un socle, voyez, pour les Français, pour servir notre pays justement en oubliant précisément tel ou tel parti ou tel ou tel objectif. C'est le seul objectif, c'est l'intérêt général, l'intérêt supérieur de la nation. Ce qui est certain aujourd'hui, c'est qu'il va quand même falloir trouver un nouveau premier ministre alors qu'il est C'est ça aussi l'urgence.
Vous, êtes-vous prêt à participer à un nouveau gouvernement ? Écoutez, écoutez, écoutez, il y a rupture ou il y a pas rupture ? J'ai indiqué et j'ai travaillé pendant toute la semaine à faire en sorte qu'il y ait une lettre d'engagement gouvernemental qui était assez timide mais qui allait dans le bon sens mais qui était pour moi trop timide et je pense qu'on ne peut plus s'engager si il y a pas vraiment un cap qui soit très franc et et faut faut faut faut-il que la gauche gouverne ?
Non. Quand on a entendu la gauche nous seriner les vieilles lunes de la gauche qui ont affaibli la France. La gauche euh pour la gauche, il fallait dépenser plus parce que c'est la dépense publique qui crée la croissance.
C'est faux. Les Français s'appauvrissent. La gauche nous a dit travaillez moins.
La retraite à 60 ans avec François Mitteran, les 35 heur avec le nepin. Les français s'appauvrissent il y a 25 ans, un français et un allemand même niveau de vie. 25 ans plus tard aujourd'hui la différence 7000 €. chercher l'erreur.
Donc il est hors de question de cautionner aujourd'hui un gouvernement et un premier ministre de gauche. Pour que les choses soient claires pour tout le monde, est-ce que vous êtes toujours au bloc central d'Emmanuel Macron ou bien est-ce que vous basculez dans l'opposition ? Nous ne basculons pas dans l'opposition.
Moi, si je suis allé servir la France autour d'une table du conseil des ministres où j'avais des gens qui étaient très différents de moi, encore une fois, c'était pour servir le pays mais sur des lignes très claires. C'est la raison pour laquelle au ministère de l'intérieur, j'ai voulu que et j'ai même assumé de dire que l'immigration n'était plus une chance. Tous les pays d'Europe, tous les pays d'Europe de l'Angleterre, y compris sur des pays socio-démocrates de gauche, veulent maîtriser l'immigration.
Donc il faut des lignes claires. Regardez le travail, le travail doit payer et non pas l'assistana. Nous réclamons ma famille politique cette idée qu'on puisse plafonner l'ensemble des aides sociales à 70 % du SMIC pour qu'à tout moment il y ait un écart entre le revenu du travail et la revenue de la solidarité.
Regardez l'école, c'est terrible. Est-ce que les Français savent aujourd'hui que c'est en France où le succès des élèves dépend le plus du revenu de la position sociale des parents ? Et on ose appeler ça l'école républicaine.
Franchement, terrible injustice. C'est tout cela qu'il faut redresser. Et vous voyez bien que ce que je dis, c'est pas uniquement des idées de droite.
Encore une fois, il y a une majorité nationale, une majorité de françaises et de Français qui se retrouvent dans du bon sens, dans des idées simples. Il faut que l'école instruise, qu'elle ne déconstruise pas, que le travail paye bien entendu. Et il faut de l'ordre.
Voilà, l'ordre public. Vous avez Est-ce qu'une prise de parole d'Emmanuel Macron est est nécessaire ? Il doit prendre la parole ce soir, vite vite, le rythme lui appartiendra mais je pense que dans cette période de trouble que traverse le pays, il faut qu'il prennent la parole évidemment.
En tout cas, le spectacle qui est qui est donné aujourd'hui au niveau national est en train de désappointer les Français. On a besoin d'un budget. La France a besoin d'une stabilité.
Malheureusement, encore une fois, on l'a bien vu d'ailleurs euh dès la nomination de ce gouvernement, le gouvernement tel qu'il avait été nommé concentrait toutes les raisons de la censure. Donc c'était une question de jour, voyez. Et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu moi avoir une parole forte pour dire attention quand on promet la rupture, bah il faut l'assumer et il y a une confiance qui est nécessaire et quand on me cache des choses, moi je peux pas m'engager dans un gouvernement où on ne me dit pas tout.
La politique encore une fois c'est la loyauté, c'est la confiance. Moi je suis comme ça mais je pense que c'est important que ces valeurs qui sont des belles valeurs de la vie imprègnent aussi la vie politique.
Bruno Retailleau