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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 22 octobre 2025 66 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSantéInstitutions & élections

Polluants éternels : dangers éternels ? | Chaque voix compte - 22/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 38 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    Pourquoi les PFAS sont-ils surnommés 'polluants éternels' ?

  • 4:45RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce rapport de l'ANSES arrive à temps selon vous ?

  • 5:28OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France a-t-elle mis autant de temps à s'intéresser aux PFAS ?

  • 6:44OuverteRéponse directe

    Les Français se sentent mal informés sur ce sujet. Que faire ?

  • 13:06OuverteRéponse directe

    Comment rendre la consommation plus simple pour les citoyens ?

  • 16:13OuverteRéponse directe

    Les systèmes de filtration sont-ils efficaces contre les PFAS ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:45Juliette DucenFait
    « « Il était temps, non ? Très clairement. Et d'ailleurs, ce rapport valide ce qu'on dit depuis 3 ans. » »
  • 5:28Juliette DucenChiffre
    « « Aux États-Unis, il y a 12000 procès en cours. Il y a des grands groupes comme 3M qui ont payé pour éviter des procès, ont payé des sommes autour de 12 milliards d'euros. » »
  • 48:07Aurélien LecoqueChiffre
    « « 67 % des Français n'ont pas d'héritage ou un héritage inférieur à quelques milliers d'euros. » »
  • 53:04non_speechPromesse
    « il y a un abattement de 100000 dans notre proposition de barem. dont vous parlez, nous proposons de porter cet abattement à 120000. »
  • 53:48non_speechFait
    « les Français nous disent avec insistance qu'ils ne veulent pas qu'on touche à à cet héritage pour des raisons qui sont je la réalité pour que vous la dévoyz pas. »
  • 55:13non_speechFait
    « ces patrimoines économiques Ouais c'est pas des gens qui lèguent 1000 maison c'est des gens qui lèguent une entreprise. »
  • 55:13non_speechChiffre
    « la perte de la recette fiscale avec cette niche s'élèvera l'année prochaine à 4 milliards d'euros. »
  • 56:39non_speechFait
    « un amendement a été adopté là en commission cette semaine pour obliger les les titulaires d'un plan épargne de retraite à le liquider dès leur départ à la retraite »
  • 57:18non_speechChiffre
    « une infime partie des gens qui ont des plans épargne retraite aujourd'hui l'utilise à des fins successorales. »
  • 59:45non_speechChiffre
    « l'Assemblée a rejeté le texte pour 257 contre 105, l'Assemblée nationale a adopté la motion de rejet préalable. »
  • 59:45non_speechChiffre
    « le groupe avait déposé plus de 1600 amendements au texte. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP Canal 8. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Loup Fritel journaliste à Paris Match. Bonsoir Loup. Bonsoir et merci d'être là ce soir au côté de Laurent Guimier. Bonsoir Laurent. Bonsoir Adeline. Bien. Très très bien. C'est parti pour le sommaire avec à la une Aro sur les Pifaces. Les autorités sanitaires demandent que la présence de ces polluants éternelles soient mieux contrôlées. Le problème, c'est qu'il y en a désormais partout dans l'eau, dans les sols, dans notre alimentation, dans nos objets du quotidien et dans nos corps.

Et on va en parler ce soir avec Nicolas Thierry, député écologiste à l'origine de la loi sur l'épace. Bonsoir et merci d'être là au côté de Juliette Ducen, journaliste et autrice pour le média Carnet d'alerte. Bonsoir Juliette. Bonsoir Olivier Andreot, chargé de mission alimentation et agriculture à l'UFC, que choisira est également avec nous. Bonsoir. Bonsoir et merci d'être là. Et bonsoir à Nique Dufs. Vous êtes la mère du village de Malanderie dans les Ardaines. L'eau du robinet est interdite à la consommation chez vous depuis maintenant 3 mois. Vous allez tout expliquer. On parlera aussi d'écologie ce soir dans les offs de loup.

Oui, un fond de commerce électoral qui ne fonctionne plus tens, c'est même plutôt l'inverse. À suivre aussi à 20h, quelle histoire avec Laurent Guimier ? Un petit conseil, si vous vous lancez en politique, faites attention aux montres que vous portez. Certains voient des Rolex partout. Euh c'est la mésaventure qui est arrivée à Louis Boyard, l'insoumis. Vous nous raconterez ça tout à l'heure. Dans la deuxième partie de chaque voix contre place à la question qui fâche, faut-il taxer davantage les héritages ? Bataille d'amendement depuis lundi en commission des finances. Le débat est rouvert alors que Yel Bron Pivet s'en est prise il y a quelques jours à ses héritages qui tombent du ciel.

Et bien nous en débattrons avec Aurélien Lecoque, député LFI du Nord, Marie-Christine d'Allose, député droite républicaine du Jura et Jean-René Casneu député ensemble pour la République du GERS. Nous attendons vos questions ou vos réactions en flashant le QR code qui s'affiche ici sur votre écran. Voilà pour le menu du soir. Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti.

2:32
Non speech

[Musique]

2:35
Locuteur

Quatre lettres pour décrire des particules dont on ignore encore le nombre et l'impact réel sur notre santé. Pfas piface, substances pair et polyfluorau alchilé. On les surnomme aussi les polluants éternelles. C'est comme ça qu'on va le dire ce soir, polluant éternelles parce que leur décomposition lente dans le corps humain et dans l'environnement. L'ANS, l'agence de sécurité sanitaire, a rendu ce matin deux nouveaux rapports pour demander en fait une meilleure surveillance de ces composés chimiques qui ont tout envahi autour de nous. On en trouve dans des emballages alimentaires, dans des poils anti-adhésives, des vêtements imperméables, des cosmétiques.

2 minutes pour comprendre avec Marion Bcker.

3:16
Non speech

[Musique]

3:20
Locuteur

Ils sont présents partout dans l'air, les sols, l'eau de nos rivières et de nos robinets, dans nos aliments. Accusé de provoquer des cancers, du cholestérol, de perturber le système hormonal et la fertilité. L'épée face, c'est polluant éternel toxique. Pour l'ANS, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation et de l'environnement, il est urgent de mieux les surveiller. Pendant 2 ans, elle a compilé et analysé 2 millions de données sur près de 250 péf et en a tiré un rapport de 700 pages, la photographie la plus précise à ce jour de leur pollution.

Sa première recommandation, c'est de restreindre l'utilisation de ces polluants éternelles pour limiter leurs émissions comme dans les poils anti-adhésive ou les vêtements imperméables. L'ANCES recommande ensuite d'identifier les plus préoccupants parmi les milliers de composés péfastes pour mieux les surveiller et mesurer leur contamination car les données manquent cruellement sur les teneurs de ces polluants dans les matériaux et dans l'environnement. Aujourd'hui, seuls quatre péfastes sont réglementés et donc recherché dans certains aliments, œuf, viande, poisson. L'ANES recommande d'en chercher une vingtaine dans la quasi totalité de notre nourriture.

Pour l'eau, la mieux surveillée, ce sont 20 pépasses qui sont scrutés. Là encore, il en faudrait encore plus pour savoir si l'eau que nous buvons est sans danger pour notre santé. Je vous pose la question à tous les trois. Il était temps, non ? Très clairement. Et d'ailleurs, ce rapport valide ce qu'on dit depuis 3 ans. Et par ailleurs, on pourra aller plus loin que ça en disant que c'est pas un sujet nouveau puisque ça fait 25 ans que le scandale sanitaire a explosé aux États-Unis. D'ailleurs, la question c'est pourquoi ça a mis autant de temps à à passer l'Atlantique ? On rappelle qu'aux États-Unis, il y a 12000 procès en cours.

Il y a des grands groupes comme 3M qui ont payé pour éviter des procès, ont payé des sommes autour de 12 milliards d'euros. Et effectivement, depuis le début des années 2020, ça commence à émerger en France. Donc oui, il était temps. Juliette Ducen, vous connaissez le sujet par cœur quand Nicolas Thierry parle de du fait que les États-Unis ont découvert et ont alerté sur l'épace il y a déjà un quart de siècle et que nous on en parle que depuis quelques années. Pourquoi ? parce que on a été ignorant sur le sujet ou parce qu'on a pas voulu s'en préoccuper avant. Oui, c'est intéressant.

Moi quand j'ai commencé à enquêter sur l'eau en 2017, c'est vrai que on parlait peu des polluants éternels et que c'est au fur et à mesure qu'on s'est rendu compte en cherchant de plus en plus de polluants qu'au final dans notre eu, il y avait beaucoup plus de polluants qu'on ne croyait. Alors, c'est pas parce que les pesticides, on en parle de plus depuis bien plus longtemps, mais c'est pas d'ailleurs certains pesticides, certains pépif sont originaires des pesticides, mais c'est pas pour ça qu'on les a plus retiré.

Mais en tout cas, pour revenir à votre question, je je suis pas je sais pas forcément exactement pourquoi il y a un gros décalage à ce point-là entre les États-Unis et la France, mais c'est vrai que le sujet a met du temps à émerger et c'est grâce à des associations notamment UFC, que choisir, Génération Future qui ont vraiment fait un travail pour alerter la société civile sur ce sujet-là et beaucoup d'associations aussi locales un peu partout en France et on voit que des pays sont bien plus en avance. les États-Unis, le Danemark qui a déjà euh interdit 23 pesticides qui sont à l'origine à l'origine d'épace importants.

Donc oui, il y a des pays qui sont bien plus en avance que nous, d'autant plus que il y a l'épipace et après tout le cocktail chim tout le cocktail chimique qui part dans la nature et qui a un impact considérable pour la biodiversité et ce cocktail chimique après qu'on retrouve en partie même si c'est de façon moindre dans l'eau du robinet. Olivier Andre, quand vous lisez les deux rapports publiés ce matin par l'ANES, vous vous dites que vous êtes enfin entendu. Oui, effectivement, vous savez que l'UFC que choisir teste la présence de Piface dans les produits du quotidien depuis de nombreuses années. On l'a mis en évidence dans des poils antiadhésives bien sûr, mais aussi dans le tfon.

dans le tfond. Voilà, on l'a mis en évidence mais aussi dans des vêtements antidéperlants euh dans des produits du quotidien très banaux hein. Vous allez trouver par exemple dans dans ces barquettes micro-ondes dans plein de produits et nous l'avons mis en évidence tout récemment dans l'eau du robinet. Nous avons fait une trentaine de prélèvements à travers toute la France.

Alors, en ciblant parfois hein, on on a bien sûr regardé ce qui se passait dans dans des grands des moyennes villes-de-france et puis aussi dans des collectivités territoriales qui se trouve à proximité de fleuves dans pollués par l'épipace et dans lesquels et bien on va euh chercher l'eau euh pour fabriquer de l'eau du robinet et puis aussi à côté de d'industrie fabriquant des des pifaces. Et qu'est-ce qu'on se qu'est-ce qu'on constate ? C'est que tout d'abord des pifaces quand on cherche on les trouve, il y en a partout. Voilà, ça c'est la la le premier renseignement.

Deuxième enseignement, c'est que selon l'approche que l'on prenne, soit l'approche française actuelle ou bien des approches plus sévères, je pense notamment aux États-Unis, au Danemark, au dans la Flandre ou au Danemark, et bien on a des résultats qui sont radicalement différents sur la trentaine de prélévant que nous avons fait selon l'approche française RAS, rien à signaler.

Alors qu'en revanche, si on prend l'approche beaucoup plus sévère, beaucoup plus précautionneuse du Danemark et si l'on applique au TFA une molécule sur laquelle on va revenir tout à l'heure qui est notamment une molécule de dégradation de pesticid, si on la recherche et si on applique la norme qui s'applique actuellement au pesticides, et bien on aurait 80 % de non conformité sur la trentaine de Mais vous voulez dire que aujourd'hui on cherche avec un filet dont les mailles sont trop larges. C'est ça. C'estàd des fois on cherche pas et quand on cherche on a effectivement des maills qui sont particulièrement larges.

Il faut rappeler en revanche que il y a des recommandations très claires pour inciter les pouvoirs publics en France à être beaucoup plus sévère. le rapport de l'ANCS, on va y retenir notamment sur le TFA, sur pas mal de produits du quotidiens, les produits alimentaires, votre documentaire en a parlé et puis aussi précédemment le au conseil de santé publique de France qui a recommandé aux autorités françaises d'être beaucoup plus sévère sur les normes à impliquer sur l'épipace.

Oui, l'ANESS explique que l'enjeu c'était d'abord d'identifier l'épiface, c'est-à-dire avant de contrôler, il faut savoir de quoi on parle, d'identifier l'épiface qu'il faut surveiller plus particulièrement et sa synthèse porte aujourd'hui sur 142 substances, sur 142 polluances éternelles. Est-ce qu'aujourd'hui, Nicolas Thierry, on va parler dans un instant de votre proposition de loi, est-ce qu'aujourd'hui on a les moyens de contrôler 142 polluances éternelles ?

laboratoires sont en train de s'adapter mais UFC Kauchazir en parlerait mieux que moi mais il y a une adaptation voilà en cours ce qui est peut-être pas le cas il y a quelques années aujourd'hui c'est c'est possible mais après il faut rappeler qu'on parle d'une famille de substan où il y a probablement plus de 10000 substances donc on est au tout début de ce qu'on va de ce qu'on va découvrir. Il faut rappeler pour ceux qui nous écoutent ce que sont l'épace. En fait, ce sont des substances extrêmement persistantes, des chaînes carbone fluor. Quand elles sont rejetées dans l'environnement, il y a aucune bactérie pour les dégrader.

Et quand vous l'avez dans le corps, pour faire simple, aucun enzyme dans votre corps n'est capable de les éliminer. Ce qui veut dire que vous les accumulez et que tous les seuils qu'on peut fixer en terme de santé publique en fait sont un peu caduc. Puisqueen réalité, comme vous les éliminez pas, avec le temps, ils s'accumulent. Il s'accumulent où, pardon ? Il s'accumule partout dans le corps tout simplement dans votre sang partout dans le sang dans des organes. Oui. Pour ça faudrait demander à des médecins pour être extrêmement précis.

En tout cas on fait le lien aujourd'hui entre l'épipace et un certain type de cancer, pas que des cancers d'ailleurs, des maladies cardio-vasculaires, une hausse du cholestérol. On pense même que l'épidémie d'obésité au niveau mondial serait en partie au PIFA. Il y a des études en cours. Donc on est face à un scandale sanitaire qui est probablement comparable en terme de d'intensité à ce qu'on a pu connaître sur le clorone sur la miante mais à l'échelle planétaire. Donc on est face à une pollution inédite et certains scientifiques commencent à parler de nouvelles limites planétaires quand ils parlent d'épasse. Et vous allez voir que les Français se sentent peu ou mal informés sur ce sujet.

Souvent quand on leur demande est-ce que vous savez ce que c'est Épiface ? Ils n'ont pas la réponse. Vox Pop préparé ce soir par Alicia Rog et Eva Billion.

11:38
Non speech

[Musique]

11:42
Locuteur

Est-ce que vous savez ce que c'est les pifac ? Non, pas du tout. Non. Ça vous évoque rien ? Non. Je connais les polernels qu'on peut trouver un peu partout dans l'eau aussi. Je fais attention. J'essaie de consommer quand même le plus possible du bio. Mais c'est vrai que quand je vois un aliment, je me pose toujours des questions. Non, pas spécialement. Je fais confiance aux entreprises de distribution d'eau pour gérer ce genre de problème. Ouais, je la filtre mon eau. Donc j'ai j'ai une carave d'eau avec un filtre que je prends du robinet évidemment mais parce que je veux pas acheter des bouteilles en plastique. Bah étant étudiante, j'ai pas énormément d'argent.

Du coup, ça va plus se passer par essayer de pas utiliser certains instruments, certains aliments, ce genre de choses. Mais ça reste limité parce que justement il y a enfin c'est un peu partout. Il faudrait prendre plein de mesures qui sont pas forcément possibles quand on n pas tant d'argent. Ah moi je sais que j'en entendu parler grâce à TikTok et c'est un peu malheureux je trouve de enfin c'est pas malheureux, c'est une bonne chose du coup d'apprendre ça sur les réseaux mais le gouvernement ne n'en parle pas forcément donc c'est un peu dommage. Oui. Je vous voyais sourire Olivier Andre pendant ce reportage.

Je vous inspire les témoignages de ces consommateurs qui sont soit un peu informés, soit pas du tout et qui se disent bah en fait je fais confiance. Et ben en fait consommer ça devrait être simple. On devrait pas avoir en permanence à se poser la question quand je tends la main vers un produit qui est sur dans un grand magasin. Est-ce que à travers mon acte, est-ce que je suis pas en train de de d'induire un risque sur la santé de de mes enfants ou un risque ailleurs sur la planète ? Et donc c'est clairement aux autorités de mettre en place des dispositions pour que consommer ça redevienne un acte simple.

J'aurais quand même citer quelques éléments euh qui figure dans le premier rapport de l'ANS qui a été cité et notamment le le niveau de contamination qu'on va trouver puisqu'on se posait la question où est-ce qu'on va trouver l'épiface. On a parlé des types de produits de consommation dans lesquels ils sont volontairement ajoutés et donc on peut se poser la question est-ce que c'est absolument indispensable de rajouter des pifaces dans du fond de teint longue durée, des crèmes, des lotions, du mascara ou du rouge à lèvres résistant à l'eau ? Voilà, c'est des questions.

Ou même chose, est-ce qu'on a absolument besoin de produits des perlants, des vêtements ou des traitements par exemple de notre canapé avec des pifaces ? Mais à tout le moins, on a besoin de savoir qu'il y en a dedans. D'ailleurs, vous parlez des produits cosmétiques, jamais sur un mascara vous trouverez écrit contient despiface. Ça veut dire qu'il faut les interdire à la base. Mais ensuite le problème, c'est que l'épiface sont maintenant largement présents dans l'environnement que l'on continue actuellement légalement à en disperser à dose massive par à travers par exemple l'utilisation de pesticides. Donc vous imaginez la surface agricole française c'est gigantesque.

Et donc du coup on va les retrouver notamment dans notre alimentation. l'ANES indiqué que il y a une présence notamment dans la viande, les œufs, le poisson, les produits de la mer, le bœuf. Exemple s'agissant des œufs et bien dans 60 % des œufs qui ont été testés et bien on a des valeurs qui dépassent les recommandations 60 %. Juliette Dugen, oui, c'est vrai que l'épiphas ce qui est compliqué, c'est qu'il y a des origines très diverses. D'ailleurs, c'est difficile de savoir le la principale source de de pollution d'épiface.

Les pesticides sont une source très importante notamment avec le TFA qu'on retrouve dans beaucoup d'endroits et qui sera peut-être on sait pas encore prise en compte dans les polluants dans les pays pif qui seront interdits peut-être qui enfin les pays qui sont compris dans la loi certains vont être interdits l'année prochaine. On sait pas encore si le TFA va faire partie. Le seuil de toxicité sera connu au niveau européen en décembre. Moi je fais beaucoup de conférences sur l'eau un peu partout en France. On sent que monte une défiance de la part des Français sur la thématique de l'eau.

Le sujet de l'eau, même si c'est pas le la source de pollution la plus importante, c'est plus dans les aliments, mais on retrouve de plus en plus de d'un cocktail chimique dans l'eau dont l'épace et on sent que les Français commencent à se dire "Est-ce que je peux boire l'eau ?" J'avais pas cette question là il y a quelques années lorsque je faisais des conférences sur ce sujet-là.

là de plus en plus et on se rend compte que du coup il y a beaucoup d'endroits où on va mettre des mesures pour de plus en plus dépolluer l'eau parce qu'il faut savoir que les pifas certains pifac vont pouvoir être retirés avec du charbon actif ce qui est utilisé un peu partout en France mais certains pifas ne ne partent pas avec les avec le charbon actif donc on met de plus en plus un peu partout en France alors c'était réservé au début à la région parisienne parce qu'il faut beaucoup de densité pour le mettre en place on met en place des systèmes d'osmose inverses avec des membranes. C'est un système qu'on utilise pour dessaler l'eau de mer.

Donc on va consommer et ça consomme dans traitement de l'eau. Voilà pour enlever tous les polluants. Ça le l'osmose inverse ça enlève tous les polluants sauf le tricium. Et donc on va mettre ces systèmes d'osmose inverse pour dépolluer l'eau. Ça coûte de l'argent, ça consomme de l'énergie donc ça va renforcer le changement climatique et c'est pour ça que c'est réservé aux grandes agglomérations comme vous le disiez. Je vous propose d'aller dans les Ardenes si vous voulez bien parce que ça fait partie des zones les plus touchées. Le territoire n'est pas euh tout tout le monde n'est pas égal sur le territoire français.

Les Ardennes là-bas, la pollution de l'eau potable dans le département a déclenché une crise sanitaire hors norme. Depuis le début de l'été, l'eau du robinet est interdite à la consommation dans 17 communes, dont la vôtre. Anque Dufs, bonsoir et merci d'être avec nous en direct. Vous êtes la mère de Malandrie. C'est un village de 79 habitants où donc on ne peut plus boire l'eau du robinet depuis le 10 juillet. Comment font les habitants d'abord ? Oui, bonsoir. Euh oui, nous avons donc eu une injonction le 10 juillet, une injonction préfectorale de ne plus consommer l'eau de du captage de notre captage en eau de boisson.

Donc les habitants ont reçu l'information avec stupeur et sidération et nous avons donc adopté une méthodologie pour leur fournir de l'eau. Nous leur fournissons un virement bancaire pour 2 L d'eau par jour, par habitant et pour 6 mois. Mais ces 2 L d'eau, c'est pour l'eau à consommer. Ils peuvent ils ont quand même le droit de faire la vaisselle ou de prendre une douche ou de cuire des pâtes par exemple. Oui, l'arrêté préfectoral précise que c'est uniquement pour l'eau de boisson. D'accord. Donc ils utilisent quand même l'eau impropre à la consommation pour se doucher. Oui. Pour faire cuire des aliments comme les pâtes, le riz, les légumes.

Oui, ça ils utilisent ce qui donne source à beaucoup de questions de la part des habitants qui sont très très angoissés, qui ne comprennent pas pourquoi on ne peut pas la boire, mais on peut faire cuire des pâtes qui sont gorgées d'eau et les consommer. Est-ce que la source de la pollution a été identifiée ? Alors, il semble à peu près avéré parce que là, c'est la justice qui va le le confirmer, mais que notre pollution vient debout papetière. Il y a dans le département limitrophe une papetterie qui a fermé en novembre 2024 et qui serait à l'origine de la pollution.

C'est-à-dire que c'est une usine à papier qui a épandu des bouts pendant des années dans le département d'à côté et ça a pollué jusqu'à vos sols. Oui. Et puis dans notre département aussi parce que la papéterie a donc avait donc des bouts euh qu'elle a qu'il fallait épendre confié les bouts à la chambre d'agriculture. La chambre d'agriculture a pris un prestataire pour distribuer les bous aux agriculteurs et les agriculteurs donc en ont mis en bout des pendages et on soupçonne fortement un enfouissement aussi quand le tonage était trop important. Je crois que vous-même madame le maire vous avez décidé de faire analyser votre sang pour rechercher la présence de Pifas dans votre corps.

Qu'avez-vous découvert ? Oui. Alors, avec mes deux collègues voisins qui sont aussi impactés par l'épipace, nous avons fait une analyse de sang. Pour pratiquer l'analyse de sang, nous nous sommes adressés à un biologiste du laboratoire d'un laboratoire de Lyon. Nous avons cerné les pifacces que nous avions dans l'eau. C'est ceuxlà qu'on voulait être analysé dans notre sang. Les résultats sont tombés 6 semaines après l'analyse. 6 semaines, c'est-àut très très long. ça nous interrogeit aussi le fait de ne pas les avoir rapidement et puis quand nous les avons eu, nous sommes allés consulter un autre biologiste parce que nous nous ne connaissons pas le la façon de décoder nos résultats.

Donc ce qui est important, c'est les sepacces, les PFA à chaînes longues comme les PFOA ou les PFOS. Alors, les résultats sont suivant les normes américaines puisque'en France, il n'y a pas de normes et les normes allemandes aussi. Et donc, on sait que entre 0 et 2 microg par litre, il y a pas de danger. Entre 2 et 20, il y a un suivi pour les populations sensibles et au-dessus de 20, il y a un risque des risques accus pour la santé. Et donc vous êtes à combien vous ? Moi je suis à 133 microgram. Vous êtes inquiète pour votre santé ? Oui. Et puis il faut quand même dire que dans les deux villages voisins, mon collègue qui était le moins impacté a le moins de péface dans le sang.

Celui moi je suis au milieu donc ça correspond. Et le la commune de vieilli la plus impactée de France, le maire a 184 pied faces dans le sang. Il se trouve que des habitants font des analyses de sang aussi et dans la commune de VII, une famille qui veut rester anonyme a eu un taux pour la dame de 274 pifac dans le sang. Voilà. Alors, qu'est-ce qui est mis en œuvre rapidement ? Qu'est-ce qui est mis en œuvre en ce moment pour essayer de bah de dépolluer l'eau et pouvoir reboire l'eau du robinet ? Vous avez espoir de pouvoir en reboire un jour ? Non, non. Pour l'instant euh il y a des études menées par la communauté de commune des ports du Luxembourg dont nous dépendons.

Nous avons testé un pilote avec du charbon actif. Euh là on ça a fonctionné un peu mais au bout de 2 mois 2 mois et demi, on voit que le charbon actif commence à saturer. Donc c'est pas très probant. Euh nous essayons de trouver aussi des solutions d'interconnexion avec d'autres réseaux mais ça crée enfin l'épiface crée trois problématiques. Une problématique environnementale, une sanitaire et une financière pour des petites communes.

Merci en tout cas madame Annique Duf d'avoir d'avoir témoigné ce soir dans chaque voix compte sur enfin on on est pardon mais on est halluciné colathierie enfinou mais il y a deux remarques en plus ce que dit madame le maire c'est que elle parle du PFOS du PFOA ce sont deux PIFAC qui sont interdits depuis longtemps c'estàd que PFOA 2020 PFOS 2009 et on retrouve encore dans le sang première remarque d'où l'appellation polluant éternel exactement et la deuxième remarque marque, c'est qu'effectivement la pollution viendrait des bouts d'épendage.

Donc ça viendrait d'une papetterie mais c'est on l'a pas évoqué là mais c'est aussi vrai et partout en France les bouts d'épuration c'estàd qu'on utilise comme bout despendage. Donc là vous avez une formidable machine à recycler les pipaces à mettre parce qu'en fait ça effectivement c'est épendu sur les chambres pour l'agriculture. Ça se retrouve dans le sol dans les aliments. Après ça au départ pardon je suis pas spécialiste en papéterie mais ces bouts d'épendage elles servent d'engrais. Après tout ça été pendu potentiellement dans des champs agricoles en effet.

Et là dans le cas des Ardenes, les 17 communes, ça serait lié à des bouts de la papetterie qui serait mise sur des champs agricoles et vous avez donc un cercle vicieux qui se met en place et c'est vrai pour les bouts d'épuration également. Et là le rapport de l'anesse, il y a un trou et même en terme de réglementation, c'est un angle mort les bouts d'épuration qui sont absolument pas traités.

Olivier Andre et un autre point essentiel qu'a évoqué cette dame en tant que maire et responsable de sa collectivité donc il y a la problématique du financement de la dépollution et donc là vous voyez que on est dans le contraire du principe pollueur payeur qui est un principe l'usine elle a fermé de toute façon donc et là donc maintenant c'est le principe pollué payeur donc ça veut dire ce sont les collectivités territoriales qui sont déjà face à un mur d'investissement par rapport aux pollutions en pesticid he encore une autre thématique hein mais là Maintenant, il y a les piface. On a dit à plusieurs reprises qu'il est beaucoup plus difficile de les filtrer.

Donc ça veut dire que inévitablement les consommateurs doivent savoir que l'eau va coûter beaucoup plus cher. Elle a déjà augmenté depuis les deux dernières années et ça va continuer. Il est important donc d'arriver à mettre en place un mécanisme et je suis très content que monsieur le député soit ici présent ce soir parce que le mécanisme il existe. il est présent dans la loi qui prévoit justement de pouvoir mettre en place une redevance sur les activités polement Nicolas Thierry vous êtes à l'origine de la proposition de loi sur l'épace qui a été adoptée en février dernier. Où en sont les décrets d'application ?

Je vais vous dire les choses de manière très transparente euh sur la taxe précisément parce que c'est là quel sujet. La loi a été promulguée fin février. Euh, j'ai aucune nouvelle jusqu'à septembre de la part du ministère et j'ai découvert par voie de presse que a priori la taxe ne serait pas appliquée cette année. On parle au bas mot de 60 ou 100 millions d'euros de recette pour l'État. Vous pouviez vous pouvez rappeler ce ce quoi porter cette taxe ? Quand les grands industriels, on parle pas des PME, on parle des grands industriels producteurs de piface rejettent des pifaces dans l'eau, 100 € pour 100 g, ils sont taxés.

Et le fruit de cette taxe devait aider les petites communes pour dépolluer. Là, j'apprends que en fait le ministère n'a rien fait de leur propre aveu en me disant "On n'a pas anticipé, le temps affilé et cetera." Et là euh il propose de modifier le contenu de la loi, ce qui nécessiterait une un amendement au PLF pour espérer que la loi que la taxe soit appliquée en 2026. Et là, j'apprends aujourd'hui que les industriels font pression sur Ber pour que la taxe ne soit ne rentre en œuvre qu'en 2027. Donc là, on va se battre pour ça.

Mais là, vous voyez, on est dans un cas très concret où on peut ramener de l'argent de manière très légitime pour les caisses de l'État pour aider les petites communes et à la fois, on a un exécutif une nouvelle fois qui est extrêmement fébrile devant quelques industriels. Je voudrais qu'on parle aussi de l'information des consommateurs parce qu'il y a quelques jours a été lancé une carte interactive inédite pour connaître les polluants présents dans l'eau potable de de chaque rue de France. Vous rentrez votre adresse et vous savez si l'eau qui coule à votre robinet contient ou non des des pifaces.

Je précise que ce sont les associations Génération Future et Data forgot qui ont créé cette carte qui est consultable sur le site mono.fr. La voici cette carte. Vous pouvez choisir quel polluant vous voulez repérer dans l'eau de votre robinet. On voit là aussi que il y a beaucoup d'inégalités territoriales. À compté du 12 janvier 2026, la surveillance des pifas dans l'eau potable deviendra obligatoire. Et c'est important de le préciser parce que en l'état cette carte elle est pleine de zones grises. Ce sont des zones où l'épassa n'ont pas été mesurées depuis au moins un an. Ça va dans le bon sens Juliette Ducen, ce genre de carte ?

Ah ça ce genre de carte va vraiment dans le bon sens qu'on puisse identifier, avoir une meilleure information mais comme ça vient d'être dit depuis tout à l'heure le plus urgent c'est d'interdire l'épace parce que il reste déjà très le consommateur il dit en attendant les interdire moi je vais me les interdire tout seul c'està-dire je vais arrêter de boire l'eau du robinet si elle contient d'épiface. Oui, mais ce qui est compliqué, c'est que quelle eau on boit ? Parce que euh c'est c'est après, on se retrouve, on ne sait plus quelle eau boire parce que l'eau en bouteille, c'est pas forcément mieux. En plus, il y a plein de plastiques, ça coûte beaucoup plus cher.

Ce qui est intéressant en France quand même, c'est ce qu'il faut voir, c'est qu'en 1954, il y avait que 25 % des logements qui avaient l'eau courante et les WC. On a mis 1 million de km de tuyau sous nos pieds. On a réussi à gérer toute la pollution de l'eau domestique.

On se retrouve aujourd'hui avec une pollution chimique avec l'épipace et les pesticides qui est considérable en France et avec une eau euh alors même si c'est pas la principale source de pollution chimique he il faut quand même redire que c'est l'alimentation avec une vraie problématique alors qu'on sait que mettre des mesures de prévention c'est-à-dire interdire l'épiphas mais on sait que par exemple pour les pesticides il y a plein de mesures qui sont mis en place pour pas polluer autour des captages d'eau. Ça coûte jusqu'à 87 fois moins cher que de mettre des mesures curatives après. Mais le problème c'est que la gestion de l'eau, elle est il y a des intérêts privé.

Il y a beaucoup une gestion privée de l'eau. Donc on va avoir plus d'intérêt à dépolluer l'eau plutôt que mettre des mesures préventives avant. Et tout à l'heure, c'est vrai que j'ai dit on ne sait pas pourquoi ça a mis autant de temps à sortir en France. C'est quand même en grande partie parce qu'il y a beaucoup de lobbying aussi sur ce sujet, un lobbying considérable pour ne pas avancer. Je voudrais qu'on zoome si vous voulez bien sur sur cette carte des d'épifac. Euh si on zoome à l'est, on voit toute une zone rose ou rouge autour de Lyon. C'est la fameuse vallée de la chimie qu'on appelait auparavant le couloir de la chimie. Et bien les équipes de LCP se sont rendues à Pierre Bénite.

C'est au sud de Lyon. L'eau du Rône à cet endroit affiche des taux de piface 36000 fois plus élevé que la normale. Reportage sur le terrain signé Mait Frémon et Raphaël Lizembar. Dans le bassin lyonnais, la vallée de la chimie. Là, c'est des courgettes là. Puis là, la salade, les salades. Cet habitant de Pierre Bénit, nous l'avions rencontré il y a un an. Il cultive ses légumes ici au pied d'une usine chimique depuis 25 ans. Sauf que la terre de son potager est ultra contaminée par un polluant invisible. déconseillé par l'État donc de consommer ses légumes. Là, moi le jardin je lâcherai pas. Moi je continue à manger et puis à vous savez regardez hein, on est pollué, on est pollué hein.

S'ils nous ont pollué, on est pollué depuis la naissance en quelque sorte. Des riverins dans l'incompréhension. 3 ans maintenant qu'une enquête journalistique a révélé à ses habitants que l'usine chimique située en plein cœur de leur ville aurait pollué massivement leur terre, leur air, leur eau et même leur sang. On sent ça depuis 2 ans. Avant depuis les années 60 on sait depuis les années nous on savait pas. Oui mais ceux qui savaient ceux qui savaient il savaient depuis les années 60. Mais qui savait vraiment ? Les habitants cherchent à comprendre pourquoi leur sold de leur terrain de foot a-t-il pu être 86 fois plus pollué que la norme définie par l'Organisation mondiale de la santé ?

L'eau duur où l'usine aurait déversé ses polluants a pu être contaminé à plus de 36000 fois la norme. On a fait les les études sur une dizaine de personnes, seulement une dizaine de personnes à Pierre Bénite. Les études donc sur sur le sang euh dont tu faisais partie. Il y a le seul la seule personne qui est un retraité de de l'usine, il a 400 fois la norme de PFOS. Il en est à son 3è cancer. Quelles conséquences les Piface peuvent-elles jouer sur la santé de ses habitants ? Au sud de Lyon, là où la pollution au Piface a été rendue publique pour la première fois en France, les Rivrins sont toujours en attente de réponses concrètes.

Depuis ce reportage, il y a un an, il aurait toujours déconseillé de consommer les œufs dans leur poulailler, de manger les poissons qu'ils pêchent autour de chez eux ou encore de boire l'eau du robinet pour près de 200000 d'entre eux. Et même si l'usine affirme ne plus rejeter de piface, ces polluants n'en restent pas moins éternels. Ils ne vont pas se dégrader dans la nature. Ce qu'on voit, c'est qu'on laisse quand même les consommateurs se débrouiller tout seul avec leurs méfiances, leurs inquiétudes, leurs interrogations. Olivier Andre, vous voyez réagir pendant pendant le reportage ?

Effectivement, parce que le le risque c'est de voir certains consommateurs se détourner d'une manière irrationnelle de l'eau du robinet qui est pour autant reste globalement misise à part ces cas qui qui sont dramatiques mais qui reste un produit extrêmement surveillé. J'aurais rappelé quand même à nos téléspectateurs que 95 % de la plupart des polluants chimiques sont d'abord apportés par l'alimentation solide. Donc ça veut dire que c'est on n'est pas malheureusement dans une situation où le consommateur peut consommer les yeux fermés, mais on peut lui dire que par exemple il y a certains produits qu'il faut pas consommer trop souvent. Poisson de douce, c'est pas une bonne idée.

Euh poisson gras, pas trop souvent. Euh les abats effectivement, il faut il faut éviter voilà, on en est arrivé là à ce type de recommandation et en tout cas il est absolument indispensable et et là vraiment nous sommes absolument euh au côté euh de de monsieur le député pour que les dispositions de la loi sur les pif qui est une avancée extraordinaire soit appliquée de manière pleine et entière le plus rapidement possible. Nicolas Thierry, c'est au politique là d'agir. En fait, il faut surtout pas faire reposer la situation sur le comportement individuel parce qu'on met les gens dans des situations impossible.

Donc c'est bien aux autorités, aux politiques de réagir et de prendre la mesure de ce qui se passe. On est face à un scandale sanitaire d'une ampleur absolument inédite et il faut des mesures d'ampleur et d'exception. Mais surtout ne pas culpabiliser les gens, c'est bien aux politiques, à l'état et aux collectivités, au pouvoir public de réagir. Et bien merci à tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci aussi à vous, Anic Dufis d'avoir été en direct des Ardenes ce soir dans chaque voix compon. Tiens, on va se demander justement la place que prend l'environnement, que prend l'écologie dans le futur budget. C'est dans les offs de loup ce soir. Lou fritel.

Loup, passade ou mouvement de fond, l'écologie apparemment ne fait plus tellement ne fait plus tellement rêver hein. Bah non, déplaise ne vous en déplaise à vous Nicolas Thierry et n'en déplaise à Marine Tondelier qui vient de se déclarer candidate à la police. Oui, Nicolas Thierry. J'ai dit oui, je déplore la situation de l'écologie. Vous le déplorez. Mais en tout cas, écoutez écoutez donc en tout cas ces deux étude que je vais vous citer. D'abord, un sondage ifop qui est paru début octobre en cas d'alliance PS PC aux législatives, ça vrait 17 % législative. Avec les écologistes en plus, ce serait 19 %. C'est seulement de points de plus.

Ensuite, cette étude par hier dans le monde signée par la fondation Jean Jorè. Seul 5 % des Français se sentent proches des écologistes. C'est 6 points de moins qu'en 2020. La désirabilité de leur projet, elle perd 13 points. Et ben le gouvernement s'y est pas trompé dans le budget 2026. Euh ce qui est prévu, c'est plutôt la division par deux du budget du fond vert. C'est la diminution des aides pour l'acquisition de bornes électriques, la baisse de 500 millions euh d'euros de MA prime rénov, l'augmentation des taxes sur les énergies renouvelables. Bref, pour les écolos, c'est pas vraiment la palais. D'ailleurs, vous vous y êtes pas trompé non plus.

25 sur 28 députés de votre groupe ont voté la censure de Sébastien Lecnu. Mais pardon Lou, se mettre à dos les écolos, ça fait pas très un nouveau monde. Euh si on se souvient bien Emmanuel Macron lors de la dernière campagne présidentielle, il avait promis que son quinquena serait écologique ou ne serait pas. Ah bah vous avez bien entendu, c'était en 2022, c'était sur le port de Marseille. Euh, il avait également promis un premier ministre chargé directement de la planification écologique. Il y a eu une tentative, ce fut Élisabeth Borne, mais surtout Améline Monchalin, nommée ministre de la transition écologique en charge de cette planification. Ça a duré 1 mois. Pourquoi ?

Parce que Améline Monchalin était battue aux législatives, la forçon indémissionné du gouvernement. Et en même temps, ces législatives ont permis l'entrée de 89 députés du Rassemblement national à l'Assemblée et un concept, celui d'écologie punitive. Vous voulez dire que ce sont les députés Rassemblement national qui ont imposé cette idée d'écologie punitive ? On ne va pas jouer au jeu de l'œuf ou de la poule mais c'est en plus le RN a aussi varié hein sur les questions écologiques. Mais force de constater que nous avons changé de paradigme. Depuis 2022 nous sommes revenus progressivement sur un certain nombre de dispositions écolo.

Certaines qui avaient prise qui avaient été prises par Emmanuel Macron durant son premier quinquena. Euh dernièrement, on peut on peut citer la suppression toujours en cours des zones à faible émission ou encore la tentative de moratoire sur l'éolien. Euh la loi du plomb qui a fait scandale cet été et ces deux termes toujours écologie punitive, ils sont même assignés euh au centre maintenant qu'on faire par exemple Priscat EVA donc qui est député EPR et ancienne porte-parole du gouvernement. Voilà ce qu'elle nous dit. Ce qui nous différencie nous, c'est-à-dire Père de la gauche, c'est que nous ne nous inscrivons pas dans une démarche punitive.

Alors que pour la gauche, si les politiques écologiques ne causent pas de mal aux gens, c'est qu'elles empruntent le mauvais chemin. C'est pas un peu simpliste comme raisonnement Lou ? D'ailleurs, d'ailleurs les Français, ils ont dit ce quoi ? Bah, on ne peut que constater une forme de désamour, hein. Alors qu'en 2023, l'IFOP plaçait l'écologie 9e dans les préoccupations des Français, aujourd'hui c'est la 14e place.

Aux yeux d'une partie d'entre eux, nous sommes allés trop loin et trop vite dans la transition écologique augurant des mouvements tels les gilets jaunes en 2018, mais plus récemment les guu d'Alexandre Jardin ou encore la mobilisation les mobilisations agricoles d'ampleur à l'hiver 2023 et à l'hiver 2024. La traduction électorale de ce changement de paradigme et bien on l'a vécu, c'était aux européennes de 2024. Regardez ce visuel qui s'affiche à l'écran. En 2019, la tête de liste Yannick Jade captait 13,48 % des voix, c'est-à-dire plus de 3 millions euh 3 millions des des voix. Et en 2024, Marie Toussin, elle passait péniblement les 5 %. 1,3 million de voix, c'est divisé par 3.

Le résultat, bah il est tangible he au niveau européen. Les européennes, elles ont consacré les mouvements de droite nationalistes, populistes et conservatrices en Europe, lesquels aujourd'hui détricotent progressivement le pacte vert européen, entre autres impulsé par Emmanuel Macron. Il a souffert Nicolas Thierry pendant votre chronique minute pour répondre. Alors 30 secondes. En fait, c'est très intéressant parce qu'en effet ce qui ce que vous décrivez là, ça va au-delà de la France en fait. qui a on m européen exactement on le constate dans beaucoup de pays et vous avez tout à fait raison de faire le lien entre le recul de l'écologie et l'extrême droitisation des esprits.

Et ça ça va avec aussi une défiance envers la science, envers les institutions, envers les journalistes et on est dans cette dynamique là mais c'est une vague nationale populiste qui est en train de submerger même l'Europe voire au-delà. On voit ce qui se passe aux États-Unis également. La France malheureusement n'est pas un cas isolé et il va falloir lutter fort pour inverser la t Monsieur le député vos 30 secondes sont écoulées largement en tout cas merci encore à vous trois d'être venu parler des Merci à tous les trois d'être venus parler ce soir des polluances éternelles. À suivre la question qui fâche. Faut-il taxer davantage les héritages ?

On va en parler avec nos trois prochains invités mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier. Ce soir, Laurent se transforme en maître des horloges. Enfin non, vous voulez nous parler plutôt de montre de la montre du député insoumis Louis Boyard. Oui, ça s'est passé avant-hier en plein après-midi sur le réseau social X. Une vidéo propulsée par plusieurs comptes influents de l'extrême droite. On est en en direct de l'Assemblée après la motion de censure des députés défil au micro. Et regardez au second plan, on voit le député LFI Louis Boyard qui enlève sa montre avant de passer à l'antenne.

Alors tout de suite complot Souche Jean Messia l'ancien fidèle d'Éric Zemour poste une vidéo avec cette remarque : "Avant de s'en prendre au riches, Louis Boyard préfère enlever discrètement sa montre de luxe." Alors vous dites que cette vidéo, elle a été propulsée. Elle a circulé tant que ça. Elle a même fait le tour du monde. de Line. Le président argentin en personne Ravier Miley y est allé de son commentaire contre, je cite, ce député français incarnant l'hypocrisie de la gauche. Alors au grands mots, les grands remèdes, Louis Boyard choisit de réagir dès hier sur les réseaux sociaux et de façon assez efficace. Regardez. Voilà, j'ai été grillé. Apparemment, j'aurais une Rolex.

Ça a fait des millions de vues. Le président de l'Argentine, Ravier Miley, partage ça. C'est le bras droit de Donald Trump à l'international. Et du coup bah désolé de vous décevoir mais j'ai pas de Rolex, j'ai cette montre, elle coûte 295 €. C'est mes amis qui me l'ont offert pour mon anniversaire des 25 ans. Merci les gars. Je la porte sur plein de vidéos juste avant les interviews ou les plateaux comme je parle avec mes mains que je peux cogner sur des tables ou autres. Bah j'ai pris l'habitude de l'enlever. Alors vous voyez, c'est assez efficace hein. Le député désamorce la polémique en révélant un le prix de la montre et de la raison pour laquelle il l'a enlevé.

Fin de la séquence de crise. Alors je vous pose une première question Laurent. Comment un chef d'état étranger en est-il venu, pardon, à s'intéresser à la montre d'un député français ? B ça c'est toute la puissance des réseaux sociaux et parfois le risque des réseaux sociaux. Miley lit les messages d'un journaliste argentin installé en France depuis 30 ans. Ce dernier a partagé la vidéo initiale et donc de Boyard à Miley si je puis dire, il n'y a que deux tweets. Mais si monsieur Boyard réagit au quart de tour, ça n'est pas uniquement pour répondre avec gourmandise. On le comprend au président argentin. Il sourit dans sa vidéo mais l'objectif je pense est sérieux.

Il faut conjurer ce que j'appelle le syndrome de la Rolex. Ouais. Sauf que vous venez nous expliquer que lui Boyard, il avait pas une Rolex mais une tisso à moins de 300 €. Oui, mais quelle que soit la couleur de la montre ou la couleur politique, la montre un peu chic et parfois même maintenant la cravate. Ce sont des objets qui sentent le soufre en politique. Le publicitaire Jacques Segala le le sait très bien. Vous vous en souvenez, en 2009, le président Sarkozy était accusé d'être bling bling. Écoutez ce que disaient ces gela. Comment peut-on reprocher un président d'avoir une Rolex ? Une Rolexe ? Enfin, tout le monde a une Rolex.

Si à 50 ans on a pas une Rolexe, on a quand même renté sa vie. Effectivement, il y a eu un il y a eu un effet boomerang. euh cacher ces montres que je ne saurais voir, on ne plaisante pas avec le signe extérieur de luxe ou de richesse. Mais si Louis Boyard a réagi aussi rapidement, c'est peut-être aussi au fond Adeline parce que les insoumis eux-mêmes ont joué avec les montres de leurs adversaires. C'était dans 2023 au mois de mars. Emmanuel Macron était en pleine interview au 13h et il a enlevé sa montre pendant l'interview.

Et bien regardez la réaction de Clémence Geté, la collègue et les filles de Louis Boyard à l'époque, je cite, elle dit "Au moment de parler des smicars qui n'ont jamais autant gagné de pouvoir d'achat, il retire Emmanuel Macron discrètement sa jolie montre de luxe sous la table." Même expression, hein, montre de luxe. Et qu'est-ce qui s'était passé après ? Alors, énorme polémique parce qu'on parlait d'une montre à 80000 € enfin c'est monté assez loin et assez haut. Et donc à ce moment-là, l'Élysée comme Louis Boyard réagit et tort le coup à la fake news. Non, le président ne portait pas de Rolex. Deux, comme Louis Boyard, on sort le ticket de caisse.

C'est une Bell and Rose en partenariat avec le groupe de sécurité de la présidence de la République. 2400 € au maximum. C'est quand même une belle montre he, je ne conteste pas. 3 comme Louis Boyard, l'entourage du président emploie exactement le même argument et ça c'est piquant quand même. Il n'a pas enlevé sa monte pour la cacher, mais parce qu'elle venait de taper brutalement contre la table, c'est exactement la même chose. Alors moralité et j'en arrête là, je je m'arrête là. Louis Bayard ne porte pas les mêmes montres que le président de la République, mais quand il est accusé à tort, il n'a pas de problème pour porter les mêmes éléments de langage. Merci Laurent.

On passe à la question qui fâche montre là. Et j'accueille sur ce plateau Marie-Christine d'allos, député LR du Jura. Bonsoir et merci d'être là au côté de Jean-René Casneu, député ensemble pour la République du GS et Aurélien Lecoque, député la France insoumise du Nord. Bonsoir à tous les trois. Héritage. C'est un parfum entêtant qui flotte à l'Assemblée nationale depuis quelques jours alors que les députés ont donc commencé à examiner le budget 2026 revient avec insistance ce débat sur la taxation de l'héritage. En commission, les députés se sont d'ailleurs penchés sur de nombreux amendements visant les droits de succession. C'est Thbo Enoc qui ose poser ce soir la question qui fâche.

La question qui fâche ce soir va faire trembler les murs. Ce que se transmettent les Français de génération en génération. Le pavé est jeté par la présidente de l'Assemblée. Moi, je pense que il faut taxer davantage les héritages, notamment des héritages en rebond, c'est-à-dire des héritages qui comme ça passent de génération en génération. Vous savez le le truc qui vous tombe du ciel, il y a un moment où ça suffit. Une question tombée du ciel en plein débat budgétaire et qui divise les parlementaires. Le sens politique de madame Bron Pié euh est égal à zéro. Je crois que ça traduit une déconnexion totale des réalités françaises.

À partir d'un certain seuil, euh je pense qu'il y a moyen d'avoir une contribution plus forte. Bien évidemment, c'est un sujet sensible. Des députés partagés mais tous prudents. Et pour cause, la taxation des successions est très impopulaire auprès des Français. 74 % la juge déjà trop élevée. C'est ridicule. Les gens ont travaillé toute leur vie, ils ont mis de côté, ils ont acheté euh leur petite maison et puis on va les taxer encore en plus alors qu'ils ont été taxés toute leur vie. Je ne pense pas qu'il soit juste d'empêcher des gens de transmettre leur patrimoine. Voilà. Et c'est pas parce que j'en ai beaucoup à recevoir, croyez-moi.

Et c'est bien là le paradoxe, car 3/4 des successions en ligne directe ne sont en réalité soumises à aucune imposition. Dans ce débat autant psychologique qu'économique, les experts nous lèguent pourtant des chiffres éclairants. Les successions représentent désormais les de tiers du patrimoine des Français. Une rente qui connaît un effet boule de neige car la progression des prix de l'immobilier est bien plus forte que celle des salaires. La reproduction sociale est aussi en question. Sur l'ensemble des 500 plus grandes fortunes de France, la proportion d'héritiers s'établit à 43 %.

L'enjeu est d'autant plus important qu'un phénomène inédit se profile, ce qu'on appelle la grande transmission. Dans les 15 prochaines années, plus de 9000 milliards d'euros de patrimoine détenus par les générations âgées vont passer entre les mains de leurs descendants. Alors, la question qui fâche ce soir est la suivante : faut-il taxer davantage les héritages ? Et je poserai même la question d'une autre façon, si vous voulez bien. Faut-il taxer davantage ce que l'on reçoit sans l'avoir gagné ? En fait, c'est plus qu'un débat politique, c'est même philosophique. Quand on parle de taxer l'héritage, d'abord de quel héritage parle-t-on ? Jean-René Casneu. Ce reportage là très bien expliqué.

Il y a un grand paradoxe, c'est que moi j'ai pas tout à fait le même chiffre, mais 85 % des Français ne payent pas de taxe au moment des héritages et pourtant 75 % des Français sont contre l'augmentation des droits de de de succession. Pourquoi ? il y a une valeur sentimentale affective très importante qui est attachée à ça. C'est la grand-mère qui voula ses meubles, c'est effectivement la maison de campagne qui a été hérité. Donc il y a une valeur affective extrêmement forte. Donc il faut probablement, je crois toucher à à ce sujet parce que vous l'avez dit, il y a une accumulation de de richesse. On peut aussi dire que les choses ont changé.

on hérite beaucoup plus tard ce qui pose aujourd'hui un problème et aussi de nouvelles formes de famille de famille recomposée où tout ça n'a pas été prévu par la loi. Donc moi, je crois qu'il faut faire évoluer notre fiscalité sur le sujet mais en étant extrêmement prudent. On regarde Mais la prudence vous la vous la fixez à quel seuil ? Non mais on est déjà c'est seuil je bien il y en a qui vont augmenter les seuils, mais on est déjà en en marginal aujourd'hui à 45 %. C'est le taux à ma connaissance le plus élevé d'Europe. Donc on est on est déjà sur un taux marginal qui est qui est qui est extrêmement important.

Donc voilà, imaginez qu'on puisse passer à 55 60, c'est du confiscatoire, ça ne passera pas. Aurélien Leco je je vous vois sourire. Ce qui est important dans l'impôt, c'est le consentement à l'impôt aussi. Alors, la première chose qu'il faut commencer par dire, c'est ce que vous avez dit, c'est que la plupart des Français non seulement ne paient pas d'impôts sur l'héritage, mais surtout n'héritent de rien. 67 % des Français n'ont pas d'héritage ou un héritage inférieur à quelques milliers d'euros. Ils ne sont donc pas concernés. Mais vous comprenez que eux ont peur quand même d'être taxé.

On peut on peut montrer quand même les taux d'imposition aujourd'hui sur les taux de taxation sur l'héritage. Quand vous héritez de 8000 € vous êtes quand même taxé de 5 %. Non non parce que vous avez un abattement de 100000 € par enfant, c'està-dire en ligne directe, c'est la c'est la majeure partie de l'héritage et par enfant. C'est-à-dire que et je voudrais rassurer là-dessus tout le monde, les personnes qui ont une maison de famille, la maison des parents, celle pour lesquelles on nous dit que les parents ont travaillé toute leur vie et qu'ils veulent cider, celle-là en général, dans la majeure partie des cas, n'est pas imposée ou très peu imposée.

Si vous avez une maison à 200000 € et que vous avez deux enfants, il y a aucun frais de succession dessus et personne ne propose de changer cela. Donc je le redis, ce ne sont pas celles et ceux qui touchent peu qui ont des petits héritages ou qui ne touchent rien qui doivent être impactés. Pourquoi on parle de l'héritage et pourquoi c'est important ? Parce qu'il y a une infime partie de la population 01 % les 01 % les plus riches de ce pays ont eux des héritages qui sont 180 fois l'héritage médian. C'est ça l'héritage qui tombe du ciel dont par le un héritage en moyenne pour cela de 13 millions d'euros. C'est 180 fois ce que la personne médiane touche.

Et ces héritages de 13 millions et de plus, ils sont taxés en réalité à moins de 10 % parce que il y a tout un phénomène d'évitement possible. Et je termine juste par là en disant pourquoi c'est un problème, c'est un problème parce que si sur les hyper si les hyper riches on ne fait rien dans les 30 prochaines années, c'est 180 milliards qui vont manquer. C'est la fameuse grande transmission dont parlait Thbo Enoc dans le reportage qu'on vient de voir. Et enfin, c'est aujourd'hui le principal problème des inégalités, des reproductions, des richesses. On parle souvent des salaires pas assez hauts, mais entre les plus pauvres et les plus riches, l'écart de salair, il est de 1 à 14.

On parle ensuite des patrimoines. On en a beaucoup parlé ces derniers temps. Les entre les plus pauvres et les plus riches. L'écart de patrimoine, il est de il va de 1 à 162. Pour l'héritage entre les plus pauvres et les plus riches, on va de 1 à 2000. Rendez-vous compte que les neuf derniers milliardaires, les neuf personnes qui sont devenues milliardaires en dernière en France 7 sont des supers héritiers. Ils ne doivent donc pas leur fortune d'allos fulmine. Je voudrais lui donner la parole. Épuisé de ce débat, on l'a donné les français aussi.

On aussi on l'a depuis lundi matin en commission des finances et moi cette vision égalitariste tout le monde la même chose le même revenu le même patrimoine je ne je ne crois pas que ce soit ce que veulent les français mais il il demande aussi une justice fiscale. J'entendais mon collègue. Moi je voudrais vous donner deux chiffres. En 2011 les recettes des droits de succession en France c'était 7 milliards d'euros. D'accord milliards d'euros. Je rappelle qu'en 2012, quand François Hollande est arrivé, la première mesure qui a été prise, c'est justement d'augmenter les droits de succession et de limiter les abattements justement en transmission directe.

Et en 2023, on est passé donc de 7 milliards à 16,6 milliards qu'on arrête de nous dire qu'aujourd'hui c'est pas une recette importante, c'est 16,6 milliards en 2023. Bien sûr, mais on peut tout imaginer. Je suis désolée. Il y a un moment donné en France, je crois qu'on est dans les pays, à part l'Espagne, je crois, et puis euh je sais plus quel autre pays, mais euh on est dans les pays les plus taxés au niveau euh héritage. Il y a des pays que vous citez souvent en exemple monsieur euh le représentant de la France, vous parlez, vous citez souvent la Norvège, la Suède, l'Autriche, ces pays-là, c'est zéro droit de succession. En France, une moyenne vous c'est ce que vous proposez.

Vous voulez j'ai pas dit zéro. J'ai pas dit zéro. Je dis on reste à l'état actuel mais on ne bouge pas parce que il y a un amendement de la France insoumise après l'article 3 qui m'a terrifié mais littéralement terrifié. Ça veut dire il accès à partir de 329000 €. Vous cédez un patrimoine immobilier, vous avez un seul enfant. Alors bien sûr, on peut imaginer quatre enfants, ça passe bien. Vous avez un seul enfant, vous avez un patrimoine immobilier à partir de 329000 € vous étiez taxé à 36,2 %. Madame, mais c'est c'est Non non non mais attendez, c'est le patrimoine constitué pendant une vie professionnelle. Une maison atteint facilement 329000 €.

On on l'avait vu d'ailleurs ces dernières années quand vous allez sur la côte atlantique, il faut juste parce que on peut pas on peut pas laisser penser que une tranche Mais non, on peut pas laisser penser que une tranche d'imposition, je suis désolé, c'est un peu complexe mais il faut que tout le monde comprenne bien parce que c'est comme ça que ça fonctionne. Lorsque vous dites "Oui, un patrimoine à 320 à 320000 € il est taxé à 36 %." C'est pas le cas. Pourquoi ? Parce que le principe d'un barem, c'est d'abord que il y a un abattement de 100000 dans notre proposition de barem. dont vous parlez, nous proposons de porter cet abattement à 120000.

Donc déjà sur vos 3200, vos 3200 il y a 1200 à 4500, il y a 120000 sur lequel vous ne vous ne payez rien. D'accord ? Donc on est ensuite sur 200000 et ensuite ces 200000 ils ne sont donc pas dans la tranche à 36 %. Il passe d'abord dans la première tranche puis la seconde. Donc on taxe à 36 % uniquement la partie qui est au-dessus en réalité de plus de 400000 €. Et bien je suis désolé que les personnes qui qui lguent plus de 400000 € il est normal qu'elles y participent. Pourquoi ? Parce que leurs enfants n'ont pas participé à produire cela.

Mais ils ont peut-être vu leurs parents peur et bien c'est bien pour cela que il y a une transmission possible qui est très peu imposée pour les transmissions classiques pour celle de 90 % des Français et que pour les ultra riches ceux qui transmettent notamment plus d'un million d'euros oui ce n'est pas normal qu'on soit riche de père en fils et que dans notre société pour devenir riche il faut bien choisir ses parents ou naître avec une cuillère en argent dans la bouche. Vous faites des mathématiques mais vous n'écoutez pas les Français.

Les Français nous disent avec insistance qu'ils ne veulent pas qu'on touche à à cet héritage pour des raisons qui sont je la réalité pour que vous la dévoyz pas. Non non mais sociologique il y a aussi un moteur qui est extrêmement important. Vous travaillez aussi pour laisser quelque chose pour vous dit monsieur ou écoutez moi j'ai mérité de dettes de mes parents. Ouais, je pas si on vous dit je raisonne aux limites. Si on vous dit euh que vous ne toucherez que vous pouvez léguer rien 100 % qu'est-ce que vous faites ? Non non bien sûr je raisonne aux limites. Qu'est-ce que vous faites ? Vous arrêtez de bosser vous consommez ce que vous avez.

Vous avez pas ce moteur, après moi le déluge, vous avez pas ce moteur et c'est un moteur extrêmement important pour notre économie puissant que de se dire je travaille parce que je vais aider mes enfants et je vais aider mes petits-enfants c'est normal, c'est naturel, c'est ça me paraît ça me paraît assez humain. Puis dernier point dernier point monsieur monsieur je vous ai écouté euh quand on parle de ces très gros patrimoines et c'est un vrai sujet ça nous interpelle touche moi je personne peut rester indifférent ça mais ces patrimoines économiques Ouais c'est pas des gens qui lèguent 1000 maison c'est des gens qui lèguent une entreprise.

Et donc là on se pose la question donc si on a une taxation trop forte sur les entreprises l'entreprise d'abord ça met en difficult là on est dans le pacte du trail pacte du trail niche fiscale créée en 2003 pour faciliter la transmission d'une entreprise des gros les gros les gros pron c'est ça hein et si on les taxe trop et ben on a évidemment un risque de fuit il y a déjà donc avec le pacte du trait il y a déjà une grosse exonération sur la transmission des entreprises attend un rapport de la Cour des comptes qui a calculé que la perte de la recette fiscale avec cette niche s'élèvera l'année prochaine à 4 milliards d'euros. Est-ce que le pacte du trail a pas raté sa cible ?

Je moi je veux bien répondre. Bien sûr que non. C'est c'est dire c'est extrêmement important que le patrimoine économique industriel de notre pays reste en France si vous voulez. Et donc si vous avez une imposition qui est trop importante, al on peut discuter du seuil évidemment, mais si vous avez une imposition trop importante, ça oblige ceux qui hérite de l'entreprise à vendre une part significative de cette entreprise. Ils vont le vendre au au au celui qui va leur proposer le plus d'argent. Et donc c'est un risque que de patrimoine de voir le patrimoine partir à l'étranger. Part à l'étranger.

Je voudrais qu'on dise un petit mot du plan Épan retraite dont dispose aujourd'hui 11 millions de français. Il se trouve qu'un amendement a été adopté là en commission cette semaine pour obliger les les titulaires d'un plan épargne de retraite à le liquider dès leur départ à la retraite pour limiter justement les transmissions sans fiscalité. L'objectif, c'est d'éviter que le PER ne soit conservé jusqu'au décès du titulaire pour pour permettre bah au au d'échapper à l'impôt sur le revenu à ceux qui qui héritent entre guillemets du du plan épargne retraite. Vous Aurélien Lecoc, vous vouliez carrément interdire le le plan épargne de retraite.

Encore une fois 11 millions de Français en ont souscrit. À qui vous parlez quand vous voulez interdire un plan épargne retraite ? Alors, je veux dire les choses clairement sur le plan épargne retraite. L'objectif pour nous, c'est pas de dire tous les gens qui ont un plan épargne retraite aujourd'hui euh doivent le fermer, voir leur économie confisquée et cetera. Ce n'est pas l'objectif. Ce que nous disons avec le plan épargne retraite, c'est d'une part qu'une infime partie des gens qui ont des plans épargne retraite aujourd'hui l'utilise à des fins successorales. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que l'argent qui est mis dedans est défiscalisé au moment du dépôt.

C'est tout l'intérêt du plan et par une retraite et ce pourquoi les gens l'ouvrent. Mais au décès, s'il n'a pas été l'argent qui est dedans n'a pas été utilisé, alors à ce moment-là, il est transmis sans être fiscalisé. C'est que c'est de l'argent sur lequel aucun impôt n'aura été payé à aucun moment. Et nous ne trouvons pas ça normal. Pourquoi ? parce que ça concerne les utilisateurs les plus riches du pacte du tril, pas les 11 millions. Les personnes qui ont qui font un pacte du qui font pardon qui font un per qui font un plan épargne retraite parce que ils ont peur d'avoir une trop petite retraite.

Ces personnes-là en réalité et bien quand elles arrivent à la retraite elles dépensent l'intégralité de ce qu'il y a dans le plan épargne retraite. Attendez, je viens sur le deè il y avait il y avait deux je viens le le l'amendement sur la succession et le fait de devoir le liquider avant la retraite, c'est pour éviter justement que les plus que les plus riches qui ont des des plans et par une retraite ne payaient pas d'impôt à la succession. Maintenant je viens un sur le fond du plan. Mais oui, il y avait il y avait deux questions.

Alors juste d'un mot juste d'un mot rapidement, pourquoi nous contestons le principe du plan épargne retraite et nous disons pas qu'il faut le fermer mais vous venez de l'exliquer. Non, le plan épargne retraite, on l' on en conteste le principe parce qu'il sert à développer une retraite par capitalisation. C'est dire que d'un côté on détruit se rassurer peut-être pour ces vieux jours si on estime qu'on côté on détruit on détruit la retraite pour tout le monde.

Tout le monde a peur de ne plus avoir de retraite parce que on repousse l'âge sans cesse parce que les pensions diminuent et à côté de ça on pousse les gens à la capitalisation qui met en danger je compte sur vous marine un petit mot très le plan de retraite s'il y a 11 millions de français qui en bénéficient c'est pas 11 millions de riches. Faut arrêter de stigmatiser les gens qui ont mis de l'argent de côté éventuellement pour leur retraite et s'ils n'en ont pas besoin qu'il le transmettent à leurs enfants. Où est le péché originel dans cette vision là ? Moi je ne comprends pas et j'ai une vraie divergence de point de vue avec la France.

Je pense qu'il faudra faire une question qui fâche tout entière consacrée au plan épargne retraite. Merci à tous les trois en tout cas d'avoir été ce soir sur le plateau de chaque voix. Vous pouvez rester là tout de suite, c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale. On va savoir tout ce qui s'est passé au palais Bourbons aujourd'hui grâce à Marco Pomier.

59:39
Non speech

[Musique]

59:45
Locuteur

Marco, bonsoir dans le Bourbon Express. Ce soir, on va commencer B tiens, par la première vraie bataille de cette session parlementaire. Que s'est-il passé ? Oui, une bataille expresse autour d'une proposition de loi pour reporter les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie. Mais cet après-midi, 1 heure après l'ouverture des débats, l'Assemblée a rejeté le texte. Pour 257 contre 105, l'Assemblée nationale a adopté la motion de rejet préalable. En conséquence, la proposition de loi est rejetée. Rejeté avec les voix des députés du camp présidentiel, de la droite et du qui était pourtant favorable au report des élections en Nouvelle-Calédonie. Alors c'est quoi ce micmac ?

Et bien c'est ce qu'on appelle à le vote à front renversé pour accélérer l'examen du texte dans le parcours législatif. Ils l'ont déjà fait he le coup avec la loi du plomb au point que ça s'appelle faire une dup. Et pourquoi ils ont fait ça alors ? Expliquez-nous. Et bien pour contourner dit l'obstruction parlementaire de la France insoumise. Le groupe avait déposé plus de 1600 amendements au texte. Certains disent qu'il aurait fallu un mois pour tout examiner et on a regardé de près à quoi ressemblaient les amendements. Remplace par exemple le 28 juin date du report des élections par le 22 décembre, le 23, le 24 jusqu'en juin. Ils ont fait tout le calendrier en fait. Oui.

Et ça a agacé la ministre des outresemères. Elle s'est adressée directement aux insoumis. Retirez vos amendements. Ayons ce débat conviction contre conviction. De quoi avez-vous peur ? Du processus démocratique. Et du côté de la France insoumise et bien on a dénoncé l'attitude du bloc central. Voici venu le grand centre de la démocratie. Ils ne veulent pas débattre, pas discuter, pas argumenter, pas prendre la peine d'entendre une voix qui ne leur convient pas. Alors, ils activent un 493 parlementaires. Motion de rejet sur leur propre texte. Depuis la loi du plomb, on connaît la chanson CMP, vote final sans amendement ni débat.

Et ça réagit pendant ce temps-là en plateau, mais vous l'avez entendu hein, le texte file directement en CMP en commission mixte paritaire entre députés et sénateurs avant un dernier vote des deux chambres. Et pendant ce temps, notre marathon budgétaire continue en commission des finances. Où en est le compteur de Marco, le compteur des amendements ? le point juste avant d'entrer sur ce plateau, il en reste Adeline 264. Au départ, il y en avait plus de de 1500 hein à examiner sur ce budget 2026 et parmi les votes du jour, un amendement défendu par vous Jean-Ren Casneu pour taxer davantage les gafames ces géants du numérique avec un taux passant de 3 à 15 %.

En attendant donc le débat se poursuit ce soir en commission des finances. Les débats devraient finir dans la nuit. Ensuite, le texte filera dans l'hémicycle à partir de vendredi où tout sera rediscuté. On continue, Marco, avec une petite devinette. Oui, pour vous, hein. Si je vous dis euh que monsieur Métro va devenir monsieur Train, vous me répondez. Castex. Jean Castex bien sûr. Bravo. Ancien patron, actuel patron de la RATP, ancien premier ministre. Aujourd'hui, le Parlement a largement validé sa nomination à la tête de la SNCF. Son nom avait été proposé par Emmanuel Macron.

entre les deux, c'est un allé simple sans correspondance et ce matin, l'amoureux des trains avait un peu de mal à respecter les temps, à rester à l'heure. Monsieur le premier ministre, en 3 minutes s'il vous plaît. Oui, rien que ça. Bon, si je réponds à tout, jeis pour que moi je mais moi je ferai ça toute la nuit si vous déjà dit la dernière fois. Bon, la gestion des travaux, je dois vous êtes ministés désolé aussi. De toute façon, je sais très bien qu'avec monsieur Duffau, vous pouvez passer des nuits et des nuits à parler du train. Voilà. Voilà. Quand on aime les rails, on ne compte pas les heures à lui-même.

Jeanx Jean Castex en route donc pour succéder à Jean-Pierre Farandou, l'actuel ministre du travail. Et on voulait finir avec un anniversaire qui a été fêté hier à l'Assemblée nationale. Marco, un bel anniversaire Adeline, il y a 30 ans, le 21 octobre 1945, 33 faisaient leur entrée à l'Assemblée. 80 ans he précisément. 80 ans, des ouvrières, des avocats, des institutrices, des journalistes, 33 pionnières et à l'époque c'était une nouvelle donne dans le paysage politique. Regardez comment un journaliste en parlait. Monsieur Tixier SFO dans la cour du palais monsieur Édouard président du parti radical monsieur Louis Marin et puis des femmes, des communistes et des socialistes.

Vous avez remarqué hein le nom sur on présentait les hommes mais on présentait pas les femmes. Hier l'assemblée a donc rendu hommage à trois de ses femmes : Gabriel Perry, Mathilde Gabriel Perry, Germaine Perol et Germaine Poinceau Chapui. Trois plaques ont été inaugurées hier dans l'hémicycle en présence de leurs descendants mais aussi de Yel Brun Pivet la présidente de l'Assemblée. Donc 33 en 1945 80 ans plus tard ça a un peu bougé quand même 208 femmes députées aujourd'hui mais on pas la moitié encore. C'est beaucoup mieux mais encore loin de de la parité. Bron Piv, première femme présidente de l'Assemblée nationale, peut en témoigner et pour elle le combat continue.

Il faut que les femmes s'engagent, il faut qu'elles ose il faut qu'elle se présente aux élections. La nation aujourd'hui telle qu'elle est, c'est 50 % de femmes, 50 % d'hommes. Donc il faut continuer ce combat ardemment. Il n'a pas de couleur politique. Il n'est pas il est multigénérationnel mais rien ne serait pire aujourd'hui que se dire "C'est bon, Yel Bron Pivet, elle est élu présidente de l'Assemblée nationale, le combat est gagné. Ça n'est pas vrai. Voilà un combat qui un combat qui se mène donc dans les têtes mais aussi dans les lois. Merci Marco et merci à nos trois députés d'avoir été ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci Laurent, merci Loup.

On vous lit demain dans Paris Match avec à la une semaine demain en kiosque de Paris Match. Nicolas Sarkoziier et Carla Brunni leur confidence avant incarcération. L'épreuve chaque voix compte revient demain à 19h30. Cette émission est bien sûr rediffusée à 23h30 et en replay sur le site de lcp.fr. FR. Dans un instant, c'est évidemment Debadoc avec Jean-Pierre Gracien. Je vous souhaite une excellente soirée et je vous dis à demain.

1:05:37
Non speech

[Musique]