Nicolas Dupont-Aignan invité sur Sud Radio (30 mars 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10FerméeRéponse directe
Interview à distance, vous respectez le confinement Nicolas Dupont-Aignan ou pas ?
- 0:20RelanceRéponse directe
Oui mais en même temps vous travaillez, vous vous déplacez non ?
- 0:33OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous voulez précisément sur la nationalisation de ces entreprises ?
- 1:46FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous avez obtenu une réponse pour l'instant ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous voulez exactement ? Qu'est-ce qui vous fait dire que ce confinement n'est pas assuré ?
- 4:33OuverteRéponse directe
Est-ce que nous avons suffisamment de policiers pour faire respecter ce confinement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueFait
« je voudrais qu'on évite d'avoir du retard comme on en a eu sur les masques et les tests, sur les médicaments, sur la fameuse chloroquine, sur par exemple les bouteilles d'oxygène. »
- 1:20Invité politiqueFait
« une entreprise qui fabrique de la chloroquine, la seule en France, qui est en redressement judiciaire, mais qui fonctionne toujours. »
- 2:11Invité politiqueFait
« face à l'inaction du gouvernement, parce qu'il faut appeler un chat un chat »
- 3:50Invité politiqueFait
« l'Europe a été incapable de faire respecter ses frontières, incapable d'avoir les masques, incapable d'avoir les tests. »
- 5:01Invité politiqueChiffre
« Il y en a un nombre insuffisant, mais le ministre a dit qu'il en avait transféré 37 millions, on ne les voit pas sur le terrain. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Moi je me réjouis qu'il y ait ces commandes, je les ai demandées le 26 janvier. »
- 5:49Invité politiqueChiffre
« ça voudrait dire 1 milliard sur 14 semaines, comme l'a promis le gouvernement, ça voudrait dire 70 millions de masques importés par semaine. »
- 5:57Invité politiqueChiffre
« L'avion d'Air France, on nous a dit 18 millions, 5 millions. »
- 6:57Invité politiqueFait
« les entreprises textiles, qui sont tout à fait capables de reconvertir leurs lignes. »
- 9:19Invité politiqueFait
« J'ai demandé que l'on relance la pharmacie centrale des armées pour produire les principes actifs des médicaments dont nous dépendons actuellement de la Chine et de l'Inde. »
- 9:34Invité politiqueFait
« le Premier ministre, avant-hier, nous dit je suis très inquiet sur les importations de principes actifs, de médicaments et de pénurie. »
- 12:44Invité politiqueFait
« La Corée du Sud a fait une politique de test qui a permis de réduire le taux de mortalité. »
- 14:00Invité politiqueFait
« Il y a ceux qui réussissent et il y a ceux qui ne sont rien. Ceux qui réussissent sont planqués et ceux qui ne sont rien, c'est eux qui font tourner le pays. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- Présentateur21 %
- ?3 %
≈ 14,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il
est 7h44, le petit déjeuner politique ce matin, c'est Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Patrick Roger. Interview à distance, vous respectez le confinement Nicolas Dupont-Aignan ou pas ?
Ben oui, heureusement, c'est comme tout le monde. Si on ne montre pas l'exemple, comment voulez-vous que ça marche
?
Oui mais en même temps vous travaillez, vous vous déplacez non ?
Je travaille par téléphone, je vais à l'Assemblée quand il y
a
une séance et je travaille beaucoup par téléphone toute la journée.
Voilà,
respect du confinement et nationalisation de deux entreprises. Vous avez carrément déposé jeudi soir un référé au Conseil d'État. Qu'est-ce que vous voulez précisément ? Tout d'abord sur la nationalisation de ces entreprises.
Écoutez, je voudrais qu'on évite d'avoir du retard comme on en a eu sur les masques et les tests, sur les médicaments, sur la fameuse chloroquine, sur par exemple les bouteilles d'oxygène. Et je suis convaincu qu'on ne sortira de cette crise que si on est capable de produire nationalement. C'est-à-dire d'arrêter de dépendre d'importations qui sont aléatoires, qui nous ont mis dans une difficulté considérable. Et je voudrais qu'un jour on anticipe. Or le gouvernement est toujours en réaction mais jamais en anticipation. Et donc j'ai demandé, il y a deux entreprises, il y
a
une entreprise qui fabrique de la chloroquine, la seule en France, qui est en redressement judiciaire, mais qui fonctionne toujours. Je voudrais qu'on produise, comme l'a décidé Trump pour les États-Unis, en attendant le verdict des scientifiques, mais qu
'on
ne
soit
pas à court de chloroquine dans 15 jours quand on nous dira « Ah, c'est peut-être bien ». Et puis je voudrais que l'entreprise qui fabrique de l'oxygène, des bouteilles d'oxygène, soit réouverte, les salariés y sont prêts, de manière à ce qu'on ne soit pas dépendant de l'étranger.
Oui, alors normalement on vous devait avoir une réponse du Conseil d'État dans les 48 heures, un référé. Est-ce que vous avez obtenu une réponse pour l'instant ?
Pas encore, j'espère qu'il siégera aujourd'hui. Je remarque qu'en Guadeloupe, le tribunal administratif a été saisi par les syndicats de la même façon pour qu'il y ait les tests suffisants en Guadeloupe et qu'il a obligé l'État, au nom du respect du droit à la vie, à prendre les mesures. Donc il
y a
un moment où face à l'inaction du gouvernement, parce qu'il faut appeler un chat un chat, et moi j'en ai assez de la propagande qu'il y a partout, une propagande incroyable dans certaines chaînes de télévision, et bien quand on est sur le terrain, parce que j'ai beau être confiné, nous avons un réseau debout la France dans tout le pays, et je constate quoi ? Je constate que les soignants sont à bout, qu'il n
'y a
pas les masques, qu
'il n'y a
pas les tests, qu'il y
a
des problèmes logistiques, et qu'il
y a
un moment où il faut peut-être que notre pays s'organise différemment.
Oui, et sur le respect du confinement, parce que là aussi vous avez saisi en référé le Conseil d'État, Qu'est-ce que vous voulez exactement ? Qu'est-ce qui vous fait dire que ce confinement n'est pas assuré, Nicolas Dupont-Aignan ?
J'en ai assez de voir à la télévision des images où on voit deux policiers à Paris, dans des beaux quartiers, et puis qu'est-ce qui se passe dans nos banlieues ? Et moi je remarque que quand on habite une cité, on est condamné à avoir des petits voyous qui ne respectent rien, et à terme avoir des foyers. Moi j'ai énormément de plaintes, tiens encore hier une dame qui habite à Vigneux, dans un quartier populaire, et qui me dit, moi je suis enfermé avec mes quatre enfants dans un tout petit appartement, je respecte le confinement, et le terrain de foot en bas est plein de jeunes qui jouent, et la
police ne vient pas ? Alors visiblement, c'est
un peu mieux,
il y a
des témoignages, Nicolas Dupont-Aignan, c'est un témoignage que vous avez, mais visiblement c'est un peu mieux respecté dans les quartiers difficiles, comme vous le dites, de plus en plus le confinement.
Peut-être, mais enfin pas vraiment, il ne
faut
pas arrêter de... Il y a un moment où il faut un confinement pour tout le monde, il ne faut pas de deux poids, deux mesures, et entre nous, moi je vais vous parler franchement, le confinement n
'est
qu'une solution provisoire. Il faut quand même que les Français sachent qu'il
y a
confinement en Europe, parce que l'Europe a été incapable de faire respecter ses frontières, incapable d'avoir les masques, incapable d'avoir les tests. Les pays d'Asie, et je pense à des pays pourtant très ouverts sur le monde, Singapour, Hong Kong, Taïwan, la Corée du Sud maintenant, ont eu des confinements beaucoup plus légers, parce qu'ils ont fermé leurs frontières, comme je l'avais redemandé très tôt, parce qu'ils avaient le nombre de masques suffisant, et il faudra en sortir du confinement. Donc le confinement n'est pas en soi, il est indispensable aujourd'hui,
il
faut le faire respecter, mais il faut prévoir la sortie du confinement. Un pays développé doit pouvoir, avec les masques, avec les tests, avec le contrôle des frontières, on peut éviter le confinement le plus dur.
Oui. Et est-ce que nous avons suffisamment de policiers pour faire respecter ce confinement, ou est-ce que, comme le disent certains, il faudrait que l'armée puisse être dotée éventuellement de pouvoir de police par endroit ?
Je
ne crois pas trop à l'armée pour faire respecter le confinement, ils vont faire quoi ? Ils vont tirer sur les personnes. Je crois plutôt à l'armée pour distribuer les masques, parce que ça fait un mois qu'il
y a
un problème logistique scandaleux, où on n'arrive pas à distribuer des masques qui existent. Il y en a un nombre insuffisant, mais le ministre a dit qu'il en avait transféré 37 millions, on ne les voit pas sur le terrain. Et donc, moi j'aurais utilisé l'armée pour distribuer les masques, pour éviter que cette chaîne logistique est
complètement foireuse. C'est peut-être ce qui va se
passer, Nicolas Dupont-Aignan,
non, c
'est peut-être ce qui va se passer, puisque Édouard Philippe et Olivier Véran ont annoncé qu'un milliard de masques de protection et plusieurs millions de tests rapides ont été commandés qu'ils devraient bientôt arriver.
Oui, mais excusez-moi de t'attendre un peu rabat-joie. Moi je me réjouis qu'il y
ait
ces commandes, je les ai demandées le 26 janvier. Non, 26 janvier, je ne
sais
pas si vous réalisez. Mais simplement, on dépend d'une logique d'importation. Le Premier ministre l'a reconnu d'ailleurs, il a dit, il y
a
une commande mondiale, les usines chinoises ne peuvent pas tout produire, on va essayer. Et ça voudrait dire 1 milliard sur 14 semaines, comme l'a promis le gouvernement, ça voudrait dire 70 millions de masques importés par semaine. L'avion d'Air France, on nous a dit 18 millions, 5 millions. Donc vous voyez bien l'étendue des dégâts. Je vous dis moi une chose très simple. Il faut remettre l'industrie textile qui existe, il
y
a des entreprises qui doivent bien être capables de produire des masques. Il faut réquisitionner, il faut augmenter la production nationale. On ne s'en sortira pas autrement. Or le gouvernement est toujours encore dans une logique d'importation. Si on ne repart pas sur des bases de production nationale, on sera toujours dépassé parce que...
Oui, mais ça ne peut pas se faire
du jour au lendemain. Est-ce que vraiment ça peut se faire du jour au lendemain, Nicolas Dupont-Aignan ? En vous entendant, on a l'impression qu'on peut transformer des usines du jour au lendemain qu'elles fabriquent je ne sais trop quoi aujourd'hui en fabriquant des masques ou d'autres appareils respiratoires. C'est quand même quasiment irréalissable ça, non ?
Pas
du tout, ça dépend des produits. Évidemment, les appareils respiratoires, les tests,
c
'est beaucoup plus difficile. Mais les masques... Enfin, écoutez, nous
avons contacté à debout la
France des Vosges, les entreprises textiles, qui sont tout à fait capables de reconvertir leurs lignes. Mais simplement, elles n
'ont
jamais été appelées. Elles attendent et elles ne vont pas le faire d'elles-mêmes. Il faut que l'État mette de l'argent pour produire. Une entreprise qui a déjà des problèmes immenses de droit de retraite de ses salariés, qui a des problèmes de trésorerie, vous pensez bien qu'elle ne
va
pas se mettre à produire des masques comme ça par hasard ? Il faut donc une logique de planification. Il faut une logique de mobilisation de nos entreprises. Et si l'État ne le fait pas, qui va le faire ? Donc,
ce que je dis, je n'ai pas de solution
miracle, soyons précis. Je ne dis pas que c'est facile. Je dis simplement que nous sommes un pays, d'ailleurs, c'est très intéressant malheureusement, tous les pays qui ont beaucoup de morts, ce sont les pays
qui
n'ont pas contrôlé leurs frontières, ce sont les pays qui n'ont plus d'industrie nationale suffisante.
Et
vous voyez d
'ailleurs
que l'Allemagne, le Japon, la Corée, la Chine ont remis en production des usines, ont transféré des productions. Il faut donc qu'on ait un impératif de production nationale. Si on veut sortir de ce confinement, on ne
va
pas y rester pendant six mois. Et
là,
comment est-ce que c'est possible ? Il faudrait que le gouvernement opère comment ? Parce qu'il n'y a pas que des réquisitions et nationalisations comme vous l'avez évoqué tout à l'heure. Des entreprises peuvent rester quand même dans le privé.
Mais bien évidemment, je ne suis pas pour tout nationaliser. Je suis pour qu'à un moment, dans une guerre, il
y
ait des réquisitions. Et je demande au gouvernement de changer de logique, c'est-à-dire de courir après des importations qui n'arrivent pas, ou qui sont très difficiles à obtenir. Et c'est bien ce qu'il a fait sur le milliard de masques. Très bien, je le demande depuis le 26 janvier, encore une fois. Mais
simplement... Donc là, vous applaudissez quand même.
Mais j'applaudis. Mais je ne suis pas là pour critiquer, je suis là pour qu
'il
y
ait
des résultats.
Le
problème de fond aujourd'hui dans le pays, c'est qu'il y
a
un décalage entre la parole publique, entre ce que vous entendez à la télévision et ce que vous vivez sur le terrain.
C
'est tout ? Nicolas Dupont-Aignan, le Premier ministre a également dit que le moment venu, les leçons seront attirées de la crise. Vous êtes favorable dans l'immédiat à cet appel, justement, à l'Union nationale face à la crise ?
Mais l'Union nationale, si c'est pour couvrir l'absence de décision, l'incapacité à agir, je ne vois pas l'intérêt. L'Union nationale, si c'est pour faire des propositions, oui. Nous avons été réunis trois fois par le Premier ministre. Nous avons été un certain nombre à faire des propositions très concrètes. Je me souviens de la première réunion à Matignon, le 27 février. J'ai demandé que l'on relance la pharmacie centrale des armées pour produire les principes actifs des médicaments dont nous dépendons actuellement de la Chine et de l'Inde.
Il
n
'y
a jamais eu de réponse. Donc, aujourd'hui, le Premier ministre, avant-hier, nous dit je suis très inquiet sur les importations de principes actifs, de médicaments et de pénurie. Ça fait deux mois qu'on demande, avec un certain nombre de personnalités politiques, que là aussi, on ait un effort de relocalisation urgente. Chaque jour perdu peut être un danger demain. Et pourtant, le
Premier
ministre lui-même a dit qu'il n'y avait pas eu de retard à l'allumage. C
'est complètement faux, mais on ne
va
pas polémiquer. Il y aura une commission d'enquête, et je veux dire, ce gouvernement sera comptable devant la haute cour de justice.
Oui. Nicolas Dupont-Aignan, les routiers appellent à exercer leur droit de retrait à partir de ce matin, avec des syndicats qui mettent la pression sur le gouvernement pour qu'ils réquisitionnent des aires de repos, des restaurants, mais qu'ils interdisent aussi les transports non essentiels. Est-ce que le gouvernement doit aller dans ce sens, quitte à paralyser peut-être davantage sur un plan économique le pays ?
Vous
savez, on revient toujours à cette question des masques. Pourquoi je suis un obsessionnel sur les masques depuis deux mois
?
C'est parce que je connais la situation.
J
'ai un parent qui habite à Hong Kong.
À
Hong Kong, il n
'y a
pas eu de confinement. Les bars sont ouverts. Tout le monde porte un masque. Et il y a des tests,
des
contrôles des frontières, et quand quelqu'un arrive de l'étranger, il est mis en quarantaine. Ce que je veux dire aux Français,
c
'est qu'on a le confinement. Maintenant, il faut absolument que ce confinement ne soit pas l'unique solution. Il faut compléter. Donc les routiers, ils demandent quoi ? Ils demandent le bon sens absolu. Ils demandent qu'il
y ait
un minimum de protection. Et tout dépend de ça. Donc l'affaire des masques, l'affaire des tests, l'affaire des médicaments de main, l'affaire de la production nationale sont absolument essentielles. Alors, le gouvernement, heureusement, a changé d'avis sur les masques. Il y a un mois, on nous disait, ou même 15 jours,
on
nous disait que ça ne servait à rien. Alors qu'en Asie, c'est la protection la plus élémentaire avec le lavage de mains. Donc, heureusement, il y
a
des évolutions. Moi, je me réjouis. Mais on a l'impression, comment vous dire, qu'il faut répéter pendant des semaines avant qu'il y ait une réaction. On attend d'un gouvernement une anticipation. Et les routiers, ils demandent quoi ? Comme beaucoup de travailleurs, vous avez dans des usines des travailleurs qui font des... qui travaillent sur des productions pas essentielles et dans d'autres endroits, des goulots d'étranglement. Il faut absolument que l'on protège les travailleurs. Il faut aussi qu'ils aient des primes supplémentaires. Il faut qu'on arrête la distribution des dividendes aux actionnaires. Il y a un moment où il faut prendre des décisions.
Oui. Et juste, d'un mot quand même sur ce que vous avez dit, Nicolas Dupont-Aignan, concernant le Premier ministre tout à l'heure. La haute cour de la justice, vous, vous allez évidemment vous continuez ce recours de la haute cour de justice ?
Non,
nous, nous ne l'avons pas fait. Mais ce que je veux dire, c'est qu'un gouvernement est responsable devant les Français. Le temps des responsabilités viendra. Là, l'enjeu, ce n
'est
pas de faire des procès d'attention, de dire ceci, cela. L'enjeu, en tout cas, à Debout la France, c'est de proposer des solutions
concrètes,
rapides.
Donc,
pas
de recours à la haute cour de
justice, alors, pour Debout la France. Il
y en a déjà
des médecins. Non, non, mais bien sûr, mais vous...
On
verra
le temps venu. Moi, ce que je veux, c'est que le gouvernement réagisse, que le gouvernement anticipe, qu'on s'inspire des pays où ça a marché. La Corée du Sud a fait une politique de test qui a permis de réduire le taux de mortalité. Je vais vous donner un autre exemple. Il
y
a un pays qui anticipe aujourd'hui. Il faudrait réquisitionner des chambres d'hôtel pour qu'on ne mette pas dans les familles des gens malades qui contaminent leurs proches. Il y
a
des solutions qui sont en train d'être étudiées en Espagne, en Angleterre. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a des solutions qui existent ailleurs qui peuvent être importées en France et qui sont intelligentes.
Le mot de la fin avec Cécile Ménibus, Nicolas Dupont-Aignan. Cécile
? Cécile ? Oui, pardon. Oui, je suis là.
Je voulais vous demander est-ce que vous soutenez l'action finalement de la CGT qui a déposé un préavis de grève pour le manque de protection face au coronavirus ?
Écoutez, je pense que la grève serait une catastrophe supplémentaire. Donc, je n
'ai
pas envie qu'il
y ait
la grève. Mais face à cette espèce de surdité totale du gouvernement, eh bien, on en arrive à des situations extrêmes qui ne sont pas possibles. On ne peut pas faire grève aujourd'hui. Mais en revanche, il y
a
un problème de considération. Il y
a
un problème de protection de nos ouvriers. Il y a deux catégories de Français. Et jamais les inégalités n'ont été ici élevées dans le pays. Il y a ceux qui travaillent, les fameux ceux qui n'étaient rien du président de
la
République. Vous savez, dans la gare,
il
y a ceux qui réussissent et il
y
a ceux qui ne sont rien. Ceux qui réussissent sont planqués et ceux qui ne sont rien, c'est eux qui font tourner le pays. Et donc, moi, ce que je demande, c'est l'interdiction des dividendes aux actionnaires. C'est une prime exceptionnelle pour ceux qui travaillent et c'est des protections prioritaires. Et c'est comme ça qu'on assurera l'unité nationale. Parce que sinon,
la
société va se fracturer dangereusement et on n'a pas besoin de ça.
On a besoin d'être tout
unis. Oui, merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Boulas-France et député de l'Essonne qui était l'invité ce matin du petit déjeuner politique de Sud Radio. Sous-titrage ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan