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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 9 décembre 2019 14 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesEurope & internationalInstitutions & élections

Appel à manifester contre la réforme des retraites le 10 décembre 2019

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 60 %Défensif 40 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « Il y avait au minimum 200 000, 250 000 personnes. »
  • 3:34Invité politiqueChiffre
    « un chiffre qui avait été de 5 milliards d'euros d'économies que l'on verrait – peut-être, je ne sais pas quoi – d'ici 1 an, 2 ans ou 3 ans qui avait été lancé par un institut mystérieux qui s'appelle l'iFRAP »
  • 4:55Invité politiqueFait
    « 7, 8 personnes, qui faisaient partie soi-disant d'un service d'ordre du tout petit groupuscule qui s'appelle Solidaires, qui est un démembrement du syndicat SUD, et qui nous ont empêché de vouloir entrer plus avant dans la manifestation »
  • 11:24Invité politiqueFait
    « la réforme des retraites n'est absolument pas indispensable, que c'est un véritable hold-up et un scandale sur les régimes spéciaux »
  • 12:07Invité politiqueChiffre
    « Des études autrement plus sérieuses que celles de l'iFRAP ont été conduites, qui ont prouvé que la réforme des retraites telle que voulue par Macron, à la demande de l'UE, pourraient entraîner, selon les situations, une perte de pouvoir d'achat allant de 15% à 23% »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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François Asselineau

Mes chers compatriotes. Nous sommes ce soir le dimanche 8 décembre 2019. Je souhaite faire avec vous un petit bilan de la journée du 5 décembre, qui a été émaillée par des manifestations à travers toute la France contre la réforme du régime des retraites voulue par le gouvernement français, et également vous parler de la suite des événements. Le 5 décembre a été une journée de manifestations massives, – je crois – qui a même surpris, en fait, les pouvoirs publics, qui ne s'attendaient pas à une aussi forte mobilisation. Moi... Nous étions... À l'UPR, nous avions organisé une manifestation à Paris. Et nous avons pu constater qu'il y avait un monde considérable.

Il y avait au minimum 200 000, 250 000 personnes. Le boulevard de Magenta, qui va de la place de la République jusqu'à Barbès-Rochechouart, était noir de monde. Et l'on n'avançait pas. Nous avons été présents là-bas. Nous avons eu donc quelques centaines de personnes de l'UPR qui étaient présentes. C'était un bilan mi-figue mi-raisin, puisque j'aurais aimé que davantage d'adhérents et de sympathisants se mobilisent. Rappelons-nous que le 1er mai, nous avions eu plusieurs milliers, 5 000 ou 6 000 personnes qui étaient venues. Là, c'était nettement moins. Il faut avouer qu'il faisait froid. Il faut avouer surtout que c'était un jour de semaine.

Et il faut avouer surtout encore que les transports ne fonctionnaient pas et qu'il était donc très difficile de se déplacer. Néanmoins, nous avons été présents sur place. Et je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui sont venus. Nous avons eu également le plaisir de constater que nos analyses passent de mieux en mieux.

Je ne compte plus le nombre de passants qui sont venus me voir : soit des passants totalement anonymes, soit des passants qui arboraient des sigles de syndicats connus, comme la CGT ou bien SUD, ou bien encore l'UNSA ou la CFDT, et qui sont venus me voir pour me féliciter personnellement, me remercier de mes analyses et des analyses que faisait l'UPR, nous inviter à continuer. Je ne compte plus également le nombre de personnes soit de syndicats, soit même d'autres partis politiques, ou des personnes qui avaient appelé à voter pour tel ou tel...

Je me rappelle avoir discuté notamment avec un monsieur qui était un pro-Mélenchon, qui me disait qu'il était tout à fait d'accord, en tout cas, sur le fait qu'il fallait sortir de l'UE et le Frexit. Ce que d'ailleurs ne propose pas, bien sûr, M. Mélenchon. Mais c'est une autre histoire. Le faire comprendre, c'est difficile. Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nos analyses ne cessent de gagner, de se développer, d'être reprises par de plus en plus d'esprits. Les gens commencent à comprendre pourquoi nous sommes dans cette situation. Les gens commencent à comprendre que Macron, comme Hollande, comme Sarkozy, ce ne sont en fait que des exécutants.

Et notre présence était donc extrêmement bienvenue, puisque nous étions là non pas pour taper uniquement sur Macron, Philippe et Delevoye, mais pour expliquer à tous les passants que le mal vient de plus loin et de plus haut. Il vient de l'UE. On a d'ailleurs appris ces jours-ci que l'UE et la Commission européenne avaient discrètement fait passer des messages de soutien à Emmanuel Macron et d'incitation à ce qu'il tienne bon – comme ils disent – la barre de la réforme des retraites.

On a repris d'ailleurs, à cette occasion, un chiffre qui avait été lancé en juin 2018, au moment d'une réunion des chefs d'État et de gouvernement de l'UE, qui avait insisté sur le fait que la France devait procéder à ces réformes des retraites : un chiffre qui avait été de 5 milliards d'euros d'économies que l'on verrait – peut-être, je ne sais pas quoi – d'ici 1 an, 2 ans ou 3 ans qui avait été lancé par un institut mystérieux qui s'appelle l'iFRAP, sur lequel j'invite toutes celles et tous ceux qui m'écoutent à aller se renseigner.

Notamment, il y a eu un très bon article du magazine Marianne pour démasquer ce qu'est cet institut iFRAP, qui n'est absolument pas scientifique, qui est financé par de mystérieux donateurs. On croit comprendre qu'il y a derrière cela notamment la 108e fortune privée française. Un institut qui n'a de recherche que le nom, puisqu'en réalité, il n'y a qu'une poignée de personnes qui sont là-dedans, qui ne sont pas des chercheurs. Jamais aucun article n'a fait l'objet d'une publication dans une revue de recherche économique. Et jamais de débat contradictoire entre des experts ayant des points de vue différents.

En fait, il s'agit tout simplement d'une officine de lobbying, qui a annoncé – ça a été repris par la presse généreusement – que la réforme des retraites permettrait d'économiser 5 milliards d'euros. Pour la petite histoire, lorsque l'on va voir d'ailleurs les comptes 2018 de cet institut iFRAP, on constate qu'il est passé au cours de l'année 2018 la bagatelle de plus de 600 fois dans les grands médias, c'est-à-dire presque 2 fois par jour. Je me prends à rêver ce que serait l'influence et la notoriété de l'UPR si nous bénéficions d'une telle sollicitude des grands médias. En attendant, eh bien nos analyses progressent. Et c'est le point très positif de cette journée.

À peine entachée par un problème que nous avons eu, qui a d'ailleurs été répercuté sur les vidéos qui ont été prises, les captations en direct prises par Fabien Semat : responsable d'UPR TV, que je remercie ici. À peine émaillée par une poignée d'individus : 7, 8 personnes, qui faisaient partie soi-disant d'un service d'ordre du tout petit groupuscule qui s'appelle Solidaires, qui est un démembrement du syndicat SUD, et qui nous ont empêché de vouloir entrer plus avant dans la manifestation, au motif que l'UPR était des nationalistes, des fascistes, etc. Et ils l'ont fait avec une violence latente et des menaces physiques qui faisaient quand même un petit peu froid dans le dos.

{{Une ou deux personnes :} Les fachos, cassez-vous ! Les fachos, cassez-vous ! Les fachos, cassez-vous ! {En chœur :} Cassez-vous ! Cassez-vous ! Cassez-vous ! Cassez-vous ! Cassez-vous !} Quand on pense que ces personnes se réclament d'être solidaires... Mais solidaires avec qui, dans la mesure où ils refusent absolument de comprendre nos analyses, qu'ils ne connaissent d'ailleurs même pas ? C'est un point quand même important et grave sur lequel je voudrais insister. La situation se tend en France. Et il est inadmissible que lorsque l'on veut manifester, il y ait des petites officines qui soient chargées d'empêcher ceux qui disent la vérité aux Français.

Je mets au défi quiconque, et en particulier les personnes qui ont essayé de nous empêcher d'être présents... Je les mets au défi de trouver, depuis 12 ans et demi qu'existe l'UPR, une seule analyse, une seule proposition qui témoignerait du fait que l'UPR serait si peu que ce soit un mouvement fasciste et nationaliste. En réalité, ces gens ne veulent pas savoir. Ils sont endoctrinés. Et ils obéissent en réalité à des officines qui ne correspondent absolument pas, d'ailleurs, à ce que pensent les syndiqués.

Il y avait un gouffre extraordinaire entre cette petite poignée de nervis et les syndiqués appartenant à des syndicats connus qui sont venus nous voir pour nous remercier de nos analyses et pour leur avoir ouvert les yeux. {— {François Asselineau :} Vous faites quoi, vous ? — Merci beaucoup. — Il y a M. Asselineau ! — Moi, je suis CGT. — CGT ! — Oui, voilà.} {— Et moi, je le dis toujours, mais ils vous ont coupé ! Ils vous montrent que très peu à la télé. — Bah oui ! C'est pour ça qu'on passe... On n'est jamais à la télé. — Et vous avez raison de faire votre Youtube, là. — Bah oui. — Vous avez raison de faire votre Youtube, parce qu'après, on partage et tout.

Et il faut continuer.} {— Nous, les syndicats, les gilets jaunes et le peuple ! — Et là, on est tous ensemble. Il y a même la police qui manifeste. — Mais tout ça, ça fait un grand seul bloc ! C'est le peuple ! — Bah oui, c'est diviser pour régner. — Le peuple, on est en colère. — Diviser pour régner. — On est en colère. — Même la police. — On veut tout simplement l'abandon du projet. — Oui, mais au-delà de ça, il faut que les Français, ça soit eux qui décident. Il y en a marre que ce soit la BCE qui nous dise... — Nous sommes dans la rue ! Nous sommes tous la rue ! Descendez tous dans la rue ! — Voilà. — Mais oui, on descend tous dans la rue. — Tous dans la rue !

Restez pas dans votre canapé ! — Exactement. — Voilà ! — C'est Laurent qui vous le dit. Oh, c'est bon, je vous remercie. — Et d'abord, François Asselineau, c'est le meilleur. Il a tout compris, mais on l'empêche de parler. Et là, faut se bouger, les gars ! C'est pas en parlant dans les cafés, tout ça. Il faut vraiment se bouger.} {— Si vous avez aimé De Gaulle, vous aimerez Asselineau. Dans tous les cas, les gens dorment, je suis fatigué. — Il faut les réveiller. Il faut espérer, quand même. — Mais la presse, elle est en danger. — Eh bah oui. — On est en retard. — Bah je sais ! — On est très en retard. — Bah pourquoi on est là, nous ? — J'ai vu l'avenir de la France avec toi.

— Bonjour monsieur. — Bonjour ! — Je vous suis sur Internet. Et je trouve que c'est bien, ce que vous faites. — Ah, c'est bien, c'est gentil. — Vraiment parfait. — C'est très gentil. — J'aurai l'occasion de vous croiser à ma...} {— M. Asselineau, comment ça va ? Le travail, super ! — Merci, c'est gentil ! — Merci aussi !} {— Merci beaucoup, c'est gentil. Bon courage à vous. J'espère que vous allez vous représenter. — Bah bien sûr ! — Oh, c'est gentil. Quand les gens comprendront vraiment, ils ouvriront les yeux. Bon courage, en tout cas.} {— Salut, ça va ? — Ça va, et toi ? — Salut, ma poule ! — Ah, comment ça va ? Ça va ? — La forme ? — Ça va ? — C'est bien, t'es dans les bonnes manifs.

— Ah bah oui ! Ça va ? — Gardez-le, c'est un mec bien. — (Rire)} Je ne voudrais pas faire un bilan qui soit uniquement parisien. Je voudrais remercier toutes celles et tous ceux, tous les adhérents et sympathisants de l'UPR, qui se sont mobilisés en province, où l'on a compté des panneaux, des pancartes UPR. Pas seulement donc à Paris, pas seulement donc boulevard de Magenta, mais également dans un certain nombre de villes. Je citerai notamment Albi, Arras, Aurillac, Belfort, Brest, Caen, Chambéry, Lille, Metz, Nancy, Nantes, Nice, Quimper, Rennes, Strasbourg, Cayenne en Guyane, Saint-Denis de La Réunion. Et puis j'en oublie certainement encore.

Là où il y avait quand même plusieurs dizaines, voire même plus d'une cinquantaine de manifestants selon les villes. Alors merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont mobilisés. Maintenant, nous sommes donc le dimanche 8 décembre. Et il y a un nouvel appel à manifester mardi 10 décembre. Ça sera probablement à peu près à la même heure à Paris. Eh bien nous allons y participer de nouveau. Je lance ici un appel à toutes celles et à tous ceux qui m'écoutent.

Qu'ils soient adhérents de l'UPR, qu'ils soient sympathisants, électeurs, je les appelle à se mobiliser et à essayer de se mobiliser bien sûr avec nous, puisque nous sommes la seule force présente dans ces manifestations à montrer aux passants et au public que la véritable origine, ça n'est pas Macron, ça n'est pas Hollande, ça n'est pas Sarkozy, ça n'est pas Édouard Philippe, ça n'est pas Delevoye. La véritable origine, c'est l'UE, notre appartenance à l'euro.

Je rappelle ici – et nous pouvons le rappeler – que la réforme des retraites n'est absolument pas indispensable, que c'est un véritable hold-up et un scandale sur les régimes spéciaux, avec des professions, à la SNCF par exemple, ou bien les avocats, ou bien les kinésithérapeutes, etc., etc., toutes ces professions qui ont un régime spécial qui est certes peut-être parfois un peu plus favorable, mais qui est la contrepartie d'efforts qui ont été faits par les générations antérieures. On pointe du doigt les régimes de retraite, les régimes spéciaux à EDF, GDF ou bien à la SNCF.

On oublie simplement de préciser que les rémunérations pendant la vie active des personnels d'EDF, GDF ou de la SNCF étaient inférieures à ce qu'elles étaient ailleurs. Donc c'est un scandale de dénoncer ces régimes spéciaux.

C'est un scandale plus grand encore que de vouloir tout unifier avec le système des points, parce que tout le monde sait que le système des points, une fois qu'il serait appliqué à l'ensemble des salariés français, à l'ensemble des Français, sauf bien entendu aux anciens présidents de la République ou à telle ou telle catégorie de parlementaires, eh bien une fois que ce système de points aurait été établi pour tous les salariés, eh bien progressivement, il suffirait que le point fixé par l'État augmente moins vite que l'inflation pour, progressivement, eh bien spolier des dizaines de millions de retraités et de futurs retraités.

Des études autrement plus sérieuses que celles de l'iFRAP ont été conduites, qui ont prouvé que la réforme des retraites telle que voulue par Macron, à la demande de l'UE, pourraient entraîner, selon les situations, une perte de pouvoir d'achat allant de 15% à 23% de pouvoir d'achat au moins pour les retraités. C'est évidemment inadmissible. Et nous manifesterons à côté des syndicats et d'autres partis politiques, même si nous ne sommes pas d'accord avec eux sur d'autres choses. Nous manifesterons notre présence et notre refus d'une telle iniquité.

J'appelle donc ici toutes celles et tous ceux qui m'écoutent à franchir les obstacles du froid, franchir les obstacles de la difficulté de se déplacer avec les grèves des transports, et à venir. Nous mettrons dans quelques heures le lieu précis de rendez-vous pour ce qui concerne la manifestation parisienne. D'ici là, vive la République et vive la France.