"Extrêmement déterminé" pour la présidentielle, Édouard Philippe envisage un référendum sur les retraites s'il est élu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelles sont vos différences avec Gabriel Attal ?
- 0:33OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français peuvent encore entendre l'Ukraine comme un sujet capital après tant d'années de guerre ?
- 1:37RelanceRéponse directe
Certains disent qu'il faut faire des économies sur l'aide militaire à l'Ukraine. Vous recommandez de faire des économies sur la sécurité ?
- 3:21OuverteRéponse directe
Est-ce paradoxal de faire de l'Ukraine un sujet existentiel quand on laisse exprimer des propos pro-russes en France ?
- 4:19OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous tireriez des conclusions personnelles sur la présence de Xenia Fedorova sur CNews ?
- 6:45RelanceRéponse partielle
En octobre dernier, vous aviez appelé Macron à démissionner. Face à l'instabilité mondiale, ne regrettez-vous pas ces propos ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueFait
« 'est un sujet capital. »
- 1:59Invité politiqueFait
« Je ne recommande pas de faire des économies sur notre sécurité dans un monde dangereux »
- 2:53Invité politiqueFait
« Est-ce que l'Europe a intérêt ou non à soutenir l'Ukraine ? »
- 4:07Invité politiqueFait
« Moi, j'ai été donné un message de soutien et d'engagement personnel et politique. »
- 5:22Invité politiqueFait
« Je ne sais pas si c'est un message bizarre, mais ce que je sais, c'est que je suis allé à Kiev alors que Moscou disait aucun diplomate ne doit rester en Ukraine »
- 7:04Invité politiqueFait
« On aurait pu aussi dire qu'un président nouvellement élu avec une majorité stable aurait pu mettre en place un certain nombre de réformes dont nous avons besoin. »
- 8:40Invité politiqueFait
« Je pense que la France a du retard à rattraper »
- 10:42Invité politiqueFait
« La moitié des habitants de la ville du Havre vivent dans ce qu'on appelle la ville basse c'est-à-dire la ville qui se trouve au niveau de la mer »
- 13:39Invité politiquePromesse
« Je souhaiterais que l'on puisse faire un référendum sur la règle d'or. »
- 14:39Invité politiquePromesse
« probablement travailler plus longtemps et peut-être pas de façon uniforme tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans »
- 15:02Invité politiqueFait
« si nous voulons préserver notre modèle social et préserver notre modèle de financement des retraites compte tenu de notre négographie, nous allons devoir travailler plus longtemps »
- 15:58Invité politiquePromesse
« il va falloir accepter l'idée qu'on travaille un peu plus longtemps, et que chacun travaille un peu plus longtemps »
- 22:49Invité politiqueFait
« je n'ai pas enfreint la loi et je suis innocent. »
- 23:15Invité politiquePromesse
« aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera d'être candidat à l'élection présidentielle. »
Temps de parole
- Édouard Philippe59 %
- Locuteur non identifié14 %
- Locuteur non identifié 214 %
- Locuteur non identifié 313 %
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le grand entretien. Nous recevons donc ce matin le maire du Havre, candidat à l'élection présidentielle avec vos questions, évidemment, vos remarques chers auditeurs au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Bonjour Edouard Philippe. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter. Alors qu'à moins d'un an de l'élection présidentielle, la campagne s'accélère, Gabriel Attal est lui aussi candidat désormais. Quelles sont vos différences ? On en parlera, on prendra aussi des nouvelles de votre projet massif, je mets des guillemets qui se fait toujours attendre. Mais d'abord, Edouard Philippe, vous êtes rentré hier d'un séjour à Kiev, en Ukraine.
Vous avez rencontré le président Zelensky. Vous dites vouloir inscrire l'Ukraine comme un des grands sujets de la campagne présidentielle. Est-ce que les Français peuvent encore l'entendre ? Après tant d'années de guerre, est-ce que vous pensez vraiment pouvoir les convaincre que ça reste un sujet capital ? C
'est un sujet capital. Je pense que tout le monde en France et probablement tout le monde en Ukraine préférait que ce sujet soit derrière nous, préférait qu'on arrive, qu'on revienne à une paix qui permette à l'Ukraine de vivre souverainement. Mais la vérité, c'est que là-bas, c'est encore la guerre. Il y a une ligne de front où les combats sont acharnés et au-delà de la ligne de front, y des bombardements, il y des missiles, il y des drones et il y a des morts. Et donc, la guerre est encore
et manifestement, pour quelque temps, aux frontières de l'Europe. Et
je pense que personne en Europe
et
donc personne en France ne peut se désintéresser de ce qui se passe à notre frontière extérieure parce que c'est un élément important de notre sécurité. voyez
Edouard Philippe que pour la première fois en février dernier moins d'un Français sur deux était favorable à un soutien à l'Ukraine. Vous avez des formations politiques que vous allez d'ailleurs affronter à l'occasion de l'élection présidentielle qui disent que s'il faut faire des économies il faut commencer sur l'aide à l'Ukraine. Quand on demande comme vous des économies importantes certains vont vous dire qu'il faut commencer sur l'aide militaire qu'on donne aux soldats ukrainiens je
ne recommande pas de faire des économies sur notre sécurité dans un monde dangereux vraiment pas, d'ailleurs quand j'étais premier ministre et depuis la France a consacré plus de moyens à sa défense et je pense que vu la dangerosité du monde,
elle a bien fait
ce qui se passe en Ukraine,
c
'est à la fois une question de principe et une question d'intérêt
c
'est une question de principe, l'Ukraine c'est un pays libre, souverain, agressé par la Russie, qui rentre sur son territoire par la force et qui veut la soumettre à sa volonté. Bon, il y a une question de principe. Est-ce qu'un pays libre, souverain,
en
l'occurrence une démocratie, probablement imparfaite, c'est vrai, mais enfin une démocratie qui veut se rapprocher de l'Europe, peut être agressée et conquise par la Russie. Première question de principe. Moi, je considère que la France, elle est dans son rôle, elle est dans sa voix lorsqu'elle dit que ça n pas acceptable et lorsqu'elle aide un pays à défendre sa liberté et sa souveraineté. Et puis, il une deuxième question, au-delà de la question de principe, c'est une question d'intérêt.
Est
-ce que l'Europe a intérêt ou non à soutenir l'Ukraine ? La vérité, c'est que la volonté de puissance russe,
telle
qu'elle s'exprime, avec un recours à la force, a notamment pour objectif, ce n pas son seul objectif, mais a notamment pour objectif de fragiliser l'Europe.
Plus l'Europe est faible, plus
l'Europe est inquiète, plus l'Europe est soumise, mieux Moscou se porte. Et donc, je pense qu'il est dans notre intérêt de montrer que nous sommes un bloc uni et que nous sommes capables d'aider nos alliés, nos cousins, en l'occurrence nos frères ukrainiens, à se défendre.
Alors vous parlez d'affaiblir l'Europe,'est la volonté de Moscou. On a justement une enquête du Monde qui souligne l'influence d'une propagandiste du Kremlin, Xenia Fedorova, ancienne patronne de RT France, aujourd'hui chroniqueuse sur CNews, sans contradiction, sans transparence sur son pédigré. Cette même Xenia Fedorova dit à votre sujet « La visite d'Edouard Philippe à Kiev envoie un message bizarre, puisqu'il faudrait dialoguer avec la Russie. Est-ce que ce n pas un peu paradoxal de faire de l'Ukraine un sujet existentiel quand on laisse en France exprimer ce genre de propos venus tout droit de Moscou ? J'ai entendu les propos de cette
dame que je ne connais pas. Je ne sais pas si c'est un message bizarre, mais ce que je sais, c'est que je suis allé à Kiev alors que Moscou disait aucun diplomate ne doit rester en Ukraine, aucun étranger ne doit être à Kiev parce que nous allons bombarder. Franchement, n'inversons pas les rôles. Moi, j'ai été donné un message de soutien et d'engagement personnel
et politique. Mais qu
'est
-ce
que
vous pensez de la présence large de cette personne sur une antenne qui est très regardée ?
Le message bizarre, me semble-t-il, c'est plutôt ce qu'elle relaie. Ensuite, je ne la connais pas, et moi je suis totalement en faveur de la liberté d'expression, quels que soient les médias qui s'expriment. Ça ne pas dire que je suis toujours d'accord avec, mais je n pas de problème avec ça. J'observe néanmoins que cette dame, qui n'est pas ressortissante française,
s'exprime, qui
n'est pas journaliste d'ailleurs non plus je crois, qui n pas de carte de presse s'exprime de façon très récurrente en effet sur un certain nombre de médias français
dont
les propriétaires sont d'ailleurs parfois extrêmement soucieux d'expliquer que l'immigration ça suffit elle a une carte de séjour et elle vient parler en France en s'exprimant en général contre le gouvernement ou contre la position française et en se faisant le relais
à
dessein ou non des positions russes
je
trouve ça curieux et je les ai trouvés
plus j'ai trouvé ces médias plus promptes à défendre l'intérêt de la France dans d'autres occasions. Mais juste Edouard Philippe poursuivre la logique puisque vous parlez de sa carte de séjour, ça veut dire qu'il faudrait quoi qu'elle s'en aille qu'elle quitte la France ? J'ai pas dit ça, je trouve que les étrangers qui
sont accueillis sur le territoire national et qui vivent dans un pays de grande liberté d'expression où ils peuvent même critiquer le gouvernement qui les accueille et le pays qui les accueille je trouve que, encore une fois les propriétaires de CNews et du JD News et de je ne sais quels organes de presse dans lesquels s'exprime cette dame sont souvent beaucoup plus durs et beaucoup plus exigeants avec la présence sur le sol d'étrangers
en France ça c'est une critique en règle notamment des médias possédés par Vincent Bolloré est-ce que vous en tirerez des conclusions personnelles en disant, moi comme je vois effectivement cette dame, Xenia Fedorovac, qui est officie à l'antenne je n'irai pas sur CNews, je ne donnerai pas d'interviews aux médias qui lui donnent la parole ? Écoutez, je dois avouer que je regarde, que je ne regarde jamais ces news. Mais là, c'est pas regarder, c'est participer à des interviews.
Et il ne vous aura pas échappé que j'y vais rarement. Je renonce pas à aller sur un média en disant j'irai sur tous les médias pendant la campagne pour exprimer ce que je pense. Mais après, les gens prennent leur responsabilité, encore une fois. Et il est clair
que relayer à
Paris les positions de la Russie c'est critiquer la position de la France et bien moi je considère que la position de la France sur l'Ukraine elle est bonne
et je veux la défendre et je veux la poursuivre Un tout dernier mot sur le sujet Edouard Philippe, en octobre dernier en pleine crise politique vous aviez appelé Emmanuel Macron à démissionner pour qu'une présidentielle anticipée soit organisée, quand on voit ce chaos du monde que vous décrivez en Ukraine on pourrait aussi parler de ce qui se passe en Iran est-ce que vous ne vous dites pas avec le recul face à cette instabilité mondiale, heureusement qu'en France il y de la stabilité est-ce que vous regrettez ces
propos ? On aurait pu aussi dire qu'un président nouvellement élu avec une majorité stable aurait pu mettre en place
un certain
nombre de réformes dont
nous avons besoin. pas le scénario le plus plausible. C'est ce que vous dites, mais je pense encore une
fois que quand la clé de voûte des institutions met en danger les institutions, et en tout cas provoque leur instabilité permanente pendant trois ans, il est utile d'en tirer les conséquences. J'ai dit ce que je pensais, je n'avais
aucun
doute sur le fait que ce que je disais ne serait pas suivi des faits s'agissant du président de République. aujourd'hui la question est sérieuse moi je soutiens le président de république quand il dit des choses que je crois juste,
je
le soutiens totalement dans l'actualisation qu'il a fait de la doctrine nucléaire française, son discours qu'il a prononcé à Brest est un remarquable discours sur ses propos
Edouard, vous voyez bien que ça vous parle vous avez aussi dit attendez, vous avez aussi dit lorsqu'il dit des choses que
j'estime juste,
je le soutiens
quand il fait des erreurs et des erreurs qui me paraissent mettre en danger la
stabilité des institutions je le dis aussi mais est-ce que vous ne regrettez pas d'être passé pour peut -être un responsable politique avec une forme d'hypocrisie qui dit je ne dois rien à Emmanuel Macron qui demande à ce qu'il s'en aille alors même que vous lui devez beaucoup.
Monsieur Duhamel je ne regretterai jamais de dire des choses que je pense Très bien Edouard Philippe, ça ne vous a pas échappé la France vit un épisode de chaleur, de canicule précoce, inédit vous qui avez été le premier ministre qui a abandonné la taxe carbone, l'idée de mettre en place une taxe carbone, qui a vu son ministre de l'écologie Nicolas Hulot démissionné ici même en direct à la radio est-ce que vous vous dites que vous avez du retard à rattraper sur cette question de l'écologie, du changement climatique ? Je pense que la France a du retard à rattraper elle
avance c'est difficile de le dire aujourd'hui parce qu'aujourd'hui on est confronté à un événement climatique qui donne le sentiment qu'on n pas prêt et du reste on a encore beaucoup de travail à faire mais elle avance
Est-ce que ça fera l'objet de mesures massives dans votre programme ? Je vais vous répondre et en plus je vais vous répondre parce que je pense que le sujet que vous évoquez c un sujet qui est extrêmement important nous
avons avancé, la France parle pas de moi la France a avancé, on a réduit nos émissions de CO2, on a lancé des plans d'adaptation il se passe des choses, regardez toutes les villes en France, elles ont lancé des plans d'adaptation à la transformation climatique il se passe des choses dans notre pays, nous avançons est-ce que nous avançons assez vite
pour
faire face à une transformation aussi massive probablement pas, probablement pas je veux bien l'entendre, donc
Donc
il est clair que nous devons avancer, il est clair que l'enjeu de la transformation climatique, de l'adaptation à cette transformation climatique, est un enjeu politique qu'on ne peut pas nier. J'observe, dans le spectre politique tel qu'il s'exprime aujourd'hui, que vous avez d'un côté,
à la droite extrême, des
gens qui continuent à être climato-sceptiques, qui continuent à expliquer que non, vraiment, c'est vraiment pas un sujet, on a déjà vu ça. Vous avez des gens qui
continuent, soit
très fermement, soit indirectement, à nier la réalité du problème. et vous avez à l'extrême gauche, à LFI, des gens qui disent il y un énorme problème, mais vous inquiétez pas si on est élu, on arrête le nucléaire il n'y pas de solution sans le nucléaire pour lutter face à la transformation climatique il n'y a pas, et d'ailleurs j'observe que dans les pays proches de la France qui s'étaient engagés, à mon avis à mauvais escient dans cette voie, je pense par exemple à la Belgique on est revenu en arrière parce que nécessité fait loi donc le
plan d'électrification avancé ça
me
convient
? ce sujet est un sujet
qu
'on ne peut pas méconnaître, c'est un sujet important j'en ferai un enjeu majeur dans la campagne nous devons impérativement décarboner notre production d'énergie et nous devons
dans le même temps
lancer un grand plan d'adaptation partout,
les communes, les régions l'Etat, ça justifiera la dépense
publique et de la dépense privée, un grand plan d'adaptation permettez-moi juste de vous donner un exemple les grands discours sont bien, les exemples sont toujours mieux,
je
suis maire d'une ville, le Havre, qui a 168 000 habitants, la moitié des habitants de la ville du Havre vivent dans ce qu'on appelle la ville basse c'est-à-dire la ville qui se trouve au niveau de la mer
dans
les plans d'urbanisme il est inscrit d'ores et déjà la possibilité d'une submersion littorale à l'horizon 2100
vous allez me dire 2100 j'aurai 130
ans en 2100, je ne serai probablement plus là mais lorsque vous êtes
un
responsable politique, votre fonction ce n pas simplement de penser à l'urgence c'est de penser à demain, voire à après-demain à vos enfants
et
aux enfants de vos enfants si on n'adapte pas nos villes littorales à la transformation climatique
on
s'expose dans 30 ans dans 40 ans à des déconvenus majeurs. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui pour adapter ça ? C'est bien de faire du droit,'est bien de dire on va limiter la densité à tel ou tel endroit. Mais on doit penser aussi des investissements, on doit penser des outils de protection, on doit penser de la recherche technologique pour veiller à protéger nos villes. Donc, le sujet est extrêmement sérieux, je le traiterai complètement, sérieusement, et très loin des postures qui nient d'un côté au Rassemblement National ou qui ne bouclent pas du côté
de LFI. Sur les postures et les propositions avant de parler politique, on voudrait juste essayer de comprendre ce qui se passerait dans les jours qui suivraient votre éventuel arrivée à l'Elysée, puisque là encore vous avez esquissé ce à quoi ça pourrait ressembler, vous avez donc évoqué une dissolution, ça c'est logique, pour avoir tenté d'avoir une majorité, puis des référendums et notamment sur les retraites. Alors là, Edouard Philippe, il faut clarifier ce point, parce que si vous faites un référendum sur les retraites après avoir été élu, ça veut dire que si vous perdez ce référendum, il n a pas de réforme des retraites pendant 5 ans. Le sujet que j'évoque,
c'est qu'est-ce qui se passe dans une campagne
électorale pour
répondre à l'équation dont je ne suis pas sûr qu'elle sera l'équation présidentielle de 2027, mais enfin qui a été l'équation présidentielle en 22, en 17 et en 2002 c'est-à-dire une victoire
d
'un candidat contre l'extrême droite grâce à un rassemblement de voix qui ne sont pas unanimes c'est le moins qu puisse dire et qui sont même franchement opposées au premier tour
il
me semble qu'une bonne façon de ne pas
donner
le sentiment de piéger les électeurs qui au deuxième tour font le choix de celui ou de celle qui lutte contre l'extrême droite c'est de leur laisser la possibilité de s'exprimer sur un certain nombre de...
Donc vous faites campagne sur des propositions, vous ne prenez pas ça comme une sorte de mandat et vous leur reposez la question
un mois après. Et donc je pense que dans le système actuel politique avec les blocages de la société française il est impératif de réutiliser d'utiliser à nouveau l'outil référendaire. Et je propose de profiter de l'élection législative qui se tiendra mécaniquement après
l'élection présidentielle. perdez sur les retraites Edouard Philippe ? Parce que vous expliquez que c'est la réforme cardinale pour faire des économies. Si vous perdez ? Comment est-ce que vous faites ces économies-là ?
Et je termine. Je vais répondre à votre question. Je suis désolé, mais j'ai besoin d'un petit peu plus de temps que vous pour répondre. C'est comme ça. Et donc, je considère qu'il peut être utile, après l'élection présidentielle, au moment législatif, ou quelques mois après, de proposer aux Français de trancher des questions par référendum. Une des questions que je crois nécessaires de trancher, c'est la question de la règle d'or.
Qu
'est-ce que c'est la règle d'or ? C'est l'idée d'inscrire dans la Constitution une contrainte qui s'applique au gouvernement
et au Parlement pour
voter les budgets en équilibre ou pour revenir à l'équilibre. Ça fait 52
ans de suite. vous vous échappez des retraites. Parce que, d'abord, moi, j'aimerais bien savoir quelle est la question que
vous
poseriez
dans
un référendum sur les retraites.
Je souhaiterais que l'on puisse faire un référendum sur la règle d'or. Sur la question des retraites, on verra comment est-ce que la campagne présidentielle se déroule. Ah, donc c'est plus sûr de faire un référendum ? Je vous ai dit que j'en ferais un sur la règle d'or.
Vous dit en mars, en meeting à Lille, je ferais un référendum sur les retraites. Et que
je peux ensuite
dans
le courant soit de la législative qui viendra, soit après
poser aux français
une question, alors vous savez on ne pose pas des questions référendum on propose un texte de loi
sur des orientations
pour ou contre ce sera ce que je proposerai aux français en matière de retraite et ce sera inspiré de l'idée qu'il faut
mettre
en place un peu de capitalisation obligatoire probablement travailler plus longtemps et peut-être pas de façon uniforme tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans Mais tous un peu plus longtemps
Mais vous avez vu, Edouard Philippe, ce 67 ans, vous colle à la peau Depuis une interview, vous vous donnez à Challenge en disant Ça pourrait être 65, 66, 67 Tous vos opposants disent, Edouard Philippe, c'est la retraite à 67 ans Est-ce qu'Edouard Philippe, son projet de société C'est la réforme des retraites à 67 ans ? Non, monsieur Duhamel D
'abord que les opposants Me critiquent ou caricaturent Des positions que j'ai pu prendre C
'est parfaitement naturel
Ce que je dis, ce que j'assume, parce que je crois que c'est vrai Alors même que je sais que c'est impopulaire c'est que si nous voulons préserver notre modèle social et préserver notre modèle de financement des retraites compte tenu de notre négographie, nous allons devoir travailler plus longtemps, oui,
nous allons devoir
travailler plus longtemps, et c'est pas très agréable à entendre, je le sais, mais nous allons devoir travailler plus longtemps. Est-ce que nous allons tous devoir travailler plus longtemps dans les mêmes conditions ? Non, parce que dans le monde du travail, il y a des gens comme vous comme moi, comme beaucoup d'autres qui ont une façon de s'organiser dans leur travail une liberté d'organisation dans leur travail, ou qui trouvent un sens dans leur travail, qui fait que le travail est moins dur pour tout ça ne dit pas
si un âge légal à 67 ans fait partie
de vos plans. Il faudra qu'il y un âge légal, parce qu'il y une contrainte collective qu'il faut tenir. Je ne crois pas du tout au système dans lequel on renvoie à chacun la possibilité d'équilibrer collectivement le système. On vit dans un système de solidarité. Il faut donc l'équilibrer. Et je considère que oui, il va falloir accepter l'idée qu'on travaille un peu plus longtemps,
et
que chacun travaille un peu plus longtemps. Et ensuite, on peut parfaitement prendre en compte les cas spécifiques, les retraites, les carrières longues, évidemment, ou les différents types de travail. Je vous donne un exemple, encore, puisque c'est vous qui m'avez branché sur le sujet, et c un sujet important. Il n pas très longtemps, j'étais dans le Finistère. Et dans le Finistère, j'ai été visiter une entreprise. Le job des gens qui bossent là-bas, c'est de découper des filets de sardines et de mettre dans des boîtes de conserve. En général, ce sont des femmes. Elles travaillent debout, dans l'humidité, dans le froid. Et franchement, c'est un job dur.
Alors,
il ne pas aller leur expliquer la valeur travail. Je sais très bien que ce job-là, il est difficile. Et il y a beaucoup d'autres. Donc, je sais très bien que quand on subit l'organisation du travail et qu'on n'est pas dans sa propre organisation du travail, c'est plus difficile. Et donc, on doit tenir compte de ça dans une réforme qui, nécessairement, pour équilibrer le système, verra tout le monde travailler un peu
plus. Edouard Philippe, on va citer l'un de vos amis ce matin pour essayer de comprendre un peu mieux comment vous fonctionnez dans cette campagne. C'est Gérald Darmanin qui dit que vous êtes le mieux placé en vue de 2027, qui dit aussi qu'il faudrait que vous puissiez montrer votre envie d'être président. Ça veut dire que, de ce point de vue-là, ça pêche un peu ? Vous êtes trop discret ? Ecoutez, je suis comme je suis. J
'écoute toujours avec beaucoup d'attention ce que disent mes amis et j'écoute même souvent avec beaucoup d'attention ce que disent les gens qui ne m'aiment pas.
Mais je suis comme je suis. Je ne me serais pas engagé il y a longtemps, quand
j'ai créé le parti Horizon en 2021,
dans
cette aventure collective, si je n'étais pas fondamentalement déterminé.
Alors,
il a plusieurs façons de dire qu'on est déterminé. On peut s'énerver, on peut...
Monter sur
les
tables, comme vous le disiez au sujet de Gabriel Attal, qui vous a répondu en disant lui aussi, je suis comme ça, je suis comme je suis. Très bien, très bien. Bizarre cette histoire de table quand même. Pourquoi c'est bizarre ? Il
y a Gabriel qui veut monter sur la table, y a Brune Retailleau qui veut la renverser, il falloir qu se parle, parce que s'il le en même temps, il y en un qui va se faire mal.
Donc
moi, je suis assez convaincu qu'on est comme on est, en tout moi je suis comme je suis, mais je suis extrêmement déterminé. J'aime faire les campagnes, j'aime les campagnes électorales, et j'ai envie de gagner cette élection présidentielle, et j'ai envie de proposer très exactement aux Français le programme qui est le mien.
Et c'est ça qui fera la différence Mais Edouard Philippe, quand Gérald Darmanin, qu'il est encore On ne peut pas le suspecter d'être malveillant A votre égard, il dit, il faut qu'il montre qu'il est en vie Est-ce qu'à un moment donné, sous la Ve République Quand on veut être président de la République Il ne pas montrer un peu plus Peut-être de grinta Vous ironisez sur Gabriel Attel qui dit Je veux monter sur la table, mais est-ce qu'à un moment donné Je n'ironise pas, il a tout à fait le droit de le dire Est-ce qu 'à un moment donné Et peut-être aussi quand on voit des sondages Où vous perdez quelques points, vous êtes au coude à coude dans un dernier sondage avec Jean-Luc Mélenchon.
Est-ce que ce n pas la preuve peut-être que les Français attendent de vous plus d'engagement, peut-être d 'être plus vocal et qu'ils prennent peut-être ça comme une forme de nonchalance ?
Je suis heureux de vous entendre dire que je pourrais être regardé comme nonchalant. En général, on explique que au contraire, je suis soit trop concentré.
Je vais vous dire. On
va faire une campagne qui va durer 11 mois.
Elle va être longue. Il y aura beaucoup de rebondissements. Il
y aura beaucoup de moments où on va pouvoir parler aux Français dans des formats totalement différents moi je vais la faire pleinement, je vais la faire à mon rythme et personne ne me dictera mon
rythme ni mes amis, ni mes adversaires Donc vous ne serez pas Edouard Baladur ?
Je pense qu'Edouard Baladur ne serait pas heureux de la comparaison et je ne crois pas, je crois qu'on est assez différents Et Edouard Philippe,
pour simplement s'arrêter une seconde Moi vous savez monsieur Duhamel, je suis moi Oui, ça ne nous a pas échappé
Les autres, c'est déjà pris C'est Oscar Wilde qui dit ça Il vaut mieux être soi-même parce que les autres, c'est déjà pris Donc je suis moi, avec mes qualités, avec mes défauts, avec les choses que j'ai apprises,
et je
vais continuer à être moi, c'est-à-dire à dire des choses que je crois importantes, même lorsqu'elles ne sont pas populaires, c'est-à-dire à parcourir le pays, parfois sans caméra,
alors évidemment ça se voit moins,
souvent sans caméra, ça fait 3 ans que je parcours le pays, préfecture, sous-préfecture, sans caméra, pourquoi ? Parce que vous savez quoi ? Quand il n pas de caméra, vous parlez beaucoup mieux au français, et vous les écoutez beaucoup mieux, j'en suis convaincu. donc je vais continuer à faire campagne
comme je fais, et à la fin je pense que les français je ne pas sûr que les français
ça compte l'hypercommunication dans le monde dans lequel on vit
mais
je pense que les français en tout cas c'est ce que j'ai vu au Havre à chaque fois que j'ai fait campagne
ils aiment aussi une forme de authenticité, y compris avec des défauts on comprend que ça veut dire que d'autres sont moins authentiques et moins sincères, d'un mot Edouard Philippe sur cet espace politique et le bloc central Gabriel Attal est donc candidat qu'est-ce que vous dites, et je lui ai posé la question il y a deux jours, à un auditeur qui ce matin nous écoute, qui peut avoir des sympathies pour cet espace politique dit macroniste, si tant est que vous le soyez encore, et qui ne sait pas pour qui voter entre vous deux Je lui dis que c pas grave, il a encore 11 mois Je lui dis qu'il faut écouter. Mais
il y des différences entre vous ou pas ? Mais il y a évidemment
C'est quoi par exemple ? On a du mal à les voir Et
bah moi je pense que les gens les verront Ils verront des choses qui peuvent être similaires Ils verront des différences, ils verront des points sur lesquels je suis d'accord avec monsieur Retailleau et ils verront des grosses différences Mais c'est quoi les différences
? Mais
c des différences sur le fond et puis peut des
différences de
style mais vous verrez
bien dans les programmes La campagne elle a commencé
J'ai proposé un plan en matière de lutte contre le narcotrafic
Gabriel Attal dit à peu de choses près la même chose et Bruno Retailleau aussi Ah je suis pas sûr Sur l
'état d'urgence sur le narcotrafic Tant mieux parce que moi je l dit en décembre et là je l développé s'inspirer de ce qui est fait contre le terrorisme, lutter contre les consommations
et
accepter l'idée de lutter contre les consommations et contre les lieux de consommation. Moi, ça m'intéresse d'entendre tout le monde s'exprimer sur ce sujet. Et un grand plan d'infrastructure portuaire est Et pourquoi
vous avez autant de mal à dire ce qui vous caractérise et ce qui vous singularise par rapport aux autres ? Parce que je n'ai pas... Une campagne électorale, ce n pas
exprimer la différenciation qu'on a avec tel ou tel, c'est exprimer ce qu'on veut faire. Donc moi, je vais dire ce que je veux faire. Puis je vais dire qui je suis. Ça,'est naturel. Et puis les Français se feront un avis. On n'est pas là pour... Vos auditeurs, c'est des auditeurs qui sont exigeants, qui sont responsables qui écoutent les propos de chacun et qui se font un avis ils n pas besoin de savoir quelle différence je vois moi l'important c'est ce qu'ils voient eux c'est ce qu'ils pensent eux et on peut quand même considérer que le débat public il repose sur le bon sens des français et sur leurs raisons Un
dernier mot, rappelle que le parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour des soupçons de détournement de fonds publics favoritisme, prise illégale d'intérêt La concussion au Havre, c 'est une de vos anciennes collaboratrices qui dénonce un possible conflit d'intérêt sur un marché conclu entre la mairie et une association dirigée par l'une de vos anciennes adjointes. On a connu ces derniers temps des campagnes présidentielles heurtées par des affaires judiciaires. Si vous étiez mis en examen, est-ce que ça vous empocherait d'aller au bout de cette campagne ? Dans
cette histoire très technique, qui en effet parle d
'énonciation d'une
ancienne directrice générale adjointe des services de la communauté urbaine du Havre, dans cette affaire très technique, je vous propose de retenir trois principes simples. Le premier, c'est que je n pas enfreint la loi et je suis innocent.
Et
que je tiens à le dire. Le deuxième, c'est que je me suis tenu et je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions qui se poseront. Alors vraiment, je l'ai fait,
je
continuerai à le faire, je suis... Le troisième
principe,
c'est que je suis candidat à l'élection présidentielle et aucune décision non définitive de justice ne
m'empêchera d'être candidat
à l'élection présidentielle.
Merci Edouard Philippe. Merci'avoir été au micro d'Inter ce matin. La revue de presse à suivre.
Édouard Philippe