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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 17 novembre 2016 23 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

RDLS #7 - PAUVRETÉ, iTÉLÉ, MÉDIAS, PRIVATISATION DES BARRAGES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:10Locuteur 1Chiffre
    « Il y a 25% des barrages qui ont plus de 70 ans dans ce pays. »
  • 15:50Locuteur 1Chiffre
    « 9 millions de pauvres dans le pays. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon, les amis, on a encore changé de décor, c'est parce qu'on change de pièce et que tout le monde est en train de faire des réglages pour essayer que ce soit meilleur : moins jaune, plus blanc, plus bleu...

Enfin j'y comprends rien à tout ça ! Mais bon, enfin, on change, on a changé d'endroit, donc ne soyez pas surpris. De toute façon, surpris...

J'ai l'impression que vous l'avez été plutôt agréablement, parce que tous ceux qui regardent cette chaîne ont donné un bon coup de main. D'abord ils ont mis des pouces bleus tant et plus, si bien que... tchouuufff...

On est bien monté. Et surtout, maintenant on arrive...

On va arriver bientôt à 60 000 abonnés sur cette chaîne. Alors c'est pas rien, parce que c'est un fait politique en soi hein ! Ceux qui s'abonnent à la chaîne lui donnent un impact comme média autonome et indépendant.

Vous comprenez que plus j'ai d'abonnés sur cette chaîne, moins j'ai besoin des autres pour m'exprimer, et des journaux qui tortillent mes citations, qui les inventent...

Ou les images découpées, pourries, des uns et des autres. Donc tout ça...

Pouf ! Maintenant...

J'en ai rien à faire hein ! Je dis ce que j'ai à dire devant ma caméra, ceux que ça intéresse, ils regardent...

Ceux que ça intéresse pas, ils regardent pas, et de cette manière au moins on sait ce que j'ai à dire par moi même. Donc...

Voilà...

Je suis content, hein...

Ça ne se voit pas, mais je suis content de ça. C'est un beau pied de nez qu'on fait ensemble à un tas de gens, et puis j'ai l'impression quand même que ça donne aussi de l'intérêt pour les autres films qu'il y a sur la chaîne, parce que pour moi c'est très important. Vous savez, les discours, les conférences, les choses comme ça.

Bon, d'abord je parle pas pour faire du bruit hein ! Je parle de sujets travaillés avant, j'ai réfléchi aux arguments, la manière de les mettre en chaîne les uns derrière les autres...

Pour que ça puisse servir à d'autres, pour convaincre autour de soi. Bon, alors la revue de la semaine ça va être la septième ou la huitième, je sais plus où on en est...

Bon, pour moi le fait qui m'aura marqué cette semaine - à part mon propre meeting à Chambéry, parce que là, on avait pris une salle...

Bon la salle qu'on peut se payer hein, je vous raconte pas d'histoires. C'est une salle à 400 places, et il est venu 1400 personnes ! Alors j'aime mieux vous dire qu'on a du se serrer.

On a serré dans la salle, on a serré dans le hall, les pauvres gens ils sont restés deux heures à m'écouter parler sans arrêt, et puis ils sont restés ; j'ai eu le temps de faire un petit coucou, et puis à ceux qui étaient dehors...

Bon, là à Chambéry, dehors, le soir c'est trop froid. Y'a des gens qui sont venus nous couper notre fil, notre liaison streaming...

Donc y'a eu une coupure au milieu pour ceux qui étaient à l'extérieur, mais enfin, quand même, y'a eu en permanence sur le fil 10 000 personnes qui regardaient. Donc vous vous rendez compte - c'est ça qu'il y a de magique dans notre époque, et je trouve ça formidable. Y'a une salle de 400, donc qui revient à 1400 mais ça c'est un peu, je dirais, c'est presque dans les choses qu'on peut vivre hein...

Mais surtout, ce qui est fou à s'imaginer : y'en a 10 000 autres qui regardent ça d'un bout à l'autre ! Alors évidemment c'est très encourageant, ça fait chaud au coeur, ça donne la pêche pour continuer à grappiller...

À grappiller...

À grappiller...

Alors, comment on grappille ?...

Qu'est-ce qu'on grappille ? Des gens qui viennent...

Mais les gens qui viennent, ils viennent pas à un fan club ! Oh, j'ai pas la tête pour ça moi, j'ai pas la banane, j'ai rien de tout ça. Donc, les gens ils viennent, ils écoutent... des fois ils sont d'accord, des fois ils sont pas d'accord...

Ils essayent d'en comprendre un peu plus, mais quand ils deviennent d'accord, alors c'est pour de vrai. C'est à dire qu'ils s'intéressent, ils se renseignent eux-mêmes, ils comparent, et ils deviennent eux même dans...

Au moins dans leur propre tête, des militants de l'idée qu'on développe. Moi je crois que c'est important, parce que c'est une idée qui n'est pas simple, ce que je défends dans cette campagne hein. C'est pas trois-quatre pauvres slogans, un peu de com' et puis hue biquette, ça avance.

C'est un programme, c'est un tout. Bon c'est pas mon sujet aujourd'hui, je voulais vous dire que ça c'était mon événement, parce qu'au passage hier j'ai attrapé la sinusite dans le train, merci la clim, moi j'ai pas demandé la clim hein ! La clim, je me farcis la clim dans l'avion, la clim dans le train, la clim tout le temps, et ensuite t'arrives dans la chambre d'hôtel, encore la clim qu'il faut couper si tu veux arriver à dormir sans avoir le nez comme ça le lendemain, et les oreilles complètement bouchées !

Donc j'en profite pour lancer un cri d'alerte : raz-le-bol la clim ! Et y'a pas que moi qui dit ça, y'a plein de gens ! C'est inutile hein, il est normal que l'hiver il fasse froid et que l'été il fasse chaud.

Et l'organisme humain est adapté à ça, voyez-vous ; ce à quoi il est pas adapté, c'est à se prendre des giclées d'air glacé dans le pif toute la journée, où que vous alliez, à l'hôtel, ou dans le train, ou dans la voiture. Bon. Alors on a été là bas à Chambéry, et avant j'ai visité un barrage.

Déjà, moi les barrages j'aime. Toutes les machines, j'aime. Je suis allez voir le barrage de la Rance, je suis allé voir un barrage dans les Hautes Pyrénées, et là, le barrage à coté de Chambéry.

Et celui là il est spectaculaire parce que bon, il y a trois retenues d'eau et ils font passer la flotte dans des conduits, et puis en bas il y a l'usine qui mouline l'eau. Alors entre les barrages et l'usine il y a 1200 mètres de dénivelé. J'aime autant vous dire que ça descend...

Bien ! Ça arrive à 500 km/h et ça fait 120 bars de pression. Donc ça fait tourner des pales et ça produit de l'électricité.

Alors déjà, une chose qui est très surprenante c'est que les types qui ont construit ça, dans les années 60-61, ils étaient, vous savez, dans le moment où on aimait la technique. Moi j'aime toujours la technique. Alors, par terre, du marbre.

Y'a une immense salle souterraine, qui fait je sais pas combien de long, 20 mètres ? De long hein ! 10 mètres de haut.

Et ils ont fait un système d'éclairage, on se croirait en plein jour alors qu'on est sous terre. Le marbre par terre, une immense fresque au fond de la salle...

Et pourquoi je suis allé dans cette affaire ? Pas seulement pour voir les machines, parce que j'aime voir les machines et les gens qui travaillent dessus. Parce que pour un intellectuel comme moi, qui a fait dans les lettres et la philosophie, la machine c'est un peu...

C'est de l'humanité, c'est de l'intelligence humaine, cristallisée, hein. Alors bon, me v'là là, et pourquoi j'y suis ? Parce qu'il faut bien que quelqu'un s'en occupe.

La Commission européenne a décidé de mettre la France en demeure, parce qu'elle n'appliquait pas assez vite la décision de privatiser les barrages. Bon, les gens, vous comprenez bien ce que ça veut dire ? Y'a un barrage...

Un barrage c'est des tonnes, des millions de tonnes de béton. Là, c'est un barrage magnifique celui-là. Celui qui a investi dans un barrage, on peut pas le traiter de vautour.

On lui dit : vous pouvez acheter le barrage. Acheter le barrage, pour quoi faire ? Pas pour couler du béton, il y est déjà !

Pas pour mettre de l'eau, il s'en fout, c'est pas son sujet ! Il vient mettre de l'argent, pour quoi faire ? Pour tirer du profit !

Vous pouvez dire "bah, après tout, c'est normal"...

Non ! C'est pas normal les gens ! Qui est-ce qui va réparer le barrage ?

Qui est-ce qui va l'entretenir ? Qui est-ce qui va faire les investissements qu'il faut ? Tiens, je vais vous faire peur un peu.

Il y a 25% des barrages qui ont plus de 70 ans dans ce pays...

Ça vous dit quelque chose ? Bon, alors, voyez ! C'est compliqué.

Il ne faut surtout pas privatiser les barrages, Parce que ça c'est le premier aspect : c'est le danger...

Mais je préfère vous prévenir ! Mais l'autre aspect : le barrage c'est une retenue d'eau, donc il y a plein d'usages de cette eau : pour l'agriculture...

Gratos. Pour faire de la neige...

Pas malin, mais enfin bon, il en faut pour les stations de ski vu qu'il n'y a plus de neige, vu qu'il y a le changement climatique. Bon. Et ainsi de suite !

Il y a toutes sortes d'usages, alors il y a l'usage touristique, il y a l'usage de la pêche, il y a plein d'usages, tout ça c'est gratuit ! Le jour où le barrage est privé, c'est fini les amis ! Pas seulement parce que le gars du barrage va dire : "ah bah vous êtes sur mon barrage, faut payer !" Je vais vous donner un exemple.

Je sais plus laquelle c'est, de station, on m'a raconté ça. Il y a un petit barrage à coté. L'hiver - maintenant je sais pas si vous le savez, mais depuis 30 ans on a perdu 30% de la couche de neige.

Donc avant il y avait...

Pardon...

Avant il y avait 1,5 mètre de neige, maintenant il y a 30 centimètres. Donc ils mettent de la neige. Comment ils font ?

Ils prennent l'eau du barrage qu'il y a à coté, et ils le balancent en neige. Pendant ce temps-là, le barrage il est à sec. Forcément il ne peut plus produire d'électricité ; pendant ce temps c'est gratuit !

Demain, le type va dire " vous payez !" Je vais vous prendre un autre cas qui va vous faire un petit peu peur. Peut être que vous ne le savez pas, mais l'électricité il faut que ça soit tout à niveau, entre ce qu'on consomme et ce qu'ils produisent.

Comme vous avez...

Alors donc ça veut dire que le système électrique c'est un tout. Si vous cassez à un endroit, il y a un problème. Par exemple, chez les allemands, il y a un bateau qui a flanqué par terre un pylône.

Pouf ! Toute l'Allemagne dans le noir ! Heureusement qu'il y avait les Français, et on a envoyé là-bas de l'électricité pour remettre de l'équilibre, puisque nous on avait une réserve de production possible d'électricité.

On l'a mise en route, pouf ! Ça a remarché. Donc, en France, il faut toujours que ce soit à l'équilibre.

Alors des fois, il y a trop d'électricité produite, parce que bon, les gens ne s'en servent pas. Alors à ce moment là, toc ! On ralentit la production.

Où vous voulez ralentir la production ? Comment vous faites ? Quand c'est une usine thermique, il vous faut un moment pour l'arrêter, l'usine.

Si vous prenez votre électricité du nucléaire, vous figurez pas qu'on lève comme ça, qu'on lève et qu'on descend les barres qui empêchent la réaction atomique à l'intérieur du cœur de la centrale ! Ça prend un moment ! Donc la seule variable qu'il y ait, qu'on ferme en moins de 20 minutes...

Des fois c'est 5 minutes hein...

Des variations comme ça, c'est les barrages ! Donc le système hydroélectrique, c'est le régulateur de tout le système électrique de tout le pays. Si vous mettez un barrage privé, d'accord, vous êtes le type qui doit prendre la décision.

Vous dites "bon bah y'a trop d'électricité, faut couper". Vous décidez où. Alors vous dites : "tel, tel, tel barrage, il arrête de produire".

Jusqu'à présent, quand le barrage arrête de produire ça vous coûte rien ! Le jour ou vous direz " vous arrêtez", le gars qui possède le barrage il dira "moi j'ai rien demandé, pourquoi moi ?" "Donc si c'est moi, et bien vous me payez l'électricité que j'ai pas pu vendre." Donc ça va nous coûter, les délestages vont nous coûter.

Quelles conséquences ça a ? Bah la première, c'est sur le gars qui décide. Il attend jusqu'à la dernière minute.

Il va dire "bah tant que je peux..." Parce qu'on lui dira "des économies !

Efficacité, mobilité, flexibilité, il faut être bon là hein !" alors celui, le garçon ou la fille qui a la décision à prendre, il va retarder, retarder, retarder le moment où il prend la décision de délestage Voilà. C'est tout.

Vous n'avez qu'à comprendre tout seul ce que ça donne comme résultat. Si vous mettez quelqu'un dans l'obligation d'avoir des performances de rentabilité financière devant un système qui lui, risque de sauter d'un bout à l'autre, vous augmentez les risques. Autrement dit, privatiser les barrages, ça ne règle aucun problème.

Ça en crée. Voilà ce qu'ils sont en train de décider, alors c'est pour ça que je suis allé à la centrale : pour lancer mon cri d'alerte. Puis je préfère vous prévenir : si je suis élu, on ne privatisera pas les barrages.

Alors, vous me dîtes : "ah oui vous dites ça, mais si les autres veulent pas..." Bah si les autres veulent pas tant pis !

Parce qu'il y a déjà quelqu'un qui a fait ça : c'est la Norvège. La Norvège, elle n'est pas dans l'Union Européenne, mais elle appartient à l'Espace économique européen. Donc eux, ils ont dit : la production hydroélectrique, intérêt national, stratégique, défense, tout ce que vous voulez, vous rajoutez les adjectifs.

Donc ça reste propriété publique, point final, c'est prévu par les traités européens que quand ça se trouve dans ce cas-là, vous avez le droit de le garder en public. Ils ne l'ont pas fait, les gouvernants! Ni les socialistes du PS, ni les sarkozistes.

Voilà le résultat. Maintenant on en est à se faire "mettre en demeure" par je ne sais quelle tête d’œuf dans un bureau à Bruxelles, qui prétend décider comment on doit faire avec nos barrages et dans notre système électrique en France. Ça c'était le sujet pour lequel j'étais à Chambéry.

Une autre chose, mes amis, dont je voudrais parler aujourd'hui parce que c'est pareil, personne n'en parle sinon... c'est la pauvreté.

Alors vous avez vu j'en ai parlé alors pour ceux qui suivent mes discours sur la chaîne youtube vous avez le discours à la fête de l'Huma, vous avez le discours au pique-nique de Toulouse et j'en ai encore parlé à Chambéry, mais enfin j'en parle partout où je passe Pourquoi ? Parce que la pauvreté c'est ce dont on n'aime pas parler on comprend...c'est humain !! ...pffffffffffff.... vous vous dîtes " alala toute cette misère !!! " 9 millions de pauvres dans le pays !!! j'arrête pas de dire ...vous savez... on compte que quelqu'un est pauvre quand il gagne moins de 1000 euros par mois mais quand vous dites ça, vous voyez dans la salle où vous faites le meeting, ou la réunion, vous avez des gens qui lèvent les yeux au ciel parce que pour eux 1000 euros c'est une fortune !!

Le minimum vieillesse c'est pas tout à fait 500 euros ...ça doit être 400...enfin je me rappelle plus exactement le chiffre un peu plus de 465 euros c'est pour dire hein !! ...c'est pour dire que 1000 euros c'est beaucoup, il y a donc plus de pauvres que ce qu'on croit ou plus exactement on est pas pauvre de la même manière quand on est à 900 euros et à 400, ou quand on est à 200 euros pour vivre dans le mois Alors il faut en parler, parce que la pauvreté elle frappe tout le monde j'arrête pas de le dire.

Ne croyez pas seulement que ce sont les plus démunis qui sont encore plus démunis les pauvres deviennent encore plus pauvres, pendant que les riches deviennent encore plus riches ça c'est vrai !! Ceux là ils passent de la pauvreté à l'extrême pauvreté c'est... quelle est la différence entre les deux ? si vous êtes pauvre, vous pouvez être dans une pauvre maison où comme vous avez pas payé l'électricité y'a plus de lumière comme vous avez pas payé l'eau et bien il vous coule un petit filet d'eau mais au moins vous êtes chez vous !! et vous passez de ça à l'extrême pauvreté c'est à dire dans la rue ou dans une voiture...pour passer la nuit... ou caché quelque part ... parce qu'il y a plein de gens qui se cachent vous savez... plein de gens !! moi j' habite Paris tout le monde le sait je vois le soir!

Je vois le soir des gens qui se cachent Il y a ceux qui dorment dans l'entrée des magasins, je vois aussi des fois des femmes avec un enfant ou deux... qui se cachent la nuit qui se cachent pour pas... parce que ils se disent que si jamais ils vont demander du secours on va leur prendre leurs enfants.

Et puis c'est la dernière chose qui leur reste, hein !! à ces pauvres petits et à ces pauvres personnes.

Voilà. Donc ça c'est la vraie vie !!

C'est ça qui est insupportable de voir dans notre pays !!!

Bon !! alors.... vous connaissez ma tendance, c'est plutôt secours populaire c'est même pas "plutôt", c'est secours populaire !

Parce que je trouve formidable le travail qu'ils font et vraiment je vous dit écoutez, donnez-leur un coup de main ! Mais là il y a un rapport qui vient de sortir, c'est le secours catholique. Bon, c'est pas forcément de leur côté que j'irais spontanément... mais je veux dire ils ont fait un beau boulot !!

Et ils font du travail, Il n'y a pas trop de monde qui fait du travail pour les pauvres... d'accord ?

Alors quand il y a quelqu'un qui fait quelque chose, il faut l'aider et il faut lui apporter du soutien même si on est pas toujours politiquement branché de la même manière. Bon, voilà, donc le secours catholique ils ont fait du bon boulot, et ils ont fait une enquête et ils disent à tous les candidats à l'élection présidentielle est ce que vous allez en parler oui ou non ? Alors moi je vous réponds en direct, oui je vais en parler.

Je vais en parler à tous mes discours, toutes mes interventions, je parlerai de la pauvreté. parce que je sais que c'est un fléau la pauvreté et ce n'est pas un problème monétaire on se dit "un pauvre, c'est un qui a pas" non, c'est pas qu'il n'a pas...

C'est qu'il ne se soigne pas, donc il devient encore plus malade et comme il devient malade, au milieu de gens qui eux-mêmes ne peuvent pas se soigner il rend tout les autres malades. Ensuite, c'est de l'éducation en moins, c'est… c'est surtout une chose : c'est de l'humanité en moins. Parce que quand vous êtes très pauvre et bien les gens vous évitent, et puis vous même vous n'osez pas aller devant les autres vous allez pas les voir parce que vous avez moyen de rien.

Alors comme vous avez moyen de rien, et bien vous vous cachez, pour garder votre dignité !! Parce que vous ne voulez pas montrer que vous avez rien.

Et que vous ne pouvez pas...si les copains vont boire un coup bah y'a pas de quoi payer son café.

Ou si... enfin déjà payer un café c'est déjà beaucoup hein! mais... vous ne pouvez pas dire aux gens "bah tiens on se voit ce soir" non parce que ce soir à la maison, il n'y a rien et puis des fois...y'a pas de maison... mais enfin bon pour ceux qui ont une maison vous comprenez ce que je suis en train de vous dire.

C'est que la pauvreté, c'est une souffrance sur toute la ligne. C'est une forme de déshumanisation. Mais attention ça ne veut pas dire qu'un seul instant on cesse d'être un être humain !!

C'est à dire, qu'on cesse d'aimer, qu'on cesse d'avoir envie, qu'on cesse...

Toutes les choses humaines on les a mais pour toutes... la réponse est "non", parce que la société est comme un mur devant vous.

Donc moi je veux me faire le relais dans cette circonstance parce que ce rapport vient de sortir et parce qu'il y a cette interpellation de l'appel que lance le secours catholique. Et à vous les gens je dis, si vous voulez faire quelque chose d'utile de vraiment utile, aider ou le secours populaire ou le secours catholique ou ceux qui sont sur le terrain demandez si des fois le syndicat il fait, il s'occupe des travailleurs qui sont... ...puisqu'il y a aussi des travailleurs pauvres hein !!

Ne perdez pas ça de vue! Et bien il faut donner un petit coup de main J'ai connu un copain il y a quelques jours bon...on disait... on passe...et puis on donne des sous à des gens qui mendient alors on me dit, il y en a un dans la bande qui dit "Ouais mais on peut pas donner à tout le monde" bah si on peut pas donner à tout le monde on donne à quelques-uns.

Je ne suis pas en train de vous dire que c'est ça la solution, je ne crois pas que ce soit la solution. Mais je vais vous dire une chose, ne cherchez pas de prétextes pour ne pas donner hein !!

Parce que le petit peu, plus le petit mot qu'on dit à la personne, et bien des fois ça peut l'aider à tenir ne serait-ce qu'une heure, et on aura fait quelque chose de bien... d'accord ?

Voilà !! Maintenant je vais vous parler de la grève qu'il y a eu à i-télé Alors au point de départ c'était les journalistes qui ne voulaient pas être obligés de travailler avec quelqu'un qui leur semblait poser des problèmes...

éthiques dans la vision de leur métier. Et puis évidemment quand la grève a démarré comme toujours en mettant à plat les questions posées bah on s'est aperçu que ce n'était pas le problème d'une personne que c'était une certaine conception du métier et de la vie de l'équipe et à la fin ça se termine que bon la grève vient de terminer là... et au total il y a 35 journalistes qui s'en vont 35 !!

C'est à dire que... c'est un désastre une équipe dans laquelle on a enlevé 35 personnes c'est pas rien ! alors ...oh phff !!! j'ai juste ça à dire.

Combien de fois ? Combien de fois, j'ai dit que le problème qui était posé aux médias c'était le problème social vous ne pouvez pas avoir une information de qualité, des loisirs de qualité si vous n'avez pas le nombre de gens suffisant pour faire le travail que vous êtes obligés de surexploiter des gens (par exemple dans l'information, c'est ce que je connais de mieux puisque je le vois) …que vous avez une personne qui a 3, 4, 5 sujets ; comment voulez vous qu'elle arrive à être au niveau des 3, 4, 5 sujets ? Qu'est ce qu'elle fait ?

Elle fait comme les autres pour ne pas rater le sujet ! Et qui sait qui lui dit quel est le sujet ? Le chef !

Qui l'envoie sur le terrain chercher des images, une réaction, dans telle ou telle direction. Donc cette manière de travailler produit un certain type d'organisation du métier de journaliste. Et puis après vous remontez et puis en haut vous découvrez des fois avec surprise qu'il n'y a pas de comité de rédaction.

Il y a juste un chef, qui lui même donne des ordres à d'autres chefs qui eux mêmes donnent des ordres à ceux qui sont sur le terrain. Vous en avez qui restent dans le bureau toute la journée, et d'autres qui sont dehors au froid toute la journée. Voilà, c'est comme ça qu'ils répartissent le travail.

Qu'est ce que vous voulez que ça vous donne à la sortie ? Ça vous donne ce que vous voyez. Alors bon ils ont fait grève, ceux qui s'en vont ils font jouer la clause de conscience.

Bon ils ont des indemnités, je ne veux pas dire que c'est la gloire... mais enfin il y a bien des métiers où c'est pas le cas.

Et qu'est ce que je lis dans l'article ? Il y a un jeune journaliste qui dit "Finalement les patrons dans la télé obtiennent ce qu'ils veulent par la force" Erreur !!!

Les patrons obtiennent par la force tout ce qu'ils veulent partout ! Pas qu'à la télé! Et il serait bien temps que les gens qui sont à la télé et qui travaillent dans les services de télévision, d'information ou d'autre chose, réalisent qu'ils sont des salariés comme les autres et que quand ils font des émissions sur les grèves ou sur les luttes sociales hein... il faudrait qu'ils se rappellent de ce qu'ils viennent de vivre là.

Quelle humiliation c'est, à la fin, quand vous voyez que vous pouvez faire ce que vous voulez et bien le propriétaire il s'en fiche Et deuxième élément à retenir comme leçon ; deuxième élément, c'est que voilà le système où 9 milliardaires possèdent 90% des moyens et des médias de ce pays. Neuf milliardaires ! 90% !

Alors venez plus jamais nous parler de médias éthiques, indépendants et je sais pas trop quoi, parce que c'est pas vrai !! Bien sûr qu'il y a des gens qui essayent de faire du mieux qu'ils peuvent leur métier, le plus honnêtement possible.

C'est pas ça qui est en cause. Mais arrêtez avec votre foutu corporatisme !!

Quand des gens font une critique du système médiatique, arrêtez de le prendre pour vous personnellement. Comprenez que ce qu'on veut nous c'est avoir des beaux médias, de belle qualité, et donc il y a des mesures à prendre. D'abord décrocher l'argent et les médias...

Et d'une. Deuxièmement, que le métier soit praticable donc des conditions sociales d'exercice du métier. Arrêtez de traiter comme des esclaves une partie de vos rédactions!

Arrêtez quand c'est les vacances de le remplir de stagiaires! Ensuite il faut qu'il y ait des comités de rédaction. Ensuite il faut que le public ait son mot à dire.

Par exemple, dans le service publique de télévision, je suis pour que ce soit ceux qui payent le service public de télévision - la redevance - ce sont eux qui devraient élire le président de France Télévision. "Comment on fait une chose pareille ?" Bah c'est pas dur !!

Les professionnels nous disent "celui-ci, celui-ci, celui-ci, celle-là, celle-là, celle-là, celle-là, par rapport aux candidats sont capables." Il y a d'abord les gens qui présentent leur candidature, il y a un comité qui dit "bah tout ces gens là sont capables de le faire", et à ce moment là, les gens voteraient ! On fait bien des élections au prud'homme, on fait bien des élections pour plein de choses, pourquoi on n'en ferait pas aussi là !?

Vous croyez qu'on n'est pas capable de reconnaître quelqu'un d'honnête ? De quelqu'un qui s'apprête à être un larbin dans la main de son patron ? On serait capable.

Et puis enfin dans toutes les équipes il doit y avoir un comité de rédaction, et il doit y avoir une charte éthique. Si on avait appliqué ce que je viens de dire là, on en serait pas là à i-télé. Vous m'entendez les gens ?

Si on avait appliqué ce que je viens de vous dire là, qui est dans mon programme depuis 2012, on n'en serait pas là où on a été à i-télé. Et évidemment, c'est pas pour engueuler le personnel d'i-télé que je dis ça. Bon mes amis, on a été solidaire avec eux, tout le long de leur lutte.

C'est pour qu'enfin on accepte de réfléchir en écoutant ce qu'il se dit et se propose, au lieu de faire des caricatures, au lieu de me ranger dans une case à i-télé comme ailleurs, au lieu de m'appeler "extrême gauche" parce que ça les arrange, pour faire peur, au lieu de traiter comme l'a été Xavier Mathieu - vous vous rappelez, au moment de cette lutte, comme il a été traité par les médias ? Comme une bête féroce !!

Au lieu de traiter les travailleurs de Goodyear comme ils l'ont été il y aurait eu un peu d'intérêt pour comprendre ce qu'ils étaient en train de faire à ce moment là vous auriez compris que ça concernait aussi votre métier, vous autres les journalistes. Et maintenant je vous dit que si je suis élu, il y aura la révolution citoyenne dans les médias, il y aura la révolution ! Vous savez à qui je veux donner le pouvoir ?

Aux abonnés !! Plutôt qu'aux propriétaires.

Aux usagers, ceux qui payent la redevance, plutôt qu'à je ne sais quel Président de la République qui nomme le président de France Télévision, en le soumettant à l'Assemblée, qui a le droit seulement de l'empêcher ! Toute cette histoire moyenâgeuse de désignation des personnes ! Pourquoi on a peur du vote ?

On a peur des gens ? si vous êtes abonné à un journal, c'est que vous l'aimez, vous avez envie qu'il se porte bien, non? Et bah pourquoi vous n'avez pas votre mot à dire ? pourquoi vous ne pouvez pas vous prononcer sur... parmi ceux que vous avez lu, "Tiens celui là, bon il est allé à la retraite, il était rédacteur en chef parti à la retraite, on me propose un rédacteur en chef il peut venir de l'extérieur, ou il peut être de dedans…" C'est la ligne éditoriale, c'est pour ça que vous êtes abonnés !

C'est que ça coûte cher les abonnements. Donc si vous faites ça, c'est que vous êtes intéressés à la vie du journal. Faut pas avoir peur des gens !!

Quand on veut diriger. C'est le contraire, si on leur fait confiance, ça ira beaucoup mieux. En tout cas moi c'est ce que je ferais !

Ah oui ! je dois aussi un merci particulier au forum 18-25 ans de jeuxvideo.com, parce qu'ils ont dit des choses sympas pour moi !

Donc moi à mon tour je dis "vive le forum 18-25 ans de jeuxvideos.com !" Alors ils ont inventé une devise pour moi, j'ai rien compris - à moi on m'a expliqué entre temps! - Alors ça dit "Can't stenchon the Mélenchon !!" ok ??

Bon alors moi je vais dire "yes ! we canchon !" Si ça vous plaît là ce que vous êtes en train d'entendre plac !! vous appuyez, un petit pouce bleu, et puis vous pouvez vous abonner parce que ça tombe bien c'est gratuit et en plus c'est sans pub, c'est parfait !