Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
AutreLe Média (sur YouTube)· 22 janvier 2019 8 minActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsSécurité

GILETS JAUNES : LE GRAND DÉBAT, PERSONNE N'Y CROIT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00inconnuFait
    « Monsieur Macron a prévu un débat qui n'est pas un débat, c'est un meeting qu'il vient de faire là. »
  • 2:00inconnuFait
    « Il continue à faire le tour de la France avec son meeting. »
  • 3:00inconnuFait
    « Il est venu tout seul pour dire : "Je suis tout seul face à 65 millions de Français et je reste droit dans mes bottes". »
  • 4:00inconnuFait
    « M. Macron, il faut changer parce que là, il va y avoir des élections et là, la France part droit dans un mur parce que c'est vous qui fabriquez les extrêmes. »
  • 5:00inconnuFait
    « Les grands débats citoyens on connaît ça il y en a toute l'année, de toute façon, des débats qui sont organisés, contre les rocades, les autoroutes qui détruisent des forêts… bla bla bla. »
  • 6:00inconnuFait
    « Nous ce qu'on veut c'est pas être consulté.es, c'est décider. »
  • 7:00inconnuFait
    « Le grand débat c'est Macron qui prépare les européennes. »
  • 8:00inconnuFait
    « Il fait le beau devant les maires mais ça va lui retomber dessus. »
  • 9:00inconnuFait
    « Tous ne sont pas de cet avis. Ce manifestant veut accorder le bénéfice du doute au gouvernement. »
  • 10:00inconnuFait
    « Pourquoi il y a aussi peu de syndicalistes dans les manifestations de Gilets jaunes ? »
  • 11:00inconnuFait
    « Parce qu'il y a beaucoup de centrales, en fait, toutes les centrales syndicales hormis Solidaires ne veulent pas se joindre au mouvement des Gilets jaunes. »
  • 12:00inconnuFait
    « On se demande bien pourquoi. »
  • 13:00inconnuFait
    « Avant tout : un mouvement citoyen donc pas de parti, pas de syndicat, citoyen avant tout. »
  • 14:00inconnuFait
    « Ah ? Alors vous vous êtes contre les syndicats dans les manifestations ? »
  • 15:00inconnuFait
    « Tout à fait, je ne me reconnais en aucun syndicat. Quand on a besoin d'eux, ils ne sont pas là. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] (Serge Faubert) : Pari réussi pour l'acte 10 des Gilets jaunes. À Paris, ils étaient au moins aussi nombreux que la semaine précédente, en dépit du lancement, très médiatisé, du Grand Débat et certainement plus de dix milles à parcourir dans le froid les 15 km de la manifestation. Rares, très rares sont les Gilets jaunes qui croient à la sincérité de la concertation gouvernementale.

Certains y voient une manœuvre électorale. – Monsieur Macron a prévu un débat qui n'est pas un débat, c'est un meeting qu'il vient de faire là. Il continue à faire le tour de la France avec son meeting.

Et d'ailleurs, encore une provocation supplémentaire, il est venu tout seul pour dire : "Je suis tout seul face à 65 millions de Français et je reste droit dans mes bottes". M. Macron, il faut changer parce que là, il va y avoir des élections et là, la France part droit dans un mur parce que c'est vous qui fabriquez les extrêmes. – Et les grands débats citoyens on connaît ça il y en a toute l'année, de toute façon, des débats qui sont organisés, contre les rocades, les autoroutes qui détruisent des forêts… bla bla bla.

Nous ce qu'on veut c'est pas être consulté.es, c'est décider. – Qu'est-ce que vous pensez du grand débat ? – De la fumisterie. – Il n'y a pas de grand débat, c'est du mensonge, du théâtre. – Le grand débat c'est Macron qui prépare les européennes.

Il fait le beau devant les maires mais ça va lui retomber dessus. Voilà. – Et est-ce qu'il faut y participer à ce grand débat ? – Non, moi j'y participerai pas, à la rigueur, j'irais mettre mes doléances aux mairies mais pas la lettre du grand débat. – (SF) Tous ne sont pas de cet avis.

Ce manifestant veut accorder le bénéfice du doute au gouvernement. – Je pense que je vais y participer. – Vous pensez que c'est utile ? [Bruit de sifflets] – J'espère.

Je suis un peu sceptique mais j'espère. – Certains gilets jaunes disent que ça ressemble plus à une campagne électorale. – Ça y ressemble, ça y ressemble, vu… avec les maires là ce qui c'est passé, ça y ressemble énormément.

Bon, après… il faut voir, moi, ce qui me gêne c'est que ce soit lui qui commence par ça. – (SF) D'autres ont tourné la page et sont désormais à la recherche d'un changement politique radical. – On veut pas l'écouter nous, ça nous intéresse pas et on est là à répondre dans la rue, tous ensemble.

Tous ensemble. Moi je pense que le seul moyen pour qu'il reste au pouvoir, il va lui falloir dissoudre l'assemblée. C'est le seul moyen qui lui reste sinon il dégage.

Je pense que les gens maintenant se sont ouverts, sont d'accord et debout pour dire "terminé, c'est la fin". – (SF) Si ce n'était l'absence de merguez et de sono tonitruante, on pourrait se croire dans un cortège syndical. D'ailleurs une poignée de syndicalistes arpente le bitume. – Pourquoi il y a aussi peu de syndicalistes dans les manifestations de Gilets jaunes ? – Pourquoi il y en a aussi peu ?

Parce qu'il y a beaucoup de centrales, en fait, toutes les centrales syndicales hormis Solidaires ne veulent pas se joindre au mouvement des Gilets jaunes. On se demande bien pourquoi. – Avant tout : un mouvement citoyen donc pas de parti, pas de syndicat, citoyen avant tout. – Ah ?

Alors vous vous êtes contre les syndicats dans les manifestations ? – Tout à fait, je ne me reconnais en aucun syndicat. Quand on a besoin d'eux, ils ne sont pas là.

Je laisse la parole. – (SF) Alors, qu'est-ce que vous pensez de ce que vient de dire monsieur ? – Il a en partie raison, on est les premiers à gueuler qu'on a plus personne en manif et le jour où il y a un vrai soulèvement populaire avec des revendications communes avec les syndicats à la base, c'est-à-dire le pouvoir d'achat, une meilleure répartition des richesses, l'augmentation du S.M.I.C, ce genre de choses, les syndicats ne sont pas là hormis Solidaires.

Alors après, quand vous vous promenez vous voyez des chasubles Solidaires, C.G.T., de temps en temps F.O. mais voilà, c'est dommage que la C.G.T. n'appelle pas à se joindre au mouvement Gilets jaunes avec la force de frappe qu'ils ont ça aurait de la gueule. – (SF) Justement des adhérents de la C.G.T. sont venus défiler. – Derrière les Gilets jaunes il y a beaucoup de syndicalistes. – Et pourquoi les organisations syndicalistes ne sont pas présentes en tant que telles ? – Eh bien, il faut leur demander.

Bon, en tout cas je suis syndicaliste et C.G.T. d'ailleurs c'est affiché et je revendique ma présence aujourd'hui. – Quand vous dites à M.

Martinez pourquoi on n'y va pas… – Mais on lui dit. – Qu'est-ce qu'il répond ? – Et bien lui, il a des idées qui ne sont pas forcément les mêmes.

Alors après, au départ des Gilets jaunes le 17 novembre, c'était quand même embarqué par des organisations politiques un petit peu légèrement à droite, c'est pour ça qu'il y a eu des points de crispation mais c'est vrai que je pense que stratégiquement la C.G.T. a fait une erreur fin novembre début décembre de ne pas rentrer dans le mouvement. – (SF) La manifestation s'est déroulée sans aucun incident. – Pour la démocratie, à bas l'oligarchie. – Surprise dans le cortège !

Un vrai curé. – Il y a des causes justes, il faut le dire et, en même temps, il faut faire attention de ne pas aller trop loin. Il faut garder un cœur dans la paix et beaucoup de fraternité et il faut continuer à aller dans ce sens là, je pense. – (SF) Cette ambiance bon enfant sera la règle jusqu'au moment de la dispersion aux Invalides, mais en pénétrant sur l'esplanade un vent de panique s'empare de la foule : "Ils vont nous nasser, comme la semaine dernière".

Le 12 janvier Place de l'Étoile les forces de l'ordre ont en effet empêché l'essentiel de la manifestation des Gilets jaunes de quitter les lieux. Résultat : des affrontements et des blessés. Craignant que la situation ne se répète le cortège choisit de faire demi tour.

Pourtant cette fois les forces de l'ordre laissent les manifestants quitter l'esplanade pourvu qu'ils retirent leurs gilets comme nous avons pu le vérifier. Les organisateurs de la manif s'épuisent à rassurer les manifestants. En vain ! [Consignes et moyens de sortie] Le gros du cortège s'est déjà dispersé lorsqu'éclatent les premiers incidents. [bruits d'impacts] Deux voitures sont dégradées, des pierres sont lancées vers les photographes et les caméras. [cris et bruits] La salle de commandement de la Préfecture de Police choisit de faire donner des policiers en civil.

Loin de mettre un terme au désordre, ils rajoutent au trouble. C'est toute l'absurdité de cette doctrine mise en place par Christophe Castaner et Laurent Nuñez au lendemain de la manifestation du 24 novembre. Faire des interpellations coûte que coûte au prix de nombreux blessés, certains gravement atteints, parmi les manifestants, au risque surtout d'un drame.

Que se passera-t-il lorsque la foule se retournera soudainement contre cette bande de policiers mal préparés, mal encadrés, vindicatifs pour certains, apeurés pour d'autres ? C'est un scénario mortifère qu'écrivent manifestation après manifestation le ministre de l'Intérieur et son secrétaire d'État, à rebours de la plupart de leurs collègues européens. [Brouhaha] Fort heureusement, sur l'esplanade la dispersion s'achèvera sans incident, les C.R.S. faisant preuve, cette fois, de maîtrise.

Il ne reste plus qu'à espérer que cette retenue redevienne la règle. À Christophe Castaner d'entendre raison. Il y a déjà trop de blessés et de mutilés. |