Mobilisation du 24 octobre : "Il faut arrêter de mentir aux Français" estime Marie-Agnès Poussier-Winsback
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:15OuverteRéponse directe
Est-ce que les leçons ont été tirées de ce qui s'est passé samedi dernier ?
- 3:12OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut faire selon vous pour répondre à ces revendications ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Comment on répond à cette revendication-là de pouvoir d'achat ?
- 4:43OuverteRéponse directe
Et la réponse du gouvernement, elle est à hauteur, selon vous ?
- 5:26OuverteRéponse directe
Comment la tempête austine doit déferler aujourd'hui sur la Seine-Maritime ?
- 5:32OuverteRéponse directe
Quelle est la situation dans votre circonscription ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09Invité politiqueFait
« ce sont d'abord les lycéens, et puis un grand nombre de nos concitoyens contre la vifère. »
- 2:44Invité politiqueChiffre
« Là, j'entends que des effectifs supplémentaires sont prévus. Plus de 20% sur l'ensemble du territoire. »
- 3:41Invité politiqueFait
« les mêmes qui réclament aujourd'hui des milliards supplémentaires et qui s'émeufs de la situation de la dette réclamaient plus à l'époque. »
- 4:11Invité politiqueFait
« on répond en se battant, notamment pour éviter que l'inflation continue d'augmenter. »
- 4:31Invité politiqueFait
« le prix du gazail, le prix de l'essence doit pouvoir être ajusté pour permettre à ceux qui travaillent de s'en sortir. »
- 4:47Invité politiqueFait
« La réponse du gouvernement, elle est à la hauteur de la situation financière de notre pays. »
- 5:08Invité politiqueFait
« Il faut arrêter de mentir aux Français. »
- 5:09Invité politiqueFait
« Quand les taux augmentent, les taux augmentent aussi, par exemple, sur l'immobilier. »
Temps de parole
- Marie-Agnès Poussier-Winsback66 %
- Présentateur21 %
- Présentateur 211 %
- ?2 %
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Ici Normandie, premier sur l'actu locale en Normandie, ici Matin. 8h moins le quart, la tension sociale ne redescend pas. Après le week-end dernier, 17 octobre, une nouvelle journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat est annoncée demain. En Seine-Maritime et dans l'heure, avec appel sur les réseaux sociaux à Rouen et au Havre notamment. Mais pour l'instant, le flou règne, aucune manifestation n'est déclarée en préfecture. On en parle ce matin avec la députée Horizon de la 9e circonscription de la Seine-Maritime, celle de Fécamp. Elle répond à vos questions, Manon Lombard-Brunel. Bonjour Marie-Agnès Poussier-Vince-Bac. Bonjour à tous.
La préfecture de la Seine-Maritime interdit demain les manifestations dans le centre-ville de Rouen et du Havre. Force est de constater que c'est encore très flou. Certains appellent quand même à manifester dans ces secteurs-là. La situation échappe encore une fois aux autorités.
Oui, je voudrais surtout avoir une petite pensée, peut-être que beaucoup de gens l'ont dit, mais pour tous ceux qui ont été victimes le week-end dernier, on a quand même eu beaucoup de commerçants chez nous, de l'ordre au niveau national, qui ont été blessés. Donc il faut peut-être aussi rappeler le contexte. Mais en effet, on voit que certains ont envie encore de manifester, et c'est légitime. puisque je rappelle que ce sont d'abord les lycéens, et puis un grand nombre de nos concitoyens contre la vifère. Mais
comment on fait
pour que ça ne dérape pas, comme le week-end dernier
?
Eh bien,
on
fait travailler ensemble, le préfet et les maires. Moi, je crois beaucoup à ce couple-là. Ce n
'est
pas seulement quand tout va bien, c'est aussi quand il y
a
des moments difficiles. Les maires sont ceux qui sont des vrais relais auprès de la population. Ils sont souvent là aussi pour apaiser, c'est ceux qui connaissent le mieux leur ville. Et c'est souvent à leur demande, on l'a vu hier, le Premier ministre a reçu l'air de Paris, de Marseille et de Lyon. Je pense qu'on a entendu quelles étaient les attentes des maires. C'est-à
-dire,
en général, pas de rassemblement dans les centres-villes, pas de défilé dans les centres-villes. Mais pour autant, il y
a
un vrai attachement au droit de manifester dans notre pays. Et heureusement, c'est une de nos libertés. Mais tout comme le droit de propriété aussi, et le droit à la sécurité.
Est-ce que les leçons ont été tirées de ce qui s'est passé samedi dernier ? Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniès, avait déposé sa démission lundi dernier. Emmanuel Macron a refusé qu'il démissionne. Qu'est-ce qu'aurait dû faire le président de la République
? Eh
bien, je crois que c'est bien d'avoir mis tout le monde autour de la table. Il était temps. Il était temps de recevoir les uns et les autres. C'est en effet très très ennuyeux qu'il y ait
eu
évidemment toute cette casse. Là, j'entends que des effectifs supplémentaires sont prévus. Plus de 20% sur l'ensemble du territoire. Et donc, on peut espérer qu'on a tenu compte de ce qui s'est passé la semaine dernière. Et qu'évidemment, ça ne se reproduira pas. Ça ne se reproduira pas, ça. C'est évidemment ce que l'on attend tous. C'est-à-dire qu'on est capable de concilier encore une fois la sécurité et le droit de manifester.
Avec la réponse aux revendications, revendications que vous avez estimées légitimes au début de cette interview. Qu'est-ce qu'il faut faire selon vous pour répondre à ces revendications ?
Alors, le vrai sujet qu'on a, c'est aussi un sujet budgétaire. Il ne
faut
pas se mentir. Certains se disent qu'il n
'y a
pas de dette. Donc, cela, c'est en effet un peu étonnant. Mais nous, on est en plein examen du budget. On voit bien à quel point nous sommes dans une situation plus que tendue. Je voudrais peut-être rappeler aussi quelque chose.
C
'est que les mêmes qui réclament aujourd'hui des milliards supplémentaires et qui s'émeufs de la situation de la dette réclamaient plus à l'époque. Réclamaient plus à l'époque du Covid. Réclamaient plus au moment de la crise énergétique. Donc, on voit bien qu'on est un peu bloqués. Et
sur les réponses au
pouvoir d'achat, ce que demandent les manifestants, c'est ce que disent les manifestants. C'est qu'ils n'ont plus d'argent qu'il y ait un problème de pouvoir d'achat. Comment on répond à cette revendication-là
? Eh
bien, on répond en se battant, notamment pour éviter que l'inflation continue d'augmenter. On essaie de se battre, notamment pour ceux qui travaillent et qui utilisent leurs voitures. Il n'est qu'une chose quand vous avez des transports publics dans des grandes villes. Il en est une autre quand on est, comme chez nous, parfois en milieu rural. Donc, évidemment que le prix du gazail, le prix de l'essence doit pouvoir être ajusté pour permettre à ceux qui travaillent de s'en sortir.
Et la réponse du gouvernement, elle est à hauteur, selon vous
?
La réponse du gouvernement, elle est à la hauteur de la situation financière de notre pays. Vous savez, si demain, les taux continuent d'augmenter, non seulement on peut être dans une situation plus que compliquée, mais ça aura des impacts, de toute façon, sur les Français qui devront payer aussi à un moment donné ou à un autre. Il faut arrêter de mentir aux Français. Quand les taux augmentent, les taux augmentent aussi, par exemple, sur l'immobilier. Ça veut dire que plus personne ne peut acheter dans notre pays. Donc, en effet, on est dans une situation extrêmement complexe, je vous le confirme.
Marie-Anne Spoussier-Viersbach, on se disait, vous êtes la députée de la circonscription de Fécamp. Comment la tempête austine doit déferler aujourd'hui, ce matin, sur la Seine-Maritime ? Quelle est la situation dans votre circonscription ? Quelle connaissance vous avez de la situation à Fécamp ? Alors,
ce matin, cette nuit, il n
'y a
pas eu de dégâts. Même si ça souffle dur, et bien, le maire de chez Caen a fait prendre au service beaucoup de dispositions pour qu'évidemment, tous les chantiers en cours, on n
'ait
plus débarrassé de tout ce qui traînait sur la ligue d'Ème. C'est impressionnant. On a été prévenus très longtemps à l'avance, donc j'espère que tout se passera bien et qu'on ne se retrouvera pas dans la même situation qu'en avril dernier. Avec
la tempête Goretti
? Voilà, avec la tempête Goretti, où, pardonnez-moi l'expression, on en avait vraiment plus cher.
Avec beaucoup de dégâts. Merci Marie-Agnès Poussier-Vinzbach d'avoir été notre invitée ce
matin.
Encourage à tous, soyez prudents, justement, regarde cette tempête. On va essayer de tous l'être. Merci à vous, bonne journée, au revoir. Merci Marie-Agnès Poussier-Vinzbach. 7h51 et j'étais en train de regarder, effectivement, toujours d'actualité, cet accident sur la départementale 131. Une voiture est en travers de la route sur la roquette d'Yvetot entre le rond-point Citroën et le rond-point du centre Leclerc. Même les Poilouins ne peuvent pas faire demi-tour, en l'occurrence.
Marie-Agnès Poussier-Winsback