Manuel Bompard, coordinateur de "La France Insoumise" | LCP, Lundi C'est Politique - 29/09/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:34ComplaisanteRéponse directe
Manuel Bompard, bonsoir. Pour vous interviewer, Hervé, directeur de Radio Classique, Stéphanie Dépierres, journaliste pour la chaîne parlementaire, Thierry Fabre et Hugo au Perchoir qui relira les questions sur notre chaîne Twitch.
- 1:15OuverteRéponse partielle
Il ira en prison car sa condamnation est assortie d'un séjour en prison obligatoire. Qu'en dites-vous ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Certains s'en réjouissent, à gauche.
- 2:41OuverteRéponse directe
Sur la question de l'exécution provisoire, dont on avait beaucoup parlé sur la condamnation de Marine Le Pen, vous êtes une voix singulière à gauche. Vous n'êtes pas favorable.
- 3:24RelanceRéponse partielle
Mais...
- 4:00OuverteRéponse directe
Le président du tribunal de Paris dénonce des menaces, demande s'il y a un électrochoc. Jusqu'à quel point on a le droit de dénoncer une décision de justice ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Manuel BompardFait
« Il ira en prison car sa condamnation est assortie d'un séjour en prison obligatoire. »
- 1:59Manuel BompardFait
« Je ne me réjouis jamais du fait que quelqu'un aille en prison mais s'il a été reconnu coupable... Ce sont des faits très graves. »
- 4:44Manuel BompardPromesse
« Mais aucun d'entre nous ne va être condamné. »
- 5:27Manuel BompardFait
« Ces éléments sont faux, concernant LFI, car on parle de la campagne présidentielle de 2017. »
- 7:41Manuel BompardFait
« Lecornu a présenté ses grandes orientations budgétaires et elles sont claires. Elles s'inscrivent dans la continuité du projet Bayrou. »
- 8:27Manuel BompardFait
« Si ce budget voyait le jour, ce serait une catastrophe sociale, économique. »
- 11:15Manuel BompardChiffre
« Plus d'un million de personnes qui se mobilisent alors qu'on ne parle pas d'une mobilisation contre une réforme, comme celle contre la retraite ou contre les contrats contre l'embauche, c'est une mobilisation très importante. »
- 18:18François BayrouChiffre
« La dette, ces 3 416 000 EUR. »
- 19:02François BayrouFait
« La charge de la dette en France est plus faible que ce qu'elle était à la fin des années 90 et au début des années 2000. »
- 22:04Manuel BompardFait
« La taxe Zucman occupe les débats et est poussé par la gauche. »
- 23:27Manuel BompardChiffre
« Quand vous êtes dans le 0,0002 % que vous payez 25 % d'impôts. »
- 25:10Manuel BompardFait
« Si vous leur dîtes à ces gens-là : "L'année prochaine toutes les dividendes seront pour l'Etat," il y aura des réactions de délocalisation. »
- 25:54Manuel BompardChiffre
« Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de ce pays a été multiplié par 2. Les recettes ont baissé de 3 %. »
- 30:13Manuel BompardFait
« La taxe d'habitation, toutes les personnes propriétaires d'un logement aujourd'hui savent qu'elle a été largement récompensée par l'augmentation de la taxe foncière. »
- 30:50Manuel BompardChiffre
« Cette politique a profité 80 fois plus aux 5 % les plus riches qu'aux 5 % les plus pauvres. »
- 32:58Manuel BompardChiffre
« Notre chiffrage est très clair, c'est 28 milliards d'euros. »
- 34:03Manuel BompardFait
« Ces exonérations, oui. Ou alors, il faut les compenser. »
- 35:30Manuel BompardFait
« Et nous, on veut rester à 60 ans ? Qu'est-ce qui ferait que nous on doit travailler moins que les autres ? »
- 39:13Manuel BompardFait
« Je trouve ça ridicule. Ils ont déjà perdu trois mois de commission d'enquête car ils ne sont pas capables de décrire quelque chose de bien. »
- 45:11Manuel BompardFait
« C'est une mauvaise chose d'avoir fait ce qu'il a fait. »
- 54:36Manuel BompardFait
« Je partage l'idée que si l'écologie se fait contre les catégories populaires, on recule. »
Temps de parole
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Semaine décisive pour Sébastien Lecornu, le Premier ministre consulte une dernière fois avant de rendre sa copie pour le budget. Les insoumis veulent la censure, de nouvelles élections législatives voire le départ du président de la République. L'invité de ce soir est Manuel Bompard.
Manuel Bompard, bonsoir. Pour vous interviewer, Hervé, directeur de Radio Classique, Stéphanie Dépierres, journaliste pour la chaîne parlementaire, Thierry Fabre et Hugo au Perchoir qui relira les questions sur notre chaîne Twitch. On va revenir sur l'actualité politique et parlementaire mais commençons par la condamnation de Nicolas Sarkozy. Il ira en prison car sa condamnation est assortie d'un séjour en prison obligatoire. Qu'en dites-vous ? - Que j'en suis stupéfait. Que notamment, les politiciens passent leur temps à dire que la justice est trop laxiste, bizarrement, quand ça concerne l'un des leurs, on a un changement complet de discours qui dénonce une justice trop sévère. J'ai une habitude c'est de ne pas commenter des décisions de justice. Monsieur Sarkozy a fait appel, c'est son droit. - Certains s'en réjouissent, à gauche.
- Je ne me réjouis jamais du fait que quelqu'un aille en prison mais s'il a été reconnu coupable... Ce sont des faits très graves. On parle de choses qui ont été faites avec l'ancien pouvoir libyen. Je rappelle que dans les tribunaux, il y avait des familles de victimes d'attentats commis. Ce sont des faits très graves. - Sur la question de l'exécution provisoire, dont on avait beaucoup parlé sur la condamnation de Marine Le Pen, vous étes une voix singulière à gauche.
Vous n'étes pas favorable. - Je suis attaché aux principes de la justice. Après une condamnation, on a le droit de faire appel. Ce que j'avais dit au moment du jugement de Marine Le Pen c'était que c'était nécessaire que les voies d'appel et de cassation puissent avoir lieu avant que Madame Le Pen soit empéchée d'étre présentée aux prochaines élections présidentielles. D'un certain point de vue, la justice a exaucé ce voeu. - Pareil pour Nicolas Sarkozy ? - A ma connaissance, il n'a pas l'intention de se représenter.
- Mais... - Ce n'est pas la méme chose. Dans le cas de Marine Le Pen, elle voulait pouvoir se présenter aux élections présidentielles avant que les délais de recours soient écoulés. - Le président du tribunal de Paris dénonce des menaces,
demande s'il y a un électrochoc. Jusqu'à quel point on a le droit de dénoncer une décision de justice ? - Il a le droit de le dire. Ce qui n'a pas le droit de faire c'est... de donner le nom des magistrats, des juges et des personnes qui vont aller les menacer. Ce qui est choquant, c'est quand des membres du Gouvernement des ministres de la justice, qui sont les garants de l'indépendance de la justice, qui ont des propos très désobligeants à l'égard de l'institution judiciaire.
- Votre parti politique et lui aussi l'objet de plusieurs enquétes dont l'une vise les comptes des campagnes de Jean-Luc Mélenchon en 2017. Plusieurs cadres dirigeants de votre parti ont été mis en examen dans cette affaire. L'une d'entre elles, Sophia Chikirou avait dénoncé un procès politique. Plusieurs membres de votre parti ont parlé d'acharnement judiciaire. Est-ce que c'est que quand LFI est concerné que vous avez des doutes sur l'impartialité de la justice ? - Mais aucun d'entre nous ne va étre condamné.
On vient de interrogé sur le cas de Marine Le Pen qui a été condamné en première instance, ainsi que Monsieur Sarkozy qui avait déjà été condamné et qui est de nouveau condamné. Et cela, pour des faits d'une tout autre gravité dont les faits dont vous parlez. Ici, on parle d'une potentielle situation de corruption avec le régime dictatorial libyen et pour Marine Le Pen, on parle de plusieurs millions qui ont été détournés. Ces éléments sont faux, concernant LFI, car on parle de la campagne présidentielle de 2017.
On est en 2025. Il y a eu des perquisitions. Depuis, il n'y aucune avancée. Je n'ai pas dit qu'on n'avait pas le droit de critiquer. J'interroge le double langage de ceux qui disent en permanence que la justice doit étre plus sévère mais qui, une fois concernée, change de discours. - Mais peut-étre ne doit-on pas commenter une décision politique sauf si elle concerne son propre camp politique. - Je n'ai pas dit ça. Nous avons largement fait la démonstration que notre campagne est celle qui a coûté le moins cher et que nous accuser de surfacturation n'avait aucun sens. Nous ferons cette démonstration dans le cadre judiciaire. - On va passer à la semaine de Sébastien Lecornu. On va surveiller un rendez-vous, celui de vendredi. - Vendredi, le Premier ministre va recevoir les Parti socialiste. On parle du rendez-vous de la dernière chance. D'après vous, il y a quelque chose à en attendre ? Est-ce qu'il faut essayer jusqu'au bout de tenter cette dernière chance ? - Non. Lecornu a présenté ses grandes orientations
budgétaires et elles sont claires. Elles s'inscrivent dans la continuité du projet Bayrou. Il a enlevé les deux jours fériés. Pour le reste, la taxe Zucman, il n'en est pas question, le retour de l'impôt de solidarité sur la fortune, il n'en est pas question et méme pour la retraite, il n'en est pas question. Il dit qu'il faut rester sur la méme trajectoire de déficit que Monsieur Bayrou. On le savait.
Si on nomme Monsieur Lecornu qui était membre de tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017, il n'allait pas faire un Gouvernement différent. Les socialistes veulent participer à cette négociation. Pour nous, les choses sont claires. Ce Gouvernement ne changera pas de politique par rapport à la politique d'Emmanuel Macron et il faut le censurer le plus vite possible. - Est-ce que vous reprenez les termes de Jean-Luc Mélenchon ?
Les "nigauds" ? - Je suis d'accord avec ce qu'il a dit, pas dans ces termes-là. - Peut-étre un peu plus poli ? - J'ai dit qu'ils étaient naïfs. Je ne veux pas régler les comptes, ce n'est pas ma question. Je veux réfléchir à ce qui est bon pour le pays. Reprendre les orientations du budget Bayrou qui est tombé devant l'Assemblée nationale car il ne paraît pas étre bon pour les pays n'est pas une bonne idée. Si ce budget voyait le jour, ce serait une catastrophe sociale, économique.
- On en reparlera. - Ca va se traduire par une récession économique et encore plus de difficultés y compris pour revenir à l'équilibre. - Il y aura aussi jeudi, une mobilisation intersyndicale. - Oui. J'aimerais avoir votre décryptage des derniers mouvements sociaux. Vous avez été derrière le mouvement "Bloquons tout" du 10 qui a déçu beaucoup de ses propres partisans. La mobilisation n'a pas été à hauteur des espérances.
Alors que la mobilisation suivante organisée par les syndicaux été globalement suivi. Est-ce que ce ne sont pas les mobilisations classiques qui fonctionnent, finalement ? - Je ne partage pas votre diagnostic. Pour moi, le 10 septembre a été massivement suivi pour une mobilisation citoyenne. On a eu 250, 300, massivement suivi pour une mobilisation citoyenne. On a eu 250, 300 00, 500 000 personnes dans la rue. En termes d'ampleur de la mobilisation, on est à peu près, à part la première mobilisation des gilets jeunes,
au-dessus de presque toutes les mobilisations des gilets jaunes. Je ne trouve pas que son échec. Il n'aurait pas eu la mobilisation du 18 septembre s'il n'y avait pas eu celle du 10 septembre. Le 10 septembre à enclenché une dynamique sociale et c'est ce qui a amené à une mobilisation du 18. Plus d'un million de personnes qui se mobilisent alors qu'on ne parle pas d'une mobilisation contre une réforme, comme celle contre la retraite ou contre les contrats contre l'embauche, c'est une mobilisation très importante.
Elle est méme inédite. C'est une mobilisation avec des messages importants. - On sait que les syndicats ne sont parfois pas présents. - Je ne sais pas pourquoi vous dîtes que nos relations avec les syndicats ne sont pas au beau fixe. J'aurais aimé que vous m'accompagnez à la mobilisation du 18 septembre, vous auriez vu avec les personnes qui étaient dans la rue, ils étaient plutôt d'accord avec LFI. Après, peut-étre que les directions syndicales ont trouvé un autre point de vue mais les bases syndicales dans leur grande largeur partagent les orientations politiques de LFI. Je souhaite que ce mouvement se poursuive. Je vous le dis, on verra ce que donnera la journée du jeudi. C'est la stratégie qu'on choisit les organisations syndicales, de laisser un ultimatum puis de poser une autre date. - Pour l'instant il n'y a pas de Gouvernement et pas de budget. - C'est ce que veut dire Monsieur Lecornu. Mais à partir du moment où on considère qu'à part les deux jours fériés,
Monsieur Lecornu n'a fait aucune annonce. L'année blanche... Elle est toujours sur la table. Elle se traduira très concrètement pour les Français par des pensions de retraite... - Pas sur les retraites justement. - Si c'est pas retiré, c'est toujours sur la table. Il a dit qu'il retirait les deux jours fériés mais pas les années blanches. Non plus sur les franchises médicales ni le remboursement des soins pour les personnes atteintes de maladies de longue durée. C'est toujours sur la table. - Sur les réseaux sociaux,
il y en a qui se plaignent est-ce que vous appelez à une grève générale de la part des travailleurs ? - Je comprends ce point de vue. On a bien de vue pendant la mobilisation contre la réforme des retraites,
c'est des gens dans la rue face à un Gouvernement. Je souhaite qu'on puisse en arriver à une grève générale. Je ne suis pas travailleur... - C'est plus facile à dire qu'à faire. - Si on en arrive là, je les appuierai. Si on veut agir aujourd'hui, face à un Gouvernement qui veut passer en force, il faut peser sur la situation du pays, pas seulement avec des manifestations. - Sur le calendrier, chaque jour compte. - Quand allez-vous déposer la motion de censure ? - Il n'est pas possible de déposer une motion de censure lorsque
le Gouvernement n'est pas composé.
A partir du moment où Monsieur Lecornu aura constituée son Gouvernement, on aura une date de discours de politique générale, probablement en début de semaine prochaine car il dit qu'il annoncera sans Gouvernement cette semaine. A l'issue de ce discours, les députés seront amenés à voter la confiance. Si Monsieur Lecornu ne demande pas ce vote de confiance, il pourrait y avoir une motion de censure. - Le parti socialiste est dans une démarche de négociation. Le Rassemblement National a dit qu'il ne vaudrait pas une motion par principe.
Celle-ci n'a aucune chance de passer. Ce n'est pas un coup d'épée dans l'eau ? - C'est un peu un jour sans fin.
Au moment de la rentrée dans nos universités d'été au mois d'août, nous avions posé une motion de censure contre Monsieur Bayrou, certains de vos collègues disaient qu'elle n'avait aucune chance de passer. Monsieur Bayrou a demandé un vote de confiance, c'est qu'il savait qu'il avait des risques d'étre censuré. Un mois avant, selon vous elle n'avait aucune chance de passer. Finalement... Je vous réponds franchement. Avec mes collègues de mon groupe parlementaire, on la déposera. Chacun prendra ses responsabilités. Si le parti socialiste veut laisser Monsieur Lecornu en place ou
si Madame Le Pen veut laisser Monsieur Lecornu en place, ils seront comptables de la politique mise en place par ce dernier. Madame Le Pen dit qu'on ne fera pas de censure parce qu'on ne sait pas. C'est très bien. Monsieur Lecornu a dit ces orientations. On sait les grands équilibres politiques, ses grandes attention, On les connaît. On a suffisamment d'informations. - Certains vont payer plus d'impôts, certains moins. - Il ne va pas écarter la taxe Zucman
il a écarté le retour de l'impôt sur la fortune. - Je vous propose... - La moindre des choses, en démocratie c'est que les députés puissent voter. L'Assemblée nationale sert à quelque chose. - On a compris que vous voulez faire tomber Monsieur Lecornu avant les décisions budgétaires, mais au cas où vous n'y arrivez pas, on va se projeter sur ce que les discussions peuvent donner. Avant, je vous propose d'écouter le prédécesseur de Sébastien Lecornu, un certain François Bayrou. - La question de la dette, c'est qui va payer la dette ?
Ce pays est devant une question qui lui est posée en tant que génération. Et pour moi, c'est le principal souci que nous avons devant nous. c'est le principal souci que nous avons devant nous. - La dette, ces 3 416 000 EUR. Est-ce que vous dîtes qu'il pas de panique, c'est pas si grave ? - Il y a une dramatisation autour de la question de la dette. La charge de la dette en France est plus faible que ce qu'elle était à la fin des années 90 et au début des années 2000. Quand la France mais un titre de dette sur le marché,
il y a trois personnes pour un titre de dettes qui sont préts à préter. - Les Espagnols et les Italiens... - Je peux aussi vous prendre des comparaisons. Il y a toujours des pays qui empruntent moins chers et d'autres plus chers. Ce n'est pas la dette, la dette, la dette. C'est pourquoi faire ? - Si nous on rembourse pas la dette, on la transmet à nos générations futures. Ces on va pas faire semblant de rembourser des milliards d'euros de dettes. Chaque année on emprunte
pour pouvoir faire rouler cette dette.
La question c'est comment elle a été constituée et pour quels investissements. S'il s'agit de s'endetter pour investir dans des infrastructures, des écoles, des hôpitaux, c'est pas un problème. S'il s'agit, comme l'a fait Emmanuel Macron, de vider les caisses de l'Etat en distribuant des cadeaux aux plus riches multinationales, car c'est ce qui a été fait depuis 2017, Si le déficit est de plus de 5 %, c'est exclusivement car Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir et à diminuer les recettes de l'Etat. C'est des chiffres concrets, sérieux et réaliste.
Maintenant, il vient voir les Français et leur dit que c'est à eux de payer les cadeaux faits aux plus riches. - Les intéréts de la dette seront bientôt supérieurs au budget de l'éducation nationale. Ca vous préoccupe pas ? La charge est importante et nous empéche de faire les choses. - Cette charge-la est inférieur à ce qu'elle a été dans d'autres moments de notre pays. Je préfère ne pas avoir un déficit de 5 à 6 %. Je ne suis pas d'accord avec le discours catastrophique. Il faudrait réduire les dépenses de l'Etat... Si ce discours se traduit par des politiques d'austérité,
ou qui se traduisent par la fin des investissements publics, ça va aggraver la situation. Il y a un cercle vicieux de l'austérité budgétaire. Si vous réduisez les investissements et le pouvoir d'achat, ça se traduit par la récession de l'activité économique Méme le FMI dit que les politiques d'austérité ne fonction pas. - J'imagine que vous avez écrit taxe Zucman des milliers de fois ces derniers jours, qu'en pensez-vous ? - La piste fiscale de la taxation des plus riches. La taxe Zucman occupe les débats et est poussé par la gauche.
J'imagine que la votre soutien.
J'aimerais avoir votre réaction face aux critiques de cette taxe et de certains chefs d'entreprise et de la technologie qui ont expliqué qu'eux n'ont pas de revenus pas de profit. Est-ce que ce n'est pas absurde de taxer les entreprises à fort potentiel en leur appliquant cet
taxe de 2 % sur le patrimoine ? - Oui, la première fois qu'elle a été adoptée à l'Assemblée nationale, c'était suite à une proposition des insoumis. Cette proposition ressort aujourd'hui dans le débat car on a un problème de justice fiscale. Certains ont des patrimoines immenses à 1 milliard d'euros et paient moins proportionnellement que les plus riches en France. Quand vous étes dans le 0,0002 % que vous payez 25 % d'impôts. Des gens ont trouvé une manière de contourner l'impôt sur le revenu du travail et du capital à travers des entreprises qui constituent des par d'autres entreprises et au lieu de toucher l'argent,
on les place dans les holdings.
Ensuite vous dîtes que des gens de la tech sont pas d'accord. - Vous étes d'accord pour plus de justice fiscale mais pas pour la taxe Zucman ? - Les exemples concernent des licornes. Il a déjà été amplement répondu qu'on ne pouvait échelonner le paiement des impôts s'il n'y avait pas de liquidité immédiate, qu'on pouvait avoir un dispositif ou la banque des états... Toute l'année, Bercy travail des personnes qui ont beaucoup d'argent sur l'échelonnement des paiements de l'impôt. Je vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire sur la technologie aujourd'hui.
Ceux qui utilisent les holdings pour contourner l'impôt. C'est de mauvaise foi. Ils échappent de manière honteuse à l'impôt. On a des difficultés budgétaires. - Ce que paieraient les grandes entreprises chaque année est comparée à ce que les actionnaires perçoivent. Pour la moitié des fortunes, la taxe Zucman et l'intégralité des dividendes. Si vous leur dîtes à ces gens-là : "L'année prochaine toutes les dividendes seront pour l'Etat," il y aura des réactions de délocalisation. Est-ce que vous imaginez les réactions sur les investissements France ? -Plusieurs choses, il y a déjà un rapport sur les pseudos menace fiscale qui montre que c'est marginal. C'est une critique que je prends peu en compte. Le patrimoine des gens dont on parle, augmente de 6 à 7 %. Si vous leur dîtes de contribuer à hauteur de 2 %, ont continué de s'enrichir. C'est normal qu'ils contribuent. Le patrimoine des 500 plus grandes
fortunes de ce pays a été multiplié par 2. Les recettes ont baissé de 3 %. C'est indispensable de faire en sorte que les plus riches contribuent davantage. La taxe Zucman n'est qu'un des outils qui doit permettre de rétablir davantage... - Beaucoup de critiques contre la taxe Zucman. Pas toujours des patrons mais aussi des artisans. - Le milieu des artisans et professions libérales,
disait que taxer l'outil de travail c'est tuer la poule aux oeufs d'or.
Le but c'est de partager, pas de tuer la poule. Quand ce sont des artisans qui le disent, qui ne sont pas concernés, qui n'ont pas des revenus aussi considérables, ça ne pouvait pas réagir d'entendre cet argument ? - Ca me fait réagir. Ces personnes se trompent. Elles sont manipulées par des représentants d'un secteur étroit du patronat. Je pense que quand ils reprennent ses arguments. Il s'aligne sur les intéréts d'un secteur faible. Ca ne défend pas les entreprises mais les ultra riche. Je ne vois pas pourquoi le MEDEF a un rapport avec la question de la fiscalité des plus riches. Pardon,
ils défendent les intéréts qui ne sont pas dans l'intérét des entrepreneurs et artisans et commerçants. Si on ne met pas à contribution les ultra riche comme il faut le faire aujourd'hui, on va mettre à contribution l'ensemble du pays. Ainsi que l'ensemble des salariés, des personnes qui consomment. - Vous pensez qu'ils se trompent ? - Evidemment. Ils n'ont pas intérét à une politique budgétaire. C'est une politique qui se traduit par moins de commande publique, moins d'activité.
Une politique qui baisse le pouvoir d'achat des Français, pour les restaurateurs, par exemple, c'est moins d'activité. J'ai noté que d'autres organisations professionnelles ne sont pas alignées sur les propositions du MEDEF. Quand le MEDEF dit qu'il va faire un meeting contre la taxe Zucman, etc, je vous dis, le MEDEF ne représente pas l'intérét de l'ensemble... - Mais ils critiquent la taxe Zucman. Vous prenez ce qui vous arrange. - Et la question des biens ? - Je suis prét à en débattre.
L'UDEP n'a rien à craindre. La taxe Zucman n'inclut pas l'outil de travail. Les usines ne sont pas taxées. - Les biens professionnels sont des outils de travail, des entreprises. - Vous utilisez des mots pour faire croire qu'on va taxer les entreprises. Ce n'est pas vrai. On taxe des individus. - C'est un vieux débat. Un autre mot, vous avez cité la politique du président de la République, vous n'avez pas la méme analyse que lui. - Quand vous évoquez les cadeaux fiscaux faits par le président de la République depuis 2017 à ceux qui vous appelez les plus riches, la Cour des Comptes relève que sur ses baisses suppression d'impôts, entre 30 et 40 % sont représentés par la surpression de la taxe d'habitation sur l'ensemble des Français et par la suppression de la redevance télé. Vous critiquez également cette mesure ? LFI envisage de rétablir la taxe d'habitation et la redevance télé ? - La taxe d'habitation,
toutes les personnes propriétaires d'un logement aujourd'hui savent qu'elle a été largement récompensée par l'augmentation de la taxe foncière. Je ne vais pas... Je vais répondre à votre question. Je ne vais pas la réintroduire alors qu'il avait déjà par l'augmentation de la taxe foncière. La politique du président de la République, son impact dans la population, cette politique a profité 80 fois plus
Vous pouvez me prendre un exemple de la taxe d'habitation, cette politique a profité 80 fois plus aux 5 % les plus riches qu'aux 5 % les plus pauvres. Je ne suis pas d'accord avec cette politique. Elle n'est pas juste. Il faut tourner la page. - Supprimer la taxe d'habitation, ce n'est pas un cadeau fait aux plus riches. - Ca dépend. Tous ne la payent pas. Et dans ces gens, il y a des personnes très riches qui en ont profité, proportionnellement, cette politique en plus des autres, car je pourrais vous proposer de parler de toutes les autres taxes...
- Sur les baisses de recettes, ça a bénéficié... - 80 fois plus. Je m'appuie sur une étude sérieuse. - Sur les retraites ? - Cette étude disait aussi que les classes moyennes avaient beaucoup bénéficié de cet impôt. Cette taxe d'habitation, c'est 20 milliards. L'ensemble de la population en a profité. - Je vous ai donné un chiffre tout à l'heure, vous pourrez les vérifier, le salaire des Français a baissé de 3 %. Vous pouvez aussi parler des dividendes, des salaires les plus riches qui ont été multipliés par deux. Je peux vous présenter si vous voulez, vous pouvez me présenter un Français dont le salaire a été multiplié par deux, j'attends. - La réforme des retraites, dans tout cela, est-ce que vous la maintenez toujours vue le coût potentiellement faramineux qu'elle comporte ? Est-ce qu'on revient à 60 ans ? J'ai le souvenir d'une évaluation qui parlait de 80 milliards d'euros. Comment vous imaginez financer une telle réforme
sachant que la taxe Zucman c'est maximum 20 milliards ? - On ne parle pas des mémes choses. On essaie d'étre précis. Quand on parle de la retraite, on parle de la Sécurité sociale. - Mais les spécialistes disent que la taxe Zucman ne peut pas financer cette réforme. - Ce n'est pas le méme sujet. Il faut éviter de faire des transferts. Je ne sais pas d'où sort le chiffre de 80 milliards d'euros. Notre chiffrage est très clair, c'est 28 milliards d'euros. Et c'est précisément le montant qui a été accordé par l'Etat aux entreprises ces dernières années et qui n'ont pas été compensé. - Vous voulez les supprimer ?
- Ces exonérations, oui. Ou alors, il faut les compenser. Si vous faites des exonérations de cotisations sans les compenser, vous creusez le trou de la Sécurité sociale. Vous venez ensuite sur les plateaux pour dire que la Sécurité sociale à un déficit et qu'il faut partir plus tard à la retraite ou étre moins soigné. - Ce coût... - Le déficit de la Sécurité sociale a été créé 49 des exonérations sociales et qu'on ne les a pas compensés. C'est mathématique. - Vous voulez supprimer ces exonérations ?
Elles concernent essentiellement les bas salaires. - Je ne vais pas avoir du jour au lendemain une décision qui se traduit pour dire que le coût pour les personnes en bas salaires va augmenter de manière significative. Je ne suis pas d'accord avec cette logique-là. Il y a certaines exonérations qu'il faut supprimer et d'autres qu'il faut compenser. - Pour vous, ce débat sur les retraites est une exception française. - Quand vous regardez le reste de l'Europe, ça ne vous frappe pas de voir que l'Espagne, l'Allemagne, Italie, sont à 67 ans, en Grèce, 68 ans.
Et nous, on veut rester à 60 ans ? Qu'est-ce qui ferait que nous on doit travailler moins que les autres ? - Vous connaissez la durée de cotisation en Espagne ? Elle est inférieure à 40 annuités. Pourquoi nous on devrait faire 43 ans ?
Vous comparez des modèles...
Vous avez pris un exemple international. Vous comparez des modèles sur un seul paramètre alors qu'il y a l'âge de départ, la durée de cotisation. - Dans tous les autres pays, on cotise beaucoup plus qu'en France ? - Il y a des pays où la durée paraît plus important qu'en France et il y a des pays où la durée de cotisation est plus importante et d'autres où elle est plus faible et où la retraite est à 60 pour les femmes, cela, vous ne le prenez jamais en exemple. Après, quand on a travaillé toute sa vie, quand on arrive à 60 ans, qu'on a le dos cassé, qu'on est fatigué,
je pense qu'on doit pouvoir profiter de ses quelques années à la retraite. L'espérance de vie en bonne santé et à 62, 63 ans. Vous considérez normal qu'on ne puisse pas partir à la retraite avant d'avoir atteint son espérance de vie en bonne santé ? Ce n'est pas ma vision. - Il y a un débat. - Sur la taxe Zucman, vous avez dit que le pays était favorable, pourquoi ne pas laisser les débats budgétaires sévères pour le démontrer et poser ensuite une motion de censure ? - On l'a fait avant. L'année dernière, à l'Assemblée nationale,
dans le débat budgétaire, en commission car en hémicycle on n'a pas pu, ça a été adopté par l'Assemblée nationale.
- Le RN est contre le bloc central aussi. - Je pourrais suivre votre raisonnement si Monsieur Lecornu avait dit qu'à la fin il n'aurait pas de 49.3. Mais sinon, pourquoi faire ? Car il va laisser un débat puis après il fera un 49.3.
- Il dit qu'il va essayer d'éviter d'utiliser le 49.3. - Monsieur Barnier disait la méme chose. - Quelqu'un qui dit qu'il va essayer de ne pas le faire, c'est qu'il a l'intention de le faire à la fin. Ou alors il prendrait l'engagement de ne pas le faire. - On reste sur le sujet de l'Assemblée nationale. Demain, la commission d'enquéte sur les liens entre les réseaux soutenant l'idéologie islamiste et certains groupes politiques va commencer. Est-ce que cette commission vous inquiète ?
- Je trouve ça ridicule. Ils ont déjà perdu trois mois de commission d'enquéte car ils ne sont pas capables de décrire quelque chose de bien. Je trouve ça ridicule. Maintenant, s'ils veulent jouer à ce jeu, on s'en saisira. On parlait de Monsieur Sarkozy qui parlait avec la Libye de Kadhafi, peut-étre qu'on pourra l'inviter. - Vous craignez des convocations
de députés de LFI ? - Si tout le monde est auditionné, je n'ai pas de problème avec cela. Je n'ai ni fait des affaires avec la Libye de Monsieur Kadhafi n'y été avec des anciens candidats qui ont financé des entreprises en Syrie au moment de Daesh. Je l'avais déjà dit que je considérais qu'il ne fallait pas ouvrir ce sujet méme si La France Insoumise n'a rien à se reprocher, par contre il y a des partis politiques en place avec des liens troubles avec certains réseaux. S'ils veulent qu'on mette la lumière dessus,
il n'y a pas de problème là-dessus. - Vous avez voulu faire interdire cette commission. - Non, pas du tout. - Vous avez demandé à le lire au préalable. - Ce n'est pas interdire. Si demain, j'écris un livre où je raconte des horreurs sur vous, peut-étre que vous allez avoir connaissance ou au moins faire une démarche pour avoir connaissance de ce qui va étre écrit sur vous. - C'est la liberté d'expression.
- La liberté d'expression a des limites. Si je raconte des choses fausses contre vous, vous allez porter plainte contre moi. Pour ça, vous devez avoir connaissance de ce que je vais dire. - On va continuer...
- Vous le feriez également si vous saviez qu'un livre allait sortir sur vous... - On reste avec vous, Stéphanie, on va parler des élections internes à rassembler. - Renouvellement des postes clés à l'Assemblée nationale, pourquoi vous vous opposez toujours à la présence du RN alors qu'une partie du pays a voté pour ces députés ?
- Les députés du RN ont été élus et ils siègent à l'Assemblée nationale. Ensuite, il y a un deuxième sujet, l'exécutif de l'Assemblée nationale, il me semble que l'année dernière, il y a eu un mouvement populaire assez profond pour empécher l'extréme droite de s'emparer du pouvoir. Il me semble légitime que ces mouvements se traduisent par une opposition au niveau parlementaire. On continue de s'y opposer. On a pas changé d'avis. Maintenant, je vois bien comment il a des discussions entre les macronistes, le RN ou, le RN est en train de faire acter sa non-censure de Lecornu contre quelques postes à l'Assemblée nationale. Je dis à leurs électeurs, voyez comme vous étes considérés.
Plutôt que de savoir le contenu de la politique qui va s'appliquer pour vous, le RN essaye d'échanger une non censure contre le fait qu'ils ont quelques posts cinglants à la vice-présidence. - Vous pensez que Marine Le Pen ne va pas censurer le Parlement car elle obtient quelques postes de députés en plus ? -Vous risquez de perdre 1, Cours mercredi. - C'est la vie. C'est les élections. Super les élections, c'est des élections internes, j'entends dire que chaque groupe devrait étre représenté à la proportionnelle. Dans ce cas, il ne faut pas faire d'élections.
Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne, il y a des votes à la majorité. Dans les votes à la majorité, je ne vais pas voter pour un candidat du RN. - Si vous perdez des postes, et que vous n'étes plus majoritaires, souvent vous narguer d'étre majoritaire à l'Assemblée nationale pour dire qu'il y a une majorité de gauche... -Vous ne trouverez jamais aucun propos de ma part disant que nous avons la majorité absolue. - Absolue non. - Oui. - Que vous étes plus que le tronc commun. - Nous avons la majorité au bureau de l'Assemblée nationale. L'interprétation du résultat des dernières élections législatives, j'ai dit que parmi les coalitions présentées devant les électeurs et électrices, c'est le Nouveau Front Populaire qui dispose de plus de votes. C'est mathématique. En Espagne, en Italie, en Allemagne, quand une formation politique à une plus grande coalition parlementaire, c'est à elle qu'on propose d'abord d'étre Gouvernement. Ce que Monsieur Macron refuse de faire. Ce qu'est une démocratie.
C'est une mauvaise chose d'avoir fait ce qu'il a fait. -Je vais vous parler des prochaines élections, il y en aura peut-étre bientôt. Regardez cette image de la gauche sans la France insoumise. C'était la réunion de plusieurs groupes de gauche. Vous n'avez pas été invité. Qu'est-ce que ça vous inspire ? - Du soulagement. Je n'ai pas l'impression de participer à des événements de mes opposants,
qui défend le projet de l'autoroute A69, aujourd'hui critiquée pour son impact climatique et environnemental. Pour le reste, ils ont droit de se présenter aux élections et c'est les électeurs et électrices qui choisiront. Dans une circonscription,
il y avait une élection législative, il y avait une candidature de place publique, c'est la candidate de la France insoumise qui est arrivée en première place. Elle passera au second tour.
Il y a eu cet élément-là... Je peux vous prendre le total d'une autre candidature citoyenne... Ca n'a pas de sens. -S'il y a une dissolution d'élections législatives... - Aux prochaines élections législatives, en cas de dissolution ou non, est-ce que l'objectif de la France insoumise et de présenter les candidatures partout où vous
souhaitez la reconstruction du Front populaire avec vos amis communistes, socialistes et écologiques ? - S'il doit y avoir une dissolution de l'Assemblée nationale, nous nous proposerons une alliance autour d'un programme : le programme du Nouveau Front Populaire. J'ai entendu que le parti socialiste disait désormais que ce programme n'était plus son programme. Monsieur Vallaud disait qu'il n'y avait plus d'accord possible avec la France insoumise. C'est leur choix. En ce qui me concerne, j'ai pris des engagements auprès de mes électeurs. Nous défendons le méme programme que l'année dernière.
- Vu les divergences idéologiques entre vous, est-ce que vous pouvez dire : "Venez avec nous défendre le Front populaire ?" - Je crois au programme dans les élections. Il faut prendre les électeurs au sérieux, c'est des gens intelligents. Ils donnent leur point de vue. Je reste fidèle au méme programme. Il n'y a pas de raison d'avoir changé d'avis depuis un an. Si le parti socialiste veut défendre un autre programme, il déposera sa propre candidature. Il n'y a pas de raison de retirer quoi que ce soit du programme du Nouveau Front Populaire. Je crois que les écologistes,
- Le front républicain, au second coup tour, s'il y a une possibilité... - J'entends parfois le Rassemblement National dire : "Oui, il y a eu des copines de second tour." Pardon mais si le Rassemblement National a été battu dans des circonscriptions c'est que les électeurs ont décidé de les battre. - Justement sur ces électeurs, certains dans le chat disent qu'ils ont peur. Que répondez-vous à ceux qui ont peur sur vos engueulades ? A ceux qui ont peur d'une arrivée d'une extréme droite ? - Je ne cherche pas à régler des comptes personnels. Je veux suivre des engagements politiques. Le parti socialiste a refusé de censurer le Gouvernement de Monsieur Bayrou. Il a laissé passer le budget de Monsieur Bayrou. Il nous avait présenté qu'il avait obtenu des grandes victoires qu'elle ait changé la vie des Français. Aujourd'hui, ils reconnaissent qu'ils se sont faits rouler dans la farine. - Les gens le ressentent quand ils voient...
- Je dis aux gens : "Regardez la politique mise en place et ceux qui sont fidèles.
Regardez ceux qui ne transigent pas, c'est à eux qu'il faut faire confiance. - Il y aura de candidature de gauche en 2027, ça paraît inévitable. - Je pense, on verra. Il y aura le programme défendu en 2017, puis celui de l'année dernière. Si certains veulent proposer une candidature de la gauche aux hollandiste, je ne suis pas d'accord avec eux. Ils ont droit de se présenter. C'est les électeurs qui tranchent. - C'est loin 2027. On va continuer à parler, on voulait vous entendre sur la question de l'écologie. Comment embarquer les classes populaires, concilier les fin de mois.
- Face à vous, un essayiste de l'écologie. Un sujet politique et social, c'est la conviction de notre invité. Journaliste, passé par La libération, son actu : "Les vipères ne tombent pas du ciel." Il appelle ça l'écolophobie. - Ce sont des gens qui ont des pratiques d'écologie dans leur quotidien, ce n'est pas des gens pour qui ça ne compte pas. Mais leur espace psychique est d'abord de finir les fins de mois. - Sentiment d'injustice face a des mesures discriminatoires. - La taxe carbone, les gens qui voyagent en avion ne payent pas de taxe carbone mais les gens avec une voiture pour travailler, si. - Ce ne sont pas les gens du foyer modeste qui doute du climat, mais ceux du haut. Et de la haute administration. Un point que vous partagez, Manuel Bompard et notre invité souhaite vous interpeller. Quelles sont les positions concrètes de la France insoumise pour décarboner l'industrie. Comment rendre l'écologie juste pour tous ?
Face à vous, Eric Aeschimann. - Bonsoir. Votre livre, "Les vipères ne tombent pas du ciel," vous étes journalistes, vous interrogez, comment embarquer tout le monde. - L'interpellation c'est que l'écologie a été une grande cause de la gauche jusqu'à il y a 2, 3 ans, ça devient compliqué avec les ZFE. Sur l'avenir et le programme de la France insoumise qui se distingue par rapport aux écologistes en ayant jamais choisi l'écologie des petits gestes.
Vous avez introduit le terme de la discussion publique est repris par Emmanuel Macron avec un début de remise en oeuvrent avec le secrétariat général à l'application écologiste, si je suis allé reprendre le programme, il y a des entrées et des chapitres intéressants mais, 700 000 rénovations thermiques, comment on fait ? C'est très compliqué pas seulement financièrement.
Des gens imaginent un service public de la rénovation. On pense que c'est bien mais comment fait-on ? Est-ce que vous avez scénarisé ? L'année un, on fait ça.... - Merci de la question. Sur le constat, je partage l'idée que si l'écologie se fait contre les catégories populaires, on recule. Le vote sur les ZFE, j'assume de dire que ces zones ne sont pas une mesure qui fait avancer l'écologie. - Vous avez voté contre. - Oui. 50 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté à Marseille. On va vous empécher d'utiliser votre véhicule de transport habituel alors qu'il n'y a pas de bon transport. - On est d'accord, il y a eu une discussion. - L'idée de la planification écologiste, c'est d'associer l'ensemble et de fixer des objectifs contraignants avec un calendrier... - Très ambitieux.
- On a besoin de cette ambition aujourd'hui, on est à la traîne. Et avoir des mesures qui ne sont pas individuelles mais sur des politiques d'efficacité écologique, énergétique et des politiques de sobriété. Sobriété écologique, énergétique... Des politiques où on essaie que ça fonctionne mieux, qu'on gaspille moins, polluent moins... Les logements... Je sais que l'argument financier ne peut pas répondre à la question. Depuis des mois en France, une des principales difficultés en France des rénovations thermiques,
c'est que les aides publiques mises en place, ont été réduites, il faut mettre plus d'argent. La question écologique doit étre centrale. Elle doit étre connectée à la question de la formation professionnelle. Si on veut assez d'artisans disponibles pour remettre en place cette rénovation. La planification écologique, j'essaie de sortir de l'abstrait pour entrer dans le concret, il faut qu'elle oriente plus de formation professionnelle. Tout ça doit étre cadré par une règle
nationale ce qu'on appelle la règle vert dans notre programme.
Mettre dans la Constitution l'idée qu'on ne prend pas davantage la planète en termes de ressources naturelles que ce qu'elle ne peut fournir. Il faut qu'il y ait une boussole, un guide. - Autre dossier, les sites industriels. C'est 17 % des émissions de CO2. On a du mal, le haut-fourneau de Dunkerque, l'argent était là pour une fois mais ArcelorMittal n'en veut pas. Qu'est-ce qu'on fait ? Nationalisation ? - J'en suis favorable. Il y a eu des objectifs de décarbonation qui ont été fixées,
engagements pris par des industriels demandant de l'argent public et aujourd'hui, l'industrie a prie l'argent mais ne remplit pas les objectifs. Soit on conditionne les entreprises au respect des objectifs en environnementaux et en arrét de leur donner de l'argent sans remplir les objectifs.
Je suis favorable à la nationalisation d'ArcelorMittal si on veut faire la transition écologique. On a besoin d'acier. On a intérét qu'elle soit produite en France et décarbonnée plutôt que de la faire venir de l'étranger. Favorable à la nationalisation d'une entreprise comme celle-ci, d'un pôle public de l'énergie pour étre capable d'orienter la capacité de production d'énergie au regard des objectifs dont elle est générale et pas de rentabilité. - LE leasing social.
- Le Gouvernement a voulu créer cela, c'est des voitures électrique rendu accessible aux ménages modestes Avec une aide de l'Etat qui peut diminuer. Il y a des scénarios pour élargir ? Quel est votre politique là-dessus ? C'est un bon point ? - Je ne suis pas hostile à ces mesures. La question de l'automobile en France, et en très grande difficulté. J'ai fait le tour des sites sociaux ou ça supprime des emplois. On a une absence totale de politique publique de planification, des mutations nécessaires dans le secteur de l'automobile en France. Les industriels ont fait des choix sur la voiture électrique, d'aller sur la haut de gamme, les industriels ont fait ce choix parti. - C'est un outil. Ca oriente la production... - Je pense que l'Etat ne peut pas étre spectateur des choix de l'industriel dans un domaine comme celui-ci. Oui, les industriels fabriquent
de l'électrique mais que ce soit accessible à tous. On se retrouve face a la difficulté des voitures chinoises qui viennent sur le marché bas de gamme. Il faut des mesures de protection pour l'empécher. L'Etat doit pousser les entreprises à redresser leur standing. On a présenté un plan de mutation du secteur de l'automobile que j'invite à consulter. -Eric Aeschimann, votre livre, "Les vipères ne tombent pas du ciel." Merci à vous tous. Merci d'avoir été notre invité.
Manuel Bompard