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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 janvier 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsEurope & internationalSolidarités & familleInstitutions & élections

Cécile Cukierman : « Ce budget n’est pas un budget de gauche »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Ce budget est renvoyé à l'Assemblée sans réexamen au Sénat. Vous le comprenez ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'est pas temps de passer à autre chose, notamment sur les municipales ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Quelle est la solution alternative compte tenu des divisions à l'Assemblée ?

  • 5:30RelanceRéponse directe

    Les socialistes ont-ils donné une inflexion de gauche à ce budget ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Le Sénat a rejeté le texte sur la fin de vie. Qu'en pensez-vous ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Êtes-vous satisfaite d'avoir été une voix dissonante à gauche sur ce texte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Cécile CukiermanFait
    « Ce budget a été fortement travaillé ici au Sénat par la droite sénatoriale. »
  • 1:45Cécile CukiermanChiffre
    « Seulement 8 % des Français disent se reconnaître dans ce budget. »
  • 12:30Cécile CukiermanFait
    « Je ne suis pas certaine que ce soit le boycott d'un événement sportif qui règle la diplomatie internationale. »
  • 26:30Cécile CukiermanFait
    « Nous sommes dans un pays où nous avons des élections à deux tours, non pas des élections à un seul tour comme dans d'autres pays. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Cécile Gamerman merci d'être notre invité. Vous êtes sénatrice alors président du groupe communiste ici au Sénat. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien l'écuiller de la Voie du Nord.

Bonjour Julien. Bonjour Oriane. Bonjour madame que bonjour.

On va commencer en parlant du budget de retour en séance au Sénat. Aujourd'hui, un retour qui va être très bref. Le Sénat ne réexaminera pas ce budget, le renvoie directement à l'Assemblée.

Vous le comprenez ? Non, je ne le comprends pas. Et d'ailleurs, nous allons le dénoncer par l'intermédiaire de la voix de mon collègue Pascal Savolelli dès ce matin.

Euh tout d'abord, ce budget a été fortement travaillé ici au Sénat par la droite sénatoriale. Il n'a pas été rejeté par la droite à l'Assemblée nationale. Donc je crois qu'il faut maintenant assumer ce budget de rigueur.

Ce n'est pas le choix qui est fait et nous déposerons une motion tout d'abord d'irrecevabilité parce que nous pensons que qu'il ne répond pas au principe de la République et donc il est anticonstitutionnel. euh il ne garantit pas euh l'égalité sur les territoires, il ne garantit pas l'égalité entre les différents milieux sociaux. Euh il n'incarne pas les principaux droits essentiels et fondamentaux auxquels ont droit Français.

Et euh une fois que la discussion aura eu lieu, nous ne prendrons pas part à cette motion de rejet qui pour nous est finalement une mascarade plus qu'une volonté d'une affirmation politique. Madame Kerman, est-ce qu'il est pas temps de de passer à à autre chose ? Je vous dis ça parce que le les on se projette bientôt sur les sur les municipales.

On s'est enlisé dans le débat budgétaire depuis des mois. A priori si on continue dans cet enlisement, on risque de pénaliser encore plus la France. Est-ce qu'il est pas temps de de passer à autre chose ?

Vous avez totalement raison. D'ailleurs, depuis un an et demi, nous avons dit que cela ne marcherait pas. Donc je je n'ai aucune difficulté à dire qu'il faut passer autre chose.

Mais passer autre chose, ce n'est pas mettre la poussière sous le tapis. étant que nous fonctionnerons ainsi au mépris du de des résultats des élections législatives, au mépris de ce qu' attend les Français. Il y avait une dernière enquête d'opinion.

Bien évidemment, cela vaut ce cela vaut. Seulement 8 % des Français disent se reconnaître dans ce budget. Donc on peut passer à autre chose.

On peut continuer de générer de la colère et de la frustration dans l'ensemble de nos territoires. On peut accélérer cette volonté de passer outre ce à quoi attendent les Françaises et les Français. Mais ne venons pas pleurer quand les résultats devant les urnes ne seront pas ceux que l'ensemble de ceux qui ont encore un esprit républicain dans ce pays attendent.

Mais c'était quoi la la solution alternative compte tenue des divisions à l'assemblée des nouvelles législatives ? Attendez d'abord les divisions à l'assemblée elles ne sont pas nouvelles. Je le redis c'est fin.

Je redis ce que j'ai toujours dit d'ailleurs ici même quand on appelle celui qui a perdu pour essayer de chercher un compromis et gouverner ça ne fonctionne pas. Ça n'a pas fonctionné. Donc soit effectivement il marché pour le PFS pour le projet de loi de finance et la sécurité sociale qui n'est pas un engagement tel que le projet de loi de finance.

Donc ça marche sur plein de lois. Non mais dans ce cas-là, on peut on peut on peut les là compromis avec les socialistes, il a l'air d'avoir fonctionné. Mais donc attendez ça très bien mais après chacun assumera les compromis qu'il fait et l'incidence que cela a dans la vie des français.

Donc ça j'ai aucun aucune difficulté. Moi vous moi demandez mon avis donc je ne vais pas commenter ce que font les autres. Je vais vous expliquer pourquoi nous nous avons cette position.

Mais juste pardon, les socialistes, ils ont pas donné une inflexion de gauche à ce budget selon. Mais euh vous vous demanderez au socialistes en quoi ce budget est une inflection de gauche et moi je vais vous répondre pourquoi pour nous il n'est pas un budget de gauche. Je je vais pas commenter.

Ce n'est donc il est pas il est pas il est pas de gauche mais ce n'est pas un budget de gauche. Il n'y a pas suffisamment de recettes nouvelles pour satisfaire et les inflexions de les voilà l'oreillette télépartis excusez-moi mais les inflexions en tout cas engagées par le parti socialiste pour vous elles n'ont clairement pas été suffisantes. Non d'abord je pense que elles elles sont loin d'être suffisantes.

Deuxièmement, elle ne répondent pas, je le redis, aux besoins de l'ensemble des Français dans la diversité d'ailleurs de ce que sont les services publics, à commencer par ce qui va se passer en l'éducation nationale et la suppression de milliers de postes. Donc je n'ai je veux dire, chacun fera ses choix, ses votes et je n'ai pas à juger d'ailleurs les choix des uns et des autres. En tout cas, à nos yeux, au regard de ce que nous entendons.

Ce n'est pas à nos yeux à quelques-uns dans une salle, au regard de ce que nous expriment les Françaises et les Français, de ce qu'ils expriment, y compris dans vos colonnes, y compris sur les différentes chaînes télévisées. On ne peut pas dire que la France soit satisfaite. Donc si la question d'aller vite, donc si la question c'est d'aller vite et de tourner la page et de ne pas leur permettre de comprendre, continuons ainsi.

Je ne pense pas et tant mieux si je me trompe, mais je ne pense pas que la démocratie sortira grandie. de toute cette période d'un an et demi qui vient de s'écouler et de qu'a voulu Emmanuel Macron. On va parler de la fin de vie, le Sénat qui a rejeté hier les textes sur la fin de vie après avoir détricoté notamment la la principale le la principale partie du texte sur l'aide à mourir, la création de l'aide à mourir.

Qu'est-ce que vous vous pensez de la tournure qu'a pris l'examen de ce texte ici au Sénat ? Bon, d'abord, je crois qu'il n'est pas une surprise. Donc euh là encore euh ne rajoutons pas de la complexité auprès de nos concitoyens et n'histérisons pas des des situations qui étaient euh en fait écrites à l'avance.

Euh il y avait euh au Sénat une majorité de sénateurs qui ne souhaitaaient pas du texte sur la fin de vie. J'ai envie de vous dire mais un compromis avait été trouvé en commission. Vous attendiez à ce que ça tourne comme ça.

On est sur une chaîne parlementaire. On ne va pas, je crois mentir à celles et ceux qui nous écoutent. Donc en commission, il y a un texte dans lequel on essaie effectivement d'avancer pour que quelque chose puisse être présenté en séance et ensuite c'est la séance qui vote et nous avons déjà vu sur ce texte comme sur de nombreux autres parfois souvent régulièrement des y compris des amendements de rapporteurs qui peuvent être rejetés.

Donc je dire ce n'est pas un phénomène nouveau et si exceptionnel que ça c'est pas nouveau mais c'est un c'est un c'est un dossier extrêmement important sur lequel justement la voix du Sénat pouvait être une plusvalue et là vous perdez la main. Enfin, vous avez manqué complètement une occasion de peser sur ce texte. Il repart à l'assemblée sans que vous ayez pu euh le le faire évoluer.

Tout d'abord, je ne pense pas que quand on s'exprime et quand on dit ce que l'on pense, on perd la main. C'est c'est je on n'est pas on n'est pas moi je ne fais pas de la politique, je ne suis pas parlementaire pour faire des coups. Nous sommes là pour poser, exprimer des idées.

Donc c'est quand même plus. Il y a il y a aucune idée qui pardon, excusez-moi, mais je je on essaie de on essaie de comprendre on essaie de comprendre sincèrement ce qui s'est passé hier. Le le Sénat en exprimant son son rejet et et en vidéant de sa substance le le texte a perdu la main.

Est-ce que vous ne ressentez pas quand même une une difficulté et presque une occasion manquée ? D'abord, donc je le redis, je pense que être parlementaire, c'est dire ce que l'on pense. Donc je pense que la première des occasions sur un texte quel qu'il soit, quand on n'est pas d'accord, on n'est pas d'accord et donc on vote contre.

Parce que les gens qui ne sont pas d'accord et qui votent pour, vous voyez, à un moment donné, ça nous renvoie à la question précédente. Ça devient compliqué pour les Françaises et les Français. Deuxièmement, moi je ne suis pas le Sénat, je ne suis qu'un parmi d'autres et y compris, vous aurez remarqué que mon groupe ne dirige pas le Sénat.

Donc je ne me sens pas héritière ou non de ce que fait ou pas la majorité. Troisièmement, vous m'autoriserez quand même à préciser pour celles et ceux qui nous écoutent que personnellement pour ma part, j'ai voté le texte tel que issu du des travaux du Sénat justement parce qu'il revenait ce sur avec lequel je n'étais pas d'accord qui était l'inscription de la fin de vie. Donc voilà, ce débat est compliqué, je le redis.

Ne l'histérisons pas sous des questions de procédure et ne découvrons pas ce matin qu'une majorité de sénateurs, le débat commençait déjà la semaine dernière n'était pas favorable à ce texte sur l'aide à Est-ce que vous êtes satisfaite parce que vous êtes l'une des rares voies de de de gauche à à être dissonnante face à une majorité de chez chez vous pour en faveur du de justement d'une évolution du du droit. Vous vous y êtes opposé. Est-ce que ça vous satisfait pas finalement cette cette décision ?

La question n'est pas d'être satisfait ou pas. La question est quand on av quand on a un une proposition de loi, un projet de loi et de pouvoir exprimer, de débattre. Donc par exemple, si moi je peux dire, je pense que nous n'avons pas été au bout des débats.

Voilà, je ne suis pas satisfaite. Je pense que beaucoup se sont cachés. Je ne suis pas satisfaite de ces débats parce que finalement très rapidement et ce dès la semaine dernière, une grande partie de mes collègues sénateurs de gauche comme de droite sont rentrés finalement dans des dans des postures sans sans aller à à à l'argumentaire et nous l'avons retrouvé d'ailleurs hier en séance sur les explications de vote.

Donc de cela, je ne peux pas en être satisfaite. Je je crois que ce cette organisation du débat aurait mérité mieux que ça. Pour qu'un débat soit sain, il faut que l'ensemble des participants l'accepte.

Donc je voilà. Et c'était pas le cas. Non, mais voyez parce que votre première question sur ce sujet, je pense que quand on prend ce débat là uniquement sur un débat entre une gauche et une droite, je pense que déjà on biaise ce débat là et qu'on ne peut pas le rendre sain.

Je pense que c'est un débat beaucoup plus profond. Donc la question n'est pas tant de savoir si ma voix fut dissonnante ou pas à gauche. Factuellement, elle l'a été.

Je pense que dans la population et dans l'électorat de gauche, la diversité des ressentis sur cette proposition de loi est finalement très diverse. Je crois que toutes les positions doivent être entendues. Par vous avez parlé d'acharnement législatif par rapport à cette à ce dossier.

Alors, au-delà de l'expression qui est un peu particulière parce que c'est vrai qu'on parle souvent plutôt d'acharnement thérapeutique. Pourquoi vous dites qu'il y a un acharnement législatif ? Mais parce que on sent bien d'abord que il y a une volonté de finder les deux textes.

On voilà, il y a une volonté d'Emmanuel Macron de de l'imposer. Il en avait fait un d'ailleurs une des priorités de son premier quinquena qui n'a pas euh qui n' pas plutôt une décision de François Baou, il me semble d'avoir scindé le texte a été scindé et de plus c'était une volonté du président de la République dans son premier quinquena d'atteindre cet objectif là. Donc oui, il y a aujourd'hui une volonté de continuer et je note, je le constate là encore que soudainement il y a beaucoup de temps pour examiner des textes puisque très rapidement il reviendra à l'Assembl nationale et très rapidement il doit revenir au Sénat.

Je constate simplement que sur un certain nombre de propositions de loi, puisque je rappelle que le gouvernement n'a pas été jusqu'à faire un projet de loi, ce qui est quand même regrettable sur ces sujets-là. D'ailleurs euh on sait aller très vite. On on va parler justement de d'une proposition loi de plusieurs d'ailleurs.

Celle que vous examiner le 25 février. Vous allez vous emparer euh de la proposition de loi qui disent à nationaliser harcelor Mital. C'est une solution qui divise là aussi y compris d'ailleurs chez les chez les syndicats.

Qu'est-ce que vous en dites les syndicats qui une dont une partie dit que ça privait les usines de leur commande ? Non, mais je moi j'entends le débat syndical et je n'ai pas vocation à le trancher. Nous nous allons redire le 25 février ce que nous avions dit euh fin octobre dans notre niche.

Euh il y a un enjeu de souveraineté industrielle dans notre pays. Quand vous fermez euh un four, il ne réouvre pas. Donc nous avons besoin de tout faire.

Il y a besoin aujourd'hui moi j'ai entendu je crois comme tous les Français l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle de 2022 nous parler du besoin de réindustrialiser et de préserver la souveraineté industrielle. Nous avons là une difficulté si demain ces sites ferment parce que nous ne pousserons plus en capacité à l'échelle française et compris européenne d'avoir une véritable souveraineté. Quand on maîtrise l'acier, on maîtrise tout un certain nombre d'industries qui qui en découlent.

Donc je pense que c'est une c'est un élément important et fondamental et c'est en ce sens-là que nous nous voulons qu'il y ait aujourd'hui une reprise en main par l'état de ce secteur. Quit à le relancer, quitte à travailler avec les salariés. Je ne dis pas qu'il faut refaire des nationalisations à l'ancienne qui n'ont pas d'ailleurs toujours fonctionné et qui d'ailleurs n'ont pas apporté des droits nouveaux au salariés.

Je pense que ce sont des choses qu'il faut réinventer. Il faut aussi bouleverser le monde de l'entreprise pour à la fois permettre le maintien des commandes, permettre les emplois, permettre les savoir-facier. Julien, on parle des réseaux sociaux.

Oui, puisque les dépustés ont ont adopté dans la nuit de lundi à mardi une proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux au moins de de 15 ans. Le texte doit atterrir Sénat dans quelques semaines. Est-ce que vous le soutiendrez ?

Écoutez, je ne vais pas caché que je je vais rentrer d'abord dans le sujet. Je pense que c'est un texte d'affichage plus qu'un texte de réalité. Je crois qu'on a un vrai problème.

Pourquoi ? J'y viens. Je pense qu'on a un vrai un vrai problème d'abord sur les réseaux avec effectivement une jeunesse qui aujourd'hui y est fortement emprise.

Je crois qu'on a une difficulté tout simplement, c'est à l'interdiction. Donc je ne sais pas s'il faut déclarer une interdiction que nous ne savons pas tenir. On le sait d'ailleurs, la prohibition n'est pas toujours la meilleure des manières d'amener chacun.

Je crois qu'en revanche, nous avons une vraie réflexion à avoir sur l'utilisation des écrans, sur l'utilisation des téléphones, sur l'accès effectivement au réseau, beaucoup plus de pédagogie. Et vous savez la première des pédagogies, alors c'est peut-être anecdotique mais j'ai trois enfants qui maintenant sont sortis du cadre scolaire. Je suis assez impressionnée quand même.

Aujourd'hui, il n'y a plus d'agenda, il n'y a plus de cahier de texte, tout est sur internet. Donc de toutes les manières, les enfants sont invités par tout leur environnement de de la société à devoir à un moment donné y aller. Donc je pense que si on va jusque là, on parle des réseaux sociaux, si on va jusque Oui, mais on va pas interdire Prenot.

Bah je ne sais pas pourquoi. Je pense que ça ferait beaucoup je pense que ça ferait d'ailleurs beaucoup de bien sur les relations entre les enfants, les parents et les enseignants. Mais je ferme la parenthèse, ça mériterait un autre débat mais bien plus profond.

Mais à un moment donné, pourquoi est-ce qu'aujourd'hui on multiplie ces quoi ? Pourquoi est-ce que nos jeunes sont de plus en plus sur les réseaux sociaux ? Parce que ils sont aussi de plus en plus devant les écrans.

Et donc l'interdiction des réseaux sociaux aujourd'hui, comment est-ce qu'on la contrôle ? Comment est-ce qu'on l'applique avec la plupart de ces réseaux qui passent de toute manière par d'autres pays que les nôtres ? Donc oui, c'est un problème.

Oui, c'est un fléo, mais moi je veux le dire et très tranquillement ici, mettre un téléphone portable dans les mains d'un enfant de 8 ans et demi pour pour qu'il nous rassure, pour nous faire un message quand il rentre de l'école, c'est aussi le début du fléo. On parle des municipaliten. Oui.

Et la question principale que je voulais vous poser, c'est quels sont les objectifs du Parti communiste sur cette sur cette élection puisque est-ce que c'est de faire tomber Édouard Philippe au Havre ? Et c'est aussi, j'imagine, de pouvoir garder vos grandes villes, Montreuil, il y a Vitrie sur scène également. Est-ce que vous pouvez nous dire ?

Bah écoutez, je crois que l'objectif est clair tout d'abord, je crois et alors sans surprise, tout d'abord bien évidemment de de conserver les villes où nous sommes en gestion et où pour l'instant le Vous sentez menacé dans ces deux villes ? Pas plus dans celle-ci que dans d'autres. On pourrait la concurrence des des insoumis.

Ouais, vous prenez deux villes, je pourrais vous en citer bien d'autres sur qui peuvent être mises en difficulté à l'heure nous parlons. Je ne pense pas. Je pense que d'abord les bilans municipaux sont bons.

Je pense que les listes qui vont être présentées ou qui ont déjà été présentées rassemblent très largement et avec des forts adhésions de la population des communes concernées. Donc euh et après bien évidemment l'objectif sera de partir en conquête sur un certain nombre de villes. Vous avez cité le Hav mais je pense également à Nî Arle.

Euh et donc nous avons effectivement un certain nombre d'objectifs. Nous sommes présents, nous conduiirons des listes euh dans un peu plus de euh 15 % de de villes préfecture de de ce pays. Nous nous serons présents, nous serons à l'offensive dans les plus grandes villes comme dans les plus petites communes de notre pays.

Est-ce que parmi les villes où vous pourriez être en difficulté, il y a Saint-Amand les EOS, la ville où se présente Fabien Roussell, le patron de votre parti ? Bon, écoutez, non, je je pense que d'abord il a pris largement ses marques aujourd'hui en tant que que maire et je crois que c'est c'est très bien. Il a eu euh une bonne participation à sa cérémonie de vœu.

Il a eu euh de de de très bons retours. Je crois que la campagne maintenant est faite. Oui, il y a une volonté du Rassemblement national d'être à l'offensive, d'abord de s'attaquer bien évidemment à ce qui fait du commun et donc à ce qui dans une commune permet de combattre leurs idées, permet de combattre l'isolement et et le dégoût euh que peuvent ressentir un certain nombre de concitoyens.

Nous sommes donc visés très fortement par le Rassemblement national dans un certain nombre des communes. Je note aussi et donc je ne veux pas je crois que ça bien évidemment ça reste notre ennemi et notre adversaire politique. En revanche, je note que même à Toulon qu'on nous annonçait gagner d'avance, le sondage d'hier invite à relativiser, à se rendre compte que ce Rassemblement national qui soi-disant a déjà tout gagné quand parfois on écoute, on allume certaines antennes où on regarde certains réseaux sociaux est loin d'avoir franchi le mur du second tour parce que leur la valette est donnée largement en tête du premier tour mais dans ce sondage perdante au second.

Juste un mot sur Fabien Rousell. Est-ce qu'il pourrait rester à la tête du parti s'il perd les municipales après avoir déjà perdu les législatives ? La question d'abord ne se pose pas.

L'objectif pour l'instant de préparer les municipales et je pense qu'il gagnera les municipales et donc cette question n'a même pas lieu d'être. Mais s'il les gagne pas mais écoutez vous savez moi je on peut rester à la tête du parti communiste en ayant perdu deux élections succès. Il y a une guerre qui se déclare on les législativ les a perdu.

Ça s déjà acté. Est-ce que s'il perd les municipal il est encore crédible pour rester à la tête du parti ? Donc d'abord, je crois que la qualité à diriger un parti n'est pas lié à garder ou non un mandat.

Donc je je le redis, cette question là se posera le moment venu. Je pense que l'on ne peut pas rabattre non, elle se posera le moment venu si elle doit se poser. Et deuxièmement, je pense que ce qui s'est passé lors de l'élection législative est d'une violence terrible.

Oui. Euh et d'ailleurs, le Rassemblement national a prospéré sur le choix d'Emmanuel Macron et de la dissolution. Et personnellement, moi je ne m'en félicite pas mais je ne juge pas ceux qui sont battus par le rassemblement national comme les responsables de leur défaite.

Est-ce que vous souhaitez que Fabien Rousel soit candidat à la présidentielle ? Là encore, vous savez, je pense qu'on va d'abord laisser passer les élections municipales. Nous aurons un congrès au mois de juillet et finalement même si parfois je sais ça surprend, je le redis, nous sommes un parti assez démocratique et donc nous allons d'abord débattre, discuter, échanger et décider.

Est-ce qu'il arrive pas trop tard ce ce congrès ? Si je vous pose la question, c'est parce que vous avez vu comme moi qu'on a enfin une date pour la primaire de de la gauche avec quatre candidats déjà déclaré et cette primaire, elle aura lieu le 11 octobre. Est-ce que c'est pas dommage ?

Est-ce que vous avez pas l'impression de laisser filer le le le train pour euh peut-être prendre une décision au mois de juillet ? C'est pas trop tardif ? D'abord euh je ne sais pas si c'est la primaire de la gauche, mais c'est la primaire d'une gauche à cette heure, pas la vôtre, pas celle de beaucoup de monde quand même.

Je je cru comprendre qu'un certain nombre n'en était pas. Euh deuxièmement, euh nous sommes dans un pays où nous avons des élections à deux tours, non pas des élections à un seul tour comme dans d'autres pays. Donc je veux bien qu'on fasse un premier premier tour qui serait effectivement une primaire.

Je je n'y suis pas favorable, pas plus qu'aujourd'hui qu'hier et je pense pas plus que demain. La vraie question, c'est cette primaire puisque vous l'évoquez, à quoi sert-elle et à qui sert-elle ? Est-ce qu'elle sert à toutes celles et tous ceux qui savent à l'heure où nous nous parlons qu'ils n'auront pas les 500 parrainages et qui donc vont exister jusqu'au 11 octobre où est-ce que elle sert effectivement à redonner de l'envie de la pétence pour que la gauche gagne les élections présidentielles et surtout les élections législatives qui sont celles quand même qui font la politique dans notre pays ?

Je pose la question à l'heure actuelle, je n'ai pas eu la réponse en tout cas dans ce que j'entends des uns et des autres et rien n'est jamais trop tard comme c'est décidé collectivement. Donc à l'heure actuelle la question ne se pose pas. La question de savoir si Fabien Rousell sera candidat à l'élection présidentielle viendra en son temps euh et surtout je crois pour rassurer les Françaises et les Français à l'heure actuelle l'heure n'est pas à préparer l'élection présidentielle, elle est plutôt à réussir les élections municipales parce que la vie de leur quotidien se joue aussi et avant tout dans les communes.

Julien, vous avez une dernière question ? Oui, une petite question qui a trait à la situation internationale. Question toute simple.

Vous avez évidemment suivi l'actualité américaine et les accusations de brutalité à l'encontre de Donald Trump. Le député Lfi Éric Coel a appelé hier au boycott de la Coupe du monde 2026. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée ?

Écoutez euh moi vous savez c'est on avait eu la question sur le Qatar, on a eu la question sur tous les événements, on a la question de comprendre sur les GIO qui arrive à Turin. Euh je ne suis pas certaine que ce soit le boycott d'un événement sportif qui règle la diplomatie internationale malheureusement et j'oserais dire y compris sur votre antenne qui règle la dinguerie d'un président des États-Unis. Je crois qu'au contraire nous avons besoin d'une parole de la France beaucoup plus forte que ce qu'elle naî, d'une diplomatie beaucoup plus offensive.

Euh mais ce ne sont pas de quelques initiatives personnelles qui règleront malheureusement le danger que représente aujourd'hui Donald Trump pour les Américain eux-mêmes, nous l'avons vu ces derniers jours, pour l'ensemble de la planète et des peuples qui vivent. Hm. Merci beaucoup.

Merci Caman d'avoir été notre invité ce matin. Julien, la une de la voie du nord c'est l'eau du robinet pollué dans 26 communes. On va en parler, on va détailler par un fongicide en effet issu de l'agriculture et on on va détailler tout ça tout de suite dans notre revue de presse régionale.

Merci à tous les deux. Yeah.