Dominique de Villepin, ONU, le 14 février 2003
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« nous avons en ce domaine une obligation de résultat ne mettons pas en doute notre engagement commun en ce sens »
- 1:21Invité politiqueFait
« aucun d'entre nous n'est prouve la moindre complaisance à l'égard de saddam hussein et du régime irakien »
- 2:05Invité politiqueFait
« si des ronds nous en conscience que le désarmement par les missions d'inspection est désormais une voie sans issue »
- 3:30Invité politiqueFait
« les inspections donne des résultats lors de leurs précédentes interventions au conseil de sécurité le 27 janvier »
- 4:10Invité politiqueFait
« nous détenons avec précision les capacités réelles du missile al saoud »
- 5:33Invité politiqueFait
« un projet de loi prohibant toutes les activités liées au programme d'armes de destruction massive est en cours d'adoption »
- 8:22Invité politiqueFait
« l'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide mais n'oublions pas après avoir gagné la guerre il faut construire la paix »
- 10:18Invité politiqueFait
« usage de la force ne se justifie pas aujourd'hui il y a une alternative à la guerre des armes et l'irak par les inspections »
- 13:13Invité politiqueFait
« en quoi la nature et l'ampleur de la menace justifie t'elle le recours immédiat à la force »
Temps de parole
- Dominique de Villepin100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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excellence et me dominique galouzeau de villepin monsieur le président monsieur le secrétaire général mesdames et messieurs les ministres messieurs les ambassadeurs je remercie monsieur blix et monsieur el baradei pour les indications qui viennent de nous fournir sur la poursuite des inspections en irak je tiens à nouveau alors exprimé la confiance et le plein soutien de la france dans leur mission vous savez le prix que la france a page depuis l'origine de la crise irakienne à l'unité du conseil de sécurité cette unité repose aujourd'hui sur deux éléments essentiels nous poursuivons ensemble l'objectif d'un désarmement effectif de l'irak nous avons en ce domaine une obligation de résultat ne mettons pas en doute notre engagement commun en ce sens nous assumons collectivement cette lourde responsabilité qui ne doit laisser place ni aux arrière pensée ni au procès d'intention soyons clairs aucun d'entre nous n'est prouve la moindre complaisance à l'égard de saddam hussein et du régime irakien en adoptant à l'unanimité la résolution 14 140 et une nous avons collectivement marqué notre accord avec la démarche en deux temps proposé par la france le foie du désarmement par la voix d inspection et en cas d'échec de cette stratégie l'examen par le conseil de sécurité de toutes les options y compris celle du recours à la force c'est bien dans ce scénario d'échec des inspections et dans ce cas seulement que pourrait se justifier une seconde résolution la question qui se pose aujourd'hui est simple si des ronds nous en conscience que le désarmement par les missions d'inspection est désormais une voie sans issue ou bien estimons que les possibilités en matière d'inspection offertes par la résolution 14 140 et une n'ont pas encore été toutes explorées en réponse à cette question la france a deux convictions la première c'est que l'option des inspections n'a pas été conduite jusqu'à son terme et peut apporter une réponse efficace à l'impératif du désarmement de l'irak la deuxième c'est qu'un usage de la force serait si lourd de conséquences pour les hommes pour la région et pour la stabilité internationale il ne saurait être envisagée qu'en dernière extrémité or que venons nous d'entendre à travers le rapport de monsieur blix et de monsieur elbaradei nous venons d'entendre que les inspections donne des résultats bien sûr chacun d'entre nous veut davantage et nous continuerons ensemble à faire pression sur bagdad pour obtenir plus mais les inspections donne des résultats lors de leurs précédentes interventions au conseil de sécurité le 27 janvier le président exécutif de la ccvy nu et le directeur général de l'agencé internationale de l'énergie atomique avait identifié précisément les domaines dans lesquels des progrès étaient attendus sur plusieurs de ces points des avancées significatives ont été obtenues dans les domaines chimiques et biologiques les irakiens ont remis de nouveaux documents aux inspecteurs ils ont aussi annoncé la création de commission d'investigation dirigé par les anciens responsables des programmes d'armement conformément aux demandes de monsieur blix dans le domaine balistique les informations fournies par l'irak ont permis aux inspecteurs de progresser également nous détenons avec précision les capacités réelles du missile al saoud maintenant il convient de procéder démantèlement des programmes non autorisée conformément aux conclusions de monsieur glisse dans le domaine nucléaire les informations utiles ont été transmises à l'agencé internationale de l'énergie atomique sur les points importants évoqués par monsieur el baradei le 27 janvier dernier l'acquisition dément susceptible de servir à l'enrichissement d'uranium et la liste des contacts entre l'irak et le pays susceptible de lui avoir fourni de l'uranium nous sommes là au coeur de la logique de la résolution 14 140 et une qui doit assurer l'efficacité des inspections grâce à une identification précise des programmes prohibée puis à leur élimination nous sommes tous conscients que le succès des inspections suppose que nous aboutissions à une coopération pleine et entière de l'irak la france n'a cessé de l'exiger des progrès réels comment ça pas apparaître irak a accepté le survol de son territoire par des appareils de reconnaissance aérienne il a permis que des scientifiques irakiens soit interrogé sans témoin par les inspecteurs un projet de loi prohibant toutes les activités liées au programme d'armes de destruction massive est en cours d'adoption conformément à une demande ancienne des inspecteurs l'irak doit fournir une liste détaillée des experts ayant assisté en 1991 aux destructions des programmes militaires la france attend bien entendu que ces engagements soient durablement vérifier au delà nous devons maintenir une forte pression sur l'irak pour qu'il aille plus loin dans la voie de la coopération ces progrès nous confortent dans la conviction que la voix des inspections peut être efficace mais nous ne devons pas nous dissimuler l'ampleur du travail restant à accomplir des questions doivent être encore élucidées des vérifications doivent être conduites d installation des matériels doivent sans doute encore être détruit pour ce faire nous devons donner aux inspections toutes les chances de réussir j'ai fait des propositions le 5 février devant le conseil depuis lors nous les avons précisé dans un document de travail adressée à monsieur blick c'est à monsieur el baradei est communiqué aux membres du conseil quelle est leur esprit il s'agit de propositions pratiques et concrètes qui peuvent être mises en oeuvre rapidement et qui sont destinés à renforcer l'efficacité des opérations d'inspection elles s'inscrivent dans le cadre de la résolution 14 141 et ne nécessite par conséquent aucune nouvelle résolution du conseil elle doit venir à l'appui des efforts menés par monsieur blix et monsieur el baradei ils sont naturellement les mieux à même de nous dire celles d'entre elles qui le souhaitent retenir pour assurer la meilleure efficacité de leurs travaux dans leur rapport ils nous ont fait des commentaires utiles et opérationnel la france a déjà annoncé qu'elle tenait des moyens supplémentaires à la disposition de monsieur blix et de monsieur el baradei a commencé par ces appareils de surveillance aérienne mirage iv alors oui j'entends bien les critiques il y a ceux qui pensent que dans leur principe les inspections ne peuvent avoir aucune efficacité je rappelle que c'est le fondement même de la résolution 14 141 et que les inspections donne des résultats on peut les juger insuffisants mais elles sont là il ya ceux qui croient que la poursuite du processus d'inspection serait une sorte de manoeuvre de retardement visant à empêcher une intervention militaire cela pose naturellement la question du temps imparti à l'irak nous sommes là au centre des débats il y va de notre crédibilité et de notre esprit de responsabilité ayant le courage de mettre les choses à plat il y a deux options l'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide mais n'oublions pas après avoir gagné la guerre il faut construire la paix et ne nous voilons pas la face cela sera long et difficile car il faudra préserver l'unité de l'irak rétablir de manière durable la stabilité dans un pays ou une région durement affectée par l'intrusion de la force face à de telles perspectives il y à l'alternative offerte par les inspections qui permet d'avancer jour en jour dans la voie d'un désarmement efficace et pacifique de l'irak au bout du compte ce choix-là n'est-il pas le plus sûr et le plus rapide personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections personne ne peut affirmer non plus qu'il pourrait déboucher sur un monde plus sûr plus juste et plus stable car la guerre est toujours la sanction d'un échec serait ce notre seul recours face aux nombreux défis actuels de nom par conséquent aux inspecteurs des nations unies le temps nécessaire à la réussite de leur mission mais soyons ensemble vigilant et demandons à monsieur blick c'est à monsieur el baradei de faire régulièrement rapport au conseil la france pour sa part propose un nouveau rendez vous le 14 mars au niveau ministériel pour évaluer la situation nous pourrons alors juger des progrès effectués et de ceux restant à accomplir dans ce contexte usage de la force ne se justifie pas aujourd'hui il y à une alternative à la guerre des armes et l'irak par les inspections de plus un recours prématuré à l'option militaire serait lourd de conséquences l'autorité de notre action repose aujourd'hui sur l'unité de la communauté internationale une intervention militaire prématurée remettrait en cause cette unité ce qui enlèverait sa légitimité et dans la durée son efficacité une telle intervention pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité de cette région meurtrie et fragile elle renforcerait le sentiment d'injustice aggraverait les tensions il risquerait d'ouvrir la voie à d'autres conflits nous partageons tous une même priorité celle de combattre sans merci de terrorisme ce combat exige une détermination totale c'est depuis la tragédie du 11 septembre l'une de nos responsabilités premières devant nos peuples et la france qui a été durablement durement touchée à plusieurs reprises par ce terrible fléau est entièrement mobilisée dans cette lutte qui nous concerne tous et que nous devons mener ensemble c'est le sens de la réunion du conseil de sécurité qui s'est tenue le 20 janvier à l'initiative de la france il y a des jours le secrétaire d'état américain monsieur powell a évoqué des liens supposés entre al qaïda et le régime de bagdad en l'état actuel de nos recherches et information menée en liaison avec nos alliés rien ne nous permet d'établir de tels liens en revanche nous devons prendre la mesure de l'impact qu'aurait sur ce plan une action militaire contestées actuellement une telle intervention ne risquerait-elle pas d' aggraver les fractures entre les sociétés entre les cultures entre les peuples fractures dont se nourrit le terrorisme la france l'a toujours dit nous n'excluons pas la possibilité qu'un jour il va y recourir à la force si les rapports des inspecteurs conclu à l'impossibilité pour les inspections de se poursuivre le conseil devrait alors se prononcer et ses membres auraient à prendre toutes leurs responsabilités et dans une telle hypothèse je veux rappeler ici les questions que j'avais souligné lors de notre dernier débat le 4 février et auxquels nous devrons bien répondre en quoi la nature et l'ampleur de la menace justifie t'elle le recours immédiat à la force comment faire en sorte que les risques considérables d'une telle intervention puisse être réellement maîtrisé en tout état de cause dans une telle éventualité c'est bien l'unité de la communauté internationale qui serait la garantie de son efficacité de même ce sont bien les nations unies qui resteront demain quoi qu'il arrive au coeur de la paix à construire monsieur le président à ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre je voudrais dire que rien à aucun moment au sein de ce conseil de sécurité ne sera le fait de la précipitation de l'incompréhension de la suspicion ou de la peur dans ce temple des nations unies nous sommes les gardiens d'un idéal nous sommes les gardiens d'une conscience la lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix et c'est un vieux pays la france d'un vieux continent comme le mien l'europe qui vous le dis aujourd'hui qui a connu les guerres l'occupation la barbarie un pays qui n'oublie pas et qui sait tous ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'amérique et d'ailleurs et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'histoire et devant les hommes fidèle à ses valeurs il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale il croit dans notre capacité à construire ensemble un monde meilleur je vous remercie monsieur le président oui
Dominique de Villepin