"Unité et engagement total !" | François Fillon au Conseil national des Républicains
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30François FillonFait
« Notre primaire a été digne, elle a été digne de vous. Elle a été digne des militants. »
- 10:00François FillonChiffre
« Avec 4 millions d'électeurs, on a mis la barre très haut. »
- 20:00François FillonPromesse
« Je veux réduire l'immigration à un strict minimum en l'organisant par quota en fonction de nos besoins économiques et de nos capacités d'intégration. »
- 22:30François FillonPromesse
« Je veux rétablir les peines planchées pour tous les récidivistes. Un délit, une sanction. »
- 30:00François FillonChiffre
« Le revenu moyen d'un Français est inférieur de près de 13 % à celui d'un Allemand. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] Mes chers amis, quel plaisir de vous voir. tous rassembler et permettez-moi de commencer en remerciant Luc Châtel et Bernard Accueiller et tous ceux qui ont organisé ce conseil national comme tous ceux qui se sont exprimés avant moi et qui ont affirmé notre volonté d'unité de rassemblement pour remettre la France en marche. C'est un bonheur pour moi ce matin de me retrouver dans ma famille au milieu des républicains. Candidat à la présidence de la République, je ne suis plus l'homme d'un parti, mais je n'oublie pas d'où je viens et surtout je ne vous oublie pas. Je sais que vous serez en première ligne.
Je sais que c'est sur le terrain avec les cadres et avec les militants des républicains que la victoire au présidentiel et aux élections législatives va nous permettre de gagner pour redresser notre pays. Je suis fier de notre parti. Je suis fier de notre parti qui a su démontrer au français sa capacité à organiser une primaire vraiment démocratique. Et je veux en remercier toutes celles et tous ceux qui en ont été les artisans. Et au premier rang d'entre eux, Thierry Solaire. Notre primaire a été digne, elle a été digne de vous. Elle a été digne des militants. Elle a été digne de nos concitoyens qui attendent le meilleur de leur responsable politique.
Certes, la compétition était là, mais il y avait du respect, il y avait de l'estime entre nous tous. Et je veux à ce moment saluer notre ancien président Nicolas Sarkozy. le remercier pour son soutien et pour ce qu'il a fait pour notre partie. Saluer et remercier Alain Jupé, Bruno Leire, Nathalie Cusco Maurisé, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé. J'ai emporté la partie. Le score a été franc et sans appel mais personne n'a perdu. Parce que au-delà de nos personnes, c'est notre démocratie qui a été victorieuse et c'est une nouvelle image de la droite qui s'est imposée aux yeux des Français. Avec 4 millions d'électeurs, on a mis la barre très haut.
Alors, on va voir si le Parti socialiste, jamais avare de leçons démocratiques, et toujours pront à se présenter en partie du peuple est capable de faire aussi bien. Quant au Front national, pas de primaire. La démocratie y est remplacée par la généalogie et les querelles familial. [Applaudissements] Après ma victoire, je me suis attelé au rassemblement de toutes les forces et de toutes les sensibilité de ma famille politique. J'ai tendu la main à tout le monde et tout le monde l'a saisit. Vous allez être les faires de lance de ma campagne. J'auraiis besoin de chacune et de chacun d'entre vous. Alors, pas de calcul, pas de dispersion, pas d'ego.
Je n'ai qu'un mot d'ordre, unité et engagement total pour la victoire. Laissez laissez laissez les scénarios aux scénaristes. Laissez les sondages aux sondeurs. Ne nous laissons ni enivrer par les bonnes nouvelles, ni abattre par les moins bonnes. Une campagne présidentielle, ça réclame d'abord du sang froid et de l'ardeur. et la victoire viendra récompenser le camp qui aura montré la plus grande détermination. Alors, ne cédez à aucune intimidation. On vous accuse de vouloir redresser la France avec énergie. assumer et riposté parce que c'est nous qui avons raison de penser que la situation réclame du courage.
On nous accuse de défendre les valeurs françaises assumées et riposté parce que nous n'avons pas à nous excuser d'être patriote, d'être de droite et d'avoir du bon sens. [Applaudissements] Je ne vais pas changer ce que je crois et ce que je veux en fonction des vapeurs des uns et des injonctions du microcosme. Il y a 2 mois, je n'étais pas son candidat favori et bien je n'ai pas l'intention de le devenir. Ça n'est pas ça n'est pas de l'obstination. C'est tout simplement que j'ai mes convictions et que j'ai la certitude que mon projet peut redresser notre pays. Alors, ce projet, je vais l'expliquer, je vais le préciser, je vais l'enrichir de vos meilleures idées.
Mais pas de zigzag, pas de camomille. Je m'appelle François Fillon, pas François [Applaudissements] [Applaudissements] Hollande. Pour moi, la démocratie ça n'est pas des convictions pour les primaires. d'autres convictions pour la présidentielle et pourquoi pas d'autres convictions enfin pour les législative avec 6 millions de français à Pôle Emploi avec cette croissance maigrelette qui ne stoppera pas la précarisation du pays avec 2200 milliards de dettes avec les extrémistes qui fondent vers le pouvoir avec l'Europe qui se traîne et face à la menace du totalitarisme islamique. Moi, je ne vois pas l'élection de 2017 comme celle d'une alternance classique.
Non, elle doit être le point de départ d'un peuple qui par tous ces instincts de vie se met à l'offensive et se met à l'action. Nous n'avons pas d'autre choix que d'aller à fond. Nous n'avons pas d'autre choix que d'oser le maximum. Mes adversaires pensent que les Français n'aspirent qu'à conserver le peu qu'ils ont. C'est la théorie du partage des miettes. Je pense le contraire. Je pense que les Français sont prêts à s'engager pour plus qu'ils n'ont. Et en cela, mon projet est pour eux l'opportunité de secouer ce système qui les bride et qui les appauvrit. Avec vous, je me bats pour redresser notre pays et pour lui donner un avenir, pas pour ruser avec lui et pour passer entre les gouttes.
Je me bats pour le progrès économique et social. Le progrès, c'est toujours une dispute sur nous-même. Avec nos conservatismes, avec nos égoïsmes, avec nos peurs. Personne ne va nous faire de cadeaux. ni le nouveau président américain, ni celui de la Chine. Ne rêvons pas d'une soudaine croissance internationale qui viendrait nous tirer d'affaires. De nous dépendent notre avenir et celui de nos enfants. Évidemment, nous pourrions, comme la gauche, mettre en sourdine la vérité. Nous pourrions mettre l'intérêt national de côté. Nous pourrions mettre de l'eau dans notre vin, mais ce serait de la lâcheté. Et vous n'êtes pas lâche. Et ce serait au surplus ne pas avoir compris la colère qui gronde.
Les Français en ont plus cassé des demi-mesures. Quant à nos électeurs, ce qui forme le cœur de la droite, ils veulent un cap. Ils veulent des choix clairs. Ils veulent la liberté, l'autorité, la fierté nationale. C'est leur message et c'est le mien. Alors certes, la force et la franchise de mon projet m'expose au blâ et aux caricatures de ceux qui sont en réalité mou et flou. Les balles sifflent de partout. Visiblement, je gêne. Et on cherche à vous intimider. Lors de leur premier débat télévisé, les socialistes ont plus prononcé mon nom que celui de la France.
Tous contre Fillon, tous contre la droite, tous contre ces pauvres électeurs de la primaire qui nous répétons à l'envie ne représentent que 4 millions de Français. Mais il ne suffit pas d'être contre. Encore faut-il avoir quelque chose à dire ? Qu'ont-il à dire ? Comp-il à proposer aux français ceux qui nous mitraillent ? Quont-il à dire à ceux qui nous caricatur et qui n'aiment la droite que lorsqu'elle marche à l'ombre ? Rien de nouveau, rien de sérieux pour répondre à l'urgence d'un pays qui décroche. Le déclin est là, la colère monte. Mais ces gens-là vous disent qu'il faut rien changer.
Contre le redressement national, mes adversaires ont rédigé leur tracte sans élarme, purge, casse sociale et pourquoi pas l'apocalypse. Il m'arrive d'entendre certains à droite utiliser les mêmes mots que la gauche. Que ma victoire ait pu décevoir certains, je puis le concevoir mais j'attends de mon parti de la responsabilité et de la [Applaudissements] discipline. La casse sociale, elle est là, elle est sous nos yeux. La casse sociale, elle truffe le bilan de François Hollande et de ses anciens ministres qui nous donnent aujourd'hui des leçons. Je vaincrai leur mensonge. Je vaincrai ceux qui prétendent réenchanter la France en lui jouant un air de pipo.
La vérité, la raison, le courage seront plus forts que les tartarinades habituelles. Quel que soit le vainqueur de ces primaires. Oui, mes amis, il y aura de toute façon une immense différence entre nous. Moi je veux relancer la France. Moi je veux redresser notre pays. Moi je veux lui rendre sa fierté à gauche. On veut juste l'assister dans son déclin. Monsieur Macron compris et madame Le Pen aussi. [Applaudissements] [Applaudissements] À cette capitulation, j'oppose un chemin plus grand, plus droit, un chemin exigeant mais tellement plus engageant puisqu'il s'agit de faire de la France une puissance gagnante, la première puissance européenne d'ici 10 ans. Alors, soyons passionnés.
Nous allons larguer les amars et nous allons nous détacher de cette chape idéologique qui a piétiner l'amour de la France, qui a piétiné le goût du travail, qui a piétiné la récompense du mérite, qui a piétiné le sens de l'autorité, qui a piétiné ce qu'il y a de plus lumineux en nous, la liberté. [Applaudissements] J'ai j'ai appelé cela la révolution du bon sens. Je regarde l'horizon proche et je vois ce que la France pourrait être si nous prenons fermement les choses en main. Le pays de l'audace plutôt que celui de la bureaucratie, le pays de l'emploi plutôt que celui des 3000 pages du code du travail, le pays qui investit dans l'avenir plutôt que d'étouffer sous la dette.
Le pays du dialogue social plutôt que celui des dictates syndicaux. [Applaudissements] Le pays de la solidarité est pas celui de l'assistana. Le pays des initiatives et pas celui des circulaires. D'une société soumise où tout est nivelé, où tout est encadré, où tout est figé au nom d'un misérabilisme mou. Nous passerons à une société d'engagé et d'engagement. Avec tous les Français qui veulent réussir, je fonce pour une France du plein emploi, pour une France productive. C'est ma priorité absolue. Il faut travailler tous pour produire plus et pour gagner plus. Et il faut en parallèle remettre nos finances publiques en ordre parce qu'il faut mettre un terme à ce cercle vicieux.
Toujours plus de dépenses, toujours plus de déficit et donc toujours plus d'impôts et toujours plus de charges. Oui, je baisserai massivement les charges qui pèsent sur le coût du travail et sur la feuille de paix. Ce sera ma priorité absolue et c'est ça ma façon de répondre aux aspirations [Applaudissements] populaires. Je donnerai aux entreprises la liberté de négocier le temps de travail avec leurs salariés. Je reverrai notre système éducatif. Je généraliserai l'apprentissage. Je refondrai la formation professionnelle. Je développerai le statut de l'auto-entrepreneur. Je créerai celui de prestataire indépendant.
Je miserai à fond sur les technologies nouvelles et je réformerai l'assurance [Applaudissements] chômage. Je veux je veux plus de confiance pour ceux qui font tourner les moteurs de l'économie française. Oui, je l'assume. Je préfère valoriser les fortunes françaises qui investissent en France plutôt que de ramper devant les fortunes étrangères. La meilleure politique sociale, c'est celle qui donne du boulot à ceux qui n'en ont pas et c'est celle qui permet à ceux qui en ont un de progresser dans leur carrière et dans leur salaire. Je veux agir pour les jeunes qui se cassent les dents sur la rigidité du code du travail.
Je veux agir pour les chômeurs qui préfèrent bosser le dimanche plutôt que de pointer à Pôle Emploi le lundi. Je veux agir pour les ouvriers qui préfèrent travailler un peu plus plutôt que de ne plus travailler du tout. [Applaudissements] Les socialistes redécouvrent les heures supplémentaires défiscalisées qu'ils avaient supprimé par revanche idéologique. Et certains d'entre vous se demandent s'il ne faudrait pas revenir à ce dispositif. Non et je m'en explique. Notre projet repose sur l'allongement de la durée du travail par la négociation, par la liberté donnée aux acteurs de terrain de discuter et de décider par eux-mêmes et pour eux-mêmes.
La durée du travail dans l'entreprise, elle se définit principalement par un critère, c'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Si on réintroduit la défiscalisation des heures supplémentaires, alors l'intérêt de négocier un allongement de la durée du travail disparaît. Pour les salariés, même pour les entreprises, faudra mieux rester au 35 he bénéficier des avantages fiscaux et sociaux dès la 36e heure. Enfin, cette mesure se heurte à une logique évidente. La gauche a imposé les 35 he ajouté des baisses de charge qui coûtent aujourd'hui près de 20 milliards d'euros à notre pays pour compenser la perte de compétitivité des entreprises.
Franchement, est-ce qu'il est raisonnable de dépenser massivement de l'argent public pour réduire le temps de travail et ensuite de dépenser massivement de l'argent public pour l'augmenter ? Moi, je veux qu'on en finisse définitivement avec les 35 heures. Je ne serai pas le président de la République qui reculera devant cet [Applaudissements] obstacle. Est-ce que les Français en seront récompensés ? Évidemment parce que lorsqu'ils travailleront plus, ils gagneront plus qu'aujourd'hui pour réussir toute négociation d'entreprise avec l'accord majoritaire cherche un compromis gagnant gagnant. Mes amis, ce que je veux faire, d'autres pays l'ont fait.
Il s'agit pas de les copier mais il s'agit de méditer le résultat. Il y a une dizaine d'années, l'Allemagne avait un taux de chômage supérieur au nôtre. Depuis, il a été divisé par de grâce à une réforme courageuse de son marché de l'emploi. 4 millions d'emplois ont été créés chez nos voisins quand le nombre des emplois dans le secteur marchand chez nous restait stable. Par sa productivité retrouvée, l'Allemagne voit sa caisse d'assurance chômage dégager des excédents records alors que notre Unidicque aligne les déficits. Depuis 10 ans, l'assurance maladie allemande est-elle aussi en excédent alors que notre sécurité sociale a enregistré 100 milliards d'euros de déficit.
Outre rein, les salaires ont récemment progressé de 4 % en moyenne. Chez nous, c'est à peine mieux que la stagnation. Alors, mes amis, ne vous laissez pas abuser. Ceux qui prétendent qu'en Allemagne, c'est l'austérité et qui défendent notre modèle économique et social avec des très molots dans la voie sont les mêmes qui qualifient mon projet de brutal. Mais ce qui est brutal, c'est leur échec. C'est l'échec actuel. Ça n'est pas mon projet. Mon projet, il est responsable. Mon projet, il est efficace. Contrairement à ce que j'ai pu lire, il n'est pas récessionniste ou déflationniste. Je n'envisage pas de faire baisser les salaires. Je souhaite au contraire les débloquer par le travail.
Je ne milite pas pour la fin de toute dépenses publiques. Je souhaite les ramener de 57 % du PIB à 49 % en 5 ans. Je ne mets pas fin à l'administration française et à ces 5600000 agents publics. Je veux en réduire le nombre de 8 % sur le quinquena. Je ne prétends pas revenir à l'équilibre de nos comptes publics en 2018 mais en 2022. Je ne stérilise pas l'investissement. puisque je veux au contraire le stimuler par une fiscalité plus favorable et par des privatisations que nous affecterons au grands projets technologiques.
Je n'oublie pas les Français puisque je propose 10 milliards de pouvoirs d'achat supplémentaires pour les salariés à travers la suppression de la cotisation salariale maladie et à travers une véritable politique familiale qui retrouvera sa générosité. et son [Applaudissements] ambition. Je ne sous-estime pas les efforts de mon plan, mais il est raisonnable et il est totalement tourné vers l'amélioration de la vie des Français. La souffrance ne fait pas une politique mais le renoncement pas davantage. La mécanique du déclin économique et social de notre pays, elle est connue. La montée sans fin des dépenses et des prélèvements publics étrangle la production privée.
Dès lors, ce sont les importations qui répondent à la demande au détriment de l'emploi. Le chômage de masse a fait basculer des pantiers de la population et du territoire dans la pauvreté. D'où la pression en faveur des transports sociaux accrus qui sont financés dans un premier temps par la dette mais qui appellent inévitablement de nouveaux impôts. Je veux casser cette spirale infernale. Je veux la casser non pas par l'austérité et la déflation, mais par la production et la reflation. Je vais libérer l'activité de tous les secteurs d'activité qui ont été bloqués par le matraquage réglementaire et fiscal, l'agriculture, l'industrie, les services, la construction.
Oui, nous allons effectuer une marche de fond pour améliorer tous les facteurs de production, du travail à l'innovation en passant par le financement et l'énergie. Nous libérons l'activité tout en veillant non pas à la protection des postes mais à celle des personnes, notamment par un effort d'éducation et de formation tout au long de la vie. Et cette restauration d'une production française compétitive et bien elle permettra de distribuer des richesses créées au lieu d'égaliser la misère comme c'est le cas aujourd'hui. Le revenu moyen d'un français est inférieur de près de 13 % à celui d'un allemand. Nos concitoyens sont étouffés par la croissance molle, par le chômage et par les impôts.
Et bien, nous allons de nouveau les laisser respirer. La liberté, je la mêle à la France unie et fraternelle telle que je la veux. La France unie, attachée à une certaine idée de la famille a été dédaignée. Et bien moi, je la protègerai. Moi, je lui redonnerai ses droits parce que la famille c'est l'un sinon le principal pilier de notre société. Et sans la famille, nous n'avons aucune chance de retrouver l'unité et la dynamique dont nous avons besoin. La France unie se joue à l'école de la République. Elle doit savoir transmettre les fondamentaux autour desquels nous devons concentrer les efforts plutôt que de multiplier les activité périphérique.
Oui, nous rendrons aux collectivités locales la liberté en ce qui concerne les rythmes [Applaudissements] scolaires. L'école l'école qui doit préparer un métier avec une valorisation massive de l'alternance. L'école de la République symbolisée par le port d'un uniforme scolaire donnant à tous les élèves, queles que soient leurs origines, le goût d'être ensemble, tous éggaux, rassemblés dans la République française. La France- Unie exige l'autorité de l'État. l'autorité de la loi, la nécessité de l'ordre, mais il faut mettre des mots sur les actes. Et je veux rappeler ce que j'ai déjà dit puisqu'il faut bien que ceux qui se jouent des lois l'entendent 5/ 5.
Un délinquant n'est pas un mineur qui se cherche, c'est un délinquant. [Applaudissements] Un criminel n'est pas une victime, c'est un criminel. Un jihadis n'est pas un déséquilibré, c'est un terroriste. La sécurité doit être partout et pour tous avec des forces de l'ordre modernisées et une justice ferme et rapide. L'impunité zéro doit être la règle. Je veux rétablir les peines planchées pour tous les récidivistes. Un délit, une sanction. Voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour les [Applaudissements] délinquants. La France unie n'est pas une addition de communauté et de clan. Elle a une identité, elle a des coutumes, elle a une culture, elle a un drapeau.
Le repli communautariste est un danger. Les 66 millions de Français ne doivent plus être encouragés à dire et moi et moi et moi mais entraînés à dire nous. Le patriotisme, c'est la seule façon de transcender nos origines et nos [Applaudissements] religions. L'immigration l'immigration sans intégration, sans assimilation doit être stoppée. Dans la République française. Les étrangers ont des devoirs avant de réclamer des droits. C'est une question c'est une question d'unité nationale mais c'est aussi une question de courtoisie car quand on entre dans la maison d'autrui on n'y impose pas sa loi.
Je veux je veux réduire l'immigration à un strict minimum en l'organisant par quota en fonction de nos besoins économiques et de nos capacités d'intégration. À ceux que nous avons choisi d'accueillir, je veux que nous disions avec précision et fermeté ce que nous exigeons d'eux. exercer un travail, s'approprier notre langue, respecter nos règles communes. Au vrai réfugiés politiques, l'honneur commande que la France tende sa main, mais avec les glandestins, elle doit être inflexible. Je veux que nous mettions les états d'origine en face de leur responsabilité pour qu'ils prennent leur part de la maîtrise des flux migratoires et qu'il s'implique dans le retour de leur ressortissant.
Oui, je conditionnerai l'aide au développement à leur coopération. [Applaudissements] L'islam radical mine nos concitoyens musulmans. Il les infiltre et il les prend en otage. Les fanatiques détestent ce que nous sommes. Je les combattrai sans relanche et sans pitié. Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé. Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du salafisme ou des frères [Applaudissements] musulmans.
Je veux que comme la loi française nous y autorise, on retire leur nationalité à ceux qui sont partis nous combattre en Syrie, en Irak ou partout où il répondent à l'appel du djihad. Mes amis, autour de nous, le monde est traversé de menaces et il nous lance des défis. Évidemment, pour cela, il faut un vrai président de la République. La fin de la guerre froide puis le choc du 11 septembre ont provoqué une déflagration du système international et un retour fulgurant de l'histoire avec ces rapports de force géopolitique et ses crispations identitaires. On ne répondra pas à cette surchauffe en se repliant médiocrement derrière nos frontières.
J'appelle de mes vœux une France souveraine appuyée par nos forces militaires dont les moyens devront être sérieusement augmentés. Ma vision des relations internationales est commandée par les intérêts de notre pays et seulement par les intérêts de notre pays. Quel que soit celui qui dirige le Kremelin à Moscou et quel que soit celui qui dirige la Maison Blanche à Washington, l'amitié n'a rien à faire quand on défend la place de la France dans le monde et la sécurité des Français. Dans ce monde, les dirigeants passent. Les régimes évoluent mais les nations demeurent. La France n'y tiendra son rang que par une politique d'indépendance nationale.
Elle doit être libre, libre de combattre le totalitarisme islamique avec tous les acteurs de la région sans aucune exclusive. Libre de dire non aux États-Unis quand ils imposent des sanctions monétaires dans le monde. Libre de parler avec la Russie avec franchise. La souveraineté française ne peut pas être incarnée par un homme qui navigue à vue dans son propre pays. Avec François Hollande, la France a payé le prix fort pour apprendre qu'on n'existe pas quand on ne sait pas ce qu'on veut et quand on ne sait pas où l'on va. Dans ce siècle qui bascule vers le continent asiatique, l'Europe doit constituer pour la France un amplificateur de souveraineté.
Je ne parle pas du projet de Fédération d'État auquel je n'ai jamais cru. ni de l'Europe communautaire et de ses normes byzantines. Je parle de l'Europe des nations unies pour défendre la civilisation européenne et leur avenir commun. Je parle d'une Europe politique concentrée sur ses priorités stratégiques. Je parle d'une Europe appuyée sur l'euro qui peut devenir un atout entre les mains d'un gouvernement économique européen. Je parle d'une Europe de la sécurité partagée dans laquelle chaque État, y compris l'Allemagne, devra prendre sa part du fardeau de l'effort militaire et de la défense. Cette Europe, il faut la construire demain et y parler d'une voix claire.
Voilà mes amis le sens de mon projet et voilà l'ambition française qui doit dicter notre unité et nos efforts. L'ampleur et l'urgence du redressement national nous commandera d'agir fort et vite avec pour première priorité l'emploi et la croissance. Nous devons entendre les Français, nous devons entendre leur demande d'honnêteté, de courage et de vérité. Face au conservateurs de tout poil, nous devons aussi faire le choix de la modernité. La société change à la vitesse de l'électron. Nos enfants vont plus vite que nous. L'autorité du sommet sur la base ne suffit plus à organiser une société où les individus cherchent à décider pour eux-mêmes et par eux-mêmes.
Je reviens avec beaucoup d'entre vous des États-Unis où j'ai vu cette modernité en marche. Les entreprises françaises sont prêtes à relever les défis du monde nouveau pour peu qu'on leur mette pas de bâton dans les roues ou des taxe sur les robots comme le propose un socialiste certes jeune mais bien ancré dans le monde d'hier. [Applaudissements] À nous d'entendre aussi les demandes de cette société qui réclame du partage. À nous d'entendre à tous les niveaux et pas seulement en tant que conseillère municipal la volonté des femmes de s'investir dans la vie [Applaudissements] publique.
Nos investitures législatives sont en cours et en matière de parité, on part de loin et c'est vrai que nous aurons du mal à parvenir au 50 %. Mais mes amis, je n'accepte pas que nous nous donnions une image vieillote et misogyne. La parité n'est pas une contrainte, c'est une condition indispensable de l'unité nationale. Et je vous le dis, je veillerai à ce que dans les semaines qui viennent, le nombre de femmes investies aux législatives soit en augmentation significative. [Applaudissements] Entendons aussi les Français quand ils réclament des élus efficace et disponible. Entendons leurs interrogations et parfois leur colère face à une démocratie qu'il juge lointaine et privilégiée.
L'exercice des mandats en 2017 n'obéit plus aux mêmes règles qu'au début de la 5e République. C'est la raison pour laquelle je ne reviendrai pas sur la loi sur le cumul des [Applaudissements] mandats. Comment Comment nos concitoyens pourraient-ils comprendre ? que que nous nous occupions d'abord de nous-mêmes au lieu de nous occuper d'eux. Je vous le dis aujourd'hui avec franchise, ce serait un bien mauvais début de mandat pour moi comme pour tous les parlementaires de notre majorité. Alors maintenant, nous avons 4 mois, l'aventure va mobiliser 100 % de notre énergie.
Il va falloir tracer à travers les doutes, à travers les vents contraires, à travers les attaques, à travers le conservatisme d'un pays qui est en train de s'organiser pour essayer d' d'empêcher l'impensable qu'il y ait enfin à la tête de l'État un chef du gouvernement, un président de la République, une majorité parlementaire qui soit vraiment décidé à changer les choses pour le bien des Français, pour le plein emploi, pour la puissance française, pour la liberté et l'indépendance nationale. Je vous entraîne dans une bataille franche, dans une bataille sans artifice, dans une bataille pour l'intérêt national.
Mais mes amis, c'est la bataille gagnante pour ceux qui aiment la France et qui aiment les Français. Vive la France ! Vive la République ! [Applaudissements]
[Musique]