Présidentielle 2027: «Fabien Roussel est le seul candidat à gauche capable de parler aux abstentionnistes et aux électeurs du RN»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut faire face à la flambée des prix des carburants ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Comment allez-vous chercher ceux qui ne croient plus en la gauche ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Est-ce que Fabien Roussel est le meilleur candidat pour réaliser ce programme ?
- 4:57RelanceRéponse directe
Ce n'est pas une candidature de trop à gauche ?
- 6:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous déplaît aujourd'hui dans le projet de Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Invité politiqueChiffre
« On est à 2,40€, 2,50€ le litre dans certaines pompes à essence ce matin. »
- 1:49Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 6 milliards d'euros de bénéfices en plus pour Total Energy sur le premier trimestre 2026. »
- 2:13Invité politiquePromesse
« C'est pour ça que nous on propose la nationalisation de Total Energy. »
- 3:29Invité politiqueFait
« On est les seuls à avoir proposé un plan pour la réindustrialisation du pays. »
- 4:29Invité politiquePromesse
« On leur dit que non seulement on va pouvoir améliorer leurs conditions d'existence, on va pouvoir développer les lignes de chemin de fer. »
- 6:50Invité politiqueFait
« Nous avons des projets très différents avec les autres candidats à gauche sur la question environnementale. »
- 7:05Invité politiqueFait
« On n'arrivera pas à faire rouler nos trains, on n'arrivera pas à ouvrir de nouveaux services publics, on n'arrivera pas à réindustrialiser le pays si on n'est pas capable de développer massivement une électricité bas carbone. »
Temps de parole
- Invité politique70 %
- Présentateur25 %
- ?5 %
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Bonjour Léon Desfontaines. Bonjour. Merci de nous rejoindre sur RFI. À quelques jours de la grande rentrée politique des communistes, avec ce week-end la fête de l'Huma, on va bien sûr revenir
sur
la nouvelle candidature de Fabien Roussel, votre patron, patron du PCF à la présidentielle. Mais pour commencer, Léon Desfontaines, un mot sur la nouvelle flambée des prix des carburants en France, sur fond de conflit au Moyen-Orient, et qui pénalise durement le pouvoir d'achat des Français. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Aller nécessairement au-delà des aides ciblées du gouvernement, même si les caisses de l'État sont vides ?
C'est aujourd'hui une nécessité, parce que tout simplement on a aujourd'hui des personnes qui se lèvent tôt, qui vont travailler et qui doivent remplir leur plein d'essence, et qui n'ont tout simplement pas les moyens forcément de le remplir. Et c'est d'autant plus une nécessité qu'on est en période de rentrée scolaire, on doit acheminer les enfants à l'école. Parfois on n
'a
pas d'école dans le village dans lequel on habite, et donc il y a une nécessité aujourd'hui à encadrer les prix. Et donc on l'avait demandé dès le début de la crise, de pouvoir encadrer le prix du litre d'essence, qui aujourd'hui flambe, notamment le litre de gazole. On est à 2,40€, 2,50€ le litre dans certaines pompes à essence ce matin. C'est profondément insupportable. Après l'autre aspect, c'est que ce n
'est
pas l'État seul de prendre ses responsabilités. Moi je pense à des groupes comme Total Energy, qui profitent de la guerre, qui profitent du conflit pour engranger des bénéfices. Et bien aujourd'hui, face aux profiteurs de guerre, il faut pouvoir réquisitionner l'argent qu'ils versent à leurs actionnaires.
Les
rafineurs sont les profiteurs
de la crise à votre sens
?
Total Energy l
'est,
les actionnaires le sont. Il y
a
eu 6 milliards d'euros de bénéfices en plus pour Total Energy sur le premier trimestre 2026. Donc 6 milliards d'euros en plus par rapport aux années précédentes. Cet argent ne sert pas à l'investissement.
Il
sert uniquement aujourd'hui à engraisser quelques actionnaires. Et bien ces 6 milliards d'euros qui sont faits en faisant les poches aux Français, et bien on devrait pouvoir les réquisitionner. C'est pour ça que nous on propose la nationalisation de Total Energy, parce que c'est profondément insupportable qu'aujourd'hui, des groupes comme Total Energy profite des conflits internationaux pour pouvoir se faire de l'argent.
Vous le demandez à nouveau, vous le demandiez
déjà au printemps dernier. Le pouvoir d'achat des Français, la défense des travailleurs sera au cœur de la campagne de Fabien Roussel, de nouveau candidat à la présidentielle. Comment allez-vous chercher ceux qui ne croient plus en la gauche, Léon Desfontaines ? C'est Marine Le Pen qui fait aujourd'hui la course en tête et qui a récupéré le vote ouvrier. 48% des ouvriers votent aujourd'hui à l'extrême droite.
Tout
à fait. Aujourd'hui, une majeure partie des ouvriers ne votent pas. Et ceux qui votent, votent en effet à l'extrême droite. Et c'est là, je crois, la plus grosse défaite
qu
'a connue la gauche ces dernières décennies. Parce que je le dis et je le répète et je continuerai de le répéter. La gauche ne gagnera jamais rien, ni aucune élection, ni aucune victoire sociale, sans le monde ouvrier, sans le monde du travail dans sa diversité. Et donc, on a besoin de réinventer la gauche. La gauche, ces dernières années, s'est quelque peu enfermée, a abandonné, je crois, la question sociale petit à petit, la question de l'industrie. Et bien,
à
travers la candidature de Fabien Roussel, on souhaite justement réinventer la gauche.
Alors, de quelle manière ?
Parce qu'il y a du travail, visiblement.
Oui,
oui.
Notamment sur la question de l'industrie. Aujourd'hui, on est les seuls à avoir proposé un plan pour la réindustrialisation du pays à travers une économie qui sera davantage administrée. Il faut pouvoir remettre en débat la question des grandes nationalisations. Je vous parlais de Total Energy précédemment. Je parle aussi de la question d'ArcelorMittal. En tout cas, on souhaite, nous, à travers cette candidature, faire entendre la voix à gauche du monde du travail, mais surtout d'une gauche qui soit capable de parler de production, qui soit capable de parler de réindustrialisation, d'augmentation des salaires. Et c'est quelque chose qu'on entendait de moins en moins.
Et surtout, une gauche qui soit capable d'allier à la fois le défi climatique et les défis socio-économiques qui nous font face. Et aujourd'hui, la gauche, notamment, qui s'est perdue dans une forme de... qui a milité contre l'énergie nucléaire, notamment, et en disant qu'aux classes populaires, finalement, il fallait faire des efforts pour répondre à l'impératif environnemental. Eh bien, nous, à travers notre projet politique, on leur dit que non seulement on va pouvoir améliorer leurs conditions d'existence, on va pouvoir développer les lignes de chemin de fer, on va pouvoir permettre de faciliter la mobilité, mais on va aussi pouvoir
réindustrialiser le pays. Et tout ça, en répondant à l'impératif environnemental, grâce au nucléaire. Est-ce que Fabien Roussel est le meilleur
candidat pour réaliser ce programme ? On sait qu'il avait fait à peu près 2,28% à la dernière élection en 2022.
Il
est crédité aujourd'hui d'environ 3%. Est-ce que ce n'est pas une candidature de trop à gauche, là où les candidats se bousculent déjà entre les insoumis, les socialistes, les écologistes, au risque d'empêcher justement la gauche d'accéder au second tour ?
Oui,
mais la gauche n'est pas faible de sa division. Elle est faible aujourd'hui de son socle électoral. Vous l'avez vous-même dit, aujourd'hui, les ouvriers votent de moins en moins à gauche. Et son socle électoral, c'est rabougri année après année. Et si nous voulons l'emporter, si nous voulons que la gauche l'emporte en 2027, on a besoin d'élargir notre socle électoral. Et c'est bien ce qu'entend faire Fabien Roussel à travers sa candidature à
l
'élection présidentielle. C'est permettre de s'adresser aussi aujourd'hui à des électrices et des électeurs, soit qui ne votent plus parce qu
'ils
ne croient plus en la politique, parce que tout simplement, il n'y a aucun candidat qui porte un projet, qui répond à leurs aspirations, soit qui tombe dans un vote rassemblement national par désespoir de cause, ou parce que tout simplement la gauche ne leur parle plus. Je pense qu'aujourd'hui, Fabien Roussel est le seul candidat gauche qui est capable d'aller parler aux abstentionnistes et aux électrices et aux électeurs du Rassemblement national. Et donc c'est l'ambition qu'on porte, et ça permettra à cela d'ajouter des voix au total gauche, et qui nous permettra, je l'espère, de l'emporter lors des prochaines échéances électorales.
À l'Assemblée nationale,
les
communistes votent généralement toujours avec LFI. Qu'est-ce qui vous déplaît aujourd'hui dans le projet de Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon, et qui explique cette candidature à part de Fabien Roussel
?
Alors déjà, à
l
'Assemblée nationale, nous sommes des groupes d'opposition, donc évidemment, nous votons contre la plupart des propositions qui sont proposées par le camp centriste, sauf quand elles vont dans le bon sens, mais malheureusement, ça se fait très rare. Et donc évidemment, on vote les choses en commun à ce sujet. En revanche, nous avons des projets politiques différents, et c'est pour cela que nous avons des candidats différents. Je l'évoquais sur la question qui, je crois, est le défi le plus important que nous aurons à répondre dans le siècle à venir, le défi environnemental. Nous avons des projets très différents avec les autres candidats à gauche sur la question environnementale.
Nous nous disons que si nous voulons répondre à l'impératif environnemental, nous allons devoir décarboner notre énergie, et donc pour ça, nous allons devoir produire davantage d'électricité. Là où tous les autres candidats de gauche
proposent,
notamment à travers la sortie du nucléaire,
de
produire moins d'électricité. Je le dis, on n'arrivera pas à faire rouler nos trains, on n'arrivera pas à ouvrir de nouveaux services publics, on n'arrivera pas à réindustrialiser le pays si on n'est pas capable de développer massivement une électricité bas carbone. Et c'est pour cela que nous, on propose de développer notamment l'énergie nucléaire, mais derrière l'énergie nucléaire, c'est aussi l'idée
de pouvoir lancer des contrats. Chez les communistes, on laisse qui
vous différencie des insoumis. Quoi qu'il arrive, Fabien Roussel sera au premier tour de la présidentielle, même si les sondages ne décollent pas, il ne va pas se
retirer au profit
de la gauche.
Il sera
candidat, quoi qu'il arrive, parce qu'encore une fois, nous avons des projets politiques différents, et je pense que nous pouvons parler à une large partie des électeurs si nous permettons de présenter ces projets politiques différents. Maintenant, je le dis aussi d'emblée,
nous n
'avons pas d'adversaires à gauche, nos adversaires, c'est la droite et l'extrême droite, nous allons présenter notre projet politique, nous allons le débattre, sereinement, je l'espère, avec l'ensemble des autres candidats, y compris de gauche, et l'objectif,
c
'est encore
une fois, de
pouvoir élargir notre socle électoral.
Et ça commence ce week-end à la fête de l'UMA, discours attendu de Fabien Roussel, mais également de Jean-Luc Mélenchon, il est prévu
qu
'ils se croisent, qu'ils se parlent en quelques mots
? Il
y a peu de chance, ça fait un petit moment qu'ils ne se parlent plus. En
revanche,
en tout cas, c
'est
la rentrée politique du Parti communiste français, nous aurons un très beau meeting, il
y
aura aussi un très beau débat face au MEDEF, de la part de Fabien Roussel, vendredi après
-midi. Et le rendez-vous est pris pour ce week-end.
Merci
Léon
De Fontaine,
bonne
journée à vous.
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