Amélie de Montchalin : "Depuis des années, on a piloté la fonction publique par le haut et par le chiffre "
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:24FerméeÉludée
Il y a trop de fonctionnaires en France ?
- 0:58FerméeÉludée
Il y a trop de fonctionnaires en France aujourd'hui ?
- 2:19RelanceRéponse partielle
Sur le dialogue social, vous avez une approche baroque selon Laurent Berger.
- 3:04ComplaisanteRéponse directe
Sur ces points qui sont acquis.
- 4:37OuverteRéponse partielle
Vous ne vouliez pas sidérer le débat public en faisant ces annonces ?
- 6:18OuverteRéponse directe
Vous dites quoi aux infirmières, aux policiers, aux professeurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Non, ce qui a été annoncé c'est un an de concertation sur 4 sujets effectivement autour duquel tout le monde tourne depuis 10 ans et qui sont au cœur aujourd'hui quand même des difficultés de la fonction publique. »
- 0:38Invité politiqueFait
« Aujourd'hui les fonctionnaires ne se sentent pas reconnus et Laurent Berger le dit très bien. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Je ne sais pas s'il y en a trop. Ce qui est certain c'est que si on avait voulu suivre uniquement un objectif chiffré, les 120 000 fonctionnaires dont certains parlent, je pense qu'on aurait pu faire beaucoup plus simple. »
- 1:11Invité politiqueChiffre
« Vous savez sur le Ski Canada il y a 550 000 départs à la retraite prévus. »
- 1:15Invité politiqueFait
« On aurait pu appliquer du 1 sur 4 comme ce qu'avait été la RGPP, notre choix c'est de faire radicalement différent. »
- 1:51Invité politiqueChiffre
« 4% seulement des agents se sentent concernés par la réforme de la fonction publique dans ses missions. »
- 3:14Invité politiqueFait
« Quand je dis on va discuter pendant un an du dialogue social, rien n'est acté. »
- 3:23Invité politiqueChiffre
« Quand je vous dis accompagnement, formation, un milliard et demi qui sont dédiés à la formation, 700 millions pour investir dans la modernisation, je n'ai rien dit. »
- 3:50Invité politiqueFait
« C'est exactement la même méthode que la loi travail. »
- 5:12Invité politiqueFait
« où tous les avancements sont faits de manière automatique, où on a extrêmement de mal à valoriser. »
- 5:23Invité politiqueFait
« Le point d'indice, c'est quand même quelque chose aujourd'hui qui a complètement mis en danger la différenciation qu'on peut faire entre les besoins de la fonction publique hospitalière, les besoins de la fonction publique territoriale, les besoins de la fonction publique d'État. »
- 6:50Invité politiqueFait
« On a remis énormément de moyens dans l'éducation nationale. »
- 6:52Invité politiqueFait
« On vient de remettre des moyens de ce qui est la part de l'État dans les EHPAD, on a réinvesti. »
- 7:14Invité politiqueFait
« C'est une consultation en ligne qui pour l'instant ne reçoit pas énormément de réponses. »
- 9:25Invité politiqueFait
« on a aujourd'hui des gens qui sont recrutés sur des contrats de 2, 3, 5 ou 8 ans. »
Temps de parole
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Et jusqu'à 9h, l'invité de France Inter et députée de l'Essonne, coordonnatrice du groupe La République En Marche à la Commission des Finances. Amélie de Montchalin, bonjour. Bonjour. Une grosse réforme de la fonction publique a été annoncée jeudi dernier. Possibilité de départ volontaire pour les fonctionnaires, rémunération au mérite, recours accru aux contractuels, simplification des instances représentatives pour prendre quelques mesures. Il y a trop de fonctionnaires en France ?
Non, ce qui a été annoncé c'est un an de concertation sur 4 sujets effectivement autour duquel tout le monde tourne depuis 10 ans et qui sont au cœur aujourd'hui quand même des difficultés de la fonction publique. Aujourd'hui les fonctionnaires ne se sentent pas reconnus et Laurent Berger le dit très bien. Ils se sentent considérés comme des coups. Ce qu'on cherche à faire par cette négociation qui va durer un an, c'est effectivement de regarder comment on redonne au dialogue social dans la fonction publique une vraie nature. Comment on parle de rémunération, comment on parle d'accompagnement et comment ensuite on parle de contrat, comment on recrute dans la fonction publique ?
Il y a trop de fonctionnaires en France aujourd'hui ?
Je ne sais pas s'il y en a trop. Ce qui est certain c'est que si on avait voulu suivre uniquement un objectif chiffré, les 120 000 fonctionnaires dont certains parlent, je pense qu'on aurait pu faire beaucoup plus simple. Vous savez sur le Ski Canada il y a 550 000 départs à la retraite prévus. On aurait pu appliquer du 1 sur 4 comme ce qu'avait été la RGPP, notre choix c'est de faire radicalement différent. C'est d'abord de parler des missions. Qu'est-ce qu'on attend aujourd'hui des agents publics ? Qu'est-ce qu'on attend qu'ils fassent ? Comment on leur donne les outils de bien remplir ces missions ? Comment on les rémunère ? Comment on leur offre des contrats ?
Moi ce qui m'intéresse c'est que depuis des années, on a piloté par le haut et par le chiffre la fonction publique. Ça crée ce que l'on voit aujourd'hui. C'est-à-dire une forme de désillusion. Comment nous agents publics on remplit notre mission ? Ça crée une forme de distance. Aujourd'hui vous avez des sondages auprès des agents publics qui sont extrêmement alarmants. 4% seulement des agents se sentent concernés par la réforme de la fonction publique dans ses missions. C'est-à-dire que le dialogue social a été complètement annihilé par des années de RGPP, par des années de pilotage par le chiffre. Donc la question c'est est-ce qu'il y en a trop ?
Oui, est-ce qu'il y en a trop ? Alors répondez.
Ma question c'est quelles sont les missions qu'on alloue à la fonction publique ? Quelles sont les priorités qu'on se fixe ? Et à ce moment-là on regardera où doivent être les agents publics et si on doit les aider à se réorganiser, c'est notre mission.
Mais sur le dialogue social, vous avez tout de même une approche baroque de la chose puisque ça c'est Laurent Berger que vous avez cité de la CFDT qui le dit. On demande une concertation avec les syndicats pour toute l'année 2018 alors que l'ensemble de la réforme est déjà connue, les conclusions sont connues. C'est ce que dit Laurent Berger. Pourquoi ne pas avoir refait ce que vous aviez fait par exemple sur la réforme du code du travail où les syndicats ont été impliqués dès le début ?
C'est exactement ce qui va se passer. J'ai lu la lettre que les organisations syndicales ont reçue vendredi. Elle fait une page et demie. Elle dit d'ici à la fin du mois de février, nous voulons avec chacun de vous avoir une réunion bilatérale et une réunion collective qui fixe la méthode de discussion qu'on va avoir pendant toute l'année.
Sur ces points qui sont acquis.
Sur ces quatre, quand je vous dis dialogue social, je n'ai pas dit grand chose. On sait qu'il y a 22 000 instances de représentation syndicale au sein de la fonction publique. Quand je dis on va discuter pendant un an du dialogue social, rien n'est acté. Quand je vous dis rémunération au mérite, quelle est la part qu'on fixe au collectif et à l'individuel, il y a de quoi discuter pendant un an. Quand je vous dis accompagnement, formation, un milliard et demi qui sont dédiés à la formation, 700 millions pour investir dans la modernisation, je n'ai rien dit.
Quand je vous dis on veut accompagner, comme on le fait d'ailleurs dans l'armée, certains fonctionnaires qui le souhaiteraient avoir une carrière dans le privé, je n'ai rien dit. Les droits au chômage, je n'ai pas parlé de savoir s'il y a un chèque, quel est son montant. Quand je vous dis contrat, contrat de 2, 3, 5, 8 ans dans certains domaines, par exemple dans le numérique, je n'ai rien dit. C'est exactement la même méthode que la loi travaille. Vous savez quand j'ai fait campagne législative au mois de juin, on m'a dit à l'automne ça va être l'enfer, il y aura des grèves partout, c'est impossible de réformer, les syndicats ne voudront jamais discuter.
Ils ont discuté, on a des ordonnances, elles s'appliquent. On veut faire la même chose. Ça aurait été d'ailleurs assez injuste de considérer qu'on s'occupe du pouvoir d'achat et de la formation des salariés du secteur privé et qu'on ne s'occupe pas de celles du public.
Donc Laurent Berger s'est trompé quand il dit que la méthode n'est pas bonne et que tout est sur la table avant même qu'on soit autour de la table. Il a mal lu la lettre dont vous parlez ?
Non, je pense que j'aimerais et je serais ravie d'ailleurs d'échanger avec lui, on sera tous ravis je pense d'ailleurs à l'Assemblée de le recevoir, une fois qu'il aura eu ce rendez-vous de lancement de méthode. Parce qu'on veut construire la négociation et la façon dont elle va se passer avec les syndicats. On a 12 mois devant nous.
Vous ne vouliez pas sidérer le débat public en faisant ces annonces-là de la manière dont elles ont été faites comme un gros cocktail de réformes avant même que les syndicats soient autour de la table ?
Moi je pense qu'on essaie de mettre...
Vous étiez au courant qu'il allait avoir tout ça ?
Il y avait un comité interministériel de la fonction publique qui se réunit à Limoges, qui regarde en détail comment on avance sur ce volet. La conclusion c'est, on va donc conduire pendant 12 mois une concertation sur 4 sujets. Si on parle par exemple de la rémunération au mérite, ça fait 10 ans qu'on dit aux fonctionnaires, on va essayer de vous sortir d'espèces de grilles qui vous enferment, où tous les avancements sont faits de manière automatique, où on a extrêmement de mal à valoriser. Il y a des administrations entières qui se réforment, il y a des personnels qui sont extrêmement engagés et qui n'envoient pas la couleur sur leur feuille de paye.
Le point d'indice, c'est quand même quelque chose aujourd'hui qui a complètement mis en danger la différenciation qu'on peut faire entre les besoins de la fonction publique hospitalière, les besoins de la fonction publique territoriale, les besoins de la fonction publique d'État. Ce qui est aussi intéressant dans les annonces, c'est que c'est une réforme qui va s'appliquer de tout en bas, comme on dit, à tout en haut. On parle aussi des énarques, on parle aussi des hauts fonctionnaires, de regarder comment on peut aussi leur donner des vrais postes, et qu'eux aussi peuvent aller dans le privé à un moment donné si leurs compétences sont les plus adaptées aux chantiers de transformation.
Les énarques et les hauts fonctionnaires, ils y vont très facilement dans le privé, Amélie de Monchane.
Oui, mais je pense que d'ailleurs les énarques, il y aurait une vraie réflexion à conduire sur comment, vu l'investissement public qui est fait sur leur formation, on les garde dans la fonction publique pour qu'ils aident vraiment à ce que les réorganisations et repenser les missions se fassent pleinement.
Alors, laissons les énarques et les hauts fonctionnaires où ils sont, leur sort n'est tout de même pas dramatique. Vous dites quoi aux infirmières, aux infirmières des EHPAD, aux médecins d'hôpital psychiatrique, aux gardiens de prison, aux policiers, aux professeurs ? Vous leur dites quoi là ? Vous êtes trop nombreux, on va revoir les modes de recrutement, ou alors vos secteurs seront sanctifiés et sont d'ores et déjà exclus, car très sensibles de cette réforme. Est-ce qu'il y a des services publics sanctifiés ?
Mais il y en a eu dans le budget. Si vous regardez le budget qu'on a voté, on a fait des choix. On a remis énormément de moyens dans l'éducation nationale. On vient de remettre des moyens de ce qui est la part de l'État dans les EHPAD, on a réinvesti. Bien sûr que pour toute la partie sécurité, donc à la fois police, gendarmerie, justice, pénitentiaire, bien sûr qu'on est en train d'investir. Donc ce n'est pas là aujourd'hui qu'on va faire des coupes. Ce n'est pas ça du tout qu'on est en train de porter. Ce que je leur dis aussi, c'est qu'on a lancé au mois d'octobre le forum de l'action publique. C'est une consultation en ligne qui pour l'instant ne reçoit pas énormément de réponses.
Je pense qu'elle est essentielle. Ce n'est pas une consultation de façade. C'est un des éléments qui va pouvoir justement alimenter les 12 mois de discussion qui s'annoncent. Forum-action-public.gouv.fr, c'est un endroit où si vous êtes usager du service public ou si vous êtes agent, on vous pose plein de questions sur justement votre carrière, quels sont vos besoins.
Quand vous regardez la grève dans les EHPAD ou dans les prisons, vous avez une petite idée de ce que pensent les gens de leur métier et du sous-investissement chronique dans des secteurs, je le redis, qui sont extrêmement sensibles.
Ce qui est intéressant dans ces deux cas, c'est qu'une partie de la difficulté, c'est qu'on a beaucoup de mal aujourd'hui à différencier. Vous avez dans ces endroits des besoins à la fois salariaux, à la fois d'organisation de temps de travail, à la fois de primes qui sont très différents de ce qui se passe quand vous êtes un personnel administratif d'une collectivité territoriale. Parce qu'on a un statut et parce qu'on a un pilotage extrêmement unifié, quand vous avez ce genre de besoins, c'est très difficile d'être dans le détail et d'être dans la réalité du terrain. Donc sortir de l'égalitarisme, je pense que c'est une bonne chose.
D'ailleurs, les agents du service public savent très bien qu'on ne travaille pas pareil quand on est dans un EHPAD, quand on est un personnel administratif d'une collectivité ou quand on est au ministère de la Justice dans un tribunal. Donc on a besoin d'avoir plus d'outils, on a besoin de recréer une vraie politique de ressources humaines.
L'État est-il une entreprise comme une autre ?
Bien sûr que non, puisqu'il y a énormément de missions de service public qui sont par définition du service public parce qu'elles ne sont pas rentables. parce que le but du service public, ce n'est pas d'être rentable, c'est d'apporter du service. C'est d'ailleurs les lois de Roland de 1938 disent ça, disent les valeurs du service public qui sont maintenant d'ailleurs inscrites dans le traité d'Absterdam de l'Union Européenne. C'est quoi ? C'est assurer l'égalité, assurer la continuité, assurer la mutabilité. C'est-à-dire qu'on doit pouvoir suivre les besoins de la société. Donc bien entendu, le service public n'est pas une entreprise.
Enfin, quand on dit plan de départ volontaire dans la fonction publique, il y a peut-être une petite connotation qui renvoie à l'entreprise. On peut se le dire sans langue de bois.
Les militaires, il n'y a pas plus souverain, il n'y a pas plus régalien. Depuis qu'on est passé à une armée de professionnels, on a aujourd'hui des gens qui sont recrutés sur des contrats de 2, 3, 5 ou 8 ans. Au bout de 4 ans de service, ils peuvent être accompagnés vers le privé. Vous avez une agence de reconversion qui s'appelle Défense Réconversion qui permet que 70% des militaires qui partent de l'armée, dans l'année, ont retrouvé un métier. Ils font un énorme effort de formation. Est-ce que c'est une entreprise ? Bien sûr que non. Est-ce qu'on accompagne les personnels de manière beaucoup plus poussée que ce qu'on fait dans les autres fonctions publiques ? La réponse est oui.
Bon, on va pouvoir en reparler avec Léa Salamé, avec les auditeurs de France Inter, juste après la revue de presse. Un mot tout de même sur ces deux législatives partielles, deux défaites, deux victoires pour le parti Les Républicains, un député de moins pour La République En Marche. Certes, la participation a été faible, mais ça dit quoi tout de même, Amélie de Monchalin ?
Moi, ce que ça dit, c'est que transformer le pays, c'est difficile, que ce n'est pas magique. Je le vois comme un signe d'encouragement. Par exemple, le pouvoir d'achat. On en parle beaucoup.
La défaite est un encouragement.
Elle est un encouragement pour suivre. On a un projet devant nous qui va durer deux ans. On le sait, de mise en œuvre, qui est extrêmement difficile. Le pouvoir d'achat, quand les premiers signes de hausse du pouvoir d'achat se font le 31 janvier, quand vous allez au fil de l'année augmenter la prime d'activité, avoir un chèque énergie, augmenter le minimum de vieillesse, augmenter l'allocation à des enfants handicapés, ça prend du temps. Tout ne se passe pas d'un coup de baguette magique. Donc, bien sûr, quand vous êtes l'opposition, on pourrait dire, vous savez, ça ne marche pas. Mais on n'est pas dans savoir si ça marche ou ça ne marche pas. On va avoir des preuves.
Et moi, ce que je dis depuis le début, c'est qu'effectivement, 2018 est une année difficile. On a voté beaucoup de choses. Ça va prendre du temps pour vraiment se voir dans les effets.
Rien à refaire, rien à revoir, rien à réorienter. Ce sont les électeurs qui...
Dans le Vexin, il y a un énorme problème de mobilité. Un problème de myopie. Mais non, ce n'est pas ce que je dis. Il y a, par exemple, dans le Vexin, un problème de mobilité. Elisabeth Borne porte un projet ambitieux de mobilité du quotidien, de maillage du territoire. Ce ne se fait pas du jour au lendemain. Je le prends comme un encouragement à effectivement vraiment travailler sur les effets de nos réformes. Nous ne voulons pas être ceux qui font l'incantation. Nous ne voulons pas être ceux qui, vous savez, lançons des grands principes. Et puis ensuite, on dit, on a fait le boulot. Ce qu'on fait, c'est qu'on veut changer en profondeur le pays. Ça ne se fait pas en six mois.
Quitte à perdre un député. C'est ça ce que vous dites. Bien sûr. Moi, je suis très déçue.
Isabelle était une collègue très sympathique et tout à fait engagée. Et effectivement, elle n'est plus dans nos rangs. Donc, bien sûr que je suis déçue. Maintenant, je le prends comme un encouragement à continuer. Il faut que ce qu'on fait et des résultats concrets produisent des effets. Et c'est là-dessus qu'on sera extrêmement vigilants. Vous savez qu'une part de mon engagement, moi, c'est de dire, il faut qu'on évalue nos résultats et qu'on puisse ajuster le tir. Mais déjà, attendons que les mesures se mettent en œuvre et qu'on puisse voir est-ce qu'elles marchent ou est-ce qu'elles ne marchent pas.
Patience français, c'est ça ce que vous dites.
Oui, c'est forcément une année difficile. Parce qu'on a un calendrier de mise en œuvre et que les résultats ne sont pas immédiats.
Amélie de Montchalin, à tout de suite. La revue de presse, Claude Askolovic.
Amélie de Montchalin