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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 septembre 2026 25 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSantéSécurité

Christian Cambon : « Le pape est un leader politique dans le bon sens du terme »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Christian Cambon, vous êtes sénateur... Le pape arrive en France pour une visite de quatre jours. Pouvez-vous nous détailler le programme ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    On va en parler. Je voudrais qu'on commence par regarder une photo de Christian Cambon. Cette photo, c'est vous avec le pape. Racontez-nous.

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Comment est ce pape ? Qu'est-ce qui dégage de lui ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Quand vous allez à une audience privée, il y a un protocole particulier. Comment l'avez-vous vécu ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Il a une grand-mère normande, des ascendances en Louisiane et en Guadeloupe. Est-ce que cela influence sa vision de la France ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une brouille entre Emmanuel Macron et le pape ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:48Fait
    « Il a une grand-mère normande, il a des ascendances en Louisiane, en Guadeloupe. »
  • 3:30Fait
    « Il y a un vrai différent politique que le pape Du reste avait évoqué auprès du président Larcher quand nous l'avons vu, à savoir la loi de fin de vie. »
  • 4:15Fait
    « Sur les VG dans la Constitution, cela avait déjà été une première difficulté qui avait été très mal ressentie et on a vu tout au long de la discussion, les différentes étapes à l'Assemblée nationale de Sénat sur la fin de vie, que l'Église de France, mais même Rome, ont alerté les parlementaires. »
  • 6:27Fait
    « On est dans un état laïque, donc il n'y avait pas d'obligation, mais il aurait pu y avoir une présence respectueuse. »
  • 7:12Chiffre
    « 15 000 forces de l'ordre mobilisées »
  • 7:12Chiffre
    « une tonne. Est-ce que vous savez ce que c'est ? Des hosties. »
  • 14:12Pauline de TorsiakFait
    « Il y aura d'ailleurs une des victimes de Bétaram, vous savez cette école catholique qui est dans la région, dans le Béarn, où il y a eu pas mal de scandales d'abus sexuels »
  • 14:52Chiffre
    « 216 000 victimes mineures d'agressions sexuelles ou de viols commis par des religieux »
  • 17:03Fait
    « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C'est quelqu'un de très libéral et c'est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la »
  • 17:15Fait
    « Je n'ai peur ni de l'administration Trump, ni de parler haut et fort du message de l'Évangile. Nous ne sommes pas des politiciens. »
  • 20:45Fait
    « Le pape François avait un peu lancé le processus. Il a déclaré vénérable en juin »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:06

Christian Cambon, vous êtes sénateur à l'ère du Val-de Vous êtes l'envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales. Le pape qui arrive donc en France pour une visite de quatre jours. Veillez au Stade de France demain, grande messe sur la Concorde et les Champs-Elysées samedi. Puis dimanche, il se rend à Lourdes, lundi à Metz. Oui, Il prononcera un discours sur l'Europe, une visite et des chiffres. 600 000 personnes pour la messe à Paris, 150 000 pour celles à Lourdes, 15 000 forces de l'ordre mobilisées et une tonne. Est-ce que vous savez ce que c'est ? Des hosties. Bravo Christian Cambon, c'est le poids des hosties préparés pour les célébrations. Une visite religieuse mais aussi diplomatique d'un pape américain qui n'apprécie pas beaucoup Donald Trump.

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On va en parler. Je voudrais qu'on commence par regarder une photo de Christian Cambon. Cette photo, c'est vous avec le pape. Racontez-nous. Oui, c'est une photo évidemment très émouvante pour moi. Dans ces responsabilités que j'ai auprès du président du Sénat, j'ai été en charge en en février dernier, en octobre dernier, d'organiser l'audience privée que le pape Léon XIV a accordée au président du Et nous sommes sur cette photo à un moment particulièrement émouvant puisque c'était à l'échange de cadeaux et j'avais personnellement souhaité faire un cadeau au Saint-Père et je lui ai offert un livre très ancien,

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un traité du Concile de Trente une édition de 1643 que mon père des femmes avait léguée dans sa bibliothèque c'était un bibliophile averti et donc je lui ai offert ce livre qui l'a beaucoup intéressé et qui maintenant est à la bibliothèque vaticane ce qui pour le souvenir de mon père est une chose importante c'est un petit moment important mais qui m'a permis d'avoir ce contact plus direct avec le Saint-Père alors justement comment il est ce pape comment vous l'avez trouvé qu'est-ce qui dégage beaucoup de douceur beaucoup de d'attention il écoute le regard comme toujours et tout à fait perçant et j'ai trouvé quelqu Évidemment,

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quand vous allez à une audience privée, il y a tout un protocole particulier. Vous vous préparez en quelque sorte à voir vos personnages. Puis après, vous avez des entretiens, c'était le président du Sénat qui avait des entretiens puis après la délégation a été élargie et moi j'ai ressenti quelqu'un à la fois de lumineux, de serein et qui prêtait beaucoup attention à ce qu'on lui disait aux questions qu'il nous posait avec déjà un effort qu'il avait fait pour parler en français, je pense que nous allons être très surpris puisqu'au départ on pensait qu'il ne parlait pas français, nous il nous a déjà parlé en Je crois qu'il va parler encore beaucoup mieux en français cette fois-ci. Il a une grand-mère normande ?

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Il a une grand-mère normande, il a des ascendances en Louisiane, en Guadeloupe. C'est un mélange qui est quand même sans bon la France quelque Même si ça date d'un certain temps. Et puis ce nom Prévost, qui est quand même un nom de chez nous. Sa venue n'est pas une visite d'État, mais une visite apostolique. Pas de dîner d'État avec Emmanuel. Emmanuel Macron, dont il a refusé qu'il lui présente également personnellement les travaux de Notre-Dame. Il y a une brouille entre Emmanuel Macron et le pape ? Une brouille, je n'en sais rien. Il y a un vrai différent politique que le pape Du reste avait évoqué auprès du président Larcher quand nous l'avons vu, à savoir la loi de fin de vie.

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Il y a quand même eu un texte qui a eu le soutien très large du président de la République et qui vise quelque part, on va faire court, à réintroduire un peu l'euthanasie dans notre droit français. Et ça, l'Église ne peut être que contre. Et donc là, je pense qu'il y a une difficulté, j'allais dire, politique. Je ne pense pas qu'il y a des difficultés personnelles parce que ce n'est pas le genre du pape et je ne pense pas que c'est le genre du président de la République. Mais en l'occurrence, il y a des différents, oui, qui peuvent exister. – Sur la fin de vie, sur les VG dans la Constitution ? – Sur les VG dans la Constitution, cela avait déjà été une première difficulté qui avait été très mal ressentie et on a vu tout au long de la discussion,

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les différentes étapes à l'Assemblée nationale de Sénat sur la fin de vie, que l'Église de France, mais même Rome, ont alerté les parlementaires qui étaient en responsabilité d'examiner ce texte. Et là, il y Là, il y a une position qui est très différente. Et je pense que le pape va en dire un mot parce que d'abord, le thème de son voyage, c'est le monde... Pour que le monde ait la La vie, il y a un double sens dans ce mot. Il y a un double sens. C'est un message envoyé à Emmanuel Macron ? Je pense, je pense. Ça n'est pas arrivé par hasard. Est-ce que vous comprenez du coup qu'Emmanuel Macron n'assiste à aucune des masses – Écoutez, c'est son choix. Il y avait plusieurs possibilités. On est dans un état laïque, donc il n'y avait pas d'obligation,

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mais il aurait pu y avoir une présence respectueuse. Mme Macron sera présente, le Premier ministre sera présent. Après, toutes les interprétations sont possibles. En revanche, la République va faire ce qu'elle doit faire, l'accueil au palais de l'Elysée. Le président de de la République sera aussi dans la dimension beaucoup plus géopolitique, dont on dira peut-être un mot à Metz, parce que Metz est aussi un vrai symbole. Mais bon, après, il y a un choix qu'a fait le président de la République, je le respecte. Mais pourtant, Emmanuel Macron, au début de ses mandats, on était en 2018, il a prononcé un discours au Collège des Bernardins, prononcé devant la Conférence des évêques de France, au cours duquel il avait appelé à réparer le lien abîmé entre l'Église et la République.

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Il était un président pas peaufile, comment du coup on en arrivait à cette situation ? C'est uniquement la fin de vie, les textes qu'il a défendus ? Je n'ai pas en vérité de renseignements très précis sur ce qui a pu se passer. Je crois qu'effectivement, il y a aussi un petit différent sur l'organisation de cette visite car l'Elysée souhaitait une visite d'État. Une visite d'État, c'est un chef d'État avec un certain nombre de moments, de rites qui ne convenaient absolument pas à un pape du maire général et à celui-ci en particulier. Que le pape, à son arrivée, passe les troupes en revue alors qu'il va tenir un langage de paix, je pense que c'était un peu décalé. La décoration qu'on voulait lui remettre, le pape ne reçoit pas de décoration

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et le dîner d'État, le pape n'a sans doute pas souhaité venir banqueter à Paris. Bon est-ce que tout ceci a entraîné des petits agacements dans les entourages ? Je pense que le sens et la signification de tout ça, et pour le président de la République, et pour le pape, et pour la France, est quand même ailleurs. 600 000 personnes, on le disait, attendues pour la messe à Paris minimum. C'est un peu compliqué. Il faut s'inscrire avant. Laurent Nunez l'a redit hier. Si vous n'avez pas le QR code, vous ne pourrez pas y aller. Ceux qui vont venir pourront venir aussi. c'est les instructions qui ont été données hier 150 000 personnes à Londres tout ça pour dire que la ferveur catholique elle est toujours présente même si on est un peu loin des chiffres de Jean-Paul Jean-Paul II,

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quand il était venu à Paris, c'était au JMJ, aux journées mondiales de la jeunesse. En 1997, il y avait 1 200 000 personnes. Mais c'est plus que Benoît XVI qui, en 2018, avait réuni 260 000 fidèles. Il y a un regain de ferveur catholique Je crois que c'est peut-être du reste le motif fondamental de la venue du pape, c'est ce qu'a raconté la semaine dernière le cardinal Aveline, l'archevêque de Marseille, où il a fait part de l'interrogation du pape sur le Regains de foi, notamment parmi les jeunes qui se rassemblent. Vous avez vu que ce qui va se passer vendredi soir au Stade de France, 80 000 places, elles ont été réservées en deux heures, ce qui montre quand même un afflux il y a des milliers d'autres jeunes qui souhaitaient entrer et par ailleurs il y a une progression

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tout à fait extraordinaire qui s'est multipliée par 3 du nombre de catéchumènes c'est-à-dire d'adultes qui demandent le baptême. Plus 28 Voilà, alors qu'il y a eu quand même une vraie crise du catholicisme en France. Ça avait commencé du reste par la parole de Jean-Paul II « France, qu'as-tu fait de ton baptême ? » Et puis il y a eu cette crise des abus sexuels qui a quand même porté une très lourde atteinte sur l'Église catholique en général, en tous les cas sur ceux qui en avaient été les auteurs. Et puis il y a en France, comme du reste dans d'autres pays d'Europe, une forme de désaffection pour le culte, la présence à la messe, etc.

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Et puis il y a ces phénomènes nouveaux, de plus en plus de jeunes sont intéressés. On voit par exemple à la Pentecôte, le pèlerinage à Chartres qui maintenant devient une institution et emmène à pied des milliers de jeunes vers la cathédrale de Chartres. Il y a ces baptêmes, donc Il y a une interrogation et le pape se dit que la France n'est pas totalement perdue pour le catholicisme et qu'il y a peut-être un renouveau qui t'en passe de naître. Et puis je crois que le pape arrive aussi à un moment où d'abord ce pays est quand même dans une situation un peu particulière, se demande quel est son avenir. Nos jeunes, on le voit dans nos communes, ils cherchent un sens à leur vie,

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ce rassemblement, ils ne savent plus très bien avec cette irruption de l'IA, des réseaux. Ils ont en fait tous les jours une pensée déjà toute prête à servir et ils s'interrogent aussi sur ce qu'ils sont venus faire sur terre et ce qu'ils vont devenir. Et je pense qu'une autorité morale comme le pape, qui va élever le débat, il va dire des choses. Il va dire des choses. Je crois que cette visite a un intérêt. C'est un honneur pour notre pays, mais c'est aussi un intérêt pour l'instant ou la situation dans laquelle se trouve notre pays. Et on le disait des centaines de milliers de fidèles attendus avec des questions forcément qui se posent en termes de sécurité. Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur était l'invité hier du 20h de France.

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Il y aura évidemment un barriérage, il y aura une bulle de protection autour de la Papamobile. Donc voilà, tout ça sont des dispositifs que nous avons l'habitude de mettre en place. Il y aura donc un dispositif de protection à la fois à terre, autour du Saint-Père, dans le public évidemment et que si on pense évidemment aux points hauts où il y a des tireurs de précision qui seront disséminés sur certains points. Il n'y a pas de menace caractérisée sur la visite du Saint Vous n'avez pas reçu de menaces particulières ? Il n'y a pas de menaces caractérisées, mais il y a toujours une attention permanente des services de police, et notamment en amont des services de renseignement. On n'a pas détecté de menaces particulières, mais il y aura un gros dispositif policier de protection.

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Qu'est-ce que vous en dites ? Je trouve que c'est plutôt bien. La visite coûte évidemment beaucoup d'argent, 27 millions, mais l'immense majorité de cette somme est couverte par l L'Eglise catholique et par les dons qui affluent. On a tous été sollicités pour participer à cette fête. Il faut bien évidemment, quand on reçoit un pape et que des centaines de milliers de gens vont l'entourer, il faut qu'il y ait des écrans, il faut qu'il y ait des barrières, il faut qu'il y ait un service d'or. L'État prend sa part de responsabilité qui est la sécurité. Sur la sécurité, voilà. 14 000 forces de l'ordre mobilisées. Est-ce que vous comprenez qu'il y a quand même des interrogations en période de restrictions budgétaires sur le coût que ça va moudre.

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Globalement, encore une fois, les comptes vont être publiés parce que l'Église de France a dit qu'elle mettrait tout sur la table. La plus grande partie de ces sommes sont à la charge de l'Église de France et c'est du reste tout à fait normal. Maintenant, un État comme la France doit prendre en charge la sécurité. Vous savez, quand Donald Trump vient en France, si vous voyez ce qui est dépensé, je peux vous dire que c'est et certainement tout autant, si ce n'est plus. Bon voilà, imaginez à l'inverse ce qui se passerait si une tentative risquait de mettre en péril ou la vie du pape ou celle de sa suite, on aurait l'air malin vis-à-vis du Donc je pense qu'on doit faire notre devoir, rien que notre devoir. Et puis il y a la sécurité des pèlerins, enfin des gens qui vont être là aussi.

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Ce sont des Français, ils ont le droit d'être tenus en sécurité. Et après deux jours à Paris, on le disait, le pape se rendra donc à Lourdes. On va en parler avec Pauline de Torsiak. Bonjour, merci d'être avec nous. Journaliste à RCF Notre-Dame. Pauline, la visite du pape à Lourdes, forcément, elle est très symbolique. Oui, la visite du pape à Lourdes, vous avez raison, elle est très symbolique parce que Léon XIV se rend, il va d'abord vers la grotte. Il va arriver samedi soir après, vous l'avez dit, une étape très intense à Paris où il y a évidemment beaucoup de rendez-vous. Et là, il va se recueillir devant la grotte où la Vierge Marie est apparue à Sainte Bernadette et il y va comme un pèlerin,

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il va toucher la pierre de la grotte, il va boire un verre d'eau, l'eau de Lourdes, l'eau miraculeuse. Il va faire un petit peu comme tous les pèlerins et tous les malades qui viennent par millions chaque année se recueillir à Lourdes. Donc ça, c'est la première étape qu'il y assez importante et puis il va rencontrer aussi des malades le lendemain, 500 malades. Ça va être évidemment un moment où il y aura beaucoup d'émotions. Et un mot parce que Pauline c'est important mais on va insister, Léon XIV, il a prévu de rencontrer les victimes d'abus sexuels au sein de l'Église. Exactement ça c'est une étape qui va être très importante. Il va rencontrer cette victime d'abus sexuels dans l'Église,

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ça sera dimanche après Et alors, on lui a reproché de rencontrer que cette victime mais pour lui c'était important d'avoir une rencontre plus intime, plus personnelle, interpersonnelle avec les victimes d'abus sexuels pour discuter avec elles, les écouter. Il avait déjà fait ça d'ailleurs en Espagne. On se souvient qu'il avait rencontré aussi des victimes d'habits sexuels cis, je crois. Et en fait, c'est à la fois une volonté d'écouter, de dialoguer avec elles. Elles seront assez représentatives de toutes les victimes d'abus sexuels. Il y aura d'ailleurs une des victimes de Bétaram, vous savez cette école catholique qui est dans la région, dans le Béarn, où il y a eu pas mal de scandales d'abus sexuels,

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et en fait ce qui est intéressant aussi c'est quand on regarde l'impact que ça peut avoir, ces rencontres avec ces victimes, on peut voir qu'en d'Espagne par exemple, et bien derrière ça a permis à des personnes de finalement faire des signalements, une cinquantaine de signalements qui n'avaient pas été faits, donc voilà ça libère aussi la parole, et en ce sens c'est aussi important. Merci beaucoup, merci Pauline Dottorsiak d'avoir été avec nous. Journaliste à ARCF Notre-Dame Christian Cambon, c'était important qu'il rencontre aussi les victimes d'abus sexuels. On rappelle juste les chiffres de la SIAS, la commission indépendante sur les abus sexuels à l'église, 216 000 victimes mineures d'agressions sexuelles ou de viols commis par des religieux. Tout à fait, tout à fait.

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Ça a été un volet absolument dramatique dans l'histoire de l'église de France. Ça a blessé du restent tous les catholiques, de savoir que des pratiques avaient eu lieu. Je pense que le pape, en accueillant avec discrétion et tacte une délégation, le fait comme il convient de le faire. Il considère aussi que c'est un problème que chaque église nationale a à régler. En l'occurrence, l'église de France qui l'a fait avec la commission de Jean-Marc Sauvé. Il y a eu beaucoup d

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Le fait d'aller voir les malades, il va aussi visiter à Paris un centre d'accueil pour migrants. Il y a des gestes comme ça qui ne font pas l'objet de commentaires importants mais qui, de mon point de vue, sont très importants dans le contenu de ce voyage qui n'est pas uniquement de la montre et des foules. Il y a aussi des moments où le pape vient à la rencontre de ce qu'est la France et de ce qu'est l'Église de France avec tous ses travers, toutes ses difficultés et puis aussi les évêques qui va rencontrer à Notre-Dame. Je pense que ce voyage a été bien construit et puis il y aura évidemment la partie de Metz. Et on va en parler tout de suite le pape qui doit prononcer un discours sur la paix en Europe.

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Audrey, ce sera lundi à Metz en présence des chefs d'État et de gouvernements européens et des représentants des institutions. Il enfile là sa casquette de leader politique. Un discours qui sera forcément scruté d'autant que Léon XIV l'a prouvé ces derniers mois. Il assume de prendre part au débat international sur l'Ukraine. Il demande un cessez-le-feu. Il s'enquiert du sort des Palestiniens à Gaza. Il appelle à désarmer l'intelligence artificielle et face à son compatriote Donald Trump. Il assume de parler guerre et diplomatie, ce qui a déjà donné lieu à des échanges musclés à distance entre les deux hommes. C'était en avril dernier à propos de l'Iran. Écoutez. On m'a dit que le président Trump a récemment déclaré qu'il souhaiterait mettre fin à la guerre.

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Espérons qu'il cherche une porte de sortie. Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C'est quelqu'un de très libéral et c'est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la

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Je n'ai peur ni de l'administration Trump, ni de parler haut et fort du message de l'Évangile. Nous ne sommes pas des politiciens. Nous ne cherchons pas à faire de la politique étrangère, comme ils l Mais je crois que le message de l'Evangile, la leçon des artisans de paix, est le message que le monde a besoin d'entendre aujourd'hui. Alors vous l'avez entendu, le pape estime qu'il n'est pas un politicien. D'ailleurs pour sa visite en France, vous l avez dit, il a décliné plusieurs éléments du protocole d'une visite d'État, la Légion d'honneur, le dîner présidentiel. Il n'empêche, il est un chef d'État, un petit État, certes, le Vatican et puis là aussi une force diplomatique. Ses faits et gestes sont ce scrutés par 1 ,4 milliard de fidèles.

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Alors là il va faire son discours à Metz, son discours sur l'Europe. Il n'a pas forcément beaucoup évoqué l'Europe. Qu'est-ce qu'il peut dire ? – Je pense qu'il va tenir un discours très fort qui va être un discours à la fois pour la paix, car n'oublions pas que c'est l'équation personnelle de ce pape. Ce sont ses premiers mots. Sitôt son élection lorsqu'il a apparaît au balcon de Saint-Pierre. Il dit, la paix soit avec vous. Et il le répétera dans plusieurs langues et dans tous ses voyages, il en fait un fondement. Et je pense que dans les temps que nous vivons, où quand même les conflits se multiplie tous les jours. On ne voit aucun espoir ni en Ukraine ni au Moyen-Orient, mais on pourrait parler de l'Afrique, du Darfour, etc.

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Heureusement que nous avons dans ce monde un homme qui ne représente pas les intérêts politiciens des uns et des autres, et qui dit « Entendez-vous ». Le choix de Metz est très important, puisque Metz est très marqué par la personnalité de Robert Schumann. Qu'est-ce qu'il a fait avec le chancelier Adenauer et avec De Gasperi, l'italien ? Ces trois démocrates chrétiens qui avaient connu l'Europe des frontières qui bougeaient. Je rappelle que Robert Schumann est né, il était allemand quand il est né et de Gasperi, il a siégé au parlement austro-hongrois avant de devenir président du conseil italien. Donc ce sont des hommes qui ont connu le temps des empires.

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et ils se sont réunis ensemble pour dire assez la guerre et on va essayer de construire la paix mais non pas pour que les combats s'arrêtent mais pour que les gens coopèrent ensemble et le grand, de mon point de vue, le grand héritage que nous laisse Robert Schuman et que peut-être le pape va rappeler, c'est pas simplement arrêter la guerre, mais essayer de travailler ensemble, essayer de construire ensemble. Ce qu'avait fait Robert Schuman avec le charbon et l'acier, parce que le charbon et l'acier, c'est un élément de guerre. C'est ce qui permet de construire des armes et c'était l'idée, si on le fait ensemble, si on produit ensemble l'acier et le charbon, on n'ira plus vers la guerre de pays pour pays. Mais il y a besoin de ce message au dirigeant européen ? Je pense, je pense, oui.

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Je pense qu'il y a besoin de ce message. Le message du reste, il va aller au-delà de l'Europe. Il va s'adresser au monde. Le pape, il va choisir effectivement cet endroit pour parler aux Européens parce que l'Europe pensait vivre depuis près de 80 ans la paix, on s'aperçoit que la guerre est quand même à 3 heures de Paris. Personne ne sait aujourd'hui comment la guerre en Ukraine se terminera. Le pape est une voix très forte et elle rayonne beaucoup, mais on a besoin de ces hommes-là. Il y a tellement de dirigeants qui n'ont que des discours de guerre, que des discours de violence. Il faut que cet homme-là soit entendu et je trouve que le choix de Metz est un choix vraiment très subtile. Il faut canoniser Robert Schumann.

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Écoutez, je ne siège pas dans l'instance à Rome. Non mais le pape François avait un peu lancé le processus. Il a déclaré vénérable en juin Il faut expliquer, parce que vénérable, ça peut avoir plusieurs appellations, mais en l'occurrence, c'est le début d'une procédure. Ce qu'il faut se souvenir, on ne parle plus tout à fait maintenant aux jeunes de qui ont été ces hommes, on doit à Robert Schumann comme on le doit à Jean Monnet, à Danoër, etc. La constitution d'une vraie Europe, c'était un très grand chrétien et un très grand catholique et qu'il l'a fait avec énormément de modestie. Donc il a mis, si vous voulez, ce qui est intéressant et ce que le pape a voulu souligner en choisissant maître, c'est qu'il a présenté l'exemple

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d'un homme qui vit son catholicisme et qui le met au service de la paix. Et ça, c'est bien parce que M. M. Poutine, il va faire tout un tas de signes de croix, vous l'avez vu, dans des églises orthodoxes. Le président Trump n'arrête pas lui non plus de montrer des signes vis-à-vis des évangélistes. Est-ce que ce sont des hommes de paix C'est ça le sujet. Et d'autant qu'il y a un pape, Audrey, qui a joué un rôle politique majeur dans l'histoire. Oui, le polonais Jean-Paul II a été l'un des visages de la chute du communiste qui renforce l'idée que le pape pourrait être un leader politique. En 1979, un an après son élection, il retourne dans son pays et appelle les polonais à ne pas oublier leur identité,

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leur liberté et leur dignité. Vous voyez ici une image, c'était en 1979. Un an plus tard naît le syndicat Solidarnosc, le grand syndicat indépendant qui défie le régime communiste. Jean-Paul II lui apporte à l'époque son soutien moral. Alors certes, il n'a pas fait chuter le communisme à lui tout seul. Mais il a contribué à créer un climat moral spécifique. Selon vous, est-ce que le pape est un leader politique ? Il est un leader politique au bon sens du terme, c'est-à-dire pas ce n'est pas un leader politicien, mais c'est un leader qui par son importance, par le nombre de personnes qu'il représente, 1 milliard 400 millions, il y a peu de gens qui... Enfin si, il y a peut-être le chinois, mais enfin pas dans un tout autre contexte.

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Mais moralement, il n'y a aucune personnalité qui a cette importance. Donc c'est un observateur très attentif. Je rappelle, puisqu'on parlait tout à l'heure de la diplomatie vaticane, moi j'ai rencontré à plusieurs reprises le cardinal secrétaire d l'État du Vatican, c'est l'état le mieux renseigné au monde. Puisque depuis le petit curé de campagne jusqu'au Saint-Siège, il y a une espèce de chaîne de renseignement qui fait qu'ils savent exactement ce qui se passe dans le monde. Et donc je pense que le pape a un rôle qui est très difficile, parce que les églises ne sont pas les mêmes. L'église américaine du Nord n'a rien à voir avec l'église d'Amérique du Sud, qui ne ressemble pas vraiment à l'église d'Afrique. Et je crois qu'il porte tout cela et que son rôle est attendu.

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Du reste, à plusieurs reprises, ça n'a pas été accepté. Mais il avait proposé que le Vatican serve de lieu de négociation entre la Russie et l'Ukraine, par Juste un dernier mot Christian Cambon et ça va faire le lien avec ce qu'on est en train de dire, c'est une phrase du cardinal Bustillo qui dit Jean-Paul II a réveillé l'Est, je pense que le pape Léon va réveiller l'Ouest et l'Occident. Vous êtes d'accord avec ça Oui, je suis tout à fait d'accord parce que plus que jamais l'Ouest et l'Occident ont besoin de retrouver le chemin des valeurs, des valeurs de vie commune, des valeurs religieuses aussi pour ceux qui se sentent concernés. Et je pense qu'on a besoin dans ce monde qui est d'une violence absolue où l'intelligence artificielle va remplacer nos cerveaux bientôt.

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Il faut qu'effectivement, des hommes et du reste, la seule encyclique que le pape ait publié, c'est sur l'intelligence artificielle, ce qui montre qu'ils sont vraiment très attentifs à ce qui se passe. Ce ne sont pas des gens qui vivent dans des palais avec des tableaux et des croix. Ce sont des gens qui savent très bien ce qui est en train de se passer dans le monde. Ils Ils essayent de nous donner un chemin. C'est comme le pêcheur, la nuit, il sait où sont les étoiles. Il peut suivre l'étoile ou partir à l'autre sens. Mais il sait qu'il y a des étoiles qui montrent le chemin. Je pense que le pape, c'est un peu son rôle. Merci C'est Christian Cambon. Merci beaucoup d'avoir été notre invitée.