Damien Maudet (député LFI) : "Contre les incendies, il faut investir dans la Sécurité civile !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Concrètement la sécurité civile c'est quoi? C'est combien de personnes?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'en France notre sécurité civile est à un niveau acceptable?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment on fait pour aller piocher un budget supplémentaire ailleurs?
- 15:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut faire avec l'A400M?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Damien MaudetChiffre
« les 250000 sapeurs pompiers à 80 % volontaire »
- 5:30Damien MaudetFait
« on investit deux fois plus pour nos déchets en France que pour nos sapeurs pompiers »
- 17:30Damien MaudetChiffre
« on en a 1000 de moins qu'en 2017 »
- 24:10Damien MaudetFait
« en 1983, on avait plus d'avions bombardiers d'eau qu'on en a aujourd'hui »
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10h 13h Maxime Liedo 1235 sur ce radio jusqu'à 13h un grand entretien une volonté de comprendre [musique] prendre le temps aussi sur certains sujets et il y a un sujet qui mérite qu'on s'y attarde qui plus est en ce moment c'est le sujet de la sécurité civile. Quelles sont les forces en puissance ? Qu'est-ce qu'il faut pour l'améliorer ?
Est-ce qu'elle est suffisamment étauffée d'une certaine manière en France ? Est-ce qu'elle est suffisamment souple pour participer aux catastrophes naturelles et pas que, mais aux besoins dans la France auquel la France va faire face dans les prochaines années. Ça c'est une évidence et on le voit qui plus avec cette situation climatique absolument improbable.
On est avec le rapporteur de justement de ce rapport sur la sécurité civile. Il a tout pile 1 an ce rapport. Bonjour Damien Modé.
Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Ce midi, vous êtes député la France insoumise de Haute Vienne.
D'abord peut-être commençons par décrire ce qui qu'est la sécurité civile parce que si c'est un mot qu'on entend en boule quand même depuis plusieurs jours voire plusieurs semaines maintenant, c'est jamais une évidence. Concrètement la sécurité civile c'est quoi ? C'est combien de personnes ?
Elle sert à quoi ? Bah concrètement c'est les 250000 sapeurs pompiers à 80 % volontaire une partie importante professionnelle et militaire. et aussi toutes les associations agréées de sécurité civile.
Voilà, si on veut résumer assez brièvement assez brièvement le sujet. Moi, je veux juste avant de répondre à vos questions déjà avoir une pensée pour toutes les victimes aujourd'hui de ces incendies. Moi je suis élu en Haudienne et donc pas très loin de chez nous à la Cano notamment et en Giron Verbiscaros aussi dans les landes.
Voilà une situation très compliquée et aussi avoir une pensée bah pour les sapeurs qui sont engagés et notamment pour la famille des quatre sapeurs pompiers qui sont décédés aussi. depuis le début de l'été, voilà, au au cours au cours de leur mission notamment. C'est une situation qui est évidemment tout à fait anormale et voilà, je vais aussi saluer leur famille et leur dire que on pense on pense évidemment à H.
Donc ça c'était pour évidemment l'hommage et on a tous une pensée pour ceux qui d'une manière ou d'une autre sont sont confrontés à cette situation. En rappelant Damien Modé, vous êtes le député LFI de Audien, donc rapport rapporteur d'un rapport sur la sécur sur la sécurité civile. Concrètement, est-ce qu'on peut après l'avoir brièvement présenté dire qu'en France notre sécurité civile est à un niveau acceptable ?
Est-ce que elle est suffisamment forte ? Est-ce qu'elle est suffisamment puissante ? Est-ce qu'elle est suffisamment déployable ?
Aujourd'hui, tout l'enjeu de notre rapport nous, c'est de dire parce que j'ai ma collègue aussi Sophie Pantel sur le sujet, tout l'enjeu de notre rapport que l'on avait pu faire sur la suite de la flotte aérienne, c'était de dire qu'aujourd'hui elle n'est pas dimensionnée face aux enjeux avec le changement climatique, une forêt qui est plus étendue, une surface au risque incendie qui est aussi plus étendue, qu'elle n'est pas suffisamment grande d'une part, qu'elle est très vieillissante. des Canadaires, vous en avez déjà parlé, qui ont besoin de beaucoup de maintenance qui fait que vous allez avoir aujourd'hui des appareils où vous allez avoir que cinq ou sept appareils disponibles parce que les autres sont en maintenance. En plus, plus ils sont utilisés, plus ils s'abîment, plus ils vont devoir aller en maintenance avec des pièces qui manquent, un constructeur qui a le monopole aussi.
On pense qu'il faut diversifier la flotte. Il y a les Canader mais il y a aussi les Dash. Il y a aussi les A400M.
On en a entendu parler il y a il y a pas longtemps. D'ailleurs, je salue le fait qu'enfin il soit utilisé mais nous ça fait 2 ans voire 3 ans, j'ai un collègue qui avait qui proposé déjà que l'on puisse mettre équiper des A400M avec un kit pour pour éteindre pour éteindre les incendies. Mais aussi ce qu'il faut comprendre je pense de manière générale quand on parle de sapeurs pompiers aujourd'hui il faut savoir les sapeurs pompiers la C8 c'est 7 milliards d'euros en France.
On investit deux fois plus pour nos déchets. H on investit deux fois plus pour nos déchets en France que pour nos sapeurs pompiers. On pourrait prendre un autre exemple. de l'enseignement privé par exemple, c'est on dit 8 milliards de nos impôts qui sont donnés.
C'est vous donnez moins aujourd'hui pour les sapeurs pompiers pour la sécurité civile que ce que vous ne donnez que pour l'enseignement privé par exemple. Donc il y a il y a la nécessité d'investir davantage dans cette sécurité civile. Ça c'est le premier gros point important.
Oui. Oui. Bien sûr.
Il faut investir, il faut investir davantage. Aujourd'hui, on met trop peu d'argent, trop peu de moyens. Et en fait ce qu'il faut savoir aussi c'est que la la sécurité civile et sapeurs compliqué ce qu'on dit souvent c'est que malheureusement c'est pas un sujet politique.
Et donc en fait quand il y a un incendie l'été tout le monde en parle tout le monde s'alarme mais dès qu'on arrive au mois de septembre au mois d'octobre et bien finalement euh tout le monde a un peu oublié. D'ailleurs, le ministère de l'intérieur avait lui-même fait un beauot de la sécurité civile dans lequel il dit que le système était à bout de souffle mais par ailleurs ne prévoyait à aucun moment de proposer une nouvelle loi de modernisation de la sécurité civile puisque la dernière date de 2004. Aujourd'hui, il y a beaucoup de choses à revoir qui soit sur le financement qui est aussi obsolète he qui repose notamment euh sur la la taxe sur les conventions d'assurance basée sur les critères de 2003.
Enfin bref, il y a beaucoup de choses à voir là-dedans. Et puis voilà, il faut aussi investir, je pense davantage et comprendre que les pompiers la ça peut pas être une variable d'ajustement. C'est un service public qui est très peu cher. 7 milliards d'euros, c'est très peu parce que ça repose à 80 % sur des volontaires mais ça ne peut pas devenir un service public low cost et que l'on se retrouve quand il a des incendies comme cela et bien en difficulté.
Aujourd'hui, les missions des sapeurs pompiers, elles ont augmenté largement. C'est plus 1 million d'interventions en 20 ans. Pourtant, les effectifs de savonpiers eux ont stagné et aujourd'hui donc ils prennent des missions de carence ambulancière, donc pour l'assurance maladie, beaucoup de missions tout au long de l'année et puis l'été quand il arrive les incendies doivent aussi ajouter ça à toutes leurs missions et ça devient extrêmement compliqué.
Damien Modet, vous qui êtes le rapporteur justement de de de cette longue réflexion sur la sécurité civile, le rapport a été présenté il y a il y a presque un an, voire un an tout pile puisque c'était en juillet 2025. Simplement pour revenir sur sur des points que vous venez d'aborder. D'abord bien sûr la mission, la la rémunération, l'équipement.
Vous dites que c'est pas un sujet politique dans le sens où dès que ces phénomènes sont passés, on les oublie. Vous faites partie des personnalités publiques, politiques qui craignent que à partir de septembre, tout d'un coup, on balaye tout ce qui s'est passé cet été d'un revers de main. Oui, bien sûr.
Et d'ailleurs, c'est pour ça que avec mon groupe La France insoumise, on appelle à une ouverture aujourd'hui la session parlementaire. Je pense que les députés doivent maintenant faire leur part. On reprend les travaux dès maintenant et on accorde des nouveaux crédits à la sécurité civile, à nos pompiers.
Je le dis d'autant plus que un des autres sujets sur lesquels je travaille beaucoup, c'est l'hôpital public. Quand il y a eu le Covid, Emmanuel Macron avait dit aux soignants "Arrès le Covid, on pourra discuter de tout ça, vous serez revalorisé." Finalement, les revalorisations attendues euh n'ont pas été euh efficaces, n'ont pas été à la hauteur des attentes.
Pourquoi ? Parce que ça a été fait à un moment où c'était beaucoup plus calme et qu'on s'est dit "Bon ben, finalement le Covid, c'est un peu derrière nous. Est-ce que vraiment il y a besoin de mettre tant d'argent ?" Et bien, je pense que pour la sécurité civile, là, on devrait rouvrir la session parlementaire.
On rouvre la session parlementaire, on discute des crédits et on ajoute aujourd'hui du budget pour faire en sorte que sur le matériel et bien peu de choses peuvent se faire à très court terme en tout cas qu'on puisse anticiper les prochains épisodes puis aussi sur les personnels les sapers les volontaires qu'on puisse leur accorder des compensations à leur engagement que ce soit davantage de trimestre de retraite par exemple pour compenser l'usure du corps lié à l'engagement pour les sapports pompiers pro en avoir davantage aussi parce qu'aujourd'hui moi j'avais un sapur pompier de qui me disait euh au début de la saison on s'est dit, "On va vite arriver à un moment où on sera dépassé." Une semaine plus tard, il a dit "On est arrivé au moment où on est dépassé." Ouais.
En une semaine. H h. C'est le tôt, c'est c'est le temps aujourd'hui qu'il faut à la à la sécurité civile pour être dépassé.
Mais vous savez que sur cette augmentation du crédit, c'est malheureusement beaucoup de secteurs qui en auraient besoin en France. On parle beaucoup des services publics, on parle des transports, vous l'avez évoqué, on parle des hôpitaux là, des pompiers sans doute aussi nos forces de l'ordre. Qu'est-ce que vous répondez à l'argument quand on vous dit "Oui, d'accord mais tout ça c'est très bien, c'est merveilleux, personne n'est compte mais il n'y a plus d'argent dans les caisses.
On a plus de pognon, on a plus de tune, on a plus un rond." Alors déjà quand je disais dépasser hein, aujourd'hui les pompiers qui s'engagent font le maximum justement pour ne pas se faire pour pour faire en sorte que la situation soit contenue hein dépassé au sens où là ils font ils sont au-delà. C'est un engagement colossal.
D'ailleurs aussi les associations agrées de sécurité civile. Enfin, je veux dire là, on est sur des gens qui travaillent de dizaines d'heures et qui dorment seulement un tout petit peu pour s'engager. Sur la question du budget, bah c'est assez simple.
Aujourd'hui, l'investissement que vous mettez pour la sécurité civile, c'est autant d'investissement que vous n'aurez pas à payer lorsqu'il y a des drames aussi importants que ce que ce que l'on vu. C'estàd vous dites tout ce qu'on investit dans la sécurité civile, c'est des assurances qu'on payera pas. C'est des réparations qu'on payera pas.
C'est des dégâts qu'on aura pas derrière à assumer en fait. Ah mais c'est de l'ord c'est de l'ordre de l'évidence. D'ailleurs classique aujourd'hui c'est 7 milliards d'euros en France au total payé par nos impôts.
Avec un été comme celui qu'on est en train de vivre, je me demande si on va pas arriver pas à l'équivalent mais peut-être à la moitié de ce que nous coûte la totalité de la sécurité civile à l'année. Je veux dire, on va les dégâts vont nous coûter presque ça se trouve 50 % ou un petit peu moins entre 25 à 50 % du budget. Là j'ai pas j'ai pas les chiffres exacts mais en tout cas c'est c'est ce que ça peut laisser c'est ce que ça peut laisser présager maintenant.
Voilà, il y a il y a un sujet aujourd'hui, je trouve que sur la question des que ce soit sur les moyens humains là pour moi les savants pompiers volontaires par exemple devaient attendre des trimestres de retraite de la part du gouvernement 3 au bout de 10 ans et jusqu'à 9 maximum. Finalement, ils en ont eu un au bout de 10 ans et trois maximum. Que ce soit sur les prou où ils attendent des meilleurs équipements des personnels supplémentaires et bien ça n'arrive pas.
Et que ce soit aujourd'hui sur la flotte aérienne, vous l'avez vu, il y a une certaine impréparation. Certes, il y a eu des commandes mais il y a une certaine impréparation. Aujourd'hui, même sur la la partie terrestre, les camions citer un feu de forêt, on en a 1000 de moins qu'en 2017 et aujourd'hui la surface euh qu'un camion doit gérer est plus importanté 2017.
Ça a été relevé assez régulièrement et vous avez raison de le redire ici. Damien Baudet, je vous propose une très courte page de publicité. Député LFI de Odienne, rapporteur justement de cette longue réflexion sur la sécurité civile.
Ça avait ça s'était ça s'était transformé en rapport à remis il y a près d'un an. Maintenant cé en juillet 2025. On va aller ensuite hein sur les axes à éventuellement améliorer aussi sur la sécurité civile.
Ça fait partie de votre rapport et on l'aborde dans une poignée de seconde sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio.
Sud [musique] Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu [raclement de gorge] et on reprend cette discussion importante ce midi sur la sécurité civile. On voit bien à quel point cette sécurité civile elle n'est pas prête face au aux différentes aux différents scénaris qui se multiplient dès que la saison approche. que ce soit les incendies, que ce soi les inondations, que ce soit d'ailleurs plus largement le domaine de la santé en général.
Pour en parler, nous sommes avec Damien Modé qui est le député LFI de Haut de Vienne qui est à l'origine d'un rapport sur la sécurité civile présenté il y a il y a tout pile un an. On évoquait avant cette très courte page de publicité, monsieur le député, cette difficulté quand même d'une certaine manière à allier ce type d'urgence et la tenue des comptes publics. Vous y avez en partie répondu tout à l'heure.
Vous évoquiez aussi la la la façon dont on pourrait financer autrement la sécurité civile. Tout à l'heure, on avait ce débat et l'un des l'un des maires ou l'un des pompiers nous disait que enfin l'un des maires, pardonnez-moi, qui a lancé une tribune justement sur la nécessité de faire de la sécurité civile une grande priorité nationale, nous disait "Bon, en réalité, ça peut nous coûter 30 centimes par jour. Comment on fait pour aller piocher peut-être un budget supplémentaire ailleurs ?
Qu'est-ce qu'il faut repenser ? Ouais, je pense que de manière euh générale alors là c'est un sujet qui pour le coup est beau et vaste d'ailleurs avec ma collègue Sophie Pantel avec qui on a fait le rapport sur la flotte aérienne, on a aussi fait un euh sur la valeur du sauvé, c'est-à-dire comment on prend en considération euh non pas euh tout le temps toutes les pertes liées aux incendies mais aussi tout ce qu'on sauvait les pompiers [raclement de gorge] et ça pour aussi inverser le rapport de force notamment avec les assureurs. C'est-à-dire que dire aujourd'hui l'intervention des sap pompiers de la sécurité civile, c'est aussi des économies faites pour les assureurs.
En peut-être qu'il faut aussi qu'on commence à réfléchir sur comment certains peuvent contribuer davantage sans que ça touche évidemment les particuliers. Mais je pense aujourd'hui que par exemple quand on avait proposé un impôt sur la fortune amélioré notamment avec une partie écologique dedans, ça rapporté 15 milliards d'euros. C'est deux fois le budget de la sécurité civile et c'est un budget c'est la sécurité civile, c'est l'assurance collective de toutes et tous.
Et aussi il faut le dire, il y a une question d'anticipation. Nous dans le rapport, ce qu'on dit aussi c'est que les choses ont été très très peu anticipées. Vous savez la CGT me disait qu'en 1983, on avait plus d'avions bombardiers d'eau qu'on en a aujourd'hui.
En 2003, il y avait un rapport interministériel après les canicules qui expliquait que le manque d'avion lourd a été pénalisant lors des feux importants. Et en 2010, il y a une mission intermissaire qui disait que la flotte n'était pas dimensionnée pour les années exceptionnelles. Donc en fait depuis des années, on nous dit que finalement il y a une urgence qui va arriver que dès qu'il y a des feux exceptionnels, on n'est pas capable, on a une grosse difficulté à pouvoir à pouvoir agir mais le financement lui n'a pas évolué mais les investissements n'ont pas évolué et au contraire même on a des gouvernements qui tous les ans cherchent à comprimer les budgets.
Vous n'avez qu'à voir aujourd'hui la sécurité civile, c'est 90 % financé par les collectivités territoriales. Elles sont à l'os elles sont à l'osent qu'elles n'ont plus les qu'elles n'ont pas les moyens, elles payent mais elles n'ont pas elles n'ont pas les moyens, elles sont à l'ose. une partie est financée par l'État.
Et bien même sur la partie financée par l'État, quand on regarde ce qui avait été fait entre 2025 et 2026, on a pu voir que les crédits structurels eux étaient en diminution et si on met avec l'inflation, on peut se poser, c'est encore plus en diminution. Aujourd'hui, les pompiers, la sécurité civile, c'est devenu une variable d'ajustement des politiques budgétaires. Vous l'avez vu quand Gabriel Atal a annulé la commande des Canadaires sans se rendre compte de l'immense bêtise qu'il était en train de faire.
Et bien, je pense qu'aujourd'hui on doit toutes et tous euh se poser la question et que le gouvernement maintenant doit proposer euh cette loi euh qui est issue du bouau de la COT civile parce que le gouvernement dit que le système est à bout de souffle et bien il est temps qu'il propose. Moi, je propose et avec tout mon groupe politique qu'on rouvre la session parlementaire parce que aujourd'hui ce n'est pas possible que alors que les pompiers que toutes les associations de sécurité civile, que toutes les personnes engagées, les élus, les citoyens s'engagent et bien que les députés eux en face n'apportent pas une réponse. Donc je pense qu'on peut rouvrir la session parlementaire et discuter maintenant des crédits pour que ce qui vient d'arriver n'arrive plus.
Mais vous entendez aussi notamment le gouvernement qui dit que c'est quand même d'une bêtise sans nom. Alors c'est pas dit comme ça mais j'explique que le gouvernement n'a n'a jamais fait en sorte de de enfin qui n'a jamais abandonné la lutte contre les incendies. On le voit parce que il explique notamment l'uranis hier après-midi qui était sur place avec le président de la République qui explique que le budget de la sécurité civile est passé de 450 millions d'euros en 2017 à 800 millions d'euros en 2026.
Pareil sur les Canadaires, vous savez que l'argument quand on a euh la sensation qu'il n'y a pas assez de Canada en en France, on vous explique que là, il y a toujours cette fameuse flotte de 12 Canadaires et cetera. Donc est-ce que ce gouvernement-là a vraiment une part de responsabilité dans le manque de moyens, dans la gestion aujourd'hui euh de ce qui se passe de manière assez exceptionnelle, notamment du côté de la Géronde ? Non mais écoutez, déjà sur les camions citaires infourés, on est à moins 1000 euh depuis 2017 et après le gouvernement peut se dire queffectivement euh ils ont passé un certain nombre de commandes, mais je veux dire ce n'est pas c'est évidemment pas à la hauteur.
On peut pas avoir aujourd'hui un moi l'idée, vous savez c'est pas de polémiquer en je veux dire, il y a des pompiers qui sont euh qui sont engagés, tout le monde est derrière eux et cetera. La question maintenant, c'est comment les politiques face à ça, ils agissent. Est-ce que aujourd'hui le statut quo rester dans cette situation là va nous permettre d'avoir une meilleure réponse face au feux de forêt qui sont grandissants, face l'intervention des pompiers qui augmente tous les ans ?
D'ailleurs, aujourd'hui les pompiers interviennent une fois toutes les 6 secondes. Donc aujourd'hui, je veux dire, on la question c'est est-ce que ce qu'on a aujourd'hui comme arme pour combattre tout cela, est-ce que c'est suffisant ? La réponse, elle est non.
Et aujourd'hui, quand un gouvernement quand Laurent Nouz dit "On est passé de 400 millions à 800 millions". C'est pas ça le budget de la sécurité civile. Le budget de la sécurité civile, comme je vous l'ai dit, 90 % c'est les collectivités territoriales.
C'est 7 milliards d'euros au total. Tu peux prendre la par état, dire qu'il augmentations avec l'inflation, mais déjà aujourd'hui les augmentations ne suivent pas l'inflation. Et aujourd'hui, quand vous regardez c'est 7 milliards d'euros et ces 7 milliards d'euros aujourd'hui, on a des collectivités qui sont à l'os et la part État depuis quelques années n'augmente pas.
Je vous prends un exemple. L'an dernier en pour 2025, on avait dit au gouvernement que le budget n'était pas suffisant. à la fin de l'année, le gouvernement a dû rajouter 126 millions d'euros pour faire face au feu dans l'aud pour faire face au cyclone et cetera.
Donc ça signifie que les budgets qu'il prévoit à chaque année ne sont pas suffisants. Il prévoit des budgets euh compressés comprimés en espérant que finalement ils vont pouvoir faire des économies dessus puis se rendre compte à chaque fois que finalement c'est impossible. Et vous savez, il y a des choses aussi très pratiques.
J'ai un collègue qui était avec qui était avec Airbus hier. Par exemple, si on veut avoir du retardant pour les A400M, il va falloir le commander avant septembre. Moi, j'ai aussi des choses très pratiques.
On a déposé avec ma collègue Sophie Pantel et même mon collègue rapporteur depuis 2022, Florian Cuch, on avait déposé des amendements pour sécuriser les commandes d'A 400M. Ils ont été rejetés par les 493. On avait proposé les amendements pour com pour commander les hélicoptères bombardiers d'eau supprimé par 493.
On avait déposé des amendements pour assurer une commande française dans la production canadaire parce qu'ils ont plus qu' le font supprimé par 493. Donc il faut dire aujourd'hui que la reation nationale, elle arrive à faire passer un certain nombre de choses, mais c'est le gouvernement qui fait les choix de ne pas aller plus loin. Hm.
Est-ce que vous entendez aussi euh euh les les critiques ? En tout cas, le le gouvernement qui euh qui explique que ce n'est pas du tout la période pour polémiquer et notamment Emmanuel Macron hier en déplacement en Gironde qui a sorti cette phrase et qui dit "On ne fait pas le retour d'expérience au milieu de la bataille." Vous allez me dire, c'est exactement ce qu'on a dit pendant le Covid et on n pas agi on n pas agi assez rapidement.
C'est ça. Moi, comme je vous le dis, je suis pas là pour on n'est pas là pour pour polémiquer. On est là pour dire qu'on a envie de faire notre travail.
Notre travail de législateur aujourd'hui, c'est de se réunir, d'aller à l'Assemblée nationale et voter des mesures pour les sapeurs pompiers. Donc c'est ça qu'on demande aujourd'hui. C'est pas je sais pas de pouvoir polémiquer sur qui a fait quoi.
C'était de dire maintenant nous on veut retourner à l'Assemblée nationale et on travaille pour les sapeurs pompiers faire en sorte qu'il puissent avoir les moyens et que sur les autres années on ne retombe pas dans ce système là. Vous avez aussi vu euh même si euh l'objet une fois de plus n'est pas à la polémique, mais euh souvent à la réaction des uns et des autres, il y a beaucoup de critiques quant à l'utilisation du A400M. Est-ce qu'il faut péréniser euh l'utilisation d'un d'un tel avion militaire euh dans euh l'aide aux pompiers ?
Beaucoup est qu'en réalité euh ce n'est pas si utile que ça, que certes il a volé une ou deux fois, mais depuis il est resté l'être morte. On a par exemple un Jordan Bardella qui a dénoncé le manque de réactivité du gouvernement sur l'utilisation justement de cet Airbus à 400M. Qu'est-ce qu'il faut faire avec ça ?
Est-ce qu'il faut le péréniser comme moyen de lutte contre les incendies ? Est-ce qu'il faut en commander plus ? Est-ce qu'il faut le mettre de côté parce qu'en réalité les investissements sont à faire ailleurs ?
Comment vous regardez ce sujet vous Damien Modé ? En fait aujourd'hui c'est ce qu'on a mis dans notre rapport avec ma collection Fantel que ce soit la 400M que ce soit les hélicoptères que ce soit les canadiens que soit les dash il est important de diversifier la flotte. C'est que des moyens c'est des moyens qui sont complémentaires et certains exceptionnels comme dans le cas de la 400 qui peuvent qui peuvent aider lorsque la situation elle est exceptionnelle.
Donc aujourd'hui, on doit avoir une flotte diversifiée, des moyens divers avec des personnels aussi en nombre en nombre suffisant qui qui sont soutenus par par le gouvernement et par l'État. Donc aujourd'hui, c'est des moyens supplémentaires qui peuvent être utiles dans des moments exceptionnels. Donc après, moi je suis pas je suis pas expert, je veux dire de de l'aviation précisément, mais en tout cas euh tous les tous les experts, toutes celles et ceux qu'on a interrogé disent il faut diversifier la plotte.
Ça passe par des A400m, par les par les Pumas, ça passe par des dashes, par des canadaires et ça passe aussi par une production souveraine d'avions bombardier d'eau parce que vous savez aujourd'hui dans le cas des Canadair, il risque d'y avoir des très gros retards notamment parce que il y a des problèmes de fabrication à l'autre bout de l'Atlentifique. C'est assez c'est assez cynique quand on vous quand on vous entend parce qu'on a l'impression d'avoir exactement les mêmes conversations que lorsqu'on évoque nos forces armées sur la diversification du matériel, sur la nécessité d'avoir des crédits supplémentaires, d'être beaucoup plus souple et même euh par rapport en effet à l'adaptation et à la souplesse de certaines utilisations concernant les les véhicules ou autres. Merci beaucoup Damien Modé, député LF Iodienne d'avoir été avec nous ce midi, rapporteur d'un rapport justement sur la sécurité civile présentée ben il y a tout pile un an, c'était en juillet 2025 à l'Assemblée nationale et on voit bien les euh les lignes de de fuite et ce qu'il y a à faire encore pour améliorer cette sécurité civile.
Dans un instant, alors qu'il est 1256 sur Sud Radio, je vous laisse en compagnie de celui qui confesse les célébrités comme personne, un certain Jacques P6. À demain 10h.
Damien Maudet