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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 9 octobre 2025 36 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéImmigration & asile

Yoann Gillet : "Emmanuel Macron doit écouter les Français !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 71 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Vous voulez dire un mot sur le Premier ministre dans 48 heures ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites ?

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites ?

  • 9:03OuverteRéponse directe

    Est-ce le seul responsable de ce chaos, Pierre Lelouch ?

  • 9:12OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il doit partir ?

  • 12:25OuverteRéponse directe

    Quand Emmanuel Macron va-t-il parler ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueChiffre
    « ils sont près de 70% à souhaiter la dissolution pour pouvoir s'exprimer à nouveau. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « Le vrai arbitre de cette situation ne va pas être les conciliabules, les négociations autour des soupes diverses et variées à l'Assemblée. Le vrai arbitre, ça va être les marchés. »
  • 4:42Invité politiqueChiffre
    « Si le signal est, on en prend encore pour 13 ou 15 milliards de rabs de dépenses publiques non financées, je peux vous dire que la sanction va être immédiate. »
  • 7:57Invité politiqueFait
    « la vague RN, en réalité, elle est déjà là. »
  • 8:34Invité politiqueChiffre
    « 70% des Français demandent la démission du chef de l'État. 48% très favorables. 22% plutôt favorables. 17% plutôt opposés. 12% très opposés. »
  • 9:58Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a été battu à trois reprises. Il a perdu les législatives qui ont suivi la présidentielle, il a perdu ensuite les Européennes et il a perdu après la dissolution. »
  • 10:39Invité politiqueChiffre
    « La loi Macron a duré six mois, vous m'entendez, six mois. »
  • 15:40Invité politiqueFait
    « Au Burkina Faso où il est en train de faire une conférence de presse avec le Président. Le Président part quelques minutes et il dit qu'il doit être en train de réparer la clim. »
  • 16:19Invité politiqueFait
    « il ne peut même plus parler à Benyamin Netanyahou. »
  • 30:41Invité politiqueFait
    « un budget ensemble, il y aura bien une équipe... Mais ça ne marchera pas. »
  • 30:44Invité politiqueFait
    « Même lui, il n'y croit pas. »
  • 30:52Invité politiqueFait
    « s'il n'y croit pas, il ne fallait pas faire ce qu'il a fait aujourd'hui. »
  • 31:03Invité politiqueFait
    « Vous mettez les gens pendant trois mois, ils rédigent un programme de gouvernement ensemble et après ça donne un gouvernement de coalition. »
  • 31:11Invité politiqueFait
    « improviser une politique sur un budget sous l'unique prétexte que les députés veulent rester députés, ça me paraît extraordinairement léger comme programme. »
  • 31:45Invité politiqueFait
    « Bruno Retailleau à titre personnel je n'irai pas dans un gouvernement le cornubis ou dans un gouvernement qui veut abroger la réforme des retraites. »
  • 31:52Invité politiqueFait
    « Écoutez Emmanuel Bompard qui lui non plus n'ira pas dans un gouvernement de gauche. »
  • 32:24Invité politiqueFait
    « Florence Portelli a dit si on veut que le pays coule on peut mettre Olivier Faure à Matignon. »
  • 32:31Invité politiqueFait
    « Olivier Faure Premier ministre à Matignon d'Emmanuel Macron. »
  • 33:03InvitéFait
    « J'ai beaucoup de mépris pour l'attitude qu'a eu Monsieur Faure ces derniers temps. »
  • 33:11Invité politiqueFait
    « Cette gauche elle a disparu. Il n'existe plus. »
  • 33:39Invité politiqueFait
    « cette gauche là non elle n'existe plus mais de toute manière il n'y aura pas de Premier ministre de gauche. »
  • 33:56Invité politiqueFait
    « il y aura une majorité de censure parce qu'on voit bien que les insoumis décideront de censurer. »
  • 34:20Invité politiqueFait
    « cette dissolution je le crois est incontournable. »
  • 35:47Invité politiqueFait
    « je ne crois pas que les français apprécieraient d'avoir un gouvernement qui prône plus d'immigration, plus d'insécurité. »

Temps de parole

  • Yoann Gillet83 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • Auditeur2 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Yoann Gillet

Dans la mesure où le président de la République ne fait que prendre des décisions qui sont totalement irrationnelles, on peut s'attendre à tout. On peut s'attendre à un Premier ministre de gauche, comme on peut s'attendre à un énième macroniste, ou à un pseudo-gouvernement technique qui, en réalité, n'existe pas. La réalité, c'est que la dissolution, elle est nécessaire, et qu'en nuant cette réalité, le président de la République, déjà, balaye d'un revers de main la volonté des Français, puisqu'ils sont près de 70% à souhaiter la dissolution pour pouvoir s'exprimer à nouveau.

Mais il s'assoit aussi sur la Constitution, parce que quand il y a un blocage, il y a plusieurs solutions qui s'offrent au président de la République, la démission ou la dissolution. Et le président de la République, visiblement, n'a que faire. Donc la situation, elle peut prêter à sourire, mais en réalité, elle est grave, parce que le président de la République ne respecte pas la démocratie, et surtout ne respecte pas le peuple français. Alors, je veux qu'on parle quand même du ras-le-bol des Français. Vous voulez dire un mot sur le Premier ministre dans 48 heures ? Qu'est-ce qu'on va y regoter sur le profil ? Je suis à vous, Gautier Le Bret, vous posez les questions que vous voulez.

Oui, mais bien sûr, même Sébastien Lecornu, les gens n'auront pas retenu son nom. Oui, au suivant, quoi. Au suivant, et au suivant. Mais vous savez, il y a quelque chose de passionnant qu'il a dit ce soir, parce que moi je l'ai écouté avec une grande attention, Sébastien Lecornu, c'est qu'il a dit, voilà, le problème aujourd'hui, la raison pour laquelle on n'arrive pas à faire un consensus, c'est que nos responsables politiques écoutent beaucoup trop leur base militante. Donc c'est intéressant, c'est-à-dire, oui, c'est ce qu'il a dit dedans.

C'est-à-dire que dans le fond, c'est ce qui justifie, par exemple, que les Républicains et Bruno Retailleau aient très justement voulu ne pas faire partie de ce gouvernement avec M. Le Maire. Et donc, d'une certaine façon, je trouve que ça révèle à quel point la vie politique existe depuis une vingtaine d'années. En gros, habituellement, on trahit ensemble pour sauver les postes, etc. Et on arrive bien à faire nos boutiques et à trahir une partie de nos militants. Mais maintenant, on ne peut plus. Et c'est bien le problème. Ça m'a marqué, cette table.

Les politiques affligeantes, la crise politique et le ras-le-bol des Français devant ce spectacle, ce marasme, qui se disent « Mais c'est tellement loin de mes préoccupations. J'ai du mal à boucler les fins de mois. Il y a des problèmes de sécurité en bas de chez moi. L'immigration est complètement dérégulée. Mais on a un président qui s'entête, qui s'enlise. » Qu'est-ce que vous dites ? L'électricité, il y a l'hiver qui arrive. Bien sûr. Vous avez raison. C'est puissant ce qu'il va dire Eric Tegner. C'est connecté. Il a raison. Il dit des choses importantes. Il a bien raison. Merci. Donc, écoutez Marine Le Pen qui dit que la classe politique est affligeante.

Mais alors là, entre les démissionnaires qui démissionnent,

2:31
Invité

Jean-Lemaire, peut-être Taillot d'ailleurs, les démissionnaires qui démissionnent,

2:37
Yoann Gillet

et les démissionnaires dont on a accepté la démission, parce qu'on a oublié un épisode qui sont renommés, je pense que tout ça n'est pas sérieux. Je vous l'ai dit tout à l'heure,

2:50
Invité

une partie de la classe politique aujourd'hui se révèle telle qu'en elle-même. Ce qu'elle arrive parfois à cacher à l'opinion publique,

2:59
Yoann Gillet

c'est-à-dire des gens qui sont prêts à se couper un membre pour conserver leur place, pour conserver leur mandat, et des gens qui, en réalité, crèvent de peur de l'élection. Ce qui, quand on fait de la politique, est quand même assez problématique. Ils crèvent de peur de retourner devant les électeurs. Quand on est un élu et qu'on a peur de retourner devant les électeurs, il faut arrêter d'être élu. Il faut faire autre chose. Parce que le spectacle qui est donné est désespérant. Et il est désespérant. On regarde le fonctionnement démocratique, d'ailleurs. Spectacle désespérant. Complètement. Là-dessus, il n'y a pas de débat.

Tous les gens à qui on parle ne comprennent pas ce qui se passe, sont très très en colère et inquiets aussi. Inquiets, parce que tout le monde sent bien que les impôts, tout augmente. Il y a des gens qui ont vraiment beaucoup de mal dans cette période. Et ça, ça n'est pas fait pour les rassurer. J'ajoute que le vrai arbitre de cette situation ne va pas être les conciliabules, les négociations autour des soupes diverses et variées à l'Assemblée. Le vrai arbitre, ça va être les marchés. Sinoncier. Ah ben, évidemment. C'est pour ça qu'il n'y aura pas de ministre. Et vous savez ce qui s'est passé avec Lise Strauss ? Elle a duré trois semaines.

Trump lui-même, avec son plan économique de départ et ses jeux sur les droits de douane, a dû écouter les marchés. Si la France continue à s'enferrer dans ses petits jeux politiques, sans solution, qu'on envoie des signaux contraires à ce qu'on a essayé de faire, notamment sur les retraites. Si le signal est, on en prend encore pour 13 ou 15 milliards de rabs de dépenses publiques non financées, je peux vous dire que la sanction va être immédiate. Et les tensions vont apparaître très très vite à Bruxelles, avec la Banque Centrale Européenne. Et ça va être très compliqué. Oui, Sébastien. Moi, j'ai une interrogation, c'est je ne sais pas comment va se matérialiser ce ras-le-bol citoyen.

Est-ce que ça va être dans l'abstention ? Parce que c'est un risque en cas de retour aux urnes que les Français se disent bon... Ou une vague ERN. Exactement, c'est la deuxième option. Une vague vers les partis contestataires, donc ERN ou LFI d'ailleurs. Et la troisième option, c'est que ce ras-le-bol se matérialise dans une colère sociale et que vous ayez des manifestations et qu'on ait un débordement par la rue qui puisse réclamer un départ du président de la République. Ça peut totalement arriver.

Mais honnêtement, moi, ce soir, je suis peut-être un petit peu toujours rabat-joie, mais j'ai peur que ce ras-le-bol se matérialise surtout par l'abstention et que les Français se disent, en fait, quand on vote, on ne nous écoute pas. Référendum européen. Lors des dernières législatives, on a voté au premier tour. Au deuxième, on s'est arrangé pour que notre vote ne serve à rien. Donc j'ai très peur qu'en réalité, s'il y a une dissolution, on soit un petit peu surpris par le taux de vote et que beaucoup de gens ne se dépruntent.

Ce chaos dû à Emmanuel Macron, alors il y a certains qui participent, qui mettent leur petite paire à l'édifice, mais c'est quand même lui qui craque la lumette pour la dissolution et qui déclenche le chaos. Philippe Devilliers disait ce matin qu'il n'a jamais vu ça en 40 ans. En 40 ans, je n'ai jamais vu ça.

6:09
Invité

La politique est devenue un simulacre. On fait semblant. Les compétiteurs de la société de connivence ont versé dans l'insignifiance d'une gestuelle tragi-comique où chaque ministricule s'emploie à travestir l'honneur perdu des élites macronisées. C'est un théâtre d'ombre. Le débat ne porte plus sur les causes, sur le traitement des causes, mais sur le traitement des effets, des décisions prises ailleurs par les nouveaux souverains. La politique est devenue un grand mensonge.

6:52
Yoann Gillet

Je vous propose d'écouter les Français aussi, qui n'en peuvent plus de ce spectacle.

6:57
Invité

C'est la catastrophe, tout simplement. On n'est pas dans un très bon contexte et pour moi, ça serait temps peut-être qu'ils s'en aillent. Je pense que ça fait de nombreuses années que le peuple n'est pas content, qu'on fait quand même comprendre qu'il y a des choses qui ne vont pas, les manifestations, les gilets jaunes, tout ça. Et c'est vrai qu'on dirait que ça lui passe au-dessus.

7:18
Yoann Gillet

On est étonné que ça continue à tourner dans le vide. En fait, c'est ça, ça tourne dans le vide. Donc, on se dit qu'on voudrait bien savoir ce qui va se passer en réalité dans le monde politique. C'est insupportable, c'est pénible.

7:34
Invité

C'est le vrai bordel, c'est tout. Non, là-dessus, la politique, moi, ça ne m'intéresse pas trop.

7:41
Yoann Gillet

Qu'est-ce qu'ils vous disent des gens dans votre circonscription, Johan Gillet ? Ils sont écoeurés ? Oui, ils sont écoeurés. Ils constatent que si le président de la République réagit de la sorte, c'est parce que le président de la République, la Macronie, enfin bref, le système ne veut pas que le RN arrive au pouvoir. Parce que la vague RN, en réalité, elle est déjà là. Et moi, je suis convaincu que s'il y a une dissolution demain, nous obtiendrons une majorité à l'Assemblée nationale et Jordan Bardella sera Premier ministre. J'en suis intimement convaincu. En tout cas, tout cela génère chez les Français de la colère, du ras-le-bol.

Et je pense que ça générera au contraire beaucoup plus de votes et de participations aux prochaines élections. Mais il est temps que ça arrive et vite, parce que le ras-le-bol des Français va atteindre ses limites. Alors, je vais vous montrer ce sondage. 70% des Français demandent la démission du chef de l'État. 48% très favorables. 22% plutôt favorables. 17% plutôt opposés. 12% très opposés. Et 48% très favorables, oui. 70% en tout qui veulent la démission du chef de l'État. Vous voyez la une du point qui dit à Emmanuel Macron « Partez la tête haute. » Marianne, titre sur le forcené de l'Élysée. Et puis se communiquer des écolos. Si Macron refuse la cohabitation, il devra partir.

Est-ce le seul responsable de ce chaos, Pierre Lelouch ? Et s'il partait, est-ce que selon vous, ça décoincerait la situation ? Est-ce qu'il doit partir ? La deuxième question, ma réponse est oui, mais oui depuis un an. J'ai dit ici même, tout de suite. L'esprit de nos institutions, c'est quand le président de la République n'a pas la majorité au Parlement, il ne peut plus rester. Il ne peut plus gouverner. Et le président... C'est une cohabitation. Mais s'il y a une cohabitation, le pouvoir passe à l'Assemblée. C'est ce que j'ai dit. Donc il ne gouverne plus. On est bien d'accord.

Raison pour laquelle, contrairement à tous ceux qui disent « ça va être terrible si le président part », pas du tout. S'il part, compte tenu de l'équation politique, il part et puis c'est tout. Comme De Gaulle était parti en 69 parce que le vrai précédent, il est là. Si le président n'a pas le soutien des Français et qu'il est battu à plusieurs reprises, je rappelle que quand même, Emmanuel Macron a été battu, à trois reprises. Il a perdu les législatives qui ont suivi la présidentielle, il a perdu ensuite les Européennes et il a perdu après la dissolution. Il y a trois défaites. Il ne veut pas l'entendre, il pense qu'il est plus fort que tout.

Alors j'en reviens, c'est la première partie de votre question. Est-ce que c'est sa faute à lui ? Mais évidemment, on a affaire à quelqu'un qui est un narcissique absolu, qui se croit supérieur au reste de l'humanité, plus intelligent que tout le monde, qui est noyé sous sa propre logorée verbale, les méchants diraient diarrhée verbale, c'est quelqu'un qui... Moi, j'étais député de l'opposition, je l'ai vu comme ministre des Économies. La loi Macron a duré six mois, vous m'entendez, six mois. Et chaque amendement, il prenait 15 minutes pour y répondre. Juste pour montrer que le député qui avait posé l'amendement était un imbécile, il allait lui montrer chaque détail.

Les conseils des ministres sont interminables. Les ministres doivent se coller les exposés de fond dans tous les domaines de monsieur je sais tout. Ensuite, il lui est arrivé les petits malheurs qu'on sait depuis la dissolution. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il attrape les grands sujets géopolitiques du monde pour être encore au centre de la photo. Il attrape l'Ukraine, il traite Poutine d'ogre, et je vais envoyer des mecs, etc. Pierre Lelouch, vous ne pensez pas si bien dire ? Sébastien Lecornu, on va l'entendre tout de suite, il dit Emmanuel Macron ne peut pas démissionner parce qu'il a l'international à gérer, vous comprenez ? Mais à l'international, qu'est-ce qu'il a fait ?

Il a empilé les sommets comme jamais j'ai vu sur l'Ukraine. Alors il fallait faire la défense européenne. Il n'y a pas une semaine où il n'y a pas un sommet, une vision. Et ce qui se passe ici ? Toujours au centre. Ce qui se passe en France, ça n'intéresse pas ? Non, pas du tout. Il a décroché de toute façon, c'est que des imbéciles. Mépris tout ça, il va vous enfiler à un autre Premier ministre jusqu'à ce que vous compreniez que c'est lui qui a raison. Donc on est... On va se trouver avec 25 anciens premiers ministres à la fin de son quinquennat. Il va se trouver surtout avec une rue qui à un moment, les gens vont en avoir ras-le-bol. C'est ça qui va se passer.

Écoutez le Premier ministre qui nous dit « Ah non, Emmanuel Macron ne peut pas partir. » Il y a l'Ukraine, il y a le Proche-Orient, vous comprenez, il ne peut pas partir. Il y a trop de choses à gérer. Pas en France, mais à l'extérieur. Je peux vous témoigner que ce n'est pas le moment

12:13
Invité

de changer de président de la République de la France à l'étranger. Et heureusement, avec l'instabilité gouvernementale que nous connaissons depuis un an, le visage à l'étranger, c'est le Président de la République.

12:25
Auditeur

Quand Emmanuel Macron va-t-il parler ? Il est silencieux, là, depuis cinq jours.

12:29
Yoann Gillet

Mais il s'adressera aux Français en temps utile. Mais il s'adressera aux Français, naturellement. Ce n'est pas le moment, Éric Tegner, de changer de président, nous dit Sébastien Lecornu. Ce n'est pas le moment. Mais c'est un argument fou. Ce n'est pas le moment. Non pas parce que par rapport à ce qui se passe en France, c'est carrément le moment, mais par rapport à ce qui se passe à l'extérieur de la France. Oui, aucun respect de la démocratie.

Alors, je sais qu'ici, on ne peut jamais critiquer Volodymyr Zelensky, mais en même temps, ils ont complètement toléré quand même que l'élection présidentielle ukrainienne, parce qu'on a un président d'Ukraine, Volodymyr Zelensky, où carrément, ça a été annulé l'élection présidentielle. Il y a un pays en guerre, peut-être, Éric. Bien sûr, mais il n'y a pas de début de réflexion. Même là-bas, où les Ukrainiens ont raison de se soutenir face à l'agression russe, il y a une question démocratique qui se pose. Ce que je veux dire par là, c'est qu'Emmanuel Macron, à chaque fois, il justifie tout au nom d'une forme de guerre.

Il l'a fait pendant le Covid, il l'a fait effectivement avec la guerre en Ukraine. Et donc, on se retrouve... Mais je ne suis pas en train de comparer des modèles. Je suis simplement en train de dire que les premiers qui nous font des leçons de démocratie, en permanence, ils vont s'en arranger. C'est tout. Ce n'est pas le sujet. Pardon. Le sujet, c'est que Macron doit être au centre de la photo, quoi qu'il arrive en France. Après, est-ce que les partenaires de la France le prennent au sérieux ? C'est ça, la vraie question. Et tout ce qui me revient, y compris des Ukrainiens...

Vous savez, les Ukrainiens, ce qu'ils ont demandé aujourd'hui, ils ont demandé aux Européens, vous savez peut-être que les Américains ont arrêté toute aide financière et militaire. Il n'y a que l'Europe, maintenant, qui soutient l'Ukraine. C'est sur nos épaules. Vous savez, ce qu'ils ont demandé, la ministre, l'ambassadrice de l'Ukraine, à l'OTAN, aujourd'hui, a demandé un milliard par mois. Qui va donner un milliard par mois, en Europe aujourd'hui, en dehors des Allemands, des Hollandais ? Donc, il a beau faire le kéké sur les photos, tout le monde sait qu'on est fauché et qu'il ne peut pas donner.

Mais, par contre, faire un grand exercice sur la Palestine, faire un grand numéro, ça, ça marche. C'est faire, comme vous dites, être au centre de la photo, au centre de l'attention, à New York, à l'ONU. Bon, Jules Doré, ce n'est pas le moment de changer de Premier ministre, nous dit le Premier ministre, de changer de Président. Changer de Premier ministre, si, c'est le moment. Chaque semaine, c'est le moment. Mais là, il ne faut pas changer de Président, nous dit Sébastien Lecornu. Non, mais c'est vrai qu'il utilise les mauvais arguments.

Évidemment que les sujets internationaux, vous dites ça aux Français, je pense qu'ils n'en ont rien à faire, que le Président de la République soit là pour gérer des dossiers qui, d'ailleurs, ils ne gèrent pas. Jean-Noël Barraud. Qui déjeunent avec le train de Jordanie aujourd'hui. Oui, Jean-Noël Barraud a beau dire que le plan de processus de paix de Donald Trump à Gaza est un copier-coller du sien et de celui d'Emmanuel Macron, personne n'y croit. Il a beau dire que la coalition des volontaires fonctionne super bien en Ukraine, bon, ça ne fonctionne pas. Donc, en réalité, Emmanuel Macron, sur le plan diplomatique et international, est complètement à côté de la plaque.

Donc, il est encore plus à côté de la plaque en France, ça, je ne vous le fais pas dire. Mais donc, l'argument qui consisterait à dire qu'on ne peut pas changer de Président de la République parce qu'il y a des sujets internationaux, il faut l'évacuer d'un revers de main. Surtout avec un bilan pareil. Si Emmanuel Macron, c'était Nelson Mandela, je peux comprendre qu'à la limite, si vous voyez... Quand on a été viré d'Afrique... Non, mais simplement, c'est ce que j'allais dire, c'est que quand on voit le bilan d'Emmanuel Macron, je veux dire, en Afrique, on nous prend... En Afrique, on est chassé.

Vous vous rappelez de cette scène au Burkina Faso où il est en train de faire une conférence de presse avec le Président. Le Président part quelques minutes et il dit qu'il doit être en train de réparer la clim. Voilà le Président de la République, ce qu'il dit à un Président burkinabé. Burkinabé, en Algérie, je n'en parle pas, on est devenu un paillasson. Le Maroc nous a un petit peu pris pour des imbéciles quand même. En Ukraine, on a cru pendant 15 jours qu'on pouvait avoir un rôle dans les négociations. Tout le monde a compris que les négociations se feraient entre Donald Trump, Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine.

En Israël, le Président français n'est plus autorisé à se rendre en Israël. Vous vous rendez compte ou pas ? C'est ça, son bilan. 70 ans d'amitié franco-israélienne chassée sous le tapis à cause d'un homme. Aujourd'hui, il ne peut même plus parler à Benyamin Netanyahou. Donc son bilan, c'est celui-là. Donc je suis désolé, il n'a aucune raison d'invoquer un statut international qu'il a perdu de lui-même. La pause et on se posera la question. Va-t-on ? Parce qu'on n'a pas le profil. 48 heures, nouveau Premier ministre, au suivant. Ça s'enchaîne comme ça. Et puis bonne chance, il va rester. Maintenant, les Premiers ministres, ils font autour de 25 jours.

Il va rester un peu moins, il fera 15 jours et puis il pourra dire... Alors ça, j'ai vu, il y a un ancien Premier ministre, on n'ira pas lequel. Chulte reste, on n'est pas lequel. Ah, on n'est pas lequel ? Non, on n'est pas lequel, s'il vous plaît. Il y a un ancien Premier ministre. Il y a une devinette. Il reste, vous savez, il passe, puis ils mettent dans leur vidéo Twitter ancien Premier ministre. Mais ils peuvent le mettre. Ils ont été anciens Premier ministre, vous vous rendez compte ? Il y a bien des gens qui changent le linge quand ils arrivent à Matignon. Ils mettent des dentelles. Allez, à tout de suite.

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Auditeur

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Yoann Gillet

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Invité

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Auditeur

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Invité

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Yoann Gillet

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18:49
Invité

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Yoann Gillet

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Auditeur

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Auditeur

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20:03
Invité

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20:05
Présentateur

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Auditeur

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Présentateur

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21:04
Auditeur

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21:17
Présentateur

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21:23
Auditeur

Tu vois, quand je cherchais un prêt pour mon appart, je rêvais d'avoir un CDI. Ah, mais c'était devenu une obsession, je pensais qu'à ça. Je mangeais CDI, je vivais CDI, CDI, CDI, partout. Et t'as fini par en fumeur ? Non, mais j'ai quand même acheté un appart. Permettre à nos clients d'emprunter sans avoir de CDI, c'est ça, construire pour que le monde bouge. CIC. Portes ouvertes du 9 au 13 octobre.

22:12
Yoann Gillet

La possibilité d'un Premier ministre de gauche. Mais avant, voyez quelques réactions qui nous parviennent encore en direct depuis la prise de parole de Sébastien Lecornu qui a promis un Premier ministre dans 48 heures. Oui, bien sûr. Confirmé par l'Elysée. Jordan Bardella, le long bavardage de Sébastien Lecornu aux 20 heures de France de illustre à lui seul l'impasse des discussions de couloirs. La France a besoin de clarté, de stabilité d'une nouvelle majorité. Seul le retour aux urnes permettra au peuple de se choisir un destin. Boris Vallaud et Éric Coquerel.

Boris Vallaud, réforme des retraites, taxation des ultra-rige, après des années de déni macroniste, Sébastien Lecornu a reconnu que la gauche avait raison. Il faut désormais en tirer les conséquences et laisser la gauche gouverner. Puis Éric Coquerel. Ouf, c'est long. Ce soir... Il n'y a pas fait le même copier-coller que M. Lombard et M. Montpard ? Non, non, non. Ce n'est pas M. Montpard et M. Mélenchon qui font... Il y a des mots compliqués. Le schmilblick. On aura appris que Sébastien Lecornu a arrêté sa mission et que c'est désormais au président de la République de trouver un Premier ministre.

Que l'objectif principal restait d'amener l'Assemblée nationale à débattre du budget comme prévu à partir du 13 octobre. Chacun désormais prévenu pour quiconque veut rompre avec le macronisme. La seule solution est le retour aux urnes. C'est très juste ce que vous disiez tout à l'heure, Sébastien Lignier. Les seuls qui ont un discours clair et qui veulent retourner devant les électeurs, c'est LFI et le RN. Tous les autres se livrent à un spectacle assez pathétique. Parce que c'est les seuls qui ont une vraie colonne vertébrale en réalité politique, idéologique. Ce sont les deux seuls partis qui ne mentent pas à leurs électeurs.

ces deux seuls partis qui ne varient pas en fonction du vent, qui ne varient pas en fonction des sondages, qui ne varient pas en fonction de leurs intérêts politiciens. C'est parce qu'ils sont loin du pouvoir. Quand ils sont prêts du pouvoir, vous verrez qu'ils parlent la même chose. Cette glorification commune me paraît quand même assez excessive. Je me garderais de dire ce genre de choses. Yoann Gillet. Je nuancerais un peu sur LFI parce qu'ils sont aussi les premiers à réclamer un gouvernement, en tout cas la nomination d'un Premier ministre de gauche. Non, ils ne sont plus dedans. Ils ne sont plus alliés avec les socialistes.

Mais ils souhaiteraient qu'un insoumis soit nommé Premier ministre. Ils parlent surtout de dissolution et de dissolution. De leur vraie volonté. Si l'ARN était dans la position du NFP, vous proposerez aussi d'avoir un Premier ministre du Rassemblement National. Ce n'est pas illogique non plus. Non, non. Nous, on veut être à Batillon quand on aura une majorité. Sinon, ça ne sert strictement à rien. Nous apprenons à l'instant que Bruno Rotailleau se mettra en retrait de tout gouvernement mené par un Premier ministre de gauche ou macroniste. C'est la politique ? Non, mais il n'a pas le choix. Là, c'est sûr. Il n'a pas le choix.

Après le psychodrame de ce qui s'est passé ces trois derniers jours, la rupture de confiance qui s'est passée avec Sébastien Lecornu, vous demandez qu'il ne peut pas faire autrement. Mais Gauthier, par contre, il n'exclut pas d'être dans un gouvernement avec des socialistes. Ah si ? Si ? Non, mené par un socialiste. Oui. Enfin, on n'imagine pas LR au gouvernement avec des socialistes. Les socialistes ont acté le fait qu'ils ne participeraient pas à un gouvernement avec des ministres macronistes. Oui, c'est vrai. Les socialistes, c'est un gouvernement de cohabitation avec des socialistes, des écologistes, des communistes, mais aucun macroniste. Dans tous les cas, il n'y aura pas de coalition.

Il n'y aura pas. Va-t-on avoir un Premier ministre de gauche dans 48 heures ? Où va tomber la pièce ? De quel côté va tomber la pièce ? Puisque donc Sébastien Lecornu a dit qu'un Premier ministre dans 48 heures, mais il a ouvert la voie à un Premier ministre de gauche. Il a dit que ce n'était pas forcément le cas, mais que ça, évidemment, revenait au chef de l'État et que c'était une possibilité. Écoutez la gauche qui en rêve, Olivier Faure, Marine Tondelier. Et avant de les écouter, c'est-à-dire, revoyons les scores à la présidentielle passés de ces trois partis qui veulent gouverner. Le retour des communistes au gouvernement, des écolos et les socialistes.

Yannick Jadot, 4,63, Fabien Roussel, 2,28, et Anne Hidalgo, magnifique, 1,64, écoutez-la, ils en rêvent. Nous allons continuer à nous battre, y compris pour que toute garantie soit apportée. Et la meilleure garantie à tout cela, c'est que la gauche et les écologistes soient appelés au pouvoir.

26:35
Auditeur

S'ils ne veulent pas le départ de Macron et s'ils ne veulent pas la dissolution, il reste une seule solution, la cohabitation. La seule solution aujourd'hui, c'est un Premier ministre de gauche et écologiste.

26:45
Yoann Gillet

nous demandons à ce qu'un Premier ministre de gauche puisse être nommé et que ce soit à lui qu'il revienne de construire les coalitions permettant un changement de politique. Ils en rêvent, Eric Tegner, la gauche rêve d'arriver au pouvoir. Les retours des communistes ! Vous imaginez ? Fabien Roussel à Bercy, Marine Tongdelier à Beauvau, passation de pouvoir avec Bruno Retailleau, Louis Boyarnon, il est LFI, il restera sur le banc de tout. Le déj à Beauvau ? Olivier Faure, Premier ministre. Vous savez que c'est encore pire que ça. Fabien Roussel, il a quand même été défait aux dernières élections législatives.

Le Rassemblement National avait envoyé un petit jeune qui, je crois, avait 26 ou 27 ans. C'était la première fois qu'il débarquait. Et Fabien Roussel, je me souviens encore, je le revois pendant l'été avec sa chemise à fleurs. Il était dans un camping en Corse et il commentait son propre échec parce qu'il avait absolument tout raté. Marine Tongdelier également, je crois qu'elle n'a jamais été au-delà de 10% justement chez Marine Le Pen dans le Nord. Ces gens-là ont également eu des échecs personnels immenses. Donc, ce n'est pas étonnant que d'un coup, ils se disent que si ça peut durer 3 ou 4 jours dans un gouvernement, ils ont envie de la saisir.

Mais juste, il y a un homme qui, selon moi, depuis quelques heures, mange du pop-corn devant la télévision, c'est François Bayrou. Parce qu'en attendant, François Bayrou, il peut se dire qu'il a duré longtemps, qu'effectivement, il s'est rediré. Longtemps, il n'a pas fait un an. Voilà où on est arrivé. C'est à celui qui tiendra le coup de temps. Moi, j'ai tenu 6 mois, toi, j'ai tenu 25 jours. Super. Mais c'est ce que nous disait Rachard Ramos sur le fait que, dans le fond, François Bayrou, il réalise qu'en fait, il est sorti avant la catastrophe et qu'il a pu avoir une forme de discours. Mais bien sûr, c'est pathétique.

Alors, écoutez Marine Tondelier, parce que CNews, la personne de Dunia Tengour lui pose une question sur LFI. Vous allez voir la réaction.

28:30
Auditeur

Est-ce que la France insoumise est toujours de gauche ? C'est ça la question. Mais en fait, c'est la question aujourd'hui. La seule personne, on sait de la part de qui vous posez vos questions et dans quelle perspective, madame. Non, c'est mes questions. D'accord. C'est mes réponses.

28:40
Yoann Gillet

Vous êtes proche de LFI, LFI qui appelle la gestion du président de la République. À un moment, il pourra arriver de trouver un rapport comme ça marche. Vous avez vu ? Vous avez vu Postinité ? On l'imagine bien, ministre de l'Intérieur. Quel c'est ta risque. Vous imaginez ? Oui. Il refusera de répondre donc à des journalistes. Oui, c'est possible. Mais elle représente qui, cette dame ? Mais ces gens ne représentent qui ? Non, mais Olivier Faure, dont la dernière candidate a fait moins de 2% avec son présidentiel, il ne devrait même pas avoir droit au chapitre. Il ne devrait même pas être autorisé sur un plateau télé.

Moi, je suis toujours halluciné de voir le temps de parole qu'occupe le Parti Socialiste par rapport à leurs résultats concrets. Je veux dire, ils ne représentent plus rien et pourtant, ils sont partout. Aujourd'hui, le Parti Socialiste qui a fait, on le voit, moins de 2% avec Mme Hidalgo pense sincèrement et vous avez des gens au sein du socle commun qui accréditent la thèse du fait qu'il pourrait être une solution pour Matignon. Si cela, ce n'est pas un désordre démocratique grave, je ne sais pas comment on appelle ça autrement. Je suis désolé. Mais attendez, franchement, vous faites plaisir en tapant sur les socialistes.

Si c'est pour avoir un parti qui est devenu maintenant pro-islamiste qui s'appelait les filles à la place, pardonnez-moi. Mais il n'y a aucune chance que... Non mais laissez-moi juste terminer. Je trouve malheureusement que cette dérive vers les extrêmes n'est pas bonne pour ce pays. La France, elle n'a pas été construite comme ça. La base de la République, ce n'est pas ça. À moins de retourner à la période révolutionnaire, 93, et aller, on va s'exécuter les uns les autres parce qu'aucun dialogue n'est possible. C'est d'ailleurs tout le problème de cette formation de gouvernement. Là, il est question de faire travailler ensemble les 291 députés qui ne veulent pas aller aux urnes. D'accord ?

C'est ça qu'a dit monsieur... Comment il s'appelle ? Le Cornu. Le Cornu, voilà. Qu'est-ce qu'il a dit ? Voilà, il ne veut pas aller aux urnes donc ils vont faire un gouvernement commun et ils vont faire un budget ensemble. Un gouvernement commun, il n'a pas dit ça. Un gouvernement commun, il n'a pas dit ça. Il a dit qu'ils vont faire un budget ensemble, il y aura bien une équipe... Mais ça ne marchera pas. Même lui, il n'y croit pas. Mais oui, il n'y croit pas non plus. Parce qu'il ne dit pas qui... Non mais... Alors, s'il n'y croit pas, s'il n'y croit pas, il ne fallait pas faire ce qu'il a fait aujourd'hui. Parce que ça, c'est gravissime.

Ce à quoi il fait allusion, c'est à une culture du compromis et la négociation qui existe dans certains pays, en Allemagne notamment. Vous mettez les gens pendant trois mois, ils rédigent un programme de gouvernement ensemble et après ça donne un gouvernement de coalition. Mais improviser une politique sur un budget sous l'unique prétexte que les députés veulent rester députés, ça me paraît extraordinairement léger comme programme. Je suis bien d'accord.

C'est pour ça qu'on va se retrouver très rapidement dans une émission spéciale pour commenter la chute du nouveau gouvernement et qu'on posera la question de la dissolution et qu'Emmanuel Macron nous mettra un énième Premier ministre qui tombera lui aussi puis nous en mettra un autre et puis un autre et puis un autre et on arrivera en 2027 et il dira au revoir. Voyez les propos du ministre démissionnaire de l'Intérieur qui ne sera plus ministre très vraisemblablement dans les heures qui viennent. Bruno Retailleau à titre personnel je n'irai pas dans un gouvernement le cornubis ou dans un gouvernement qui veut abroger la réforme des retraites.

Écoutez Emmanuel Bompard qui lui non plus n'ira pas dans un gouvernement de gauche. Vous me posez des questions auxquelles la personne dont vous parlez Olivier Faure a déjà répondu puisqu'il a déjà indiqué que dans cette hypothèse il ne voudrait pas de la France insoumise dans son gouvernement. Donc vous voyez ne me demandez pas de répondre à une question qui n'existe pas elle n'est pas sur la table. Donc encore une fois je ne suis pas intéressé pour commenter le bal auquel on assiste des petites manœuvres des gens qui sortent par la porte et qui rentrent par la fenêtre. Honnêtement ça ne nous intéresse pas.

Et la LR Florence Portelli a dit si on veut que le pays coule on peut mettre Olivier Faure à Matignon. Il est né demain Olivier Faure Premier ministre à Matignon d'Emmanuel Macron.

32:34
Invité

Je savais que le pays se portait déjà mal mais alors là si on veut qu'il coule on peut mettre Olivier Faure à Matignon. Je ne l'imagine pas je ne le souhaite pas. Quelqu'un qui est capable de s'allier avec les insoumis et qui n'a même pas de défense des valeurs de la gauche j'allais dire ancestrale. La gauche qu'on a perdu de vue pendant les dernières élections législatives. La gauche qui s'est alliée à des extrémistes qui ont porté parfois des propos qui étaient même à la limite de l'antisémitisme. Moi j'ai beaucoup de mépris pour l'attitude qu'a eu Monsieur Faure ces derniers temps. Donc quelqu'un qui a frayé avec les insoumis pour moi ne peut pas être déjà aux responsabilités.

33:11
Yoann Gillet

Cette gauche elle a disparu. Il n'existe plus. Cette gauche dans l'échiquier politique il y a encore quelques personnes mais qui sont plutôt dans les élites intellectuelles comme Alain Finkielkraut. Il y a des gens comme ça mais la gauche elle a frayé avec la France insoumise. Monsieur Faure il voit bien qu'il y a les municipales qui arrivent par ailleurs il a peur pour sa circonscription. Donc on voit bien qu'il est en train d'accélérer ces derniers temps quand il fait tout un week-end sur le drapeau palestinien avec un objectif extrêmement clair c'est de renier sur les plates-bandes de la France insoumise.

Donc cette gauche là non elle n'existe plus mais de toute manière il n'y aura pas de Premier ministre de gauche. On voit bien si Bruno Retailleau décide aujourd'hui de ne pas intégrer le gouvernement ce qui est une bonne chose en effet Eric Tegner ça doit vous plaire énormément. il n'y aura pas c'est-à-dire qu'il y aura une majorité de censure parce qu'on voit bien que les insoumis décideront de censurer il y aura les LR il y aura l'UDR il y aura peut-être même Horizon il y aura le RN donc à un moment donné ce n'est pas possible il n'y aura pas de Premier ministre de gauche.

Bon je veux qu'on passe à deux choses dissolution ou censure est-ce que on repousse juste les choses de quelques jours avec une dissolution qui paraît incontournable écoutez Marine Le Pen cette dissolution je le crois est incontournable ils manœuvreront ils mettront un tel à truc le ministre de l'agriculture deviendra ministre de la culture

34:31
Invité

celui de la culture passera à Bercy on ira chercher des vieilles gloires machin bon

34:37
Yoann Gillet

ils feront sûrement tout ça mais ça ne tiendra pas voilà ça ne tiendra pas parce que le désaveu et la fracture est telle qu'aujourd'hui il n'y a que l'arbitrage du peuple français qui peut permettre à la France de retrouver une direction politique bon Yohann Gillet dissolution inéluctable ou il y a un chemin pour le futur premier ministre qui soit alors Jules Torres nous dit il n'y aura pas de premier ministre de gauche je ne vois pas comment ça arrive M. Torres s'avance M. Torres s'avance excusez-moi de prendre des risques prenez des risques cher ami prenez des risques M.

Torres se trompe peut-être mais on verra la situation elle est tellement particulière et encore une fois les décisions sont tellement irrationnelles que tout est possible mais évidemment que la dissolution finira par arriver en tout cas nous on a dit qu'on censurerait tous les gouvernements quels qu'ils soient dès leur nomination parce qu'aujourd'hui il faut faire le constat qu'on a besoin de retourner aux urnes ensuite sur les solutions soit le président de la république

35:38
Invité

nomme un premier ministre de gauche ça me paraît très étonnant mais encore que comme je vous l'ai dit

35:44
Yoann Gillet

ça peut très bien arriver vu les décisions irrationnelles mais je ne crois pas que les français apprécieraient d'avoir un gouvernement qui prône plus d'immigration plus d'insécurité puisqu'ils veulent désarmer la police plus d'impôts etc. etc. si on nomme un premier ministre du bloc central les français en aura le bol d'Emmanuel Macron et donc les français n'apprécieront pas non plus et le feront savoir largement

36:10
Invité

donc non il n'y a pas de solution c'est pour ça que nous disons la seule solution

36:14
Yoann Gillet

encore une fois c'est évidemment la dissolution qu'est-ce qu'il y a pas de solution

36:17
Locuteur

qu'est-ce qu'il y a pas de solution