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Conférence de presseFondation FARM· 20 février 2026 29 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesNumérique

Conférence FARM 2026 - Ouverture de la conférence, Pascal Lheureux (FARM) et Annie Genevard (MASA)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:23Annie GenevardChiffre
    « Les maladies et les ravageurs seraient responsables de près de 40 % de perte des récoltes mondiales. »
  • 13:33Annie GenevardChiffre
    « 61 % des usages de protection des cultures en France sont couverts par des solutions de biocontrôle. »

Temps de parole

  • ?100 %

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Et bien écoutez mesdames et messieurs, chers amis, je vous souhaite la bienvenue à notre 15e conférence internationale qu' est consacré à un enjeu qui est au cœur des débats agricoles partout dans le monde. Donc notre sujet c'est repenser la protection des cultures et agir collectivement pour le vivant. Je me réjouis de voir la salle de la cité universitaire internationale de Paris aussi pleine et également de vous savoir nombreux à distance. Vous nous écoutez depuis toutes les grandes régions du monde et je vous remercie pour votre participation à cet événement qui est

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devenu un rendez-vous attendu pour celles et ceux qui s'intéressent à l'avenir des agricultures. que vous soyez producteur, chercheur, citoyen, entreprise, décideur public ou étudiants. D'année en année, nous cherchons à créer un espace où ces voies rarement associées au mêmes débats peuvent se retrouver et partager leurs expériences. Notre débat sur la protection des cultures s'inscrit dans un paysage profondément polarisé où la méfiance à l'égard de la science progresse. Elle est nourrie par les incertitudes géopolitiques, les crises alimentaires et la circulation accélérée d'informations insuffisamment étayée.

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La qualité du débat public devient un enjeu démocratique à part entière. Comment discuter sereinement de pesticides, de risques, de bénéfices lorsque les positions se durcissent et les repères se brouillent ? C'est aussi pour cela que nous sommes heureux de compter cette année sur notre partenariat avec The Conversation France qui contribue à rapprocher la recherche du grand public et à remettre les connaissances au cœur d'un débat informé, nuancé et accessible. C'est aussi l'esprit du prfarme que nous remettrons en fin de matinée face au comportement malheureusement béliqueux, parfois

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brutaux face aux tensions diplomatiques. Favoriser l'échange et le débat pour faciliter et valoriser l'intelligence collective pour construire le monde de demain. Ça, c'est l'ambition de la fondation Farme. Nous avons pour mission d'éclairer les décideurs publics et privés en mobilisant les sciences, l'expertise et les savoirs de terrain. Nous traitons la controverse sans préjugés ni a priori, mais avec une vision des transformations nécessaires pour accompagner les producteurs et les acteurs des filières tout en protégeant les écosystèmes et nos biens communs. L'équipe et la gouvernance de femmes

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mettent en œuvre ses engagements en proposant une réflexion accessible à tous, en mobilisant les acteurs et en conduisant des actions fortes sur le terrain. Cette dynamique concourt à animer un dialogue entre le nord et le sud qui se manifeste concrètement par des échanges et des expériences profondément humaines entre acteurs passionnés et engagés. J'en viens au sujet qui nous réunit aujourd'hui et à la manière dont nous avons souhaité le traiter. Cette manière d'opérer illustre notre positionnement et témoigne des valeurs que nous portons. Vous imaginez avec un sujet sensible comme celui de la protection des plantes. On a réfléchi à deux fois avant de se

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lancer. Protéger les cultures fait partie du métier d'agriculteur. En tant que producteur et depuis une quarantaine d'années, j'ai protégé mes cultures et soigné mes animaux en m'appuyant sur des solutions différentes qui ont évolué au cours du temps. J'ai dû m'adapter. Si les agriculteurs sont par nature et parfois la force des choses innovants, il est il est indispensable que l'ensemble des citoyens, des décideurs publics et privés mesure les difficultés auxquelles ils font face pour adapter leur mode de production. Pendant des décennies, les systèmes de protection des cultures se sont construits sur une promesse. Sécuriser les rendements, limiter les pertes,

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contribuer à la sécurité alimentaire. Cette promesse a en partie été tenue. Des gains de productivité que nous aurions difficilement pu imaginer ont été permis. Mais aujourd'hui, il faut faire mieux et plus vite. Ces systèmes montrent leurs limites, parfois en terme de santé humaine, animale et végétale, mais aussi en terme de durabilité économique pour les agriculteurs et aussi pour la société. Cette dimension forte, cette dimension forme le concept de une seule santé, one else qui sera au cours de l'agenda diplomatique français dans les prochains

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mois. Farm apporte avec cette conférence et d'autres actions à venir sa contribution à ce sujet capital. Il s'agit bien d'une question mondiale qui nous concerne tous. Tout d'abord parce que les solutions que l'on utilise, queles que soient les grandes régions du monde ont un impact global, mais aussi parce que les maladies et les ravageurs n'ont pas de passeport et ne demandent pas de visa pour voyager. Ils traversent les frontières, par exemple comme la mouche orientale du fruit ou encore, on l'a vu avec la dermatose modulaire contagieuse que nous avons vécu en France cette année. Il faut donc se préparer, collaborer pour construire des solutions, dialoguer,

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investir ensemble. Face au défis croissant pour la sécurité alimentaire mondiale, en particulier dans les pays du sud, continuer à protéger les cultures est une nécessité. La transformation des pratiques s'impose comme une urgence pragmatique et non idéologique. Il ne s'agit pas de renoncer à protéger les cultures, mais de le faire autrement. L'agriculture, au-delà de nourrir, elle façonne les paysages et se trouve en forte synergie avec la biodiversité et les effets du changement climatique. Des alternatives de production plus durables existent déjà. Soyons optimistes. Elle combine un

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ensemble de solutions techniques, agronomiques, numériqu et génétique. Le défi réside dans la recherche des meilleures solutions combinatoires et dans leur application et leur mise à l'échelle. Cela repose nécessairement sur le producteur, mais pas seulement. Le sous-titre de notre conférence Agir collectivement pour le vivant traduit cette conviction : que ce soit au nord ou au sud, protéger durablement les cultures et l'affaire de tous. Et cette transition sera possible grâce à une mobilisation collective. Les producteurs, les distributeurs, les chercheurs, les entreprises de la Mont et de la Valle, les ONG, les citoyens et

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les consommateurs ont chacun une part de responsabilité mais aussi une part de solution. Les résistances au changement de tous sont aussi culturelles. Les peurs légitimes ou sous influence sont forcément complexes à appréhender. En tant que fondation reconnue d'utilité publique, notre rôle est de réunir toutes les parties prenantes autour de la table dans un dialogue exigeant, fondé sur les faits et les expériences de terrain. C'est ce que nous ferons aujourd'hui avec nos 20 invités que je remercie sincèrement pour leur implication. Nous laisserons aussi la parole aux

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participants à distance et dans la salle. L'objectif est de nous enrichir les uns et les autres de nos connaissances et de nos expériences. C'est une année particulière que je mesure aujourd'hui le chemin parcouru pour femme depuis sa création. Depuis 20 ans, la fondation contribue par la recherche et le dialogue à promouvoir des agricultures plus durables, en particulier dans les pays du sud. Elle le fait grâce au soutien de ses messenes et je tiens à remercier le groupe Crédit Agricole qui au travers ses caisses régional et de ses filiales apporte le soutien financier qui permet à la

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fondation de développer ses activités. Nos nos ambitions sont à la hauteur des défis qui se posent aujourd'hui et les attentes vis-à-vis de la fondation en tant que tirers de confiance sont fortes. C'est pourquoi nous sommes aussi à la recherche de nouveaux partenaires et messenes qui souhaitent inscrire leurs actions dans la durée et contribuer à nos côtés à la transformation au développement durable des systèmes agricoles et alimentaires. Nous serons très très heureux d'échanger avec celles et ceux qui souhaitent rejoindre cette communauté engagée en faveur de l'intérêt général. Je souhaite une nouvelle fois remercier toutes celles et ceux qui ont contribué

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à la préparation de cette conférence et en particulier les neuf coéquipiers de farmes. Je veux souligner aussi l'engagement d'APEx Agri et du ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire pour leur soutien financier à cet événement depuis de nombreuses années. Je vous souhaite à toutes et à tous d'excellents échanges au cours de cette journée. Je vous invite à partager vos réflexions avec bienveillance entre vous et avec les membres de l'équipe de Farmes qui seront ravis de vous rencontrer pendant les moments de convivialité

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tout au long de cette journée. Madame la ministre de l'agriculture n'ayant pu se joindre à nous ce matin, elle nous a gentiment proposer une vidéo pour nous partager son message. Je vous souhaite une bonne journée à toutes et à tous.

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Monsieur le président, cher Pascal Lureux, mesdames et messieurs, permettez-moi tout d'abord de vous dire le plaisir que j'ai à m'adresser à vous ce matin. Je regrette sincèrement de ne pouvoir être présente parmi vous pour ces conférences annuelles de farmes qui constituent un cadre privilégié d'échange et de réflexion à la fois exigeante, innovante et entièrement tournée vers la recherche de solutions concrètes. Le thème que vous avez choisi est au cœur des défis agricoles contemporains. Repenser la protection des cultures. Agir collectivement pour le vivant. C'est une question essentielle. Elle concerne l'ensemble des agriculteurs du monde au nord comme au sud. Elle nous

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engage collectivement et elle touche à un enjeu fondamental, celui de la sécurité alimentaire mondiale. Les chiffres de la FAO sont à cet égard éclairants. Les maladies et les ravageurs seraient responsables de près de 40 % de perte des récoltes mondiales. C'est précisément pour protéger la production agricole que l'usage des produits phytopharmaceutiques s'est développé jusqu'à se diffuser largement à l'échelle internationale. Le défi qui se présente aujourd'hui à nous est donc considérable. Il s'agit de promouvoir des modèles agricoles capables d'être à la fois productif, durable et résilients. Des modèles qui garantissent la sécurité alimentaire

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tout en réduisant les risques associés à l'usage des produits phytopharmaceutiques pour la santé humaine et pour l'environnement. Un tel objectif ne peut être atteint sans une mobilisation collective. Il suppose de rassembler l'ensemble des acteurs des filières, de la recherche aux agriculteurs pour documenter, expérimenter, tester et déployer des stratégies crédibles et adaptées aux réalités de terrain. À cet égard, je tiens à saluer les travaux conduits par la fondation Farm et le SIRAD dans le cadre de l'initiative Pretag en lien étroit avec des partenaires d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie. Cette initiative aborde de manière très

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concrète sur cinq filières les enjeux techniques, financiers et de conseils liés aux transition vers des systèmes agricoles plus sobres en pesticides. Ces travaux sont précieux pour les décideurs publics que nous sommes et je peux en témoigner. Ces questions sont au cœur de nos préoccupations et de notre action. Je souhaite à ce titre rappeler l'engagement du gouvernement pour mettre en œuvre des solutions pleinement opérationnelles au bénéfice des agriculteur. C'est tout le sens de la stratégie Eccofito portée conjointement par quatre ministres de l'agriculture, de l'environnement, de la santé et de la recherche et qui vise une réduction du 50 % des usages et des risques liés aux produits phytopharmaceutiques.

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C'est également l'objectif du plan Parsada qui a pour ambition de soutenir le déploiement d'alternatives aux produits phytopharmaceutiques. Ce plan mobilise les acteurs de la recherche des filières et du transfert de technologie afin de rendre largement accessible aux agriculteurs des techniques éprouvées et adaptées à leur contrainte. Mon ambition est claire que la France se positionne comme un pays moteur en matière d'innovation agricole notamment dans la recherche de méthodes alternatives tells que le biocontrôle ou les nouvelles techniques génomiques. Ces approches sont essentielles pour limiter les impacts sur la santé humaine et sur l'environnement et pour construire des systèmes agricoles et agroalimentaires

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plus résilients. S'agissant du biocontrôle, notre pays dispose déjà d'atout solides. Aujourd'hui, 61 % des usages de protection des cultures en France sont couverts par des solutions de biocontrôle qui repose sur une offre de plus de 800 produits et de 575 macroorganismes. Nous devons également poursuivre nos efforts en matière d'innovation variétale. C'est le sens du combat que j'ai mené au niveau européen pour doter l'Union européenne d'un cadre réglementaire permettant le recours encadré aux nouvelles techniques génomiques. Ces techniques nous offriront des variétés plus résilientes capables de mieux résister et de réduire notre dépendance aux produits

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phyopharmaceutiques. Ensemble, nous disposons donc d'une combinaison de leviers pour répondre à une triple ambition. protéger l'environnement, préserver la santé humaine et garantir notre souveraineté alimentaire. Cette ambition dépasse largement nos frontières dans des contextes parfois très différents. De nombreux pays s'engagent dans des trajectoires similaires et l'intérêt de vos échanges sera précisément de partager ces expériences, ces solutions à la fois concrètes et ambitieuses. Je vous souhaite des échanges riches et fructueux. Je suivrai vos conclusions avec la plus grande attention, convaincu que la conférence de ce jour en sera, je

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l'espère, une belle illustration. Monsieur le président, mesdames et messieurs, je vous remercie.

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Bien, bonjour à toutes et bonjour à tous. À mon tour, je vous souhaite la la bienvenue à cette 15e conférence internationale de la fondation Farm. Juste un une petite précision technique pour celles et ceux qui en auraient besoin au cours de la journée. Il y a une interprétation qui est disponible. Vous avez pu récupérer un casque à l'entrée. Si vous n'en avez pas, vous pouvez encore aller en en chercher un. Merci au aux traducteurs et aux traductrices qui sont juste à côté et qui vont assurer la traduction en anglais. Vous pourrez suivre, si vous le souhaitez en anglais la conférence sur le canal 1 et en français sur le canal numéro 2. Alors pour conclure ces cette ouverture de la de la conférence, je vais essayer de de vous dire en quelques mots sans être sans être trop long,

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pourquoi est-ce que la fondation Pharme a choisi de consacrer cette année sa conférence à ce sujet de la protection des cultures. notre président Pascal Levient de le rappeler juste avant la ministre avec l'expérience d'un agriculteur qui est engagé depuis plusieurs décennies dans la transformation de ces de ces pratiques. La protection des cultures est un sujet qui touche chaque producteur, chaque productrice qu'il ou elle soit en France ou ailleurs dans le monde. Ce n'est pas un sujet théorique ou abstrait. C'est le quotidien euh de celles et ceux et ils sont nombreux dans la salle et à distance qui font chaque jour l'agriculture. Alors, je vais essayer de vous expliquer pourquoi est-ce qu'une fondation française, la fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le

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monde organise à Paris sa conférence sur la protection des cultures dans les pays en développement et notamment dans les zones et les régions tropicales parce que farme a été créé il y a 20 ans pour servir de de lieux de réflexion autour du développement de ces agricultures qui sont finalement bien plus proches de notre quotidien, de notre économie que nous l'imaginons. Alors, pourquoi ce sujet ? D'abord parce que les chiffres l'imposent. La ministre de l'agriculture l'a rappelé. Chaque année, selon l'Organisation des Nations- Unies, la FAO, les organismes nuisibles, les insectes, les maladies, les adventistes, les champignons détruisent jusqu'à 40 % de la production agricole mondiale. En

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Afrique, par exemple, les ravageurs causent chaque année des pertes qui sont estimées à plus de 65 milliards de de dollars. D'ailleurs, il faut garder en tête un petit exercice intellectuel que je vous demande pour avoir d'avoir pour le reste de la journée, que la protection des cultures ne se fait pas qu'au champ. Elle se fait aussi avant bien sûr, mais aussi après la récolte. Euh la qualité des infrastructures par exemple de stockage en céréales est central pour éviter l'infestation d'insectes, le développement de de champignons, en particulier dans les zones tropicales ou ou d'autres toxines. Donc la protection des cultures euh et on voulait insister là-dessus avec le les équipes de la

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fondation, ce n'est pas que l'usage de produits phytosanitaires. C'est une nion qui est bien plus large, bien plus complexe et c'est de cela dont nous sommes, c'est de cela dont nous allons discuter aujourd'hui vraiment dans mesurer toute la diversité et toute la palette d'outils qui sont disponibles. Donc on vous demande d'essayer de ne de pas uniquement concentrer notre attention sur ces images de pulvérisation qu'on voit souvent quand on parle de de produits phytosanitaires. Donc comme je vous le disais, les maladies des des cultures et des ravageurs représentent un danger de de taille pour le secteur agricole à travers la planète. Un secteur dont dépendent les revenus et la subsistence de millions de petits et moyens agriculteurs et bien entendu la sécurité

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alimentaire mondiale également. Les maladies des cultures sont vraiment un enjeu important pour la sécurité alimentaire mondiale et pour la sécurité alimentaire de ces de ces population. En particulier la aujourd'hui l'insécurité alimentaire à quelques années de l'atteinte normalement fixée des objectifs de développement durable et est toujours très élevé. On a en 2024 plus de 300 millions de personnes qui en Afrique par exemple souffraient de la fin. Alors, je parle beaucoup d'Afrique parce qu'il lancera question aujourd'hui, d'autres territoires aussi, mais si on se projette dans le dans le futur bien entendu, d'ici 2050, l'Afrique devra nourrir 2,5 milliards de d'habitants. Et donc, on a une équation démographique et

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alimentaire qui est complexe. Et face à cette équation, il y a une chose qui est certaine, l'Afrique a besoin et d'autres territoires ont besoin d'intensifier durablement la production. On en parlait d'ailleurs en 2023 à l'OCDE lors d'une conférence de de la fondation Farm dans un débat entre scientifique et agriculteur justement intensifier. Oui, parce qu'on ne nourrira pas un continent dont la population va pas loin de de doubler sans augmenter les volumes de production actuels. Intensifier oui, mais durablement, c'est-à-dire sans déforestation, sans changement d'usage des sols, sans nuire aux écosystèmes et en protégeant la santé. euh des producteurs, des productrices et euh et des consommateurs. Euh j'appuie sur la

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question du sol parce qu'on a aujourd'hui avec nous des étudiants de de l'ISTOM avec qui on travaille dans le cadre d'une mission euh euh jeune entreprise et ils ont installé un un poster dans la salle de du déjeuner. Donc vous pourrez aller les voir pour leur poser des questions sur le projet sur lequel nous travaillons ensemble. Donc sur la voie d'une agriculture plus durable qui répond aux objectifs de souveraineté alimentaire et aux objectifs de développement durable. Trouver un équilibre entre ces enjeuxlà est un défi particulièrement complexe et la protection des cultures, elle est au cœur de cette équation. Si je vous disais aussi que réfléchir à ce sujet aujourd'hui dans les pays tropicaux ou dans les pays du sud, c'est aussi notre affaire à nous européen et et français.

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Le le sujet qu'on traite aujourd'hui ne relève pas d'un caprice de gens du nord qui viendrait expliquer au sud comment faire ce que nous voulons manger, ce que nous voulons utiliser dans nos processus industriels euh des produits sains et sûrs. Ce n'est pas un caprice. Si nous devons nous intéresser à ces sujets, c'est aussi parce que nos économies et nos agricultures sont connectées. Les marchés sont ouverts, les produits circulent et nous achetons chaque jour du café, du cacao bien sûr, mais aussi des fruits, des légumes, du coton, de l'VA et et d'autres ressources issues de l'agriculture. Et ce commerce là est très important. Je vous invite à aller consulter les travaux de mon collègue

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Abdou sur le sujet qui a analysé les les l'augmentation de l'exportation de produits agroalimentaires notamment en Afrique. Nous avons donc une responsabilité mais une responsabilité partagée vis-à-vis des consommateurs mais surtout vis-à-vis de celles et ceux qui produisent. On ne peut pas se satisfaire aujourd'hui de filières où la production des cultures repose sur des pratiques qui mettent en danger la santé des agriculteurs, des agricultrices ou qui dégradent durablement les écosystèmes dont la production agricole dépend. Travailler sur la protection des cultures, c'est donc pas se mêler des affaires des autres, c'est reconnaître que nos chaînes de valeur sont communes, qu'elles sont interconnectées et que nos intérêts sont aussi liés. Il y a un fait que nous devons regarder

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en face aussi. Les ravageurs, comme l'a dit Pascal, ne connaissent pas de frontière. il voyagent, le réchauffement climatique par exemple en levant les barrières thermiques accélère l'expansion des insectes qui ne sont pas natifs de d'Europe ou de nos régions. Et les espèces d'origine tropicale et subtropical s'installent désormais dans dans des zones auparavant qui étaient trop froides pour elles. On peut en citer quelques-unes. les agriculteurs de la salle, on auront, j'imagine bien plus en en tête, mais on peut penser à la chenille légionnaire d'automne, au ravageur du maïs, euh à l'axilé fastidiosa, la bactérie qui a détruit des des millions de d'hectares d'olivier en Méditerranée notamment, la mineuse de

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la tomate, la mouche orientale du fruit et aujourd'hui sur la santé animale la dermatose nodulaire des des beaux vins. Donc travailler sur la protection des cultures en Afrique et en Amérique latine, c'est construire ensemble les solutions dont nous aurons besoin encore plus demain. Alors ce que nous sommes, je vous ai dit ce qu'on était venu faire aujourd'hui dans le cadre de cette conférence, je vais essayer de vous dire aussi ce que nous ne sommes pas venus faire. Euh nous ne sommes pas ici pour donner des leçons, nous ne sommes pas ici pour faire des procès, nous ne sommes pas ici pour dire aux agriculteurs qu'ils soient euh en Afrique, en Europe, euh en Asie, en Amérique du Sud, ce qu'ils doivent faire, le le président l'a rappelé avec l'humilité qu'à la fondation Farm, notre

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mission, c'est de mettre en dialogue des acteurs différents, des producteurs, des chercheurs, des décideurs publics et privés du nord et du sud pour faire émerger des solutions. Et je vais aussi m'adresser directement aux agriculteurs euh français dans cette salle ou qui nous suivent à à distance. Et mon collègue Raphaël nous a dit qu'il y avait de plus en plus de monde qui se qui se connectait. Donc on est ravi de vous accueillir aussi euh à distance. Euh nous ne sommes pas euh voilà ici pour faire le procès de l'agriculture française. Les enjeux de la protection des cultures ne sont pas du tout les mêmes qu'on soit au nord ou au sud et il serait inefficace de les confondre ou de les comparer. En France et en Europe, nous sommes engagés dans une trajectoire,

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une trajectoire de protection durable des cultures parce qu'on a un cadre réglementaire structuré qui l'impose et parce que des alternatives techniques se développent. C'est un chemin exigeant, nous en sommes bien conscients pour les producteurs, mais c'est aussi un chemin relativement balisé. Dans beaucoup de pays du sud et dans beaucoup de régions tropicales, la situation est radicalement différente. Les agriculteurs font face à des pressions parasitaires ou à des ravageurs qui sont des pressions intenses avec parfois un accès limité aux intrants ou concentré sur certaines filières et qui sont ensuite utilisé sur d'autres filières, détourné sur sur d'autres filières, parfois avec peu ou pas de conseils techniques, on en parlera aujourd'hui, des réglementations qui sont encore trop

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fragiles. Notre observatoire des soutiens publics à l'agriculture le rappelle he les pays qui dépendent le plus de l'agriculture sont ceux qui la soutiennent le moins. On peut donc aussi légitimement entendre le souhait des producteurs dans les pays du sud d'accéder à ces produits, à ces solutions qui sont considérées comme une assurance face à la perte de récolte. Parce qu'aujourd'hui la consommation de produits phytosanitaires est encore soutenue dans les pays du nord. Mais la progression de la consommation de ces produits, elle est portée par les suds, hein. L'utilisation de a presque doublé en Afrique entre 90 et 2020 et elle a été multipliée par 7 en Amérique du Sud. Construire ensemble, c'est exactement le sens de cette journée. C'est le sens de

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notre engagement dans le cadre du projet prêtag, comme l'a rappelé la ministre juste avant. Parce que notre conviction aujourd'hui, elle est la suivante, c'est que le risque de la transition ne peut pas reposer sur les seules sur les seules épaules pardon des agriculteurs. Ce sont tous les acteurs des filières et des politiques publiques qui doivent accompagner ce mouvement. Je vais finir cette introduction juste pour vous donner une idée de de la du déroulement de de la journée avant de laisser place à à la modératrice de la première séquence de de c de ce matin. Euh le programme est riche euh vous l'avez vu, nous avons travaillé pendant presque une petite année à à ce programme et organisé cette conférence. Vous entendrez ce matin des chercheurs poser

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le cadre scientifique sur lequel nous serons bien sûr amenés à débattre tous ensemble en l'illustrant avec des cas concrets grâce à des vidéos, grâce à des projections sur le terrain. Nous remettrons aussi le prix Farm 2026, un moment important pour la fondation, juste avant le déjeuner à un ou une chercheur, je je maintiens le le suspense, qui est engagé pour accélérer les transformations des agricultures et partager avec les acteurs économiques les produits de la recherche. Cet après-midi, nous aborderons des leviers concrets. La formation, l'organisation des filières, le partage du risque bien sûr et la question des politiques publiques. La fameuse question chère à

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mon collègue Thba ou ou du bâton. Tout au long de la journée, une conviction nous guidera. Il n'y a pas d'agriculture durable sans protection des cultures et il n'a pas de protection durable des cultures sans action collective. N'hésitez pas à réagir, à questionner. Après chaque séquence, nous aurons l'occasion de pouvoir prendre des questions de la salle ou des questions à à distance. Je vous invite aussi à à distance à pas hésiter à envoyer des commentaires. Notre collègue Christian est est derrière le la plateforme la plateforme vidéo. Merci d'avance aux traducteurs et traductrices pour leur travail tout au long de la journée. Je vous souhaite une excellente conférence et je vais laisser maintenant la parole à Sarah Sermontadas qui est chef de rubrique environnement à

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The Conversation France, notre partenaire pour animer cette matinée. Merci à tous. Ah.