Appel aux Gilets Jaunes : il faut destituer Macron !
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Chapitres
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« 84% des Français soutiennent le mouvement des Gilets jaunes. »
- 3:30Invité politiqueFait
« C'est sa personne elle-même qui, maintenant, fait l'objet des slogans dans les manifestations : « Macron, démission ! », « Macron, destitution ! ». »
- 4:48Invité politiqueChiffre
« Pour déposer cette motion de censure, il faut 10% des députés. C'est-à-dire qu'il faut 58 députés. »
- 6:52Invité politiquePromesse
« Faites-moi confiance ! Le meilleur conseil que je peux vous donner, c'est d'écrire à votre député ou au sénateur de votre département, ou, d'ailleurs, à d'autres députés ou à d'autres sénateurs – peu importe – pour leur demander le lancement de la procédure de destitution du président de la République, en application de l'article 68 de la Constitution. »
- 11:04Invité politiqueFait
« On imagine M. Macron en train de donner des gifles à Mme Trogneux. Mais de qui se moque-t-on ? »
- 11:42Invité politiqueFait
« Le président de la République veille au respect de la Constitution. C'est son devoir ! »
- 13:42Invité politiqueFait
« Mme Dilma Rousseff, en 2016, qui a été destituée parce qu'il y avait depuis un an et demi des larges manifestations de rue de gens qui protestaient contre sa politique économique et sociale. »
- 15:07Invité politiqueFait
« Il ne s'agissait d'ailleurs pas d'une histoire de mœurs. Il s'agissait là aussi du fait que le président Clinton avait, en fait, parjuré, ce qui est un crime au regard des institutions américaines. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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[Musique] Mes chers compatriotes, nous sommes ce soir le vendredi 30 novembre 2018. Demain, samedi 1e décembre, il va y avoir de nouveau de nombreuses manifestations des Gilets jaunes à travers toute la France, et en particulier à Paris. Contrairement à l'espoir que nourrissaient le président de la République et le gouvernement, ce mouvement ne faiblit pas. Au contraire, il recueille un assentiment de plus en plus important dans la population française. En témoigne le sondage d'Odoxa, publié récemment par « France Info » et « Le Figaro » qui indique que 84% des Français soutiennent le mouvement des Gilets jaunes.
En réalité, nous n'avons pas affaire à un simple mouvement de protestation contre une taxe sur l'essence. Ça, c'est ce que voudrait faire croire le gouvernement. En fait, cette taxe sur l'essence a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. En réalité, nous avons affaire à un tsunami, peut-être même un début de processus révolutionnaire. Les Français, dans leur très grande majorité, – j'en rencontre beaucoup – en ont ras-le-bol du sort qui leur est fait de constater que la politique de M. Macron, depuis un an et demi qu'il est arrivé au pouvoir, consiste à donner toujours plus d'argent aux milliardaires et de taper toujours plus sur les classes moyennes et les classes populaires.
Et tout cela pour avoir des résultats économiques qui sont proprement catastrophiques. Ajoutons à cela le mépris ostensible que M. Macron affiche vis-à-vis de ses compatriotes, puisque dès qu'il met le pied en dehors de l'Hexagone, il se met à critiquer la France et les Français. Ajoutons à cela une conduite souvent indécente de sa part, ou de la part, d'ailleurs, de son épouse qui dépense telle la Pompadour maintenant des centaines de milliers d'euros – on apprend ça tous les jours – en frais de vaisselle, en frais d'aménagement de telle ou telle partie de l'Élysée. Au total, tout cela provoque une espèce de phénomène de ras-le-bol contre le président de la République.
Face à ça, qu'est-ce que propose la scène politique française ? À l'extrême-droite et à droite, Mme le Pen, M. Philippot, M. Dupont-Aignan n'ont rien trouvé de mieux que de proposer une dissolution de l'Assemblée nationale. C'est vraiment se moquer du monde car qui a le pouvoir de dissoudre l'Assemblée nationale en France ? Le président de la République M. Macron lui-même. Ça veut donc dire que ses opposants d'opérette, en fait, veulent rechercher la solution en demandant : « S'il vous plaît, M. Macron, essayez de nous trouver la solution ».
Il est bien évident que Macron ne va pas dissoudre l'Assemblée nationale puisque la probabilité serait très forte que la nouvelle Assemblée lui envoie une majorité hostile. Plus exactement, il ne s'y résoudrait qu'en toute dernière extrémité si l'ensemble de la France était, en fait, en grève. En réalité, Mme le Pen, M. Philippot, M. Dupont-Aignan protègent M. Macron. Ils veulent faire croire que c'est encore lui l'arbitre de la situation alors que les Français, justement, ne veulent plus de M. Macron ! C'est sa personne elle-même qui, maintenant, fait l'objet des slogans dans les manifestations : « Macron, démission ! », « Macron, destitution ! ».
À gauche, nous avons appris ce soir que le groupe communiste de l'Assemblée nationale, le groupe GRD, de pair avec le groupe de la France insoumise de M. Mélenchon a décidé, la semaine prochaine, de déposer une motion de censure en vertu de l'article 49, alinéa 2. Une motion de censure – vous le savez – consiste à censurer non pas le président de la République mais le gouvernement. Le gouvernement... M. Mélenchon et les communistes font semblant de croire que le mal viendrait de M. Édouard Philippe. De qui se moque-t-on ? On n'entend pas dans les manifestations des gens qui disent : « Édouard Philippe, démission ! ».
Tout le monde a bien compris que le Premier ministre n'est qu'un exécutant des décisions qu'impose le président de la République. J'ajoute d'ailleurs que, pour déposer cette motion de censure, il faut 10% des députés. C'est-à-dire qu'il faut 58 députés. Et j'ajoute que, de toute façon, tout le monde sait que cette motion de censure sera rejetée puisqu'il faut une majorité de 289 voix pour que cette motion de censure soit adoptée. Et le groupe En Marche, à l'Assemblée nationale, possède à lui seul une très large majorité, avec 309 voix. D'ailleurs, j'ajoute que ça n'est pas la première fois qu'il y a une motion de censure qui est déposée depuis que M. Macron est à l'Élysée.
Ça sera la troisième. Et la troisième fois, elle sera rejetée. À quoi joue donc M. Mélenchon, à quoi joue donc le groupe communiste en faisant croire aux Français que la solution viendrait de l'utilisation d'une procédure qui a déjà été deux fois retoquée, qui le sera une troisième fois, et qui a pour conséquence de s'attaquer à un lampiste : le Premier ministre, et à protéger M. Macron ? En définitive, les masques commencent à tomber. En définitive, il n'y a pas, à l'Assemblée nationale, de députés qui prennent sur eux les revendications des foules qui traversent la France et qui demandent : « Macron, destitution ! ».
J'en viens donc et je reviens au conseil que je donne aux Gilets jaunes depuis maintenant plusieurs jours. Je leur ai dit, et je dis à tous les citoyens français qui m'écoutent : « Faites-moi confiance ! Le meilleur conseil que je peux vous donner, c'est d'écrire à votre député ou au sénateur de votre département, ou, d'ailleurs, à d'autres députés ou à d'autres sénateurs – peu importe – pour leur demander le lancement de la procédure de destitution du président de la République, en application de l'article 68 de la Constitution. Bien entendu, ce message a été très largement repris puisqu'il correspond au souhait massif des Gilets jaunes de voir partir M. Macron.
Nous avons, sur Internet et les réseaux sociaux, plus d'un million de vues dans les appels que l'ai lancés. À telle enseigne, d'ailleurs, que France Inter, qu'Europe 1 et le JDD ont consacré des articles pour manifester une certaine inquiétude devant cette demande. D'ailleurs, des centaines de personnes ont déjà écrit à leurs députés et à leurs sénateurs. Et nous sommes en train de centraliser toutes les réponses qui ont été obtenues. Et nous avons mis en ligne sur notre site le tableau qui récapitule pour chacun des députés et chacun des sénateurs leur position quant au lancement de cette procédure.
Il y a donc les députés et les sénateurs qui sont d'accord pour lancer la procédure de l'article 68 de destitution. Ce sont ceux qui veulent défendre le peuple. Et il y a une autre colonne. Ce sont les députés qui refusent le lancement de cette procédure de destitution. Et nous les appelons ceux qui protègent Macron. Pour l'instant, d'ailleurs, force est d'avouer que nous n'avons eu aucun député ni aucun sénateur qui soit d'accord pour défendre le peuple. Toutes les réponses que nous avons obtenues pour l'instant – à commencer par celle de M. Dupont-Aignan lui-même – consistent à dire : « Non, non, non. On ne peut pas lancer cette procédure de destitution ». Et pourquoi donc ?
J'ai vu des adhérents, des sympathisants de la France insoumise qui nous ont écrit pour dire : « Mais non, ça n'est pas possible de lancer cette procédure de destitution, puisque tout le monde sait qu'elle n'aboutira pas ». Ah bon ? Et la motion de censure, elle va aboutir ? Pas davantage. Alors pourquoi France insoumise lance-t-elle la motion de censure ? Pourquoi Mélenchon lance-t-il une motion de censure qui vise M. Édouard Philippe ? Et pourquoi M. Mélenchon et France insoumise et le groupe communiste refusent-ils de lancer la procédure de destitution de M. Macron ? Parce que quitte à faire... Si les deux opérations sont vouées l'une et l'autre à l'échec, eh bien autant faire les deux.
Ou autant faire celle de la destitution puisque je rappelle que la procédure prévue par l'article 49, alinéa 2 de censure du gouvernement a déjà été faite deux fois depuis que M. Macron est à l'Élysée. Une fois par la droite. Une fois par la gauche. Et dans les deux cas, elle s'est soldée par un rejet par la majorité. Donc M. Mélenchon et les communistes vont, pour une troisième fois, relancer cette motion de censure. Il s'agit en fait de noyer le poisson. Il s'agit en fait – comme l'extrême droite et la droite – de protéger Macron. Mais pourquoi veulent-ils protéger Macron ? Moi, je vous conseille de poursuivre dans les demandes. Je vous conseille de vous renseigner.
Et nous avons mis en ligne sur notre site un très gros dossier qui explique toutes les raisons pour lesquelles nous devons absolument demander aux députés et aux sénateurs de lancer cette procédure de destitution. N'écoutez pas les bobards qui vous sont racontés ! N'écoutez pas ceux qui vous expliquent que cette procédure de destitution ne pourrait pas s'appliquer dans ce cas-là, qu'elle ne concernerait... J'ai vu que M. Yves Luchaire, professeur de droit constitutionnel à Aix-en-Provence, a expliqué que l'on ne pourrait utiliser cette procédure de destitution que dans le cas où le président de la République, en fait, tabasserait son épouse. Voilà. On imagine M.
Macron en train de donner des gifles à Mme Trogneux. Mais de qui se moque-t-on ? Si on lit précisément ce qu'est la procédure de destitution, ça commence d'abord et avant tout par 58 députés – exactement comme pour la motion de censure – qui transmettent au bureau de l'Assemblée nationale une liste de manquements du président de la République à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de som mandat. C'est la formulation qui a été retenue par le législateur constituant dans l'article 68.
Certains veulent faire croire que ce manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat se focaliserait sur, par exemple, – je le disais à l'instant – les voies de fait ou ou les actes de droit pénal. Et pourquoi donc ? Les devoirs du président de la République sont codifiés par la Constitution, notamment l'article 5. Le président de la République veille au respect de la Constitution. C'est son devoir ! Le président de la République est le garant de l'intégrité du territoire et le garant de l'unité nationale. Il est le garant du respect des traités. Ce sont ses devoirs ! Donc lorsqu'il est question de manquement à ses devoirs, c'est bien de ça qu'il s'agit.
Et je vous prie de me croire. Le document que nous avons mis en ligne, que vous pouvez diffuser le plus largement possible est un document qui, du point de vue juridique, est extrêmement solide. Allez le lire. Allez le diffuser. Vous pourrez d'ailleurs constater, à sa lecture, que la France est une démocratie parmi d'autres, que les procédures de destitution existent dans toutes les grandes démocraties et que, au cours des années récentes, ces procédures de destitution – qui correspondent d'ailleurs assez souvent à ce qui existe en France – ont été lancées par l'opposition et ont parfois débouché sur la destitution du président de la République.
Je pense en particulier à la destitution de la présidente du Brésil Mme Dilma Rousseff, en 2016, qui a été destituée parce qu'il y avait depuis un an et demi des larges manifestations de rue de gens qui protestaient contre sa politique économique et sociale. Eh bien Mme Rousseff, après un long cheminement, a été destituée par le Sénat de Brasilia au motif qu'elle avait violé la Constitution ! Je rappelle que la présidente Park Geun-hye, la présidente de la République de Corée du Sud, a été destituée de ses fonctions de chef de l'État également par les parlementaires au motif qu'elle avait non seulement violé la Constitution mais qu'elle avait participé à des actions de corruption.
Je rappelle qu'aux États-Unis d'Amérique, les procédures d'impeachment sont relativement banalisées. C'est parce qu'en 1974, la procédure de destitution prévue – dite impeachment – allait être lancée contre lui de façon certaine que le président Nixon a préféré jeter l'éponge et démissionner dans le cadre de l'affaire du Watergate. Et pourquoi, d'ailleurs, était-il attaqué ? Parce qu'il avait parjuré. Il avait violé la Constitution des États-Unis d'Amérique. Je rappelle qu'au moment de l'affaire Monica Lewinsky, M. Bill Clinton, le président Clinton, a fait l'objet lui aussi d'une procédure de destitution.
Et qui s'est arrêtée en route puisque, finalement, les parlementaires ne sont pas allés jusqu'au bout. Il ne s'agissait d'ailleurs pas d'une histoire de mœurs. Il s'agissait là aussi du fait que le président Clinton avait, en fait, parjuré, ce qui est un crime au regard des institutions américaines. En d'autres termes, et je voudrais ici répondre à l'argument que j'ai vu ici ou là où l'on nous dit : « Mais vous exagérez. On ne peut pas utiliser la procédure de destitution contre Macron au motif qu'il y a une politique qui ne vous plaît pas et au motif qu'il aurait voulu imposer une taxe sur les produits pétroliers ». Mais nous ne sommes pas débiles. Ça n'est absolument pas notre position.
Nous ne demandons pas la destitution du président de la République parce qu'il veut imposer une taxe sur les produits pétroliers. Nous demandons la destitution du président de la République parce que nous avons dressé la liste qui fait l'objet de ce qu'on appelle une proposition de résolution, qui doit être déposée par 58 députés au bureau de l'Assemblée nationale, une liste de dix manquements aux devoirs du président de la République manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat. Ces dix manquements, ce sont dix violations de la Constitution française, parce que ça n'est pas vrai qu'un président de la République a le droit de faire toutes les politiques.
Bien sûr, il y a une large latitude d'action pour le président de la République. Mais tout président de la République doit quand même, d'abord et avant tout, respecter notre loi fondamentale, c'est-à-dire notre Constitution. En particulier l'intégrité du territoire. En particulier le fait que la France est une république sociale. En particulier le fait qu'il doit protéger l'indépendance nationale. Allez regarder notre document. Faites-le circuler. Et vous verrez que nous sommes les seuls vrais opposants à M. Macron.
Ce dont souffre la France, c'est que, à l'Assemblée nationale, il n'y a aucun député – pour l'instant, du moins – qui ait le courage minimum de faire ce qu'ont fait les députés d'opposition au Brésil, ce qu'ont fait les députés d'opposition en Corée du Sud, ce qu'ont fait les parlementaires vis-à-vis de l'affaire Nixon ou de l'affaire Clinton aux États-Unis d'Amérique. C'est tout simplement d'exercer le pouvoir que leur donne la Constitution pour obliger le président de la République à respecter la Constitution.
Vous me permettrez de terminer en attirant l'attention de toutes celles et tous ceux qui me font confiance et qui veulent bien écouter mes analyses sur le fait qu'il est quand même inimaginable de voir M. Mélenchon nous expliquer à longueur de journée que la Ve République aurait tous les défauts du monde, qu'elle imposerait des dérives monarchiques. M. Mélenchon prétend nous proposer une VIe République. Mais lorsque nous demandons à M.
Mélenchon de se saisir de l'article 68 de l'actuelle Constitution qui permet la destitution du président de la République lorsqu'il se livre, justement, à des dérives monarchiques, manifestement incompatibles avec l'exercice du mandat de président de la République, eh bien M. Mélenchon, d'un seul coup, comme on l'avait vu à Marseille, se met à quatre pattes devant M. Macron. Je vous donne rendez-vous pour la suite des évènements. Mais croyez-bien : l'UPR et moi-même, nous ne vous laisserons pas tomber. Nous allons poursuivre cette opération jusqu'au bout.
Et même si elle ne réussit pas, nous aurons au moins fait œuvre de salubrité publique en permettant à tous les Français de comprendre, parmi leurs parlementaires et parmi les prétendus partis d'opposition, qui sont les vrais opposants et quels sont les opposants de pacotille. Vive la République et vive la France ! Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérez ou faites un don sur « upr.fr ». Retrouvez-nous aussi sur Facebook pour partager des idées et participer aux directs. Twitter pour suivre les réactions de François Asselineau au jour le jour. Youtube pour ne rater aucune de nos vidéos. Pour nous aider à rétablir la démocratie : poucez-nous, abonnez-vous, partagez !
François Asselineau