Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat· 16 février 2026 59 minContradictoireMixteJusticeSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asile

#Direct 🔮 GĂ©rald Darmanin invitĂ© du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public SĂ©nat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 37 %Attaque 32 %Défensif 31 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « nous avons désormais 700 personnes en prison française qui sont soit condamnées pour terrorisme soit qui sont condamnés pour d'autres faits mais qui sont radicalisés au sens islamiste du terme »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « On a une petite centaine en 2026 qui peuvent sortir de prison. »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « Le budget de la justice a augmenté de plus de 35 % en quasiment 10 ans. »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « Nous avons quatre fois à six fois moins de magistrats que les autres pays européens. »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « Nous avons 90000 personnes dans nos prisons. »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « Quand 2017, le président de la République a été élu, il y avait 7 % de détenus qui étaient détenu pour violence sexuelle. Aujourd'hui, c'est 21 %. »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « depuis 2 ans, nous avons augmenté de 40 % les détenus pour narcotrafic »
  • GĂ©rald DarmaninPromesse
    « derniÚre semaine de mars, premiÚre semaine d'avril, grosso modo, le les deux textes seront au conseil des ministres pour un débat au Parlement »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « aujourd'hui 400000 enfants qui sont placés euh à l'aide sociale à l'enfance dont la moitié euh sont vraiment placés dans des foyers »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « on est passé grosso modo de 15 mois à 8 mois pour une condamnation pour un mineur »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « Il y en a 45000 aujourd'hui il en manque 4000 pour que ces agents puissent travailler correctement. »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « Bah ça avance 19000 détenus étrangers. »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « j'ai publié les chiffres avec une augmentation de 7 % par rapport à l'année derniÚre »
  • GĂ©rald DarmaninChiffre
    « Ils ont 5 heur de cours par semaine quand dans le monde classique de l'éducation nationale, ils en ont 25. »

ModÚle claude-sonnet-5 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

affaire tentaculaire aux nombreuses victimes et puis désengorger les tribunaux pour éviter que des criminels ne soient libérés. C'est l'urgence d'une loi que vous allez présenter dans quelques semaines. Vous nous expliquerez votre objectif et comment vous allez faire.

Bienvenue dans ce grand jury GĂ©raldmanin. À mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger ce dimanche PĂ©rine Tarnaud de Public SĂ©nat et Lauris Boichot du Figaro. Dans ce grand jury, GĂ©rald Darmanin, nous parlerons aussi de 2027 et de l'inflation du nombre de candidats et puis vous rĂ©pondrez aussi Ă  nos questions expresses.

Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine. Je le disais, un jeune militant nationaliste. Quentin 23 ans, est mort lors d'un lùchage à Lyon.

Il y a eu une bagarre avec des militants d'extrĂȘme gauche en marge d'une rĂ©union de la dĂ©putĂ©e europĂ©enne, LĂ©fi Rima Hassan. Euh GĂ©rald Darmanin, cette violence politique doit nous inquiĂ©ter. Oui, elle est trĂšs inquiĂ©tante.

Et d'abord, je voudrais avoir une pensée pour la famille de ce jeune homme de 23 ans qui est mort. lùchement et les images sont ignobles, molesté manifestement et et par l'ultra gauche incontestablement. La justice fera toute la lumiÚre sur ce drame ignoble, mais les discours politiques violents amÚnent à la violence physique.

Justement, je voulais vous demander est-ce qu'il y a un contexte politique, une ambiance politique qui amÚne à ce genre de situation et d'acte ? Je pense queon peut voir que la démocratie est fragile et elle est fragile lorsqu'on remet en cause état de droit. Elle est fragile lorsque les discours politiques deviennent des discours de de violence et qu'elle se transforme, il y a des conséquences au discours de violence en des violences physiques.

Il y a des violences contre des permanences d'Ă©lus, contre des Ă©lus. Il y a des Ă©lus qui meurent, il y a des maires, on est en campagne municipale en ce moment. Il y a des Ă©lus municipaux qui qui meurent de dĂ©fendre l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, qui sont menacĂ©s, qui sont molestĂ©s eux et leur famille.

Je pense Ă  Carles Olive qui est candidat par exemple aux Ă©lections municipales. Il y a cinq blessĂ©s suite Ă  des tirs de mortiers alors qu'il faisait Ă  Poissie oĂč il est candidat un travail de campagne Ă©lectorale. Euh il y avait une femme avec un bĂ©bĂ© qui a failli ĂȘtre brĂ»lĂ©e de façon extrĂȘmement vive.

Et puis il y a en effet des discours politiques notamment ceux de la France insoumise et de l'ultra gauche qui mĂšnent malheureusement en tout cas on peut voir ça Ă  une violence trĂšs dĂ©bridĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux une violence extrĂȘme sur les rĂ©seaux sociaux et dans le monde physique. Et donc oui, on peut ĂȘtre inquiet de cette de cette ambiance. Alors justement Ă  Lyon, un groupe dit antifasciste la jeune garde est mise en cause par les activistes d'extrĂȘme droite qui manifestaient Bruno Retaillotou avait dĂ©cider de dissoudre ce groupuscule mais il y a eu un appel de cette dissolution devant le le Conseil d'État.

Est-ce qu'il est urgent de rendre effectif cette cette dissolution ? J'ai moi-mĂȘme procĂ©dĂ© Ă  plusieurs propositions de dissolution de groupe d'ultra droite comme gĂ©nĂ©ration identitaire. misur qu'il les a fait dissoudre comme d'ultra gauche, comme de groupement euh masculiniste, comme de groupement survivalistes, comme de groupement islamistes Ă©videmment.

Et le temps de la justice, celui du Conseil d'État en l'occurrence est Ă  respecter parce qu'il n'empĂȘche pas Mise intĂ©rieur de prendre des dispositions. Euh c'est pas parce qu'on disso cependant un organisme, une association, un groupement de fait parce qu'ils sont pas toujours constituĂ©s association qu'on met fin Ă  la violence. Est-ce que vous diriez pour autant que les autoritĂ©s ont sous-estimĂ© le risque de l'extrĂȘme gauche ?

Non, je crois pas. Je pense que en tout cas de Non, je ne le crois pas. Je pense que la violence politique, les ministres d'intérieur successifs, je l'ai été, Bruno Rota l'a été.

Laurent Nesley a toujours dĂ©noncĂ© l'ultra gauche, l'ultra droite, des mouvements survivalistes, masculinistes et je pense qu'on Ă©tait un peu seul quand on est mise Ă  l'intĂ©rieur pour les dĂ©noncer. Pendant longtemps, on a entendu par exemple la France insoumise Ă©voquer que la police tuait, on voit bien que lĂ , c'est l'ultra gauche qui manifestement a tuĂ©. Et cette violence politique, il faut non seulement la dĂ©noncer mais en tirer des consĂ©quences extrĂȘmement opĂ©rationnelles.

Il faut que les leaders politiques d'abord disent des mots. Je n'ai pas vu monsieur Mélenchon, madame Rima Hassan dire un mot pour la famille de ce jeune homme. Je lu Mélenchon évoqué un drame.

Oui. Bon, je crois que c'est pas la hauteur. Personne ne doit mourir pour ces idées.

Est-ce que vous diriez qu'il y a une complaisance de la part de la France insoumise avec ces groupuscules euh qu'on appelle antif ? Euh on sait que le mouvement La jeune garde qui serait mise en cause dans cette affaire euh de ce jeune Quentin qui a malheureusement Ă©tĂ© tuĂ© a Ă©tĂ© créé par le dĂ©putĂ© euh LFI RaphaĂ«l Arnaud lui-mĂȘme condamnĂ© en 2022 pour violence en rĂ©union. Est-ce qu'il y a une complaisance de la France insoumise ?

Je pense qu'il y a une complaisance de la France insoumise de parti extrĂȘme en gĂ©nĂ©ral pour la violence politique et de faire semblant de ne pas voir que les mot tue. Au commencement Ă©tait le verbe mais les mots peuvent tuer. Euh des esprits euh simples, des esprits radicalisĂ©s peuvent utiliser ces mots pour intervenir euh dans le champ physique et assassinĂ©, violentĂ©, menacĂ©.

Euh et donc il faut urgemment que la France qui a besoin de quiĂ©tude, de calme, notamment dans la discussion politique euh puisse faire comprendre Ă  ses dirigeants politiques, Ă  monsieur MĂ©lenchon, c'est vrai, mais c'est vrai bien Ă©videmment de toutes les parties extrĂȘmes que la violence dans les mots, la violence sur les rĂ©seaux sociaux mĂšne Ă  la mort parfois. Mais Ă  Lyon, ça fait plusieurs annĂ©es que ces groupuscules Ă  la fois d'extrĂȘme gauche et d'extrĂȘme droite s'affrontent. Vous-mĂȘme, vous avez Ă©tĂ© ministre de l'intĂ©rieur.

Est-ce que vous avez sous-estimĂ© Ă  l'Ă©poque la violence de ces affrontements ? Non, non, non. Je pense que j'ai Ă©tĂ© d'ailleurs trĂšs attaquĂ© Ă  l'Ă©poque, rappelez-vous quand j'avais demandĂ© au renseignements territoriaux voir Ă  la DGSI de suivre pas simplement les islamistes qui sont Ă©videmment la menace premiĂšre en France incontestablement mais lorsque j'avais Ă©voquĂ© des menaces ultra gauche, lorsque j'avais Ă©voquĂ© des Ă©chos terroristes, lorsque j'avais Ă©voquĂ© une menaces d'ultradroite masculiniste, survivaliste, on m'avait dit "Oh lĂ  lĂ , tout ça c'est trĂšs Ă  la marge, vous regardez ailleurs alors que le sujet c'est les islamistes." Bien sĂ»r que le sujet c'est en premier les islamistes, mais les menaces d'ultra gauche et d'ultradroite euh sont extrĂȘmement inquiĂ©tantes.

Et aujourd'hui, l'ultruche a dĂ©montrer euh enfin Ă  vu de tout le monde son hyper violence. Et et je pense que dans un pays qui aspire Ă  la tranquillitĂ© du dĂ©bat public, on peut dire des on peut avoir des arguments trĂšs forts. On peut ĂȘtre en dĂ©saccord sur des sujets mais de maniĂšre posĂ©e et dĂ©mocratique parce que ça passe par l'Ă©lection et ça passe par nos institutions.

B, il faut siffler cette fin de violence parce que la campagne prĂ©sidentielle qui arrive et et l'extrĂȘme polarisation entre les deux camps de la l'extrĂȘme droite et l'extrĂȘme gauche risque de nous mener Ă  d'autres drames si nous ne retrouvons pas de la responsabilitĂ©, de la tranquillitĂ©. Donc il faut ĂȘtre ferme, il faut arrĂȘter les personnes qui ont commis ces actes ignobles. Il faut bien sĂ»r ĂȘtre traduit dans la justice.

J'espÚre qu'ils seront condamnés. Mais il faut aussi que tous les dirigeants politiques sachent que quand il parlent, il parlent à des millions de Français. Sur les réseaux sociaux, lorsqu'on aimait une menace à peine voilée, comme c'est parfois le cas de dirigeants politique, on a des conséquences dans le monde physique et il y a des élus et je pense aux élus locaux en premier qui subissent cette violence physique.

Qui commet le plus de violence, les groupuscules d'extrĂȘme gauche ou d'extrĂȘme droite ? Aujourd'hui, c'est l'ultra gauche qui a tuĂ©. Euh c'est incontestable et il faut pas nier la rĂ©alitĂ©.

Euh il y a eu des moments, il y aura peut-ĂȘtre des moments oĂč des groupes d'ultradroite qui sont extrĂȘmement dangereux Ă©galement euh sont montreront leur violence extrĂȘme. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la radicalisation des partis politiques, des groupements politiques, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la violence physique n'a rien Ă  voir en dĂ©mocratie. Moi, je veux redire une nouvelle fois que ce que nous de ce nous avons besoin, c'est de la fermetĂ©, de la tranquillitĂ© et nous devons absolument proscrire la violence de nos propos et proscrire la violence du dĂ©bat politique.

Sinon, malheureusement, nous constaterons vraiment que la dĂ©mocratie est fragile. GĂ©ral Darman, dans une interview chez nos confrĂšres de radio J, Emmanuel Macron qualifie la France insoumise d'extrĂȘme gauche. Est-ce que c'est pour vous effectivement un parti d'extrĂȘme gauche ?

Ah, bien sĂ»r, c'est un parti d'extrĂȘme gauche. Moi, je Qu'est-ce qui dĂ©finit un parti d'extrĂȘme gauche ? n'a jamais Ă©tĂ© euh euh devant la fascination de de monsieur MĂ©lenchon, hein.

Euh madame Marion Maréchal Le Pen a dit qu'il était trÚs cultivé. D'autres appellent pour à voter pour lui au second tour des élections législatives. Moi, j'étais en désaccord avec Gabriel Natal lorsqu'il disait qu'il fallait voter les filles au second tour de l'initiative.

J'Ă©tais un peu seul Ă  l'Ă©poque pour dire que non, je pense que les filles Ă©tartis d'extrĂȘme gauche avec pas pour tout le monde bien sĂ»r qu'il le compose mais euh des propos parfois qui frollent l'antisĂ©mitisme, des rĂ©fĂ©rences Ă  Robespierre systĂ©matique. Euh je pense pas que Robespierre Ă©tait la plus belle page de notre histoire politique. Euh voilĂ  des rĂ©fĂ©rences de violence.

J'ai été mise à l'intérieur quand monsieur Mélenchon et ses amis politiques parlementaires respectaient la police tuée alors que c'était les policiers qui étaient tués. Moi, j'allais euh à l'enterrement tous les deux tr mois de de policiers ou de gendarmes tués dans leur fonction et il y avait des parlementaires de la France insoumise qui dans l'hémicycle disaient que la police tuait alors que c'était eux qui avaient des veufs des veufs des des orphelins sur le le dans la cour d'un commissariat. C'est inacceptable.

Donc c'est un parti d'extrĂȘme gauche. Est-ce que sur le plan politique GĂ©ral Dermanin, il faut faire comme le suggĂšre Jordan Bardella, un barrage contre les filles y compris donc Ă  faisant des alliances avec leur Rassemblement national, la droite et le centre pour empĂȘcher la France insoumise d'accĂ©der au pouvoir ? parce que le Rassembl national est un parti d'extrĂȘme droite.

Je rejette par nature ce qui radicalise l'opposition et rejette d'une part peut dire la France insoumise rejette les gens qui rĂ©ussissent un peu, qui aiment l'ordre, rejettent les chefs d'entreprise, rejettent les policiers, les gendarmes, rejette nos institutions qu'elles sont faites aujourd'hui. Ça c'est l'extrĂȘme gauche et son danger qui veut le chaos incontestablement. puis l'extrĂȘme droite euh qui rejette les Ă©trangers euh qui met dans un grand tout euh comme dans RenĂ© Girard, une forme de bou Ă©missaire que que une fois qu'il sera Ă©cartĂ© de la de la puretĂ© de la nation, ça ira mieux.

Ces deux extrĂȘmes sont dangereux pour la nation et il ne faut faire d'alliance ni avec l'un ni avec l'autre. Pine Tarna, toujours Ă  propos de la France insoumise, Emmanuel Macron dit qu'il y a clairement des expressions antisĂ©mites qui Ă©mergent et qui doivent ĂȘtre compattu. Est-ce que vous dites-vous aussi que la France insoumise est antisĂ©mite ?

Je dis que une partie des dirigeants de la France insoumise euh a euh des propos qui sont trĂšs clairement alors d'abord antisioniste qui est une nouvelle forme d'antisĂ©mitisme et antisĂ©mite. Ce n'est pas le cas, j'imagine de tous les adhĂ©rents de la France insoumise, de tous les Ă©lus de la France insoumise. Je ne veux pas globaliser, je veux pas moi-mĂȘme rentrer dans une sorte de polarisation un peu idiote.

Mais il est Ă©vident que les positions de madame Rima Hassan ne sont pas pour le bonheur en IsraĂ«l. Ça c'est Ă©vident. Euh Emmanuel Macron euh a demandĂ© au gouvernement et au Parlement de renforcer la pĂ©nalisation des actes antisĂ©mites et racistes.

Euh vous allez proposer un texte. Est-ce que c'est vous qui allez porter ce texte ? En tout cas, je vais contribuer à l'élaborer.

Euh et entre ministÚre de l'intérieur qui a en charge les élus et les élections et et ministÚre de la justice qui a en charge les interdictions pénales, nous travaillerons bien comme toujours avec Laurent Nunes pour que euh effectivement la nécessité de ne pas avoir des élus euh qui sont condamnés pour antisémitisme puisse se présenter euh devant les Français. Mais je pense que ce qui vaut pour l'antisémitisme vaut évidemment aussi pour tous les actes antireligieux, antichrétien, antimusulmans. Il y a pas trÚs longtemps, un maire socialiste qui fort heureusement a été exclu du Parti socialiste a tenu des discours antisémites.

Clairement, il peut se représenter aux élections. C'est évidemment incompréhensible pour nos concitoyens et notamment nos concitoyens juifs qu'il faut protéger. Dans l'actualité également, Géral Darmanin, vendredi soir, un homme a tenté de tuer un militaire avec un couteau sous l'Arc de Triomphe.

L'homme qui a été abattu avait déjà été condamné pour l'agression de deux policiers en 2012. RTL a révélé que l'assayance sortie de prison il y a 2 mois commençait tout juste à suivre un programme de déradicalisation. Est-ce que ce type de prise en charge n'est pas trop tardif ?

Je pense qu'on peut toujours amĂ©liorer bien sĂ»r les procĂ©dures et de maniĂšre gĂ©nĂ©rale dans quelque chose qui est extrĂȘmement compliquĂ© euh lutter contre la dĂ©radicalisation lutter pour la dĂ©radicalisation islamiste. Mais ce qu'il faut bien voir c'est que nous avons dĂ©sormais 700 personnes en prison française qui sont soit condamnĂ©es pour terrorisme soit qui sont condamnĂ©s pour d'autres faits mais qui sont radicalisĂ©s au sens islamiste du terme et combien sont dĂ©jĂ  sortis de prison et seraient suivis ? Alors, il y a plus de 300 euh dĂ©tenus euh qui sont sortis de prison pour une raison assez simple, hein.

Lorsque il y a eu les premiers attentats sur le solde national, lorsqu'il y a eu les premiers actes, on va dire de terreur islamiste entre 2013-24 et et 2020, notre lĂ©gislation Ă  l'Ă©poque ne condamnait pas l'effet de terrorisme, notamment les faits de retour de zones iraco syyriennes avec des quantumes de peine trĂšs Ă©levĂ©s. Nous avons changĂ© la loi dĂ©sormais quand on est condamnĂ© pour terrorisme ou quand on revient d'une zone de guerre de Daesh, on a une peine de prison extrĂȘmement forte qui fait qu'on sort pas de prison avant 15 ou 20 ans. Mais Ă  l'Ă©poque, pardon, Ă  l'Ă©poque, il y a eu beaucoup de gens qui ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  4 5 6 ans de prison et c'est ces dĂ©tenusl qui sont sortis.

Al, ils sont suivis soit de maniĂšre judiciaire, c'est-Ă -dire avec effectivement un contenu qui est regardĂ© par le procureur de la RĂ©publique avec beaucoup d'intĂ©rĂȘt. Aucun de ces dĂ©tenus n'Ă©chappe Ă  la justice et puis lorsque malheureusement on ne peut plus faire ce suivi judiciaire parce qu'on peut pas ĂȘtre condamnĂ© Ă  vie dans notre pays et bien c'est suivi ce qu'on appelle en administratif c'estĂ d que c'est le ministĂšre de l'intĂ©rieur qui le suit et ce sont des agents trĂšs importants la DGSI et des romis territoriaux qui le font avec beaucoup de professionnelis. Combien de dĂ©tenus radicalisĂ©s vont sortir de prison cette annĂ©e ?

On a une petite centaine en 2026 qui peuvent sortir de prison. C'est pas tous des condamonnés pour terrorisme, vous l'avez compris. C'est des gens qui sont parfois condamnés pour d'autres propos, pour d'autres faits, mais qui sont radicalisés du point de vue des renseignements pénitentiaires.

Le grand jury, l'actualitĂ© [musique] de la semaine. Je le disais en dĂ©but d'Ă©mission, le parquet de Paris a dĂ©cidĂ© de rouvrir l'enquĂȘte sur l'affaire Epstine. Jusque-lĂ , la justice française a-t-elle, GĂ©rald Armanin, sous-estimĂ© quelque part les ramifications françaises de cette affaire ?

Écoutez, j'ai interrogĂ© Ă  plusieurs reprises mes services euh et jusqu'Ă  prĂ©sent, je n'ai rien qui me permet euh de douter de leur propos. Il y a eu en 2019 euh une plainte euh faite par une association qui touchait monsieurstein euh et notamment les consĂ©quences de ce qu'on lui reprochait en France. Il y a eu des perquisitions puisque le parquet de Paris avait Ă  l'Ă©poque couvert une enquĂȘte.

Lors de ces perquisitions, ils ont dĂ©couvert que un français, en l'occurrence monsieur Brunel, Ă©tait concernĂ©. Ce monsieur a Ă©tĂ© poursuivi, il Ă©tĂ© mis en dĂ©tention provisoire et il s'est suicidĂ© en prison. Du fait de son suicide, l'enquĂȘte s'est donc arrĂȘtĂ©e puisqueon ne poursuit pas des gens qui qui sont morts.

Ce qu'on découvre aujourd'hui, c'est qu'il y a d'autres rabatteurs. Il y a eu d'autres rabatteurs pour Jeffrey Epstein. C'est ça qui qui interpelle.

Je comprends Oui, je comprends que la justice Ă  l'Ă©poque, de ce que j'en ai compris puisque j'ai interrogĂ© mes services ne l'ont pas su et il n'y avait pas de plainte jusqu'Ă  prĂ©sent. dans l'affaire. On dĂ©couvre aussi aujourd'hui, c'est qu'il y avait 4500 mail qui avaient Ă©tĂ© dĂ©couvert lors de la perquisition chez Jeffrey Hippstein que non pas Ă©tĂ© totalement analysĂ© et quand l'affaire la procĂ©dure pardon s'est arrĂȘtĂ©e Ă  la suite du suicide de Jean-Luc Brunel, tout ça finalement a Ă©tĂ© classĂ©.

Alors, ça a Ă©tĂ© classĂ© pour monsieur Brunel, mais que par ailleurs, ça a Ă©tĂ© classĂ© par monsieur par pour par pour monsieur Brunel et par ailleurs, il y a eu une demande d'entraide internationale puisque ce qui a les faits qui auraient Ă©tĂ© constatĂ©s, mais moi je suis pas dans le secret de l'instruction euh relevĂ© des faits qui auraient qui se seraient dĂ©roulĂ©s sur le territoire amĂ©ricain avec des citoyens qui n'Ă©taient pas français. Est-ce que tous les mails ont Ă©tĂ© puisque les ordinateurs ont Ă©tĂ© saisis, il faut bien comprendre ce qui s'est passĂ©, ont Ă©tĂ© vus, je ne peux pas vous l'assurer. C'Ă©tait voilĂ  quelques annĂ©es, j'Ă©tais pas mise Ă  la justice et par mise Ă  la justice, il a pas accouvre l'existence d'un autre homme qui s'appelle Daniel Siat qui Ă©tait proche de Jeffrein et de Jean-Luc Brunel pour qui il recrutait donc des jeunes filles, certaines peut-ĂȘtre mineures.

OĂč est-il aujourd'hui ? Pourquoi il n'a pas Ă©tĂ© mise en cause et poursuivi ? Moi je la justice c'est indĂ©pendant de notre pays.

La question qu'il faut se poser, c'est est-ce que elle a mis tous les moyens pour trouver les personnes et en opportunité a pu les poursuivre ? Donc je vais y répondre franchement à votre question. D'abord s'il y a des plaintes, il n'y a pas de plainte aujourd'hui.

Ah si. Non aujourd'hui aprÚs il y a une plainte qui a été classée. Ouais effectivement il y a une plainte qui a été déposée.

Il y a eu perquisition il y a eu détention provisoire et la personne s'est suicidée contre monsieur Daniel Siad. Il y a une plainte qui a été déposée en 2022. Attendez, il y a pas de plainte aujourd'ui qui concerne directement les activités de monsieur Btin en France.

S'il y a des plaintes, le procureur de la RĂ©publique, c'est son opportunitĂ©. Moi, j'ai fait une circulaire trĂšs claire sur la violence sexuelle qui concerne les femmes et les enfants. Doit ouvrir une enquĂȘte.

Si le procureur classe une enquĂȘte, c'est son droit et je n'ai pas le droit d'intervenir, c'est la Constitution. J'invite ces personnes Ă  saisir le procureur gĂ©nĂ©ral qui peut ouvrir une enquĂȘte. J'invite les procureurs gĂ©nĂ©raux Ă  ouvrir ces enquĂȘtes ou Ă  faire des plaintes avec constitution de parti civile.

Là, il y aura forcément un jtion qui sera désigné. DeuxiÚmement, est-ce que aujourd'hui le parquet de Paris prend en considération l'affairechine et c'est divers déroulement et les informations que nous avons ici sur des diplomates français là sur d'autres personnes ? La réponse est oui.

Vous avez vu que madame la procure de Paris et je la remercie, elle a écouté sans doute ce que nous avons tous dit collectivement, a décidé de réouvrir les dossiers précédent, dealyser l'intégralité des en mettant beaucoup de moyens que je vais évidemment lui octroyer pour regarder s'il n'y a pas des infractions et pour suivre les personnes s'il a des infractions. Manuel, trumement, excusez-moi, je termine. puisqu'il s'agit de dossier qui était 2018 2019 2020 s'il y a eu un dysfonctionnement au ministÚre de la justice je sais c'est là c'est mon là c'est mon travail que de regarder ce qui se passe.

Bon donc il y a des demandes faites par des avocats pour voir s'il n'y a pas eu des dysfonctionnements à l'époque. Je peux suivre le demande. Je vais donc regarder cette demande.

J'en ai pris connaissance hier et je vais dĂšs lundi recevoir l'inspecteur gĂ©nĂ©ral de l'administration pour voir si on peut pas faire en effet une enquĂȘte administrative que je rendrai publique comme je l'ai fait dans le cas de l'affaire IAS ou comme je l'ai fait dans d'autres cas de disso potentiel de GĂ©r pour bien replacer les choses hein ces avocat un certain nombre d'avocats avaient demandĂ© Ă  votre prĂ©dĂ©cesseur Éric Dupont Moreti d'ouvrir de saisir l'inspection gĂ©nĂ©rale de la justice. Il n'avait pas une nouvelle de la part du ministĂšre de la justice. Aujourd'hui, vous dites on va vous allez saisir l'inspection gĂ©nĂ©rale de la justice.

J'allais regarder. Moi, je n'ai pas connaissance de cette demande. Je n'ai pas eu de de cette demande.

Voilà. Il se trouve que parmi l'un des trois avocats, il y en a que je connais particuliÚrement, donc je vais me déporter de sa demande, mais il y a deux autres avocats et notamment s'ils font et s'ils réitÚrent leur demande. Et par ailleurs, je vais regarder indépendamment la demande ce qui s'est passé dans cette affaire.

Non pas pour juger ce qu' ce qu'auraient dĂ» faire les juges, mais pour voir s'il n'y a pas eu en effet une nĂ©gligence. Et ben c'est le rĂŽle du ministre de la justice de saisir l'inspection. Comme je le ferais Ă©videmment pour faire toute la lumiĂšre dans cette affaire parce que cette affaire Chine pardon elle est trĂšs grave non seulement pour les victimes, mais elle met dans la tĂȘte de nos concitoyens l'idĂ©e que il y aurait des gens qui se protĂšgent entre eux.

Moi j'ai toujours pensĂ© que si le parlement voulait faire une commission d'enquĂȘte parlementaire, je dis publiquement, je suis tout Ă  fait prĂȘt Ă  rĂ©pondre moi-mĂȘme. Demande de la France. Oui.

Bon, c'est une demande des parlementaires qui le souhaitent. Il y a aucun problĂšme. Moi, je n'ai rien absolument rien Ă  cacher.

Et ministĂšre de la justice n'a absolument rien Ă  cacher. Les procureurs, les magistrats, les directeurs, moi-mĂȘme, mes prĂ©dĂ©cesseurs peut-ĂȘtre rĂ©pondront Ă  la commission d'enquĂȘte. En tout cas, pour moi, il n'y a rien Ă  cacher.

Je pense qu'il faut pas montrer au français qu'il y aurait quelque chose à cacher. Pour lever pour lever tout soupçon de de complotisme. Oui, exactement.

Mais mais l'affaire Epstein, c'est une affaire oĂč se mĂȘle de l'argent, beaucoup d'argent, des gens euh connus avec puissants, trĂšs puissants, trĂšs connus dans un monde qui est mondialisĂ©. Il y a une Ăźle, personne ne possĂšde une Ăźle. En tout cas, moi je connais pas de gens qui possĂšdent des Ăźles avec des millions d'euros qui seraient donnĂ©s comme ça d'un seul coup avec des jets privĂ©s.

Bon, c'est un monde pour lequel moi les citoyens de Tourcoin lĂ  oĂč j'habite ne connaissent pas. Bon, il faut donc pouvoir dĂ©montrer et je comprends le souci de transparence des journalistes et des citoyens français que la France, l'État français en l'occurrence pour ce qui me concerne la justice française n'a rien Ă  cacher. Est-ce que vous dir qu'il concerne surtout les États-Unis ?

Il insiste sur ce point. Il a insistĂ© sur ce point. Bah manifestement monsieurstein est amĂ©ricain que les nombreuses victimes et auteurs, je mets du conditionnel serait amĂ©ricain et ça s'est dĂ©roulĂ© aux États-Unis.

Ce qu'a dit prĂ©sident de la RĂ©publique est frappĂ© du cour du bon sens. Mais quand ça concerne surtout les États-Unis, ça veut pas dire que ça concerne pas accessoirement d'autres pays et notamment notamment la France. En tout cas, la justice indĂ©pendante est lĂ  pour regarder sans entrave ce qui s'est passĂ© et s'il y a des français ou si ça s'est passĂ© sur le sol français puisquil y a des appartements qui appartenaient Ă  monsieurstein en France.

Et bien nous mettrons les moyens pour pouvoir poursuivre les personnes et nous sanctionnerons s'il y a eu des difficultĂ©s. Jusqu'Ă  prĂ©sent, rien ne me permet de dire que la justice a mal fait son travail mais on va faire la transparence absolue. Et GĂ©ral Darmanin, vous ĂȘtes ministre de la justice, vous voulez crĂ©er une direction des victimes au sein de votre ministĂšre.

Typiquement dans l'affaire Epsteine, les victimes n'ont peut-ĂȘtre pas Ă©tĂ© suffisamment prises en compte. Exactement. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les victimes ne sont pas assez prises en compte parce que je rappelle qu'il y avait 25 euh plaintes euh contre l'un des rabatteurs de Jeffrey Pstin.

Mais les victimes au sens large sont mal prises en compte dans notre pays parce que on part du principe que je trouve absurde euh que on doit pas prendre partie entre la victime supposée et l'auteur supposé tant qu'il y a pas une condamnation. Simplement comme en France, vous mettez entre 6 et 8 ans pour avoir une condamnation en premiÚre instance en matiÚre criminelle. On en reparlera.

Cette victime, elle a besoin de se reconstruire, d'ĂȘtre accompagnĂ©e et on verra ce que dira justice. Donc la victime, elle doit pas croiser son auteur dans l'ascenseur qu'il amĂšne Ă  la confrontation chez le juge. Euh la victime, elle doit avoir euh un accompagnement psychologique et mĂȘme une comprĂ©hension euh de ce qui se passe quand le juge lui parle.

Parfois, quand le juge lui parle, elle ne comprend pas ce qu'il se dit. Si vous recevez chez vous un avis de classement de classement sans suite ou ou un courrier de l'administration de la justice, vous ne comprenez pas ce que parce que lĂ  on a un auteur qui se suscite par exemple et donc tout s'arrĂȘte et la justice n'a plus de contact avec les victimes. C'est considĂ©rĂ© comme ça dĂ©pend.

Il y a des moments oĂč des procureurs de la RĂ©publique prennent le soin donc je voudrais pas gĂ©nĂ©raliser mais oui en gĂ©nĂ©ral il n'y a pas de direction des victimes au ministĂšre de la justice qui dĂ©pend directement du ministre de la justice. C'est un peu bizarre mais c'est ainsi. Donc moi, je serai le ministre des victimes.

Nous allons créer un portail comme on l'a fait pour l'impÎt à la source. pardon de ce parallÚle, mais je pense que les gens voient à quel point c'était une réussite vis-à-vis des impÎts. Vous écrivez vos impÎts. 24 heures, on vous répond et vous savez ce qui se passe sur vos impÎts.

Ben, il y aura un portail du justiciable d'ici la fin de l'annĂ©e oĂč on saura oĂč en est ma plainte, qui est auditionnĂ©, pourquoi ça a Ă©tĂ© classĂ©, comment je peux faire des voies de recours, Ă©crit de maniĂšre claire en français pour que la justice montre qu'elle est Ă  l'Ă©coute, qu'elle a un cƓur et qu'elle accompagne. Elle prend pas partie la justice mais elle accompagne ceux qui souffrent. C'est un juge indĂ©pendant aprĂšs de dĂ©cider qui est condamnĂ© et qui ne l''est pas.

Tout ça d'ici la fin de l'année. Exactement. Je suis resté au ministÚre de la justice pour faire des choses et je constate que les victimes, notamment les les enfants, c'est vraiment un drame particulier. la façon dont nous traitons les enfants dans notre pays.

On peut on peut avoir honte la façon dont on traite la la parole de l'enfant les malgrĂ© le travail important de certains magistrats et certains enquĂȘteurs, il y a beaucoup d'enfants victimes. Il y a beaucoup de victimes qui ne sont pas du tout accompagnĂ© par les par les autoritĂ©s de l'État, par le ministĂšre de la justice et mon projet de cette annĂ©e. Vous dites "C'est pour ça que je suis restĂ© au gouvernement.

Vous voulez aussi présenter le mois prochain la loi sûre pour sanctions utiles, rapides et efficaces ? Pourtant, le Premier ministre Sébastien Lecnu n'en parle pas du tout dans son programme des des prochains mois. Programme qu'il a détaillé le weekend dernier dans dans la presse régionale.

Est-ce que vous avez des garanties sur cette loi ? Mais c'est trĂšs important parce que sinon ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des dizaines de personnes qui sont en dĂ©tention provisoire en prison et qui seront relĂąchĂ©s parce que la justice est mal organisĂ©e.

Ils seront pas relùchés parce qu'ils sont finalement disculpés. Ils sont pas relùchés parce que leur avocat a obtenu leur libération. seront relùché parce qu'on a pas été capable de mettre des magist.

Donc vous dites non mais vous dites il y a urgence mais vous ĂȘtes sĂ»r que c'est urgence c'est une extrĂȘme urgence. Si demain quelqu'un sort de dĂ©tention provisoire est recrĂ© interrogerez monsieur le premier ministre. Ce que je sais c'est que lundi, c'estĂ dire demain, je prĂ©sente devant mon ministĂšre, devant les syndicats le texte officiellement.

Ça s'appelle le CSA ministĂ©riel. Demain soir, le Conseil d'État est saisi. Le 23 mars, le Conseil d'État rĂ©unit la section intĂ©rieure du Conseil d'État pour parler de mon texte.

Et le premier ministre comme le président de la République m'ont assuré que derniÚre semaine de mars, premiÚre semaine d'avril, grosso modo, le les deux textes seront au conseil des ministres pour un débat au Parlement. En avril mai, moi j'ai compris du premier ministre qu'en avril-mai, j'aurais au Sénat et à l'Assemblée ou à l'Assemblée et au Sénat faire voter mon premier texte, celui de l'organisation de la justice criminelle. Le budget de la justice a augmenté de plus de 35 % en quasiment 10 ans.

C'est veut dire que malgré cette augmentation budgétaire, la justice doit encore parer aux plus urgens et que ça ne suffit pas. Ah bah ça ne suffit pas. Nous avons quatre fois à six fois moins de magistrats que les autres pays européens.

Nous avons 90000 personnes dans nos prisons. Il y a une surpopulation carcérale inacceptable dans notre pays. Et par ailleurs, vous avez en face de en face de nous, à cÎté de nous, une révolution technologique qui nous pousse à répondre beaucoup plus vite à nos concitoyens.

Quand les avocats ont l'intelligence artificielle, quand les notaires ont l'intelligence artificielle parce qu'il y a pas que le droit pénal, il y a le droit civil. Les grandes questions françaises, des Français, leur rapport avec la justice, c'est leur divorce, leur tutelle, leurs problÚmes de logement, enfin bref, leur quotidien, le droit civil. Il y a pas que le pénal dans la vie.

Quand vous avez une révolution technologique comme celle-là, vous ne pouvez pas répondre bah nous on fait comme avant. Voilà. Donc il y a dans les moyens technologiques, dans les moyens de magistratentiaires, les agents de la protection de la jeunesse a continué à augmenter notre budget et ça demande des réformes.

C'est ce que je fais. Je suis trĂšs heureux d'avoir obtenu ce bon budget pour mon ministĂšre. Votre prĂ©fur Éric Dupont Moritier avait mis en place en matiĂšre pĂ©nale les cours criminels qui devaient dĂ©jĂ  servir Ă  soulager les tribunaux.

On a l'impression qu'aujourd'hui, enfin c'est mĂȘme pas une impression, c'est une certitude. Elles sont dĂ©jĂ  dĂ©bordĂ©es ces cours criminels. Est-ce que c'Ă©tait la bonne rĂ©ponse ?

Oui, c'était la bonne réponse. Pourquoi ? Parce que euh auparavant les viols par exemple étaient au tribunal correctionnel.

Euh les cours criminells, 87 % des affaires dans les cours criminels, c'est des viols. Et donc, il y aura une peine, il y a une peine criminelle. C'estĂ d que vous ĂȘtes beaucoup plus condamnĂ© en quantĂŽme de peine, en en en hauteur de peine de prison quand vous ĂȘtes devant une cour criminelle.

Cependant, deux chiffres trÚs trÚs simples. Quand 2017, le président de la République a été élu, il y avait 7 % de détenus qui étaient détenu pour violence sexuelle. Aujourd'hui, c'est 21 %.

On a triplĂ© le nombre de gens qui sont en prison pour violence sexuelle. DeuxiĂšmement, depuis 2 ans, nous avons augmentĂ© de 40 % les dĂ©tenus pour narcotrafic. Donc, c'est deux drames qui nous touchent. les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants qui ne cessent d'augmenter et dont les policiers les guarmes ne cessent de prendre les plaintes et on voit bien que d'ailleurs il faudrait qu'ils les prennent davantage et en mĂȘme temps les affaires de narcotrafic dont on voit bien que le tsunami de la cocaĂŻne du cannabis des drogues de synthĂšse nous touche et touche tous les pays europĂ©ens augmente la violence on l'a encore vu extrĂȘmement rĂ©cemment avec l'affaire caiss bah c'est deux ces deux drames qui nous touchent les violences sexuelles et le narcotrafic demandent des moyens supplĂ©mentaires et expliquent la thr trombose du ministĂšre de la justice d'armant on va continuer de parler de ce que vous voulez faire au ministĂšre de la justice, pourquoi vous ĂȘtes restĂ© au gouvernement comme vous dites et puis on parlera aussi de 2027 un peu de de politique juste aprĂšs la pause dans ce grand jury.

À tout de suite. Le grand jury RTL Public SĂ©nat le Figaro [musique] M6. [musique] Bonjour chez vous.

Je vous retrouve du lundi au vendredi Ă  7h30 et nous serons plus que jamais au cƓur de nos rĂ©gions avec nos invitĂ©s, nos reportages et la presse rĂ©gionale pour dĂ©couvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Bonjour chez vous. C'est du lundi au vendredi Ă  7h30. [musique] C'est une arĂšne. [musique] C'est-Ă -dire que d'un seul coup, il y a des gens devant vous, vous vous leur racontez une histoire et vous avez intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre assurĂ© parce que il faut qu'il croise cette histoire, il faut qu' qu'il soit avec vous.

Donc c'est c'est pas rien. Elle est l'un des visages les plus connus du théùtre, du cinéma et de la télévision française. Une actrice amoureuse de la caméra, une comédienne aussi à l'aise dans les classiques que dans les voteville contemporains.

Souvent associé au couple mythique qu'elle forme avec Pierre [musique] Arditi à la vie comme à la scÚne. Eveline WH est notre invité dans un monde un regard. Un monde un regard vendredi prochain à 17h30 sur publicsena et sur publicsena.fr. [musique] Je veux vous parler aujourd'hui de toilettes. [musique] Les Européens, ce sont eux qui ont inventé les toilettes à chasse d'eau, mais depuis ils n'ont rien changé.

Je pense que le moment est venu de réinventer les toilettes. Nous voulons créer une culture des toilettes. Nous, on a bon espoir que tout le monde bah pisse chibio quoi.

Je vais vous présenter les toilettes autonomes qui n'utilisent pas d'eau et au contraire produisent de l'eau à partir de l'urine. C'est bien de l'eau. Wouh !

Je peux parler de toilettes parce que si on en parle pas, on ne peut pas les [musique] améliorer. Toilette sans tabou vendredi prochain à 18h30 sur publicsena et sur publicsena.fr. [musique] Les questions au gouvernement, c'est le temps fort de la semaine au Sénat.

Tous les mercredis, les sénateurs interpellent les ministres et la rédaction de public sénat se mobilise pour vous faire vivre cet événement. [musique] Analyse, réaction politique et de nombreux invités en débat sur ce plateau. Rendez-vous chaque mercredi sur Public Sénat.

Question gouvernement mercredi à 14h50 sur Publics Sénat et sur publicsenaat.fr. faire [musique] les jeudis, on revient ensemble sur les temps forts [musique] de l'actualité de la chambre haute du Parlement.

Les sénatrices et sénateurs qui viennent réagir à mon micro à l'actualité. Le tout enregistré ici depuis la salle des conférences à deux pas de l'hémicycle. En direct du Sénat jeudi à 16h30 sur publicsennaat et sur publicsenaat.fr. [musique] Demandz.

Reconnaissez-vous quelques-uns des visiteurs du camp de Matuson ? SuppÚre. Francisco Bo [musique] a apporté des preuves, des photographies officielles prises par les SS [musique] dans le camp de Musen.

Cette collection est unique au monde. Nous n'avons ce genre de photo pour aucun autre camp. On a affaire [musique] Ă  un cas de de vol massif de milliers de photographies.

Jamais cet orionnaire n'aurait imaginé revoir ces photographies censées avoir été détruites [musique] avant la fin de la guerre. Les résistants de Mata. Vendredi prochain à 22h sur publicsena et sur publicsena.fr.

Sens public, [musique] c'est une promesse toute simple du sens à l'actualité et donc dans un monde incertain et complexe. C'est la parole des experts que nous vous proposons [musique] tous les jours sur Public Sénat. Rejoignez-nous, participez à l'émission en posant vos questions à nos invités.

On vous attend, c'est sur le Canal 8. Sens public du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Publics Sénat et sur publicsena.fr.

FR. [musique] Tous les jeudis, on revient ensemble sur [musique] les temps forts de l'actualité de la chambre haute du Parlement. Les sénatrices et sénateurs qui viennent réagir à mon micro à l'actualité. [musique] Le tout enregistré ici depuis la salle des conférences à deux pas de l'hémicycle.

En direct du Sénat jeudi à 16h30 sur PublicSenna et sur publicsennaat.fr. Malgré les [musique] galÚres communes, ce qui oppose Benoßt et Arthur est plus fort que ce qui les unit. [musique] Le modÚle d'Arthur est défendu par le syndicat majoritaire des agriculteurs, la FNSEA, promoteur des mégabassines.

Le modĂšle de BenoĂźt est portĂ© par l'autre [musique] syndicat minoritaire, la ConfĂ©dĂ©ration paysane qui s'oppose farouchement au mĂ©ga bassine. [musique] Deux modĂšles, deux camps, deux philosophies. C'est peut-ĂȘtre abstrait pour beaucoup d'entre vous, mais pour les agriculteurs, c'est trĂšs concret et cela provoque d'Ă©normes tensions.

L'eau se raréfie. Nous allons manquer d'eau et eux en manquent [musique] déjà. Dans monde agricole, la fracture de l'eau.

Christophe et Michanique nous plongent au cƓur du marais poids de vin, [musique] terre d'affrontement entre deux types d'agriculture, deux modĂšles et mĂȘme deux visions. L'affaire de la mĂ©gabassine de Sainte Soline en est une illustration. Que faire face Ă  cette pĂ©nurie annoncĂ©e ?

Faut-il complÚtement revoir notre modÚle d'agriculture ? Que dire à tous ceux qui se sont endettés pour coller au modÚle passé ? Je vous retrouve juste aprÚs le film pour en débattre avec nos invités.

Votre documentaire suivi d'un monde en doc samedi prochain à 21h sur publicsena et sur publicsena.fr. [musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.

GĂ©rald Armanin, le ministre de la justice et notre invitĂ© Pine Tarnaud de Public SĂ©nat et Laoris Boichot du Fidiaro sont Ă  mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger. Le grand jury 2027, [musique] c'est demain. Alors GĂ©rald Armanain, avant d'Ă©voquer la candidature Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de Bruno Retaillot, une candidature de plus, un mot sur le un sondage Ipsos la tribune aujourd'hui Ă  la question "Qui aimeriez-vous voir Ă  l'ÉlysĂ©e ?

Vous ĂȘtes en 3e position execo avec Édouard Philippe et Marion MarĂ©chal, je le prĂ©cise quand mĂȘme. 10 points derriĂšre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Vous songez Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle, avez-vous dĂ©jĂ  dit GĂ©rald Armanin.

Est-ce qu'aujourd'hui vous y pensez plus sĂ©rieusement ? Alors, j'y pense j'y pense pas le matin en me rasant ou le soir en me couchant, c'est votre question parce que j'ai fait le choix de rester au gouvernement, d'ĂȘtre utile aux français, d'ĂȘtre un ministre en action malgrĂ© les difficultĂ©s de faire des choses, les prisons de haute sĂ©curitĂ©, euh des procĂšs Ă  temps pour nos concitoyens, la justice des mineurs, euh les victimes. Donc euh moi mon mon objectif c'est de rĂ©ussir puisque j'ai la chance et le bonheur d'ĂȘtre ministre de la justice.

C'est une trĂšs grande et belle fonction de pouvoir rĂ©ussir ce que les Français attendent d'un ministre, c'estĂ d qu'il fasse son travail. AprĂšs 2027, l'Ă©lection prĂ©sidentielle sera trĂšs importante, sans doute une des plus importantes de notre histoire parce que les enjeux pour notre pays sont immenses et que nous risquons en effet d'ĂȘtre Ă©liminĂ©s de la vie politique si nous n'avons pas de projet et si nous avvez pas les moyens de sĂ©lectionner un ou une candidate. VoilĂ .

Donc, j'appelle tout le monde Ă  la responsabilitĂ©. Ve vous dites nous c'est le centre et la droite. Oui, la droite et le centre bien sĂ»r qui doivent se rĂ©unir, qui doivent peut-ĂȘtre dire quelles sont nos convictions et nos sentiments.

Bien sĂ»r, je ne pense pas pareil que Bruno Rota par exemple mais pour autant je peux travailler Bruno Rota. Vous pourriez ĂȘtre candidat prĂ©cisĂ©ment. On verra le temps venu.

On est Ă  15 mois l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Vous savez Jacques Chirac qui s'est prĂ©sentĂ© en novembre de l'annĂ©e de l'Ă©lection en 94 et Édouard Baladur en janvier 95. Pas tout Ă  fait Ă  la mĂȘme Ă©poque dans le mĂȘme l'annĂ©e derniĂšre.

Bon Ă©coutez, monsieur Macron, monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique, quand il Ă©tait candidat, il avait mĂȘme pas encore créé en marche au moment oĂč nous Ă©tions dans dans cette pĂ©riode lĂ . Donc on a trĂšs largement le temps. Ce qu'il faut, c'est ĂȘtre utile au français.

On fera de la politique politicienne plus tard. Justement, justement cette semaine, comment vous avez accueilli la déclaration de candidature de Bruno Retaillot ? Comment vous avez accueilli le moment ?

Est-ce que ce moment vous a surpris en fait en pleine campagne des élections municipales par exemple ? Bah écoutez, moi je suis pas là pour donner des bons points. J'apprécie Bruno Rotaillot.

On a des différences, on était dans le gouvernement de François Baou et d'Emmanuel Macron ensemble. On sera travailler ensemble la prochaine fois. Il est évident que c'est pas une surprise.

Voilà, tout le monde s'attendait à la fois à la candidature de Bron Taillot et demain, ça sera pas une surprise d'entendre la candidature d'entendre la candidature de Gabriel Natal. Ils sont déjà candidats. Bon voilà, ça aurait été une surprise qu'il ne soit pas candidat.

Bon c'est une surprise, c'est pas une surprise qu'ils le sont. Et ben écoutez qu' font se valoir leur argument. Moi je trouve que pendant la campagne municipal faut plutÎt soutenir des candidats.

C'est difficile d'ĂȘtre maire. Je sais, je l'ai je l'ai Ă©tĂ©. Je suis candidat aux Ă©lections municipales Ă  Tourcoin.

Les Ă©lus se font mĂȘme les candidats d'ailleurs quel que soit leur bord politique pillĂ©. Il y a beaucoup de gens qui veulent plus servir l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral parce que c'est trĂšs dur. VoilĂ .

Donc peut-ĂȘtre que ce moment de campagne municipale est Ă  respecter. Les Français votent dans un mois. Moi je suis pour une victoire Ă  Paris de la droite.

Il faut qu'on soit plus intelligent dans des communes comme Strasbourg par exemple. On doit ĂȘtre uni ces divisions parfois entre nous. Euh et donc aprĂšs les municipales viendra le moment on parlera, je l'espĂšre, du projet des projets de sĂ©lection de candidats et sans doute qu'Ă  la fin de l'annĂ©e 2026, on pourra parler des candidatures.

Justement, Bruno Rota il a lancé un groupe de travail au sein des LR qui est présidé par Gérard Larch sur l'organisation d'une primaire à droite. Alors pourquoi il n'a pas attendu les conclusions de ce groupe de travail avant de se lancer dans la course ? Je ne sais pas, il faut demander à Bruno Rotaillot.

Ce qui est sĂ»r, c'est que si nous sommes plus de un candidat, moi je viens du cas. VoilĂ , pour l'instant, on est Ă  15 mois de la prĂ©sidentielle que chacun essaie de monter dans les sondages c'est humain. Euh je dis simplement que si on est plusieurs candidats Ă  droite et du centre, nous ne serons pas Ă©ction prĂ©sidentielle au second tour et donc nous laisserons nos Ă©lecteurs choisir entre deux parties extrĂȘmes et nous en connaiss les arguments contre une primaire.

Pardon ? Vous connaissez les arguments contre une primaire ? Ça donne pas de dynamique ?

Bah je ne suis pas d'accord. Monsieur Hollande a Ă©tĂ© Ă©lu Ă  cette primaire. Monsieur Fillon, malgrĂ© ses difficultĂ©s, a fait un score trĂšs important et je suis pas sĂ»r que ce soit la primaire qui a empĂȘchĂ© monsieur Fillon d'ĂȘtre Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique.

Si demain un candidat, quel qu'il soit euh fait 20 25 % dans les sondages et Ă©crase la concurrence, bien sĂ»r qu'il faudra le soutenir. Si demain nous avons le gĂ©nĂ©ral de Gaulle ou Emmanuel Macron ou l'Ă©quivalent de Nicolas, vous ĂȘtes en train de dire, c'est que vous n'y croyez pas du tout Ă  cette hypothĂšse lĂ . On a encore un petit peu le temps, mais ce qui est sĂ»r, c'est que pour l'instant personne ne tue le match.

Ceux qui tuent le match pour l'instant, c'est le rassemblement national. Donc je peux rester dans son canapĂ© Ă  se dire moi je moi je moi je et vouloir faire la une des journaux si c'est pour ĂȘtre Ă©liminĂ© du premier tour et d'ĂȘtre Ă©quivalent de ce qui Ă©tait Christian Tobira pour la gauche ça n'a aucun sens. AprĂšs les municipalitĂ©s sont accĂ©lĂ©rĂ©s pour organiser cette primaire.

En tout cas, il faut que nous ayons une prise de conscience. Je je ce qui m'inquiĂšte, on se souvient que ValĂ©rie PCR avait Ă©tĂ© dĂ©signĂ© assez tardivement en 2022 pour l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2022 et que ça avait pu gĂȘner campagne. Bon, moi ce qui m'inquiĂšte, c'est qu'il a pas cette prise de conscience des on ne connaĂźt pas trĂšs bien le projet derriĂšre tout ça.

Quelles sont nos grandes idées euh sur les cin six grands sujets qui concernent les Français ? vous appelez à formuler une forme de charte idéologique autour de quelques points euh pour justement permettre ce rassemblement euh à droite et au centre sur quel point précis ? Bah les Français, je pense qu'ils veulent plus de cette charte.

Les Français, je pense qu'ils veulent beaucoup plus de sĂ©curitĂ©, euh plus ferme son immigration. J'ai moi-mĂȘme proposĂ© la suspension euh de l'immigration pendant 3 ans puis des quotas. Je constate que pour l'instant personne ne parle de ce genre d'idĂ©e.

Les Français, ils veulent une baisse de la pression fiscale. Moi, je suis pour une baisse trÚs importante de l'impÎt sur le revenu dans l'occasion d'en d'en reparler. le la suppression des taxes par exemple sur les donations.

Là, il va avoir beaucoup de gens qui vieillissent. Il y a beaucoup d'argent qui qui dort, pardon de dire comme ça. Il faut permettre la transmission de cet argent pour devenir propriétaire.

On doit relancer le logement par exemple. Donc, je suis par exemple pour la suppression de la fiscalité sur les donations au moins pendant 2 ans pour permettre à cet argent de de circuler pour que les Français puissent donner à leurs enfants, leurs petits-enfants, leurs neveux, des gens qui ont envie de réussir dans la vie, de créer une entreprise. Donc, il y a une pression fiscale qui doit baisser.

Il y a réformé les retraites. On a suspendu la réforme des retraites. C'était nécessaire.

Je soutiens le premier ministre dans cela. Mais enfin bien que ce sera un problÚme énorme. Moi, je suis pour un pillet de capitalisation.

Je pense qu'il faut qu'on on mette fin Ă  un systĂšme gĂ©nĂ©ral de rĂ©partition et en mĂȘme temps, je ne suis pas favorable Ă  la retraite Ă  67 ans non plus. Donc il faut un Ă©quilibre entre le travail nĂ©cessaire qu'on doit on doit encourager les Français vers ce travail et puis un pilier de capitalisation qui nous permet de sortir de ce dĂ©bat sur l'Ăąge qui est un dĂ©bat trĂšs trĂšs difficile. Est-ce qu'il y ait aussi une rĂ©flexion sur l'Ă©tat de droit ?

On a vu que dans sa dĂ©claration de candidature Bruno Retaillot dĂ©nonce les dĂ©rives de l'Ă©tat de droit. Vous ĂȘtes d'accord avec lui ? Non, je suis pas d'accord.

Qu'il faille rendre plus perfectible notre Ă©tat. Bien sĂ»r, qu'il faille supprimer des agences, des autoritĂ©s administratives qui ont Ă©tĂ© trop nombreuses sans doute. Qu'il faille rendre plus rapide notre justice et peut-ĂȘtre modifier la loi pour que les juges qui ne sont que la bouche de la loi, les juges, ils appliquent la loi qu'il soit administratif ou qu'il soit judiciaire.

Bien sûr, c'est ce que je fais. C'est pour ça que je suis resté au gouvernement. J'ai envie de dire à Bruno Rotaillot, pourquoi es-tu parti du gouvernement ? tu avais les moyens de le faire quand tu étais ministre de l'intérieur et tu étais un bon ministre de l'intérieur.

Donc je pense qu'il faut que avec Bruno Rotaillot, nous travaillons ensemble pour modifier en effet des choses qui qui apparaissent absurde et je pense que Bruno Rota a raison de le dire notamment modifier la Constitution pour durcir la législation sur l'immigration. Bien sûr, on peut modifier bah la constitution elle a été modifiée plusieurs fois, elle le sera encore et c'est tout à fait normal. Moi, je suis favorable au référendum sur l'immigration qui évoque Bruno Rotaillot.

Pourquoi alors est-ce qu'Emmanuel Macron, expliquait-nous dans une interview à Radio J, mettant garde en disant il ne faut pas mettre en l'air notre constitution et donner l'impression que nos problÚmes viendraient de là. On peut modifier la Constitution et c'est tout à fait normal de le faire. C'est légitime de la part soit du peuple souverain, soit des représentants au parlement.

Voilà, c'est ce qu'a voulu le général de Gaul et on a beaucoup modifié la constitution. Simplement ce qu'a dit le président de la République et je suis totalement d'accord avec lui, c'est qu'il y a un état de droit. C'estàd l'état de droit, c'est que on doit pouvoir dans notre pays, encadré par des normes qui sont fondamentales, ne pas marcher sur le pied de la démocratie sous prétexte de rapidité, d'efficacité.

Regardez, monsieur Trump, il a été vu comme quelqu'un de trÚs efficace. On le voit surtout aujourd'hui comme quelqu'un qui vient trÚs fortement toucher le fondement de la démocratie américaine. Il libéral.

Ouais, pour dire le mot en Je sais pas ce que veut dire illibĂ©ral. C'est un mot compliquĂ©. que moi en tout cas ce que je constate c'est que les AmĂ©ricains peut-ĂȘtre se disent que c'est peut-ĂȘtre mieux de vivre en Europe.

On a moi quand je parle sur WhatsApp ou par texto Ă  mes voisins, je me dis pas que le gouvernement va m'Ă©couter et quand Ă  3h du matin, vous connaissez la phrase de Churchill, ça sonne Ă  la porte, c'est peut-ĂȘtre le laitier, mĂȘme si on se fait plus livrer de lait mĂȘme Ă  Tourcoin, en tout cas, c'est pas la police. VoilĂ . Donc je pense qu'il est trĂšs important que les cabinets d'avocats puissent ĂȘtre libres, que les juges soient indĂ©pendants, que les partis politiques puissent dire ce qu'ils ont Ă  dire et on n'est pas d'accord ensemble et on est lĂ  pour rĂ©gler les problĂšmes dĂ©mocratiquement.

Donc marcher sur l'état de droit ce prétexte d'efficacité, je pense qu'à la fin emporte notre démocratie et on l'a vu avec la violence qu'on évoquait tout à l'heure. Mais je suis d'accord avec Bruno Rotaillot, il faut plus d'efficacité politique et on peut travailler ensemble sur ce point. Une derniÚre question sur 2027 Géral Darman.

Jean Castex a confié aurait confié en privé lui aussi penser à l'élection présidentielle. Jean Castex, il a été avant Sébastien Lecnu le seul premier ministre vraiment apprécié par Emmanuel Macron. Est-ce que Ah bah c'est c'est oui en tout cas c'est on a eu largement de confidence en la matiÚre.

Est-ce que Jean Castex est poussé ou ou soutenu par Emmanuel Macron ? Je je n'ai pas parlé de ce sujet au président de la République, mais moi j'ai récemment encore revu Jean Cassex qui était un trÚs grand premier ministre avec qui moi j'ai trÚs bien travaillé, que je connais depuis trÚs longtemps. Vous a fait des confidences lui aussi ?

En tout cas, des confidences, ça reste entre deux personnes. Sinon, c'est c'est pas des confidences et je ne serai pas digne de la confidence qu'il a en moi. Et j'aime beaucoup Jean Castex comme j'aime beaucoup Xavier Bertrand qui lui aussi paraĂźt-il pense Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle et qui a un profil de gauliste social qui me plaĂźt Ă©galement comme chacun sait que j'apprĂ©cie Édouard Philippe qui mĂšne courageusement un combat au Havre et qui a des belles et grandes choses Ă  faire pour notre pays.

En tout cas, nous voyez bien qu'il y a des gens de grande qualitĂ©. On va pas tous ĂȘtre candidats au premier tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Ça n'a aucun sens.

Parlons déjà vous parlez d'une nécessaire mais vous parlez d'une nécessaire prise de conscience. Est-ce que parmi tous ceux que vous venez de citer, on peut rajouter Gabriel Atal, est-ce qu'il y a le début d'une prise de conscience dans les échanges que vous avez avec eux ? Je ne crois pas.

Aucun. Je dirais pas ça. Je crois pas.

Je crois que on fait comme si c'Ă©tait comme comme si c'Ă©tait comme avant. VoilĂ . Écoutez, ça fait 10 ans que nous sommes en responsabilitĂ© politique.

Dans un monde démocratique normal, l'alternance n'est pas un mal. On peut se dire en démocratie que un pouvoir ne reste pas toujours au pouvoir et les Français doivent doivent pouvoir choisir leur dirigeants politiques. Il y a pas de droit à rester au pouvoir.

J'ai l'impression qu'il y a des gens qui pensent qu'il y a un droit à rester au pouvoir. Non, il y a pas de droit à rester au pouvoir. Le pouvoir, les Français nous le reprennent quand ils le veulent.

C'est pour ça que je suis candidat aux élections municipales, que je me présente et que je pense qu'un homme politique doit se présenter aux électeurs parce que c'est les Français en l'occurence chez moi, c'est les habitants de Tourcoin qui décident si c'est stop ou encore. Voilà, ça c'est trÚs démocratique. Et quand il y a un jugement du peuple et on voit que le peuple a besoin, a une envie d'espoir, de projet, de changement, bah il faut qu'on le prenne en considération et il y a pas de droit à un jour le RA national va gagner desctions présidentielles si nous continuons à montrer qu'il y a un droit à donc soyons modestes, soyons humbles, travaillons pour les Français.

C'est pour ça que je suis ministre pour pouvoir travailler pour les Français. J'ai fait des Jeux Olympiques et sa sĂ©curitĂ© au ministĂšre de l'intĂ©rieur, l'impĂŽt Ă  la source au ministĂšre des compes publics, les prisons de haute sĂ©curitĂ©. Je pense qu'il voit que je fais des choses pratiques et je vois que peut-ĂȘtre que c'est une des raisons pour lesquelles ils soutiennent en partie mon action.

Mais aussi, disons-leur qu'on n'est pas immodeste, qu'on comprend qu'on va se mettre en danger devant eux et on va leur prĂ©senter un nouveau projet. Mais il faut y rĂ©flĂ©chir ensemble et ça peut pas ĂȘtre une bataille d'ego. VoilĂ , c'est tout.

Puisque vous parliez GĂ©rold Darmanin du Rassemblement national dans l'affaire des assistants parlementaires, la cour d'appel rendra sa dĂ©cision le 7 juillet, 15 mois aprĂšs le jugement de premiĂšre instance. Euh Marine Le Pen a-t-elle bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une justice d'exception euh pour lui permettre Ă©ventuellement d'ĂȘtre candidate Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle ? parce que ce dĂ©lai, il faut le dire, est trĂšs court.

Je crois que l'organisation de la justice a Ă©tĂ© au rendez-vous du processus dĂ©mocratique trĂšs important qui est la prĂ©sidentielle et donc que la le tribunal de Paris puis la cour d'appel de Paris et demain peut-ĂȘtre la Cour de cassation se soit organisĂ©e en leur indĂ©pendance puisque c'est un acte juridictionnel pour pouvoir dire aux Français voilĂ  quels que soient les candidats qui se prĂ©sentent Ă  vous, voici ce que euh ils sont possibles, ce qui peuvent Donc le processus dĂ©mocratique mĂ©ritait une justice rapide. Oui, rapide en mĂȘme temps. Regardez, madame Le Pen a passĂ© plusieurs jours par plusieurs semaines Ă  la cour d'appel.

Vous avez vu que le dĂ©libĂ©rĂ© le 7 juillet, on peut pas dire que ce soit extrĂȘmement rapide non plus. Donc la justice prend son temps dans une affaire trĂšs complexe avec beaucoup de prĂ©venus. Il y a pas que madame Le Pen.

Mais c'est normal que la justice puisse dire aux français il n'y a pas de dép d' dépé d'amoclÚ pour pouvoir choisir votre candidat présidentielle. Laoris Boot. Gérald Armanin dans un sondage ifop la tribune.

Vous ĂȘtes le ministre le plus apprĂ©ciĂ© du gouvernement. Est-ce que vous voyez rester Ă  votre poste jusqu'Ă  la prĂ©sidentielle de 2027 ? C'est pas moi qui choisis, c'est le prĂ©sident de la RĂ©publique.

Mais oui, je me vois bien travailler jusqu'au bout pour les Français et nous verrons bien euh ce qui se passe. Ça fait 9 ans que je suis ministre. J'essaie d'ĂȘtre utile Ă  mes concitoyens.

Ministre, c'est pas un métier. Je retournerai à Tourcoin dans ma commune lorsque ce sera fini. Mais je suis trÚs heureux tous les jours de mettre de l'énergie pour ne pas faire que des gens soient libérés de prison par exemple alors qu'ils ont que mis des méfets pour pouvoir réduire les délais de la justice quand vous attendez un divorce ou pour mettre de cÎté les narcotraafiquants pour pas qu'il nous qu'il nous inquiÚtent plus qu'il nous inquiÚte.

Donc oui, je suis utile chaque jour à mon pays et si le président de la République le veut, je serai heureux de continuer. Le grand jury [musique] question express. Quelques questions avant de revenir ce que sur ce que vous faites au ministÚre de la justice.

Question express donc c'est des réponses par oui ou par non pour ou contre. Allez-vous rapatrier en France les familles de djihadistes français enfermés au camp en Syrie ? Un risque d'évasion existe depuis que des milliers de femmes et d'enfants se sont enfuis d'un autre camp ces derniÚres semaines.

Alors, de ce que c'est ma décision revient au président de la République, je participe à cette décision comme d'autres ministres mais non puisque j'ai compris que nous avons les assurances qu'il n'y aura plus de fuite de de de djihadistes français ou binationaux. Il faut que les français la question n'est plus d'actualité aujourd'hui. Exactement.

Il faut qu'il comprennent cependant les Français que si jamais ces personnes s'en vont de ces prisons, c'est un risque aussi pour notre territoire national. On se rappelle des attends 2015 mais aujourd'hui ce n'est plus le cas. C'était le sens de la question.

Périne Tarna dans la campagne municipale à Paris qui soutenez-vous ? Rachid Adati ou Pierrive Bournazel ? Alors Rachid Adati avec beaucoup de motivation parce qu'il faut que la droite gagne à Paris et ce matin j'ai soutenu dans le 9e arrondissement une excellente mÚre Delphine Burky.

J'Ă©tais inaugurĂ© Ă  sa permanence ce qui m'a permis d'ĂȘtre avec vous juste aprĂšs parce que gĂ©nĂ©ral le dimanche je suis Ă  Tourcoin. Êtes-vous favorable au recours Ă  l'intelligence artificielle pour que les camĂ©ras dans les commerces puissent dĂ©tecter les voleurs ? Il y a une proposition de loi.

Moi, je suis favorable à ce que la nouvelle les nouvelles technologies nous aident pour la sécurité. Donc, si c'est encadré, évidemment, il faut que le Parlement se penche sur cette question. On peut pas faire n'importe quoi.

Évidemment que les camĂ©ras de vidĂ©o protection, l'intelligence artificielle, la reconnaissance faciale est une bonne chose pour la sĂ©curitĂ© de notre pays Ă  condition que ce soit encadrĂ© bien Ă©videmment. Le grand jury, tout est politique. On en revient Ă  vos fonctions.

Présidentielle, ministre de la présidentielle, pardonnez-moi, ministériel. [rires] Derman un lapsus. Euh vous voulez supprimer ce qui s'appelle l'excuse de minorité.

Cette semaine, un adolescent de 15 ans a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  17 ans de prison pour l'assassinat d'un chauffeur de VTC. Il devait exĂ©cuter un contrat pour un trafiquant de drogue. Sans l'excuse de minoritĂ©, il aurait pu ĂȘtre condamnĂ© Ă  la rĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ©.

C'est ce que vous souhaitez. Bon, je souhaite pas qu'une condamnation réclusion à la perpétuité. Je je pense que les mineurs d'aujourd'hui sont plus ceux de 1945 et on a vu avec la loi que portait courageusement d'ailleurs Gabriel Atal que le Conseil constitutionnel et censurer ses dispositions que je soutenais que j'avais enrichi parce que le Conseil constitutionnel a dit c'est à la constitution c'est la constitution qu'il faut changer.

Bon bah tacte trÚs bien il faut respecter le Conseil constitutionnel qui est trÚs important dans notre pays mais on a le droit de modifier la constitution. Je suis pas la France sorte de la convention internationale des droits de l'enfant. Il y a des pays qui ont un certain nombre de dispositions trÚs différents des nÎres et qui sont signatures de cette signataur de cette convention parce que ce que je dis ce n'est pas qu'il faut supprimer totalement l'excuse de minorité, il faut le permettre au juges de le donner mais de maniÚre exceptionnelle.

Donc elle existera toujours mais c'est au juge de le dĂ©cider. Et deuxiĂšmement, je dis que les mineurs doivent toujours ĂȘtre jugĂ©s par les tribunaux pour enfants. Il faut toujours une justice spĂ©cialisĂ©e.

C'est ce que dit cette convention internationale, madame. Mais on voit bien qu'aujourd'hui euh une partie des mineurs qui commettent des actes extrĂȘmement graves euh doivent ĂȘtre jugĂ©s plus sĂ©vĂšrement et en tout cas que la justice française doit juger plus sĂ©vĂšrement. Vous voulez plus de sĂ©vĂ©ritĂ© pour ces mineurs, GĂ©ral Darmanin ?

Et dans le mĂȘme temps, vous avez annoncĂ© la fermeture des centres Ă©ducatifs fermĂ©s pour crĂ©er des unitĂ©s judiciaires Ă  prioritĂ© Ă©ducative. Est-ce qu'il y a un changement de doctrine ? Est-ce que le fait d'Ă©duquer euh d'accompagner ces jeunes euh est plus important ?

Il y a euh aujourd'hui 400000 enfants qui sont placĂ©s euh Ă  l'aide sociale Ă  l'enfance dont la moitiĂ© euh sont vraiment placĂ©s dans des foyers. Et il y a par ailleurs quelques milliers de jeunes qui sont souvent d'ailleurs des victimes de leur enfance oĂč ils ont Ă©tĂ© maltraitĂ©s, violĂ©s, torturĂ©s qui sont aussi des auteurs, c'estĂ dire donc potentiellement des dĂ©linquants ou des criminels. Il y a des actes criminels graves, des actes de torture et de barbarie, des assassinats quand on a 14 15 et 16 ans en France dans les centres Ă©ducatifs fermĂ©s n'a pas rĂ©ussi Ă  freiner cette augmentation inexorable de la violence des mineurs.

Et par ailleurs, j'ai constatĂ© que ce centre Ă©ducatif fermĂ© n'Ă©tait pas fermĂ© puisque il y a le mĂȘme taux de fugue que dans les autres foyers et que d'autre part, c'Ă©tait pas Ă©ducatif. Ils ont 5 heur de cours par semaine quand dans le monde classique de l'Ă©ducation nationale, ils en ont 25. Donc moi ce que j'ai fait, c'est que j'ai changĂ© cela.

J'ai créé des nouvelles unitĂ©s en effet oĂč l'Ă©ducatif est en premier le point le plus important. Donc on recrute des professeurs directement dĂ©sormais au ministĂšre de la justice pour avoir les 20 heures de cours qu'ils doivent avoir quand ils sont aux mains de la justice. Et je j'interdis par exemple les tĂ©lĂ©phones portables.

Aujourd'hui les tĂ©lĂ©phones portables n'Ă©taient pas interdits dans les centres Ă©duca. Est-ce que pour les mineurs aussi la justice doit ĂȘtre plus rapide ? Alors, elle a commencĂ© Ă  ĂȘtre plus rapide puisque ce qu'a portĂ© mon antĂ© prĂ©dĂ©cesseur Éric Dupont Moretti fonctionne, hein.

Le code 6 et mineur, on est passé grosso modo de 15 mois à 8 mois pour une condamnation pour un mineur. C'est c'est une bonne chose mais il faut continuer à plus de rapidité parce que pour un enfant de 13 14 15 16 ans 1 an c'est beaucoup dans votre vie pour vous construire ou pour essayer de vous reconstruire. Donc oui, il faut continuer à ce que cette justice soit plus efficace.

Pour ĂȘtre efficace, il faut plus de moyens humains notamment. Donc recruter plus or c'est un domaine oĂč vous peinez Ă  recruter qui n'attire pas beaucoup. Qu'est-ce que vous allez faire pour essayer d'attirer un peu plus de personnel humain ?

Mieux les payer par exemple ? Oui, il y a des meilleures rĂ©munĂ©rations. Il y a le statut de la fonction publique que l'on doit consolider parce que ce sont des agents rĂ©galiens de l'État et puis redonner du sens Ă  leur mĂ©tier.

Ce que je fais, c'est ce que je fais avec mon les nouveaux nouvelles unités que que je porte, mais aussi dans dans le travail qu'on doit faire avec les autres élus et notamment pour l'aide social à l'enfance. Moi, je veux redire à quel point euh nous sommes dramatiquement responsables collectivement de de cette jeunesse qui est sacrifiée. 400000 enfants qui sont placés mais parfois on attend des mois et des mois et des mois alors qu'il y a une condamnation de justice.

Il a une décision pour placer un enfant qui est violé, qui est torturé dans son foyer pour le placer ailleurs. Donc je pense qu'un éducateur qui suit ses enfants, qui voit que la décision de justice pour lequelle il a travaillé ne mÚne pas au placement pour le protéger, c'est normal qu'il soit déprimé et qu'il s'en aille de cette administration. Donc on a à faire pour les soci enfant un travail énorme et ça aidera quand on redonnera du sens à la protection des enfants de donner du sens à ce métier formidable qui su d'éducateur de la piste Boot.

Goldana, oĂč en ĂȘtes-vous de votre idĂ©e de trĂšs courte peine ? Je rappelle le principe de la prison quelques jours dĂšs le premier fait le plus grave pour dissuader de de rĂ©cidiver on est dovute de cette prise alors c'est dĂ©jĂ  mĂȘme quelques mois puisqueaujourd'hui il y a moins de 6 mois de prison. On n'a pas le droit de d'aller en prison hein puisque dans le code pĂ©nal il y a Ă  la fois des infractions de quelques mois de prison et en mĂȘme temps un article qui dit pas de prison pour quelques mois de prison.

Donc c'est absurde. Le résultat c'est que les gens cumulent les condamnations avant finalement de se retrouver en prison avec des peines plus longues. Exactement.

Le résultat c'est qu'on a plus de surpopulation carcéral qu'ailleurs. Que les gens passent plus de temps en prison qu'ailleurs parce qu'ils sont récidivistes. Et le résultat c'est qu'on fait plus de récidif qu'ailleurs puisqu'on a plus de 60 % des cent de prison qui récidivent.

Donc c'est un systÚme qui ne fonctionne pas. passer la loi que je présente demain au syndicat et que je présente dans un mois au conseil des ministres. Ces courtes peines sont rétablies comme la révocation du surcis, comme la fin d'aménagement de peine obligatoire dans la loi que je proposerai au parlement.

À propos de la prison, est-ce qu'il est vrai, c'est un chiffre que j'ai lu cette semaine que 4000 emplois sont vacants pour la pĂ©nitentiaire, pour les prisons ? Non, il est vrai qu'il manque 4000 agents pĂ©nitentiaires pour que nous ayons des agents pĂ©niteniaires qui soient totalement en sĂ©curitĂ©. C'estĂ  dire que Mais donc c'est fautes de recrutement ou c'est non c'est faute de d'argent ?

Non non les concours sont pleins. C'est un trÚs beau métier d'ailleurs dont on a augmenté la rémunération d'agents pénitentiaires. Difficile métier, trÚs courageux métier mais un trÚs beau métier qui a fermeté et humanité mais c'est vrai qu'il manque 4000 agents pénitencies.

Il y en a 45000 aujourd'hui il en manque 4000 pour que ces agents puissent travailler correctement. pour désengorger les prisons. Recr 1000 de plus cette année par ou pour désengorger les les prisons.

Vous vouliez notamment euh expulser des Ă©trangers condamnĂ©s par rapport Ă  vos objectifs. Vous en ĂȘtes oĂč ? Bah ça avance 19000 dĂ©tenus Ă©trangers.

C'est ça. Alors ils sont pas tous condamnés définitivement. Il y en a beaucoup qui sont en détention provisoire.

Ils attendent leur condamnation. Donc on va pas expulser quelqu'un qui n'a pas encore été condamné. Sinon, évidemment, la victime de viol et vous vous arrivez à expulser ce qui semble toujours difficile.

Alors, plusieurs milliers puisque j'ai publié les chiffres avec une augmentation de 7 % par rapport à l'année derniÚre, nous avons une petite difficulté avec un nombre de pays puisque aujourd'hui nous n'avons pas de convention euh qui permet de passer au-dessus la vie de du détenu. Et donc, nous travaillons avec le Maroc par exemple, nous travaillons avec le Brésil par exemple pour pouvoir expulser sans la vie du détenu quelqu'un qui est dans notre détention. Donc on a beaucoup commencé à expulser mais on doit continuer à le faire beaucoup plus drastiquement.

On doit baisser le nombre d'étrangers dans nos prisons et je travaille particuliÚrement. Merci beaucoup Gérald Armanin pour ce grand jury. Bon dimanche à tous et on se retrouve la semaine prochaine.

Le [musique] grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6. [musique] Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr. fr [musique] tout de suite sur public sénat malgré les galÚres communes, ce qui [musique] oppose Benoßt et Arthur est plus fort que ce qui les unit.

Le modÚle d'Arthur est défendu par le syndicat majoritaire des agriculteurs, la FNSEA, promoteur des mégabassines. Le modÚle de Benoßt est porté par l'autre syndicat [musique] minoritaire, la Confédération paysane qui s'oppose farouchement au mégabassine. Deux modÚles, [musique] deux camps, deux philosophies.

C'est peut-ĂȘtre abstrait pour beaucoup d'entre vous, mais pour les agriculteurs, [musique] c'est trĂšs concret et cela provoque d'Ă©normes tensions. L'eau se rarĂ©fie. Nous allons manquer d'eau et eux en manquent dĂ©jĂ .

Dans monde agricole, la fracture de l'eau. Christophe et Michanique nous plongent au cƓur du marais poids de vin. Terre d'affrontement entre deux types d'agriculture, deux modĂšles et mĂȘme deux visions.

L'affaire de la mégabassine de Sainte Soline en est une illustration. Que faire face à cette pénurie annoncée ? Faut-il complÚtement revoir notre modÚle d'agriculture ?

Que dire à tous ceux qui se sont endettés pour coller au modÚle passé ? Je vous retrouve juste aprÚs le film pour en débattre avec nos invités. [musique] Votre documentaire suivi d'un monde en doc samedi prochain à 21h sur publicsena et sur publicsena.fr.

Et la santé, [musique] ça va. En France, 13800000 personnes ont plus de 65 ans et prÚs de 9 seiors sur 10 souhaitent vieillir chez eux. [musique] Pourtant, quand la dépendance arrive, l'PPAD apparaßt bien souvent comme la seule issue.

Alors, question : Existe-t-il [musique] de vraies alternatives à l'PAD et comment anticiper la perte d'autonomie ? Pour en débattre, je reçois Ansouri