Alexandre Loubet invité de France Info
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui motive un jeune de 22 ans comme vous à défendre des idées souverainistes, eurosceptiques ?
- 0:22OuverteRéponse directe
Parce qu'il y a 30 ans, on était pris de liberté, on voulait combattre les frontières, on voulait des échanges justement pour vous, tout ça c'est un danger ?
- 0:52OuverteRéponse directe
Et ça, ça vous plaît ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Et celle de Nicolas Dupont-Aignan peut gagner ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Donc vous voulez un peu plus de patriotisme, de défense, de protectionnisme ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Parlez-moi de l'Union Européenne. Vous êtes contre l'Europe ou contre l'Europe de Bruxelles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Invité politiqueFait
« la liberté, oui la jeunesse en veut et ne s'acquiert que par la souveraineté justement. »
- 0:44Invité politiqueChiffre
« Nicolas Dupont-Aignan a tenu un grand meeting, nous étions près de 1500 présents à Paris »
- 0:55Invité politiqueFait
« depuis 30 ans, pas un seul gouvernement, qu'il soit de droite comme de gauche, n'a laissé le pays dans un meilleur état qu'il ne l'a trouvé. »
- 1:05Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui nous nous retrouvons avec un chômage de masse à près de 10%, chez la jeunesse à près de 25%. »
- 1:34Invité politiquePromesse
« Celle de Nicolas peut gagner, et je suis convaincu même qu'elle gagnera »
- 2:08Invité politiqueChiffre
« ça fait 10 ans qu'on est en train de détruire complètement toute politique patriote, et qu'est-ce qu'on constate ? Eh bien qu'on a eu près de 10 millions d'emplois qui ont été délocalisés. »
- 2:18Invité politiquePromesse
« nous voulons accorder par exemple des bonus aux entreprises qui viennent s'implanter en France, en divisant par exemple l'impôt sur les sociétés de moitié pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices dans notre pays »
- 2:36Invité politiqueChiffre
« à travers l'Union Européenne, quand on voit qu'on donne 8 milliards chaque année à l'Union Européenne, on est en train finalement de financer la concurrence. »
- 3:35Invité politiqueFait
« Alstom était un floron national avec des centaines et des milliers de brevets qui maintenant appartiennent à un géant américain »
- 4:00Invité politiqueChiffre
« Airbus, si je ne me trompe pas, je crois que c'est à peu près 13 000 emplois dans les alentours de Toulouse, en France. »
- 5:36Invité politiqueChiffre
« le Parti Socialiste et l'UMP, désormais les soi-disant Républicains, votent à plus de 90% pareil au Parlement européen »
- 5:55Invité politiqueChiffre
« plus de deux tiers des Français n'en veulent plus. »
- 6:46Invité politiqueFait
« nos gouvernants, et encore aujourd'hui, ont décidé de ne pas nous armer face à un ennemi. »
- 6:58Invité politiqueFait
« La France est en guerre, le Premier ministre l'a dit, et sa seule réponse a été de dire qu'il fallait s'habituer, notamment pour nous, jeunesse de France, s'habituer à vivre avec le terrorisme. »
- 7:06Invité politiquePromesse
« Nicolas Dupont-Aignan a des propositions concrètes pour lutter, et pour un minimum éviter ce genre de menaces, par exemple avec l'arrestation préventive de tous les potentiels terroristes en France. »
Temps de parole
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Bonsoir Alexandre Loubet.
Bonsoir Catherine Petier.
Vous êtes étudiant à Sciences Po, vous êtes président des jeunes de Debout la France, c'est le parti de Nicolas Dupont-Aignan qui est donc candidat à la présidentielle. Qu'est-ce qui motive un jeune de 22 ans comme vous à défendre des idées souverainistes, eurosceptiques ? Parce qu'il y a 30 ans, on était pris de liberté, on voulait combattre les frontières, on voulait des échanges justement pour vous, tout ça c'est un danger ?
Absolument pas, je vais vous dire très franchement, la liberté, oui la jeunesse en veut et ne s'acquiert que par la souveraineté justement. Vous savez aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan a tenu un grand meeting, nous étions près de 1500 présents à Paris et justement Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle, a pu dessiner sa vision pour 50 ans, sa vision finalement pour une jeunesse.
Et ça, ça vous plaît ?
Exactement, une jeunesse qui a été abandonnée. Moi je pars d'un constat très objectif, depuis 30 ans, pas un seul gouvernement, qu'il soit de droite comme de gauche, n'a laissé le pays dans un meilleur état qu'il ne l'a trouvé. Aujourd'hui nous nous retrouvons avec un chômage de masse à près de 10%, chez la jeunesse à près de 25%. Donc très franchement à aujourd'hui, qu'est-ce que je constate tout simplement, c'est que les politiques qui ont été menées ont échoué.
Et celle de Nicolas Dupont-Aignan peut gagner ?
Celle de Nicolas peut gagner, et je suis convaincu même qu'elle gagnera, pour la simple et bonne raison, tout simplement qu'elle réanime, elle redresse les énergies qui ont été, je dirais, abandonnées, délaissées, écrasées par nos politiques qui ont été menées jusqu'à aujourd'hui. Si on prend l'exemple très simple d'Alstom par exemple, Alstom a été racheté par les Américains, General Electric, tout simplement parce que les Etats-Unis mènent une diplomatie économique. Nous sommes ancrés dans la mondialisation, et c'est très bien, seulement il ne faut pas être naïf.
Il faut que l'Etat puisse porter ses entreprises, porter son économie, accompagner son économie, sans trop d'interventionnisme bien évidemment, avec du libéralisme bien évidemment.
Donc vous voulez un peu plus de patriotisme, de défense, de protectionnisme ?
Exactement, et vous savez, je vais vous dire, ça fait 10 ans qu'on est en train de détruire complètement toute politique patriote, et qu'est-ce qu'on constate ? Eh bien qu'on a eu près de 10 millions d'emplois qui ont été délocalisés.
Nous, nous voulons une politique finalement de fabriquer en France, nous voulons accorder par exemple des bonus aux entreprises qui viennent s'implanter en France, en divisant par exemple l'impôt sur les sociétés de moitié pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices dans notre pays, tout simplement parce que nous voulons que l'Etat ne soit plus naïf, se batte dans la mondialisation pour les emplois des Français, tout simplement parce que nos dirigeants ont un mandat, c'est celui des Français. A aujourd'hui, notamment à travers l'Union Européenne, quand on voit qu'on donne 8 milliards chaque année à l'Union Européenne, on est en train finalement de financer la concurrence.
Alors justement, parlez-moi de l'Union Européenne. Vous êtes contre l'Europe ou contre l'Europe de Bruxelles ?
Aucun des deux. Nous sommes contre l'Union Européenne qui est actuellement dirigée par Bruxelles, on peut dire, c'est-à-dire cette commission européenne de technocrates qui est en train justement de désarmer nos États face à la guerre économique que nous subissons en permanence, qui a retiré nos libertés en matière de justice, en matière de contrôle des frontières, qui a retiré nos libertés en matière économique.
Trop interventionniste l'Europe de Bruxelles ?
Je ne dirais pas forcément trop interventionniste, je dirais que cette Union Européenne-là est trop contraignante. C'est-à-dire qu'elle écrase en permanence toute décision que voudraient prendre les États. Elle est en train d'écraser nos entreprises qui se laissent, je dirais, mais naïvement racheter, alors que Alstom était un floron national avec des centaines et des milliers de brevets qui maintenant appartiennent à un géant américain, tout simplement parce que, à cause des règles de l'Union Européenne, eh bien, l'État, M. Montebourg à l'époque, n'ont pas pu intervenir pour défendre les emplois, tout simplement, des Français.
Alexandre Loubet, l'Europe a aussi permis des projets, des constructions comme Ariane, comme Airbus.
Airbus, moi je vais vous dire, je suis Toulousain, j'ai beaucoup de membres dans ma famille qui travaillent de près ou de loin avec Airbus, enfin au sein d'Airbus, en tout cas. Et Airbus, si je ne me trompe pas, je crois que c'est à peu près 13 000 emplois dans les alentours de Toulouse, en France. Et Airbus, justement, c'était à l'époque d'une Europe qui fonctionnait, c'était une Europe des coopérations, des gouvernements qui se sont mis autour de la table et qui ont dit, eh bien voilà, moi j'ai des avantages comparatifs dans ce secteur-là, donc je vais les faire profiter.
Et aujourd'hui, Airbus a des centres de recherche, des centres de, comment dirais-je, des usines de production au travers de toute l'Europe en profitant des avantages de chaque pays. Et finalement, c'est exactement la vision de l'Union Européenne que nous voulons. C'est une Europe des coopérations, des nations libres et qui permettent aux individus véritablement d'être libérés de ce joug qui nous étouffe.
Expliquez-moi quand même, Alexandre Loubet, vous êtes donc à Sciences Po, je le disais. Oui. Comment ça se passe à Sciences Po ? Est-ce que c'est compliqué de faire exister le patriotisme français ?
Oui et non. Je vais vous dire. Oui, parce que dans les débuts, quand je suis arrivé, là j'ai terminé ma quatrième année, effectivement, peu de monde osait s'identifier en tant que tel parce qu'il y avait une forte pression sociale. Eh bien, je peux vous dire que nous nous sommes repérés les uns les autres et nous avons décidé de créer une association qui s'appelle critique de la raison européenne pour justement, par-delà les clivages, avec des gens qui soient du Front de Gauche, du MRC, des Républicains, du Parti Socialiste, peu importe, des gens qui avaient à cœur la volonté de rendre la liberté démocratique à notre pays et de redonner tous les leviers à notre pays.
Les clivages droite-gauche, ça c'est du passé pour vous ? C'est la politique du passé ?
Oui, je considère que c'est principalement du passé, tout simplement parce qu'ils ont été dévoyés par les partis qui prétendent les incarner. Quand on voit aujourd'hui que finalement, le Parti Socialiste et l'UMP, désormais les soi-disant Républicains, votent à plus de 90% pareil au Parlement européen, moi je me demande très sincèrement quelle est la différence qui demeure encore aujourd'hui entre ces deux mouvements qui prétendent, je ne veux pas, représenter les Français. Aujourd'hui, on voit que plus de deux tiers des Français n'en veulent plus. Il faut tout simplement nettoyer cette politique et mettre des gens de nouveau.
Je crois que le XXIe siècle est finalement annonciateur d'une société nouvelle, basée sur des équilibres nouveaux, on a besoin de dirigeants nouveaux.
Alors la politique, Alexandre Loubet, c'est la politique intérieure, mais c'est aussi l'international. Je voudrais qu'on écoute Nicolas Dupont-Aignan.
J'ai le droit de penser ce que je veux sur Poutine. Je dis que Poutine est un grand chef d'État pour la Russie, et que si on avait eu aux États-Unis et en France de vrais chefs d'État, on n'aurait pas eu l'État islamique, les attentats en France, et maintenant le massacre d'Alep.
Vous ne pensez pas que Nicolas Dupont-Aignan va un peu loin lorsqu'il dit qu'il n'y aurait pas eu d'AECH, pas d'attentats en France, si on avait eu de meilleurs chefs d'État en France et aux États-Unis ?
Le risque zéro n'existe pas. Ça Nicolas Dupont-Aignan en est absolument conscient, je pense qu'on en est tous conscients ici, quelles que soient les politiques mises en œuvre, il est évident que le risque zéro n'existe pas. Seulement, ce que je constate, c'est que depuis trop d'années, nos gouvernants, et encore aujourd'hui, ont décidé de ne pas nous armer face à un ennemi. La France est en guerre, le Premier ministre l'a dit, et sa seule réponse a été de dire qu'il fallait s'habituer, notamment pour nous, jeunesse de France, s'habituer à vivre avec le terrorisme.
Moi, tout simplement, ce que je constate, c'est que Nicolas Dupont-Aignan a des propositions concrètes pour lutter, et pour un minimum éviter ce genre de menaces, par exemple avec l'arrestation préventive de tous les potentiels terroristes en France.
C'est un régime autoritaire que vous préconisez ?
C'est un régime de bon sens, pas du tout autoritaire.
Merci beaucoup Alexandre Loubet, président des jeunes de Debout la France, qui est le parti de Nicolas Dupont-Aignan.
Alexandre Loubet