Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 48 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:03Invité politiqueFait
« les mêmes osent dire à quelqu'un vous êtes dans la main de qui ? à propos de son élection et de reprendre les pires calomnies à notre sujet sur les dealers qui coquis »
- 2:23Invité politiqueFait
« C'est absolument dégoûtant. Moi ça me fait mal au cœur, je vous le dis. C'est mon pays quoi. C'est notre pays. »
- 3:51Invité politiqueFait
« nous avons entièrement retourné une situation dont on nous avait dit que ce serait pour nous une punition exemplaire. »
- 5:18Invité politiqueFait
« c'était bien un tracnard, il a bien été fait en toute connaissance de cause par la police locale qui n'a rien fait »
- 19:01Invité politiqueFait
« les assassinats ciblés de dirigeants politiques de la nation iranienne, quoi qu'on pense de ses dirigeants et de son régime, le pilonnage de bombardement qui fait que plus de 3 millions de personnes se sont ont déjà été déplacées dans ce pays »
- 20:28Invité politiqueFait
« Netaniau sortirait des frontières d'Israël pour annexer le lit de banan sud, annexer le plateau du Golan pour régler d'un seul coup toute une série euh de problèmes »
- 21:51Invité politiqueChiffre
« chaque année, depuis euh au moins 30 ans, euh chaque année euh l'Assemblée générale des Nations- Unies condamne euh l'embargo et le siège de Cuba qui est mené par les États-Unis d'Amérique. »
- 25:55Invité politiqueChiffre
« le niveau d'abstention le plus élevé depuis le début de la 5e République pour des élections locales. Ça mérite réflexion tout de même. »
- 28:02Invité politiqueFait
« Les gens ont dans la tête une expérience concrète. Cette expérience concrète, c'est le vote de 2024 qui n'a servi à rien. »
- 38:30Invité politiqueFait
« Regardez quand vous êtes dans une situation où dans 7 communes sur 10 7/ 10, il n'y a qu'une seule liste. En quoi consiste ce grand moment de démocratie locale qui est euh le vote communal ? En rien du tout. »
- 43:57Invité politiqueChiffre
« La France insoumise est la seule organisation politique qui est progressée sans discontinuer à toutes les élections depuis 2017. »
- 46:38Invité politiqueFait
« les mouvements populaires de masse fonctionnent toujours en dynamique. Il y a que les poulets d'élevage qui croient qu'ils viennent pour ramasser leur héritage »
- 55:31Invité politiqueFait
« Non madame, je n'ai jamais dit ça. Ah bon ? Ah bon ? »
- 57:35Invité politiqueChiffre
« Nous sommes les seuls à avoir progressé. Et une autre nouvelle qui m'a fait beaucoup de bien compte tenu de ce que je bouffe comme pas mal d'entre vous depuis 1983 »
- 1:00:15Invité politiqueChiffre
« Il y a 56 listes les filles au second tour dans les villes de moins de 50000 habitants et plus de 60 listes qui partout ont fait plus de 20 %. »
- 1:00:53Invité politiquePromesse
« Si les gens sont éduqués à pratiquer le référendum d'initiative citoyenne localement, ils en auront envie nationalement. »
- 1:09:12Invité politiqueFait
« Il pleut, ça va profiter au Front National, au Rassemblement national. Il fait sexe, ça va profiter au Rassemblement national. »
- 1:11:21Invité politiqueFait
« La social-démocratie ne peut plus avoir d'avenir. »
- 1:12:49Invité politiqueFait
« La jonction est d'une part nécessaire, d'autre part incontournable avec l'écologie politique. »
- 1:20:26Invité politiqueFait
« La jeunesse qu'on a qui était à un âge devient une classe sociale dans un pays où on décide de modifier la paye de quelqu'un d'après son âge. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon99 %
≈ 2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Merci. Ça y est, ça marche. [applaudissements]
[applaudissements]
Et ben, bonsoir à tout le monde. Salut jeune fille. Notre tête de liste lyonnaise est parmi nous. Alors, ça vaut la peine Anaïs [acclamation] qu'on se voit.
[applaudissements]
Je sors d'une petite séance de préparation puisque nous avons aussi retourné cette situation là. Ils avaient l'intention de faire un petit truc à deux là à la télé. Finalement, il faut bien qu'ils acceptent quand même de temps à autre le résultat des élections. Alors [applaudissements] voilà, Sopia sera donc Salut Damien. Et Sopia sera donc tout à l'heure au débat. Ça va être pas mal. Vous aurez le temps de passer de à Allô.
[applaudissements]
Bon, je comprends que vous soyez bien joyeux. Je le suis tout autant que vous. comme la plupart d'entre vous sont des militants, des personnes engagées, vous avez dans les bottes la campagne et il faut bien admettre qu'elle fut rude parce que nous nous y sommes tous et toutes engagés de toutes nos forces, de toute notre disponibilité et il faut bien admettre que on fatigue tous au bout d'un moment, hein.
Alors moi, j'en suis là mais pénétré par cette sorte de joie particulière qui nous anime depuis dimanche soir en même temps que le sentiment d'un immense dégoût à l'égard de ceux qui à peine 24 heures étant passé recommencer dans un registre plus grave, plus profond qu'auparavant leur odieux racisme leur dégoûtante manière de s'adresser aux autres notamment quand ils viennent du peuple comme ce fut le cas à l'égard de Bali vous l'avez vu. l'autre matin, c'était à vomir et que des gens croient
[applaudissements]
les mêmes [applaudissements] les mêmes qui prétendent que j'ai ironisé sur des noms et cetera, les mêmes osent dire à quelqu'un vous êtes dans la main de qui ? à propos de son élection et de reprendre les pires calomnies à notre sujet sur les dealers qui coquis, c'est-à-dire des arguments qui sont dans le fond de nos poubelles, nous jetons nos ordures quand nous utilisons les journaux de droite pour d'extrême droite pour amortir le choc. C'est absolument dégoûtant. Moi ça me fait mal au cœur, je vous le dis. C'est mon pays quoi. C'est notre pays. Et voir ça, imaginez-vous ça n'importe où ailleurs, on pousserait des cris et là c'est devenu banal.
Et puis vous avez là la princesse qui dit "Oui" et bien il a pu rectifier. Bah voyons hein, il a pu rectifier donc de quoi il se plaint hein. Voilà tout ça pour cette phrase sur les les soi-disant la ville des noirs parce qu'ils sont comme ils savent ils connaissent pas Shakespeare, ils connaissent pas non plus rien du tout et ils ne connaissent pas la formule la ville des rois morts et des et du peuple vivant qui est la formule qu'a utilisé Bali. Voilà, je vous le dis pour tout de suite vider mon sac de l'amertume qui pourrait s'y trouver à un moment où on doit avoir ensemble un travail de réflexion. Vous devinez tous que je m'en suis aperçu trop tard.
Ma parole est en partie captive puisque nous sommes entre deux tours et donc je suis astreint à la plus grande prudence sur tous les sujets et retenir mes mauvaises habitudes des fois de passer un peu au-delà de la ligne par le goût de la plaisanterie. Ce n'est pas en politique finalement le deuxème degré ça marche pas hein. C'est il faut pas il faut pas il faut pas. Alors nous avons tous compris que nous avons entièrement retourné une situation dont on nous avait dit que ce serait pour nous une punition exemplaire.
Et voyez-vous ce qui s'est passé tout au long de la campagne, c'est que quand bien même les difficultés semblaient s'accumuler, quand bien même à certains moments, on se sentait plus qu'encerclé, je pense au lendemain de l'événement de Lyon lorsque je me trouvais à Montpellier et que nous étions dans ce moment d'intense connexion entre nous pour savoir par quel bout on allait attraper cette situation et tout reposer au fond sur l'intime conviction qu'on avait nous-même. même de qui sont nos camarades, qui sont nos nos nos frères de lutte et sœurs de lutte et qui sont ceux de la jeune garde.
Et nous avions la conviction très profonde que quelque erreur qui a pu être tragiquement commise, aucun d'entre eux n'avait le cœur d'un assassin, ni l'intention de tuer qui que ce soit. Dès lors, nous avons quasi d'instinct senti que quelque chose d'autre avait été à l'œuvre, d'autant que les paroles lénifiantes qui se déversaient à ce moment-là ne correspondaiit pas à ce que nous commencions à savoir. Nous dire que passer par là, un certain jeune homme qui fut pris à partie par une horde qui lui serait tombé dessus pour l'assassiner, nous savions bien que ce n'était pas vrai, que c'est pas comme ça que ça s'est passé depuis.
Je ne vous fais pas le récit, mais vous verrez, il n'est pas fini. La clarification, le la le rév la la révélation de tous les aspects euh de ce qui s'est passé ce jour-là n'est pas fini. C'est pourquoi nous aurons l'occasion d'en parler siôt passé l'élection municipale parce que euh c'était bien un tracnard, il a bien été fait en toute connaissance de cause par la police locale qui n'a rien fait et ainsi de suite. Et toutes sortes de d'aspects sont en train de de se révéler progressivement.
En tout cas, dans ces moments, ce qui nous frappait tous, c'était, j'en conviens, d'une manière assez saisissante, le fait que tant et tant de gens envoient des messages d'amitié à un moment où vous attendez pas à ça. Mais il y a eu dans notre peuple et parmi vous tous, vous toutes, quelque chose de spontané, un élan pour dire "Nous savons qui vous êtes, nous savons qui est Raphaël, nous savons, nous savons, nous savons." Et tous ces messages ont permis de tenir bon.
Et comme vous le savez, l'essentiel dans ce genre de situation, c'est de tenir bon et de tenir la position qui est la ligne d'arrêt que vous fixez à l'adversaire et qu'il aura lui à essayer d'enfoncer tandis que vous vous avez à la conforter. Et tous ces messages d'amitié nous ont fait comprendre que nous ne serions pas isolés dans la recherche de la vérité qui nous animait à ce moment-là comme aux autres moments de cette bataille. Alors oui, nous avons le droit maintenant de nous réjouir du résultat auquel nous sommes arrivés dans tout le pays.
Et bien sûr, les premiers mots, je pense c'est pour saluer ces milliers d'hommes et de femmes qui se sont dévoués totalement dans la bataille, qui se sont jetés à corps perdu, qui ont fait un magnifique travail de conscientisation, de dévouement et tout ça a fini par payer. Ce qui prouve qu'on a raison d'investir sur l'intelligence collective plutôt que sur les emportements, les emballements, les émotions préfabriqué sur des plateaux de télévision.
Alors, une pensée spéciale bien sûr à cet instant pour nos camarades de Marseille qui ont eu à prendre une décision difficile qu'ils ont prise entre eux et qui rejoignaient ce que nous pensions bon depuis Paris pensant non pas à Marseille mais à la bataille générale que nous menons à l'échelle du pays et sous les yeux du monde.
D'une manière que je veux souligner ce soir, il faut savoir que tout le monde regarde ce qu'on fait parce que non seulement on se donne du courage entre nous envoyant nos résultats, mais on en donne à d'autres qui sont dans des situations infiniment moins favorables que nous dans les autres pays du monde et qui se réfèrent à la gauche radicale puisque c'est comme ça qu'on nous appelle maintenant française comme à une sorte de lumière d'espérance de cap à atteindre. Oui, c'est possible, on peut le faire et on peut avoir atteint du premier coup ce résultat. incroyable qui a été celui de dimanche soir. Alors ne perdons pas pour autant le sens des réalité auxquelles nous sommes confrontés.
Bien sûr, il faut se réjouir et pas s'en priver parce que c'est tellement dur le reste du temps que quand ça se retourne, on a au moins le droit de jubiler. Mais au fond, ce que nous célébrons, ce n'est pas un événement comme ça qui tomberait du ciel ou qui serait dans le vide. C'est la rencontre entre une stratégie politique qui elle-même est fondée sur une analyse de la société et non pas sur des talents communicationnels. Je dis ça parce que on est la semaine où Jorgen Abermas est mort.
Donc non, ce n'est pas que de l'agir communicationnel, c'est de l'agir tout court, lequel bien sûr inclut la parole publique portée et la manière de constituer un paysage et d'aider chacun à le vivre avec nous. Mais non, c'est la rencontre entre une analyse de la société, une stratégie que je qualifierai pour faire bref à cet instant d'aigu et un état du pays et bien sûr par-dessus tout la rencontre avec une force militante car rien n'existe en dehors des êtres humains qui font exister les idées et les messages. Les choses ne se produisent jamais d'elles-mêmes, spontanément dans la durée. Or, ce que nous construisons se construit dans la durée.
Nous sommes à l'œuvre avec une stratégie qui est en route depuis 10 ans et qui à cet instant reçoit en quelque sorte une confirmation. Mais cette longue marche n'en est qu'à ses débuts. Elle connaîtra une sorte de parousie si nous parvenons en 2027 comme nous l'espérons à conquérir démocratiquement le pouvoir pour appliquer le programme radical qui est le nôtre.
Mais nous sommes en chemin et voyez-vous, j'ai l'intime conviction que les gens qui nous regardent, qui nous écoutent, qui se lient à nous par dizaines, par centaines, comme ce fut le cas la nuit du résultat à Lille où en l'espace de quelques heures plus de 140 150 160 personnes ont accouru pour dire "Nous venons adhérer." Alors, ils découvrent comment ça se passe hein, l'adhésion insoumise mais ils étaient là. Et ça veut dire que sur tout le pays, c'est des milliers. Vous avez vu la semaine la plus dure pour nous. Euh nous avons euh euh rassemblé avec nous plus de 5000 personnes qui sont venues euh rejoindre nos rangs.
Alors euh cette cette rencontre, elle se fait avec l'État du pays à ce moment-ci et c'est lui à chaque fois qu'il faut bien comprendre pour savoir quelles sont les étapes que nous pouvons franchir raisonnablement. le pari de départ de la stratégie que nous avons adoptée dans cette élection municipale. Vous vous rappelez de la grande convention que nous avons fait et on avait beaucoup discuté entre nous de savoir comment on allait dire que cette élection municipale serait une élection nationale et une élection politique. Alors, elle l'a été pas aussi pas dans la forme à laquelle peut-être on pouvait penser.
Je vais venir dans un instant parce que la réalité de notre pays est très diverse à cette heure entre les innombrables listes uniques des petites communes du pays où le vote a été réglé dès le premier tour et les grandes masses urbaines qui vent pleinement dans le mode de vie urbain qui est beaucoup plus politisé par les interdépendances qu'il créent par les demandes de service public par l'examen plus vigilant qu'ont les gens sur ce qu'est l'activité de la commune que dans les endroits où l'on moins nombreux, tout le monde se connaît et en plus on a enlevé le panachage. Alors la plupart des plus jeunes d'entre vous ne savent pas ce qui est le panachage.
C'est une des invention les plus vicieuses qu'on puisse avoir en matière d'élection. C'est-à-dire que vous aviez des gens qui dans des communes de telle taille avaient le droit de pas ncher la liste, c'est-à-dire de rayer des noms. Euh bon et alors, il y avait des gens qui n'allaient voter que pour rayer des noms, c'est-à-dire pour empêcher que le Pierre ou la Martine euh soit élu parce que non, c'est trop et qu'il pouvait pas le blairer. Donc c'était une sorte de défouloir que ces listes de de panachage qui bien sûr finissait toujours par donner la prime au plus neutre.
plus gris au plus transparent parce que cela il dérangeait personne et donc personne ne se déplaçait pour aller les rayer à tour de bras. Bon, je caricature un peu parce qu'il y avait souvent de d'excellentes personnes qui finissaient par passer tous ces barrages mais il leur en fallait vraiment beaucoup. Donc je mets ça de côté. Le bon pronostic portait dès lors comme vous avez une liste, qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous votez pour ou vous allez pas voter. Ça explique une bonne partie de l'abstention. Mais la les villes ont voté politiquement et bien sûr tout s'est joué dans la question de la participation de et du niveau de l'abstention.
Mais le Paris était l'élection serait politique. Et comment serait-elle politique ? On se disait toute la France roule dans la vague de du 2024 trahi. Nous avons nous l'intime conviction que on ne viole pas la démocratie sans qu'il y ait une conséquence. Ça peut être une conséquence de rage, mais c'est une conséquence dans la manière de regarder les institutions. La formule de l'énine se révèle être finalement assez indépassable pour résumer ce genre de contexte. Et quand en haut, on ne peut plus, quoi qu'on décide, ça ne sert à rien et personne n'écoute. Et en bas, on ne veut plus. C'est-à-dire qu'à toutes les occasions, on manifeste le fait qu'on est d'accord avec rien.
Et nous sommes dans une crise grave, profonde. On dit crise parce que le mot va bien pour décrire cet état d'inflammation. Mais personne ne reviendra au statut cohenté. La France ne sortira pas de la situation dans laquelle elle s'est mise sans qu'il y ait une réforme de fond de sa constitution et des règles du jeu politique. Ce n'est plus possible. de la même manière qu'il n'a été possible de sortir des impasses de la 4e République qu'avec une nouvelle constitution qui donnait les moyens de régler la question de la décolonisation de l'Algérie à ce moment-là de la même manière pour que la masse du peuple français se reconnaisse.
Ce qui ne veut rien dire pour les plus jeunes d'entre nous parce qu'ils n'ont vécu que dans cet état bizarre où tout le monde se fout de tout le monde, où un juge, un policier, un journaliste, tout ça est une masse confuse d'élite mensongère et manipulatrice. Mais pour ceux qui ont connu les moments où ça se passait pas tout à fait comme ça, c'est un spectacle pour nous qui est d'une étrangeté absolue, hein, parce que c'est pas ça la vie normale d'une démocratie. C'est pas tout le monde s'en fout et quiconque parle est un menteur.
Et on ne peut pas vivre en société durablement sans que il y ait une certaine acceptation des règles qui sont communées nous-mêmes qui faisons le parti le parti prix de la révolution citoyenne, c'est-à-dire par les urnes et la démocratie. Nous avons aussi besoin de nous alimenter à une certaine confiance collective dans ces mécanismes. Mais enfin, nous sommes prêts à toutes les hypothèse en tout cas notre certitude est que dans la profondeur, le peuple comprend ces choses-là. Les gens sont beaucoup plus vigilants, beaucoup plus attentifs que l'ont cru beaucoup des élites qui parlent à sa place.
Voyez-vous, il est certain que dans le résultat du vote, il y a aussi quelque chose qui est en désaveu de la méthode du parti médiatique contre nous. Je pense que des milliers et des milliers de gens dans ce pays sont écurés de voir s'acharner sur un groupe politique autant de belles personnes qui parlent pour ne rien dire à longueur de plateau ou de télévision, mais avec une arrogance qui est ressentie par ceux qui regardent comme quelque chose comme du mépris pour tous les autres. Et je crois fondamentalement qu'en effet çaen est. [applaudissements] La conscience populaire
[applaudissements]
unit le global et le local et elle se combine dans un dégagisme local. Voyez-vous, la perception des élections municipales n'est pas la même qu'il y a 10 ans, qu'il y a 20 ans, qu'il y a 30 ans. L'élection municipal dans les grandes villes sont devenues quelque chose qui ressemble au reste de la structure 5e République. C'estàdire quelque chose de vertical, de personnalisé dans la tête de fil, la tête de liste et de finalement assez politiser. Et le peuple a un niveau d'éducation suffisant pour comprendre qu'il y a des enjeux fondamentaux dans des questions. Et la manière avec laquelle on lui parle, c'est que souvent il se tient à distance pour une raison très simple. Il n'y comprend rien.
Les partisans de la gestion managériale des territoires et et autres verbiages prétentieux, arrogants et pédents ont rendu absolument opaque les enjeux politiques d'une élection. si bien que beaucoup se tiennent à distance tout simplement parce qu'ils pensent c'est parfait pour nous tandis que les autres s investissent avec un haut niveau de conscience politique. Voyez-vous à certains endroits, les choses étances qu'elles sont, le dégagisme porte le visage du renouveau. Voyez-vous, Paris 25 ans de gouvernement socialiste pour la ville. nous mentirions de dire que tout était nul parce que c'est pas vrai. De la même manière, l'île c'est 70 ans de gestion socialiste.
Mais le mot socialiste s'applique à des réalités extrêmement différentes entre ce que c'était quand Lille est devenue socialiste pour la première fois et ce qui est devenu l'île à force de l'autorproduction d'une bureaucratie politique qui n'a jamais fait autre chose que d'hériter d'une situation gagnée d'avance. Et c'est aussi ce qui s'est passé à Paris et on va sans doute le voir dans le débat de ce soir. On va voir un monsieur Grégoire qui est transparent à force d'être insignifiant au sens radical du terme. C'està-dire qu'il ne signifie rien de particulier à part le mépris qu'il a pour la la gauche radicale ce qu'il assimile à l'extrême gauche.
si bien que dans tout cela le moment a été celui d'une d'une affirmation extrêmement radicale pour tous ceux qui ont voté pour nous. Les gens savaient exactement ce qu'ils faisaient. Mais pour autant, commençons par dire que dans la droite ligne de ce constat, ne perdons pas de vue nous l'état réel. Et d'abord l'état réel de notre société, c'est qu'elle est à la mercie d'une guerre. C'est pas parce que ils en parlent du matin au soir qu'elle cesse d'être une guerre.
les assassinats ciblés de dirigeants politiques de la nation iranienne, quoi qu'on pense de ses dirigeants et de son régime, le pilonnage de bombardement qui fait que plus de 3 millions de personnes se sont ont déjà été déplacées dans ce pays, que 14000 infrastructures collectives ont été détruites déjà par les bombardements. Tout ça fait que à tout moment, il peut se produire quelque chose à quoi nous ne serions pas prêts. Je veux dire que les bombardements des structures paranucléaires sont en danger car l'aspect écologique d'une guerre, si on peut qualifier cette question du nucléaire de purement écologique sont des réalités absolument structurantes.
Si quelqu'un tape au mauvais endroit au mauvais moment, les conséquences vont être sans limite de temps et d'espace.
Alors, c'est vrai pour l'Iran, c'est vrai pour le Liban où nous en sommes à 1 million de personnes déplacées et après qu'ils aient commencé à donner des ordres qui ressemblent beaucoup à ce qu'ils ont fait à Gaza, le matin, on prévient pour 2h après les gens de s'en aller d'ici, d'aller là-bas et puis quelques heures après, ceux qui étaient là-bas doivent revenir ici et on les épuise en allée et venu les enfants sur les bras, les affaires que l'on peut traîner avec soi et ainsi de suite vivant un véritable calvaire dont les dirigeants qui entourent monsieur Netaniaou avait commencé à menacer le Liban dès le début de la guerre, si vous vous en souvenez, qu'ils avaient engagé à Gaza et ils avaient dit à l'époque que s'il ne se tenait pas tranquille, Netaniao était en état de les ramener à l'âge de la pierre.
Et c'est bien parce que nous avons compris, nous en tout cas les insoumis dès le début que le plan de bataille était déjà établi, que Netaniau sortirait des frontières d'Israël pour annexer le lit de banan sud, annexer le plateau du Golan pour régler d'un seul coup toute une série euh de problèmes, les uns qui s'étaient fabriqué en lisant à l'excès la Bible et les autres en tenant compte de réalités beaucoup plus matérielle qui est où est-ce qu'on prend l'eau ? Bah c'est sur le plateau du Golan, c'est dans le fleuve d'Italie. Où est-ce qu'on trouve le pétrole ? assez pile en face de la frontière du Liban qu'ils ont qu'ils sont en train d'occuper et vous connaissez maintenant tout cela.
Donc il a réglé tout ça en même temps et dès lors le Liban est condamné à vivre un véritable martyre parce que la méthode qui lui a appliqué, vous le savez, vous avez vu hier le bombardement sur le centre de Beyouth, là on parle plus alors à supposer qu'il soit acceptable qu'on bombarde la banlieu hein, mais le centre de Beyou, ça veut dire il y a plus de limite dans ce qu'il est convenu d'imaginer à propos d'une guerre.
Donc là, on est arrivé au bout et puis nous avons le vocabulaire ultraviolent qui est appliqué à Cuba parce que Trump dit "Je fais ce que je veux, je peux en faire ce que je veux, ils sont très mal." Et nos camarades, nos amis, le peuple cubain pour qui nous avons affection, respect et oui, vraiment beaucoup affection et bien vit un véritable martyre. On lui coupe l'électricité, il y a plus de ceci, il y a plus de cela. C'est le pire embargot qui a jamais vécu Cuba.
Et je voudrais rappeler à cet instant que au fond, les tyrans ont fait euh leurs mauvaises habitudes sur Cuba car chaque année, depuis euh au moins 30 ans, euh chaque année euh l'Assemblée générale des Nations- Unies condamne euh l'embargo et le siège de Cuba qui est mené par les États-Unis d'Amérique. Et là, cette fois-ci, il pense, il dit qu'il va aller à l'assaut finale. Alors évidemment, nous nous préparons à y répliquer. Des camarades ont organisé toute une affaire de pont aérien, de choses qu'on y amènerait. Mais la vérité chers amis et camarades, c'est que c'est pas de cette manière-là que nous pouvons avec en vidant la mer avec nos mains venir au secours de Cuba.
Mais il est certain que si nous gouvernions le pays, nous tiendrions de nos engagements car une partie des infrastructures qui produisent de l'électricité à Cuba et d'autres sont des des des usines qui sont faites par des Français. C'est Alstom euh qui fait l'une des l'une des l'une des centrales qui fournit l'électricité à l'île. Par conséquent, notre pays s'honorerait de tenir ses engagements, de venir à la rescousse et de tenir en état les équipements qui se trouvent là-bas et dont il a la maîtrise et pour cause puisque c'est lui qui les a installé. Les menaces se confirment. La flottie va partir, elle est aérienne et et et navale.
Mais encore une fois, ce qui compte, c'est ce que fera la nation française. Alors bon, la nation française paraît-il à trouver aujourd'hui 18 mars, anniversaire de la commune de Paris. Alors là-bas, on passe des images que vous voyez des grands rendez-vous de la France insoumise, de ce qui est devenu la France insoumise euh avec le 18 mars, anniversaire de la commune et c'est le jour où on apprend que notre deuxième porteavion s'appellerait France Libre. Moi, je trouve que on peut faire mieux si on veut faire peur, on peut l'appeler France insoumise parce que bon, au moins
[applaudissements]
l'adversaire saurait que rien n'en viendra à bout. [applaudissements] Voilà. Voilà. Moi, j'ai vu France Li, je dis pour le France insou ça serait mieux. Bon, enfin c'est une blague, je le dis tout de suite pour rassurer les militaires. Non, franchement, si on m'avait demandé à moi le nom de du porte-avion, je l'aurais appelé Leclerc. Dans la carrière de Lecler, je n'ai qu'un regret. C'est le temps où il est passé en Indochine. Il est passé le temps de dire c'est tout cette histoire est une folie, il faut arrêter ça tout de suite. Mais il est passé.
Mais franchement déjà compte tenu de ce qui est notre discours de Rén avant, si on est un peu honnête, quand on regarde de près ce que nous racontons sur l'international, pardon pour les plus anciens qui ont partagé avec moi quelques combats, mais on aurait mieux fait de fermer notre bouche que de dire que De Gaul était un fasciste parce que c'est pas vrai.
Bon et puis deuxièmement aujourd'hui nous parlons comme il parlait à propos des relations de la France avec le monde et nous pouvons dire que il y a quelque chose de l'insoumission gauliste à Londres qui est passé dans notre discours et qui est resté c'est une certaine conception de la souveraineté mais perçu non pas comme un nationalisme arrogant ou agressif mais comme la condition de base de la souveraineté du peuple. Il n'y a de souveraineté du peuple que si notre pays est indépendant et notre pays est indépendant que si personne ne le domine. Tout ça se tient en un seul et même discours.
Et moi, j'aurais plus de gêne à dire que oui, c'est vrai, à propos de relations internationales, je me sens plutôt gauliste. Et bon, ça me fait drôle de le dire, je ne vous le cache pas, mais je le dis quand même pour qu'on le sache. Évidemment, ça n'inclut pas adhésion à la 5e République, c'est même exactement le contraire. À moins qu'on se dise que c'est aussi un tour d'esprit que de changer les institutions quand elles s'avèrent être incapable de donner ce pourquoi on les a créé. En tout cas, celles-ci le sont. Ne perdons pas de vue, quelle que soit notre satisfaction, l'état réel de la situation de la démocratie dans notre pays.
Nous venons d'avoir des élections municipales dont toutes sortes de gens qui se croient très intelligents et qui croient qu'ils connaissent le pays mieux que tout le monde nous rabâchent des évidences qu'ils ont appris il y a 20 ans ou il y a 30 ans, d'après lesquelles les Français auraient une espèce de passion spontanée pour les élections municipales. Et celles-ci qui ont été marquées par le résultat insoumis bien sûr et ben non témoigne exactement du contraire. C'est le niveau d'abstention le plus élevé depuis le début de la 5e République pour des élections locales. Ça mérite réflexion tout de même. Ça mérite réflexion.
Le niveau le plus élevé, c'est 15 points de moins que la moyenne des résultats électoraux des élections municipales de 1959 à 2014. Pourquoi 2014 ? Parce que l'élection de 2020, c'est celle qui s'est déroulée sous Covid. Alors, c'est un problème pour faire des comparaisons car pour ce qui concerne la France insoumise, à l'époque, nous étions le Front de gauche en 2014 et nous sommes devenus la France insoumise après. Donc nous, faut bien qu'on compare avec les moments où nous sommes emparés de nos propres affaires. Ce fut le cas en 2020. Et dans ces conditions, il faut regarder d'abord l'ampleur de la crise, hein. Pourquoi ?
Si vous n'étudiez pas, vous ne pouvez pas résoudre les problèmes, vous ne pouvez pas les cibler. Et nous ne sommes pas nous un mouvement qui va faire du préchi précha leçons de morale aux gens qui souffrent pour les engueuler parce qu'ils ont pas été votés et les culpabiliser une fois de plus. Donc, il faut bien comprendre ce qui se passe pour être capable de répondre aux questions qui sont réellement posées. Et la question, c'est d'abord ça ne sert à rien. Si ça sert à quelque chose, il faut l'expliquer. Et surtout là où nous allons dorénavant diriger des villes, il faut que notre pratique, la responsabilité va être terrible sur nos camarades démontrent que ça sert à quelque chose.
Ceux qui pensent ce n'est pas pour nous. Beaucoup d'entre vous connaissent les gens modestes, les milieux modestes. Nous en sommes souvent issus. Vous savez que dans nos familles souvent plus on a des difficultés dans l'existence, plus on dit "On veut pas déranger, hein." Et souvent on nous a dit ça et on a entendu dire ça autour de nous. Alors beaucoup de gens pensent que comme ils ne sauraient pas bien comment on fait, comment on vote et pourquoi et pour qui, alors ils pensent que il c'est pas c'est pas pour nous. Deuxièmement, il y a des raisons à cela. Les gens ont dans la tête une expérience concrète. Cette expérience concrète, c'est le vote de 2024 qui n'a servi à rien.
Le vote de 2024 a a donné une majorité relative à la gauche, mais vous savez ce qu'il en a été fait quasi instantanément par le président de la République, mais qui une fois de plus a reçu le renfort du Parti socialiste, de ses Cides et de ses bagages accompagnés qui a commencé par dire comme première remarque pas Mélenchon qui vous vous en souvenez n'a pas fait d'histoire avec ça. On a dit bon bah vous voulez pas alors on vous propose d'autres noms. Je vous raconte tout ça pour que vous rappeliez quel chemin nous avons fait pendant toute pendant tous ces mois. Comment nous avons montré l'exemple ?
Comment nous avons affirmé une personnalité politique qui assume la responsabilité de sa force. C'est pas tout d'être fort. C'est qu'est-ce qu'on fait de sa force ? Comment on la déploie ? Comment on l'utilise ? Et ça peut pas être pour faire du chantage politique. Nous sommes les plus forts. Donc on est en état, ce qui est vrai, de démolir tous ceux qui nous tiennent tête. Ça peut pas être ça le raisonnement, ça peut pas être ça la marche d'éducation collective que nous mettons euh en mouvement. Ensuite, il y a eu les motions de censure sans effet. Je ne parle pas du fait qu'on ait présenté une motion de censure chaque fois que les autres faisaient un 493. Ça, plein de gens l'ont compris.
Mais c'est pas ça le plus important. Le plus important, c'est que quand on a renversé les gouvernements à deux reprises derrière, qu'est-ce qu'a fait le président de la République ? C'est renommé les mêmes pour faire la même chose. Et tout ça entouré d'un bourdonnement. de bruit, de mots euh que le Parti socialiste a fait fonctionner pendant des heures. Je parle du Parti socialiste tel qu'on le voit à l'Assemblée nationale puisque aussi bien on vient de découvrir que localement c'était pas tout à fait pareil, même si ça présente souvent de nombreuses similitudes mais en tout cas le fait que ça n'ait rien donné, vous votre conscience politique vous dit bon bah comment on reprend le problème ?
Je suis comme vous donc par quel bout on reprend le problème mais pour des milliers de gens c'est un un constat d'échec. Tout ça décidément ne sert à rien se disent-il. Enfin des débats qui ont été rendus impossibles. Nous aurions pu régler la crise issue de 2024 si à l'intérieur du Nouveau Front populaire tout le monde s'était accordé pour dire "On n'accepte pas qu'il refuse de reconnaître les élections." Enfin quel genre de peuple sommes-nous devenus ? et bien eux ont accepté et il a été impossible de débattre en plinière de l'Assemblée nationale de la motion de destitution que nous avons déposé.
Et puis enfin, il y a eu plus démoralisant encore les commissions d'enquête qui n'ont pas pu aller à leur terme et je pense en particulier à celle qui veut frapper les actes des pédocriminels de l'avenue Foche et qui reste bloqué et si j'ose dire un blocage aggravé par le fait que deux procédures judiciaires dont on n pas bien compris en quoi elles consistent. Euh bon, d'abord un me val parce que je le rappelle d'être traité de complotist juste parce que je demande que la loi s'applique. C'est quand même assez étrange dans ce pays où on en est arrivé mais en tout cas il paraît que c'est du complotisme de dire on trouve bizarre que au bout de temps de temps, il y a toujours rien de fait.
Bon, on va arrêter là mais quand même c'est une réalité. Et puis l'abstention est organisée d'une certaine manière méthodiquement par l'État. Avez-vous remarqué qu'il n'y a aucune campagne d'inscription sur les listes électorales ? aucune campagne à la télévision de formation des gens pour les rassurer, le dire comment on va voter, pourquoi on va voter, quels sont les pouvoirs des collectivités, rien de tout ça. C'est nous qui devons faire le travail. Et vous avez observé si vous avez regardé les résultats que partout on a augmenté le nombre d'inscrits, partout nous avons progressé. Et Picomal disait avec beaucoup de justesse que s'il atteignait 60 % de votant, il était sûr de gagner.
Et vous avez vu comment on s'est approché de 60 % et il est passé en tête. parce que ça veut dire que il y a eu une mobilisation notamment dans la jeunesse et dans les quartiers populaires qui a permis d'accomplir quelque chose qui était totalement imprévu. Vous avez vu à la télévision les gens, les personnes les plus honnêtes dire "Mais comment on a fait pour se rendre compte de rien ? Comment on a fait pour pas les voir arriver ? Comment on a fait alors qu'il s'agissait de les punir cruellement ? que ce soit le contraire, c'est tous les autres qui sont punis cruellement, sauf nous, hein.
Et en effet, dans cette dans cette situation, il y a eu une une punition donnée à ceux qui ont voulu jouer les beaux rôles des très intelligents auquels on ne comprend rien. En tout cas, ça ça s'est terminé aussi par la manipulation des nuances. Vous vous rappelez quand Nunz a décidé que nous étions l'extrême gauche et quand on a mis bout à bout tous ces arguments qui valent pas clou et dont d'ailleurs pas un a été retenu par le Conseil d'État. Voilà que le Conseil d'État transformé en sociologue de la politique décide que pour être de gauche, il faut être allié avec au moins les socialistes ou les communistes ou les verts.
Et donc comme c'est pas notre cas dans une série d'endroits, donc nous sommes de l'extrême gauche. Et le résultat est le suivant, c'est que l'extrême gauche fait le score dans le monde le plus élevé en France et que c'est [applaudissements] ça donne du courage aux autres. C'est pas [applaudissements] c'est pas très juste pour les gens qui sont qui se classent eux-mêmes euh d'extrême gauche. Alors euh il y a j'ai dit les manipulations des nuances et puis les radiations. Mes amis et camarades, tous vous nous avez donné des exemples de gens qui arrivent, ils viennent pour voter, on leur dit "Ah mais vous êtes pas sur la liste, comment ça se fait ?" Ah mais vous allez qu'aller voir le juge.
Ah bah bien sûr, attitude habituelle, vous êtes pas content, vous allez voir le juge. Il est où le juge ? Ah ben attendez, on va regarder en papiers la ville d'à côté. Voilà, c'est là-bas qu'il est. Donc vous y allez, vous tapez, vous demandez. Bref, personne le fait hein, sauf quelques enragés comme ceux qui sont dans cette salle qui le font quand même rien que pour embêter tout le monde, le juge, le type qui ouvre la porte et la personne qui doit faire la liste. En tout cas, tout ça c'est combiné avec l'obscurité des structures. Est-ce que quelqu'un a compris pourquoi dans une ville, on vote trois fois, dans une autre ville, on vote deux fois et on y on y comprend rien.
Alors, en plus, tu passes par un endroit, alors il y a des des bulletins, tu te dis "Mais c'est où mes potes ? Il y a pas le fi, tu sais pas parce queil y a des petits bouts de papier qui marquai des noms dessus que tu te rappelles plus très bien. Oui. Ah ça c'est la copine. Bon bref, enfin là je vous parle. Moi je suis pas le plus malin de toute la bande mais franchement pour moi ça a été une épreuve d'aller voter avec tous ces papiers partout. Bon mais je pense que si à moi ça me fait cet effet là qu'est-ce que ça a dû faire à d'autres ? Parce qu'il fallait passer par un endroit. Ensuite vous votiez, vous ressortiez, vous passiez à l'autre.
Alors la le tas numéro 8, il était tellement au fond que le mec qui me photographiait me le cachait, je il me manqua une pile là-dedans. Non, il était derrière le mec. Tout ça, je le prends à la blague mais je suis ressorti de là-dedans. J'étais pas trop content. J'aime mieux vous le dire. Mais c'était pas le moment pour moi d'aller faire un scandale là-dedans. Bon, donc tout ça explique un un une situation qui nous pose problème. Nous ne pouvons pas gagner si nous ne faisons pas sortir les quartiers populaires. Par conséquent, nous avons progressé, nous avons avancé mais pas assez.
Et le travail recommence donc dès la fin du 2e tour parce que ce que nous préparons c'est la bataille suprême hein celle de 2027 et beaucoup de gens pensent que nous sommes cette fois-ci bien engagés y en mis en déroute tous les autres et les rappelons tous à quelques évidences plus aucun d'entre eux ne sera jamais élu nulle part si ils ne s'entendent pas avec nous et beaucoup l'ont compris au dernier moment et ben maintenant il faut qu'il se prenne à l'avance pour comprendre que comme en plus notre capitale d'amnistie est épuisé, il n'y en aura plus d'autres. Maintenant, c'est où tout le monde est d'accord [applaudissements] ou ça va pas le faire.
Mais je redis ça avec un peu le sourire relève juste pour les taquiner, hein. Mais vous avez compris que nous gérerons tout ce que nous faisons avec sens des responsabilités. Je le dis pour ceux d'entre vous que ça a le plus exaspéré et comme je les comprends que on retourne discuter avec eux pour leur dire écoutez on va pas tout laisser perdre là parce que honnêtement il y a un enjeu pour les milieux que nous représentons. C'est pas pareil un gouvernement de droite et un gouvernement des des socialistes dans une ville. Même si plus le temps passe, plus c'est souvent quasi la même chose dans un tas d'endroits.
Non, mais c'est vrai, je me revois avec Cader Lamar là-bas à à Vaenvelin et bon, l'endroit qui a été rasé où il est né et cétait pour en faire de la copropriété. C'est pas c'est Hélène Jaufrois qui bon est en train de transformer la ville parce qu'elle pense qu'elle va avoir un électorat qui lui sera favorable. Évidemment, ce n'est pas le cas. Ces catégories sociales là glissent. elles aussi vers la droite et sur le le terrain des réalités, le glissement de la droite euh est là et le glissement de la droite vers l'extrême droite aussi. Pour autant, tout le monde doit bien réfléchir et prendre sur lui-même. Nous ne pouvons pas baptiser fasciste, tout le monde est n'importe qui.
Parce que si on fait ça, ce n'est plus crédible ce qu'on fait parce que c'est pas vrai et que il y a une différence entre des gens avec qui on est en désaccord et absolu qui sont de droite mais qui pour autant sont pas des fascistes. Et ne donnons pas la prime à l'ennemi de lui dire "Ah ben ça y est, tout ça c'est votre bétail, on a rien à leur dire." si on a quelque chose à leur dire et notamment dans certaines circonstances, madame, monsieur, vous n'êtes pas d'accord avec nous, nous ne sommes pas d'accord avec vous sur rien du tout, mais ensemble nous devons empêcher les autres d'y arriver et de prendre le pouvoir dans ce pays.
Si nous voulons garder cette capacité de conviction de masse, il faut faire preuve de discernement et donc mettre les enjeux là où ils sont vraiment. C'est-à-dire à chaque situation correspond une réponse politique et elle doit être adaptée. On ne gagne rien à faire des caricatures avec tout ce qui nous entoure. Je voulais vous le dire parce que voyez-vous, j'ai regardé comment ça se passait dans dans les communes. Je vais vous donner quelques chiffres pour pour montrer un peu que non seulement il y a une crise de la participation mais qu'il y a quelque une faiblesse structurelle du débat démocratique en France.
Regardez quand vous êtes dans une situation où dans 7 communes sur 10 7/ 10, il n'y a qu'une seule liste. En quoi consiste ce grand moment de démocratie locale qui est euh le vote communal ? En rien du tout. Ce n'est plus l'exercice vivant de la contradiction. Et là où il y a pas de contradiction, il y a pas de prise de conscience, il y a pas d'identification ou d'analyse des solutions et de leur éventuelle contradiction les unes contre les autres. Et on parle de l'idée que bah il y a des choses qui vont de soi, ma fois on a toujours fait comme ça. Mais nous ça c'est le le fond de scène du conservative depuis toujours. On a toujours fait comme ça et le futur est en passé recommencé sans fin.
Ensuite, j'ai regardé combien il y avait de de d'endroits où il y avait deux listes. Et bien, ce n'est pas plus d'une commune sur quatre, c'est très peu de monde. Ensuite, là où il y a pas d'étiquette, c'està-dire même si vous en avez deux, il y a pas d'étiquettes. Divers, divers gauche, divers droite ou divers, rien du tout. divers divers de chez divers. Alors là c'est quatre listes sur 5. C'est un chiffre qui m'a impressionné. 41000 listes 41000 listes sur 50000 qui se présentaient.
Et puis enfin, comme vous le devinez, l'endroit où il y a pas de deuxème tour, donc il y a pas de bilan, il y a pas de discussion contradictoire et à la comme je te pousse et bien c'est 9 communes sur 10 qui n'ont pas de deuxème tour. Vous voyez l'immité de la tâche qui est la nôtre, pas seulement dans le moment où nous sommes, mais en prévision du futur. Parce que nous ne pouvons pas tout changer, comme on l'a dit, de la cave au grenier si le peuple tout entier ne s'y met pas. Et peu importe de quelle manière il s'y met, je veux dire en notre faveur ou en notre défaveur, mais il doit pouvoir s'exprimer, comprendre, s'impliquer.
C'est une des raisons pour lesquelles je diraiis à nos camarades qui vont bientôt diriger des villes, des très grandes villes. Je leur dis, votre première tâche, camarade, est d'organiser le renouveau de la démocratie là où vous êtes. Mettez en place le plus vite possible des commissions municipales qu'on appelle commission extramunicipale qui est composé de gens qui viennent pour discuter de ceci, discuter de cela. Ça va depuis le repas à la cantine en passant par les choses qu'on va installer ici ou là si on veut mettre un espace vert de quelle nature il sera et cetera.
Il faut augmenter le niveau d'implication populaire dans les affaires des biens communs et rompre avec la mentalité de prestataires de services et de clients. Nous ne sommes pas des clients, nous sommes des citoyens. Et si nous voulons faire entrer dans les esprits une conception du service public, de la démarchandisation de la vie de la société, alors il faut qu'on passe par ce chemin qui consiste à attiser le débat politique. Sinon, camarades, vous serez victime de vos succès. Plus les gens seront contents de ce que vous avez fait, plus ils se diront qu'ils peuvent acheter mieux.
J'ai connu ça, je l'ai vu au Venezuela où l'on avait par des bourses et un système incroyable d'efficacité pris les enfants du petit peuple, ceux qui vivaient dans les favellas pour les faire venir à l'université et qui au bout de 2 ans, 3 ans, 4 ans progressant dans leurs études se mettant à adhérer aux valeurs de la société à laquelle il voulaient participer et s'insérer et qui n'était critiqué par personne car l'idéal restait l'ancien idéal socialiste. On partage et on consomme tous, hein. Une Mercedes pour tout le monde ou une de chevaux pour tout le monde, ça dépendait du niveau, hein. Voilà.
Et si bien que intellectuellement et culturellement, les mentalités n'étaient pas entrées en révolution. Et bien ceux même qui avaient bénéficié du progrès qui consistait à partager la rente pétrolière pour que les enfants du peuple puissent faire aller des études se sont retournés contre le pouvoir des fois à juste titre on peut le dire comme c'est normal dans la relation de la jeune génération avec ceux qui sont au pouvoir mais d'autrefois d'une manière qui était réactionnaire politiquement et ce fut un grand problème. Moi, j'ai observé ça avec beaucoup d'attention en me disant attention, on ne fait pas une révolution citoyenne qu'il soit en même temps une révolution culturelle.
Autrement dit, il y a pas de révolution sociale possible s'il y a pas en même temps la révolution écologique parce que c'est par la question écologique qui est à interpeller tous nos modes de fonctionnement, nos modes de vie, nos modes de consommation et dans un registre qui est celui que tout le monde comprend. Personne n'a envie de faire manger des saletés à ses enfants. Ça n'existe pas. Personne n'a envie de tomber malade à cause de ce qu'il respire. Et donc à partir de là et bien la vision qui met en cause le système capitaliste en tant que système productiviste destructeur conduit à une prise de conscience approfondie collectiviste.
Autrement dit, il ne suffit pas de gagner des élections, il faut gagner les esprits, il faut gagner les comportements et c'est ça notre but.
[applaudissements]
Alors, chapitre de la jubilation non terminée. Alors bon, quelque chose qui m'a beaucoup rassuré en regardant les résultats. Mais on va encore travailler, vous savez, parce qu'appar la tête comme une citrouille au bout d'un moment. La France insoumise est la seule organisation politique qui est progressée sans discontinuer à toutes les élections depuis 2017. Alors évidemment, les comparaisons se font entre élections comparables. J'ai vu que tout d'un coup, pour nous ennuyer, on compare la municipale à l'européenne et on comprend hein, il y a des porte-paroles du PS et de la droite dans tous les journaux. Donc ils font leur boulot.
Euh après avoir été suffoqué la nuit du dimanche, dès le lundi matin à peine levée, qu'est-ce qu'on peut dire contre eux quoi hein ? Qu'est-ce qu'on pouvait trouver contre nous ? Alors tout à l'heure, je vous dirais, ils me font rigoler parce qu'ils m'attribuent des mérites qui sont pas les miens. Je veux dire, je ne suis pas responsable de la stupidité des gens qu'on affronte et s'ils se foutent eux-mêmes tout seul dans un piège, je vois pas pourquoi ils viennent me chercher moi. Je suis très flatté, hein, qu'on me dise à ce niveau, ouais, j'y suis pas mal mais euh pas au point où y croit. Je veux dire, j'arriverai à rien si les autres étaient pas aussi bêtes, hein.
Voilà, il faut comprendre ça. C'est c'est un rapport qui est un peu comme on disait autre fois quand on savait pas comment dire dialectique, hein. Voilà. Alors, on est donc les seuls à avoir progressé. Et si la gauche pour la première fois depuis un moment progresse dans les villes de plus de 100000, c'est parce que la France insumie progresse. Car la gauche traditionnelle, elle continue à reculer. Inscrivez ça dans votre esprit parce que c'est la difficulté sur laquelle nous butons, voyez-vous, les mouvements populaires de masse fonctionnent toujours en dynamique. Il y a que les poulets d'élevage qui croient qu'ils viennent pour ramasser leur héritage, hein.
Donc voilà, ça se fait tout seul. On appuie sur le bouton et tant qu'on a des électeurs, non, c'est pas comme ça que ça se passe. Il faut qu'une catégorie se mette en mouvement et alors elle entraîne les autres. Mais si elle ne se met pas en mouvement, il y a pas de dynamique. Et pour qu' ait cette dynamique évidemment, faut travailler parce que spontanément tout le système pousse les gens à rien faire et à rien penser. C'est ça qu'ils veulent. Donc la vieille gauche, le problème qu'elle nous pose, non seulement elle fout rien, non seulement Non, mais quand même ça c'est la vérité.
Vous avez vu les élections les voyez pas mais les copains enragaient, ils disaient "Si au moins ils venaent, on pourrait s'engueuler devant tout le monde, ça fera un débat hein." Non, rien, personne nous avec notre acte, hein. Voilà. Premièrement, cette difficulté là, ils ne foutent rien. Deuxièmement, quand par hasard ils font quelque chose, ils dégoûtent tout le monde parce que ils s'en prennent à nous, ils sont agressifs, ça démoralise des gens.
Mais fondamentalement, une fois passé les blagues que je suis en train de faire, le fond de l'affaire, c'est que ils ne font pas le boulot qui normalement devrait être le leur but est de regrouper, disent-il, le centre, hein, le centre gauche et le centre droit. Tout ça, c'est des vus de l'esprit, ça n'existe pas. Mais dans leur esprit, c'est ça qu'il faut faire.
Moi, je me suis tué avec ceux avec qui j'ai pu discuter à leur dire "Mais où sont les catégories sociales dont vous me parle ?" Quand le mouvement socialiste a été ascendant, mais c'était vrai pour le mouvement communiste auparavant, c'est parce qu'ils étaient portés par des catégories sociales qui étaient dans un processus d'amélioration de leurs conditions et de foi dans l'avenir. Quand tu étais un ouvrier communiste, bon ben souvent tu avais quitté l'école à 14 ans parce qu'à l'époque c'était 14 ans, tu étais brillant. Donc dans le boulot, tu réussissais. Tu étais aspiré dans le syndicat, dans le parti. Pareil dans les années 70 quand arrive le Parti socialiste.
Bon, ce sont les enfants des ouvriers communistes qui deviennent socialistes pour beaucoup d'entre eux hein. Bon, leur situation s'est améliorée, ils ont fait des études que les parents avaient pas pu faire. Tout le monde était content. Mais c'est des gens ascendants. Où sont les catégories sociales ascendant dans ce pays ? Mais il y a quelque chose qui leur cuit à entendre, c'est qu'il y en a plus. Et quand il y en a, c'est dans les quartiers populaires. Pourquoi ? Parce que c'est là que se trouvent les jeunes gens et surtout les jeunes femmes qui sont à bac + 5 alors que les parents ou à bac + 4 ou à alors que les parents souvent n'ont pas eu l'occasion de faire des études.
Par conséquent, ceux qui ont un appétit du futur se trouvent là. Les autres sont des déclinants et comme ils sont mal bercés par des gens qui leur font croire que leur problème essentiel dans l'existence n'est pas sociale, n'est pas écologique, mais sécuritaire, ils créent eux-mêmes l'ambiance intellectuelle du conservatisme et du recul. C'est ça l'erreur stratégique numéro 1 de tous ces gens, que ce soit les écologistes ou les socialistes. C'est ça qu'il font. au lieu de résister et de produire des concepts et des mots d'ordre qui sont des mots d'ordre qui transforment la souffrance en une fierté. Voyez-vous, moi ça m'a beaucoup fait réfléchir.
Vous vous voyez la gay pride, on sait tous de quoi on parle hein. Alors suivant les générations, on n' pas la même approche de cette question. On n'a pas eu la même approche. Mais je vous en fais la veu. Moi au début je me demandais mais de quoi est-ce qu'on est fier dans cette histoire ? parce que je me disais bah je vois pas en quoi une orientation sexuelle mais c'est que j'avais sous-estimé la souffrance qui était infligée aux gens en question et dès lors s'affirmer comme ce qu'on est dans une manière de vivre qui bouscule beaucoup de certitude de tradition tout d'un coup votre situation change de font en comble de victime pantelante que vous êtes.
Vous passez à quelqu'un qui affirme son droit à être lui-même parce que c'est pas un choix l'orientation sexuelle et personne ne peut l'oublier.
[applaudissements]
Et c'est en tournant ça dans ma tête,
[applaudissements]
j'essayais de répondre à une question, vous savez qui revient toujours dans nos débats, hein. C'est oui. Bon, alors maintenant, faut arrêter d'annoncer des malheurs, faut être positif. Alors, j'en ai même vu qu' faut être joyeux. Bah, vas-y, fais joyeux. Bah écoute, vous me voyez arriver sur une estrade dire "Allez, on est tous joyeux. Bon, je sors mon tambourin, je tape dedans et vous vous tapez dans vos mains." Enfin, tout ça est pas sérieux. Et puis surtout c'est offenser la vie des gens parce qu'il y a des gens qui galèrent comme c'est pas possible.
Et donc il vous voient, ces gens sont des fous ou alors ils vivent dans une catégorie où ils connaissent rien à nos problèmes donc on parle même pas avec eux et on va pas à leur réunion. Donc c'est pas sérieux. Il s'agit donc bien de trouver l'angle par lequel une poussière humaine devient une force. Le fasciste, c'est ça qu'il donne fondamentalement à une poussière humaine, une autre poussière humaine. Vous savez, c'est c'est dans Vila Imimrage qui raconte ça. Je vous le raconte pour ceux qui m'ont pas déjà entendu le raconter. Il parle de l'ouvrier allemand qui est contre maître. Alors, il a toujours défendu à la maison.
bosser et puis on doit mériter sa paye et puis la discipline des choses qu'on dit aussi dans nos familles hein. Bon et mais bol il est au chômage donc comme il est au chômage et qu'il y a pas de travail bah tout ce qu'il raconte a plus rien à voir avec ce qu'il fait. Et donc lui, sans vraiment aller plus loin, il voit dans les yeux des autres quelque chose qui n'y est pas parce que son fils, sa fille aussi est au chômage mais il se sent dégradé, dévalorisé. Et Vilaim Rich raconte que le gars en question, il s'est acheté son costume de nazi parce que les nazises payaient leur costume.
Il s'est acheté son costume et le samedi, il met son baudriiller en cuir, il met son brassard avec une croix gamée et il fait peur à tout le monde. Et tout d'un coup, il redevient un homme, un vrai. Le virilisme, on en connaît tous le la matrice en quelque sorte. De quoi ça vient ? du doute comme tout le reste, du doute sur soi, sur sa valeur, sur ce qu'on peut apporter aux autres. Bref, si c'est vrai pour les fachaots, posons-nous la question nous. Comment nous pouvons traiter un idéal de mobilisation positive ? Et il fallait pas les chercher bien loin. C'est à ça que répond le mot d'ordre de la Nouvelle-Fance. La Nouvelle-France, c'est d'abord se dire "Nous sommes la France".
C'est pas une entité qui appartiendrait à ceux qui que quoi je sais pas qui. La France est notre pays, notre présent, notre futur pour les plus jeunes et aussi pour les autres hein parce que tant queon est vivant, on a un futur. C'est après que ça se gâte. Bon, donc c'est ça que veut dire le mot d'ordre et il part des situations les plus douloureuses au point de départ. Et voyez-vous la leçon magistrale qui est apportée par le résultat du vote de Saint-Denis, c'est Bali. C'est Bali.
[acclamation][applaudissements] qui bali comme un tranquille [applaudissements] devant deux énergumaines qui lui parlent mal, le gars il lève même pas la voix, il répond calmement et il leur dit leur fait si bien que c'est eux qui tout d'un coup passent pour des guignoles absolu et Bali le simple fait qu'il qu'il soit C'est un peu comme Daniel Obonau pour prendre une comparaison avec une autre situation qu'on a connu. Moi, j'avais dit à Daniel maintenant toi tu as une mission. Faut que toutes les petites filles, elles pensent qu'elles ont envie d'être Daniel au Bonau quand elles seront grandes. Voilà ton job à toi. C'est ça que tu vas faire
[applaudissements]
parce que moi je parle comme ça à tout le monde hein. Toi tu vas faire chi après ils font ce qu'ils veulent hein. Ils font ce qu'ils veulent. Regarde. Il rigole lui là devant là. Ouais. Ouais. Ben attends, je' à l'œil. Bon donc c'est c'est cette message. À Saint-Denis, la Nouvelle-France est affirmée et vous comprenez ce que ça veut dire. C'est pas rien que ça soit à Saint-Denis. Vous avez vu les histoires que je me suis fait avec les Rac en leur disant "Ah bah oui mais Saint-Denis, la basilique pas moyen de la faire si vous aviez pas demandé aux musulmans comment on fait. Ils sont tous mis à hurler. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? [rires] Pas de bol !
Ils ont ils ont le front de me dire que non pas du tout. C'est les godes qui ont inventé les arcs brisés. Mais ça va pas. Les gotes, ils étaient juste capables de briser les arcs. C'est tout ce qu'il savaient faire. Mais c'est tout. Et non, le reste la science, elle est venue. Mais mais pourquoi a priori ça serait nul ? Je, il a même bien fallu qu'il y en ait un jour un ou une qui se mette debout sur ses pattes à l'autre bout du continent africain pour qu'à la fin ici vous soyez en train de faire les malin tout blanc, tout moche que vous êtes. Bon alors donc penser l'humanité comme un tout, comme un échange permanent, c'est plutôt valorisant.
Et pour nos gosses, bah c'est bien non de leur dire voilà comment on a fait, on a fait c, on a fait là, on a appris ceci, cela. Où est le problème ? Pourquoi faudrait-il que le racisme, l'islamophobie s'étende comme ça ? à travers les âges, quel est le sens d'un comportement pareil ? Ça n'en a pas. Sinon que d'enfermer les gens dans une attitude qui ne correspond à aucune réalité parce que les choses se sont passées comme je suis en train de vous le raconter, pas comme il le raconte eux. Alors, j'ai adoré. J'ai eu une petite polémique avec le JDD pendant 15 jours et ensuite c'est news qui a pris le relais pour contester les sources que j'ai adoré.
Mais je vais vous dire, je préfère les vrais fachaot tordus qui font semblant de pas l'être. Voyez, je préfère ceux qui sont vraiment racistes parce qu'ils me rentrent dedans et on ils disent leurs arguments et moi je dis les miens que les gens qui se prennent la mine sucrée et qui comme ça disent "Alors c'est la bile des noirs chez vous ?" Non madame, je n'ai jamais dit ça. Ah bon ? Ah bon ? Alors voilà. D'accord. Mieux vaut parce que on discute. Alors nous sommes les seuls à avoir progressé.
Et une autre nouvelle qui m'a fait beaucoup de bien compte tenu de ce que je bouffe comme pas mal d'entre vous depuis 1983, vu qu'un matin on s'est réveillé avec 10 % de fascistes à Dro je crois que c'était hein. C'était ça ? Alors là, c'était la fin du monde. Alors tout de suite, on a inventé une stratégie dont les auteurs aujourd'hui se gardent bien de rappeler qu'ils en sont les inventeurs. Ça s'appelait le harcèlement démocratique. J'aime mieux vous dire que de démocratique avec le mot hein parce que ça consistait à aller devant tout leur rassemblement. Aujourd'hui, on dit "On vient faire des happening", il disent Nmésis. Non, c'est on dit apening pour faire cool.
Ça veut dire tu vas pour qu'il y ait pas de réunion. Et c'est une méthode quand celui qui avait inventé ça, c'était Jean-Christophe Combodéis au Parti socialiste. Et moi j'étais pour interdire tout de suite le rassemblement national. Je partais de l'idée de 1934, tu les fous en tôle comme ça le problème est réglé et on est le seul pays qui a échappé. Non mais c'est la vérité. Nous sommes le seul pays qui a échappé avant 1940 à une dictature fasciste dans dans chez nous et tout autour il y avait Mussolini, Hitler, Salaza et Franco. C'était ça la réalité.
Et nous, il faut pas croire qu'on a été touché par la grâce hein parce qu'à la première occasion dès que l'armée allemande est arrivée, tous les autres sont mis à brailler. Oui. Plutôt Hitler que le front populaire. Ceux qui ont été en prison ont changé à ce moment-là. Ça c'est la vérité, c'est la réalité de la lutte. C'est pas un roman. Et si on regarde dans le passé, c'est aussi pour comprendre comment les choses se passaient.
Et quand on vient nous casser les pieds parce que il y a euh des brigades de militants qui font de de l'activité défensive, je rappelle à ceux qui font les sucrés aujourd'hui que c'est eux qui ont inventé ça et qu'ils étaient bien contents que d'autres le fassent parce que on les a pas beaucoup vu aller faire du harcèlement mais pour donner des consignes ça ils étaient là. Voilà, j'en profite pour régler ce compte-là au passage, mais je reviens aux raisons que nous avons me souvenant de la période Dreux de d'être d'avoir été si satisfait et bien c'est que pour la première fois nous croissons plus vite que le Rassemblement national. C'est la première fois depuis
[applaudissements] [applaudissements]
et [applaudissements] je vous fais pas toute la liste parce que je crois que vous commencez à la connaître. Nous avons gagné à Saint-Denis, mais il faut que vous sachiez que nous l'avons aussi emporté dans des petites communes parce que vous savez qu'on nous a fait beaucoup de conseils et cetera. Moi, j'ai toujours dit à ceux qui me donnent des conseils, "Écoutez, puisque vous dites qu'on le fait pas, allez le faire parce que vous serez tranquille, on n'y est pas, paraît-il, hein. En attendant, je vois bien qui c'est qui est là, non seulement on a gagné, l'équipe a gagné à Saint-Denis, mais nous avons gagné dans quatre communes de moins de 1000 habitants.
Alors, je vous le dis pour le bonheur, mais oui, [applaudissements][acclamation] mais avant la présidentielle là, vous allez tous prendre votre carnet et noter où sont passés vos cousins, les tatas, les tontons, parce que ceux qui sont au bled he, il va falloir aller les chercher pour leur dire dites donc, parce que partout il y a des gens qui résistent, il se créent quelque chose. Pourquoi les gens qui vivraient loin des centres urbains seraient moins conscients ?
ils n'ont qu'un problème, c'est la difficulté de se déplacer et de se socialiser, c'est-à-dire d'avoir des échanges nourris avec les uns et les autres et dans les endroits de cette nature, c'est ce que m'a m'a expliqué le camarade qui est la tête notre tête de liste à à l'odève qui est Sébastien Rome. Voilà, il m'a dit "Tu comprends, là où on est peu nombreux, il y a deux manières de se socialiser. Il y a ceux qui se socialisent entre eux. Tata, tonton, papa, grand-mère, grand-père, point final. Et puis il y a ceux qui se socialisent avec les autres, le club de foot pour le garçon, le club de je sais pas quoi pour la fille et puis la maman aussi qui va qui vient et cetera.
Et ça c'est une forme de socialisation restreinte mais ouverte. Et il me dit là où il y a ça, alors les gens sont plus volontiers de gauche que de droite, c'est-à-dire moins enfermés sur eux-mêmes et sur l'idée qu'il leur faut tenir à bout de bras une structure qui sans ça s'effondrerait. Donc, j'attache de l'importance ainsi que les autres responsables de notre mouvement à toutes ces villes. Il y a 56 listes les filles au second tour dans les villes de moins de 50000 habitants et plus de 60 listes qui partout ont fait plus de 20 %. Je rappelle à tout le monde que c'est la première fois que le mouvement se déploie sur tout le pays. En 2020, on avait pas du tout fait ce raisonnement.
On avait dit on va soutenir des listes citoyennes. Ce qui était un excès d'optimisme parce qu'on pensait qu'il suffisait qu'il ait le mot citoyen pour que l'affaire soit réglé mais pas du tout. dans les listes citoyennes, il y en a qui sont d'une confusion absolue. Certaines sont de gauche, d'autres sont de droite. Donc c'est pas l'adjectif qui fait le contenu. Et notamment pour nous, les élections municipales, c'est une préparation, comme je l'ai dit tout à l'heure assez longuement de l'esprit public à la suite. Il faut que les gens aiment tellement ce qu'on est en train de faire localement qu'ils aient envie de le voir étendu à tout le pays.
Si les gens sont éduqués à pratiquer le référendum d'initiative citoyenne localement, ils en auront envie nationalement. Si on commence à organiser d'une manière crédible, je reconnais que c'est pas simple à mettre au point un référendum révocatoire et ben ça sera pareil pour le national. Et là sur cette question, nous touchons du doigt la résolution d'une des plus grandes difficultés qui se soient toujours présentées devant un mouvement révolutionnaire. Comment concilier la stabilité des institutions sans lesquelles on ne peut pas vivre en société ? Ça peut pas être l'assemblée générale permanente ou la manif, hein. Ça peut pas des fois et déjà c'est long.
Bon, donc c'est il faut donc qu'on ait le moyen de la stabilité des institutions tout simplement parce qu'elles sont vivables et la capacité d'initiative populaire révolutionnaire possible à tout moment. Et ben c'est le référendum révocatoire. Voilà comment nous pouvons régler par et dans la démocratie. Mais faut pas croire qu'on vient de l'inventer. Dans la commune de Paris, ça commence le référendum révocato à riser. Pendant la grande révolution de 1789, les sections de Paris inventendum révocatoire pour changer les élus en cours de route à l'Assemblée nationale où soi-disant Robespierre exerce sa tyrannie.
D'abord Robespierre, il exerce aucune tyrannie pour la raison qu'ils sont trois du même point de vue sur 12. Et puis deuxièmement qu'on a jamais vu un tyran qui n'a ni la police, ni l'armée, ni la finance et qui en plus est réélu parce que le vote avait lieu tous les mois. C'est un peu excessif quand même hein, faut bien dire les choses comme elles sont. Mais quand tu es en période de révolution, que veux-tu faire ? Personne n'avait jamais rien fait de semblable. N'avait aucune espèce d'idée sur qu'est-ce que ça pouvait être. Ils avaient tous luur truc là en latin là, l'antiquité romaine et tout.
Bon très bien, on fait une République mais personne n'avait jamais vu à quoi ça pouvait ressembler. Sinon ce qu'ils avaient vu dans les communes avec les conseils municipaux de l'époque qui n'étaient pas ouverts sur toute la population, sauf dans certains endroits comme Marseille et ailleurs où on disait métier vos noblesses. Tout le monde avait le droit et de voter et même de siéger. Mais bref, tout ça c'est pour dire la bataille qui est menée, on va pouvoir l'articuler avec la bataille nationale en 2017. Alors, on va passer des moments compliqués, j'en suis sûr. Alors, les villes et les filles où nous sommes en tête. Roubé 100000 habitants. David Guirot 46,6.
[applaudissements]
La cour neuve [applaudissements] Ali duara 47000 habitants 38 % en premier tour [applaudissements] et Étime beaucoup. C'est Mathieu Hiller, il a fait 41 %. Les amis, ce camarade,
[applaudissements]
la mafia qui a là-bas, les voyou qui tournent autour de la de de la mairie, ont foutu le feu à sa maison deux fois, dont une fois la nuit alors que lui, pendant ce temps-là, il était en réunion politique publique et ces gens ont failli lui assassiner toute sa famille en y foutant le feu. Donc Mathieu Hiller, c'est un homme d'en dévouement absolu, lui et sa famille évidemment à la cause comme on disait autrefois pour qui c'est un un moment de sa vie, c'est pas autre chose que sa propre existence. Alors je l'ai mis là 26000 habitants, 41 % évidemment tous ceux qui sont de droite se sont remis d'accord immédiatement pour faire cesser le scandale de ce sauvage qui pourrait diriger la commune.
Et ce sont de pur voyou qui a là-bas en face de nous. Et puis il y a aussi une autre ville. Je l'ai retenu parce que j'ai été ami de son maire qui était un homme parfait. Ah, il y a Saintfonce dans le rô 20000 habitants et c'est Mbarquy 37 et demi. Donc, on peut avoir une chance là aussi de la gagner mais vous verrez, nous en aurons sans doute, on pense si on est optimiste, une petite dizaine de plus euh à la fin de la semaine qui seront emportés par les camarades. Il y a des endroits où la difficulté, comme vous l'avez compris, c'est d'arriver à mobiliser tout le monde pour soutenir des gens qui ne soulèvent pas un enthousiasme particulier dans nos rangs.
C'est là où on a fait des listes communes. C'est un travail qui est fait en responsabilité, camarade. Il n'était pas possible que le mouvement assoumis puisse être montré du doigt ensuite comme celui qui fait perdre partout parce que ce serait fatal. Rappelez-vous bien de ça. Les milieux populaires dont vous êtes issus, la force va à la force et les gens sont même s'ils font pas de politique, ils comprennent que tout détruire, c'est pas un chemin. Ils comprennent ça. Et c'est pourquoi c'est si important ce qu'on fait nos camarades à Marseille de retirer la liste. C'est la deuxième fois
[applaudissements]
que la bande qui a là-bas obtient ce résultat de Ils auraient tort de croire que on va pas y rééfléchir dans le détail pour ne pas leur permettre qu'il recommence. Alors bon, le maire pochette de surprise est tout content. Euh bon, cette fois-ci, il dit "Je vais gagner moi tout seul, ceci, cela." Alors, il insulte tout le monde. C'est c'est incroyable comment il se comporte, franchement. Est-ce que je suis devenu tellement vieux que j'appartiens plus à mon monde ? Jamais j'ai vu ça. Un gars qui est candidat à être le maire qui dit "Toi, je te téléphone même pas, j'ai pas besoin de te parler, tu es trop con." Ça se fait pas. Non. Depuis on dit "Cher ami, comment ne sait-on pas parler plutôt ?
C'est le moment de s'entendre. Je vous respecte beaucoup, vous savez. Avant ça se passait comme ça. C'est pas le gars qui est candidat se fout de toi et t'insulte." Bon, j'espère que je voulais bien jouer pour que vous compreniez. Alors donc j'en reviens maintenant à on en progresse plus vite queux. C'est un point qui est important pour la première fois donc au progrès publique que dites-vous ceci : une liste d'extrême droite sur de n'arrive pas au second tour. Une liste d'extrême droite sur 3 est arrivée la dernière par rapport à 2014. Eux on peut comparer, ils étaient là. pas nous. Ils sont au total stables mais en régression dans nombre de villes. Ça serait à nous que ça serait arrivé.
J'aim vous dire qu'on entendrait parler du matin au soir. Leur score a été divisé par deux ou presque deux. Je ne vais citer que quatre villes pour que vous vous figuriez le tableau donc que je suis en train de vous dessiner avec un peu plus de de crudité. Score divisé par 2 ou presque 2 à nant. Montpellier, [applaudissements] Toulouse, Mulouses, c'est-à-dire des grandes villes
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éliminés du 2e tour dans des villes où ils étaient présents au 2e tour en 2014 et ils sont éliminés en 2026 à Montpellier, Strasbourg, Grenoble et Besançon. Donc dorén [applaudissements] avant, la possibilité se présente devant nous de renverser la situation entre maintenant et 2027. Nous ne la renverserons pas du tout au tout, mais on peut penser que l'écart qui est d'ailleurs risible à l'étape actuelle, c'està dire 14 pour nous au premier tour et 36 pour eux. Expliquez-moi voir comment on fait 36. à l'élection présidentielle quand on fait 1 et demi à Paris et 3 à Lyon. Comment c'est possible une chose pareille ? Avec quoi il mesure ?
Vous voyez bien que une fois de plus, et je vous en supplie, répétez-le, à tous les repas du dimanche que vous faites en famille. Une fois de plus, l'industrie des sondages passe pour ce qu'elle est une fumisterie, mais une fumisterie qui pèse sur les situations réelles. L'autre jour, j'écouté Tangy qui disait "Ah ben nous, quand on pense qu'on va gagner, les gens arrivent." "Bah très bien. Qui c'est qui vous dit que vous allez gagner ? Comment vous le savez ?" Bah parce que ils le disent à la télé et ils le disent à la radio et ils le disent partout. Il pleut, ça va profiter au Front National, au Rassemblement national. Il fait sexe, ça va profiter au Rassemblement national.
Quoi qu'il arrive, on croirait que tout leur profite comme si ça leur était dû. C'est curieux. Jamais il n' a été dit une seule fois que le fait qu'il pleuve ou qu'il fasse sec allait faire voter pour nous et nous faire élire dès le premier tour dans la deuxème ville d'Île-de-Fance. C'est étrange. Alors, je vais pas [applaudissements] je dois encore m'exprimer à Lille. Euh, c'est après-demain ou demain, je crois. C'est demain. Demain, vous connaissez la situation là-bas. Le les écologistes qui ont été pendant 6 ans dans l'opposition, nous passons devant devant eux. Bon, c'était à la loyale he on sait pas tirer la bour ni rien du tout.
On passe devant eux honnêtement et on est juste derrière la liste socialiste. On peut penser qu'au bout de 70 ans à la tête de la commune, bon c'est dire c'est pas insolent de dire que un peu de renouveau fait pas de mal quoi. Un peu changer pour pas que ça soit tout le temps les mêmes se succédant dans les mêmes pantoufles et ainsi de suite. Alors, ils ont voté qui voulaient venir avec nous, mais comme eux c'est une organisation démocratique, la tête de l'IS a dit qu'il en avait rien à faire et il est allé avec les socialistes. Non, mais voy il faut quand même que vous méditiez la différence entre une organisation dirigée par un gourou qui dirige tout et une organisation démocratique, hein.
Voilà, c'est ça la différence. Les gens les boulent comme jamais et leur erreur c'est toujours la même, c'est de prendre les gens pour des imbéciles. Parce que les écolos du nord c'est des écolos, c'est des militants, ils pensent ils ont des idées, ils ont des visions sur les choses, ils ont été 6 ans dans l'opposition, ils maîtrisent des dossiers qui voudraient voir évoluer autrement et ils sont traités comme du bétail et on leur dit c'est comme ça et pas autrement. Alors ça donne une déflagration parce que dans une des communes liées à la commune de Lille, les gars ils ont les filles ils ont pas eu peur.
Ils ont carrément pas présenté de liste hein pour être certain que ça aille du bon côté. Bref, il y a une grande émotion et voyez-vous, je vais pas être long mais je veux bien me faire comprendre. Tel qu'on est là, la social-démocratie ne peut plus avoir d'avenir. Pourquoi ? parce que son partenaire historique, le patronat local, n'est plus en situation pour discuter avec elle et faire des compromis. Et ensuite, parce que le syndicalisme n'arrive plus à embrayer sur un rapport de force qui lui permet d'établir un partage capital travail qui soit plus profitable au travail qu'au capital.
Ça c'est les faits et c'est à cause du changement du capitalisme de la manière avec laquelle dorénavant il fonctionne polarisé qu'il est par la sphère financière. D'accord ? C'est donc pas à bonne ou mauvaise volonté, c'est que c'est comme ça. Et donc l'idée d'après laquelle c'est dans la dynamique de l'expansion du capitalisme qu'on fait des prises d'avantage pour les travailleurs est une vue de l'esprit qui n'existe plus. Par contre, l'anticapitalisme historique marxiste, socialiste et ou communiste, lui aussi bute sur la question de comment on réorganise la société, non pas seulement en produisant toujours plus mais en vivant différemment.
Ce qui est une question qui était toujours reportée d'une manière quasi magique au moment où on gouvernerait. Alors on disait "Ah non mais il y a la question des femmes ! Bon attends, on prend le pouvoir et après on verra. On fait le socialisme, tu vas voir, ça va régler le problème. Il y a la question de la diffusion de la culture. Oui. Ben d'accord, mais prenons le pouvoir d'abord. Je me rappelle, je l'ai fait, j'ai expliqué ça aux autres. Alors donc je m'en rappelle très bien. C'est la question de l'avenir de la planète, de la biosphère, de la manière où les sociétés humaines vont résister au changement climatique que plus personne ne peut arrêter.
C'est la question qui accroche dans l'anticapitalisme, qui accroche dans l'idée d'une révolution et du contrôle populaire sur les événements qui se déroulent. C'est la raison pour laquelle à cette étape, nous qui avons sauvé le fil conducteur de l'histoire qui part du mouvement communiste, du mouvement socialiste, des anarchistes et de toute cette tradition jusqu'au moment où nous voici ici. J'ai oublié les Trotskis qui m'en veulent pas parce qu'en plus c'est eux qui nous reçoivent. de ce fil là, camarade, la jonction est d'une part nécessaire, d'autre part incontournable avec l'écologie politique.
Et c'est pourquoi la question de l'île est si symbolique, parce que l'île, c'est le nord, le nord ouvrier, la racine du mouvement socialiste, la racine du mouvement communiste. Ça va de Julgued aux anards par là-bas. Et aujourd'hui la faillite du mouvement traditionnel ouvrier, on l'appelait comme ça, ça donne que la première ère d'expansion du Rassemblement national, puisque je vous ai dit tout à l'heure, il croisse moins vite que nous, mais il croisent et bien c'est d'abord dans les zones qui étaient autrefois les plus organisées et contrôlées par le mouvement ouvrier, le pas de calé. C'est là qu'ils font le plus dur de leur score et que nous nous avons le plus de mal.
à avoir des implantations qui tiennent la mer. Mais il faut dire que les autres ont fait ce qu'il fallait pour qu'on touche pas terre. Et puis l'autre zone, c'est le sud où se trouve la masse, une masse de retraités de gens plus âgés, donc plus conservateurs et travailler par des populations qui pour des raisons historiques sont plus conservatrices que d'autres. Voilà. Donc la jonction et la dynamique qu'elle peut produire, normalement elle aurait dû exister à Grenoble. Grenoble, nous avons décidé que la tête de l'î serait écologique il y a deux mandats. Nous, pourquoi ?
Parce que depuis le début, la stratégie politique que nous mettons en œuvre, nous appelons ça la recomposition unitaire de la gauche. À Grenoble, les écologistes, ils étaient 10 tout mouillés au centre-ville, c'était bien le maximum. Et nous, on était déjà dans les quartiers populaires. J'ai aucun regret, il fallait le faire. Mais ça a fait flop. Ça n'a rien produit idéologiquement, concrètement, pratiquement, qui soit pas seulement de la routine plus partageuse qu'ailleurs, mais quelque chose qui donne à voir.
Je suis certain que la jonction entre les écolos de l'île préparé par 6 ans d'opposition et qu'ils ont mené d'une manière qui fait jamais plaisir à la majorité, ça c'est entendu, la majorité socialiste, mais qui l'ont mené sur des dossiers, sur des questions de la vie quotidienne en opposant les idiots qui sont ceux écologistes et souvent aussi les nôtres à au productivisme habituel même rabillé de pensées et de mots de gauche. Tout le monde me suit ? C'est ça l'enjeu, camarade. Pour le 21e siècle, ce que nous incarnons doit être le rapprochement à l'intérieur d'un vaste ensemble plein de nuances et qui en aura d'autant plus que nous exercerons le pouvoir.
Plus nous exercerons le pouvoir, plus la société sera mise en ébullition, plus des contradictions apparaîtront et plus on a besoin de démocratie pour que ces contradictions se résolvent d'une manière qui soit progressiste et révolutionnaire. Voilà quel est l'arche stratégique. Et là, nous sommes dans une situation qui est la plus compliquée de toutes que nous n'avons pas voulu. Ce n'est pas nous qui avons voulu être tout seul comme ils disent avec une hypocrisie dégoûtante comme celle de Michaël de la Fusse à Montpellier qui disait "Il passe plus de temps à diviser la gauche." Mais c'est ce type lui-même qui a dit qu'il voulait pas voir nos amis, ni les autres, ni personne.
Il voulait tout pour lui. Voilà. Et heureusement qu'on a retourné la situation à la fin parce que on a su retourner cette situation et montrer que c'est pas nous qui étions responsables de la division. Et ça ça leur pèse maintenant sur le dos. Ça leur pèse tellement d'ailleurs qu'il ressemble plus à rien. Mais bon. Oui. Bah on en est on a des raisons d'être content parce que nous on souffre pour tenir la ligne hein. Donc c'est leur tour de ils souffrent parce qu'ils tiennent pas la ligne. Je pense que une fois que je vous ai dit ça, vous comprenez sans doute mieux la manière d'organiser la stratégie générale du mouvement. Il faut que j'aille à ma conclusion.
Je pense que nous faisons une démonstration qui va au-delà de la politique, qui est une démonstration qui tient à la manière d'être dans la cité. Une organisation qui tient bon, qui cède pas, qui n'abandonne pas les siens dès que la meute aboie, qui est capable de se tenir bien droite. Alors, on peut se dire "Ah, vous êtes comme ils ont dit de moi que j'étais un vrai bourrin têtu qui reconnaît jamais ses reurs ?" Forcément, j'en ai pas commis. Alors donc je vois pourquoi je vais reconnaître des erreurs que j'ai pas commis. Non mais ils aiment ça vous savez la repentance. Il y a un côté chez eux dans les médias vous savez l'inquisition au Moyen-Âge.
Tu avoues tu reconnais alors tu t'es trompé une fois tu reviens. Ah lapse et relapse. Le bûcher. Toi tu seras tenaillé. On te pose la question extraordinaire et l'ordinaire hein. Ça fait queon passe tous là des espèces de lapidation médiatiques ou des gardes à vue on appelle ça aussi médiatique. Ils sont inouis. Je pense que nous faisons une démonstration et quand de l'ogu pour la mairie de Marseille elle-même centre ou Bensada dans l'arrondissement où nous sommes en danger sinon que l'extrême droite ne prenne le pouvoir. Ce sont deux militants.
Ben Sada depuis comme il est plus âgé que De Logu depuis plus longtemps, c'est des hommes, des femmes je vous cite ces deuxlà qui ont beaucoup donné au combat. Et vous savez, c'est dur hein de dire allez marche arrière parce que dans le combat aussi il y a des moments de marche arrière. On n'est pas des fous qui avancent. Bon je pense que ça se voit, ça se sait. Vous savez tous nous a tous fait des compliments pour notre comportement à Marseille, celui de Logut, Ben Sada et des autres. Rappelez-vous bien que cette part de gloire qui vous vient dessus, elle vient de ses camarades et de leur discipline. J'ai bien dit discipline
[applaudissements]
camarade, la Nouvelle-Fance est le slogan autour duquel nous allons construire et reconstruire le programme l'avenir en commun. Ça sera l'avenir en commun pour la Nouvelle-France. Et d'abord, nous allons expliquer longuement de quoi il s'agit. Nous ne sommes pas nous des gadgets man et woman là, des gens qui inventent des mots et puis voilà, on parle des réalités sociales. Quand vont-ils comprendre que la jeunesse qu'on a qui était à un âge devient une classe sociale dans un pays où on décide de modifier la paye de quelqu'un d'après son âge ?
Ça veut dire que sa force de travail n'est pas respectée de la même manière parce que au bout du compte sa force de travail elle doit être d'aussi bonne qualité que celle des autres parce que sinon on l'embauche pas. Donc c'est bien transformer un âge en une classe sociale la modification qu'ils font subir à la jeunesse de ce pays. De la même manière s'ils ne comprennent pas quelle est la mentalité à laquelle beaucoup ne comprennent rien et peut-être moi aussi de la transformation qui a été la transformation psychologique, sociale, intellectuelle des femmes compte tenu des libertés qui ont été conquises dans l'espace de moins de deux générations.
Ce sont des faits absolument nouveaux qui rendent insupportables les différences de salaires, insupportable l'absence de service qui permettent la prise en charge des tâches de la reproduction sociale. Ils ne le comprennent pas.
[applaudissements]
il continue à penser que bon bah taimette hein ma grande voilà et puis que ça va se régler comme ça. Ça ne peut pas se régler comme ça. La contradiction entre les deux cycles sociaux, celui de ce qu'on appelle les tâches de reproduction sociale et du travail et la présent au travail sont contradictoires. Si bien que maintenant il faut payer pas celles qui restent à la maison mais les gens qui font le travail qui hier était gratuit parce que c'est du travail. S'ils ne le comprennent pas, on ne peut pas s'adapter à la vie de la société. Ou alors il faut que ça soit la force. Mais ça marchera pas. J'ai pris ces deux exemples. Je pourrais continuer.
Arrêtez de regarder les gens d'après leur religion. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qu'est-ce qui vous fait croire qu'un musulman se comporte différemment de quelqu'un qui ne croit pas ou qui croit à une autre religion ? il est elle est comme tout le monde et qui trimballe ses paquets de problèmes et tâche de les régler comme il peut en respectant des règles de morale, des règles de respect qu'il a choisi ou qui est venu par sa tradition familiale foutez la paix aux gens, il ne vous demande rien mais c'est vous qui créez du communautarisme en enfermant les gens dans une [applaudissements] attribution. Alors voilà, je finis sur une chose.
La Nouvelle-France transforme une souffrance en une fierté. Nous sommes fiers d'être ces français là. Ce pays est à nous, à nous tous. À nous tous, [applaudissements] à nos enfants encore plus qu'à nous et à nos petits enfants.
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Alors, je vous avais dit que à la fin je me moquerai d'eux. Alors, je lis que tout le monde est tombé dans le piège de Mélenchon. Vous savez, moi je suis deux personnes, moi et mon personnage. Donc alors je me vois en caricature avec des dents qui dépasse, ça me plaît pas trop. Ailleurs, je vois que j'ai fait c, que j'ai fait là, que je pense ceci, que je me prépare à ça. J'aime bien. Honnêtement, au début non, ça me choquait, voyez. J'étais pas prêt à ça, mais maintenant, ça me fait marrer. Alors, je regarde ce que Mélenchon a inventé. Un piège démoniaque dans lequel tous les autres sont tombés. Alors ça va, ça me [rires] pour une fois qu'on me prend pas pour une buse, ça me va.
Je dis ça parce que ni ils lisent mes bouquins, ni écoute mes discours. Ils disent que j'ai ironisé sur des noms, j'ai pas ironisé. Ils ont pas écouté. Mais il devrai écouter hein parce que depuis que j'ai parlé là-bas à Lyon hein, la statue de Saint-Louis là, Charles elle est toujours à sa place hein. Alors J faudra bien l'enlever de là. Bon enfin pas vous voyez pas de quoi je parle mais c'est pas c'est plus l'heure là que j'entre dans les détails. Alors le piège pardon de vous dire c'est pas moi qui l'étendu, c'est la droite et les ballons sont tombés dedans. Vous connaissez la rocheut ? Ça vous dit quelque chose ? C'est une espèce de pente dans la montagne.
Alors les hommes et les femmes préhistoriques se mettaient autour tu vois et quand il voyait apparaître les chevaux. Alors il pousser des cris tout ça tout le monde hein parce qu'il fallait s'y mettre à tous et les chevaux voà il montait la côte à toute vitesse et quand ils étaient en haut ah j'ai peur pouf il sautaiit dans le vide et les autres attendaient en bas plouf voilà le repas servi. Alors eux, ils sont allés à la roche du trait parce que chez les socialistes, ça fait partie du et puis ils ont il y avait tous les mecs de droite,
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d'accord ? Tous ceux de la droite qui leur on dit bou les antisémites, les machins. Oui. Alors là non, ça alors eux ce qui leur truc c'est leur miroir, c'est pas dans leur salle de bain, c'est quand ils ouvrent Libération. Alors, il se regarde dedans, il voit qui c'est qui est beau et qui vaut la peine. En général, l'autre, il est mort de 15 jours après ou 3 semaines après. Parce que si si vous voulez tout perdre, faites-vous soutenir par l'IB, c'est le meilleur moyen. Alors, ils regardent ça et qu'est-ce qu'ils font ? Ils tombent dans le piège et ils commencent eux-mêmes à dire "C'est insupportable." Alors, les émeutes urbaines, vous vous rappelez ?
Nous, on disait les révoltes et eux les émeutes. Dappelez au calme. Pourquoi je vais appeler au calme ? Moi c'est pas moi qui suis là-bas. Moi, j'appelle à la justice. Et ben, j'ai bien fait. Et ben, j'en suis fier, figurez-vous. et je refuse d'appeler au calme parce que j'appelle à la justice.
[applaudissements]
Vous êtes pas au plus de vos ennuis, hein, parce que ça continue. Bref, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Comme ils ont pas arrêté d'en rajouter que vraiment à les filles étaient insupportable, infréquentable et que ceci et que cela et que j'ai dit c et que j'ai dit là, ils écoutent même pas mes discours. D'accord, ils sont longs mais il faut savoir ce qu'on veut quoi. Moi j'écoute he leur truc. J'aime mieux vous dire que c'est pas ce qu'il y a de plus agréable. C'est mal dit, il y a pas d'exemple, on comprend rien. Bon non, bon moi on comprend et en plus on se marre des fois au milieu hein. Bon, je le fais exprès. Donc il pourrait faire un effort. Alors qu'est-ce qui s'est passé ?
Ben maintenant, ça y est, ils sont pris. Chaque fois qu'il bouge un petit peu, les autres disent "Ah vous allez avec les filles c'est vous qui avez dit qu'ils étaient ceci, ceci, cela." Ils sortent toute la liste et ils ont l'air "J'ai rien dit." Mais il y a J'ai rien dit hein. Après, j'oublie et on me dit "Mais tu as dit ça ?" "Ah bon ? C'est moi qui a dit ça." Ouais, c'est vrai je me rappelle. D'accord. Bon alors il y a quand même à la fin du fin hein à Strasbourg hein où il y a le député premier secrétaire de la Fédération avec l'ancienne maire de Strasbourg qui à titre humain est une femme assez remarquable.
Non mais je le dis parce que c'est c'est pas parce qu'on a un adversaire que il est bon à rien. Je l'ai connu ayant des réflexes humains les gardes de copains qui étaient intéressant. Mais alors elle fait pas à moitié hein, pouf lave la alli avec la droite. Alors ce pauvre fort qui venait de subir après avoir dit que personne salirait avec nous 26 villes qui décident de faire une alliance avec nous déjà le gars il avait du mal à respirer. On lui dit et à propos de Strasbourg alors lèela dire non mais la ligne de la gauche est de gagner. Non la ligne de la gauche est d'être de gauche. C'est pas de gagner c'est d'être de gauche et de gagner. Enfin bon, allez, on va pas lui chercher des pou.
[applaudissements]
Alors, il dit euh bon ben, elle exclu. Ahah. Mais même nous, on fait pas ça. Alors l'autre, elle est prévenue par SMS qu'elle est exclu. C'est quand même l'ancienne maire de la commune, elle a le député premier secrétaire, enfin quand même de la belle de la belle compagnie. Il avait à peine fini de dire ça, qu'il y en a un autre qui à l'autre bout du pays, Menucci, qui dit "Ouais bah dans ce parti, on n'exclut pas avec un SMS. Tu attendras que la commission se soit réunie. Ça veut dire que l'élection s'il vous plaît à distance. Vous savez, il y a des gens, ils ont la poisse.
Restez pas à côté parce que quand ils passent sous l'échafaudage, le pot de peinture leur tombe dessus mais vous en prenez aussi. Bah eux, c'est ça qui arrive hein. Non non, faut à distance. Alors donc ils sont pris là-dedans Strasbourg, Sarcell s'il vous plaît, Poitier s'il vous plaît. Mais pour les plus anciens, ça nous rappelle des choses. C'était le moment où les socialistes étaient avec les centristes. Moi, quand je suis arrivé au Sénat, c'était avant l'art chrétienne. Et donc quand je suis arrivé, il y avait des drôles de gars, c'était le musée de la SFO là-dedans. Et il y avait des gens "Ah bon ? Il est toujours là lui. Ah bon ? Ah bon ? Je revenais pas, j'étais jeune à ce moment-là.
Et alors il me disaiit tous, il faut empêcher le RPR de faire si ou là là, on va se mettre avec les centristes. Ah non, on se mettra pas avec les centristes. C'était leur refrain, tu vois. Il vivait de ça et il me prenaient pour un con. Et ça ça leur a pas servi parce qu'on était nombreux là-dedans à dire "Vous arrêtez votre truc là, ça va, on vous a vu venir. On ne veut pas qu'on s'alie avec la droite." Ça ça s'appelle la grande coalition. La grande coalition, elle est grande le premier jour et le jour numéro 2, elle devient petite et le jour numéro 3, les fâchistes la foutent dehors. Voilà ce que c'est la grande coalition. Voilà ce qui va se passer partout.
Voilà pourquoi on les laissera pas faire.
[applaudissements]
Voilà. Maintenant là, j'arrête hein, il me reste une minute pour et là c'est dans les temps habituels. Il faut que nous inventions à partir des accords qui ont été contenus une autre gauche. C'est pas facile parce que je sais ce qui s'est passé dans les communes où on a négocié. Je crois pas que ce soit à partir de ça qu'on a la possibilité de créer une autre gauche, en tout cas pas celle que nous on veut créer, c'est-à-dire une gauche populaire, active, citoyenne, révolutionnaire, anticapitaliste, écologiste. On va avoir besoin encore et encore et encore d'aller chercher le peuple qui a un intérêt à tout ça. Et c'est comme ça qu'on va finir par gagner, mes camarades.
J'attends avec impatience qu'Ali gagné à la Courneuve. J'attends avec impatience que David ait gagné à Roubé parce que ça sera énorme [applaudissements] et ainsi de suite et j'espère aider les camarades de l'île à aussi à avoir le dernier mot, la main dans la main avec les nouveaux écorchés de la politique que sont les écologistes de l'île. Voilà, ayons confiance en nous-même. Nous nous sommes donnés les uns les autres la force d'amener tout ça jusqu'au point où nous voici rendus. C'est une immense fierté.
Nous avons raccourci le cycle de l'histoire parce que non seulement nous avons construit cette force, non seulement nous avons fait la démonstration que les bases sociales sur lesquelles nous voulons construire le futur de la gauche et de ce pays comme on vient de le voir à Saint-Denis, nous avons fait tout ça et nous l'avons porté jusqu'au point où maintenant on peut penser que nous avons une chance sérieuse d'arriver en 2027 à gagner le pouvoir. Nous allons voir comment on va le faire.
[applaudissements]
et on va tâcher de le faire avec autant d'intelligence. À vous toutes et vous tous de tout mon cœur, merci pour tout ce que vous avez fait sur le terrain comme moi-même, chacun à notre poste de combat sans s'attirer je ne sais quelle volonté de gloriole pour l'un ou pour l'autre. Moi, j'ai toujours dit que je prends ma part au milieu des autres et ceci que je vois là pareil. Et vous tous, restons comme on l' modeste quand on peut pas faire autrement. Sinon des fois aussi ça fait du bien d'être orgueilleux. Mais en tout cas à notre poste partageant la tâche, l'appliquant avec discipline.
Ce qui est fait avec discipline c'est du travail qu'on abandonne pas aux autres parce qu'on l'a mal fait ou qu'on l'a fait à moitié parce que nos adversaires rôent autour de nous en espérant trouver une faille. C'est-à-dire des gens qui veuillent bien aller remplacer le cœur des calamiteux qui nous accablent. en tant que ex. Bon, dans la vie, le problème ça a toujours été les ex. Non, pas toujours. Pas toujours. Il y en a des biens mais ceux que auquels je pense non, c'est vraiment pas ça. Merci à tout le monde. [applaudissements] [acclamation]
[applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon