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InterviewAurore Bergé· 25 novembre 2025 6 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleTravail & emploiÉducation & rechercheInstitutions & élections

Aurore Bergé dans le ICI Matin de ICI Picardie (France Bleu) - 20 novembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi aller dans une entreprise verrière où 80% des postes sont occupés par des femmes ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Ces stéréotypes sont-ils trop compliqués pour les filles en filière technologique ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le gouvernement était contre la défiscalisation des pensions alimentaires ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les élections municipales paritaires mettent-elles les femmes en difficulté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Aurore BergéChiffre
    « 97 % des postes d'aide à domicile sont occupés par des femmes. C'est 1 % dans l'électronique et même zéro dans l'énergie. »
  • 1:00Aurore BergéFait
    « Quand on fait progresser les horaires pour les femmes, en fait, on les fait progresser pour toute la société, pour toute l'entreprise. »
  • 6:00Aurore BergéFait
    « Pour la première fois en 2026, on a des élections municipales qui soient enfin paritaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Dans la somme, 97 % des postes d'aide à domicile sont occupés par des femmes. C'est 1 % dans l'électronique et même zéro dans l'énergie. C'est cette réalité qui accueille la ministre déléguée chargée de l'égalité femme homme.

Elle est en visite dans le Vimeux aujourd'hui pour évoquer la féminisation des métiers industriels et elle répond à vos questions. Céline bonjour Aurore Berger. Bonjour.

Vous choisissez le contrexemple en allant cet après-midi à Ambreville chez un sous-traitant verrier qui compte 80 % de femmes dans ses effectifs. Pourquoi aller au plus simple ? Elle est au plus simple, elle est là où les entreprises justement se sont adaptées.

Preuve que c'est possible. Preuve que quand on cherche des talents, on peut réussir à les trouver mais ça suppose des adaptations parce que c'est une entreprise qui a notamment adapté ses horaires. Typiquement dans des secteurs industriels, on est souvent sur des 38 qui sont pas forcément compatibles avec des vies familiales et donc là les horaires ont été réadaptés.

Et ce qui est bien, c'est que quand on fait progresser les horaires pour les femmes, en fait, on les fait progresser pour toute la société, pour toute l'entreprise, pour que la parentalité d'ailleurs ça repose pas que sur les femmes. Ça reste malgré tout un contrexemple assez peu répandu qu'on pense au secteur ici de l'aéronautique, de l'automobile fort, des femmes d'ailleurs pour polir des flacons de verre, ça reste de l'ordre un peu du cliché, du stéréotype. En fait, c'est les chiffres que vous présentiez tout à l'heure, c'està-dire qu'on a des femmes qui sont surreprésentées dans des secteurs qui sont absolument essentiels pour notre pays. les secteurs du soin, les secteurs du lien, mais qui sont sous-représentés dans des secteurs qui sont là aussi stratégiques en terme de souveraineté, d'attractivité et des secteurs en plus qui sont souvent mieux rémunérés.

Quand on parle d'écart de rémunération entre les femmes et les hommes, d'écart moyens de rémunération, pourquoi on a cet écart ? notamment parce que les femmes vont sur des secteurs aujourd'hui qui sont moins bien rémunérés que là où il y a ceux des hommes. Donc ça veut dire qu'il faut qu'on agisse sur les stéréotypes à la racine, formation des enseignants.

Alors justement ces stéréotypes à la racine, c'est peut-être trop compliqué pour les filles, suggèrent des lycéens en filière technologique d'Abville. Quand on leur demande pourquoi il y a pas de de filles justement dans leur classe, comment on se sent à sa place dans ces conditions ? Alors c'est pas trop compliqué.

Ce sont des sujets qui sont compliqués pour tous mais qui ont pas de sexe et heureusement. Mais comment est-ce que des jeunes de 18 ans peuvent en arriver là encore aujourd'hui en 2025 ? Qu'est-ce qu'on change ?

Ce qui est le plus difficile, c'est justement de changer les représentations culturel et c'est sûr que quand vous entendez tout au long de votre vie de votre parcours, parce que c'est dans votre famille ou parce que même vos enseignants ou parfois sur des représentations médiatiques ou sur les réseaux sociaux que c'est pas pour vous, bah à la fin vous finissez par penser que c'est pas pour vous, que c'est trop difficile, qu'être la seule ce serait trop compliqué. Donc c'est pour ça qu'on a changé les formations des enseignants. C'est pour ça qu'on fait des programmes spécifiques, filles maths, filles sciences.

C'est pour ça qu'on a mis aussi les pieds dans le plat sur la question des quotas dans les filières scientifiques et dans les prépas parce qu'on peut pas se satisfaire de cette situation et en plus c'est non seulement un impératif moral mais c'est aussi un impératif économique parce qu'on manque de talent euh on manque aujourd'hui d'hommes et de femmes singulièrement dans ces métiers-là. Il est 7h49. Vous écoutez ici Picardi et nous sommes avec Aurore Berger, ministre délégué chargé de l'égalité femme homme en déplacement dans la somme aujourd'hui.

Les écologistes ont fait voter dans le budget la défiscalisation des pensions alimentaires pour celles et ceux qui les reçoivent, essentiellement des femmes avec des enfants à charge. Le gouvernement était contre pour quelle raison ? Alors moi, j'ai toujours donné ma positionnelle.

Il dit que j'étais favorable à cette mesure. Je l' porté aussi quand j'étais député donc j'ai j'ai pas changé de du gouvernement. On a un enjeu qui a un enjeu budgétaire.

Donc il faut qu'on regarde précisément ensuite les conséquences budgétaires de cette de cette proposition de cette mesure euh qui concerne en effet beaucoup de femmes et qui aujourd'hui pénalisait beaucoup de femmes qui souvent entraient même dans l'impôt sur le revenu parce que la fiscalisation de la pension alimentaire les faisait non pas changer de tranche mais entrer dans la peau sur le revenu. Donc on a ici une députée France insoumise Hamdan de la Somme qui porte une proposition qui va plus loin avec l'indexation des pensions sur l'inflation. ce sera examiné en séance la semaine prochaine.

Quel sera votre avis, votre réponse ? Sur la question des pensions alimentaires ? Aujourd'hui, elles sont encadrées et ce qu'on a fait et à mon avis beaucoup plus important que la question de l'indexation, c'est garantir qu'il y a pas d'un payé de pension alimentaire.

Le premier fléo que connaissaient les femmes qui étaient divorcées, qui souvent étaient avec les enfants à charge, c'est que les pensions alimentaires n'étaient pas payées. Nous, on a créé un service public qui garantit qu'il y a pas d'impayé de pension alimentaire, qui garantit que les femmes, elles renoncent pas aussi à demander cette pension alimentaire parce qu'elles ont peur que la pension soit un outil de chantage avec l'ancien compagnon, un outil de chantage vis-à-vis de la garde des enfants notamment. Donc ça, je pense que c'est absolument fondamental et les pensions, elles peuvent être réévaluées de toute façon de manière régulière.

Devenu une prérogative de la CS en de mots. Pour finir à 4 mois des élections municipales, s'engager devenir mère, c'est prendre un risque pour une femme nous a dit cette semaine la mère de Montidier. Un risque à la fois à la fin d'un mandat pendant d'où la difficulté aussi des petites communes en ce moment à monter des listes 100 % paritaires.

Vous entendez ces difficultés ? Oui, mais moi je suis très heureuse que pour la première fois en 2026, on a des élections municipales qui soient enfin paritaires mais qui mettent en difficulté les femmes, nous disent la nous dit la mère de Moi, je crois pas à ça. Euh je crois que comme souvent il y a des résistances à partir du moment où il y a des changements euh et je crois que ça va s'installer et que ça va devenir naturel que dans toutes les communes de France, on est des hommes et on est des femmes parce que en disant cela, il faisait référence aux emplois que les femmes ne retrouvent pas forcément à la fin d'un mandat.

Alors, on parle de la des communes de moins de 1000 habitants. On parle de personnes qui vont devenir concert municipal, adjointes au maire et qui n'ont pas et heureusement à renoncer à une vie professionnelle et les choses sont encadrées d'ailleurs pour ça, pour pouvoir exercer leur vie professionnelle et un mandat local. Mais les femmes, elles sont déjà partout dans la vie de de nos communes qui tient les comités des fêtes dans la plupart de nos villages, qui anime les réunions de parents d'élèves, c'est souvent les femmes.

Et ben autant qu'elles aient des responsabilités. Et le fait là aussi de changer les représentations et de se dire qu'on aura des femmes conseil municipal adjointes au maire, maire, vice-présidente d'èrecommunalité ou présidentes, ça participe aussi enfin à normaliser ça. Aurore Berger, je rappelle, vous êtes ministre délégué à l'égalité femme homme en déplacement dans la somme aujourd'hui.

Merci d'avoir accepté de répondre à nos questions. Bonne journée. Il est 7h52, l'histoire de la baguette bien française.