Assemblée ouverte, Anasse Kazib, le 27/09/2025.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« on veut tirer la sonnette d'alarme parce que plutôt que d'attendre la défaite et dire on avait raison, on n'est pas des prophètes de la défaite »
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« La première, c'est d'avoir fait tomber un gouvernement. La deuxième, c'est d'avoir fait tomber également son budget »
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« Bairou, le gouvernement d'Emmanuel Macron, a plus flippé du 10 septembre des assemblées générales bloquont tout qui ont existé que d'une journée, même s'il y avait eu 1 million de personnes, une journée routinière encadrée »
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« le fait de faire tomber le président de la République par la lutte de classe, par des mouvements de masse et cetera, le niveau de déflagration que ça serait à l'échelle internationale »
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« il faut faire en sorte que le mouvement ouvrier mette au cœur de la lutte de cette rentrée-là la question du génocide que vit le peuple palestinien »
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« Ce qu'on veut faire à travers cette assemblée générale, c'est d'ouvrir en fait les portes qui essayent de refermer la bureaucratie syndicale »
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« En 2019 les amis, si les travailleuses des travailleurs de la RATP ont tenu 2 mois de lutte, c'est parce que quotidiennement il y avait des piquets de grève et des assemblées générales tous les jours qui décidaient de la suite du mouvement »
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« Tous les tous les militants de syndicaux ont dit ça. Ça nous rappelle les taux de grève qu'on faisait en 2023 »
Temps de parole
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pour dire de cette manière-là, c'est de tirer les bilans des défaites du passé. Et on veut tirer la sonnette d'alarme parce que plutôt que d'attendre la défaite et dire on avait raison, on n'est pas des prophètes de la défaite, on veut éclairer et c'est pour ça qu'on fait cette assemblée ouverte aujourd'hui, c'est de d'éveiller un peu la conscience et de voir comment on lutte là-dedans. Parce que vous voyez les amis que on est en train quand même de recommencer un petit peu ce qui s'est fait en 2023.
On a un 10 septembre qui donne énormément d'espoir, qui a été beaucoup plus réussi que l'espérer le gouvernement qui a fait émerger énormément d'assemblées générales qui étaient très importantes dans le pays, qui a eu le mérite d'obtenir depuis des années deux victoires importantes. La première, c'est d'avoir fait tomber un gouvernement. La deuxième, c'est d'avoir fait tomber également son budget, d'avoir déjà imposé énormément de recul et de pression aujourd'hui à Sébastien Lecnu.
Et ce n'est pas le 18 septembre, les amis, qui est venu derrière, qui a été un stratagemme, on l'a tous vu, même si on se félicite de la réussite et qu'on l'a milité, on a toutes et tous compris que l'objectif du 18 c'était surtout d'enjamember le 10 et de faire un sorte de cordon sanitaire autour du 10 de l'auto-organisation pour reprendre la main sur le sur le mouvement.
Et la réalité c'est que les amis, si l'intersyndical n'avait pas appelé le 18 et avait appelé le 10 pour mettre l'ensemble des secteurs du mouvement ouvrier dans la bataille combiné à la jeunesse, combiné à ses assemblées générales, je pense que sans être de 20, on voit pertinemment que le 10 aurait eu une gueule beaucoup plus explosive que le 10 et le 18 combinés. La suite, les amis, vous la connaissez, c'est la question de l'ultimatum. C'est-à-dire qu'on vous explique à quel point votre ennemi est affaibli, il est à terre. Plutôt que de l'achever, vous le laissez se relever et vous mettez un ultimatum d'une semaine.
Et puis vous pondez au final après une semaine en disant "Bon, il y a rien du tout. Sébastien Lecnu nous a rien dit." Comme s'il allait reculer sur toutes les demandes qu'avait fait formuler l'intersyndical. symbole euh d'une chose et que devrait retenir les les bureaucrates syndicaux, c'est que Bairou, le gouvernement d'Emmanuel Macron, a plus flippé du 10 septembre des assemblées générales bloquont tout qui ont existé que d'une journée, même s'il y avait eu 1 million de personnes, une journée routinière encadrée qui derrière ne sert uniquement qu'à servir le dialogue social, la passivité et les négociations
[applaudissements]
Et donc le de les amis, il il est là, on va le militer, on va faire en sorte qu'il soit le plus réussi possible. Mais la réalité c'est qu'on voit déjà que il enthousiasme pas grand monde. Le problème de ça les amis c'est que quand vous avez une date qui sort par dépit parce que vous espériez l'éviter, vous voyez bien que on met pas euh dans la marmite les arguments nécessaires pour pouvoir euh euh donner quelque chose de de plus explosive. Et derrière, si le deux est foireux, et ben les bureaucrates syndicaux expliqueront que bon, ils ont donné les outils pour pouvoir lutter, forcer de constater que ça fonctionne pas et retourner au dialogue social.
Et donc les amis, nous on veut rompre avec une idée qui serait celle que la lutte de classe en fait ne paye pas ou une autre celle de la bureaucratie syndicale que la lutte de classe existe mais qu'elle doit servir uniquement à mettre la pression pour obtenir du dialogue social et des négociations. Et je terminerai avec cette idée là en donnant quelques quelques éléments.
c'est que nous on considère les amis que dans la période face à l'affaiblissement du régime, face à l'instabilité qui peut exister, face à la possibilité de guerre mais également de processus révolutionnaires que il nous faut construire les conditions d'une grève générale politique, c'est-à-dire de faire le maximum pour l'explosion sociale, mais pour que cette explosion sociale, elle se fixe notamment comme objectif le fait de transformer la société en passant par exiger d'une par la démission d'Emmanuel Macron, ça nous semble être quelque chose de central. Les directions syndicales ne le réclament pas, ne réclame même pas la démission d'Emmanuel Macron. Eux, ils veulent un interlocuteur.
Nous, on considère non pas uniquement juste sur la figure du de Macron et ce qui a été le macronisme comme détestation, mais qu'il faut comprendre les amis ce que veut dire une puissance impérialiste comme la France, ce que ça veut dire à l'échelle internationale, d'accord ?
le fait de faire tomber le président de la République par la lutte de classe, par des mouvements de masse et cetera, le niveau de déflagration que ça serait à l'échelle internationale [rires] et qui permettrait d'aller beaucoup plus au bout des choses, de discuter, je laisserai Elsa qui en parlera par la suite de imposer un programme démocratique radical et cetera et je dirais simplement que pour nous dans la période par rapport aux deux, ce qu'on considère c'est que il faut construire l'autoorganisation qui a commencé à émerger autour du 10 parce que les amis, on va s'entendre entre le 10 et le 18 malheureusement il y a eu un affaiblissement des assemblées générales. D'accord ?
Il y a des responsabilité de la bureaucratie syndicale, mais nous avons aussi d'une certaine manière par en bas des responsabilités. C'est-à-dire que on a tiré les bilans pour la construction du 10, mais le problème c'est que on est en train sagement de revenir en arrière et de laisser les clés de la lutte aux direction syndicales. Et il faut absolument pour lutter contre ces ces stratégies de la défaite imposer l'auto-organisation. C'est l'autoorganisation les amis, qui ont forcé la burecratie syndicale à appeler le 18 septembre.
Nous ne sommes pas contre les appels des directions syndicales, mais nous sommes pour que les directions syndicales soient contraintes à appeler sur les bases de l'autoorganisation, sur les bases des assemblées générales souveraines et qu'elle se elle soit contrainte à suivre les mots d'ordre et les stratégies de la base et non pas à faire des journées qui enjambent, qui mettent des cordons sanitaires autour. Euh
[applaudissements]
je disais donc il faut relancer les assemblées générales, faire que ces assemblées générales, elles ne font pas que discuter de quelle action coup de point on fait, même si on aime aussi à Révolution permanente les actions coup de point, les choses spectaculaires et cetera, mais on considère que ce que doit faire une assemblée générale, c'est aider à la construction du mouvement et de la grève et de transformer ces assemblées générales non pas uniquement en club de discussion, d'action et cetera, mais d'assemblées générales qui soient des véritables comités d'action qui construisent la lutte au quotidien en fait dans les différents quartiers.
Moi je donnais un exemple mais je disais par exemple l'assemblée générale de Saint-Denis de la Villette, il pourrait euh se se doter de tracte et cetera, d'aller voir les entreprises, faire le tour des des de des entreprises, des lycées, de l'hôpital et cetera, d'aller tracter au marché, d'aller faire du porte à porte. on est capable de le faire pour un député. Pourquoi on ne le ferait pas pour construire une véritable grève générale politique ? parce que dans ces quartiers populaires,
[applaudissements]
dans ces quartiers populaires les amis, il y a pas que des électeurs, il y en a aussi beaucoup malheureusement qui peuvent pas voter, mais il y a surtout les travailleuses et les travailleurs du quotidien, celles et ceux qui sont en première ligne, qui travaillent dans l'agroalimentaire, la santé, la grande distribution, le nettoyage, la sécurité et cetera et cetera. Et je pense que le devoir de militants qui sont d'avant-garde, parce que on est de l'avant-garde lorsqu'on décide d'aller dans une assemblée générale et discuter, de s'organiser et cetera. Le devoir, c'est aussi de transformer ces comités d'action.
Et enfin, pour nous, il y a euh quelque chose de central, c'est d'imposer nos mots d'ordre. Je passais je parlais de la question de la démission d'Emmanuel Macron, mais on considère qu'à l'image de ce qui est en train de se passer du côté de nos frères et nos sœurs euh euh d'Italie, il faut faire en sorte que le mouvement ouvrier mette au cœur de la lutte de cette rentrée-là.
la question du génocide que vit le peuple palestinien de de porter haut et fort [applaudissements] mais également la protection de de de la flottille euh qui se dirige vers Gaza où vous voyez que il y a une possibilité, il y a une escalade là-dedans et l'État d'Israël pourrait demain décider même de frapper beaucoup plus fort. Les amis, nous c'est ce qu'on essae et ce qu'on est en train de faire avec les camarades de révolution permanente. Vous avez vu, c'est cette fameuse assemblée générale à Garde du Nord qui a rassemblé euh près de 1000 personnes le 10 et le 18 et on a fait une 3è assemblée générale mardi soir qui a rassemblé 200 personnes.
Ce qu'on veut faire à travers cette assemblée générale, c'est d'ouvrir en fait les portes qui essayent de refermer la bureaucratie syndicale en considérant que maintenant c'est fini bloqu, c'est fini l'interpro maintenant chacun discute boutique par boutique là où ça existe parce que souvent on fait en sorte qu'il n'y ait aucune assemblée générale ni piqué de grève. Il y a des camarades de la RATP, j'en profite, mais en 2019 les amis, si les travailleuses des travailleurs de la RATP ont tenu 2 mois de lutte, c'est parce que quotidiennement il y avait des piquets de grève et des assemblées générales tous les jours qui décidaient de la suite du mouvement.
Et c'est ça qui a permis notamment au gouvernement de reculer sur la réforme du système par point. Le 18 septembre, 90 % des conducteurs de métro et a sont en grève. C'est fantastique. Vous vous dites [applaudissements] quand on fait 90 % de gréis, le minimum syndical, pour dire de cette manière-là, c'est quand même d'organiser un piquet de grève et une assemblée générale pour que les conducteurs qui se sont mis en grève, ils discutent. Alors oui, celui qui a un rendez-vous médical ou qui a une urgence ou qui peut pas faire garder son gamin et qui peut pas le ramener sur le piquet, il y a pas de problème.
Mais on doit en tant que en tant qu'organisation syndicale proposer une assemblée générale, mais ça a pas été fait à part dans quelques dépôts en fait et ça n'avait rien à voir. Le taux de gréviste, il était aussi important. Tous les tous les militants de syndicaux ont dit ça. Ça nous rappelle les taux de grève qu'on faisait en 2023. Mais pourtant quand tu regardes la gueule du piquet devant le dépôt, ça ne ressemblait pas à 2023 parce que il y avait pas de volonté à faire en sorte derrière que les les travailleuses et travailleurs reconduisent.
Donc ce qu'on essaie de faire à travers l'â de garde du Nord, c'est d'ouvrir en fait et de montrer que les âgés blocou, elles doivent exister, elles doivent s' elles doivent euh euh euh se massifier et elles doivent aussi penser la lutte concrète quotidienne et cetera et comment on élargit ces choses-là.
Il y a aussi les camarades de la coordination sociale à Montpellier qui travaillent dans ce sens-là et nous on vous invite notamment dans le débat à mettre cela au cœur en fait de comment on reconstruit l'autoorganisation, comment ce qui a existé pour la construction du 10, on le massifie, on le densifie et comment on en fait des organes de lutte capables d'imposer une stratégie mais les mais les camarades capables aussi de penser l'après parce que nous on considère que c'est nous qui faisons tourner la société. C'est nous qui travaillons au quotidien.
C'est pas Bernard Arnaud, c'est pas Boloré, c'est pas Sarkozi, c'est pas Jean Castex qui vient d'être nommé comme ça parce que c'est le poteau à à à Macron après avoir la RATP, maintenant on lui dit va aller la SNCF. C'est pas ceuxl qui font tourner la société, c'est les travailleuses et travailleurs, c'est la jeunesse. Et on considère que oui, en plus de lutter de manière offensive, on doit aussi lutter pour transformer la société et que oui, on est capable de diriger une grève et on même bien plus, on est capable de diriger la société. Merci Camarade. [applaudissements]
[applaudissements]
Sale comble. Sale comble. C'est full full.
[applaudissements]
Voilà. Merci Annas. Oui, tu mentionnais le Anas Merci beaucoup.
Anasse Kazib