Meeting pour la 6e République et la Paix avec Clémence Guetté, Emma Fourreau et Pierre-Yves Cadalen
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] Bonsoir Saint-Pierre descorp. Avant tout, je veux saluer le travail des agents municipaux et des équipes nationales. Mais surtout merci à toutes les militantes et les militants des groupes d'action de la France insoumise, de Saint-Pierre Descour et de tout le département qui ont tracté, boîé, collé, préparé cette salle.
Un grand merci à vous. Ce soir, nous avons la chance d'accueillir Emma Fourau, député européenne LFI, Pierre Yve Caladin, député LFI NFP de la deuxè circonscription du Finistère et Clémence Geté, député LF NFP de la deuxè circonscription du Val de Marne et vice-présidente de l'Assemblée nationale. Allez, allez, allez, ils vont nous parler d'un enjeu majeur, la 6e République.
La 5e République est à bout de souffle. Elle concentre les pouvoirs, méprise les urnes, gouverne à coup de 493, réprime les mouvements sociaux et protège les intérêts des milliardaires. Et entre les mains de l'extrême droite, cette constitution deviendrait une arme contre le peuple.
Alors oui, il est temps d'en finir avec ce régime. La 6e République n'est pas un slogan, c'est une urgence. Une République écrite par le peuple, pour le peuple, démocratique, social, écologique, féministe, antiraciste.
Ces derniers mois en Touret, nous avons lutté sans relâche contre l'extrême droite, des rassemblements contre l'islamophobie, une mobilisation contre Édouard Sterrain et sa nuit du bien commun, ce milliardaire qui finance le RN, mais aussi des actions solidaires en soutenant la maison internationale populaire. qui permet à des dizaines de familles d'être logé et nourries. Nous voulons aussi redonner le pouvoir au peuple localement, notamment à l'échelle municipale.
Vous avez peut-être lu dans la presse que LFI ferait cavalier seul à Saint-Pierre des Cor. Pourtant, aucun journaliste ne nous a contacté. Nous sommes arrivés en tête aux européennes avec 22,93 % devant le RN. comme le PC, comme le PC et le PS, nous avons proposé de conduire la liste.
Ce n'est pas ça le vrai blocage. Après 6 mois de réunion que nous avions nous-mêmes lancé, sans accord sur la méthode ni sur la place des citoyens des citoyens, nous avons décidé d'avancer sans renoncer à l'unité. Et surtout, nous proposons de construire un programme à partir des propositions des habitantes et habitants, des collectifs, des associations.
Notre ville est riche d'un tissu social vivant, d'initiatives citoyennes multiples. Ne nous contentons pas de les écouter. Partons de leur travail et de leur expérience pour transformer la ville.
Dès ce soir, nous lançons un questionnaire Saint-Pierre Desc et vous que vous trouverez sur la table à l'entrée et en ligne. Nous irons à la rencontre des collectifs, des associations, des forces militantes et des corp pétriciennes et corpusiens lors d'apéro citoyen pour réécrire ensemble la ville de demain. Car ici l'urgence sociale est réelle. des écoles en mauvais état, des services publics qui reculent, des infrastructures qui lâchent notamment l'éclairage public mais aussi le chauffage, l'eau dans certains immeubles et surtout un taux de pauvreté record 24 % le plus élevé du département.
Nous défendons aussi un véritable service public ferroviaire contre la mise en concurrence avec nos élus régionaux LFI Karine Fisher et Compin. Et n'oublions pas que notre ville est jumelée avec Hébron depuis 1980. Elle doit être plus que jamais une ville debout du côté de la paix.
Samedi à 15h, place Jean Jorè continuer à nous rassembler pour soutenir le peuple palestinien, dénoncer le génocide en cours à Gaza. Et enfin, pour prolonger la discussion sur la 6e République, il y a un café constituant le vendredi 6 juin à 18h au serpent volant à Tour et demain un apéro insoumis à la ganguette de Tour à partir de 19h. Et maintenant, place à notre première invitée, Emma Fourau, eurodéputé la France insoumise.
Merci à vous. Bonsoir à toutes et à tous. Ça me fait très plaisir d'être avec vous ce soir et en si bonne compagnie.
Merci beaucoup Roxan pour cette belle introduction et je suis très heureuse d'être aujourd'hui au côté de mes camarades Clémence Gueté et Pierrive Cadalin. Je tenais évidemment aussi à remercier toutes les militantes, tous les militants qui permettent cet événement ce soir ensemble puisque c'est la force quotidienne de notre mouvement sans qui on ne pourrait absolument rien bâtir de mobilisation en mobilisation et puis c'est aussi un point d'appui pour la population pour toutes les personnes qui ne retrouvent de l'humanité que en la France insoumise que dans nos discours et notamment depuis 19 mois puisque depuis 19 mois un génocide est en cours dans la bande de Gaza. Depuis 19 mois, ce sont des enfants qui ne peuvent plus s'arrêter de trembler.
Ce sont des enfants qui ramassent leur père, leur mère, leurs sœurs en morceaux dans les décombres. Ce sont des morts mais qui finalement n'ont plus grand-chose à envier au vivant puisque on a on a notamment une journaliste qui nous disait "Malheureusement aujourd'hui je suis encore en vie parce que c'est à ce niveau-là de détresse qu'on atteint en fait voilà à Gaza et ce qui est surtout assourdissant c'est le silence de l'Occident qui n'est pas seulement silencieux mais qui est complice puisque il faut le rappeler l'Europe est le premier partenaire commercial d'Israël aujourd'hui. L'Europe, c'est plus de 30 % des armes avec lesquelles Israël tue des Palestiniennes et des Palestiniens.
Et justement, mercredi au Parlement européen, la présidente de la Slovénie, donc Natacha Pierre Musar, elle s'exprimait dans l'hémicycle et elle a dit "Soyons honnêtees, je me permets de le dire ici au Parlement européen. Ce dont nous sommes témoins à Gaza est un génocide. Nous regardons et nous restons silencieux.
Et vous savez quoi ? La moitié de l'hémicycle est en effet restée silencieuse. Elle n'a pas été applaudie une seule fois par la droite et l'extrême droite.
Alors, ce sont les premiers à se dire respectueux des institutions, à applaudir tous les chefs d'état qui passent devant nous, y compris Victor Orban, le président fasciste de Hongrie. Là, pour l'applaudir, il y a pas de problème. Mais pour applaudir une présidente qui parle de génocide, il y a plus personne.
Et elle a même été huée. Heureusement, notre groupe de The Left était là pour la soutenir, pour l'applaudir et pour saluer ses paroles courageuses, même si on le rappelle. Maintenant, il faut des actes.
Les mots, on n peut plus, ça suffit. Ça fait 19 mois que nous on dit les termes et que petit à petit le vent tourne. Parce que on a vu par exemple la Suède dire qu'il faut maintenant punir certains ministres Israël.
Il y en a la France qui dit qu'elle est prête à soutenir la fin de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Et on a justement l'Union européenne qui nous dit qu'elle est prête à réviser cet accord. Alors ne nous trompons pas là, on en est pas du tout au stade de annuler l'accord ou de le suspendre.
Quand l'Union européenne dit réviser, c'est regarder, examiner pour voir si Israël viole les droits de l'homme en Palestine. Après 19 mois de génocide, l'Union européenne doit examiner la situation. Voilà le le point où on en est.
Mais pour autant, on voit que le vent tourne et c'est absolument pas dû à la bonne volonté de nos dirigeants qui prendraient soudainement conscience de ce qui se passe à Gaza. C'est dû à une seule et unique chose, la mobilisation populaire. toutes les manifestations partout en France, en Europe, dans le monde, c'est uniquement parce que des voix s'élèvent pour la paix que les choses bougent, parce queils ont peur aussi pour leur peau, parce qu'ils voient qu'il y a quelque chose d'irréversible qui est en train de se jouer à Gaza et que nous nous ne nous terrons jamais et que évidemment nous retiendrons toutes celles et tous ceux qui n'ont pas agi et qui de ce fait ont été complices.
Et le père d'É Sambar, Wadi Sambar, lui a dit peu de temps avant de mourir. Ne sois pas triste, personne ne parviendra à se débarrasser de nous. La Palestine est une arête plantée dans la gorge du monde.
Personne ne parviendra à la vallée, ne t'inquiète pas. Donc nous le redisons, ils ne se débarrasseront jamais de l'évol de la paix. Ils ne se débarrasseront jamais de la Palestine qui toujours restera debout et qui surtout impressionne le monde entier par sa divité face à l'horreur.
Et dans nos rangs, on a une voix qui ne se tait jamais, qui défend partout, tout le temps le peuple palestinien. Et c'est évidemment Rima Hassan et je pense qu'on peut aujourd'apporter tout notre amour. parce qu'elle fait vraiment preuve d'un courage inoui.
Faut quand même mesurer ce que c'est que de se prendre toute cette haine, tout ce racisme, tout ce sexisme en permanence. Et je ne l'ai jamais vu baisser la tête. Et c'est normal parce que elle ne baisse jamais la tête.
Elle est toujours là. Et pour la punir, on a la droite et l'extrême droite qui s'emprennent à elle constamment. Et je pense notamment à Meilleur Habib, fervant défenseur du gouvernement. génocidaire israélien et les mots manquent les mots manquent pour le décrire mais lui il en a trouvé un pour décrire Hassan puisqu'il l'a insulté de petites antisémites et ça en dit à la fois long sur l'immondde personnage que c'est mais ça en dit aussi extrêmement long sur le contexte dans lequel on vit le contexte qui pousse un homme à se dire que c'est OK de traiter une femme de petite antisémite parce que on vit là dans un pays où par exemple une professeur a été suspendue pour avoir fait une minute de silence pour Gaza.
Et c'est dans ce contexte-là que ces ces paroles immondes se libèrent et qu'on en vient à à ce genre de propos, à ce genre de tweet. Alors qu'on le rappelle quand même, Rimassan défend le droit international et tout ce qu'elle dit c'est que ce n'est pas OK de déchiqueter des enfants et ce n'est pas OK de faire disparaître tout un peuple de la carte. Et pourtant, quand les bombes et la famine s'abattent sur Gaza, le gouvernement regarde ailleurs.
Il regarde les musulmanes et les musulmans. Voilà, je sais pas si vous avez vu, on a un rapport là qui va sortir sur les frères musulmans. Et donc le gouvernement va proposer des mesures contre l'entrisme.
Alors, hier le problème c'était le séparatisme. On reprochait aux musulmans de ne pas vouloir vivre avec le reste de la société. Maintenant, c'est l'inverse, c'est l'entrisme.
Donc à croire qu'en fait le problème, c'est tout simplement que les musulmanes et les musulmans existent et que en fait ils ont leur place ici puisque c'est leur pays comme pour toutes les autres confessions. Et surtout, nous sonnons l'alerte parce que derrière ces paroles, ce sont des paroles qui sont extrêmement dangereuses parce que derrière les discours islamophobes qui sont perpétrés par les représentants du gouvernement mais aussi relayé par les médias, on a des actes islamophobes. Est-ce qu'il y a vraiment besoin aujourd'hui de rappeler le meurtre d'Abouakar Sissé dans la mosquée de la Grand Combe ?
Combien de morts encore ? combien d'assassinats islamophobes pour que le gouvernement se rende compte qu'en fait il est responsable et que là au lieu de d'atténuer de vouloir refaire peuple et bien il le jette de l'huile sur le feu avec ses déclarations. Je pense notamment par exemple à Gabriel Atal qui propose d'interdire le voile aux jeunes filles de moins de 15 ans.
Et on pourrait vraiment penser que c'est une proposition de Marine Le Pen. Enfin je pense que si on jouait si on faisait un quiz et qu'on sortait toutes les déclarations du gouvernement à chaque fois on dirait "Ah bah c'est Marine Le Pen, c'est Marine Le Pen, c'est Bardé là". Et non.
C'est les macronistes qui s'extrême droitisent à grande vitesse et qui sont extrêmement dangereux pour la société, pour notamment les musulmanes et les musulmans mais mais en fait pour toute l'unité de notre pays. Et on a par exemple Débora Bissor de Liè, une cadre de renaissance qui est notamment secrétaire général du groupe des macronistes à l'Assemblée nationale qui a accusé Lena situation. Je sais pas si vous la connaissez, c'est une influenceuse aux millions d'abonnés et elle l'a accusé de faire de l'entrisme à cause des vêtements qu'elle portait à Cann.
Déjà, c'est totalement absurde. Quiconque suit les situation voit qu'elle voilà, elle essaye tous les styles, que c'est une icône de la mode qui met plein de vêtements et de toute façon, le problème n'est pas le vêtement. Même si d'après cette Macroniste, ça l'est puisqu'elle l'a dit, nos mères se sont battues pour que nos jupes puissent être courtes.
Non, nos mères et nos grand-mères se sont battues pour qu'on puisse porter absolument ce que l'on veut. et pas pour l'instauration d'une police du vêtement comme propose aujourd'hui les macronistes. Et le plus douloureux, c'est que le même jour est sortie une interview de Lena situation avec la journaliste Élise Luc où elle disait dans cette interview, "Je suis une version maghrébine acceptée." Non et c'est douloureux de se dire que même pas.
En fait, aucune personne n'est acceptable aux yeux des macronistes si justement bien la personne est d'origine maghrébine et elle elle le disait évidemment en dénonçant le fait que elle c'était acceptable parce que elle était extrêmement connue, que elle disait qu'elle n'avait pas forcément les traits maghrébains comme celimagine le raciste de base. Et en fait en fait on voit que personne ne passe et que le jour même où elle dit ça, elle se prend une attaque d'une personne importante des macronistes. Donc on a vraiment une surenchère raciste à la fois des macronistes de la droite et de l'extrême droite.
Donc on commence à s'y perdre. D'autant plus que l'extrême droite essaie de se normaliser, porte des cravates à l'Assemblée nationale. On a des TikTok de Jordan Bardella où il fait le beau gosse mais où il ne donne absolument aucune mesure politique.
Donc ils essayent en fait de de rentrer coûte que coûte dans l'arc républicain. Alors qu'en fait leur arc républicain finalement il y a plus grand monde de républicains dans cet arc. On a par exemple au Parlement européen des des exemples assez frappants.
Par exemple les amis de Bardella ORN qui ont organisé au Parlement européen une conférence sur je cite la menace trans. Et donc c'était une conférence qui menaçait ouvertement des millions de citoyennes et de citoyens en Europe. On a aussi eu les amis de madame Knafo qui est elle de Reconquête qui ont organisé une conférence sur la remigration.
Et la remigration, c'est rien d'autre que la déportation de citoyennes et de citoyens hors d'Europe. Et on a les amis d'Éric Zemour et de Marine Le Pen qui au Parlement européen quand ils s'expriment de l'IVG nous disent que c'est un génocide et quand ils s'expriment de la santé mentale des jeunes, ils nous disent que le seul problème pour les jeunes c'est la menacequiste. Donc voilà, c'est ce niveau-là qu'on a au Parlement européen.
Donc est-ce que c'est ça la République ? C'est évidemment une question rhtorique. Je ne pense que voilà, ils ne sont pas républicains et qu'au contraire les républicains et bien ils sont ici dans cette salle et je pense qu'on peut s'applaudir une nouvelle fois.
Alors, autant on a certains députés du nationale qui essayent de cacher leur fascisme pour paraître convenable, mais on a par contre des néonazis qui vont défiler tranquillement dans les rues de Paris. Ça a été notamment le cas le 10 mai dernier où on avait certains qui étaient cagoulés mais d'autres pas et qui affichaient ouvertement et bien leur appartenance à la mouvance néonazie avec des tambours, des jeunesses hitlériennes, avec des croix celtiques, avec voilà tout un tas de de symboles directement reliés à Hitler. Et pendant ce temps et bien la manifestation antifasciste, elle était interdite.
Donc 2 jours après le 8 mai où on célèbre la libération de l'Europe euh par justement les résistants contre le nazisme et bien on a ce retour des nazis 80 ans plus tard où au contraire et bien ceux qui résistent aujourd'hui sont molestés, sont stigmatisés et sont poursuivis. Donc, on a un gouvernement qui est complice aujourd'hui et qui en fait n'est plus seulement euh complice, mais qui participe directement à cette matrice de l'extrême droite. Et on le voit avec le gouvernement Retaillot d'Armanin qui alors que on a un génocide à Gaza, alors qu'on est en pleine montée du fascisme en Europe et fascisme qui menace directement le droit des femmes, le droit des minorités, le droit des personnes racisées, le les droits aussi des personnes les plus précaires, et bien que fait ce gouvernement ?
Ils veulent dissoudre le collectif Urgence palestine. Ils veulent dissoudre la jeune garde antifasciste. Donc dissoudre les voies de la paix, dissoudre les voies qui se battent au quotidien contre l'extrême droite.
Et donc notre rôle à nous évidemment, c'est de se tenir en rempart pour les soutenir, pour leur dire tout notre soutien et pour dire qu'on fait partie évidemment de ces militants, de ces militants pour la paix et qu'ils seront qu'on sera toujours à leur côté pour défendre leurs droits, pour défendre leur existence et pour porter leur voix pour la paix, leur voix antifasciste qui est plus que jamais nécessaire aujourd'hui et dans notre pays et partout en Europe. Et donc nous devons refuser que l'agenda raciste du Rassemblement national soit repris chaque jour par ce gouvernement illégitime puisqu'on le rappelle, ils ont perdu les élections et donc on doit faire partir ce gouvernement au plus vite et il est insupportable d'entendre des ministres reprendre chaque jour les mots de l'extrême droite, limiter le droit du sol. Ce n'est pas la République.
La préférence nationale, ce n'est pas la République. Interdire le port du voile aux filles de moins de 15 ans, stigmatiser les musulmans, les maîtres au banc de la société, ce n'est pas la République. La République, c'est la liberté.
La République, c'est l'égalité. La République, c'est la solidarité que nous devons défendre partout, tout le temps, face aux attaques de toutes parts. La République, c'est celle de Robespierre qui nous disait dès 1792, quel est le premier objet de la société ? c'est de maintenir les droits imprescriptibles de l'homme et on ajoute de la femme.
Quel est le premier de ces droits ? Celui d'exister. La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d'exister.
Alors oui, nous voulons changer de République parce que nous voulons une République sociale, écologique et démocratique. Et la 5e République ne l'est pas et ne l'a jamais été. Une 6e République écologique, c'est quand le peuple a la parole sur ce qui le concerne.
Qui sont les républicains ? Quant entre Toulouse et Castre, 61 % des habitants sont contre le projet d'autoroute à 69. 82 % souhaitent un référendum local et que malgré l'annulation des travaux par le juge administratif, des élus au Sénat et à l'Assemblée nationale votent pour contourner les tribunaux et relancer les travaux.
Ça c'est la République, ça c'est la démoc la démocratie. Jamais. Ce sont contraire eux qui font tomber petit à petit et qui minent de l'intérieur notre République.
La séparation des pouvoirs est piétinée et pourtant l'article 16 de la de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen rappelle que toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminés n'a point de constitution. Nous nous voulons une bifurcation écologique qui se fasse avec le peuple dans son intérêt via des comités locaux pour la bifurcation écologique. Parce que non, l'écologie n'est pas une affaire de riches et ce n'est pas un problème de riches.
Ce sont les riches qui sont le problème puisqu'ils vivent au-dessus de nos moyens. Et pour donner un exemple très concret, Bernard Arnaud, je sais pas si vous le connaissez, voilà, on le connaît, il a une empreinte de consommation de 1270 fois supérieure à un français moyen. On peut même pas imaginer ce que ça représente.
Mais on voit bien où est le problème. On voit bien que les ultra riches ont des modes de vie que la planète ne peut pas supporter, que la population ne peut pas supporter et donc il va falloir effectivement se serrer la ceinture mais pas pour le peuple, pour les ultrariches qui détruisent aujourd'hui la planète et surtout on le rappelle les premières victimes du dérèglement climatique, ce sont toujours les plus pauvres, ce sont toujours les classes populaires. Pour donner un seul exemple, on a par exemple la la question de la malbouffe et des conséquences de notre modèle aujourd'hui agro-industriel productiviste qui s'abat toujours sur les plus précaires qui n'ont pas les moyens de pouvoir euh manger euh dignement donc avec des produits qui respectent l'environnement et surtout euh la santé humaine.
Et on a vu ressurgir ces dernières années en France des pathologies comme le scorbut avec une augmentation des cas chez les enfants, une augmentation depuis 2020. Et le scorbut, c'est une maladie normalement qu'on voyait il y a longtemps chez les marins parce que justement quand il naviguaient très longtemps en mer, ils ne pouvaient pas conserver les fruits et les légumes et donc avoir un accès suffisant à la vitamine C. Et on voit qu'aujourd'hui ça touche les enfants en France et c'est une honte pas pour les familles qui sont victimes mais bien pour la France pour la 7e puissance économique du monde qui n'est pas capable de nourrir correctement ses enfants.
Parce que c'est de ça dont on parle. Quand on parle d'écologie, on parle toujours de justice environnementale et sociale. On peut pas séparer les deux.
Quand on veut protéger l'environnement, c'est qu'on veut protéger le peuple et surtout les couches populaires qui aujourd'hui sont maltraitées par les politiques qui sont mises au service des ultra riches. Et donc oui, nous devons avoir le choix démocratique sur notre modèle alimentaire, sur nos modes de production et de consommation. Et donc nous devons bifurquer vers justement et bien une agroécologie et vers justement un modèle paysan qui emploera beaucoup plus de monde sur la terre parce qu'aujourd'hui on remplace les hommes par des robots et on a en fait des exploitations qui ne sont plus du tout à taille humaine qui sont démesurées et qui vivent grâce justement au pesticides qu'on veut justement dont on veut sortir parce qu'on sait que les premières victimes de ces pesticides ce sont justement ceux qui les dépendent à savoir les paysans et les paysanes. c'est aussi protéger leur santé que de réduire l'usage de ces pesticides.
Et notre 6e République, elle protégera les communs du vivant qui sont essentiels à la survie humaine en leur conférant une protection constitutionnelle. Donc je pense à l'eau, à l'air, aux forêts, à l'alimentation, au vivants, à la santé, à l'énergie qui seront donc définis comme des biens communs pour lesquels l'impératif de protection prévaut sur le droit de propriété privée. Donc pour assurer le contrôle démocratique de leur usage et de leur protection, ces biens communs seront collectivisés. sortie d'écrives du marché, des pôles publics assuront leur gestion au seul service de l'intérêt général humain.
Et nous inscrirons donc également la règle verte qui dit qu'on ne peut pas prendre davantage à la nature que ce qu'elle peut reconstituer, mais on peut aussi aujourd'hui parler de règles bleues puisque justement Emmanuel Macron a décrété cette année comme étant l'année de la mer. Alors, libre à nous de ne pas le croire, mais toujours est-il que se tiendra un sommet des Nations- Unies euh au mois de juin prochain. Et vous avez trois députés dans cette salle qui se rendront justement euh à ce sommet pour défendre notamment la règle bleue qui en fait s'applique aussi à l'océan.
Disons qu'on ne peut pas prélever davantage à l'océan que ce qu'elle peut que ce qu'il peut reconstituer parce qu'on sait qu'aujourd'hui l'océan est un organe absolument vital pour la survie des êtres humains puisque c'est le premier régulateur du climat. Une respiration sur deux que l'on prend provient de l'océan. C'est un puit de carbone et cetera, mais évidemment si on le vide, si on le pille, si on en fait une décharge et un cimetière évidemment et bien c'est à la fois la honte pour l'humanité mais c'est aussi un océan qui est mort.
Et donc j'en profite pour vous dire qu'on a sorti un contreplan avec mon équipe puisqu'on va avoir un plan proposé par le commissaire européen sur l'océan. Mais ce plan a futé, on voit déjà qu'il est très peu ambitieux et je suis déjà sympa de de le de le décrire comme ça. Mais donc on lui propose 9 mesures pour protéger l'océan et donc libre au commissaire de s'inspirer très largement de notre plan et vous pourrez le trouver à la fois en physique lors de nos prochains événements mais aussi en ligne.
Évidemment, la 6e République sera aussi une République sociale puisque la 5e République est périmée. Elle ne répond plus aux enjeux sociaux actuel. Il faut quand même rappeler que quand elle a été mise en place, les femmes n'avaient le droit de vote que depuis à peine une quinzaine d'années.
La peine de mort existait encore. L'IVG était illégal. Seul le 10 % des jeunes accédait au bac.
Donc on voit bien que c'était une autre époque et que évidemment maintenant il faut tourner la page. Donc abattre la 5e République et passer à la 6e République. Parce que aujourd'hui, pour donner quelques chiffres, le taux de pauvreté en France alors qu'on le rappelle, on est la 6e 7e puissance économique mondiale est de 15,4 %.
C'est 3,2 millions de personnes qui n'ont pas accès à un logement digne. C'est 7 millions de personnes qui sont concernées par l'aide alimentaire. 16 % de la population qui est en situation de précarité alimentaire et c'était 9 % au début du mandat d'Emmanuel Macron.
Et la mortalité infantile, elle réaugmente ce qui est une honte absolue pour la France et la France fait partie des pires pays européens en la matière et donc c'est une honte pour la France et aussi une honte pour la République. Et donc nous disons que nous nous voulons une République sociale qui ne laisse personne de côté, qui répartit les richesses et c'est choisir entre le champagne pour quelques-uns et l'eau pour tous. [Applaudissements] Et donc on veut une République pour tout le monde et une République qui ne sert pas les intérêts de certains ultra riches et notamment les intérêts de Vincent Boloré qui est un exemple parfait de tout ce qu'on peut produire de pourri aujourd'hui puisque à la fois il exploite la terre mais il exploite aussi les populations en Afrique à travers des politiques néocolonialistes et de plage partout où il passe.
Il répond ses idées réactionnaires par le contrôle de certains médias, notamment ces news et qui maintenant rachète aussi des îles. Donc il a des îles privées en Bretagne notamment aux îles du Glénan. Et c'est pourquoi on a une grande manifestation antifasciste et maritime qui aura lieu demain à l'appel des soulèvements de la terre et du collectif Levons les voile.
Donc j'aurai le plaisir d'y participer et donc d'inviter toutes celles et ceux qui le peuvent à aller faire cette manifestation en voilier puisque c'est à la fois en mer et sur terre pour dénoncer l'accaparement de Vincent Boloré à la fois sur nos médias, sur nos vies mais là littéralement sur une île qu'il fait garder par un néonazi qui a été condamné à de multiples reprises qui vient des rangs du Gud. Donc voilà, on voit quand on dit en fait que Vincent Boré d'extrême droite c'est assez littéral, c'est qu'il confie son île à un Asillon. Donc on n pas on n pas de message plus clair que ça.
Et donc évidemment nous on rappelle que l'écologie elle est nécessairement antifasciste et donc c'est important de toujours parler des deux. Et puisque je vous parlais tout à l'heure d'une manifestation qui a eu lieu 2 jours après le 8 mai, donc le jour où on célèbre notre victoire face au nazisme, je voulais rappeler les mots d'une chanson que le groupe Shumba Wamba, j'espère que je le prononce bien, chantait en 2000 à Deldorf au cœur de l'Allemagne meurtr. On nous a dit après la guerre que les nazis ont disparu sans laissé de traces, mais des bataillons de fascistes continuent de croire en leur race.
Les livres d'histoire nous rappellent leur défaite en 45, mais ils sortent tous du bois le jour où les nazis ont été vaincus. Alors, si vous croisez des historiens, dites-leur que les nazis n'ont jamais disparu. Ils sont là dehors en train de brûler des maisons et répandre leur mensonge raciste.
Dites-leur qu'on ne se reposera jamais jusqu'à ce que tous les nazis aient disparus. La lutte, les camarades, toujours la lutte. Et je suis maintenant ravie de passer la parole à mon camarade de la M, acharné de la 6e République et de la planification écologique, le député du finistère, Pierre Yve Canadalin.
Merci beaucoup Emma. Merci à toutes et tous d'être ici aussi nombreux. Merci à toutes et tous qui ont organisé cet événement car je crois que c'est important à l'heure où d'une certaine façon nous avons lancé cette grande campagne pour la 6e République pour dire que les idées comptent, le programme compte, la perspective positive que nous offrons au pays compte.
Et bien à cette heure, il est important de rappeler qu'un collectif politique vit par ses militantes, par ses militants, par les sympathisantes et sympathisant qui ne s'en laissent pas compter par les médias qui nous traînent toujours dans la boue. Bravo à vous. Merci d'être ici aussi nombreux.
Et je sais que vous l'êtes aussi ici à Saint-Pierre descor parce que ici peut-être plus qu'ailleurs, ici peut-être mieux qu'ailleurs. Vous savez à quel point la jonction et le lien entre la lutte collective pour les droits sociaux, la lutte collective pour les droits politiques. Et bien cette jonction compte.
Elle compte et parfois elle fait que l'on prend des coups. Elle fait effectivement que on a besoin d'être ensemble, de tenir, de savoir quel est l'horizon de Lut qui est le nôtre. Et je le dis ici parce que je sais quelle est l'histoire de lutte ici.
Gloire au chemineau. Gloire à la pointe avancée de la classe ouvrière qu'ils ont toujours constitué. Voici pourquoi si régulièrement ils sont traînés dans la boue, dans les médias.
Je le sais, nous le savons toutes et tous. Il y a encore eu un épisode récent de cet ordre récemment puisque il y avait une grève des cheminaux. Et bien moi je le dis, à chaque grève des cheminaux, nous les soutenons car nous comprenons que les acquis dus par la lutte, conquis par le combat sont précieux et que s'ils sont reniés à un endroit, alors les luttes seront plus difficiles à un autre endroit.
C'est pourquoi la lutte des chemineaux à chaque fois est importante pour l'ensemble de la classe ouvrière, est importante pour l'ensemble des précaires, des employés, des chômeurs dans ce pays. Donc merci à eux, merci à vous de continuer à tirer ce fil rouge de l'histoire. Et aujourd'hui, j'ai prévu de vous parler d'un point qui fait écho à nos lutes communes, à celle des chemineaux, mais également à celles qui régulièrement font l'objet d'une certaine ambiance dans le la sphère médiatique.
Et vous savez, nous sommes jeudi, donc les semaines se suivant les unes après les autres, ce jeudi appelle le prochain. Et jeudi prochain, la France aura le plaisir de fêter les 20 ans d'une grande victoire sociale et démocratique. Quand elle a dit non à l'Europe néolibérale, quand elle a voté contre tout l'unanimisme qui se dressait devant elle, et bien le peuple français a dit "Non, nous défendons la République sociale parce que et c'est le sens de la campagne que nous menons pour la 6e République, cette campagne, elle réunit partout. où il y a des meetings partout, où il y a des réunions publiques, où il y a comme Roxanne en a parlé des cafés constituants qui sont organisé pour échanger.
Elle réunit partout beaucoup de monde au point où d'ailleurs ça nous a parfois même surpris. Voyez, l'autre jour, j'étais à Cadillak, rien à voir de la voiture mais c'est pas une voiture très insoumise mais alors on est on était à Cadak et il s'est trouvé 50 citoyens à venir discuter ainsi au soleil. dehors dont la plupart n'était pas militants.
Je vous encourage à faire ça partout dans le pays. Je vous encourage précisément à répandre dans le pays à un an des élections municipales et à 2 ans des élections présidentielles la même ambiance de délibération et de résistance du peuple que celle qui nous a conduit à la victoire en 2005. Parce que en 2005, en 2005 effectivement le scrutin normalement était joué d'avance.
Tout le monde prévoyait que pour ce texte qui tout de même érigeait comme norme suprême la concurrence libre et non faussée disait que finalement la notion de service public, on en avait plus trop rien à faire. Et bien le scénario semblait écrit d'avance puisque le Parti socialiste avait voté pour dire oui, même s'il y avait des opposants et des opposants farouches au sein du Parti socialiste qui ont fait le bon choix de le quitter par la suite. Suivez Morgard.
Bonjour Jean-Luc Mélenchonud. Voilà. Et bien lors de cette campagne, lors de cette campagne effectivement il y avait quelque chose comme un mur des médias. un mur des médias qui tous se sont mis à dire que le choix de la raison, le choix qui était le seul à pouvoir être intelligible, le seul dans la marge de l'histoire, le seul dans la marge du progrès, c'était en glapissant de dire "Oui, vive l'Union européenne, vive l'Union européenne néolibérale, vive la libre circulation des capitaux." Et face à cela, lorsque les citoyens ont reçu le texte, ils l'ont lu.
Surprise ! Surprise ! la démocratie qui fonctionne précisément sur le fait que un citoyen vaut un citoyen, que nous sommes tous égaux, que nous sommes tous en capacité de délibérer, de réfléchir et de décider.
Et bien la démocratie pendant cette phase là a parlé mais d'autres parlaient également et d'autres d'ailleurs continuent à parler. Je ne sais pas si vous connaissez par exemple Françoise Fressose. Alors maintenant, elle anime les petites interviews du dimanche sur France interre avec énormément de sympathie pour nous à chaque fois.
Elle est passée des échos au monde. Mais alors dans les échos, voici ce qu'elle écrivait. Je je je vous partage ce morceau de bravoure quand même.
Ça m'a rappelé des quelques souvenirs. J'étais petit enfin quand même. Elle écrit les boules de neige que François Hollande a reçu lors de la manifestation de défense du service public organisé samedi à Guérer émané sans doute de quelques militants d'extrême gauche.
Elle est bien informée, elle vérifie bien ses sources. Ça émané sans doute de quelques militants qui n'ont jamais porté la sociale démocratie dans leur cœur. Bon mais symboliquement elles ont fait mal.
Si le PC, l'extrême gauche, une partie des verts et une partie des socialistes, nous n'étions pas encore là, parviennent pendant la campagne à faire le lien entre la politique gouvernementale et le traité constitutionnel européen qu'il qualifie de libéral. Entre guillemets, on ne saura pas si Françoise Pressos considère que le texte est effectivement libéral ou non parce que il est libéral. Voilà.
Alors, il y aura un vrai risque d'effritement du Oui. À gauche, attention. C'est la raison pour laquelle François Hollande pour François Hollande comme pour Jadhiak, il est vital que le référendum européen soit le 29 mai prochain déconnecté de la question sociale.
Alors là, c'est la fin en apothéose de cette analyse parce que ça s'appelle analyse analyse le climat social pèse sur le référendum. Non non le climat social, la question sociale ne pèse jamais sur aucune élection hein. Le niveau des salaires, le l'emploi et cetera.
Non, ça c'est pur hasard probablement. Et puis en plus, il y avait ce texte tout de même dans la partie 3, je vous le rappelle parce que ça ce souvenir permet de voir comment aussi la machine médiatique continue à fonctionner exactement de la même façon parce que dans la partie 3 du traité constitutionnel européen, il y avait quand même elle était constituée déjà de 22 pages. C'était le tiers du texte.
Alors, je vous lis les titres, rien de les titres. marché intérieur, politique économique et monétaire, politique dans d'autres domaines. Donc elle aurait pu lire le sommaire parce que juste après, on voit les autres domaines emploi, politique, sociale, cohésion économique, sociale et territoriale, transport.
Bien, le lien entre la question sociale et cette question de l'adoption ou non du traité constitutionnel européen était dans le texte. Il a été fait par les citoyens parce qu'il était dans le texte. C'est à ce moment-là précisément, c'est pour ça qu'il est aussi important d'en parler aujourd'hui, à ce moment-là, une gauche fière d'être de gauche, une gauche ancrée dans la tradition française de la République sociale, une gauche qui n'a pas peur de son nombre.
Une gauche a dit "Non, nous refusons de nous faire traîner dans la boue, de nous faire accuser d'être d'extrême droite ou que sais-je ?" Alors qu'en réalité, nous défendons les travailleuses, les travailleurs, les précaires et en général l'histoire de l'émancipation collective. Donc, il y a eu là une victoire sociale et démocratique majeure.
Nous en sommes les héritiers et cette insoumission est passé par une insoumission au bruit médiatique, à l'installation du débat médiatique. Imaginez-vous que TF1, chaîne de Martin Big, avait organisé le 14 avril un débat référendum en direct avec le président. Ça c'est très 5e République aussi.
Vous savez quand le président arrive à la télé wou c'est attention c'est quelque chose. Il s'imagine qu'on est tous là devant la télé le président. Non non, ça c'est passé.
Ça fini la 5e République. Arrêtez de nous infliger des allocutions interminables et inutiles. Alors, J Chirac à ce moment-là débat avec 80 jeunes. 80 c'est pas 100 mais enfin c'est pas rien. 100 par rapport au pourcentage quoi.
Bon mais sur les 80 figurez-vous qu'il n'y en avait aucun aucun pour le nom. Donc c'était sans doute leur définition un peu particulière du pluralisme, définition qui était reconduite par une alliance magistrale entre François Hollande et Nicolas Sarkozy qui en 2008, le 4 février exactement se sont mis d'accord pour faire voter par le Parlement réuni en congrès, Assemblée nationale plus Sénat, le traité de Lisbonne qui qui contenait l'essentiel de la troisème partie précisément sur les dispositions très libérales. ultralibérale de l'Union européenne.
Et bien je le dis, c'est une double leçon que nous n'avons pas oublié. 2005 est une grande victoire démocratique, mais nous avons aussi appris qui trahit la démocratie lorsqu'elle s'exprime dans ce [Applaudissements] pays. Parce qu'au même moment au même moment, vous aviez tout de même et ça, je vous invite à en examiner les aspects concrets, vous aviez les packs ferroviaires européens qui étaient adoptés à la chaîne.
Libéralisation du Fred, libéralisation du trafic voyageur. Et donc on se retrouve aujourd'hui avec des trains Wigo où parfois il y a trois places, il y a même pas d'acoudoir quand on est sur la place du milieu et il y a même pas de wagon bar. Et bien non mais je le dis parce que ça a un aspect très concret.
J'entends même les gens qui font les annonces dans les Wigo s'en plaindre eux-même parce qu'ils savent que lorsque le train devient comme ça et bien le sens du service public disparaît. On n'est plus dans un service public du transport. Donc voilà les dispositions de l'Union européenne dont nous ne voulons pas vive le service public ferroviaire.
Mais alors pourquoi ce pourquoi cette ambiance médiatique toujours insupportable et c bon parce que on pourrait faire la land liste he là j'avais pris quelques titres sur les retraites sur les retraites c'est pareil les retraites il faut être raisonnable faut travailler plus n par exemple Alba Ventura qui dit Mélenchon ça c'était pendant le mouvement des retraites Mélenchon est excité à l'idée de voir le pays s'embraser ça c'est des analyses, tu vois, qui portent haut le débat, hein. C'est des choses qui ne psychologisent absolument pas, qui ne qui qui prennent vraiment le grain de la question sociale, de la question du rapport au travail. Ça oui, voilà.
Mélenchon est excité, a dit de voir le pays s'embraser. Thomas le Grand en pleine campagne du Nouveau Front populaire, pour le bien de la gauche, Jean-Luc Mélenchon doit renoncer à Matignon. Mais quand c'est-il Thomas le Grand du bien de la gauche ?
Quand c'est-il après avoir peroré en permanence pour dire que Macron était peut-être social-démocrate, que peut-être Emmanuel Macron était respectable, non, Emmanuel Macron a conduit la politique la plus à droite de la 5e République et c'est pourquoi nous le combattons, car nous savons les effets concrets dont souffrent les Français aujourd'hui par rapport à ces réformes antisociales. Et il y a dans ce pays un double verrou médiatique. Premier verou, c'est celui du secteur privé.
Alors il y en a ils ont pas ils manquent pas de souffle. Bernard Arnaud dont Emma a parlé à hier au Sénat le monde en parlant du journal le monde il est plutôt LFI. Ah mais Franç Presseuse va être ravie de travailler dans une officine de la France insoumise comme celui qui a commis un livre particulièrement plaisant, un autre égard qui s'appelle la meute.
La meute comme tout cela comme tout cela si vous voulez nous pousse à le prendre avec humour. Forcément, il faut de la distance par rapport à cette offensive générale contre nous, mais à ceux qui mènent cette entreprise là, dont le caractère politique a été visible lorsque François Baou a même emporté le bouquin à l'Assemblée nationale pour dire vous êtes comme si et bien à ceux qui mènent cette campagne, je dis très clairement relisez votre histoire, révisez vos priorités car à l'heure où l'extrême droite est aussi force dans ce pays, on ne tape pas de cette façon, de façon aussi déloyale sur la première force de gauche, celle qui incarne une alternative positive pour le pays. Et donc c'est quelques milliardaires qui détiennent les médias. 9 milliardaires 90 % des médias.
Ça c'est le pluralisme, vous voyez, c'est parce que quand quand on parle du droit de la presse, de la liberté de la presse, ils disent toujours ah on s'est libéré du temps de l'ORTF où il y avait qu'une chaîne et cetera. Tout était c'était très 5e République là aussi de Gaul bam ORTF. Bah, ils ont réussi à faire quelque chose.
Ils ont créé l'ORTF de la libre entreprise, c'est-à-dire 9 milliardaires, 90 % des médias et la même soupe à toutes les antennes, à toutes les chaînes de façon insupportable. Et on en a parlé, il y a aussi un agenda fasciste d'une partie de ces milliardaires. Et je salue le courage des soulèvements de la terre, des soulèvements de la mer, de tous ces jeunes qui disent "Nous ne pouvons pas laisser notre société être ainsi prise dans les rê de l'extrême [Applaudissements] droite." Je dis dans les rê, je dis comme ça, je parle avec des vieux mots.
Peut-être que si m'écoute s'ils aiment bien toujours les chevaliers, le Moyen-Âge et tout. Bon alors et le deuxième verou malheureusement et j'en suis désolé et il est très lié à la 5e République. C'est la façon dont l'audiovisuel public est géré dans ce pays qui nomme aujourd'hui la présidence de France Télévision, de Radio France et cetera.
Alors ça a changé depuis 2013, c'est l'Arcom et qui nomme le président de [Musique] l'Arcome. Et bien nous à la France insoumise, nous le disons clairement, en 6e République, ce sera le Parlement avec un processus transparent, délibératif qui nommera les présidences de France Télévision et de Radio France. Et comme cela peut-être et comme cela sans doute d'ailleurs, nous éviterons la situation terrible que traverse aujourd'hui une radio comme France Interre qui est très écoutée et qui parce qu'elle est très écoutée est très surveillée politiquement.
Parce que voyez le slogan de France Interre c'est la voix est libre. Quelle voix ? la voix de la purge parce qu'aujourd'hui la direction de France Interre s'est transformée en reine de la purge.
Il y a après Guillaume Mer Antoine Chao qui est animé comme un bruit qui court puis c'est bientôt demain. Il y a à la rentrée prochaine Julia Foyce animatrice féministe qui est remerciée. Camille Crenier et Cyril Dion pour leur chronie de la lutte enchantée.
Benjamin Tragier humoriste. Ça suffit. Vous ne pouvez pas prétendre défendre l'audiovisuel public et purger tous ceux qui font exister dans ce pays une voix dissidente font exister aussi ne serait-ce que l'humour.
L'humour qui a toujours été la ressource parfois que nous avons pour critiquer le pouvoir. Mais la 5e République va ainsi et lorsque les fous du roi ne plaisent plus au roi, ils sont remerciés. Et bien, il est grand temps que dans ce pays, nous puissions exercer un contrôle démocratique, parlementaire, pluraliste, incluant les usagers sur cet ensemble si précieux que l'audiovisuel public.
Et j'en profite pour envoyer un mot de soutien à notre nom à toutes et tous, aux journalistes de l'audiovisuel public et particulièrement ceux de l'audiovisuel public régional qui subissent une attaque terrible de la part de la ministre de la culture et de ce gouvernement. Nous serons là à l'Assemblée nationale pour les défendre parce que nous sommes là lorsqu'il s'agit de défendre la liberté de la presse concrète. Et puis pour les milliardaires, une petite loi anticoncentration, ça leur fera du bien parce que Boloré il n'achète pas que des médias, il achète aussi des maisons d'édition et il achète il a il a les relais maintenant.
L'autre jour, je me demandais pourquoi il y avait frontière comme ça là le le torchon d'extrême droite. Et c'est dans les relais. hein avec et ben j'ai découvert en venant vous voir que Vincent Boloré était devenu propriétaire des relais et bien ça suffit.
On ne peut pas la voir avoir à la fois des maisons d'édition, des chaînes de radio, des journaux et des distributeurs de presse et de livres. Ce sera interdit lorsque la France insoumise parviendra au pouvoir et lorsque la 6e République adviendra. Parce que l'urgence démocratique de la 6e République et du déverrouillage de l'espace public, du fait que la liberté de la presse et des médias soit effective, cette urgence n'a jamais paru aussi forte que dans ce contexte de poussée générale et mondiale en réalité de l'extrême droite.
Elle n'a jamais par forte et je suis particulièrement heureux de saluer le magnifique travail mené par l'Institut de la Boesséie, coprésidé par Clémence Getté et Jean-Luc Mélenchon, qui permet d'engager un travail avec les intellectuels et de nous éclairer sur ce qui se passe en ce moment. Et il se passe ce qu'il a pu se passer à une autre époque à savoir que désir responsables tiennent des discours invraisemblables qui font monter toujours davantage l'extrême droite dans ce pays. Voyez, je me suis fait violence en venant vous voir.
J'ai acheté quelque chose que j'ai jamais acheté. Le Parisien aujourd'hui en France. Donc là, je ne fais pas une pub.
C'est ça s'appelle une antipuboré. Et alors, qu'est-ce qu'est-ce que cette ? Et bien, il nous dit les confidences de Retaillo.
Et bien, je crois pouvoir dire assez facilement en votre nom, je ne veux pas des confidences de Bruno Retaillot. Je ne veux pas connaître cet homme. Cet homme incarne dans l'histoire de notre pays le pire.
Le pire de l'extrême droite, le pire du racisme, le pire de la division. Et lorsqu'il nous désigne comme ses adversaires, il a bien raison. Car nous ne laisserons jamais diviser le peuple.
Nous ne le laisserons jamais inciler ainsi le poison de la division. Il dit à propos de Dominique de Villepin, la droite qui parle comme la gauche, c'est tout ce que je dénonce depuis des années. Entre, rappelez-vous du CPE.
Bref, entre nous et je fais de l'archéologie ce soir. Entre nous et le RN, il y a plusieurs points de différence. Marine Le Pen a un problème économique socialiste, première nouvelle, pas moi.
Donc il dit je suis raciste comme elle. desmago comme elle, brutal comme elle, mais enfin sur l'économie, il faut encore qu'on discute. Et bien, nous vous combattons tous les deux.
Mais alors, qu'est-ce qui lui reproche au fond à Dominique de Vilpin quand il dit il parle comme la gauche ? C'est Dominique de Vilpin fait partie de cette tradition qui existe en France de la droite gauliste et qui a trouvé insupportable ce silence assourdissant autour d'un génocide. autour de la mort de tant d'enfants, autour du fait que tant se retrouvaient orphelin, autour du fait que tant sont blessés et n'ont pas le moindre soin.
Et Dominique de Villepin lorsqu'il a parlé effectivement comme Jean-Luc Mélenchon, il n'a pas parlé pour la droite comme Jean-Luc Mélenchon n'a pas parlé pour la gauche. Nous avons parlé pour la France. la France telle qu'elle est aimée dans le monde, celle des droits humains.
Et je tiens pour terminer à saluer le courage de la société des journalistes de France 3 parce que eux aussi ont compris que la liberté de la presse a un sens concret et ils ont dans l'espace public osé porter l'utre leur voix. Ils ont dit à propos de ce qu'il ne leur était pas permis de faire comme Jeanis de France 3. Autre exemple, Gaza.
Pourquoi si peu de sujets à l'antenne ? Pourquoi cette différence de traitement alors que les sujets sur l'Ukraine ne manquent pas dans nos journaux ? Nous pourrions eu égard à l'horreur qui s'y déroule chaque jour, au moins relater ce qui s'y passe via les images fournies par les agences.
Et il termine : "Journaliste, reprenez la parole." Et bien nous leur disons également journalistes, reprenez la parole. Nous savons que vous êtes précaires.
Nous savons que beaucoup d'entre vous sont dans des situations économiques difficiles. Mais il y a dans le pays une force qui vous appuie. Une force véritablement engagée pour la liberté de la presse.
Une liberté de la presse concrète débarrassée des milliardaires et de l'atlique qui aujourd'hui se trouve au pouvoir en 5e République. Vive la 6e République pour la liberté de la presse. Vive la 6e République féministe, antiraciste, sociale, démocratique et laïque.
C'est l'énergie collective que vous manifestez, que nous manifestons ce soir, qui nous anime. Traçons notre chemin, faisons vivre la démocratie communale l'année prochaine. Passons à la 6e République en 2027.
Voici l'horizon auquel nous devons travailler sans cesse et sans relâche. Et avant de céder la parole avec le plus grand plaisir à Clémence Geté, je veux vous partager ce texte d'un poète que j'aime beaucoup et dont j'ai découvert là aussi. J'apprends beaucoup de choses en venant vous voir.
Donc j'ai découvert qu'il était tout rango. Il s'agit d'vefois. Yve Bonne fois parle d'un arbre dans la rue et il est dit même déchiré souillé l'arbre des rues, c'est toute la nature, tout le ciel.
L'oiseau s'y pose, le vent y bouge, le soleil y dit le même espoir malgré la mort. As-tu la chance d'avoir l'arbre dans ta rue ? Tes pensées seront moins ardues, tes yeux plus libres, tes mains désireuse de moins de nuit.
Vive l'aube ! Vive les commencements, vive la 6e République ! Et désormais, je laisse la parole à Clémence Getteté dont je veux saluer l'immense travail.
Vous ne vous rendez pas compte à quel point notre force collective lui doit tant. Cette coordinatrice du programme, la coprésidente de l'Institut de la BOI, la vice-présidente de l'Assemblée nationale, une amie et une camarade. Merci à toi [Musique] Clément.
Bonsoir à toutes et tous. Alors, je suis très heureuse d'être avec vous ce soir à Saint-Pierre des Corps. Vous êtes très nombreux et nombreuses.
Je m'en rendais pas compte en étant assise là-dedans, mais c'est impressionnant. Et je voulais moi aussi évidemment m'associer au remerciement de tous les camarades qui ont tracté, qui ont permis qu'on soit aussi nombreux ce soir. Merci aux camarades du service d'ordre qui assurent la sécurité de nos rencontres pour que tout se passe bien et merci aux équipes du siège qui sont venues aussi pour faire de cet événement un bel événement.
Donc merci évidemment pour votre énergie. Alors, je vais commencer de manière peut-être un peu plombante, c'est-à-dire que dans un meeting sur la 6e République, on est obligé de parler de la 5e de fait et donc se rappeler ensemble pourquoi nous avions nous avons besoin d'un horizon de bonheur qui nous changerait du quotidien sous la macronie. Parce que ça a été dit par Pierre Cadin avant moi, c'est très 5e République, les présidents qui surgissent à la télévision et nous avons eu un exercice du genre la semaine dernière, il me semble que c'était la semaine dernière 3h30 en direct de monsieur Macron.
Moi, j'ai éteint avant la fin. Je crois que je ne suis pas la seule. A priori, il y a des millions de Français qui ont décroché et il y a des millions de Français qui de toute façon s'étaient pas branchés pour regarder le président de la République.
Et pourtant, c'est étonnant parce que pendant une semaine, de semaines, on avait eu toute la presse, la fameuse presse pluraliste dont on vient de nous parler Pierve qui nous avait dit "Ça va être une soirée extraordinaire, le président va faire des annonces, il va reprendre la main, il va annoncer des référendums, peut-être un référendum, peut-être plusieurs référendums, on ne savait pas sur quel sujet. Mais en tout cas, tout le monde était sommet d'être là euh et d'attendre ces annonces. Et après ce grand show, pendant 3h30, il n'y a eu aucune annonce.
Nous savons désormais euh par les mots du président de la République que Arcelor Mital ne sera pas nationalisé, que pour Gaza et la Palestine, il ne veut pas parler de génocide et qu'il n'y aura pas de référendum sur la réforme des retraites. Voilà ce qui est venu nous dire le président à la télévision la semaine dernière, mais il veut nous redonner la parole et donc on est sommet de le remercier. Évidemment, je rappelle que Macron, c'est deux élections perdues et une élection volée. commence à faire beaucoup dans la 5e République.
Et donc il est venu à la télé en gros pour dire à ses ministres, ce serait bien de me donner quelques idées de référendum pour consulter le peuple français parce que il est de toute évidence à bout d'idée et c'est une farce absolument pitoyable. Un cirque auquel je pense on ne s'habituera jamais les uns et les autres. Et je voulais quand même en commençant ce soir vous faire une petite rétrospective de toutes les fois où Macron nous a brutalisé.
Parce que ce qu'on par ce dont on parle quand on parle de démocratie, quand on passe de quand on parle de passage à une 6e République, c'est d'en finir avec une certaine forme de brutalité auquelle ils essayent de nous accoutumer. Et sous Macron, ça a été absolument terrible. Cette interview flub, c'était vraiment l'illusion d'un pouvoir moribon qui vient et qui se donne les apparences d'une proposition politique.
Mais en réalité, il c'est un multirécidiviste du coup de force antidémocratique et il ne fait plus que ça, multiplier les coups de force pour dominer le peuple. 2018, 1 an après qu'il soit arrivé au pouvoir, les gilets jaunes, évidemment, je sais que on était beaucoup et sans doute beaucoup dans cette salle, sur les ronds-points, dans la rue, à tous les rendez-vous qui ont été fixés pour demander un référendum d'initiative citoyenne et nous continuerons à le demander. le résultat en macronie de cette grande mobilisation populaire qui est de partie d'une demande de justice fiscale pour aboutir à une revendication démocratique très profonde, ça a été cinq mains arrachées, 32 personnes ébornieres et 11 personnes qui ont perdu la vie. 2019, l'année suivante, c'était la grande convention citoyenne pour le climat pour faire donc des propositions pour demander à des citoyens enfermé dans une salle de faire des propositions pour faire face à l'urgence climatique.
Le résultat, ça a été qu'ils ont tout mis à la poubelle. Il faut dire que les propositions étaient très très proches de notre programme l'avenir en commun. Donc ça ne l'aura pas beaucoup plu. 2020 l'année suivante c'était l'état d'urgence sanitaire, donc le Covid.
On nous a promis à ce moment-là, je ne sais pas si vous vous en souvenez, que ce serait le monde d'après et que ça ressemblerait plus du tout au monde d'avant. Et d'ailleurs, on a quand même été tenté d'y croire parce que c'est un moment où le capitalisme a été mis en pause forcé en tout cas pour beaucoup des échanges. Un moment aussi où l'austérité, les 3 % de l'Union européenne, vous savez le fameux dogme, jamais on peut revenir au-dessus du déficit de 3 %.
Bon, à ce moment-là, ça a été quand même abrogé et puis l'État s'est mis à subventionner l'activité par le chômage partiel à ce moment-là. Donc on est quand même, c'était une petite révolution quoi à l'échelle du néolibéralisme. Et puis le résultat de cette période, donc le fameux monde d'après, ça a été que tout ce que je vous ai dit a cessé, le dogme austéritaire a repris le dessus que toutes les les décisions qu'il y avait à prendre démocratiquement pendant cette période l'ont été dans un conseil de défense auquel dans lesquels les discussions étaient prises à h clos et que cette période a aussi été un excellent laboratoire des privations de liberté individuelle et de privatisation des données de santé des citoyens. 2022, madame Borne arrive à à Matignon 2393 en 18 mois et à son palmarès quand même la fameuse réforme des retraites avec une mobilisation historique des milliers et des milliers et des milliers de personnes dans la rue.
Je suis sûr que nous toutes et tous ici nous avons pris part à un événement pour empêcher que ne soit votée cette réforme et elle n'a pas été votée. Elle a été passée en force au Parlement contre la vie des parlementaires. 2023, la manifestation contre les mégabassines à Sainte.
Je sais que ce n'est pas très très loin d'ici. Peut-être certains d'entre vous y étaient, j'y étais. C'est un traumatisme absolu. 200 personnes blessées, 5000 grenades qui ont été jetées sur les militants qui étaient là pour défendre le vivant contre l'agroproductivisme.
On a atteint un niveau de répression contre les militants qui défendent simplement une planète soutenable, le partage de la ressource en eau, une agriculture différente qui permette de faire vivre les gens et de faire vivre les paysans. Et nous avons été matraqués. Des grenades se sont abattues toute la journée sur nous.
C'était un moment là aussi de niveau de répression absolument inédit. Et puis 2024, je vous ai fait chaque année hein, on a on a chaque année le droit à une surprise. Cette fois la surprise c'était la dissolution.
Alors 5e République, le président de la République tout seul s'est dit comment reprendre la main là aussi et donc il a dit sous l'Assemblée nationale soit nous nous sommes repartis en campagne, je sais qu'ici vous êtes reparti en campagne partout une campagne magnifique avec des gens qui n'avaient jamais milité de leur vie qui n'étaient jamais allé distribuer un tract qui se sont dit "C'est le moment et camarad amis on a empêché qu'il y ait un gouvernement d'extrême droite alors que l'extrême droite a été donné en tête dans pendant toute la campagne comme une évidence. Vous savez, ce petit refrain censé nous démoraliser sondage après sondage et nous l'avons emporté. Alors évidemment, nous ne sommes pas arrivés au gouvernement parce que Macron préférait voir Bardella un insoumis ou une insoumise à Matignon qu'il a décrété une trêve olympique.
Trève olympique, trêve démocratique, c'est un nouveau concept macroniste. Et puis qui s'est dit que après des élections nommé une force qui avait fait 6 % en la personne de Michel Barnier à Matignon était le résultat logique de ce qu'avait voulu exprimer les Français. Michel Barnier était totalement illégitime.
Je fais partie de celles et ceux qui lui ont dit droit dans les yeux vous êtes illégitime et vous allez tomber. Et Michel Barnier est tombé. Il a été censuré.
C'était la deuxème fois dans la 5e République que nous censurions un gouvernement. Maintenant nous avec Baerou sur les bras. Bon et c'est une bataille après l'autre heis.
Donc maintenant, nous voilà avec Baerou. Baerou qui est donc un des premiers soutiens de Macron et sans doute un des derniers désormais qui en ce moment est en mauvaise posture en mauvaise posture parce que il est tout aussi légitime à être chef du gouvernement qui n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale et surtout et je veux en dire un mot ce soir parce que après tout le travail de la commission d'enquête qui est en cours sur les violences dans les établissements catholiques, Baerou a menti. Le premier ministre a menti devant la représentation parlementaire.
Il a dû s'expliquer pendant 5h30 d'audition mené par Violette Spielboot qui est une députée macroniste et par Paul Vanier, rapporteur de cette commission d'enquête, député insoumis. Tenace. Donc il a menti à la représentation nationale.
Il a calomnié Françoise Gulung qui est une lanceuse d'alerte, une des seules femmes qui à cette époque a dit "Il y a des violences contre les enfants, il faut agir." Et il a insulté Paul Vanier allègrement ainsi que la France insoumise. Mais peu importe parce que Paul Vanier est quelqu'un de solide qui sait pourquoi il fait ça, qui sait qu'il est là pour faire son travail.
Et je veux redire à en notre nom à toutes et tous que nous serons toujours du côté des personnes victimes de violence, toujours du côté des enfants pour leur dire que l'omerta va cesser et que nous n'accepterons jamais ce système violent ou des responsables politiques violents se protègent les uns des autres pour dominer tout le monde. Parce que c'est ça les violences sur les enfants. C'est une question de domination.
Et donc la 5e République en un sens parce que à l'issue de ça, Macron dit Bairou à toute ma confiance et restera à la tête du gouvernement, c'est un symptôme de la de la violence de cette 5e République qui permet cette perpétuation de la domination. Et c'est ça aujourd'hui que nous combattons avec la demande d'une 6e République, avec la demande d'un ricévocatoire, un référendum pour proposer, pour abroger avec l'abolition, l'abrogation des 493 pour redonner son rôle au Parlement. Nous n'allons pas nous résigner à ce sujet.
Je voulais vous dire que toute cette violence antidémocratique dont je viens de parler, en réalité, c'est une violence sociale, c'est une guerre sociale qu'il mène et c'est l'agenda néolibéral qui est derrière leurs intérêts qu'ils cherchent tant à protéger. Je suis député depuis 3 ans, Pierre Rive quelques temps aussi. Nous n'avons jamais voté un budget à l'Assemblée nationale.
Le budget, c'est la première prérogative de des parlementaires. Nous sommes représentants du peuple parce que nous pouvons décider des choix à faire en matière de répartition des dépenses de l'État, de ce que nous voulons en matière de services publics et cetera. Robespierre qui aura donc été cité deux fois ce soir avait dit "Vous n'avez donc rien fait pour le bonheur public si toutes vos lois si toutes vos institutions ne tendent pas à détruire cette trop grande inégalité des fortunes.
C'est ce que nous voulons. Nous voulons le bonheur public et nous voulons la destruction de la trop grande inégalité des fortunes. Et donc en Macronie, le Parlement ne vote plus les impôts, ne vote plus le budget et d'ailleurs Z économist qui est un journal très sérieux a qualifié la France désormais de démocratie défaillante.
C'est officiel, nous sommes une démocratie défaillante et alors je veux dire quand même qu'on a des victoires au Parlement dans dans cette 5e République, dans ce parlement muselé. Je je pense à à par exemple à Éric Coerrel qui traîne Alexis Coler devant sa commission d'enquête en le poursuivant en justice. Antoine Léoman qui traîne Stérin le milliardaire devant sa commission d'enquête.
Quand même, on fait ce qu'on peut. Paul Vanier qui traîne Baerou devant sa commission d'enquête ainsi que tous les autres ministres de l'éducation depuis des lustres et puis je pense à des combats menés par Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot, l'inscription de l'IVG dans la Constitution, c'est notre victoire. Une fois que j'ai dit ça, je vous le concède.
Notre quotidien est quand même ponctué par certaines défaites, mais nous ne nous résunions pas parce que nous savons fondamentalement qu'à l'assemblée, on peut trouver des majorités, même dans ce champ politique extrêmement avec plusieurs blocs très très nettement, un bloc de droite et d'extrême droite, un bloc d'extrême centre et puis le bloc de gauche. Nous savons que nous pouvons trouver des majorités par exemple pour taxer à hauteur de 2 % le patrimoine des milliardaires. Je vous ai parlé de cette trop grande inégalité des fortunes.
Nous avons une majorité pour faire ça. C'est d'ailleurs passé dans une niche parlementaire et avec 2 % du patrimoine des ultra riches, des milliardaires, on pourrait donner un logement digne à chacun et à chacune. On pourrait réparer l'hôpital public.
Il faut se rendre compte de ce que c'est que cette pingrerie institutionnalisée, ce qu'elle empêche de faire. Parce qu'aujourd'hui, en nous empêchant de voter ce budget, en nous empêchant donc de répartir les richesses, en réalité, on nous vole. On nous vole toutes et tous.
C'est un grand vol en bande organisée. Vous le savez peut-être, l'année dernière encore, on a battu le versement de dividendes aux actionnaires du CAC 40, plus de 100 milliards cette fois-ci quand dans le même temps, il y a 400 plans de licenciement en cours et 300000 personnes qui vont peut-être perdre leurs emplois dans les mois à venir. C'est de ça dont on parle.
C'est deux gens qui qui accumulent la richesse à un point tel qu'on se demande même ce qu'ils peuvent espérer en faire et des gens qui perdent leurs emploi en face. On parle des salariés de Michelin que je suis allé voir sur leur piquet de grève à Cholé qui sont aussi en lutte en Bretagne et qui et dont la direction refuse de sauver cette usine alors même que Michelin a fait des bénéfices record. Et donc ce soir, je veux rendre hommage à ces salariés qui se battent tous les jours. dire aussi notre soutien à ceux darceloral qui sont abandonnés par un président qui a dit en direct à la télévision qu'il ne voulait pas nationaliser à ceux de Renault à Cléon que je suis allé voir la semaine dernière à ceux de Vancorex en Iser parce que c'est toute la chimie française qui est menacée si Vancorex se ferme et à ceux de ST Microlectroniques qui se battent ici pour garder leurs emplois.
Parce que si nous parlons de République, celles et ceux qui luttent pour garder leurs emplois, celles et ceux qui lutte pour que le travail paye sont l'honneur de notre République, la République sociale. et les travailleurs qui enfin demandent des comptes aux actionnaires et que nous comme mouvement politique devons appuyer à chaque instant parce que les camarades la lutte est dure et qu'ils ont besoin d'argent dans leur caisse de grève, ils ont besoin de soutien et qu'on aille à chacune des manifestations qu'ils organisent et je sais que vous y êtes à chaque fois. Donc aujourd'hui, 200 milliards d'euros par an versés directement dans les grandes entreprises, des grands groupes qui se gavent, qui versent des dividendes.
Aucune contrepartie n'est demandée, aucun contrôle social ou environnemental de ce que font ces grands groupes. Les génies de la finance ont endetté le pays. 1000 milliards de dettes supplémentaires, 107 usines qui ont fermé l'année dernière qui continuent des gens qui continuent de nous donner des leçons et qui continuent de demander aux français de faire des efforts.
Alors que je le rappelle désormais et maladie le score but est revenu. Des maladies qu'on croyait oubliées sont de retour. Une personne sur deux dans ce pays peine à payer ses factures.
Deux personnes sur trois payent peineent à manger trois repas par jour. C'est la situation dans laquelle nous sommes et qui nous est absolument insupportable. Et donc, ils ont une nouvelle idée pour faire passer tout ça, c'est l'économie de guerre.
L'économie de guerre. Donc pourquoi ? On ne sait pas.
Est-ce que la France est en guerre ? Non. Mais donc on est en guerre.
Alors nous on estime oui qu'on devrait être en guerre, qu'on devrait pouvoir faire la guerre à la pauvreté, qu'on devrait pouvoir faire la guerre au changement climatique par exemple. Mais eux estiment qu'il faudrait se préparer à faire la guerre tout court. Et la guerre tout court, pas n'importe comment.
Macron nous vend tout d'un coup un changement de pied en matière de politique internationale et nous dit il faut une Europe, une France indépendante dans le cadre de l'OTAN sans jamais remettre en considération le fait que nous sommes dans l'OTAN. Autant qui est un féodé aux États-Unis, industrie de la défense européenne dont plus de 50 % environ 60 % dépend des importations de l'industrie d'armement américaine et nous dit "Nous sommes indépendants." C'est faux évidemment et puis c'est faux et c'est surtout grave parce que c'est une diversion fondamentalement pour nous éloigner de ce qui nous préoccupe toutes et tous.
En fait, c'est une diversion pour préparer différentes régressions sociales et environnementales. Et je veux vous dire que en ce moment, je fais une tournée européenne parce que nous avons besoin au moment où se forme un arc réactionnaire et au moment où l'extrême centre, les libéraux nous disent il faut 800 milliards pour la défense, le plan Vleyen c'est la priorité, nous avons besoin d'une internationale antifasciste et progressiste. et les camarades sont là en Europe.
Ils sont là, ils se battent de toutes leur force. J'ai manifesté avec le PTB, donc en Belgique, contre la guerre sociale et pour la paix. J'ai manifesté avec Podemos en Espagne contre la guerre sociale et pour la paix.
Et demain, je vais à Rome pour manifester contre la guerre sociale et pour la paix. Nous avons besoin de ces liens et d'être ensemble face aux fascistes, surtout dans un moment où les guerres bien réelles sont là et où en fait la France sa voix, l'Union européenne sa voix sont complètement discrédité. Je pense évidemment à l'Ukraine où c'est Trump qui mène les négociations au prix des minerais, au prix d'une attente bien trop longue et de morts bien trop nombreux en Ukraine.
Je pense à l'Inde et au Pakistan où là aussi la situation, vous le savez s'empire de jour en jour. Et puis évidemment, je pense à Gaza et je pense je crois à la honte que nous éprouvons quand on pense à Gaza, quand on pense aux Palestiniens et aux Palestiniennes à la honte, à nos cœurs qui se serrent de tant de mois et de temps de morts, plus de 50000 personnes qui sont mortes au milliers de bébés qui sont menacés de mourir de faim dans les jours qui arrivent. Et je veux le dire évidemment, depuis le début de ce génocide, le peuple français a dit non à ces massacres.
C'est ces dirigeants qui ont été en dessous de tout. Le peuple français a dit non au massacre. Il a dit non à l'impunité du gouvernement de Netaniaahu.
Il a dit non à la colonisation en 6 Jordanie. Il a dit non au nettoyage ethnique. Il a dit non au massacre. et il a dit oui au CCer le feu.
Et nous insoumis insoumise nous l'avons dit dès le premier jour et nous continuerons à le dire tant qu'il le faudra. Cessz le feu. Cessez le feu.
Ce soir, nous redisons donc cesser le feu et ce soir, nous redisons aussi que la France qui a attendu plus de 20 mois maintenant et que donc plus de 50000 personnes minimum meurent à Gaza pour envisager de remettre en cause l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Cette France qui donc a attendu plus de 20 mois pour tout en refusant d'arrêter Netaniaou quand il a survolé notre espace aérien. Cette France où les dirigeants ont aussi attendu plus de 20 mois en disant leur leur soutien inconditionnel à ce gouvernement. cette France- là n'est pas la nôtre et nous continuerons à porter une voix différente peu importe ce qui nous en coûtera.
À soutenir Urgence Palestine, à soutenir les camarades antifascistes de la jeune garde parce que ça ça a été la réponse du gouvernement et à lutter contre la criminisation la criminalisation de toutes celles et ceux qui luttent de toutes leurs forces. Et à tous ceux qui n'ont rien dit pendant tous ces mois, nous disons notre dégoût, notre dégoût à tout jamais. Et notre soutien à Rima Hassan, à Jean-Paul de l'esco, à toutes celles et ceux qui ont été convoqués, intimidés et réprimés.
Derrière toute cette criminalisation, derrière cette répression, il faut bien se dire qu'il y a une grande peur en fait, une grande peur du système capitalisme auquel nous allons nous en prendre de toutes nos forces quand nous aurons gagné. Une grande peur aussi du bloc bourgeois parce que c'est proportionnel à ce que nous leur inspirons aussi comme crainte. Ils veulent protéger leurs intérêts.
Donc Bernard Arnaud, Boloré, tous les tous les toutes les charmantes personnes qui ont été citées avant moi. Euh et pour ça, ils sont prêts à tout, à toutes les cabales médiatiques. P va a finement décrypter comment ce système médiatico sondagier peut s'en prendre à celles et ceux qui portent une voie alternative et à toutes les campagnes racistes parce que notre victoire n'a jamais été aussi proche et qu'ils savent que quand nous serons au pouvoir, nous ferons le SMIC à 1600 €.
Nous reconnaîtrons la Palestine, nous ferons des services publics pour toutes et tous. Et en ce moment, leur campagne dégoûtant prennent le tour de campagne islamophobe. Alors évidemment, ça n'est pas une nouveauté mais c'est accru évidemment dans la période une stigmatisation de nos concitoyens et concitoyennes musulmans et musulmanes.
Je peux vous dire et je sais que vous vous avez des témoignages tous les jours quand je reçois des gens à ma permanence qui ont les larmes aux yeux, qui ont mal de voir comment on parle d'eux à la télévision chaque jour, qui ont peur de sortir de chez eux ou de laisser leurs gamins sortir de chez eux. À la fois, j'ai honte. À la fois ça me met dans une colère noire et à la fois c'est une insulte ce climat raciste.
C'est une insulte pour toutes et tous ceux qui veulent vivre en paix dans l'entraide, qui veulent vivre tous et toutes ensemble et nous en faisons partie. Et ils nous craignent parce qu'ils savent que quand le peuple se soulève, il peut l'emporter. Pierreé va reparler du nom de 2005.
Je crois que c'était 70 % du traitement médiatique qui était en faveur du oui des soirées absolument caricaturales en faveur du oui. La même chose s'est produit en réalité en 2024. On a mis un peu de temps, je crois, toutes et tous, à atterrir, à se dire que cet effort qu'on avait fourni n'avait pas suffi cette fois-ci pour euh diriger et pour appliquer notre programme.
Mais en fait, les gens ont voté majoritairement pour le Nouveau Front populaire alors que ça n'était pas prévu et alors même que le système dominant misait sur l'inverse. Mais il s'est passé la même chose parce que pour la classe dirigeante de ce pays, quand le peuple s'exprime, en réalité, il s'exprime mal. Et ça c'est une constante et c'est ce qui fait que nous voulons passer à cette 6e République parce que le traité a été ratifié alors que les gens avait voté non alors que la gauche a fait 26 % l'année dernière et que c'est Michel Barnier qui a été nommé et que cette cette 5e République c'est une machine à broyer toute opposition au système politique dominant dès lors qu'il devient une menace.
Et c'est en ça un système qui se défend et qui est aux abois, qui se défend quand même avec l'aide de certains et de certaines. Je vais pas passé ma soirée là-dessus, mais quand même je vais le dire. Euh la social-démocratie qui a capitulé, qui a trahi, qui a renoncé porte une responsabilité immense dans le fait que Macron soit toujours au pouvoir aujourd'hui dans le fait que Rotaillot qui est ministre ministre de l'intérieur puisse crier àas le voile dans des meetings aujourd'hui dans notre pays.
La social-démocratie porte une responsabilité dans ça. Elle porte une responsabilité aussi dans le prochain budget qui sera à nouveau un record de budget d'austérité avec des milliards et des milliards en moins sur tous nos services publics. Voilà le désaccord stratégique que nous avons eu à ce moment du Nouveau Front populaire.
Nous ne sommes pas d'accord pour garder Retaillot Drmanin, madame Berger au gouvernement. Nous ne sommes pas d'accord pour qu'ils appliquent le programme de Marine Le Pen mieux qu'elle-même. Et donc nous ne sommes pas d'accord pour ne pas les censurer et pour céder à cette pression des bourgeois, des milieux bien comme il faut qui disent "Mais quand même, il faut un budget de toute urgence." Mais non, en fait, il faut pas un budget austéritaire de toute urgence.
On aurait pu renouveler le budget précédent qui était déjà suffisamment terrible plutôt que dans qu'il ait deux nouveaux budgets qui vont couper 1,5 milliards pour la lutte contre le réchauffement climatique, 1,5 milliards pour les logements, des milliards pour l'enseignement supérieur et la recherche. Nous ne voulons pas de ça et c'est pourquoi nous voulons continuer à essayer de censurer le gouvernement illégitime de monsieur Barnier Baou. Pardon.
C'est les mêmes. Nous avons aussi donc des alliés objectifs maintenant de la Macronie avec une extrême droitisation galopante qui a qui a pris une tournure très inquiétante avec l'extrême droite évidemment l'extrême droite dans le programme de laquelle vous ne trouverez jamais une mesure pour le partage des richesses qui vote toujours contre le rétablissement de l'impôt sur la fortune contre le SMIC à 1600 €. et qui est la béquille du macronisme en matière sociale, ça c'est sûr et certain, en matière démocratique, enfin plutôt répressive et autoritariste du coup et aussi en matière anti-écologique.
Parce que ce à quoi on assiste en ce moment, je voulais vous en dire un mot très rapide, mais ce à quoi on assiste en ce moment à l'Assemblée nationale, c'est à la pire régression depuis des années et des années en matière de droit environnemental qu'on est connu. Ils s'en prennent aux agriculteurs et au systèmes agrico de manière générale. Nous avons la semaine dernière, pas nous évidemment, mais réautorisé des pesticides qui étaient interdits en France depuis des dizaines d'années.
Ils ont décidé de supprimer toutes les agences de l'État qui permettent de surveiller l'avancée du changement climatique. Et donc en gros, il nous prive de toute préparation possible et de toute adaptation possible au changement climatique. C'est donc l'amicale des climatosceptiques qui sont de fait majoritaires quand on prend le bloc central et le bloc d'extrême droite à l'Assemblée nationale.
Et Emma Fourau l'a dit brillamment avant moi, quand on fait quand on fait de l'écologie une lutte centrale, c'est parce que l'écologie est une lutte pour la vie ou pour la mort. Et en l'occurrence, c'est pour empêcher la mort en priorité des milieux populaires. 3700 personnes sont mortes de la canicule l'année dernière encore.
Les gens qui meurent de la pollution, qui meurent du bruit, qui meurent du fait que l'eau est contaminée aujourd'hui encore. C'est toutes ces personnes-là que nous cherchons à protéger avec notre politique et notre demande de bifurcation écologique dans le cadre de cette 6e République que nous appelons de nos vœux. Et puis ça c'est donc anti-écologique.
Et évidemment, la Macronie renvoie l'ascenseur à madame Le Pen qui permet de passer toutes ces lois austéritaires, anti-écologiques avec un agenda raciste qui est désormais déroulé complètement sans entrave, mis à part celle que nous incarnons je crois avec donc des ministres qui parlent de français de papier, le premier ministre qui parle de submersion migratoire avec un crime islamophobe, celui d'Abouakar Sissé à qui nous rendons Évidemment hommage et tout notre soutien à ses proches, à celles et ceux qui l'aimaient et à toutes celles et ceux qui se sentent menacés par leur foi ou par leur foi supposée parce que nous en sommes à ce niveau de racisme dans notre société. Et nous leur disons aussi que cette 6e République sera laïque et que c'est eux qui sont des véritables séparatistes. Parce que la laïcité, c'est l'inverse de ça.
C'est permettre de croire et permettre que les religions restent à leur place par rapport à la décision politique. C'est l'inverse de cette instrumentalisation islamophobe qu'ils font en permanence. Être français dans notre pays et tant que nous serons les gardiens vigilants de l'esprit républicain, ce sera toujours liberté, égalité, fraternité.
Alors, je sais que vous avez du pain sur la planche. Roxane vous a donné tout un agenda de travail pour les pour les mois et les semaines à venir. Je sais que vous allez pas courber les chines.
Je sais que les insoumis n'aiment ni les monarques ni les oligarques et que pour l'instant on a encore un peu de pain sur la planche. Et je sais qu'ici à Saint-Pierre des Corps, en effet, vous êtes une terre de résistance. Vous êtes une terre de de lutte évidemment depuis l'arrivée du chemin de fer au début du 20e siècle, une terre ouvrière.
J'ai lu également que Saint-Pierre Desc pendant la Révolution française s'appelait la clarté républicaine. C'est magnifique, non ? la clarté républicaine et que Saint-Pierre Desc aussi avait résisté contre la collaboration vichiste et que vous aujourd'hui vous êtes là héritiier héritière de cette terre insoumise avec beaucoup de travail devant nous mais avec une volonté d'unir le peuple français.
C'est ça notre différence fondamentale avec l'extrême droite et l'extrême centre. Il cherche par tous les moyens à diviser le peuple sur la base de l'injection d'un poison raciste qui ne vise qu'à une chose, c'est instaurer un clivage horizontal parmi les classes populaires pour mieux masquer le clivage légitime, le clivage vertical entre ceux qui ont tout et la grande masse du peuple qui a peu ou peu. Et c'est ce clivage que nous devons rétablir à chaque instant dans chaque marché en convainquant chaque personne.
Je sais que c'est difficile mais que nous avons devant nous un horizon qui devrait nous inspirer confiance. Cette tournée européenne, personnellement, elle m'a fait beaucoup de bien. Déjà parce que les camarades sont sympas partout en Europe, mais aussi parce que la situation dans d'autres pays, elle est absolument difficile, absolument terrible.
Demain, je vais en Italie. La gauche est divisée, faible, Mélonie est au pouvoir. C'est difficile en Belgique où les camarades luttent pour garder la retraite à 67 ans et contre une retraite, une réforme qui empirerait la situation.
C'est difficile aussi en Espagne pour des camarades de la gauche de rupture de faire entendre leur voix et ça nous donne nous de l'espoir parce que nous voyons au regard de ça, on se réjouit pas du malheur des autres hein, c'est pour ça qu'on va leur prêter main forte à chaque fois qu' qu'il le faut. Mais on voit qu'on est une force structurée, organisée, massive, que vous êtes des dizaines et des dizaines dans cette salle comme dans chacun des meetings pour la 6e République que nous faisons et que donc à la fin nous allons pouvoir l'emporter. Parce que ce qu'on demande, c'est une chose très simple en réalité, c'est une vie douce pour toutes et tous.
Je veux dire, c'est pas on nous accuse d'être des extrémistes. On demande une vie douce pour tout le monde. On demande que les gens n'aient plus peur d'avoir des enfants et qu'ils se disent qu'ils pourront avoir des salaires suffisants.
On demande que de ne pas avoir peur de la mortalité infantile qui remonte dans notre pays. On demande que les fournitures scolaires pour ces enfants-là soient gratuites pour toutes et tous. On demande aussi que l'eau ne soit pas contaminée, qu'il n'y ait pas de pesticides dans notre pays.
Bref, une vie très simple mais la même pour toutes et tous et beaucoup plus douce. Et donc je sais que cette aspiration nous n'avons en commun et que nous avons un peuple nouveau qui demande qui demande une rigueur, qui demande qui a un idéal antiraciste, féministe, écologique, démocratique dont nous devons être à la hauteur chaque jour. Et ce peuple nouveau aspire à une nouvelle constitution parce que celle de 58 a été fait à un moment complètement différent politiquement et où le peuple était complètement différent également et où une jeune femme comme moi de 34 ans n'aurait pas été à la tribune responsable d'un parti politique et où pour beaucoup d'entre vous, vous n'auriez pas eu la même existence non plus.
Et c'est pour ça que nous demandons une 6e République rompre avec ses institutions pourries qui nous pourrissent la vie aussi. Et je m'arrête là-dessus sans citation. J'en avais une de Louise Michel.
Peut-être je vous l' dit quand même. Allez, je vous la dis quand même. Elle disait : "Chaque bataille est une pierre posée sur l'édifice d'un monde nouveau.
Un jour, cet édifice s'élèvera et il appartiendra à toutes et tous." Merci et vive l'insoumission. Le jour de gloire de la tyend sanglant élevé les tendard sanglant élevé dans nos campagnes. ces féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnies aux armes citoyens formez vos bataillons.
Marchons, marchons impurion. [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]
Clémence Guetté