Budget adopté : et maintenant, on fait quoi ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public. On est ensemble pour 90 minutes de débat chronique, reportage 90 minutes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et aux journalistes de la rédaction de Public Sénat.
Et voici le sommaire de ce 2 février. La France sort de l'interminable feuilleton budgétaire. Mais avec quelles conséquences du déficit [musique] public aux alliances politiques ?
Les 4 mois de bras de fer vont laisser les traces. Sébastien le cornu en sortil renforcé les républicains déboussolés les socialistes isolés. On répond à toutes ces questions [musique] dans une minute.
Et puis dans la seconde partie de ce sens public, zoom sur l'air des nouveaux prédateurs comme quand un président américain fait tomber un dictateur vénézuélien pour s'approprier son pétrole. La Chine est la bienvenue au Vené. Elle ferait une très bonne affaire sur le pétrole.
Nous accueillons très volontiers la Chine. Nous avons déjà conclu un accord. L'Inde arrive et elle va acheter du pétrole vénézuélien plutôt que de l'acheter à l'Iran.
Donc nous avons déjà conclu cet accord. Le principe de l'accord. Mais la Chine est la bienvenue pour venir acheter du pétrole.
De Trump à Poutine en passant par Xing Ping. Ils mettent leur empire leur puissance militaire au service d'objectifs commerciaux. le pétrole, les terres rares, les matières premières, l'eau, rien n'échappe à leur convoitise.
Comment l'Europe peut-elle se défendre ? Ne ratez pas l'analyse de nos invités sur ce thème. Ce sera dans 3/4 d'heure et réagissez grâce à notre QRC, notamment sur l'actualité politique.
Sébastien Lecornu affrontait ses dernières motions de censure cet après-midi. On découvre les grandes lignes de ce budget en forme de compromis avec le PS Jérôme Rabier. Il aura fallu près de 4 mois de débats interminable pour que Sébastien Lecornu parvienne à finalement faire adopter le budget 2026.
Un budget de compromis vente le gouvernement même s'il a dû se résoudre à le faire passer par 493 et que ces détracteurs le jugent sévèrement. Si c'est son pari de rester longtemps à Matignon, oui, il l'a gagné. Mais objectivement, il a absolument rien gagné pour les Français.
Il a rien gagné pour l'avenir. Un budget qui ne satisfait personne mais qui a tout de même quelques grandes lignes. D'abord, un déficit public ramené à 5 % du PIB, légèrement moins qu'en 2025.
Côté recette, la surtaxe sur les bénéfices des grands groupes est finalement reconduite. L'imposition minimale de 20 % sur les très hauts revenus est également prolongée. En revanche, contrairement au projet de loi initial, le barême de l'impôt sur le revenu sera bien indexé sur l'inflation.
Côté dépenses, le ministère des armées voit son budget augmenter de 6,5 milliards d'euros. Ailleurs, c'est plutôt l'heure des économies. Le plan France 2030 est amputé de plus d'un milliard d'euros tandis que le fond vert est aussi raboté.
Mais le gouvernement l'assure, il y a aussi des vraies mesures dans ce budget comme la création d'un statut du bailleur privé pour relancer la construction de logement. qui a une niche fiscale, un accompagnement fiscal, un levier plus des outils d'accompagnement des bailleurs sociaux, c'est être capable de sortir 2 millions de logements d'ici à 2030. Donc c'est absolument colossal c'est 400000 logements par an.
Mais pour vraiment relancer ce secteur, Sébastien Lecnu promet un plan plus ambitieux, s'inscrivant désormais dans l'aprèsbudget, même si politiquement il ne disposera pas davantage de majorité à l'Assemblée et qu'il devra donc négocier sur chaque texte. Et maintenant, on fait quoi ? C'est certainement la question que le Premier ministre se pose désormais et je vais la poser également à mes invités.
Brono Cotes, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes chercheur CNRS au Sévip, enseignant à sciences pot.
Je vais citer deux de vos livres, celui dont on parle depuis plusieurs semaines sur ce plateau avec Anne Muxell qui est tellement révélateur de la de la situation le vote sans issu chroniques électorales, c'est au presse universitaire de Grenoble. Et puis avec Virginie Martin, votre tout dernier livre jeu de pouvoir quand les politologues regardent les séries, c'est aux éditions le ser ça ça intrigue et ça tit ma curiosité. Beranger bonsoir Beranger, bienvenue, vous êtes journaliste politique, vous publiez Gabriel Atal, l'ange exterminateur, c'est aux éditions de l'archipel et puis vous présentez également ce podcast dans l'hémicycle donc vous êtes en plein dans cette actualité qui nous réunit John Christopher Rolland, bonsoir et bienvenue à vous aussi.
Vous êtes maître de conférence à l'université Paris Nanerre et co-auteur de Standard contre standard, réflexion sur une catégorie juridique en droit public au éditions Larmat. Anne-Charlen Bezina, bonsoir, bienvenue comme tous les lundis constitutionnalistes, éditorialiste, pour sens public. Euh on la France et son premier ministre sort enfin de ce long feuilleton budgétaire, Bruno Cotè, alors c'est 4 mois depuis le dépôt de la première version du projet de finances et puis on peut dire presque 5 mois depuis qu'il a été nommé à à Matignon.
Quelle leçon vous en tirez ? toujours pas de de vrais de vraies directions. On n'est pas sorti au fond fondamentalement à travers toutes les discussions parlementaires, on n'est pas sorti de ce sentiment de que ça patoge, que c'est confus.
Euh on a du mal à quand même à voir quelles sont les grandes lignes euh d'action publique, où sont les les super grandes priorité pour le pour le pour le pour le pays. S'il y a des priorités à travers ce ce budget, à la fois, elles sont pas bien identifiables et puis sur quel sur quel consensus dans la population elle repose, certains ministères sont leurs budgets sont rabotés de manière assez significative. un exemple enseignement supérieur.
Voilà pourquoi pourquoi qui en qui qui qui décide que cette priorité n'en est plus tout à fait une. Donc voilà, donc un sentiment pour le moment de de très grande confusion. Ça ça patoge, on sait pas où on est.
H berérang Gerbond, vous avez signé deux deux biographies de personnalité politique. Édouard Philippe, deux anciens premier ministres Édouard Philippe et Gabriel Atal. Celui-là là, Sébastien Lecnier, est-ce que vous jugez qu'il sort renforcé malgré tout de cette séquence budgétaire ?
Bah oui. Et en écoutant Bruno Cotè, je me disais quand même s'il y en a ne serait-ce qu'un qui à peu près s'en sort dans cette histoire, c'est précisément lui. Oui.
Qui qui avait une situation inextricable, disons-le, mais qui quand même alors dégaine le 493 alors qu'il avait promis l'inverse. Certes, tout ça, évidemment, ça fait beaucoup de voilà, mais euh il le fait le plus tard possible. il le fait après avoir quand même euh permis aux socialistes d'obtenir un certain nombre de choses et il utilise cet outil du 493 qui est qui est finalement de la meilleure façon sans doute ou de la moins mauvaise, c'est-à-dire que avec des ordonnances les socialistes auraient perdu toutes leur tous leurs acquis.
Euh et donc ça donne quand même l'impression bah qu'il a qu'il a utilisé les outils existants. Euh et je Un Charl Bzina j'imagine aura un avis là-dessus mais mais quand même et et vous citizz le podcast qui qui est consacré au 493 précisément celui qu'on a mis en lig quelques jours. Oui.
Euh et on pourrait parler de de la suppression de cet outil qui est tellement impopulaire aujourd'hui que peut-être qu'il faut passer à autre chose mais en tout cas dans l'usage qu'il en a fait finalement c'est pas si mal. Oui, lui a peut-être redonné quelques quelques lettres de noblesse, je sais pas ce qu' à ce 493. Euh John Christopher Rolland, il y a il y a moi je j'ai en en quand même en tête aussi la stratégie.
Alors, c'est pas seulement de la communication, il y a de la communication là-dedans d'un premier ministre qui a plutôt délaissé les plateaux euh des 20h pour communiquer via le parlement quand même. Euh, c'était pas inintéressant comme stratégie et et il y avait une cohérence à faire ce choix à votre avis ? Alors bon, je l'ai déjà dit souvent ici et c'est vrai que Sébastien Lecnu connaît bien les mécanismes, voilà, la procédure parlementaire, c'est quelqu'un qui est extrêmement habile.
Il a un passé d'assistant parlementaire où il a dû être à mon avis très efficace. Ce qu'on retient quand même globalement, c'est que le but c'était quand même, vu la configuration euh en tri en tripartition de l'Assemblée, qu'elle reprenne le pouvoir. Première observation, l'Assemblée en tout cas le Sénat également mais n'a pas la main sur le budget. qu'elles soit en position majoritaire ou en position fracturée, on voit bien que ça leur échappe.
Moi, je dirais que c'est une pièce de théâtre. Ça s oui, ça c'est pardon nous interrompre, ça s'est pas forcément joué dans enfin dans les myyques, ça s'est joué peut-être dans les coulisses ou euh ou dans les ou dans les rendez-vous directs entre Sébastien Lecornu et notamment Olivier Fort. Voilà, c'est ça.
Je dire c'est une pièce de théâtre mais c'est maintenant aux électeurs au moment des municipales qu'il faudra décider si la distribution était bonne ou mauvaise. Ça c'est la c'est c'est une deuxième chose. Et la troisième c'est qu'au fond, et on le voit bien encore aujourd'hui, il y a quelque chose d'extravagant dans cette mise en scène si vous voulez, c'est que aujourd'hui encore Pierre Moscou aussi donne des conseils, on ne sait pas qu'il a élu hein comme président de la de la Cour des comptes et ce qui est quand même dommage pour la démocratie au fond dans toute cette séquence.
Et c'est pour ça je pense que Sébastien le Cornu a quand même s'il y a un aspect communicationnel bien fait de parler directement avec les parlementaires, c'est qu'au fond ça peut donner l'impression aux français que ils n'ont pas la main sur leurs aspirations. Les hommes politiques ne l'ont pas. On a un gouverneur de la Banque de France qui vient à la télévision pour dire que c'est pas un bon budget.
Le le ce matin Moscovici disant le compte n'y est pas. Si la côté Oui, il dit il dit il disait "Je suis soulagé qu'on ait un budget mais je pense que nous ne sommes pas sur le bon rythme." Voilà ce que ce qu'a dit le le bah en même temps, il est dans son rôle de de de président premier président de la Cour des comptes.
Mais pour conclure, si c'est ça l'option, ça veut dire que on laisse une copie aux Français en leur disant qu'ils ont le choix entre oui et oui. Et dans ces cas-là, si vous voulez, c'est quand même un peu embêtant sur alors je caricature un peu, mais cette impression de perte de la de main mise en fait sur nos nos orientations budgétaires pour le futur. OK est problématique.
J'entends l'argument. An Charl, vous vouiez intervenir ? Je vais faire un petit comeback sur l'article 49.
C'est trop réhabilitation trop tant. C'est trop tentant. Moi moi j'ai je mon parti prix, j'ai j'ai écrit dans une tribune, c'est que je pense que c'est une bonne chose qu'on qu'on le sorte de la belle au bois d'ormand dans lequel finalement Sébastien le cornu l'avait enfermé.
C'estàd qu'à partir du moment où vous avez un premier ministre qui dit c'est une arme illégitime à l'heure actuelle, on avait un très fort risque finalement de de d'en faire un argument tomber en désuétude. Je suis heureuse qui s'en sortte l'article 49 alinéa 3. La seule chose c'est il faut pas oublier que c'est un divorce auteur partagé l'article 49 aliné 3.
Ça veut dire que c'est aussi bien un échec du gouvernement qu'un échec du parlement. Ça veut dire que on n'a pas été capable déjà de faire fonctionner le bicamérisme. Il y a pas eu euh de conclusion entre les deux assemblées.
On n'a pas été capable d'avoir une assemblée qui vote une seule version du texte du budget. Donc ça c'est quand même assez grave. Et après sur la question de la ville, l'article 49 alinéa 3, il aurait pu être dégainé plus tôt, mais c'est surtout qu'il me semble que c'est pas tant le fait d'avoir promis et de revenir sur la promesse qui est gênant, c'est le fait que justement normalement l'article 49 alinéa 3 vous permet de donner un cap et on l'a dit, ce cap est quand même encore absent et est resté très absent.
Donc on pourrait reprocher finalement au 49 alinéa 3 de pas avoir permis au premier ministre d'être assez premier ministre dans cette période là et au parlement de pas être ass parlement et puis avec des surprises. Alors là je je vous en livre une que je viens de trouver grâce à nos confrères de l'agence France Press l'association des maires de France qui est et France urbaine qui exprime je les cite stupéfaction dans une lettre à la ministre des comptes publics après l'annonce d'une coupe dans le budget du centre de formation des agents publics territoriaux. Par exemple, on a vu des manifestations aujourd'hui des salariés de de 60 millions de consommateurs, magazine de défense des consommateurs parce que l'organisme INC voit aussi ses budgets coupés.
Peut-être que le magazine va devoir disparaître. Il y a il y a cette ce sentiment quand même de surprise. Bruno CR a rejoint ce que vous disiez tout à l'heure où est le CAP et puis peut-être aussi d'un budget qui malgré tout a reporté à plus tard des décisions structurantes quoi.
Oui. Oui. Oui.
Tout à fait. Voilà. C'est c'est un mélange de tout ça.
Oui. Alors, c'est vrai que quand on analyse l'opinion publique, on a moi c'est mon cas, on a on a tendance à être un peu du côté du regard des citoyens. Je sais que c'est pas le seul regard.
On pourrait dire mais en même temps pour d'autres enjeux, c'est formidable que la France soit sortie de l'ornière, qu'elle a un budget, ça rassure les les investisseurs, les les marchés bien évidemment, mais vu du point de vue de l'opion public qui à mon sens en en démocratie est quand même un point de vue très très important, on voit que c'est ça le problème. On on a le sentiment de de découvrir des choses, que certaines décisions avec de vraies conséquences sont sont prises. Mais pourquoi ont-elles été prises ?
Dans quel ordre ? quelle hiérarchie ? Donc des questions fondamentales et même si on repousse à 2027, il n'en reste pas moins que même un exercice budgétaire qui ne répond pas à ces à ces à ces questions et quelque chose qui est qui est gênant parce qu'il s'agit à un moment donné des cotisations qu'on va payer impôt taxes ou des grands choix de l'action publique de mettre en sommeil ou en standby un certain nombre de un certain nombre de dépenses et donc je pense que le regard du public sur tout ça pour le moment c'est confusion perplexité sentiment de de plus rien comprendre au fond au jeu et ça c'est pas très bon.
Ouais. Et peut-être alors je vais être un peu dur mais faciliter ou manque de courage. Je je lisais chez no confrère du dans les colonnes du monde le redressement des comptes, il est lié à 75 % aux hausses d'impôts.
Alors bon, on peut débattre sur le fait que Emmanuel Macron, depuis qu'il est arrivé avait euh réduit euh massivement les les les impôts. Mais est-ce que on peut quand même se dire, je sais pas, vous êtes peut-être pas d'accord avec moi, Beranger, mais que les décisions difficiles, elles ont été elles ont été mises de côté quand même. Mises de côté.
Il y a une campagne présidentielle qui qui approche, ça vous a pas échappé ou euh et qui d'ailleurs moi de mon point de vue a a dicté un certain nombre de postures euh clairement qui qui rendent encore plus incompréhensible la copie finale. Euh je prends deux exemples. Donc vous avez le Rassemblement national qui vous savez défend la lutte contre le 1feuille territorial et qui vote une coupe budgétaire de presque 5 milliards pour les collectivités territoriales.
Où est la cohérence ? Et et si vous allez si vous occupez du du bloc central, ils se sont retrouvés à voter certains amendements voulus par le gouvernement. Euh je pense notamment à la taxe sur les bénéfices euh la revalorisation de la taxe sur les bénéfices.
Euh pareil je et donc ils votent contre leur propre gouvernement et et il y a une foule d'exemples comme ça qui rendent l'ensemble totalement influencié. Et alors on va prendre le temps de détailler pas toutes les familles politiques mais au moins le parti socialiste et le parti les républicains. Est-ce qu'il il y a un mot qu'on n pas encore prononcé ?
Peut-être que vous vous l'avez en tête John Christopher Rolland, c'est le mot reniement. Et est-ce que est-ce que ce mot il a il était pas un peu en filigrane de des discussions budgétaires ? C'est c'est une équation extrêmement dure hein.
Je d'abord être homme politique aujourd'hui ou femme politique c'est très difficile mais l'équation était celle-là hein. C'était euh si vous voulez et notamment on peut prendre l'exemple des LR et des socialistes qui ont été un peu les pivots euh dans cette copie budgétaire. Je suis à l'air euh je suis contre la hausse des impôts, c'est euh ma doxa et en même temps, j'ai un peu peur d'une dissolution parce que alors c'est là qu'on va avoir nouveau les arguments apocalyptiques, ça coûte 12 milliards, donc ça serait le le si vous voulez le remède serait pire que le mal.
Et pour les socialistes, c'est la même chose. C'estàd que le budget intrinsèquement ne peut pas leur convenir. Dans l'ensemble, on a parlé de vous parlez de l'exemple et vous avez tout à fait bien fait.
Moi, je peux donner l'exemple de l'université. C'est du concret aujourd'hui le rabot hein, c'est 24 milliards pour la mienne. Je sais pas pour ma collègue mais on est dans une situation à l'agonie.
Si je suis socialiste, je je je devrais normalement musquer de cela et en même temps et ben j'ai un autre enjeu qui est ma survie politique, ma surface politique des élections y compris municipales coûtent cher. Donc en fait c'est c'est cette espèce d'entre deux où finalement ils étaient entre le marteau et l'enclume. Et alors est-ce que c'est des runiments ?
Mais en fait ils vont avoir l'heure de vérité sur les marchés d'abord les samedi et dimanche matin et puis le 15 et le 21 ou 15 et 22 15 et 22 mars de vérité les élections municipales évidemment. Alors, il y en a un qui ne digère pas ce budget, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il demande aux électeurs de Gauche, justement au municipal de sanctionner les candidats PS.
Les députés socialistes de ce département sur les 10 derniers motions de censure, ils en ont voté zéro. Autrement dit, tout ce que fait le gouvernement se fait grâce aux voix de ces gens que nous avions élus en confiance et qui nous avaient juré qui respecteraient le programme. Punissez-les sévèrement, partout où vous le pouvez.
Montrez-leur que vous n'acceptez pas [applaudissements] ce manquement à la parole donnée. Bruno Cot, le Parti socialiste va-t-il payer la note en quelque sorte de la noncensure aux élections municipales ? Peut-être pas tout de suite au municipal.
C'est la grande question pour lui. En 2027, on entend Jean-Luc Mélenchon, c'est vraiment c'est super intéressant parce qu'on voit des accent et des thématiques au fond qui sont une très longue tradition à gauche. Il y a toujours eu une partie de la gauche qui a accusé l'autre partie de la gauche et bien au fond de de trahir au fond de de faire semblant d'être de gauche pour au fond rejoindre la droite ou le ou le centre.
Et donc on retrouve des tonalités qu'on qu'on a pu entendre dans les années 19. Voilà. D'autres d'autres époques sont très intéressants du point de vue de de l'historique politique français.
Mél connait très bien. Voilà, connait très bien les socialistes. Après euh ils ont misé beaucoup.
C'est vrai qu'ils ont ils ont pris le risque d'une certaine manière. Pour le moment voilà, là on verra au municipal, il me semble parce que les élections municipales ont forcément leur dimension locale. Ils vont avoir des maires qui vont être réélélu.
Ça ça ça veut pas dire que l'électoire de gauche valide la stratégie qui est celle qui a été celle de Olivier Fort et euh et pour le moment c'est vrai qu'au vu des enquêtes d'opinion sur d'autres indicateurs si la popularité et l'image d'Olivier Fort dans l'opinion d'éventuelles intentions de vote on sait qu'il faut être très prudent intention de vote pour la présidentielle plus d'un an avant voilà c'est qu'un thermomètre d'opinion mais ça bouge quand même pas beaucoup pour le leader du Parti socialiste. Oui, effectivement, je disais, je crois que c'était dans les colonnes du Parisien ce matin, Berang Germband, que les insoumis et les socialistes, ils vont peut-être devoir discuter entre les deux tours de des élections municipales. Donc, il y a certainement des villes où où il faudra de nouveau peut-être s'allier, non ? et et ils vont être coincés parce que précisément il y a un engagement au PS de de tourner cette page là mais mais ils vont être guettés enfin attendus au tournant là-dessus et y compris par alors les socio socialistes et les écologistes plutôt et les communistes qui eux ont pas ont pas du tout apprécié la fin de la séquence budgétaire.
Oui, je demandais en titre si le PS est pas sort un peu isolé. Pardon, nous interrompe. Il y a il y a peut-être ce sentiment, peut-être que vous le partagez pas mais moi je l'ai.
Ils vont ils vont devoir tout dépend comment ils vont réussir aussi à vendre quand même leurs acquis. C'est leur grande victoire c'est l'aborganation de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale. On l'a presque oublié.
C'est pourtant il y a quel il y a pas si longtemps mais mais ça c'est quand même ça ils peuvent le faire valoir auprès des autres candidats de gauche. Euh il y a un certain nombre de de il y a un certain nombre de de choses qu'ils ont obtenu. Alors si c'est plus peut-être symbolique, mais le repas le repas 1 € pour les étudiants la la les 50 € de la prime d'activité et il y a quand même un certain ils ont un bilan à faire valoir et à mais qui qui on enfin il leur sera renvoyé en permanence le fait que politiquement bah ils ont quand même ils se sont couchés de enfin ils ont permis effectivement à ce gouvernement de rester en place charl jeev c'est une réflexion qui me vient là mais je suis pas sû sûr que ce soit tout à fait la même chose d'être dans un deuxième tour d'élection municipales avec des éventuels triangulaires où il faut faire une forme de consigne de vote négative en faveur de l'un ou en défaveur de l'autre que d'être en situation d'alliance sur des listes et cetera.
Donc au fond la question de la pureté, on le sait évidemment c'est c'est rétorique mais la question de la pureté elle peut se jouer comme ça aussi. C'est pas tout à fait la même chose une consigne de vote qu'une alliance sur une même liste. Je leur sera pardon mais ce sera pointé ce sera pointé.
Je veux dire, si à Paris Sopia Chikirou s'entend avec Emmanuel Grégoire à un moment parce que ça se joue à pas grand-chose évidemment Marseille à Marseille la question va sans doute se poser aussi avec une liste de logu qui sera sans doute assez assez haut après le premier tour. Donc bon la question se posera. votre avis sur les les victoires socialistes John Christopher il y en a quand même alors oui alors après je dire c'est est-ce que les électeurs vont considérer que ce sont des prises de guerre substantielles les retraites quand même c'est pas rien quoi.
Il y a eu des mois et des mois de manifestation contre cette réforme elle est suspendue. On verra ce ver c'est bon il y a il y a ça bon le repas 1 € quand on c'est très bien moi c'est la mesure bon elle était déjà appliquée quand même globalement notamment pour les étudiants boursiers mais dans une université encore une fois qui est à l'agonie est-ce que ça sera jugé comme suffisamment substantiel mais en en terme de renimement la la différence c'est que les socialistes ils ont un électorat si vous voulez qui est extrêmement sensible à ces question me semble-t-il c'est-à-dire est-ce qu'on est de gauche est-ce que c'est des vraies prises de gauche pour le RN si On va de l'autre côté, c'est moins gênant. Malheureusement, je je me rends compte dans dans ce qu'ils peuvent dire parce que ils ont eu des contradictions tout au long et d'ailleurs s'ils avaient vraiment voulu faire tomber le gouvernement, il votaient contre la suspension des retraites.
Ils ser inventé une cohérence comme ils l'ont fait d'ailleurs dernièrement sur la motion de censure. Ils ne la votent que quand ils savent qu'elle ne passera pas. Mais j'ai pas l'impression que les TAS soi beaucoup plus euh en tout cas en grande majorité sensible à à à ces renimements.
Pour le Parti socialiste, comme l'a dit mon confrère tout à l'heure, c'est un parti qui historiquement a toujours eu une fraction qui a été accusée de social traître ou de sociale traîrice. Est-ce que mes prises de guerre sont des prises de guerre ou est-ce qu'on considérera que finalement ce sont juste quelques lentilles ? Tout va se jouer à mon avis là-dessus.
Ouais. Bruno, encore un mot sur le le PS puis on suite on passe en la vraie heur de vérité ce sera le programme pour 2027. Dans quel contexte ce programme sera émis ?
Est-ce que c'est le programme du Parti socialiste ? Est-ce que c'est le programme issu de la primaire ? Est-ce que c'est un programme d'union de toute la gauche ? et les insoumis forts de l'expérience euh de la NUPS et du NFP ne se réengageront pas évidemment dans un programme commun avec euh avec les avec les socialistes.
Et donc ça sera la grandeur de vérité de savoir si les socialistes proposent au pays une solution qui qui tire plus du côté, on va dire de la politique de l'offre, de l' de la compétitivité où est-ce qu'ils vont plutôt retrouver des accents très très à gauche mais à ce moment-là, ils vont être en pleine compétition avec les insoumis. Donc ça sera vraiment là la grandeur de vérité pour le parti socialiste. Chapitre consacré comme promis au parti les républicaines challen.
Vous revenez d'abord sur cette élection législative partielle qui s'est déroulée hier. Et oui qui s'est déroulé hier et qui a permis à monsieur Valentin le candidat siiste, de remporter une victoire symbolique en haute Savoie. symbolique notamment parce qu'on est à quelques semaines des municipales et que c'était avec pertes et fracas que Lauren Vier et Bruno Rotario avait vraiment soutenu le candidat de la droite on va dire légitimiste.
Alors Marine Le Pen évidemment s'en est félicité le candidat élu aussi en disant qu'il avait tenté de ramener cette circonscription historiquement de droite vers la droite mais sous-entendu évidemment la vraie. Euh, il faut dire qu'avec le budget euh le groupe LR à l'Assemblée nationale comme au Sénat et bien a euh sérieusement avalé des coup d'œuvre. On sait que c'est un budget qui a des accents particulièrement à gauche et donc euh cette coalition négative vers le centre et cetera écouteuse complètement à cette famille politique.
Alors mon parti prix c'est de dire que à la fois tout a changé mais rien n'a changé. C'est nouveau quand même de de voir l'épuisement un peu cette famille politique parce que les scores mirifi d'un bruno ne serait-ce qu'en septembre de l'année 2025 était une réalité avec cette idée de la droite régalienne revenue sur le devant de la scène. Michel Barnier avec son style aussi avait pu donner le sentiment que cette droite dure typiquement la droite Sénat justement était était revenue un peu sous le feu des projecteurs.
François Baou avait parlé de submersion migratoire. Les lois se faisaient au Sénat. Gérard Larchet était presque le grand numéro 2.
Tout semblait donc dessiner un avenir radieux à Bruno Rotaillot à la manière de Nicolas Sarkozi en 2004 Revival en quelque sorte. Il était même testé face à Édouard Philippe. Donc c'est dire jusqu'à quel point les droites on va dire étaient à l'honneur.
Mais mais il y a un mais c'est la fameuse mauvaise manœuvre on va dire de Bruno Rotaillot. Alors je sais pas si on peut la qualifier de manœuvre au sein ou hors du gouvernement hein précisément. euh qui euh aura permis de lui rejeter bah tout le capital sympathie qu'il avait acquis et de jeter en quelque sorte le gouvernement dans les bras du PS.
Et alors pour vous, on va là aussi faire un peu d'histoire politique. C'est pas nouveau. Et non, c'est pas nouveau puisque historiquement on le sait, les droites en France se tiraillent entre les légitimistes, les plus orléanistes à tirer vers leur centre et au contraire se tenter par le bonapartisme.
Bon, ça c'est vraiment de la tarte à la crème, mais il me semble surtout que en fait 2027 est un effet de séisme de 2017 puisque on va regarder un peu les deux côtés DLR plutôt sur leur gauche et bien le macronisme a complètement détruit les parties traditionnelles notamment par cet effet d'attraction vers le dépassement mais aussi parce qu'il les a entraîné dans leur naufrage. Et ça, c'est encore quelque chose d'un peu plus pernicieux. C'est-à-dire que les LR partissent aujourd'hui de leur historicité.
Ils ont participé à des gouvernements puis 58 mais surtout à des gouvernements post dissolution. Donc ils ont le ils donnent le sentiment d'être dans ce magma un peu de ce qu'on avait pu appeler le bloc central, les piloties et cetera et cetera. Ça c'est la partie ça c'est la partie plus à gauche.
Mais allons un peu vers la droite. Et bien qu'est-ce qui se passe ? Les thèmes occupés par la droite on le sait sont aujourd'hui complètement ceux du RN. immigration, sécurité, souverainisme juridique.
Si bien que les tentatives de récupération de Bruno Rotaillot qui l'avait un peu amené à une course à l'échalotte et bien ont aujourd'hui complètement échoué. Les LR ont pourtant osé un pas assez symbolique en disant notamment être totalement hostile à l'extrême gauche et donc en en donnant leur mauvais coup, on va dire plutôt de ce côté-là. Ce qui laisse entendre, on le sait vraiment sous la plume d'un certain Nicolas Sarkozi, que l'alliance véritable pourrait exister aux prochaines élections.
Prochaines élections qui, on le sait, pourrait être celle d'un basculement d'une alternance totalement historique. Donc c'est sûrement ce caractère très historique qui amène à ce que les alliances franches massives ne se nouent pas nettement, notamment comme pour les municipales où on verra si le parti LR arrive peut-être à au moins survivre localement puisqu'on sait que c'est leur force à l'heure actuelle. Mais on se dit que le candidat de la droite aux élections présidentielles aura devant lui un choix qui finalement est celui de l'identité de la droite comme toujours mais comme jamais.
Oui, effectivement. Merci beaucoup Anne Charlen. Dans quel état les sympathisants LR je commence avec vous B en Germont sortent de de cette séquence budgétaire de ces 4 à 5 mois là de bras de faire budgétaire sans doute pas mieux que les sympathisants [rires] socialistes ou ah moi je dirais un peu plus perdu quand même.
Mais mais c'est sûr que allez comprendre enfin il y a un je crois pas avoir entendu le nom de Laurent Voquet dans cette histoire parce que parce que c'est aussi le le la capacité d'autodestruction des des républicains qui qui était un temps étouffé par le succès, l'habileté sans doute au gouvernement de Bruno Rotaillot. Mais euh le le le retour de Laurent Voquier à la tête du groupe à l'assemblée a ravivé euh voilà une guerre interne qui qui qui était toujours là. Et donc là-dedans le le sympathisant LR qui se prenait à espérer malgré toutes les déconvenus électorales passés à tout d'un coup voir la droite renaître bah comprend qu'en fait il y a pas eu de miracle mais il pouvait-il lui en avoir ?
Franchement, je ne sais pas je ne sais pas si le sympathisant LR imaginait que ça suffisait à à à régler tous les problèmes, le le succès temporaire de Bruno R. Alors quand même, je me tourne vers vous, forcément Bruno Cotè qui sondait l'opinion des des Français. Ce ce yoyo concernant Brono, ça dit quand même beaucoup de la volatilité ou de la versatilité, je sais pas quel terme employé, des des électeurs français. versatilité.
Oui, il y a un peu plus de versatilité, de volatilité qu'avant, qu'à 30 40 ans. Oui. Alors, on retrouve quand même des lignes de de force.
D'abord, cette cisure au sein des républicains ne datent pas d'aujourd'hui. Ils sont travaillés depuis euh peut-être 25 30 ans par cette question de l'identité. Euh, ils ont longtemps été la droite qui qui avait le le drapeau bleu, blanc rouge, très cocardiaire.
Voilà. Et puis ils ont eu un premier choc qui était d'absorber les logiques de l'intégration européenne. Ça pas été non plus de tout repos hein l'intégration européenne dans cette famille politique entre des Pasquis Philippe Séin et d'autres personnalités qui étaient beaucoup plus le renvoquer était ministre des affaires européennes à un moment donné.
Euh donc voilà déjà on retrouvait on avait déjà des ferments qui étaient qui étaient là. Aujourd'hui, on voit très clairement dans les enquêtes d'opinion sur les questions régaliennes, sécurité intérieure, police, justice, immigration, la fusion idéologique est faite chez les sympathisants. Dans toutes nos enquêtes d'opinion, on trouve même souvent des sympathisants républicains qui sont encore un peu plus à droite que les sympathisants RN sur ces sur ces questions.
Il reste la question économique. La question économique qui veulent moins de dépenses publiques, moins d'impôts, moins de fonctionnaires, moins d'État. Du côté du Rassemblement national, il y a ça parce que il y a toujours au Rassemblement national l'idée que l'État est obèse, que ce sont des des fonctionnaires qui travaillent pas assez et cetera, mais il y a en même temps une composante de l'électorat RN qui demande la protection sociale.
Donc voilà, donc la ligne économique du rassemblement national sans doute un point de faiblesse. voit dans les enquêtes de demande au sympathisan LR leur option en matière d'alliance politique ils sont ils sont partager entre une alliance centriste postcentriste avec Édouard Philippe et puis et puis une alliance avec le Rassemblement national alors c'est facile évidemment en ce moment pour le Rassemblement national de tacler le président du parti L on va écouter Jean-Philippe Tangui qui était ce matin chez nos confrères de repas la lâcheté n'est jamais une stratégie encore moins à droite. que que ces gens se réveillent qui se rendent compte que à force de compromis sont dans la compromission totale sur le budget sur l'immigration c'est une catastrophe monsieur Otaillot arrivé mais je pense sincèrement en disant qu'il allait limiter l'immigration il y a jamais eu autant de titres de séjour les régularisations ont baissé de de 10 points seulement monsieur Rota s'est fait piéger en pensant que lui tout seul pouvait tout changer.
C'est l'histoire malheureusement d'une partie de la droite française qui a jamais compris que en se compromettant on empêchait une alternance une alternative. Voilà. Donc si monsieur Rota avait fait comme monsieur Sioti avait aidé Jordan Bardella et Marine Le Pen à gagner les élections et ben on aurait appliqué une politique de contrôle migratoire.
J'entends John Christopher Roland, on va on va se projeter là aussi sur le le les élections municipales. L'hypothèse d'une union des droites entre les deux tours dans certaines grandes villes. Vous y croyez ?
Il pourrait y avoir une nous dit à l'instant que les sympathisants, ils sont ils sont prêts quoi majoritairement une grande partie. Mais c'est je suis d'abord je vis dire je suis en symbiose totale avec ce qu'a dit Anne Charlen et puis je je rejoins ce que vous dites sur sur l'aspect notamment sécuritaire enfin sur la sécurité pourrai se retrouver pour l'aile on va dire moins à droite ou plus à gauche le premier renimement ce qui va être compliqué à faire si vous voulez on est quand même parti d'une copie budgétaire de François Berou je sais pas si vous souvenez au moment de son retenez-moi où je fais un malheur bon finalement personne l'a retenu mais on partait sur 44 milliards d'économies ça aussi c'est un discours he sur l'économie on met la sécurité de côté qui parle qui parle à des français inquiets et quand vous passez de 44 milliard d'économie à Non mais alors finalement la suspension des retraites bon c'est un expédient c'est très difficile si vous voulez en terme d'ossature politique et ça pour ce côté-là ça va être si vous voulez compliqué il y aura peut-être je c'est peut-être pas le moment les municipales on verra c'est peut-être un peu trop proche où effectivement il y aura peut-être une clarification entre ces deux ailes modulo évidemment ce que vous avez souligné c'est-à-dire la la posture économique totalement pétrie de paradoxe du rassemblement national va falloir se mettre d'accord enfin si la sécurité c'est un point d'accroch suffisant ma fois l'économie, on a bien vu qu'ils sont capables de revenir sur leur sur leurs intransigences, disons-nous, mais et puis d'autres, ils vont essayer peut-être de récupérer les vestige d'un macronisme défunt. Je peut-être est-ce qu'il y a peut-être un enjeu financier aussi pour le le le parti LR c'estàd que il est sorti quand même très affaibli de dernière présidentielle euh à force de ne pas remporter d'élections les finances du parti son financement public des formations politiques est indexé sur les résultats des élections législatives où chaque vote rapporte à peu près 50 € donc effectivement il y a là quelque chose qui est très important pour une formation politique qui est aussi habituée à voir un certain standing Ils ont été un parti dominant pendant de nombreuses années, nombreuses décennies de la vie politique.
Donc ils sont ils sont habitués à avoir une des campagnes électorales avec beaucoup d'impact avec beaucoup de meetings. Ça leur a valu quelques quelques soucis judiciaires voilà mais effectivement il y a sans doute un pourrait poser la question pardon inter d'une façon un peu plus directe. Est-ce qu'ils ont les moyens de se payer une campagne présidentielle ?
Ça peut être un vrai un vrai enjeu. On a vu des candidats d'issue de grandes formations politiques. On pensait la campagne d'Anyg en 2022 qui a fait une campagne électorale à budget minimum avec un petit budget dont elle était sûre que son mouvement politique pouvait rentrer dans ses frais sans sans aller vers des dépenses trop importantes.
On a peut-être le même figur un dernier pardon chapitre consacré plus précisément au gouvernement. On a déjà parlé un peu de Sébastien Lecornu mais on va en parler encore avec Steve Jourdin. Bonsoir Steve, bienvenue à vous. et on va se demander quel sera l'impact des élections municipales sur le gouvernement.
Alors, il y a déjà une première information, c'est que Sébastien Lecornu est en campagne. Oui, le Premier ministre est candidat dans sa ville de Vernon. Déclaration officielle de Sébastien Lecornu vendredi soir au cours d'un déplacement en heure et Loire.
On lui a demandé pourquoi Vernon ? Mais pourquoi Vernon ? Sa réponse parce que c'est chez moi tout simplement Thomas.
Effectivement, cette ville normande 25000 habitants, c'est chez lui. En 2014, il en avait déjà été élu maire. Il avait dû céder son siège en raison du non cumul des mandats.
Et Sébastien Lecnu encourage ses ministres à faire comme lui. Oui, soyez conseillers municipaux, engagez-vous quelle que soit la taille de la ville. C'est ce que dit Sébastien Lecornu à ses ministres.
Au moment où l'on parle, seulement trois membres du gouvernement sont tête de liste aux élections municipales. Rachid Adati évidemment qui est candidate à Paris. La ministre déléguée au sport, la modem euh Marina Ferrari se lance elle à Exémain.
C'est pas euh la bonne infographie, on la verra peut-être un peu plus tard. Michel Fournier, ministre délégué en charge de la ruralité. Il se présente dans son village des Voivres. s'est situé dans les Vauges, petite commune de 300 habitants qui dirigent depuis 30 ans.
Bon et cette fois-ci, on va voir les autres candidats, cette cartes qui sont sur une liste tête de liste. Voilà. Alors euh ceux qui sont effectivement pas euh candidats euh pour être maire finalement de leur ville, c'est donc ils sont pas tête de liste.
C'est ça. [rires] C'est donc le cas de Sébastien Lecorn qui est numéro 3 sur la liste du maire sortant à Vernon. Gérald Armenin qui est lui candidat dans son fief de Tourcoin sans doute en 2è place.
Mentionnons Vincent Jeanbrin, le ministre de la ville qui devrait être sur une liste à Leil Rose ou encore Benjamin Hadad, ministre délégué en charge de l'Europe. Il devrait figurer sur la liste Dati à Paris. Et alors ces ministres présents sur des listes doivent-ils quitter leur leur poste ?
Alors aucune règle n'a été fixée par Sébastien Lecnu en la matière. Rashid Adati a annoncé qu'elle quittera son ministère avant les élections. Mais théoriquement si les ministres souhaitent rester en poste jusqu'au scrutin, rien ne les en empêche.
Sébastien Lecnu devrait néanmoins procéder à un remanement gouvernemental avant ou plus certainement après les élections municipales. Merci beaucoup Steve Jourdin pour toutes ces ces informations. Berérang Gererbondte, parlons un peu de Rachidati quand même qui qui quoi joue une grande partie de sa carrière politique dans ses dans ses municipales.
Ah c'est c'est l'objectif peut-être pas d'une vie mais enfin c'est sûr que oui pas loin quand même effectivement et de et de d'assez longue date et finalement depuis qu'elle est entrée au gouvernement on se demande à quel moment elle va en sortir parce que c'était quand même le le l'objectif avec la la fin d'une longue période enfin quelle estime fin d'une période socialiste à Paris. Peut-être le moment d'une de d'une Si je me souviens bien, elle vient d'être nommée ministre de la culture dans sa première interview, elle elle dit que candidate, elle veut elle veut devenir maire de Paris. Absolument.
Absolument. Après, les les choses sont sans doute en train de se compliquer un tout petit peu un tout petit peu pour elle. Euh les les sondages valent ce qu'ivent, mais enfin elle Grégoire reste quand même légèrement au-dessus. là où elle pensait elle euh elle voyait déjà le grand soir et et une alternance quasi évidente au point que on lui prête des des discussions justement avec parler de Sopia Chikirou tout à l'heure, il y a une espèce d'alliance contre nature de de en tout cas de de discussion de campagne avec des origines communes enfin des origines voilà le le vote de enfin c'est c'est comment dire sans être un vote communautaire un vote communautaire d'une certaine façon voilà et ça remonte d'ailleurs à une période où Sopia Chikirou elle n'était pas encore chez Jean-Luc Mélenchon mais dans un centre et finalement assez séduite par Nicolas SarkoDi à l'époque et les et un certain nombre de de de personnalités qui qui se rapprochait de Nicolas Sarkozy sans en être.
Bref, il y a ça va être compliqué à suivre mais objectivement parce que alors cette alliance là elle est effectivement surprenante politiquement. Ça prouve aussi euh que les choses sont pas jouées pouridad qui a évidemment, il faut le rappeler des ennuis judiciaires qui euh qui sont en ligne de mire et qui dans une élection comme celle-là euh un procès qui qui arrivera au mois de septembre mais qui peuvent évidemment qui peut évidment jouer. Alors je je ne vais pas dire qui mais je je discutais avec un un sondeur il y a la semaine dernière Bruno qui qui me disait "Mais Rachidati, elle est trop clivante pour gagner à Paris." Votre avis ?
Elle est clivante, c'est certain. C'est le personnage qu'elle incarne dans la vie politique. C'est elle qui a construit ce personnage.
Elle en a beaucoup joué. Le début de sa campagne, on l'a vu très très présente sur les réseaux sociaux voulant montrer qu'elle était les mains dans le cambouille, qu'elle était sur le terrain à côté des gens. Donc sans doute pour gommer un petit peu cette image d'une Rachida Adati qui est connue aussi pour ces déclarations un peu fortes intempestives.
Donc voilà effectivement elle est elle est clivante. C'est vrai qu'une élection municipale avec une personnalité clivante, ça veut dire une élection qui a une forte composante idéologique. Vraiment, on est derrière quelqu'un qui est un peu clivant parce que il y a de l'adhésion vraiment forte au plan idéologique parce que l'élection municipale c'est plutôt l'idée de dire je vais travailler pour les habitants dans une perspective de de faire que tout le monde vive bien ou donc il faut un petit peu estomper la dimension clivante. même beaucoup de candidats aux élections municipales qui euphémisent leur appartenance partisane qui laissent pas trop traîner le logo de leur mouvement politique sur les affiches de de campagne.
Donc voilà effectivement une énigme d'ati. Je rejoins ce qui a été dit par Ban Gerbonte. Effectivement ça ça se complique.
Ça se complique pour elle parce que il y a aussi à sa droite quand on fait dans les intentions de vote le cumule Mariannie Sarnafo ça commence à être un petit chiffre. Donc il y a un sujet pour elle qui va être à un moment donné l'entre de tours à partir de à partir de ça. Ouais.
Alors il nous reste quelques minutes. Je voudrais qu'on termine sur effectivement ce remanement annoncé peut-être après les municipales un vrai remanement. John Christopher, on se demande depuis le début de ce débat voilà maintenant on fait quoi ou maintenant le gouvernement fait quoi ?
Parce que c'est vrai que il y a un certain nombre de dossiers qui vont arriver avec une situation politique qui est toujours la même au Parlement, à l'Assemblée ou au Sénat. Quelle capacité de de réformer peut avoir le Premier ministre dans les prochains mois ? Honnêtement, ouais, aucune.
Aucune. En fait, on est pardon. Non, mais c'est c'est une c'est une réponse.
C'est c'est [rires] l'épisode qu'on vient de vivre a au moins démontré ça, c'est que euh c'est facile, enfin entre guillemets, je veux dire, c'est pas si simple que ça, mais on peut faire tomber un premier ministre quand on a à peu près la certitude, et c'est l'histoire de la 5e qui le démontre, hein. Quand on est sûr à peu près de pas devoir retourner immédiatement devant les électeurs. Ici, les situations sont quand même très fragiles pour chaque parti.
On l'a dit pour le RN, on l'a dit pour les LR, on le dit aussi pour les socialistes. Donc par conséquent, si vous voulez euh vraiment avoir des des réformes si vous voulez structurelles aujourd'hui, ça ça paraît extrêmement compliqué parce que déjà pour trouver une majorité, il va falloir s'accrocher et en plus si vous voulez qui a intérêt à un an des présidentiels à aller s'afficher sur des sujets qui va qui vont si vous voulez donner la patte d'un d'un éventuel programme s'il y en a un. Donc même le budget de fin d'année hein sera un budget extrêmement ésotérique parce que c'est ce que j'allais c'est ce que j'allais évoquer.
On peut peut-être terminer là-dessus. C'està-dire que là on vient de sortir de 4 mois ou un challenge me tournais à vous de ou de 5 mois de bras de fer sur le budget. Mais mais comment allons-nous trouver un budget en 2027 à 4 mois de de du premier tour de la présidentielle et vous voulez une information absolument pas du tout confidentielle.
En réalité, les discussions sur le budget 2027 ont forcément déjà commencé puisque ça commence en janvier de chaque année au sein de Bery. Donc ce qu'il faut se dire c'est que l'engagement été trouvé là, il sera impossible. La réalité c'est qu'à mon avis on s'engage vers une période de de de oui de véritable disparition du politique.
C'est a uniquement comme ça qu'on puisse s'en sortir. Donc ce sera le cas dans ce nouveau budget qui à mon avis n'aura absolument aucun courage chiffré hein en réalité. C'està-dire ça va être des reconductions.
Ce qu'on pourrait appeler des affaires courantes XXL en fait en quelque sorte. pourrait être des Belges un peu transformés. C'est pour ça que l'engagement de dire "On ne prendra plus d'articles 49 alinéa 3 sur tous les autres textes" étant donné qu'il risque d' en avoir très peu est en réalité une forme de de petit miroir aux alhouettes quoi.
Allez on on termine avec vous Buno Cotess là même question sinon je projette je serais étonné de voir les mêmes acteurs ayant les mêmes stratégies pour le budget de 2027 ils ont quelques semaines après l'élection présidentielle donc on peut s'attendre à ce que les socialistes soient un point un peu moins conciliants avec le bloc central ou ce qu'il en reste. Euh donc moi je m'attends plutôt à des postures d'acteur politique qui vont commencer à préampter la campagne présidentielle à faire passer des messages à leurs électorats. Merci beaucoup à tous.
Alors je vais rappeler les titres de vos livres. J'en ai beaucoup. Bruno Cotè avec Anne Muxell le vote sans issu au presse universitaire de Grenoble et puis ensuite avec Virginie Martin le tout dernier qui vient de sortir jeu de pouvoir quand les politologues regardent des séries aux éditions le ser.
Vous en avez une préférée ? Oui, j'aime beaucoup dans l'ombre que j'ai commenté dans dans dans le livre issu du livre d'Édouard Philippe et de Gilles Boyer. Ah oui, passionnant cortique des mécanismes euh d'une campagne électorale en particulier.
Ça va être éclairant avant la avant la prochaine. Berangerbond, Gabriel Atal, l'ange exterminateur aux éditions de l'archipel et votre podcast dans l'émissyclé John Christopher Rolland. Standard contre standard, réflexion sur une catégorie juridique en droit public à aux éditions l'armat.
Je vous dis à très bientôt sur sur Public Sénat. Yeah.
Gabriel Attal