Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 14 octobre 2025 33 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécurité

Jean-Philippe Tanguy : "Le RN votera les motions de censure !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 53 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    D'abord ce qu'on entendait dans la bouche de M. Bardella, qu'est-ce que ça veut dire exactement ?

  • 0:35FerméeRéponse directe

    Ah mais qui voulez-vous renverser le gouvernement ? Il vous faudra combien de voix pour la majorité ?

  • 0:50FerméeRéponse directe

    est-ce que vous voterez oui ou non, monsieur, la motion de censure de LFI ?

  • 1:42OuverteRéponse partielle

    Alors, où allez-vous trouver, monsieur le député, vos 24 députés ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Ah, donc vous espérez que, indépendamment, disons, des choix de partis, il y ait encore à gratter un peu partout ?

  • 2:26RelanceRéponse directe

    C'est confortable, M. le député, de voter avec LFI en même temps ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07Invité politiquePromesse
    « Oui, le plus vite possible pour qu'on ait une dissolution, donc une campagne, »
  • 0:14Invité politiqueFait
    « la crise des finances publiques, la crise de la sécurité, le contrôle des frontières, le modèle de l'éducation, »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Déjà, il y a 4 non-inscrits qui sont surcenseurs, et ensuite, écoutez, on verra ce que fait Liott, on verra ce que fait les socialistes. »
  • 3:21Invité politiqueChiffre
    « Ce ne sera pas une grosse avancée sociale. Parce que la suspension de la réforme des retraites, si elle arrive, on la prendra. Mais ça fait 300 à 500 millions d'euros d'acquis sociaux retrouvés. »
  • 3:30Invité politiqueChiffre
    « Là, avec le budget que j'ai vu, il y a 18 milliards d'impôts et de privations. »
  • 6:02Invité politiqueFait
    « Parce qu'une fois plus, elle a menti aux Français. »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « C'est très grave quand même d'avoir paralysé le débat, refusé que le Parlement vote pour finalement dire que ça n'avait pas tant d'importance que ça. »
  • 8:41Invité politiqueChiffre
    « Là, on a reçu un budget ce soir. Il y a plus de 15 milliards d'impôts nouveaux. »
  • 10:52Invité politiqueFait
    « le spread, l'écart de taux entre l'Allemagne et la France a explosé au moment de la dissolution. Il n'est jamais revenu au niveau avant la dissolution. »
  • 11:10Invité politiqueFait
    « Dans le monde réel, en tout cas dans ma circonscription ce week-end, personne ne pense qu'il y a de la stabilité. »
  • 12:46Invité politiquePromesse
    « Il n'y aura pas de loi d'amnistie. »
  • 15:51Invité politiqueFait
    « Moi, je viens de l'UMP, à la base, comme d'autres, comme Sébastien Chenu, Franck Alizio, et bien d'autres. »
  • 18:03Invité politiquePromesse
    « Moi, je pense qu'aujourd'hui, on a une majorité absolue. »
  • 23:11Invité politiqueFait
    « Le général de Gaulle, le substrat culturel général de Gaulle, son père a été légitimiste. »
  • 32:10Invité politiqueFait
    « l'État nounou n'est pas l'État légué par le RN, c'est l'État légué par ceux qui ont gouverné. »
  • 32:14Invité politiqueFait
    « Nous, on n'a pas gouverné ne serait-ce qu'un jour en France. »
  • 32:24Invité politiqueFait
    « s'il n'y avait que les Français actifs qui travaillaient et qui avaient voté pour nous, Marine Le Pen aurait déjà gagné en 2017. »
  • 32:50Invité politiqueFait
    « le petit billet que l'État nounou verse aux Français depuis trop longtemps, c'est une laisse. »
  • 33:03Invité politiqueFait
    « C'est pour ça que vous êtes d'ailleurs pour la retraite à 60 ans. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy40 %
  • Présentateur18 %
  • Invité13 %
  • Invité 212 %
  • Présentateur 27 %
  • Invité 36 %
  • Invité 43 %

3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

D'abord ce qu'on entendait dans la bouche de M. Bardella, qu'est-ce que ça veut dire exactement ?

0:03
Jean-Philippe Tanguy

Est-ce que ça veut dire que le plus vite possible vous voulez faire tomber ce gouvernement ?

Oui, le plus vite possible pour qu'on ait une dissolution, donc une campagne, et qu'on puisse débattre enfin ce qu'on n'a pas fait l'année dernière, malheureusement sur les vrais enjeux du pays, la crise des finances publiques, la crise de la sécurité, le contrôle des frontières, le modèle de l'éducation, bref, tous les vrais sujets qu'on aurait dû arbitrer l'année dernière, et malheureusement on a eu qu'à une pantomine du théâtre antifasciste d'Operette, comme d'habitude, qui n'a pas permis de régler un seul problème, et puis aujourd'hui d'ailleurs tous ceux qui ont fait ça le paie durement, parce que les Français leur en veulent beaucoup.

0:35
Présentateur

Ah mais qui voulez-vous renverser le gouvernement ? Il vous faudra combien de voix pour la majorité ? 289. 289. Regardez le Camembert, où on comprendra qu'il y a l'URN certainement, il y a deux motions de censure en tout cas, peut-être plus, vous disiez, mais il y a la motion d'URN d'un côté, celle de LFI de l'autre, est-ce que vous voterez oui ou non, monsieur, la motion de censure de LFI ? Oui. Oui, en bloc. Tout à fait. Donc il faut s'attendre que les 123 députés RN et leurs alliés de l'UDR votent la motion de LFI ? Tout à fait. Qui est fort en calcul sur ce plateau ? On peut y aller. Allez, alors, 123 plus... Et d'ailleurs...

Attendez, attendez, il faut calculer, vous êtes une calculette vivante.

1:12
Invité

Allez, insoumis 60 et aux écologistes communistes, vous ajoutez à ça aux 139 RN et sciotistes, vous arrivez à 265, et je m'excuse parce que tout à l'heure j'ai dit 264, mais j'avais oublié de comptabiliser le nouvel élu sciotiste qui a été élu hier soir dans le Tarn-et-Garde.

1:29
Présentateur

Alors, 265, ça n'est pas encore assez, puisqu'il faudrait 284.

1:33
Invité

Il nous manque donc, pour faire la pointe, dorénavant, 24 députés, qui est en quelque sorte le point pivot ou le chiffre noir de Sébastien Lecornu.

1:39
Présentateur

Alors, où allez-vous trouver, monsieur le député, vos 24 députés ?

1:42
Jean-Philippe Tanguy

Déjà, il y a 4 non-inscrits qui sont surcenseurs, et ensuite, écoutez, on verra ce que fait Liott, on verra ce que fait les socialistes. Voilà, et puis il y a peut-être quelques républicains qui vont se souvenir qu'ils étaient gaullistes.

1:54
Présentateur

Ah, donc vous espérez que, indépendamment, disons, des choix de partis, il y ait encore à gratter un peu partout ?

2:00
Jean-Philippe Tanguy

Ah oui, non, mais surtout si, notamment, les membres de la majorité macroniste s'expriment. Je me souviens du discours de Mme Berger pour inciter les députés LR à ne pas censurer la réforme des retraites. Plus Mme Berger parlait, plus je voyais des députés LR décider de censurer. Je ne sais pas si vous connaissez ce jeu qui est-ce. Vous savez, vous faites tomber les têtes. Et Mme Berger, elle avait un très bon score. Elle faisait tomber les têtes une par une. Plus elle parlait, plus il y avait des députés qui voulaient censurer le gouvernement. Donc j'espère vraiment que les macronistes vont beaucoup parler.

2:26
Invité

C'est confortable, M. le député, de voter avec LFI en même temps ?

2:30
Jean-Philippe Tanguy

Oui, tout à fait. Moi, ça ne me dérange pas du tout.

2:31
Invité

Ce qui compte, c'est censurer ce gouvernement. C'est confortable parce qu'on sait que les deux tiers des anciens électeurs communistes sont venus au Rassemblement National ? Pourquoi c'est confortable ?

2:42
Jean-Philippe Tanguy

C'est confortable parce que je crois que nous avons une majorité de Françaises et de Français avec nous pour cette décision. Non, pas censurer pour censurer. D'ailleurs, on ne l'a pas fait pendant que la dissolution n'était pas possible. Ça nous a été beaucoup reproché, d'ailleurs, par les insoumis, de ne pas censurer M. Béroud, M. Barnier, la première fois qu'on aurait pu le faire, en disant qu'on n'était pas dans la censure gratuite. Là, maintenant, il y a une solution politique.

3:03
Invité

Vous ne pensez pas que les Français prévéraient une suspension de la réforme des retraites ?

3:06
Jean-Philippe Tanguy

Non, je ne crois pas. Moi, je ne pense qu'aujourd'hui, déjà, ils ont beaucoup de mal avec ce gouvernement et M. Macron, mais pas seulement. Mais surtout, il faut un vrai débat. Parce que... Pourquoi il préfère le sentiment politique à la réalité d'une avancée sociale ? Ce ne sera pas une grosse avancée sociale. Parce que la suspension de la réforme des retraites, si elle arrive, on la prendra. Mais ça fait 300 à 500 millions d'euros d'acquis sociaux retrouvés. Là, avec le budget que j'ai vu, il y a 18 milliards d'impôts et de privations. Donc, les calculs ne sont pas bons.

3:34
Invité

Vous voulez un vrai débat, M. le député. Vous voulez un vrai débat. Oui. Mais est-ce qu'il ne devrait pas y avoir d'abord aussi un débat... Il y a déjà un débat assez violent au sein des néo-gaullistes. Mais est-ce qu'il ne faudrait pas aussi un débat au sein du Rassemblement national ? Parce qu'on a l'impression qu'il y a certains membres du Rassemblement national, comme par exemple Jordan Bardella, qui est assez libéral. C'est-à-dire, vraiment, il veut protéger la libre initiative, les entrepreneurs, qui parfois deviennent riches, évidemment. Et puis, il y a Marine Le Pen, et puis peut-être vous-même, M. le député, qui sont plus à être... Ben, il faut distribuer, redistribuer encore.

Il faut un État nounou. Alors, est-ce que ce débat est arbitré au sein du Rassemblement national ou pas ?

4:23
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais moi, je suis très vexé, M. Gérard, parce qu'à chaque fois que je viens, j'essaie de vous démontrer que ce que vous dites n'est pas vrai. J'ai l'impression que sur le moment où j'arrive à vous convaincre, que même à la fin de l'entretien, vous dites « c'est vrai, c'est peut-être différent ce que je pensais ». Et vous revenez à votre point de départ à chaque fois. On ne peut pas convaincre Renaud Girard.

4:37
Invité

La dernière fois, vous m'avez dit, comme tous les bourgeois, Renaud Girard culpabilise sur la dette de la droite.

4:44
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais il y a une seule ligne au Rassemblement national, la ligne de Marine Le Pen, que partage Jordan Bardella, qui la rejoint. Et c'est une ligne où on peut défendre les entrepreneurs et faire de la justice sociale. Si vraiment... J'ai écouté tout à l'heure M. Le Gouen s'adresser aux socialistes. Bon, j'étais d'accord avec lui. Désolé de vous décevoir. Mais si la vision de la société, c'est toujours... Je ne crois pas comment, dans quel sens, avec vos propositions, je ne crois pas que vous allez dans ce sens-là. Non, mais là-dessus, sur le fait, il n'y a pas opposé à la protection de la liberté d'entreprendre et de la justice sociale. Jean-Philippe Tanguy, on a vécu des...

Je crois qu'à-dessus, vous êtes d'accord.

5:10
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, vous avez été un des députés les plus durs contre Mme Borne. Oui, ça, c'est sûr. Vous êtes un anti-borniste. Voilà. Chacun ses particularités. Vous êtes un anti-borniste. Et on voit Mme Borne qui, en quelque sorte, vous a rejoint. Mme Borne qui vous faisait la leçon à vous en disant...

5:24
Jean-Philippe Tanguy

Vous êtes populiste.

5:25
Présentateur

C'est elle qui fait le virage populiste en disant...

5:27
Jean-Philippe Tanguy

C'est la différence entre le populisme et la démagogie. C'est de la démagogie ce qu'elle fait, d'après vous ? Oui, le populisme, c'est considérer que le peuple est le seul maître et qu'on doit lui obéir. Et la démagogie, c'est penser qu'abandonner ses convictions flatte le peuple. Donc Mme Borne est démagogique. Quand Mme Borne... On ne peut pas dire qu'on est Premier ministre.

5:42
Présentateur

On comprenne bien que ceux qui nous écoutent comprennent bien ce qui est en train de se passer. Mme Borne qui a porté cette réforme, qui a dit en présentant le 49-3, elle est nécessaire. On ne peut pas jeter la poubelle 175 heures de débat parlementaire. Aujourd'hui, dans le Parisien, elle a dit... Voilà, on peut suspendre. En réalité, c'est elle qui a donné l'alalie à la réforme. Ça va dans votre sens ?

6:01
Jean-Philippe Tanguy

Mais ça ne va pas dans mon sens. Parce qu'une fois plus, elle a menti aux Français. Moi, je ne suis pas pour qu'on mente aux Français. C'est très grave quand même d'avoir paralysé le débat, refusé que le Parlement vote pour finalement dire que ça n'avait pas tant d'importance que ça. Donc ça veut dire qu'elle a menti. Elle ment quand ?

6:15
Invité

Est-ce qu'elle ment aujourd'hui ou elle ment hier ? Elle ment tout le temps. Sur ordre et sur demande de son patron. Peut-être que vous aussi, ça vous arrive de mentir sur ordre de votre patronne, non ? Non, on n'a pas besoin de mentir.

6:24
Jean-Philippe Tanguy

Nous, on a la vérité avec nous. En tout cas, notre vérité.

6:26
Invité

Ça commence à devenir dangereux. C'est bête.

6:28
Présentateur

On s'égare un peu dans le débat. Évidemment qu'Elisabeth Borne ne pense pas que ce qu'elle a défendu il y a maintenant un an doit avoir changé sur le fond. En aucun cas. Elle a fait le constat que je trouve au demeurant assez courageux dans le maelstrom de folie furieuse auquel on est confronté aujourd'hui. Elle a fait le choix d'avoir un geste qui était une main tendue envers les socialistes qui aujourd'hui ont pris le chapeau de la responsabilité que Naguère, vous considériez avec une cravate portée. Ce n'est manifestement pas le cas. Et donc, elle a eu cette main tendue. Ça ne veut pas dire à un moment donné qu'elle pouvait penser qu'il fallait jeter aux orties la réforme des retraites.

Et donc, elle a ouvert finalement, je crois, la voie à ce qui aujourd'hui permet d'avoir un débat dont on verra si in fine il aboutira pour essayer de donner un peu de stabilité à notre pays. Si Bethany Dierry, quand vous dites... Et j'en termine, on sait ce que nous a coûté le dernier bordel budgétaire, pardonnez-moi l'expression. Ça a été évalué de l'ordre de plus d'une dizaine de milliards. La question, c'est est-ce qu'on a encore envie de se replonger dedans ou est-ce qu'on accepte un compromis qui coûtera entre un demi-milliard et un milliard ? Si Bethany Dierry, je crois que vous avez entendu à l'instant dire qu'ils ont renoncé les RN à la responsabilité, c'est ça ? Oui, tout à fait.

En fait, il y avait une stratégie qui était affichée, qu'on nous a décrite à longueur de plateau, qui était la stratégie de la cravate dans laquelle le RN se voulait un parti de gouvernement irresponsable. Ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'ils sont prêts, au nom des besoins particuliers de leur chef Marine Le Pen, d'aller le plus vite possible et pied au plancher à l'ascension pour obtenir...

8:08
Invité

Et en tout cas, il n'y a pas de cohérence dans vos propos puisqu'au début, vous étiez contre cette réforme des retraites. On vous propose de la suspendre, ça ne vous intéresse pas. Donc il n'y a pas de... Ben non, parce que dans ce cas-là, pourquoi vous votez l'ascension ?

8:18
Jean-Philippe Tanguy

Parce qu'il n'y a pas que la suspension des retraites dans la vie, madame.

8:20
Invité

Ben oui, mais enfin là, c'est le point crucial.

8:22
Jean-Philippe Tanguy

Mais vous voulez que j'accepte une fausse suspension ? Parce qu'en plus, je n'y crois même pas. Encore faudrait-il quoi ? Si c'est annoncé demain, il y aura suspension. Oh, il y a beaucoup de choses que les macronistes ont annoncées qu'ils n'ont pas fait. Mais je pense que la liste, malheureusement, n'est pas finie tant qu'on ne s'en sera pas débarrassés. Mais il n'y a pas que la suspension des retraites. C'est ce que je vous ai dit. Là, on a reçu un budget ce soir. Il y a plus de 15 milliards d'impôts nouveaux. Donc moi, je suis désolé. Je n'échange pas la suspension des retraites pour 15 milliards d'impôts.

8:49
Invité

C'est ce que vous nous dites. Parce que le point de départ, c'est 15 milliards d'impôts nouveaux. C'est décisif pour une raison. C'est qu'on a tendance, à raison d'ailleurs, à beaucoup focaliser sur les 69 députés socialistes. Mais il y a aussi, dans l'équation, 50 députés LR. 50 députés LR avec une majorité d'entre eux, dont on sait dorénavant qu'ils sont prêts à avaliser une suspension de la réforme des retraites parce qu'ils ont la trouille de retourner aux urnes. Mais en plus de ça, ils vont devoir avaler. Donc vous nous dites combien ? 15 milliards. Là, il y a 103 pages. Ils ne viennent pas de nulle part, ces 15 milliards. Excusez-moi, on en a parlé, c'est la taxe sur les plus riches.

Ça pleut, ça pleut, Raphaël. Et juste, de toute façon, ce n'est pas les 15 milliards qui vous font... Puisque Marine Le Pen avait annoncé tout de suite « Nous censurons tout ». Bien sûr.

9:33
Jean-Philippe Tanguy

Répondez exactement quand, si Beth Ndiaye dit « Vous êtes irresponsable ». Oui, mais pas du tout. Madame Ndiaye, vous étiez en responsabilité avec M. Macron. Vous avez tendance à toujours croire que la responsabilité, c'est vous soutenir. Non, mais la responsabilité, ce n'est pas soutenir M. Macron, ni les macronistes, ni les socialistes défroqués, ni n'importe quelle catégorie, qui toujours pensent que le pouvoir leur appartient et que ne pas être d'accord avec vous, ce n'est plus être responsable. Bon, il y a encore un sondage qui est sorti hier.

Nous sommes très loin devant tous les autres partis pour ce qui concerne la satisfaction des électeurs, au-delà des électeurs du Rassemblement National. – Les sondages, méfiez-vous,

10:04
Invité

parce qu'à la veille des élections au mois de juin 2024, vous étiez largement devant, vous avez eu 100 députés de moins quand même. Donc les sondages, soyez prudents. – Non, on a eu 40 députés de plus. – Non, non, non, vous avez… – De moins par rapport aux sondages. Vous ne faites pas semblant de ne pas comprendre, vous êtes très malin, M. Tanguy. – Non, non, mais je veux bien que quand on gagne, on perd,

10:19
Jean-Philippe Tanguy

quand on ne peut pas boner, on vote. Et en vote, on a fait plus… – Je vous parlais des sondages, je ne vous parlais pas des résultats de 2017. – On a fait plus de voix que M. Macron en 2017 et on n'a pas eu autant de députés. – Cela étant sur le fond, Jean-Pierre Tanguy,

10:31
Présentateur

est-ce que vous admettez l'objection, comme le dit Sibeth Ndiaye, que dans le désordre où nous sommes, dans le désordre où est la France… – C'est eux le désordre. – Pardon, si en plus il y a une dissolution, un désordre supplémentaire, répondez à ça, c'est-à-dire sur le fond, indépendamment de la cravate, pas de la cravate, c'est-à-dire que ça va créer, pour les agences de notation, pour les marchés, pour l'image de la France, un désordre supplémentaire.

10:52
Jean-Philippe Tanguy

– Pas du tout, le spread, l'écart de taux entre l'Allemagne et la France a explosé au moment de la dissolution. Il n'est jamais revenu au niveau avant la dissolution. Donc aujourd'hui, ce qu'ils appellent la stabilité ne rassure qu'eux. Ce n'est pas parce que peut-être que depuis leur bureau, ils ont l'impression que le monde est stable. Dans le monde réel, en tout cas dans ma circonscription ce week-end, personne ne pense qu'il y a de la stabilité. Il n'y a que de l'inquiétude, le taux d'épargne manque qu'il y a de l'inquiétude, le gel des investissements manque qu'il y a de l'inquiétude, la sous-consommation manque qu'il y a de l'inquiétude.

Tous les indicateurs économiques, tous les indicateurs sociotaux montrent que le peuple français, les acteurs économiques n'ont plus confiance dans ce gouvernement pour mener la moindre réforme.

11:26
Présentateur

– Est-ce que vous partagez l'avis de Jean-Philippe Tandier quand il dit ça ?

11:28
Invité

– Oui, puisqu'il agite lui-même systématiquement depuis trois mois. Le fait qu'il va y avoir une dissolution. Donc c'est vrai que ça entretient à un climat qui est celui de l'instabilité. D'ailleurs, nos propres commentaires, comme on ne veut pas forcément dire que vous avez toujours tort, on peut considérer que nous-mêmes nous entretenons quelque part un climat de... Mais moi, ce qui me frappe, et là où vous n'avez pas répondu à la question qui était celle de ce qu'il y a aussi, c'est qu'avant l'été, il n'y avait pas d'énervement, il n'y avait rien du tout. Il y avait pourtant la réforme des retraites. Il y avait pourtant tout.

Et tout d'un coup, on a vu dans l'été un durcissement, dont on nous a dit d'ailleurs que c'était un durcissement au plan juridique, dans les procédures que Marine Le Pen lance autour de sa condamnation, et une accélération politique où vous avez souhaité maintenant que ça aille le plus vite possible. Et c'est pourquoi la question qui a été posée avant que vous ne soyez sur le plateau, sur le fait que l'une des raisons de cette accélération, c'est le fait de pouvoir disposer d'une majorité éventuelle à l'Assemblée nationale pour voter une loi d'amnistie, c'est une question que nous nous posons tous. Et donc j'aimerais que vous soyez assez clairs sur ce sujet.

Est-ce que oui ou non, il y aura une loi d'amnistie si jamais vous l'emportez ? Alors réponse, Jean-Philippe Tanguy là-dessus. Il n'y aura pas de loi d'amnistie. Voilà, c'est enregistré. C'est enregistré. On demandera confirmation à Mme Le Pen et à M. Bardella.

12:54
Jean-Philippe Tanguy

Elle a déjà confirmé, ça lui a déjà été posé. Je crois même que ça a été posé par M. Rochemin dans une émission qui n'était pas si mauvaise. Jean-Philippe Tanguy, aujourd'hui, quand on voit la situation... Mais juste pour l'été, c'est normal, parce qu'en fait, depuis le thé, on peut dissoudre. Regardons les... A l'observation, M. Le Gué.

13:08
Invité

Vous n'osiez pas le dire, parce que vous aviez peur... Franchement, on parle de la même indépendante des calendriers parlementaires.

13:14
Présentateur

Regardons les sondages, effectivement, les sondages de la tribune du dimanche qui montrent la puissance électorale du Rassemblement national, même où de là, Marion Maréchal, maintenant, qui soutient la candidature de Marine Le Pen, mais enfin, dans l'ensemble, c'est très frappant. Jordan Bardella, 33, Marine Le Pen, 33. Marion Maréchal, 24. C'est-à-dire que Marion Maréchal, les mêmes... Enfin, ils sont tous les trois, devant Édouard Philippe, devant Bruno Retailleau, devant Gabriel Attal, devant Gérald Bernard. C'est pour les présidentielles, c'est bien ça. On parle ici du degré de satisfaction. C'est la satisfaction des Français questionnés sur les diverses personnalités.

Oui, un potentiel successeur en 2027.

13:47
Invité

C'est là où il faut faire extrêmement attention sur, à mon avis, ce type de sondage, parce que la politique, ce n'est pas un concours de beauté, comme chacun sait. Donc, il y a des tendances lourdes. Le score de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, testés, d'ailleurs, dorénavant, quasiment interchangeables, font des scores tout à fait impressionnants, de l'ordre de 35-36% dans certains sondages de l'IFOP, que ce soit d'ailleurs sur la présidentielle ou que ce soit sur les hypothèses de législatives, qui donnent lieu ensuite à des projections de sièges.

En revanche, quand on voit émerger des figures comme Marion Maréchal, c'est probablement des phénomènes beaucoup plus fragiles, beaucoup plus volatiles. Ce que ça dit, en revanche, et c'est indéniable, c'est qu'on a un coulage accéléré de toutes les figures qui, de près ou de loin, ont côtoyé Emmanuel Macron ou l'ont trahi dans la dernière période, plus ou moins violemment, plus ou moins brusquement. Qui a trahi ? Évidemment, à Gabriel Attal et à Édouard Philippe. L'un en allant sur RTL, avec des mots, d'ailleurs, et des formules assez empruntées de conseillers d'État, dire qu'il serait opportun que le président de la République songe à une démission programmée pour le bien des institutions.

L'autre, en allant carrément aux 20 heures, expliquer qu'il ne comprenait plus le président de la République. Donc, ça, véritablement, ça, par contre, c'est une tendance lourde. Et sur les tendances lourdes, comme je sais que les politiques, bien souvent, ne regardent que les sondages qui les intéressent, j'aimerais interroger Jean-Philippe Tanguy sur une tendance lourde qui est celle de l'union des droites ou d'une fusion idéologique de la droite et de l'extrême droite.

Est-ce que vous pensez que le geste un petit peu de folie, d'ailleurs, il faut bien le dire, de Bruno Retailleau qui a flingué en un de temps, trois mouvements, le gouvernement, le cornu, un, est-ce que ce geste est annonciateur d'une vague de ralliements comme celle que vous avez connue avec Éric Ciotti ?

15:30
Jean-Philippe Tanguy

– Écoutez, je ne sais pas. Je pense que, du côté des députés, ils ne sont plus très en phase avec leurs propres électeurs. Mais du côté des électeurs, c'est évident. Mais c'est un mouvement durable.

15:38
Invité

– Vous êtes bien entre vous et les députés LR, les 50 députés LR, ne cessent d'être de plus en plus étroits.

15:43
Jean-Philippe Tanguy

– Non, c'est l'inverse. Justement, c'est que les députés LR, ça ne bouge pas beaucoup par rapport aux électeurs. Les électeurs, c'est impressionnant. Il est certain que les électeurs LR, moi, j'en viens. Moi, je viens de l'UMP, à la base, comme d'autres, comme Sébastien Chenu, Franck Alizio, et bien d'autres. Alors, c'est sûr qu'il y a un mouvement de fond, et ancien, en fait, plus ancien, assez progressif.

16:00
Présentateur

– J'ai regardé notre sondage en midi d'anglais. Regardez le sondage, je voudrais vraiment que vous le commentiez, chiffre en main, parce qu'il se passe visiblement quelque chose dans une partie de la droite classique française. On pose la question, en cas d'élection législative anticipée, c'est une hypothèse, le Parti républicain devrait, selon les électeurs potentiels, DLR, on parle de ça, s'unir avec le RN, ou DLR ou reconquête, 41%.

16:20
Jean-Philippe Tanguy

– Oui, c'est une inversion, avant, c'était le tiercé inverse. Donc oui, il y a une inversion qui aussi, à mon avis, est liée à l'échec du Bruno Rotaillot au gouvernement, c'est-à-dire que les gens de bonne foi, moi, je crois toujours à la bonne foi des électeurs, et d'une partie du personnel politique se sont dit, bon, est-ce que M. Rotaillot va pouvoir changer quelque chose avec M. Macron, et sur notamment le dossier algérien, mais pas que, mais enfin, c'était le plus violent, puisqu'on a Boilen Sensal, malheureusement, qui est retenu en otage dans une géole algérienne.

16:45
Invité

– Oui, c'est pas un algérien, non plus le pouvoir algérien, c'est ça. – Non, non, mais ça, on peut avoir le débat, juste, on peut avoir le débat, ça, je le fais.

16:52
Présentateur

– Jean-Philippe Tanguy, s'il vous plaît, Jean-Philippe Tanguy, – Les gens ont compris qu'il n'avait pas eu de résultat. – Comment est-ce que vous imaginez cette union ? Parce qu'on a en mémoire, par exemple, 81, les socialistes et les communistes ont eu un programme commun, ils ont réussi, ils ont gagné les élections, les socialistes étaient importants, les communistes ont été l'appoint, il y avait des ministres communistes au gouvernement, nommés par François Mitterrand. Là, si effectivement le projet marche, d'une union entre la droite nationaliste et la droite classique, ça marcherait comment ?

17:17
Jean-Philippe Tanguy

– Ce ne serait pas comparable avec ce qu'a fait François Mitterrand, parce que c'est une longue histoire, non mais ce serait une longue histoire, et bon bref, à mon avis, la comparaison n'est pas raison. Mais Jordan Bardella a expliqué ce qui se passait, comme Marine Le Pen l'avait fait avant lui, c'est-à-dire que nous, on présente un programme, on espère que les Français nous dotons une majorité absolue, parce que le programme dépend de la majorité absolue, si malheureusement les Français estiment qu'on ne doit pas avoir de majorité absolue, dans ce cas-là, il faudra chercher des alliés, et naturellement, les députés…

– Attendez, attendez, écoutons-le, avant de l'interrompre, qu'on comprenne bien. – C'est littéralement ce qu'a dit Jordan Bardella, et si on n'a pas de majorité absolue, il est naturel que nos propositions aillent plutôt vers les députés LR qui survivraient à la dissolution.

17:57
Présentateur

– Ça veut dire que vous espérez avoir une majorité le plus près possible à la majorité absolue, et ensuite vous allez…

18:01
Jean-Philippe Tanguy

– Moi, je pense qu'aujourd'hui, on a une majorité absolue. – Et vous irez vers les députés LR en 10 ans ? – Si on fait une bonne campagne, je pense qu'aujourd'hui, on peut avoir une majorité absolue.

18:08
Invité

– Mais alors, si on touche à ce point-là, sur les 289 députés, qu'est-ce qui vous permet, dans l'évolution des circonstances politiques, de la géographie électorale, y compris sur le terrain de la sociologie, qu'est-ce qui vous permet de dire aujourd'hui que vous atteindriez la barre des 289 députés de la majorité absolue, que vous n'avez pas eu l'année passée ?

18:27
Présentateur

– Sur l'union des droites, restons sur l'union des droites, j'aimerais vraiment savoir ce qu'il y a en fait.

18:29
Jean-Philippe Tanguy

– C'est une forme d'union des droites, c'est parce que les reports de droite au deuxième tour, par rapport au si on croise différents sondages. – Les électeurs de droite moyenne n'est plus effarouchés par le vote ARN. – Absolument, et donc non seulement les reports de voix iraient vers nos candidats, mais ils n'iraient plus vers nos adversaires. Donc ça fait un double mouvement. Si vous voulez, il vous manque 5 points, si vous faites 47 et vos adversaires 53. – Bien sûr. – Bon, mais en fait, ce n'est pas 5 points qu'il faut gagner, c'est 3.

Donc si vous avez à la fois des mouvements qui viennent vers vous et des mouvements qui viennent plus contre vous, en fait, il faut que vous gagnez que 3 points. Donc ce n'est pas beaucoup.

18:54
Invité

– Est-ce que la nouvelle donne liée à LFI et au caractère repoussoir pour un certain nombre d'électeurs de LFI change quelque chose pour vous ? Le fait que dorénavant, le front républicain qui avait lu cours contre l'Assemblée nationale, semble-t-il, se cristallise un petit peu contre la France nationale ?

19:10
Jean-Philippe Tanguy

– Je pense que nous avons prouvé un certain nombre d'électeurs, pas seulement des électeurs des républicains, aussi un certain nombre d'électeurs centristes, que nous étions responsables par rapport à une certaine gauche et que nous confier le pouvoir ne serait pas un danger. – Donnez-nous quelques exemples. – C'est un combat de longue durée de Marine Le Pen.

19:24
Présentateur

– Jean-Pierre Tanguy, donnez-nous quelques exemples. Qui est... Alors, il y a M. Ciotti qui a franchi le Rubicon. – Oui. – Ça, ça a été votre principale prise de guerre.

19:32
Jean-Philippe Tanguy

– Il est libre, il a gardé sa liberté.

19:34
Présentateur

– Alors, qui d'autre ? Qui d'autre est prêt de franchir le Rubicon ?

19:37
Jean-Philippe Tanguy

– Alors, vous voyez, je pense qu'en fait, ce n'est pas la bonne méthode. C'est-à-dire que les électeurs, aujourd'hui, ne se reconnaissent plus forcément dans des grands leaders politiques. – Vous les siffonnez par le bas. – Non, oui, c'est les électeurs qui... Vous savez, aujourd'hui, on est tous des figurants, à part quelques grands leaders politiques, Marine Le Pen, Jordan, des gens comme Bruno Rotaillot, Xavier Bertrand, les seuls. Bon, moi, par exemple, je suis totalement un figurant de la politique. Personne ne me connaît. Donc, vous savez, il faut rester à sa place. Il y a très peu de gens qui sont identifiés.

Et les Français, ils ont leur vie, ils ont leur obligation, leur vie de famille, leur travail. – Ne soyez pas trop modèles. – Non, non, mais moi, je sais où je suis. Non, non, mais moi, je sais où je suis. Donc, comment dire, croire que les Françaises et les Français attendent que les leaders, les élus, leur donnent des ordres et des consignes politiques, ça, c'est complètement ringard.

20:17
Présentateur

– J'aimerais vous entendre là-dessus. Vous défendez cette idée-là, Renaud Girard. Vous, vous êtes de ceux disant, oui, un jour, il y aura une union des droites, droite nationaliste, droite républicaine, ils seront ensemble.

20:27
Invité

– J'ai considéré que la gauche en France n'était pas fondée, après avoir fait l'union de la gauche pour conquérir le pouvoir en 1981, et chasser un Premier ministre qui, à mon avis, était le meilleur qu'on ait eu, il n'a pas été battu depuis, qui était Raymond Barr. Eh bien, ils se sont unis pour le faire partir. – Mais aujourd'hui, allons aujourd'hui. – Eh bien, je pense que, je pense que, – Vous avez envie de ça.

– Non, je pense que ce serait la normalité politique, puisque je vois qu'aux États-Unis, par exemple, la droite est au pouvoir, mais qu'elle unit, en fait, Trump, il unit trois droites totalement différentes, la droite libérale type Baker, la droite nationaliste, et la droite religieuse. – Mais soyez encore plus clair,

21:09
Présentateur

vous espérez qu'entre Marine Le Pen, les Républicains, il y ait une forme d'union, d'alliance ?

21:14
Invité

– Alors, effectivement, je préfère, dans l'état des finances publiques où on est, j'aurais, je n'ai rien contre la gauche, entre Chirac et Delors, j'aurais voté Delors, Daruss-Rosgemin, le droit d'or. – Mais aujourd'hui, aujourd'hui, – Mais, mais, là, aujourd'hui, pour, effectivement, remédier à notre situation, c'est-à-dire la crise dans les finances publiques, dans la sécurité, dans l'immigration et à l'école, oui, entre une union de la gauche et une union de la droite, je serais favorable à une union de la droite,

21:43
Présentateur

je le dis tout net. – Attendez, attendez, réaction de Sibétain Dyer, quand même, là, si, quelqu'un sur un plateau ? – Ce que je constate, quand même, c'est que la lente dérive de la droite dite feu républicaine conduit aujourd'hui au résultat que soulignait M. Tanguy, à savoir que cette forme de dissolution des valeurs de la droite historique du général de Gaulle qui se sont dissous petit à petit dans une forme de compromission avec l'extrême droite. – Mais attendez, attendez, regarde, Jean-Philippe Tanguy, il a la croix de Lorraine, il a la croix de Lorraine gaulliste sur le revers de la Loveste.

– Mais bien sûr, il y a, de la part de l'extrême droite, une captation des symboles qui est extraordinaire. Et pour le coup, je vous reconnais, en tant que communicante, la très grande qualité de vos capacités de communication, à la fois en tant qu'individu, mais également en tant que…

22:24
Invité

– Est-ce qu'il n'est pas injuste que vous le qualifiez d'extrême droite ? En quoi, est-ce que vous pensez que M. Tanguy et 33% des Français qui votent pour lui veulent demain, un sanglier, pas le Reichstag, mais l'Assemblée nationale qui est… – Je fais la différence. – Est-ce que vous pensez que M. Tanguy ne joue pas le jeu de la démocratie ? – Jean-Marie Le Gouen, s'il vous plaît, répondez là-dessus. – Je vais répondre là-dessus.

22:46
Présentateur

– Non, non, non, j'aimerais la répondre, Jean-Philippe Tanguy. Et quand vous dites que c'est une captation, donc pour vous, c'est injuste qu'ils mettent la croix de Lorraine au revers. – Mais tout à fait, je pense qu'on ne peut pas considérer aujourd'hui que l'extrême droite française, telle qu'elle existe aujourd'hui, soit l'héritière du général de Gaulle. – Réponse Jean-Philippe Tanguy.

23:03
Jean-Philippe Tanguy

– Non, mais vous savez, c'est intéressant, parce que finalement, je pense que vous connaissez mal qui était le général de Gaulle. Et je crois que si vous aviez vu le général de Gaulle, vous l'auriez traité d'extrême droite. Le général de Gaulle, le substrat culturel général de Gaulle, son père a été légitimiste. – C'est témoin à ça. – Voilà, je veux dire, le général de Gaulle n'est pas les espèces de modèles, soit un communiste, soit un cryptocentriste, tel qu'il est présenté par ceux qui ont liquidé son héritage. Donc de toute façon, ce n'est pas à moi de décider qu'il est gaulliste ou pas. Moi, je revendique l'héritage gaulliste comme tous mes aïeux l'ont été.

Et je n'ai pas à rougir, et c'est les Français qui décident. Je n'ai même pas à défendre. En tout cas, présenter le général de Gaulle comme un néo-progressiste, quand on a lu ses livres, quand on connaît son histoire personnelle, son histoire familiale, l'histoire de sa vie, l'histoire de ses combats. – Ceux de ses attentats. – Mais ça n'a rien à voir, ça, monsieur. Parce que ceux qui ont tué le général de Gaulle, c'est les centristes. – Ah bon ? – Ah oui.

23:50
Invité

– Là-dessus, là-dessus, vraiment. – Justement, sur l'extrême droite, puisque vous preniez comme exemple… – Vous devriez être contente, d'ailleurs. – Vous preniez, par exemple, la droite américaine. Quand on voit aujourd'hui ces images de l'armée envoyée par Trump qui court après les immigrés, qui va les chercher sur leur lieu de travail, est-ce que le Rassemblement national est prêt à faire ce genre de choses ?

24:12
Jean-Philippe Tanguy

– Nous ne sommes pas du tout les États-Unis, madame.

24:13
Invité

– Oui, elles me font horreur.

24:15
Jean-Philippe Tanguy

– Mais je comprends, je n'ai pas vu ces images, sincèrement, mais je veux bien croire qu'elles existent. Mais nous, on n'est pas les États-Unis. On n'avait jamais entendu prendre Trump comme modèle. Enfin, je veux dire, moi, j'ai fait le tour des plateaux pour expliquer que l'élection de M. Trump était une mauvaise nouvelle pour la France.

24:27
Invité

– Est-ce qu'on peut parler de la France et de, précisément, les voies de jonction qui sont en train de s'opérer sur le terrain idéologique entre la droite républicaine et votre famille politique ? – Oui. – Le Rassemblement national. Moi, je m'interroge sur le fait qu'aujourd'hui, par exemple, sur des thématiques très précises, des questions, par exemple, lorsque vous parlez de l'incompatibilité de l'islam ou d'une pratique de l'islam avec la République, du lien entre immigration et démonstance. – Réponse, réponse, j'en fais le tour guide.

– Toutes ces thématiques-là que vous développez, j'ai le sentiment, quand j'écoute, notamment, par exemple, Bruno Rotaillot parler de régression vers les origines ethniques dans les troisième génération d'immigrés, j'ai l'impression qu'au fond, sur ces thématiques identitaires, la fusion idéologique est quasiment...

25:12
Jean-Philippe Tanguy

– Réponse, Jean-Putanguy, réponse. – Non, mais excusez-moi, M. Rotaillot, sur ses déclarations, était à la droite de M. Zemmour, en l'occurrence. On a totalement dissocié les déclarations de M. Rotaillot sur la régression ethnique. – Donc Marine Le Pen est à la gauche de Bruno Le Pen. – Mais non, mais parce que ce sont... En fait, le problème, c'est que, comme les Républicains, n'arrivent pas à appliquer un programme, parfois, ils en disent trop. Voilà, bon, ça, c'est les gens qui font rien et qui parlent trop.

Mais sur le fond, vous dites l'islam, mais justement, enfin, il suffit d'aller sur les réseaux sociaux, Marine Le Pen se fait pourrir d'insultes par ce qui reste d'extrême droite en France, madame, parce qu'elle a osé dire que l'islam était compatible avec la République et que l'islam n'avait rien à voir avec l'islamisme et inversement. – Mais pas votre émission, l'objectif de l'élection. – Non, ce ne sont pas des déclarations qui datent de votre émission, M. Rochmann, c'est des déclarations qui ont 10 ans. Ça fait 10 ans que... Et moi, je vais vous dire vraiment le fond de ma pensée. Je le trouve un peu triste, en fait.

Tout le monde médiatique devrait se satisfaire que l'extrême droite en France soit devenue anecdotique. Ils se sont devenus des groupuscules d'agités. – Mais c'est pour ça. – Je finis, je finis, je finis. Ce sont devenus des groupuscules d'agités. Par exemple, ils manifestent, je ne sais plus si c'est le 8 ou le 7 mai. Non, mais d'accord, très bien. Ils manifestent, nous les condamnons et j'ai 53 menaces de mort de ces gens envers moi. C'est moi qui ai des menaces de mort de ces gens, des néonazis, c'est moi qui les attaque.

Donc c'est bien visiblement, s'ils menacent de mort et s'il y a 53 procédures pénales en cours, et j'ai encore eu la confirmation du procureur de la République aujourd'hui qu'il y aura bien des procédures contre ceux qui ont menacé de mort, c'est bien qu'on n'est pas à l'extrême droite.

26:33
Présentateur

– Mais c'est la raison pour laquelle... – Oui, mais avançons, avançons, avançons. J'aimerais vous entendre votre réaction à ce que dit Emmanuel Macron. Il était à Charmé Tchèque. Il parle de la responsabilité, il parle du vote de demain et de ce qui va suivre, enfin de la déclaration de politique générale de demain et du vote qui va suivre.

26:51
Invité

La division, les spéculations n'ont pas été au niveau du moment que vit la France. Les forces politiques qui ont décidé la censure de François Bayrou et les forces politiques qui ont joué la déstabilisation de Sébastien Lecornu sont les seuls responsables de ce désordre. Moi j'assure la continuité, la stabilité, je continuerai de le faire.

27:12
Jean-Philippe Tanguy

– Réponse Jean-Philippe Tanguy. – Écoutez, c'est Néron devant Roman Flavre. Enfin la caricature de Néron, parce que maintenant on sait que c'est pas exactement ça. Mais enfin l'image de Néron, il met feu à la ville et il chante devant en disant, je ne sais, prenant des postures. Voilà, on sait très bien que c'est M. Macron qui a suggéré à M. Bayrou de demander ce vote de confiance complètement ridicule qu'il a suicidé politiquement. On sait très bien que c'est M. Macron qui a forcé la nomination de M. Le Maire pour exploser sa propre coalition. On sait très bien que c'est l'agent du chaos. Et maintenant il vient nous expliquer que c'est nous qui devons être responsables.

Écoutez, les gens ne veulent plus d'Emmanuel Macron.

27:47
Présentateur

Emmanuel Macron est-il cependant en train de garder les principaux leviers du pouvoir ? Alors il y a beaucoup de bruit et de fureur et effectivement les sondages ne sont pas bons pour Emmanuel Macron. Il n'y a pas de contestation là-dessus. Mais quand on regarde la réalité des grands ministères, on est maintenant bientôt en 2026 et on peut afficher ici les quelques grands ministères où on voit que ce sont des relais importants d'Emmanuel Macron qui sont là directement aux affaires. Je ne sais pas si on peut les afficher. On devrait... Bien sûr, il faut renommer le corps. Alors non, voilà.

Donc les grands ministères proches du président, évidemment Sébastien Lecornu, Premier ministre, aux armées Mme Vautrin, à la justice Gérald Darmanin, à l'économie Roland Lescure, aux affaires étrangères Jean-Noël Ballreau. En réalité, est-ce que c'est bien joué objectivement de la part du président de la République jusqu'à présent d'avoir tenu principalement l'État ? C'est-à-dire que peut-être qu'il peut étirer ça selon les votes de cette semaine jusqu'en décembre et ensuite...

28:44
Jean-Philippe Tanguy

Moi, d'un point de vue cynique, enfin, je viens régulièrement sur votre plateau, j'ai toujours la même ligne. J'ai toujours dit que M. Macron faisait semblant de consulter, qu'il gagnait du temps, que ce soit le but était de tuer ce qui restait de politique en France, de tout centraliser, de tout diriger et de faire semblant d'entamer une conversation sur les oppositions alors qu'il fait exactement ce qu'il veut. Il place ses hommes partout. Et pendant que le Parlement se chamaille sur des choses dérisoires ou des choses qui n'existent pas, eh bien, ça continue d'avancer. J'ai été le premier à dire que M. Macron préparait des ordonnances pour le budget. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire qu'il va lancer ce budget au Parlement, que le Parlement va se chamailler pendant 70 jours, qu'il est possible qu'il n'y ait pas de vote et s'il n'y a pas de vote, il y a des ordonnances.

29:20
Présentateur

Attendez, attendez, on vit quand même au moins croire. Vous allez dire que Jean-Philippe Tanguy du RN dit d'une certaine manière qu'il est habile et Emmanuel Macron est habile.

29:26
Jean-Philippe Tanguy

Mais je l'ai toujours dit. J'ai toujours dit qu'il se plaît lui-même le maître des horloges. Moi, je le prends en sérieux, mes adversaires. Quand quelqu'un se désigne maître des horloges, c'est que vous aimez jouer avec le temps. Je constate que M. Macron aime jouer avec le temps et que les médias, certains de commentateurs, les personnels politiques, les socialistes qui, dès que M. Macron leur promet matignon, lève la patte en attendant qu'on les appelle. Voilà. Même Mme Trondelier maintenant aussi. Voilà. Donc, il tombe dans le panneau à chaque fois. Mais c'est fascinant. Là, on est en train de revivre exactement ce qu'on a vécu l'année dernière sur les retraites.

L'année dernière, c'était inconclave. Là, c'est une suspension. Dans les deux fois, ça ne coûte pas cher et ça fait perdre beaucoup de temps. Est-ce que vous ne croyez pas, M. Tanguy,

30:01
Présentateur

qu'il faudrait un an et demi ? Là-dessus, est-ce qu'Emmanuel Macron peut gagner ce pari ? C'est-à-dire, on sait ça, c'est l'enjeu de la semaine. C'est-à-dire, si assez habilement, les socialistes se laissent convaincre par la suspension de la réforme des retraites, est-ce qu'Emmanuel Macron peut gagner le pari de faire durer ce gouvernement, peut-être jusqu'en décembre, puis en janvier, et ensuite la dissolution sera tardif et tirer ça jusqu'en 27 ?

30:20
Invité

Oui, il peut, mais c'est coûteux pour lui. Pourquoi ?

30:26
Présentateur

Vous croyez que c'est simplement pour avoir une voiture ?

30:32
Invité

Oui, voilà. À quel prix ? Non, franchement, c'est quand même...

30:35
Présentateur

Valérie Tirevalière, si vous étiez à sa place, est-ce que vous auriez, à la place des ministres

30:39
Invité

qu'on a vus là, vos réactions là-dessus ?

30:42
Présentateur

Simplement sur le fait, est-ce qu'on se laisse en réalité, à tort ou à raison ? Est-ce qu'en réalité, c'est lui qui tient...

30:47
Invité

J'aime l'expression gouvernement de travail, parce qu'il y a tellement de travail à faire en France, et je pense, contrairement à M. le député, M. Tanguy, je pense que le pays a besoin de davantage de temps pour réfléchir, et pour décider une fois pour toutes, et un an et demi, c'est pas trop, M. Tanguy, à mon avis, décider une fois pour toutes quel État il veut. Est-ce qu'il veut un État nounou, qui s'occupe de tout ? L'État providence, qui s'occupe de tout, qui vous paye des allocations de logement pour tout, Et d'après vous, le RN veut aussi l'État providence ? C'est pas clair, je trouve que la politique du RN n'est pas claire là-dessus. Si, elle est très claire.

Ou bien, ou bien, ou bien, est-ce qu'on veut un État qui responsabilise les individus, et on garde que les fonctions régaliennes ? Je suis d'accord avec vous, M. Tanguy, qu'il y a un grand désordre dans l'éducation nationale, dans l'immigration, et dans la sécurité en France, et qu'il faut y mettre de l'ordre. Ça, je suis bien d'accord avec vous. Mais il y a quand même un problème, c'est qu'on dépense beaucoup plus qu'on ne reçoit. L'État dépense beaucoup plus qu'il reçoit. L'État, c'est même le système public. Et donc, j'imagine qu'un an et demi, ce n'est pas trop pour débattre de ce sujet-là. Qu'est-ce que vous en pensez ? Réponse Jean-Fuite Tanguy.

32:08
Jean-Philippe Tanguy

Moi, je pense que l'État nounou n'est pas l'État légué par le RN, c'est l'État légué par ceux qui ont gouverné. Nous, on n'a pas gouverné ne serait-ce qu'un jour en France. Donc, on ne peut pas nous reprocher la situation d'un État nounou. Nous, on est pour que les gens vivent de leur travail. Point. D'ailleurs, s'il n'y avait que les Français actifs qui travaillaient et qui avaient voté pour nous, Marine Le Pen aurait déjà gagné en 2017. Voilà. Donc, la France du travail, elle vote pour nous. Donc, je sais que ça déplait à des gens qui s'imaginent être la France du travail alors que c'est la France des rentiers.

Mais la France du travail, elle est avec nous, et depuis longtemps, y compris les chefs d'entreprise. Donc, moi, je ne suis pas du tout responsable de cet État nounou. Moi, je suis pour que les gens vivent de leur travail. Je ne suis pas pour que tout le monde ait un petit billet. Et les gens sont malheureux d'avoir un... Pourquoi ? Parce que le petit billet que l'État nounou verse aux Français depuis trop longtemps, c'est une laisse. Voilà. C'est pour les empêcher d'être libres, de vivre librement leur vie, d'élever librement leur famille, de prévoir leur retraite comme ils le souhaitent. Voilà. L'État nounou n'a résolu aucun problème. Donc, c'est pas...

L'État provident, c'est pas l'État nounou, d'ailleurs. C'est pour ça que vous êtes d'ailleurs pour la retraite à 60 ans. C'est pas l'État nounou.

33:06
Présentateur

S'il vous plaît, on va avancer. On va avancer. Jean-Philippe Tanguy, non, non, mais Jean-Philippe, on va avancer. Prendre sa retraite, c'est pas être une nounou. Merci beaucoup. C'est pas des enfants,

33:12
Jean-Philippe Tanguy

les retraités ? Dans quelques instants. Qu'est-ce que c'est que cette comparaison ?

Jean-Philippe Tanguy : "Le RN votera les motions de censure !" (LCI) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote