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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 11 septembre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploiÉconomie & entreprises

Investiture du président trop rapide pour Édouard Philippe: "Cette formulation était mal appropriée"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Édouard Philippe propose-t-il vraiment des vacances pour le président élu ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Comment comprendre cette sortie d'Édouard Philippe ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Quelles sont les premières réactions des adversaires politiques ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Faut-il revoir la transition entre deux présidents comme aux États-Unis ?

  • 6:08RelanceRéponse directe

    Quel impact sur les électeurs avec cette formulation ?

  • 6:45OuverteRéponse directe

    La polémique vaut-elle après 1h30 d'entretien ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Nous on va parler politique avec Édouard Philippe qui veut figurez-vous changer le calendrier présidentiel et lui en mai le prochain président ne prendrait ses fonctions qu'en septembre 4 mois pour souffler, consulter et préparer son gouvernement. Une idée immédiatement moquée par ses adversaires alors que Édouard Philippe défend par ailleurs, vous le savez, l'idée de faire davantage travailler les Français. interrogé, vous le voyez euh dans un podcast intitulé Le Gratin. Il déclarait donc vous êtes obligé de proposer au président et d'y travailler avec lui un gouvernement très vite dans des conditions dont je considère qu'elles ne sont pas géniales. Si on faisait les choses aujourd'hui, j'adorerais un système dans lequel le

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président est élu en mai et il prend ses fonctions en septembre. Fin de citation. On va en parler dans un instant avec nos invités qui vont nous rejoindre mais aussi avec Muriel Jean notre journaliste politique. Bonjour Muriel. Et avec Patrice Romden, notre spécialiste des questions internationales parce qu'il y a évidemment d'autres systèmes dans le monde qui qui font comme rêverait Édouard Philippe. Mais d'abord Muriel, comment on doit comprendre cette sortie d'Edouard Philippe ? Il veut vraiment des vacances ? Non, évidemment politiquement non, mais il prend plusieurs justifications. Il dit qu'une campagne présidentielle c'est usant. C'est fatiguant. Euh le président de la République a besoin de se reposer. Il faut du temps pour former ses équipes, pour consulter euh les

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partenaires sociaux, pour affiner ses décisions politiques. Euh du temps pour s'entretenir avec les chefs d'état pour mieux se positionner euh sur la scène internationale. Euh d'autant que les 100 premiers jours d'un mandat politique sont scrutés et font toujours l'objet d'un bilan de la part des observateurs. Euh, il est vrai que du côté de ces soutiens, on s'interroge en coulisse, certains sont embarrassés. Euh ces propos pour certains proches passent mal. Euh d'autant que le le candidat selon eux a du mal à accrocher auprès des Français. Il se demande si Édouard Philippe a vraiment envie de devenir président de la République. Alors évidemment Édard Philippe a immédiatement réagi. Il parle par parle de désinformation. Il explique que si on écoute bien la

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totalité du podcast, un podcast dans lequel l'ancien premier ministre se confie durant 1h30, et bien Édard Philippe parle de ce qu'il imagine, un autre système qui pourrait pour l'instant qui pour l'instant n'est pas n'est pas mis en place en France, mais vous l'avez dit hein, dans dans certains pays à l'international comme les États-Unis. Muriel, on imagine que ça fait évidemment déjà réagir. Oui. Alors, les premiers à avoir réagi, c'est ceux qui se positionnent sur les chiqu droit de toute hein, le le Rassemblement national et UDR. Alors, cet après-midi, juste avant la la dernière action, c'est Gabriel ATAL en fait qui qui a réagi le candidat renaissance pour 2027. qu'il est en

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déplacement euh à la fête agricole de messe organisée par les jeunes agriculteurs. Il a gratiné euh Édor Philippe en disant on sait qu'ils sont en compétition les deux hommes hein pour celui qui restera infiné candidat du bloc central éventuellement. Exactement. Il vise en plus à peu près enfin une partie du même bloc des électeurs hein. Ce ce cet électorat du centre et du centre droit. Édouard Philippe dit "La France n'a pas une minute à perdre, il faut agir immédiatement." Alors auparavant, juste après enfin quelques jours après la la publication de ces extraits, c'est plutôt des réactions du côté du Rassemblement national et de l'UNDR euh qu' qu'il faut regarder. Ils ont critiqué un candidat qui appelle les Français à travailler plus et critique un adversaire direct he parce qu'on le

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sait que dans dans les sondages notamment le dernier dans dans le Figaro, Edor Philippe pourrait se retrouver face à Marine Le Pen au 2è tour. Donc ils attaquent. On a vu on a on a lu la réaction de d'Hélène Laport, député Ern Édouard Philippe fatigué avant d'essayer d'être élu. Ce sont ces mots. Réaction aussi à DRC Choti, maire de Nice, président de l'UDR. Voici ces mots. Le droit à l'apparesse n'existe pas pour un président de la République. Sébastien Chin aussi avait avait renchéri totalement hors sol Édouard Philippe Lefémard. Merci Muriel. Vous restez bien sûr avec nous car on a besoin de vos lumières. John Christopher Rolland nous a rejoint, docteur en droit public et constitutionnaliste. D'abord sur les vacances parce que c'est quand même la première partie de la polémique puis on

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verra si cette transition démocratique pourrait se passer mieux si on avait plus de temps. Mais derrière la polémique des vacances, est-ce qu'il faut revoir la transition entre deux présidents ? Ça vous paraît quelque chose d'allonger le temps ? Ça vous paraît quelque chose d'intéressant comme al système qui existe aux États-Unis hein puisque l'élection a lieu au mois de novembre et que je crois que de mémoire l'investiture se déroule le 3e mardi si je dis pas de bêtises du mois de janvier. Donc en fait c'était ça dans le propos d'Edouard Philippe ça serait effectivement d'avoir un mandat présidentiel qui court un petit peu plus longtemps et que l'investiture se fasse plus tard. Ça on peut comprendre mais il commence par dire il faut souffler, il faut prendre le temps et et c'est pour

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ça que ces ces principaux opposants puisqu'on est en prampagne présidentielle euh haussent le ton et disent "Mais enfin comment ça président ? On veut être président mais on a besoin de de prendre des vacances quoi. Alors il est de manière générale, quel que soit le candidat, la campagne présidentielle est une campagne éprouvante. C'est une campagne très dure. On se souvient en 2007 que Nicolas Sarkozi d'ailleurs il avait été critiqué pour cette raison puisqu'il avait été se reposé sur un yach. Alors c'était la personnalité du propriétaire du ya qui avait fait polémique à l'époque. Et pardon, c'est pas moi qui l'ai dit. Non mais je c'était le de Vincent. Oui tout à fait. Mais c'était factuel. Voilà, il avait pas du tout été critiqué pour cette période on va dire de

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latence. Bah, il avait dit qu'il l'allait prendre quelques jours et rappelez-vous, on avait beaucoup glosé à l'époque sur à quoi pourrait ressembler ces quelques jours et certains avaient parlé d'une retraite dans un monastère. Finalement, ça s'est transformé sur un y de luxe. C'est pour ça qu'on en avait parlé aussi. Mais ça ça serait pas, si vous voulez incroyable. Alors, évidemment pour un candidat qui déclare le droit à la voilà que le droit à l'apparaisse, c'est pas quelque chose de d'audible, on va dire. Ça peut poser des problèmes mais il va falloir quand même qu'on se pose la question de ces campagnes électorales. D'ailleurs, la campagne officielle est très courte, très intense et euh bon alors après voilà, tu les prix qu'il croyaient prendre hein, il veut faire travailler

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les Français plus longtemps. Donc bon, ils sont fatigués [grognement] euh Muriel Jens, nos présidents, enfin nos candidats et donc le président qui l'emporte ou la présidente d'ailleurs euh à l'issue d'une campagne comme ça. Vous qui vous qui suivez les candidats, bien sûr, ils sont fatigués. Mais quel est l'impact sur les électeurs en employant ces mots-là ? faut que je me repose. Euh, il faut faut que j'ai du temps. Alors que eux dans leur quotidien, c'est pas ce qu'on leur demande. C'est ça surtout quel impact ça va avoir sur les électeurs et est-ce que avec cette phrase-là euh besoin de se reposer juste après, je crois peut-être que cette formulation était mal appropriée, quel impact va l'avoir sur les électeurs et comment ils vont réagir ? Est-ce que Édouard Philippe va perdre

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des points après cette sortie de mots un peu incongru ? Vous nous avez dit combien de temps ce podcast ? 1h30. 1h30. 1h3 euh d'entretien. Floriant Tardif, bonjour. Vous êtes journaliste politique à Paris Match. Merci de nous rejoindre. Vous avez tout écouté. Euh, ça vaut le coup de Bravo d'abord et ça vaut le coup de faire un peu mon mon métier du coup, je suis le bloc central donc euh donc heureusement que voilà, vous avez écouté, vous avez l'impression que la polémique vaut après avoir écouté 1 heure et de d'entretien. Alors, très sincèrement, je pense que la polémique ne vaut pas. J'entends en revanche le fait que ça puisse heurter une partie des Français lorsqu'on entend un candidat à la présidentielle. même qu'il y a encore 8 mois de combat entre guillemets électoral entre les

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différents candidats. D'ors et déjà entendre euh l'un des candidats qui est dans dans le top 3, top 4 peut-être euh dire qu'il aura besoin de se reposer tout simplement pour d'autant moins, Floriant, je vous coupe et je vous redonne la parole tout de suite. D'autant moins de la part d'un candidat qui veut faire travailler plus les Français, allonger les durées de cotisation des retraites, peut-être abandonner les 35 he et que sais-je encore ? Non. Alors, je pense que effectivement le le terme concernant le le le repos peut heurter et c'est tout à fait compréhensible. En revanche, et vous l'avez vous l'avez noté puisque j'ai écouté les 1h30 d'entretien, j'ai donc compris ce qui s'était passé avant. Euh et pourquoi à un moment donné Philippe tient ses propos, c'est tout simplement

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parce que il revient sur son expérience à Matignon et notamment le moment où il y a eu une passation des pouvoirs au tout début du premier Canada d'Emmanuel Macron entre lui et Bernard Casneu. Et il dit "Je suis arrivé à Matignon, le bureau, il y avait rien dessus, j'avais pas de dossier, je savais pas qui appeler, j'avais pas de gouvernement, j'avais pas de ministre. Certes, fallait que je dirige la France, mais j'étais tout seul." Euh c'est un petit peu baroque. Est-ce que il ne faudrait pas et c'est pour cela qu'à un moment donné, il prend l'exemple américain qu'il y ait une période de transition euh où les ministres précédents du gouvernement précédent avec potentiellement donc peuvent passer les dossiers plus longement que lors d'une cérémonie de passion.

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Expliquer que prendre l'exemple américain en Amérique, on a même ce ce terme, je crois qu'il est utilisé de lame duck, c'est-à-dire de canard briteux. Certes, il y a une transition qui est opérée pendant quelques semaines, mais c'est compliqué parce que on a un président qui est certes au pouvoir, mais qui n'a plus la légitimité et un candidat qui a la légitimité d'être au pouvoir mais qui n'est pas au pouvoir. On va y venir. Je finis d'un mot sur cette question des vacances parce que l'idée qu'il défense, c'est de travailler davantage. C'est pas un peu désastreux comme politiquement parlant, j'ai envie de dire. programme d'Edouard Philippe. En tout cas, les bribes de programmes qu'on a qu'on a pour le moment sont quand même assez indicatifs hein sur le fait qu'effectivement il dit

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il faut travailler plus longtemps dans l'année, dans la journée. Donc ça ça peut être pris pour une erreur de communication. Maintenant sur le fond du débat honnêtement moi ce qui me frappe le plus c'est que il faudrait d'abord changer la constitution et on sait que compte tenu des majorités actuelles, quelle que soit d'ailleurs la suivante, ça risque d'être compliqué parce que il faudra sans doute obtenir voilà un texte identique dans les deux chambres et cetera. Ça me paraît peu probable. Pour autant, l'idée alors en Amérique c'est un spoil système, c'est-à-dire queon a l'aval des fonctionnaires. Faut pas oublier qu'en France, la transition se passe de manière assez euh fluide parce qu'on a une haute fonction publique qui gère les dossiers et qui reste en place normalement, quoi

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qu'il en soit, sauf une chasse aux sorcières. Évidemment euh Patrice Romden, euh il y a plusieurs pays, al on prend évidemment toujours en exemple les États-Unis peut-être parce que c'est celui qu'on connaît le mieux où ça se passe comme ça où il y a une forme de transition longue. Oui. Alors ça existe dans d'autres pays. Les États-Unis ont été cités. Je m'y attde quand même quelques minutes pour expliquer. Il y a des raisons évidemment historiques, mais en 1845, le Congrès en fait a fixé la date de l'élection donc en novembre, le 1er mardi qui vient après le premier lundi du mois de novembre. Pourquoi cette date déjà à l'époque ? tout simplement parce que les récoltes étaient terminées et donc les travaux à la ferme étant terminés, les les fermiers pouvaient aller voter. Mais

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il y a quand même une différence entre la France et les États-Unis, c'est qu'en France, on élit directement le président de la République tandis qu'aux États-Unis, on élit de grands électeurs et il faut ensuite que ces grands électeurs se réunissent au Congrès. Donc ça, ils le font au mois de décembre et tout ça nécessite forcément quelques semaines avant que le président prête serment le 20 janvier, le Congrès, lui commençant ses travaux le traditionnellement le le 3 janvier. Alors, est-ce qu'il y a d'autres pays en marge des États-Unis ? Oui, il y en a d'autres. Il y a bon alors il y a le cas de Venezuela, du Guatemala où il y a eu des transitions de 5 6 mois mais ça peut varier. Il y a deux cas particuliers qui sont le Brésil et le Mexique mais là

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encore il y a des explications. C'estàd que le Brésil souvent des contestations. Donc il faut du temps pour euh comment dire vérifier tous les bulletins sont clean. Et euh alors le Mexique, c'est assez intéressant parce que lorsqu'il y a une élection présidentielle au Mexique, il y a pas qu'une élection présidentielle, c'est une élection générale mais massive. C'est-à-dire que on est dit le président, mais on est dit aussi les députés, on est dit les sénateurs, on est dit les gouverneurs et aussi tout un tas d'élus locaux. Voilà, il y a pas une seule élection, il y en a beaucoup dans des pays là encore où peut-être le processus de vérification, on va dire, est peut-être plus poussé. Euh la question étant plus sensible dans ces pays-là euh qu'en France. Alors effectivement, Édouard Philippe

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met en avant cette possibilité. Il ne pose pas 4 mois de vacances, on est bien clair. Il parle de 4 mois pour consulter, choisir son équipe, préparer ses premières mesures. Euh c'est une possibilité mais il y a quand même un risque. Je sais pas comment ça se passe à l'étranger, mais Patrice nous le dira dans un instant. Il y a un risque, c'est celui de de 4 mois d'immobilisme. Hm. Alors bah c'est c'est la fameuse période dont vous parliez à l'instant, celle de leck. Aux États-Unis, on parle de la période du canard boiteteux. fait rien celui qui est toujours en place mais qui expédie les affaires courantes et vous verrez que je vais en venir à ce qui peut se passer des fois à Matignon évidemment et des fois ça dure longtemps non mais faut pas que ça soit trop long

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parce que j'ai parlé du 20 janvier pour les États-Unis tout à l'heure mais il faut savoir que avant 1933 c'était au mois de mars hein ils attendaient beaucoup plus et ils sont aperçus effectivement que c'est une période intenable et qu'à un moment fallait raccourcir les délais d'autant que initialement cette décision avait été prise parce qu'il fallait et faire venir tous les bulletins de vote et à l'époque il fallait presque Luc soit là pour surveiller qui est pas quelqu'un qui bour les urnes ou qui trafique un petit peu les trucs. Donc là aujourd'hui avec le développement des moyens de transport, voilà tout peut être vérifié avec la numérisation encore plus. Mais pareil au Mexique, au Mexique, il y avait un délai qui était ça c'était de 5 mois, je crois qu'on on votait au mois

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de de juin au juillet et le président entrait en fonction début janvier. Là maintenant, ils ont raccourci le délai et ils votent en octobre et le président arrive en janvier. Don Christopher Roland, le risque de l'immobilisme, c'est ça la la proposition d'Édouard Philippe qui ce qu'elle peut aussi entraîner finalement voir allez j'ose j'ose le mot, voir 4 mois de gouvernement de ces fameux haut fonctionnaires qui sont finalement euh à la manœuvre en attendant quoi. La particularité de la 5e République et cette élection présidentielle au suffrage universel direct donnerait d'abord comme premier résultat de donner une délégitimation au président sortant, celui qui serait en train de finir son mandat tranquillement. Oui, ça risque effectivement de donner de l'immobilisme

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et en plus c'est pas alors contrairement aux États-Unis he puisqu'il y a cette élection directe, il y a cette impulsion, cette aspiration qui fait qu'on veut derrière tout de suite et d'ailleurs on va très vite he gouvernement très rapidement en général quand un président est élu en France tout de suite c'est quel gouvernement quel premier ministre et cetera donc ça paraît si vous voulez cette période de latence n'est pas adaptée aujourd'hui aux États-Unis ils ont fini par s'acclimater à ce délai mais n'est pas du tout dans la nature du régime. Donc moi je pense que c'est peu faisable. C'est peut-être une idée qui l'a sorti effectivement de manière en réfléchissant tout haut qui qui est pas qui est pas désintéressé. Voilà. Très certainement, je pense réfléchir

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tout haut, c'est c'est peut-être aussi le danger de ces nouveaux formats. De plus en plus de de de politique euh ont plus confiance dans c dans dans ces formats de d'on où ils peuvent effectivement développer leurs pensées pendant des heures et des heures. Le risque, c'est qu'on peut effectivement penser à voix haute et d'ailleurs c'est ce qu'il fait. Au tout début, il commence à à expliquer pourquoi il pense que cette idée est bonne. Puis à la fin de son propos, il explique également pourquoi elle est mauvaise et pourquoi elle est inapplicable en France. Et d'autant plus qu'il y a une contradiction par rapport à ce qu'il propose aujourd'hui. Tout simplement parce que assez régulièrement, on l'entend évoquer son souhait de réformer par ordonnance avec quasiment le le

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calque que ce qui avait été fait. Non, mais voilà le calque de ce qui avait été fait juste avant le le début de la 5e République, c'est-à-dire au moment où on remet un tout petit peu le le le pays en ordre, on règle les les problèmes économiques. Il y a ce plan Piné REF qui est qui est qui est mis en place et une fois que le pays est entre guillemets et ça va être tout le le débat de ces prochains prochains mois notamment à l'Assemblée nationale, une fois que le pays est remis sur pied économiquement, là on peut commencer à engager des réformes plus structurelles d'où la naissance de la 5e. Nouel, je le disais tout à l'heure, on a un un fonctionnement qui peut s'apparenter à ça, c'est celui du changement de premier ministre. Quand il y a un changement de

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premier ministre et de gouvernement, il y a un gouvernement des missionnaires. On l'a vu ces derniers temps et plus d'une fois, je parle sous le contrôle de John Christopher Rolland, mais on l'a vu plus d'une fois, euh un premier ministre, un gouvernement qui expédie les affaires courantes et un autre qui qui cherche à se bâtir euh du côté de l'Élysée. Mais en fait, c'est bien de l'immobilisme en quelque sorte ce qui se passe à ce moment-là. Il me semble que ce n'est pas nouveau euh sous la 5e République. Ça souvent ça se passe souvent comme ça, même dans certaines mairies également. On se souvient de de de témoignages de mère qui arrivent où il y a plus rien sur le bureau dans les étagères, dans les ministères. Exact justement. C'est la c'est c'est la même chose surtout quand

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il y a il y a un changement de de parti au pouvoir. Ça se passe souvent comme ça. Peut-être que il a une expérience malheureuse comme d'autres d'ailleurs et ça a été l'occasion de pointer du doigt ce fait hein qui qui qui marque d'autres hommes politiques également. Patrice ? Oui, juste une précision sur ce que j'ai dit tout à l'heure euh au au Mexique, on vote en juillet et avant euh le président entra en fonction en janvier et c'est dans ce sens que le délai a été raccourci. Là maintenant, il entre en fonction au mois d'octobre. Et alors à l'inverse, vous avez aussi le Royaume-Uni. C'estàd que là ça se passe en quelques heures quoi. C'estd le ça va très très celui qui perd l'élection le lendemain il arrive il oui il donne sa sa envoie

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sa démission au roi hein qui lui euh avalise n'a pas de pouvoir mais avalise les choses. Et ensuite le Premier ministre suivant et déjà devant le Disning Street avec ses valises. Il attend et il rentre. il rentre et et l'autre dégage quoi. John Christopher Roland, Floriant tardif Édouard Philippe juge je cite un complètement dingue le système actuel. Un président élu un dimanche, un premier ministre nommé très rapidement et un gouvernement constitué dans la foulée. Je m'adresse d'abord au constitutionnalisme. Est-ce que c'est trop brutal comme délai pour une pour une démocratie moderne ? Alors, c'est c'est une question c'est une question très profonde en fait parce que il y a deux choses pour les premiers ministres, c'est si vous voulez peut-être le témoignage aussi que

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l'administration continue. Je rappelle qu'en Belgique, on a pu avoir des gouvernements d'affaires courantes pendant un an et demi, ce qui prouve bien que il y a des techniciens ce qui pos les dossiers doivent pas avancer beaucoup mais les dossiers politiques, j'entends avec les décision. Alors justement, c'est ça le deuxième problème, c'est qu'un président de la République, il a alors constitutionnellement pas, il y a des choses qui s'est accaparé aussi. C'est lui qui signe les traités, c'est lui qui gère la politique internationale. Et on parlait de la monarchie britannique en France, le système de l'élection présidentielle, c'est presque le roi est mort, vive le roi. Et ça me paraît compliqué si vous voulez de mettre un frein. Alors, on pourrait, je rejoins ce

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qu'a dit Floriant tout à l'heure, c'est-à-dire que si on était dans une situation économique et majoritaire stable, on pourrait réfléchir à des ajustements pour que la modération se fasse sur un temps un peu plus long. Mais aujourd'hui, compte tenu des enjeux, ça serait peu audible dans le l'opinion publique d'avoir ces temps alors même qu'on dit aux gens que il faut aller vite et qu'il faut faire des efforts. Pas triste ou c'estàd que dans des pays euh dans un pays comme la France par exemple, il y a une administration effectivement, j'allais dire c'est un peu comme comme un jean sale quoi. Ça tient debout tout seul et effectivement même s'il y a pas d'exécutif disponible, ça ça continue à fonctionner. Mais tous les pays dont je vous ai parlé où il y a un délai entre

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le moment de l'élection et le moment de la prise de fonction du patron en l'occurrence du président, c'est aussi parce que dans ces pays-là, la tradition veut que quand un nouveau président arrive, il y a toute l'administration qui dégage, quoi. Et là, il y a plus de Jeinal qui tient la boutique. voir à notre rien à voir avec notre notre système Floriant. Non mais le le débat, on en parle assez peu, on parle beaucoup de cette vidéo, mais si on prend un tout petit peu de de recul, pourquoi on a aujourd'hui ce questionnement là autour de la durée de prise en fonction du président de la République, du premier ministre de changer radicalement de majorité ? Oui, mais surtout parce que euh c'est depuis une dizaine d'années la fin du bipartisme. Euh c'est-à-dire que avant

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cela, euh lorsqu'une majorité euh était euh désignée via euh la présidentielle puis ensuite suivi des des législatives, en général, on conforte maintenant euh depuis que que le calendrier législatif est calqué sur le calendrier présidentiel, on donne une majorité au nouveaux pouvoirs en place. Qu'est-ce qui se passait ? On avait différents personnalités différentes personnalités politiques connues, reconnu, qui avaient parfois occuper des fonctions que ce soit dans des cabinets ministériels ou bien de hautes fonctions à l'Assemblée nationale. Et quasiment lorsque on éisait Jacques Chirac, Nicolas Sarkozi, puis plus récemment François Hollande globalement sans savoir qui allait être ministre de la santé, ministre de

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l'économie, ministre du travail, on savait. C'estàd que nous citoyens on savait de par les fonctions qui avaient été occupées par un tel ou ou une telle dans l'entourage de François Hollande dans l'entourage de Nicolas Sarkozi ou même dans l'ourage de de Jacques Cher, on savait qui allait être en poste et ces derniers savaient aussi sur qui s'appuyer. Vous êtes en train de dire je je traduis vos propos vous me direz si je me trompe. Vous êtes en train de nous dire Floriant et et je vous pose la question à tous que en fait Édouard Philippe ou ce débat même si sortant de de la proposition d'Edouard Philippe ce débat est là parce que aujourd'hui il y a un parti qui n'a jamais gouverné qui est aux portes du pouvoir dans les sondages en tous les cas je rappelle que

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les sondages ne sont pas une prédiction mais une photographie à un instant donné de de l'opinion le Rassemblement national pour pas le citer et qu'il serait peut-être pas assez préparé et que c'est 4 mois pour lui donner de l'air. Non, mais sans forcément être pas assez préparé. C'est-à-dire que il y a et on peut tout tout à fait comprendre qu'il y a cette demande, non mais qu'il y a cette demande depuis une dizaine d'années de renouvellement total et d'ailleurs qui s'exprime dans dans les urnes du personnel politique. Sauf que ça a des conséquences. C'estàdire que à partir du moment où vous renouvelez totalement, on l' vu à l'assemblée avec députés de différents bord d'ailleurs euh et bien vous avez des personnes qui n'ont jamais été en fonction donc qui sont là pour s'entraîner entre

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guillemets à l'exercice, excusez-moi, du du terme, mais qui ne savent pas forcément comment cela fonctionne en interne et qui ne savent pas après ensuite sur qui s'appuyer. C'est ça Jean-Christopher Roland qui se passe. C'est-à-dire, on est en train de de réfléchir à ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen entrait à l'Élysée dans quelques semaines. Mais c'est ça, je réfléchissais en écoutant Floriant. C'est ce qui s'est passé lors de la grande alternance de 1981 où la crainte c'était effectivement que il y ait pas de continuité parce que Novis à ce moment-là, ça faisait 23 ans qu' n'avait pas été au gouvernement jusqu'au grand chancelé la Légion d'honneur d'ailleurs qui avait refusé de venir décorer le président. Ils ont dû jouer finalement avec des gens qui les

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avaient rejoint comme Michel Jobert qui avait une stature étatique et même dans la tenue, je lisais Pierre Bergovis qui disait qu'il avait interdit au ministres de venir en sans sans cravate et cetera, ils ont dû compenser finalement cette espèce de rupture. Donc là pour effectivement s'il y a une crainte sur l'alternance qui qui est redoutée pour l'année prochaine, effectivement ça peut être l'une des explications d'avoir finalement une transition en douceur. Alors il nous reste 2 minutes. Imaginons maintenant a donc un changement de majorité politique radical en 2027. Pendant 4 mois, le président Fortan reste en fonction, je fais de la politique fiction. tandis que le président élu prépare son arrivée. Est-ce que euh c'est pas le risque d'une cohabitation explosive euh nous qui en

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avons connu des pas mal déjà entre le président et le premier ministre et puis qui décide pendant ces 4 mois euh qui négocie les crises internationales excusez-moi mais on est on est dans une situation voilà qui appuie sur le bouton nucléaire qui nomme qui engage la France et est-ce qu'un président battu a encore la légitimité pour prendre des décisions importantes ? C'est toutes ces questions que pose au-delà de de la sortie d'Edouard Philippe ce questionnement. Mais c'est le problème de l'élection au suffrage universel direct. Il est revêtu de la légitimité populaire. Il y a la question du bouton nucléaire en fait. Et alors quand c'est des prisons du même camp, j'allais dire à la limite pourquoi pas, il peut y avoir quelque chose de d'assez doux mais quand c'est une

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rupture d'alternance celui qui reste qui est sortant sa légitimité s'affesse quasiment immédiatement. Après il faut pas désespérer de l'homopoliticus français. Il est vrai. On a connu ça finalement avec à Matignon où il y a eu vou dire qu'on devient pragmatique tout d'un coup quand on est élu ou quand on est nommé. Floriant, c'est possible ? Oui, on l'espère. En tout cas, s'il y a une rupture brutale qui est demandée par le peuple français lors de lors de la prochaine élection, on espère que les personnes qui occupent aujourd'hui les ministères vont euh opérer une transition non pas brutale mais qui puisse accompagner entre guillemets l'arrivée des de de leurs successeurs. C'est ce qu'on espère. Et

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et ensuite pour revenir juste et pour clore le le notre débat ici, il y a quand même aujourd'hui tout simplement parce que j'évoqué en en 2017 le renouvellement total de de de la classe politique. Voilà, ça fait une petite dizaine d'années que ce soit autour de Marine Le Pen, autour d'Edouard Philippe, autour de Gabriel Tal ou même de Jean-Luc Mélenchon, il commence à y avoir Non, mais il commence à y avoir des profils. dire que aujourd'hui même si ce n'est pas connu de l'ensemble de des Français, il y a des personnes qui on peut le comprendre plutôt fléché sur Ber sur Merci beaucoup. Il y en a une qui a gagné dans le cœur des Français. Vous savez qui c'est ? Et c'est l'inion 11