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Conférence de presseInstitut Cité écologique· 20 avril 2023 27 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Introduction par Daniel Breuiller et Claire Monod

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Emmanuel GrégoireFait
    « la question environnementale est une nouvelle philosophie des Lumières »
  • 7:00Emmanuel GrégoireFait
    « la fiscalité écologique est un levier extrêmement puissant incitatif à titre individuel »
  • 8:30Daniel BreuillerFait
    « la Cinquième République est à bout de souffle »
  • 9:00Daniel BreuillerFait
    « la France est condamnée pour inaction climatique à transcrire en droit les directives environnementales »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:20
Daniel Breuiller

merci beaucoup effectivement ravi d'être à vos côtés merci Claire monsieur le sénateur chers Daniel ravi de te retrouver aujourd'hui j'ai tenu à venir pour deux raisons la première c'est parce que c'est un lieu vous le savez l'Académie du climat qui est une ambition politique au sens noble du mot de la ville pour éduquer pour rassembler pour être un lieu de rencontre et de sérendipité autour de ces enjeux environnementaux qui est à la convergence y compris ce n'est pas son lien avec le thème de la Journée de ce qui est historiquement l'engagement militant associatif pour la cause environnementale et désormais la question politique absolument centrale qui s'impose à nous tous la deuxième c'est parce que le plateau qu'offre cette journée grâce à Daniel est tout à fait exceptionnelle et je voudrais saluer les participants associatifs chercheurs qui qui vont y contribuer la question qui est posée aujourd'hui par la journée de travail et fondamentale comment on peut avoir une république écologiste ou pour le reformuler différemment comment l'écologie devient une valeur de la République comment aussi spontanément que le son la liberté l'égalité la fraternité pour en résumer la substance comment l'engagement écologique la conscience de la finitude du monde de l'empreinte environnementale que nous imposons à la planète devient un socle de valeur fondamentale et j'ai souvent l'habitude de considérer que au 21ème siècle peut-être même avant mais la question environnementale est une nouvelle philosophie des Lumières c'est une nouvelle un nouvel éveil des consciences d'une certaine manière au rapport de force humain aux rapports aux autres rapports au monde et à la responsabilité que cela que cela induit c'est un enjeu absolument majeur on l'évoquait juste par quelques mots avant parce qu'il y a toujours mille raisons de ne pas être écologique où il y a mille raisons de le dire et de ne pas le faire parce que quelques obstacles se dressent et on pourrait les considérer insurmontable la question de l'articulation entre la croissance et l'enjeu environnemental la question du sacrifice que cela peut faire peser sur les modes de consommation et comment on passe d'une certaine manière d'une logique de privation à une logique de sobriété il faut pouvoir vivre l'enjeu environnemental non pas comme une privation comme une atteinte à la liberté mais au contraire comme une forme d'expression de sa propre liberté citoyenne et ça renvoie à une définition que j'aime beaucoup de ce qu'est la relation à la norme à la loi l'obligation qu'on se fait à soi-même formulé déjà par Rousseau l'obligation à la loi qu'on se prescrit et la première et la plus belle la liberté d'une certaine manière comment la prise de conscience de ces enjeux-là est importante on voit bien que que le contexte est nourri par quelques éléments qui concourent la première chose c'est que l'enjeu environnemental il a été mis en lumière depuis maintenant des dizaines d'années quand même par des chercheurs par des militants très avant-gardistes mais quand même il a été explicité depuis longtemps et évidemment les travaux du GIEC et vous aurez des témoignages pour l'illustrer le fait depuis longtemps mais on a le sentiment que l'opinion publique en prend conscience parce que d'une certaine manière les vie quotidiennes éprouvent éprouvent découvrent les conséquences que peut avoir le changement climatique pour prendre l'un des sujets de ces enjeux environnementaux c'est pas le seul mais il est particulièrement d'actualité et où on finit par comprendre que d'une certaine manière cet enjeu environnemental c'est un enjeu qui se déploiera dans ses conséquences terribles sur la vie de chacun il y a évidemment les enjeux des migrations climatiques mais d'ores et déjà la question de la précarité énergétique la question de la façon dont on vit en ville la question de l'alimentation de la sécurité alimentaire de la souveraineté alimentaire bref les citoyens prennent conscience que la question environnementale qui a été à la fois très présente mais très abstraite devient si urgente qu'elle menace leur propre vie quotidienne mais c'est un élément je pense de prise de conscience qui est tout à fait fondamental la deuxième me ramène à mes sujets plus parisiens c'est comment on fait comment on fait une fois qu'on a partagé des diagnostics pas forcément d'ailleurs dans un consensus absolu mais enfin au moins partager ces diagnostics comment on fait concrètement et le deuxième enjeu c'est celui du calendrier du rythme à laquelle on engage ce processus de transformation vous le savez la majorité municipale est très mobilisée autour de ces enjeux avec Annie d'algo et nous mesurons chaque jour que ce n'est pas un chemin politique aisé de le mettre en oeuvre que l'ambition de transformation écologique de la ville de questions de l'adaptation de la ville au changement climatique et fondamentale et nécessite des temps de débat des temps d'explication des temps de pédagogie mais que le temps manque pour être efficace et donc c'est pour cela que nous avons engagé quelques grands programmes d'action et l'un des intérêts que je vois dans la journée d'aujourd'hui c'est aussi pour nous nourrir là dessus c'est au-delà des analyses techniques que nous pouvons avoir formulé y compris nous-mêmes comment on fait pour définir les outils de l'action publique qui permettent vraiment de changer les choses et c'est là que ce lieu prend tout son sens et cette journée de travail avec lui c'est la question de la convergence de la sphère scientifique et qui ont déjà d'ailleurs des des zones de rapprochement de chevauchement très fort la sphère militante l'associative et puis la sphère politique comment collectivement nous maturons la définition d'un programme d'action qui permet d'être à la hauteur des enjeux j'en citerai deux à Paris évidemment le Plan Climat parce que c'est la clé de voûte de notre trajectoire carbone avec cette ambivalence et ce défi passionnant de ce qui relève de notre propre action et de ce qui relève j'allais dire de l'encadrement ou de l'accompagnement de ce qui se passe autour de nous mais à l'intérieur de nous-même je rappelle qu'à peu près 80 14 95% des émissions carbone de la ville de Paris elles sont liées à des acteurs privés de tout type ce sont des particuliers ce sont des entreprises donc l'action de la ville sur elle-même ne suffit pas à relever l'enjeu du défi de la neutralité carbone 2050 le deuxième sujet et c'est une sous brique du plan climat mais je l'évoque parce que j'en ai la responsabilité de la coordonnée c'est le plan local d'urbanisme bioclimatique nous nous préparons un agendamento tout à fait radical en matière d'urbanisme fondé sur deux choses la première c'est que les grandes stratégies d'aménagement arrivent à leur fin pour des raisons d'occupation d'espace et de disponibilité et que le peu qui reste d'espace de respiration de la ville doit être protégée de façon absolue et deuxièmement nous devons trouver les leviers d'action normatif opérationnels pour les compléter les augmenter de façon à faire respirer la ville parmi les grands enjeux en matière d'urbanisme arrêtez de construire partout c'est possible ça veut pas dire tout le temps mais au maximum arrêter de construire et promouvoir la réhabilitation et la fabrique de la ville sur elle-même la deuxième est fondamentale c'est la protection de la biodiversité et du Patrimoine Vivant la nature est un patrimoine qui méritent autant d'être protégé que les beaucoup d'entre vous le savent qui méritent autant d'être protégé que le patrimoine historique bâti et culturel de Paris la question de la végétalisation de la ville que ce soit en domaine public ou en domaine privé la question de la protection des arbres la question de la promotion de méthode architecturales bioclimatique bref tout un arsenal que nous essayons de développer pour faire la démonstration et je crois que c'est tout à fait central dans la pédagogie que nous devons avoir vis-à-vis de nos concitoyens et de l'opinion publique si nous construisons un discours politique de l'ambition environnementale qui apparaissent aux yeux de nos concitoyens comme une trajectoire de privation comme une trajectoire aussi de discrimination pourquoi de discrimination parce que si jamais en gros on a le droit de polluer si on est riche et on n'a pas le droit de polluer si on est pauvre on est au cœur de nouvelles inégalités qui sont absolument terrifiants je dis ça pour un exemple la fiscalité on sait que la fiscalité écologique est un levier extrêmement puissant incitatif à titre individuel sur les modes de consommation j'y suis favorable mais ça ne peut pas reposer que là-dessus parce que ça veut dire sinon pour résumer caricaturer quand on est riche on a le droit de voler et de partir en week-end à New York à Marrakech ou je sais pas quoi et quand on est pas riche on en a pas le droit et il faut faire attention à ce que ce combat pour l'exemplarité environnemental ne soit pas un nouveau nouvelle source d'inégalités et de discrimination et donc parmi les leviers de politiques publiques il faut en questionner de nombreux il y en a plein il y a la fiscalité il y a les quotas il y a plein de d'hypothèses évidemment les alternatives promouvoir des modes de déplacement des carbonés mais cette question écologique elle montre à quel point dans les débats qui vont nous animer aujourd'hui et évidemment dans l'actualité mais aussi je crois dans la tête de nos concitoyens une question écologique qui est une question d'abord sociale est-ce que l'avenir du monde est un avenir de privation et entre guillemets de rétrécissement ou est-ce que c'est un avenir d'épanouissement je le crois et je finis là-dessus parce que il y a dans notre monde moderne et en matière d'innovation des moyens de promouvoir la philosophie du partage plutôt que celle de la propriété je crois que nous devons sortir de la société propriété au profit des sociétés d'usage et du partage notamment évidemment en renforçant la dimension des services publics par extension une promouvoir une société des communs la deuxième chose c'est évidemment la question de mettre en oeuvre des politiques environnementales à l'aune de levier de lutte contre les inégalités et le troisième sujet et ce lieu je le sais il concourt beaucoup c'est de beaucoup misé sur la jeunesse beaucoup misé sur son dynamisme sur cette nouvelle rationalité qu'elle porte et qui consiste à montrer que gagner de l'argent n'est pas forcément un but de vie en soi et suffisant et c'est un renversement des valeurs que je vois émerger et qui me plaît beaucoup et donc voilà merci beaucoup de participer à cette journée je vais devoir vous quitter parce que j'ai une affaire de poubelle on est à la suite de crise de la ville de Paris mais voilà vous remercier et vous dire qu'on est que c'est très précieux ces temps d'échange et te remercier encore Daniel pour pour le voir organisé merci merci Emmanuel merci à la ville de Paris à l'Académie du climat d'accueillir ce colloque c'est des retrouvailles on sait côtoyer pendant quelques années à la métropole du Grand Paris notamment sur ces sujets en fait ce colloque à l'origine de veste tenir au Sénat puisque je me présente Daniel Breuillet je suis le plus jeune sénateur du Sénat plutôt le plus exactement le plus récent puisque j'ai été élu en juillet dernier pour un mandat le plus court de ma vie d'élude de quelques 14 mois et je me suis dit il faut être utile et comment être utile et bien finalement peut-être en faisant progresser des idées et en se permettant la rencontre entre les travaux des scientifiques qu'à la métropole nous côtoyons également les travaux des ONG des associations et ceux des institutions Emmanuel vient de montrer comment entre l'introduction à un coloc comme celui et puis la gestion des poubelles le travail d'un élu territorial est un travail de gestion d'une diversité de sujets mais toujours un travail de sens et de et de compréhension des mutations en cours moi je dois dire que j'étais je ne pensais pas en organisant ce colloque être tant au cœur de l'actualité parce que la question de la République est d'abord une question de la démocratie et très clairement la démocratie est questionnée elle est bousculer par les crises sociales les crises climatiques que nous traversons les questionner dans ces fondements évidemment les manifestations en cours et l'interrogation le jeune sénateur je suis a quand même appris qu'il existait dans la constitution des articles 44-3 des articles 49.3 des articles 47 1 que maintenant beaucoup de citoyens connaissent également qui sont des modalités de contournement de la liberté d'amendement du des législateurs et des parlementaires mais surtout au-delà de ces articles il y a une interrogation profonde quand des millions de gens manifestent quand des millions de gens réclament la fin d'une réforme ou bien la non privatisation de ce bien commun qui est l'eau quelle réponse la société et la République peut-elle apporter donc ces questions de la démocratie et de la République sont au cœur des sujets ceux du climat je ne m'y étends pas nous vivons année après année la gravation des tensions sur les ressources en eau nous sommes à Paris sur les îlots de chaleur urbains sur la difficulté de vivre sur l'exigence de transition et ces transitions rencontrent beaucoup d'obstacles de mon point de vue un des obstacles reste quand même un sujet d'éducation populaire et la capacité de montrer qu'au fond la chose la plus folle c'est de continuer comme avant et ça n'est pas de prendre une une inflexion et c'est la raison pour laquelle ce colloque nous avons qu'il donne la place beaucoup aux scientifiques et je voudrais remercier du coup j'avais voilà je voudrais remercier chacune et chacun d'entre eux Valérie Masson Delmotte Olivier Hamon Chloé Ridel Carolina Serda coseman marine calmer Céline Marty Jean demain clair dehors Myriam de ferry Cécile Duflot Lisa bellucco clermono Guillaume Gontard et Marine Tondelier qui interviendront leurs interventions sont au fond bien plus importantes que la mienne c'est la raison pour laquelle je ne serai pas beaucoup plus long je voulais seulement dire deux choses face aux crises que nous vivons j'entends souvent un pessimisme grandir on parle de l'écho anxiété d'une grande partie de la jeunesse et il m'arrive de sombrer aussi dans dans ce pessimisme en voyant la nature des défis qui sont devant nous à ce pessimisme je veux par nature et la nécessité opposé comme le faisait gramshi l'optimisme de la volonté et l'exigence d'agir c'est d'ailleurs ce que j'ai compris des propos du GIEC aussi qui dit ne prenons ni la cigüe ni le revolver pour nous suicider prenons plutôt le chemin de la volonté de la transformation ce que les élus territoriaux font depuis longtemps ce que les ONG réclament à corps et acry est-ce que des scientifiques nous invitent à faire il est sans doute tant d'agir et pour agir il n'y a rien de plus utile que la pensée que de bonnes théories et c'est au fond l'objet de ce colloque merci aussi au roi Charles III qui nous a fait sortir finalement du Sénat c'est toujours très utile que les sénateurs soient au cœur de la société et il y avait pas de lieu plus agréable que l'Académie est plus justifiée que l'Académie du climat pour accueillir nos travaux et puis merci aussi à lui en étant désolé du report de sa visite d'illustrer à sa façon que la crise démocratique que traverse notre pays appelle des réponses tout comme les images terrifiantes d'hier et je terminerai avec une pensée pour les gens blessés dans les manifestations de Sainte-Souline côté force de l'ordre d'ailleurs comme mon côté manifestant avec une pensée pour que nous sachions inventer une république écologique qui sera une république de la co-construction de l'élaboration partagée plutôt que du rapport de force voilà merci bon coloc à vous [Applaudissements] merci merci beaucoup merci Emmanuel et bonne journée bon courage il y a une chose c'est de remercier d'abord claire mono et son équipe de de voilà je voulais le faire quand même et mes équipes parce que ce colloque qui va démarrer représente quand même beaucoup de travail en amont et voilà je manquais quand même à tous mes devoirs et puis merci à vous d'être là alors merci beaucoup Daniel un petit mot sur le contenu et la présentation globale de la journée je crois que nous ouvrons à une journée intense et très constructive mais original dans son objectif et ambitieux évidemment dans la qualité de ces intervenants et ses intervenants que je remercie infiniment pour leur présence bien sûr cette rencontre n'aurait pas été possible sans l'engagement infaillible contre vents et monarques de Daniel Breuillet donc sénateur du Val-de-Marne et militant bienveillant et opiniâtre de l'écologie dans ce partenariat fertile qui au nord notre récent institut cité écologique que je représente en tant que coprésident de ce matin qu'il en soit remercier très chaleureusement bien sûr et à ses côtés toujours bien sûr redoutablement efficace Sophie Pascal le RIC qui a rendu tout possible et agréable merci beaucoup Sophie [Applaudissements] alors un très grand merci renouvelé à l'Académie du climat et sa directrice Sarah Albi bien sûr Emmanuel Grégoire et au président du conseil d'orientation Serge Auru que je salue je ne l'ai pas vu encore ainsi que les agents de l'Académie qui ont qui nous ont aidés un grand merci à la librairie Utopia au bout de la salle qui nous fait le plaisir de nous accompagner toute la journée bénévolement et de présenter toutes les publications les plus en lien avec notre rencontre c'est un choix difficile parce qu'il y en a quand même beaucoup et en particulier les ouvrages de nos intervenants qui pourront même vous les dédicacer alors n'hésitez pas à aller les voir toute la journée merci à Utopia et sa librairie alors aujourd'hui d'ailleurs exactement comme l'a dit Emmanuel nous posons une question me semble-t-il incontournable à de nombreux égards chaque jour qui passe en ce moment et je reviens sur l'actualité plus que jamais démontre en fait où illustre finalement l'altération de la cohérence l'obsolescence et l'inadéquation de la forme de gouvernement de la France face au choix fondamentaux auxquels l'époque nous confronte exercice du pouvoir solitaire distancié verticale empreint de défiance face à l'exigence de renouveau démocratique et la soif de participation citoyenne légitimité institutionnelle déconnectée de la sentiment populaire aggravant évidemment la crise de la légitimité politique autorité politique devenue illusoire affaibli par le déclin de la place de la France dans le monde et face au lobby court termisme et pensez magique du technicisme faisant fit de la révolution scientifique à l'oeuvre dont les connaissances exhortent à changer de manière de voir et d'organiser nos sociétés dérives autoritaires enfin malheureusement on est là au lendemain de ce week-end à Sainte-Souline catastrophique des rives autoritaires à la fois institutionnels et policière recours à la violence et à la répression comme seule réponse aux besoins de débat d'inventivité de changement face aux mutations du monde et surtout l'instabilité qu'elles engendrent incapacité à appliquer ses propres décisions je vous rappelle qu'il y a des bassines qui ont été dont les jugements ont dit qu'elles étaient interdites à la construction et donc incapacité à appliquer ses propres décisions à mettre en œuvre aussi les engagements internationaux communautaire ou citoyens on parlera tout à l'heure éventuellement de l'accord de Paris bien sûr je vous rappelle que le la France est condamnée pour inaction climatique à transcrire en droit les directives environnementales climatiques sociales démocratique et en acte les promesses politiques anachronisme enfin et pesanteur des décisions absences de cohérence désarticulation du régime la Cinquième République est à bout de souffle beaucoup le disent Fabien Escalona en a fait un excellent petit ouvrage que je vous recommande le modèle de société de la Cinquième République est obsolète son incarnation est une illusion ces équilibres sont révolus sa perspective productiviste campée dans les effets anomiques et écossidèrent de la mutation libérale ces circuits pourvoyeurs d'inégalités nourrissent les enclaves et exclut toute une part des concitoyens et des concitoyens singulièrement et plus largement du vivant il y a plus que jamais nécessité à constituer un cadre de travail en mesure de reconstruire une forme de gouvernement politique à la hauteur des enjeux fonder un nouveau contraste social un contrat naturel nous disait Michel Serres produisant une cohérence d'ensemble un récit annonçant des conditions d'existence est un idéal de liberté et d'égalité écologiquement soutenable où la conception de l'intérêt général était élargi au vivant aux autres cumin aux générations à venir où la nature est reconnue comme sujet de droit où les communs sont dotés d'institutions représentatives permettant une diplomatie interespèce et où la puissance publique porte fortement l'urgence écologique et l'impératif social en même temps où les droits fondamentaux ne sont plus subordonnés aux puissances économiques capitalistes où l'on peut travailler moins pour vivre mieux ou les territoires déploient leur autonomie et la culture ses projets nous sommes ensemble aujourd'hui pour poser les jalons de cette indispensable révolution l'incandescence des crises simultanée constitue historiquement on le sait un moment propice au changement dont il est indispensable de se saisir nous pour l'écologie pour déployer cette idéal et en faire partager rapidement je dirais même très très rapidement les débouchés politiques démocratiques écologiques et sociaux avant que le s'imposent la tentation autoritaire à l'instar des républicains des premières heures qu'il a conçu comme l'expression de leurs projets d'émancipation d'abord politique démocratique puis sociale la République écologique aujourd'hui a besoin de construire son histoire de montrer un chemin de concevoir ses propres outils pour agir en commun sur les affaires communes et garantir la mise en oeuvre de réponse adaptées aux besoins du monde actuel sa réparation pour le maintien de l'habitabilité de la planète face aux multiples effondrements la société écologique de Serge Audier ferait advenir une relation au milieu naturel qui ne soit pas orientée vers la domination et l'exploitation une nouvelle socialité élargie à expérimenter souhaite-t-il qui rompe avec les fantasmes de souveraineté d'un homme citation maître de lui-même on se pose la question et de l'univers et de conclure dans ces mots la cité écologique sera une création imaginaire et une invention démocratique ou ne sera pas voici donc en quelques mots l'immense défi jamais plus exacerbé que ces derniers jours que nous souhaitons relever ensemble et pour lequel je vais laisser la parole aux intervenants qui apporteront chacun à leur façon leur pierre allait difficile et j'appelle Valérie Masson Delmotte je vous remercie [Applaudissements]