Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Débat des Régionales sur France 3 Paris Île de France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 35 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:09OuverteRéponse directe
Comment la région peut-elle répondre au besoin de protection après les attentats ?
- 12:32OuverteRéponse directe
En quoi la fusion des polices des transports serait-elle plus efficace ?
- 14:15RelanceRéponse partielle
Pourquoi est-ce que deux gardes armées dans chaque gare ne sont pas réalisables ?
- 17:54OuverteRéponse directe
Vous voulez plus d'agents dans les trains, mais pas forcément armés. Pourquoi ?
- 22:16OuverteRéponse directe
Que peut faire la région contre la radicalisation ?
- 28:47RelanceRéponse directe
La région pour vous peut faire quelque chose contre la radicalisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:43PrésentateurChiffre
« Nous avons un budget sécurité depuis 1998, qui a été divisé par 5 par la gauche en 10 ans. »
- 12:07PrésentateurFait
« Madame Cosse, M. Laurent, M. Hamon, votent contre tous mes amendements pour renforcer la vidéoprotection dans les transports. »
- 13:22InvitéChiffre
« sur les questions de sécurité, si vous deviez faire une chose, ce serait de regarder en face la caméra et de demander des excuses, de présenter vos excuses aux franciliens pour tous les postes de policiers et de gendarmes qu'il n'y a plus dans les gares, qu'il n'y a plus dans les trains, qu'il n'y a plus dans la rue, 12 000 postes en moins. »
- 14:31Invité politiqueChiffre
« Dans ma commune, 30 000 habitants, je dépense par an 1 million d'euros pour la vidéoprotection, pour la police municipale, etc. »
- 14:53Invité politiqueChiffre
« Mme Pécresse comme ministre du Budget a supprimé 8 700 postes. M. Hamon, depuis qu'il est dans la majorité, moins 23 000 en comptant les forces militaires. »
- 17:30Invité politiqueChiffre
« Plus de 80% d'achats de billets. Donc en même temps, ça amènerait à réduire, je le pense considérablement à la fraude, qui est de 100 à 150 millions d'euros par an. »
- 21:07InvitéFait
« Les commissariats en Île-de-France, qui sont très souvent dans un État lamentable, c'est une responsabilité nationale. »
- 22:55PrésentateurPromesse
« Je suis prête à financer des lieux de déradicalisation. Je suis prête à signer avec le ministère de la Justice, avec Mme Taubira, la même convention que celle que nous avons signée avec le ministère de l'Intérieur. »
- 23:56Invité politiqueFait
« Les djihadistes de retour de Syrie, qui sont classés S, auraient dû être arrêtés immédiatement au lendemain des attentats. »
- 29:10Invité politiqueFait
« Cette politique de la ville a été mise en place, qu'on y met un argent considérable. Je pense que c'est un échec. »
- 33:47Locuteur non identifiéChiffre
« Par jour, vous avez plus d'un demi-million d'usagers qui arrivent en retard. 550 000 par jour sur l'île de France. »
- 34:19PrésentateurChiffre
« Grâce à une application pour téléphone portable, l'association recense les retards et incidents dans les transports. Elle a recueilli 42 000 signalements dressés par les usagers. »
- 35:25InvitéFait
« J'ai dit que c'était scandaleux qu'on signe ce contrat avant l'élection. C'est un déni de démocratie. »
- 35:38InvitéFait
« D'abord, un bonus uniquement sur la ponctualité, bonus, malus, qui permettrait de mesurer enfin ce fiasco total des transports qui est la ponctualité. »
- 36:46InvitéChiffre
« J'ai fait un plan de 400 millions d'euros d'économie sur le gap 6 pillage de la région que je vais réinvestir là-dedans. »
- 41:18InvitéChiffre
« C'est d'abord, on rénove l'existant, capacité, changement des voies, des rames, ça coûte 10 milliards contre 30 milliards pour le Grand Paris. »
- 42:35Invité politiqueFait
« Vous avez détruit le service public du transport et notamment, vous l'avez détruit auprès de la SNCF. »
- 43:24Invité politiqueFait
« Le service public que nous connaissons dans notre pays, il faut le recréer au niveau des transports en commun. »
- 48:44InvitéChiffre
« Sur la ligne D, il manque 15 rames pour éviter les trains supprimés. »
- 51:42Invité politiqueChiffre
« Je propose 1 milliard par an, pris sur le Grand Paris, pour les infrastructures routières. »
- 53:49InvitéChiffre
« Nous avons 96% des marchandises qui circulent par la route en Île-de-France. »
- 58:40Invité politiqueFait
« cet organisme bancaire serait sous la tutelle de la région et toutes les décisions d'individuation de crédit seraient votées par la commission permanente de la région et leur contrôle démocratique existerait toujours. »
- 59:06Invité politiqueFait
« nous avons tourné tout notre programme économique vers les entrepreneurs dans le cadre de la création de l'emploi et surtout pour tenter d'aider le plus possible les entrepreneurs franciliens dans leurs grandes difficultés de trésorerie. »
- 59:20Invité politiqueFait
« les banques classiques ne font plus le travail, elles sont totalement occultées par la réglementation européenne. »
- 1:03:45PrésentateurChiffre
« 660 000 chômeurs en Ile-de-France, c'est une terrible singularité française. »
- 1:03:55PrésentateurFait
« nous sommes dernière région de France pour l'investissement aux entreprises. »
- 1:04:03PrésentateurChiffre
« 8% seulement des chômeurs fonciliens se voient proposer une formation par la région. »
- 1:04:26PrésentateurChiffre
« le problème du très haut débit que Nicolas Dupont-Aignan veut mettre partout, c'est qu'il manque 5 000 emplois qualifiés pour le poser. »
- 1:04:50PrésentateurChiffre
« Bruxelles a annulé en juin dernier 50 millions d'euros de crédits qui étaient destinés à l'Ile-de-France pour l'emploi et la formation. »
- 1:05:26InvitéChiffre
« vous avez cité dans votre reportage 624 milliards d'euros de richesses créées en Ile-de-France. »
- 1:05:30InvitéChiffre
« le budget de la région, c'est 5 milliards. »
- 1:05:41InvitéChiffre
« si la région, avec 100 millions, bonifie du crédit pour les entreprises, on peut lever 5 milliards d'euros par an. »
- 1:09:42PrésentateurChiffre
« ils étaient 1 200 il y a 10 ans. Ils sont 2 000 aujourd'hui. »
- 1:09:52PrésentateurChiffre
« il y a 25 millions de subventions qui ont été versées à des associations cette année, en 2014. »
Temps de parole
- Présentateur22 %
- Invité12 %
- Invité 212 %
- Nicolas Dupont-Aignan12 %
- Invité 312 %
- Invité 411 %
- Présentateur 210 %
- ?7 %
≈ 22,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à tous et bienvenue sur France 3, Paris, Île-de-France. Nous sommes ensemble pour 1h15 de débat politique, dernier débat avant le premier tour des régionales. C'est dimanche que nous voterons avec nous ce soir, avec six invités. Ils représentent les six principales listes en compétition dans ce scrutin. Et je vais vous les présenter par ordre alphabétique. Emmanuel Kos, vous avez 41 ans, vous conduisez les listes Europe Écologie, Cap 21, écologiste, citoyen. Nicolas Dupont-Aignan, vous avez 54 ans, vous conduisez les listes Debout la France. Benoît Hamon, vous représentez sur ce plateau les listes PS, PRG, UDE, dont le candidat est Claude Barthelone.
Il était invité, mais il n'a pas souhaité répondre favorablement à cette invitation, car il ne souhaite pas débattre avec les autres candidats avant le premier tour. C'est son équipe qui nous a proposé votre nom pour le remplacer. Nous avons accepté. Vous avez 48 ans et vous êtes en deuxième position sur la liste des Yvelines. Bonsoir.
Pierre
Laurent, vous avez 58 ans et vous conduisez les listes Front de Gauche. Valérie Pécresse, vous avez 48 ans, vous conduisez les listes LR, Les Républicains, UDI, Modem. Enfin, Val-Rant de Saint-Just, vous avez 65 ans et vous conduisez les listes Front National, Rassemblement, Bleu Marine. Bonsoir à tous. D'abord, merci d'être là. Avant de commencer, un petit point sur les règles du jeu. Pour éviter que ça ne tourne à la cacophonie, chacun va prendre la parole à tour de rôle. L'ordre des interventions, je le précise, pour la première intervention et la dernière intervention a été tiré au sort. Et on veillera évidemment à l'égalité des temps de parole. Voilà, le cadre est posé.
Daïk, ce soir, on va parler des domaines d'intervention de la région. Il y en a évidemment beaucoup, on ne pourra pas parler de tout. Alors, on a fait des choix. Et pour nous guider dans ce choix, nous nous sommes appuyés sur une enquête d'opinion de notre partenaire, Ipsos Terria, sur les préoccupations des Français avant ces élections. Alors, la sécurité n'arrive pas en tête, mais c'est la question qui a le plus progressé après les attentats. Nous verrons comment la région peut répondre à ce besoin de protection en sachant que la sécurité n
'est
pas une compétence directe du Conseil régional. Évidemment, on évoquera la sécurité dans les transports. Cela nous amènera au deuxième thème de notre question. Comment les rendre plus réguliers, plus confortables ? Faut-il ou non stopper la construction du métro autour du Grand Paris ? Et pour nos téléspectateurs qui prennent leur voiture chaque jour, que proposez-vous pour diminuer les bouchons
? L
'emploi est une autre préoccupation majeure des franciliens. Là, c'est une compétence historique de la région.
Nous
verrons vos propositions pour soutenir l'activité économique en Ile-de-France. Enfin, la première préoccupation des Français reste les impôts. Sauf que la fiscalité régionale,
c
'est très complexe. Pour résumer, la région ne peut pas décider du montant de tous les impôts qu'elle prélève. Mais ce sera l'occasion de discuter avec vous de comment vous financez vos programmes. Avant d'en venir à ces thématiques, un premier tour de table. J'aimerais que vous nous expliquiez les uns les autres vos slogans de campagne. Et donc, en quelque sorte, votre philosophie. Vous avez chacun une minute. Et donc, le tirage au sort a désigné Emmanuel Kos. Pour commencer, votre slogan, c'est un appel. Changeons d'air en Ile-de-France. C'est changer l'air qu'on respire et aussi changer d'époque
?
Absolument. Nous avons souhaité s'appeler changeons d'air. Parce que, d'une part, nous voulons faire de la région Ile-de-France la première région écologiste. Et une région où l'on peut vivre mieux, où l
'on
peut se déplacer mieux. Mais aussi, où il peut y avoir de l'emploi pour tout le monde. Et où on agit pour l'ensemble des Franciliens. Une région où on se bat essentiellement pour ses habitants. Et donc, ça plaît changer d'air. C'est aussi, au moment où il y a la conférence sur le climat, montrer aux Franciliens et aux Franciliens que ce qui se décide en Ile-de-France actuellement, au niveau mondial, pour le climat, c'est aussi ce qui se passe dans nos vies quotidiennes. Parce que, quand on agit sur les transports en commun, on agit aussi pour le climat. Quand on développe des domaines d'économie vers la filière verte, c'est aussi travailler pour le quotidien et pour les Franciliens.
Et puis, changeons d'air. Ça veut dire aussi un renouveau démocratique. Y compris avec des élus qui sont 100% engagés dans cette région Ile-de-France. C'est le cas avec les écologistes. Des élus sur lesquels on peut compter, qui ne cumulent pas et qui se consacrent à leur territoire en premier lieu.
Merci. Valérie Pécresse. Votre slogan, c'est « Nous vous devons beaucoup plus
».
Alors, c'est un slogan qui surfe un peu sur le désaveu des élites politiques. Le problème, c'est que vous appartenez à cette élite politique. Vous êtes maso.
D
'abord, avant de répondre à votre question, moi, je voudrais dire que je vous remercie d'avoir organisé ce débat et de
l
'avoir maintenu. Beaucoup de candidats ont évoqué la République cette semaine. Moi, je voudrais dire que la République, elle est ici, dans ce débat, et que Claude Bardelon n'y est pas.
Et
je voudrais dire que je le regrette, et que si je suis présidente de région, moi, je ne fuirai jamais aucun débat de confrontation d'idées avec mes adversaires. Jamais. Alors, pour en revenir à « Nous vous devons beaucoup plus », eh bien, nous vous devons beaucoup plus de démocratie, de débats, d'idées, de solutions et d'engagement. J'aime ma région, j'aime les Franciliens, c'est mon engagement, c'est ma passion, et j'ai pris tous les risques pour elle, et je vais continuer. Et si je suis présidente de région, je serai présidente à 100%, à plein temps.
Je démissionnerai de mon mandat de député, comme j'ai déjà démissionné de la fonction publique, pour n'avoir ni parachute, ni privilège, et puis zéro cumul. Parce qu
'on
ne réglera pas les problèmes d'emploi, de sécurité, de transport, de logement, de pollution de l'Île-de-France, en cumulant cette responsabilité de présidente de région avec une autre. Ça n'est pas crédible, et je le dis avec tout le respect que j'ai pour mes adversaires. Voilà, la minute est écoulée. On passe à vous, Val Rantzun,
juste.
Votre slogan, c'est « Voter Île-de-France ». Ça paraît assez logique pour une élection régionale.
Oui, oui, c'est un slogan qui est sur mes affiches.
«
Voter Île-de-France », il n'est pas totalement descriptif, mais il veut bien dire quand même quelle est notre ambition, avec un peu ce jeu de mots sur le mot « Île-de-France ». Le
mot
«
France
» surtout. « France », c'est la région capitale, c'est la région capitale de la France. Ces élections régionales sont très importantes pour l'avenir, non seulement d'Île-de-France, mais l'avenir de notre pays. Je dois dire personnellement que j'ai toujours habité la région parisienne. J'ai exercé mes activités professionnelles pendant 40 ans en région parisienne. Je connais l'Île-de-France comme un chauffeur de taxi. Et je suis…
j'ai été très honoré d'ailleurs d'être investi comme candidat tête de liste parce que je pense que non seulement cette campagne électorale est extrêmement intéressante, mais le mandat ensuite de conseiller régional d'Île-de-France sera lui aussi tout à fait passionnant. Et avec toute mon équipe, on se donnera corps et âme pour faire avancer la région.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. Votre slogan,
c
'est marqué sur les t-shirts de vos militants, c'est « Ne vous laissez plus faire ». Mais qui embête les Franciliens
? Vous
savez d'où il vient ce slogan ?
Je suis
maire d'une ville hier dans l'Essonne depuis un certain temps. Et un jour sur le quai de la gare, il y a une citoyenne qui m'a dit « Monsieur le maire, ne vous laissez plus faire par tous ces partis politiques, ces dirigeants qui nous gouvernent si mal, et battez-vous pour nous. Ce que vous avez fait pour la ville, faites-le pour la région. »
Et
ça m'a donné à réfléchir. Et avec des élus de terrain, de toute la région, des responsables associatifs, on s'est dit « On va arrêter cette si mauvaise gestion. » Et « Ne vous laissez plus faire », c'était pour moi, ça venait de cette femme, sur le quai de la gare, mais c'est aussi pour tous les électeurs qui subissent depuis des années des dirigeants qui se moquent d'eux, qui pensent à leurs petites histoires, leurs petites magouilles, plutôt qu'aux services publics, plutôt qu'aux transports, plutôt qu'à la sécurité. Et « Ne vous laissez plus faire
»,
c'est le symbole d'une
liste
citoyenne qui dit « Maintenant, il faut des élus indépendants qui règlent les problèmes quotidiens des habitants.
» Alors, on va y venir aux problèmes quotidiens dans un instant. Mais d'abord, Benoît Hamon, le nom de votre liste,
c
'est pour « Une île de France humaine ». Qu'est-ce qu'elle a d'inhumain, aujourd'hui, notre région
? Je
pense qu'aujourd'hui, on est à un moment charnière, à la fois pour le pays et pour la région.
D
'abord parce qu'on vit une épreuve,
après
les attentats que nous avons connus,
parce
qu'il
y a
la crise économique, sociale, qu'elle frappe aussi en Île-de-France.
Et
que dans cette épreuve, il y
a deux
choix qui sont proposés. L'un qui pourrait tendre vers
une
forme de brutalité, de repli sur soi, de rejet de l'autre.
Et
l'autre option, qui est celle d'une île de France humaine,
où
dans une région où on est plutôt abonné au podium,
en
matière économique, en matière de recherche,
en
matière de sport, il
y
a des franciliens qui sont, eux, abonnés aux mauvaises places. Et eux souhaitent
que
la région puisse leur permettre
d
'être aussi abonnés à ces premières places et de trouver matière à s'épanouir.
Et
une île de France humaine, c'est cela.
C
'est une île de France qui relie les gens. Alors d'un mot,
puisque
Valérie Pécresse a reproché à Claude Bartholone de ne pas être là, c'est de bonne guerre.
La
République, s'il
y
a bien quelqu'un qui l'incarne,
c
'est Claude Bartholone. Pardon de le dire, par sa trajectoire,
par
son histoire personnelle,
par
les combats qui ont été les siens. Je vous trouve un peu nerveuse dans la manière dont vous reprochez à Claude Bartholone de ne pas être là. Mais vous savez,
le
point commun qu'il y a entre lui, moi et tous les autres de nos listes, c'est qu'on défend le même projet.
Et
que je défendrai ici le même projet. S'il avait fallu vous remplacer, je ne
suis
pas sûr que la manif pour tous, Mme Joanneau, ait défendu le même projet pour l'île de France.
Alors,
on
a
atteint... On
a atteint, nous avons un dernier candidat à entendre, c'est M. Pierre Laurent. Alors le nom de vos listes, c'est « Nos vies d'abord ». Alors c'est le « Nos », ça s'adresse à qui ces vies ? C'est celle des Franciliens d'en bas, pour reprendre une expression vieille un petit peu ?
Non, celle de toutes les Franciliennes et de tous les Franciliens. Pourquoi « Nos vies d'abord » ? Parce que moi, je crois à l'avenir solidaire de la région. Depuis 5 ans,
c
'est-à-dire depuis que je suis devenu conseiller régional, j'ai parcouru la région dans tous les sens. Je l'ai fait encore pendant la campagne. Et c'est une région qui est très jeune, qui est très créative, qui a beaucoup d'envie et beaucoup de talent, mais dans laquelle beaucoup trop de gens ne sont pas respectés comme ils le doivent. Et moi, je crois qu'il faut faire du respect des Franciliennes et des Franciliens un moteur pour développer la région. Le cœur du développement de la région, ça doit être le développement humain et la solidarité. Et cette région est prête à cela. Il faut lui en donner les moyens. Il faut parier sur les services publics dans la région.
Et il faut parier sur la démocratie, la démocratie dans toutes les décisions. Et je crois profondément que c'est possible et qu'on peut changer de vitesse pour changer d'échelle dans les politiques de solidarité dans la région pour la rendre plus dynamique et plus créative encore.
Alors,
merci à tous pour cette première intervention. On en parlait il y a un instant. Ces élections se déroulent dans un contexte très particulier. Trois semaines après les attentats de Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers qu'ait jamais connu la France. Une fin de campagne sous état d'urgence. Du coup, la sécurité est plus que jamais, Daïc, une préoccupation majeure des franciliens. Valérie Pécresse, vous avez proposé quelques jours après les attentats un bouclier de sécurité avec des propositions parmi lesquelles, par exemple, l'installation de portiques dans les lycées. Ça, c'est de la compétence de la région. D'autres propositions, par exemple, comme des patrouilles de policiers en civil.
Ça,
ce
n
'est
pas vous qui décidez. Donc, j'ai envie de vous dire, votre bouclier, c'est une bonne idée, mais ce n
'est
pas vous qui allez le tenir en main.
Je
ne crois pas avoir jamais proposé des patrouilles de policiers en civil.
C'est
marqué dans vos petites affiches
sur Internet
que vous mettez sur Twitter.
La
vérité, c'est que je propose qu'aujourd'hui, la région, qui a un certain nombre de clés en matière de sécurité, les utilise pleinement. Nous avons un budget sécurité depuis 1998, qui a été divisé par 5 par la gauche en 10 ans. Nous avons une convention avec le ministère de l'Intérieur qui nous permet d'équiper les forces de sécurité, les polices nationales, les gendarmes, les polices municipales. Et effectivement, je veux utiliser tous ces pouvoirs pour renforcer la vidéoprotection. Ça fait 10 ans que toute la gauche qui est là, Madame Cosse, M. Laurent, M. Hamon, votent contre tous mes amendements pour renforcer la vidéoprotection dans les transports.
Alors oui, on peut mettre de la vidéoprotection. Oui,
on
peut mettre des portiques et aider les salles de spectacle que j'ai reçues et qui sont totalement désespérées face à l'hémorragie du public. On peut les aider à louer des portiques pour passer Noël. On peut aussi travailler à renforcer les forces de sécurité et à les aider. Ce sera évidemment ma priorité et un plan d'urgence que je mettrai en place si je suis élu. Alors, Benoît Hamon, comme d'autres candidats, vous proposez une fusion des polices des transports. En quoi ça serait plus efficace au final ?
D'abord parce qu'il y a plusieurs services et que la coordination de ces services entre eux et la fusion de ces services en un seul corps de police améliorera l'efficacité des politiques de sécurité sur le terrain. La réalité, puisque la question qui nous est posée, c'est ce que l'on fait après les attentats, c'est qu'à l'évidence, la région peut contribuer à améliorer la situation.
Les
clés sont d'abord dans les mains du gouvernement et de l'État. Et il a pris ses responsabilités, il faut le souligner. Autre l'état d'urgence, évidemment, mais il a fait le choix de créer des postes supplémentaires, de donner des moyens technologiques pour mieux assurer la sécurité des habitants et notamment des franciliens. Et pardon de le dire, Mme Pécresse, mais sur les questions de sécurité,
vous
avez été membre d'un gouvernement, ministre du budget.
Et
sur les questions de sécurité, si vous deviez faire une chose,
ce
serait de regarder en face la caméra et de demander des excuses, de présenter vos excuses aux franciliens pour tous les postes de policiers
et de gendarmes qu'il n'y a plus dans les gares,
qu'il n'y a plus dans les trains, qu'il n'y a plus dans la rue, 12 000 postes en moins. –
M. Amour, vous ne gouvernez pas la cause depuis trois ans, s'il vous plaît. – Mais nous nous retrouvons dans une situation… – Soyez
humbles, soyez
humbles.
–
On va essayer de ne
pas
se couper, mais je vous dis juste qu'aujourd'hui, s'il est un domaine où vous ne pouvez pas faire la leçon à qui que ce soit, c'est bien celui-là. Et puisque vous avez parlé du bilan de la région, je veux rappeler les commissariats de police auxquels la région participe à la construction et aux investissements, la sécurisation des lycées qui a eu lieu, ces politiques ont été prises en charge, elles seront renforcées, nous en discuterons notamment pour ce qui
concerne les transports. – Attention Benoît
Hamon, vous prenez beaucoup d'avance. Nicolas Dupont-Aignan, vous avez vous pris une mesure très personnelle, vous avez décidé de reverser votre réserve parlementaire pour équiper les policiers en gilets pare-balles par exemple. Il faut que la région, dans le même esprit, aille plus loin ?
–
Oui bien sûr, parce que la région dépense quasiment rien. Je vais vous donner un chiffre, dans ma commune, 30 000 habitants, je dépense par an 1 million d'euros pour la vidéoprotection, pour la police municipale, etc. La région, dernier budget, 15 millions d'euros pour 12 millions d'habitants. Ça veut dire qu'ils ont abandonné. Mais ce débat qu'on vient d'entendre entre Mme Pécresse et M. Hamon, il est exactement ce dont on ne veut plus, car le problème ce n
'est
pas de promettre. Le problème c'est que, c'est vrai, Mme Pécresse comme ministre du Budget a supprimé 8 700 postes. M. Hamon, depuis qu'il est dans la majorité, moins 23 000 en comptant les forces militaires. Donc ça veut dire que le problème de fond de notre pays aujourd'hui, de la politique, pourquoi les gens ne croient plus les hommes politiques et les femmes politiques ? C'est parce qu'ils font exactement l'inverse, et après ils inventent des projets. Moi j'ai été clair, depuis le début, dans ma ville,
ça
fait 20 ans, je suis une des premières villes qui a mis en place une politique de sécurité globale. Et ce que j'ai fait dans ma ville, je veux le faire au niveau de la région, parce qu'il y a des mesures très simples. Renforcer la police des transports, avoir une aide pour les petites communes qui n'ont pas les moyens de mettre en place de la vidéoprotection, être très concret, faire en sorte que dans les bus de Grande Couronne, vous savez qu'aujourd'hui, dans les bus de Grande Couronne,
on
ne
veut
pas avoir d'agent de sécurité. Ce n
'est
pas possible. C'est réservé au cœur de Paris, à la police de la RATP. On
va discuter à peu près
des transports.
Donc ce que je veux dire,
parce que c'est symbolique, il faut des gens qui connaissent les problèmes sur le terrain et qui n
'aient
pas fait l'inverse quand ils étaient au pouvoir.
Valence, c'est injuste, et après on viendra à Emmanuel Coss à Pierre-Laurent. Valence, attendez,
je vous pose
une question. Pardon. Vous, avant les attentats, vous proposiez deux gardes armées en continu dans chaque gare de la région,
il
y en a plus de 300. Même avec le plan Vigipirate et Carlette, ce n'est pas possible. Comment vous pensez que c'est réalisable ? Pourquoi est
-ce
que ça n'est pas possible ?
Vous regardez,
actuellement, il y
a
le plan Vigipirate et Carlette, il n'y a pas deux gardes dans chaque
gare
d'Île-de-France. Très bien, très bien, mais vous
avez raison de me
poser la question.
Mais
compte tenu de l'état d'insécurité qui existe dans l'Île-de-France, notamment dans les transports, je pense que nous devons faire un effort spécial. Je crois que ma mesure que je propose est tout à fait efficace, qu'elle est réalisable techniquement et réalisable financièrement. Mais ce qui se passe aussi, c'est ce qu'a dit quand même M. Dupont-Aignan, quand on voit les discussions entre M. Hamon et Mme Pécresse, on voit bien qu'ils ont tous les deux, ceux qui le représentent, une responsabilité dans l'état actuel de notre pays, et notamment en ce qui concerne l'état sécuritaire. Les Français ne les croient plus.
Les Français croient ceux qui ont fait depuis très longtemps les bonnes analyses et qui sont capables de présenter des solutions qui peuvent être efficaces. Et je crois que dans la compétence de la région, dans laquelle il faut rester, vous pouvez nous poser des questions sur la question sécuritaire générale, nationale de la France, de ce qu'il faut faire après les attentats, on peut vous répondre. Mais dans le cadre
de
la
compétence de la région, je pense que ma proposition phare est parfaitement… Alors il y a eu un épisode tout à fait extraordinaire, on a mis dans une grande gare du RER du nord de Paris, pendant toute une matinée, dans le hall, deux gardes armées comme ça. Qu
'est
-ce qu'on a constaté par rapport aux jours précédents, aux semaines précédentes ? Plus de 80% d'achats de billets. Donc en même temps, ça amènerait à réduire, je le pense considérablement à la fraude, qui est de 100 à 150 millions d'euros par an, et
pour
laquelle on ne peut pas continuer comme ça, parce que même cette fraude, quand on prend les transports en commun, insécurise la vision de cette fraude, donne un mauvais climat, et depuis notamment les attentats, il
faut
que ça change complètement. –
Alors Emmanuel Kos, vous, vous voulez aussi plus d'agents dans les trains, mais pas forcément armés. Alors on imagine que ça sera rassurant, ça sera peut-être dissuasif pour les pickpockets, mais face à des terroristes par exemple ?
– Mais justement, face
aux attaques terroristes, je pense qu'il faudrait aussi arrêter de dire n'importe quoi. On a été touché par des attentats au cœur de cette ville, Paris, qui est ma ville, moi je connais très bien les lieux où il
y a
ces attentats, c'est des lieux que je fréquente depuis fort longtemps, et oui, tout le monde est très choqué aujourd'hui, et on a besoin de protection. Mais ce n
'est
pas pour autant que parce qu'il
y a
une campagne électorale, on va raconter n'importe quoi, ni sur le niveau d'insécurité en Ile-de-France, ni sur le fait que la région ferait tout et n'importe quoi. Il y a une réalité, il y
a
une police de proximité qui avait montré son efficacité dans ce pays, notamment dans nos quartiers d'Ile-de-France, et qui a été supprimée. Et moi, dans la mandature dans laquelle j'ai été élue il y a 5 ans, on s'est essentiellement battu justement pour ramener de la police au cœur des quartiers, pour répondre aux besoins de sécurité du quotidien. Quand il y
a
des incivilités, quand on se volait sa voiture, quand on a un problème de voisinage. Et ça,
c
'est la première chose sur laquelle on doit continuer à le faire. Et ensuite, oui, moi je crois beaucoup à la présence humaine dans les transports. Je prends tous les jours les transports en commun, je suis une femme. Je sais ce que c'est aussi d'être ennuyée parce que femme dans ses transports, y compris sur des lignes en difficulté. Et c'est pour ça que ce n
'est
pas simplement des hommes armés, il nous faut des médiateurs, des gens qui fassent de la présence humaine et qui rappellent ce que la région peut faire pour notre quotidien. Nous l'avons demandé à plusieurs reprises, et c'est pour ça que nous proposons par exemple qu'il y
ait
400 agents. Et la dernière chose que je voudrais dire, parce qu'on parle toujours de la sécurité par rapport au terrorisme, mais dans cette région, puisqu'on parle de nos compétences, on s'occupe des jeunes. La question des violences envers les jeunes, la question des violences envers les femmes, ça c'est des sujets de vraie compétence régionale. Et là-dessus, on a fait beaucoup. On a financé ce qu'ils appellent le téléphone d'urgence pour les femmes qui sont victimes de violences. Ça sauve des vies. Ça sauve des vies des femmes qui ont pu bénéficier de l'arrivée
de la police immédiatement. On
va parler des autres questions
de sécurité dans un troisième temps.
Tout à
fait, mais c
'est
prévu, c'est prévu, après la discussion sur les attentats. Monsieur Saint-Just, monsieur Saint-Just, monsieur Saint-Just, regardez
vos insultes
pour plus tard. Monsieur Saint-Just, c'est madame
Coz. C'est
qu
'une insulte. Monsieur Saint-Just, madame
Coz. Il est dans le déni de réaliser. Monsieur Saint-Just, ne s
'interrompt pas, s'il vous plaît. Vous parlez quand on vous donne la parole, sinon vous êtes six, c'est pas pour vous brider, mais si on est six et que tout le monde parle les uns sur les autres, on ne s'entend plus. Pierre-Laurent, vous vous proposez l'embauche de 10 000 personnes à l'RATP. Il y en a combien qui seraient affectées à la sécurité
? À l'RATP et à la SNCF dans l
'ensemble, dans
les
transports d'Île-de-France, mais pas seulement pour la présence humaine dans les gares, tout ça, mais aussi, ça comprend dans nos propositions, les emplois de maintenance, les emplois pour développer les transports,
les emplois de chauffeurs de bœufs et la présence
humaine. Mais alors, justement, sur la sécurité, la sécurité, c'est évidemment des effectifs de police, ce qui suppose qu'on remette en cause les choix d'austérité, parce que tout le monde peut faire des grands discours sur le fait qu'il faut beaucoup de monde dans la police et dans le service public d'éducation nationale, mais comme tous ceux à droite, notamment, et à l'extrême droite qui proposent ça, sont les premiers à nous dire qu'il faut massacrer la dépense publique, ils nous expliqueront comment ils font.
–
Ils
n'ont
jamais dit ça. – Ils nous expliqueront comment ils font. –
Donc,
si on veut réellement, effectivement, augmenter les effectifs de police, il faut de l'argent public, pas seulement de la région, mais de l'État. Par exemple, les commissariats en Ile-de-France, qui sont très souvent dans un État lamentable, c'est une responsabilité nationale. Il ne faut pas démanteler le service public de police nationale et donc ne pas proposer un petit bout aux police municipales, un petit bout à la police des transports, mais il faut protéger le service public de la police nationale. Et ensuite, la sécurité, ça n'est pas seulement la police.
C'est la présence humaine et la présence des services publics dans tout, dans les quartiers, dans les transports, dans les gares, par exemple. Si on continue d'avoir des gares qui sont fermées, dont les guichets sont fermés à 18 heures, parce qu'il n'y a pas d'employés de la SNCF et de la RATP pour les tenir, eh bien, c'est un facteur d'insécurité. Donc, la présence humaine, ça n'est pas seulement la police, c'est les services publics, partout, dans tous les quartiers, à égalité dans toute l'Île-de-France.
Alors, il y
a
un corollaire à la sécurité dont on a beaucoup parlé ces dernières semaines. Alors, là aussi, on est à la marge des compétences de la région, mais quand même, vous parliez de la vie dans les quartiers, c'est la radicalisation d'Aïk. On va donner la parole à Valérie Pécresse, qui est légèrement
en retard. –
En avance, en retard. Et Benoît Hamon, qui est légèrement en avance, sinon les autres, vous êtes à peu près dans les mêmes eaux. Que peut faire la région contre la radicalisation ? Il y a deux points de vue. Comment on peut se faire la radicalisation ? Et les gens qui sont déjà radicalisés, vous, vous avez des propositions par rapport à la RATP ? Et vous, c
'est
la RATP qui serait fichée
?
– Moi, j'ai décidé de ne plus me taire. J'ai traversé l'Île-de-France de part en part. J'ai des proviseurs dans des lycées qui m'ont averti sur la montée des communautarismes. J'ai des familles qui sont venues me voir, paniquer, en me disant qu'on était en train de leur voler leurs enfants pour les emmener dans des sectes de mort, que la radicalisation avait lieu sur Internet, qu'elle avait lieu aussi dans des salles de prière dans lesquelles on prêche la haine. Et ils m'ont demandé de les aider. Alors moi, je suis prête à les aider. Je suis prête à financer des lieux de déradicalisation.
Je suis prête à signer avec le ministère de la Justice, avec Mme Taubira, la même convention que celle que nous avons signée avec le ministère de l'Intérieur. Si on l'a fait avec l'Intérieur, on peut le faire avec la Justice. Et sur la question des fichiers S radicalisés, là, je ne peux pas non plus me taire, parce que les entreprises m'ont alertée, les syndicats sont venus me voir. On ne peut pas laisser des personnes radicalisées fichées S être salariées dans des grands services publics ou dans des entreprises privées qui travaillent sur des plateformes aéroportuaires, dans des sites Céveso.
Donc, je prêche pour une base légale de partage d'informations entre les services de renseignement et les services publics de la région. Alors, ça n'est pas de la compétence régionale stricto sensu, mais vous imaginez bien qu'un président de région qui a la responsabilité des transports ne peut pas laisser des bus, des métros ou des RER être conduits par des personnes qui sont radicalisées, potentiellement dangereuses, ni des aéroports, première frontière de la France, en Ile-de-France, être pas surveillées. Vous êtes d'accord avec ça, Nicolas Dupont-Lignon ?
Bien évidemment, je suis d'accord. Moi, je vais même plus loin. Je pense que les djihadistes de retour de Syrie, qui sont classés S, auraient dû être arrêtés immédiatement au lendemain des attentats. Moi aussi. Et je le regrette qu
'on
ne l
'ait
pas fait. Et ce sont des mesures nationales. Et je crois que tout responsable public, à un moment, doit dire stop. Je voudrais vous faire une remarque. Ça fait des années, mais moi, il y a 15 ans, on parlait déjà de mosquée salafiste. On a voté une loi, et je crois qu'on l'a tous votée, sur la burqa. Elle n
'est
pas appliquée
dans nos banlieues. Non, Claude Bartholome
ne l
'a
pas votée.
Elle n
'est
pas appliquée dans nos banlieues. C'est incroyable. Moi, je suis
maire, je vois... Mais tout ça, c'est pas régional. C'est pas régional. La région ne peut pas
peser. C'est pas la région. La région peut servir pour aider, financement de ceci,
de
cela. Mais il y
a
un moment, est-ce qu'on veut défendre notre civilisation, notre État ? C'est tout. Et on ne l'a pas défendu. Il y a beaucoup de, comment dire, de promiscuité, ou de faiblesse, de laxisme, au nom d'un droit à la différence. Moi, je crois à l'assimilation républicaine.
Emmanuel Kos, sur la radicalisation comme sur la sécurité, est-ce que quelque part, on n
'est
pas en train de devenir un
peu parano
?
Je crois déjà que face à un phénomène qui est très mouvant et qui nous touche de plein fouet, je pense que personne ne devrait jouer les cadeaux dans la période parce qu'on est face à un phénomène, on ferait mieux plutôt d'être unis. Je vous rappelle que les attentats, il y en a eu avant ce qui s'est passé là et que c'est un phénomène extrêmement complexe. Je le dis parce qu
'être dans la toute puissante, et vous
n'allez pas m'interrompre à chaque fois, M. Valor-Saint-Just, être dans la toute puissance face à cela, ça ne permettra pas de poser la question. Après, il y a un phénomène de radicalisation qu'on doit stopper. On doit couper les racines de cette radicalisation. Elles ne sont pas simplement liées à ce que l'on pourrait dire par rapport à une pratique de l'islam. Il y a aussi des gens qui sont dans une pratique sectaire et qui, en effet, cherchent à embobiner des jeunes, notamment sur Internet, notamment par l'absence aussi de structures sur le terrain.
Et la
région peut faire quelque chose contre
ça ? La région
peut en tout cas déjà s'occuper de ces jeunes et de travailler là-dessus. Le retour du service public dans des quartiers, tout ce que l'on met pour remettre de l'égalité dans cette région, qui n'est pas du tout égalitaire, ne pas laisser des jeunes en perdition, c'est aussi répondre à cela. Il faut aussi des mesures de sécurité, et c'est au gouvernement de les prendre. Et enfin, je voudrais quand même le dire, parce qu'on parle des salariés, notamment de la RATP, de la SNCF ou des aéroports, c'est des gens qui font un travail absolument remarquable. Et moi, je ne voudrais pas que pour une personne qui a été employée de la RATP il
y
a plus de trois ans, on jette l'opprobre sur l'ensemble d'une profession qui fait un travail remarquable et qui fait vivre tous les jours la région et qui nous permet à nous de vivre dignement. Évidemment qu'il faut que la RATP obtienne des mesures, mais il
ne
faut pas non plus laisser entendre qu'aujourd'hui, son personnel serait gangréné totalement par des personnes radicalisées.
Tout
à fait. Pierre Laurent, moi j'ai écouté ce matin le leader, la CGT, qui était sur une station de radio, et qui disait qu'il avait viré de la CGT des éléments radicaux, notamment qui travaillaient Air France. Est-ce que vous partagez le point de vue d'Emmanuel Kos quand même en disant qu
'il
ne
faut
pas condamner tous les salariés ? C'est une
évidence. Mais néanmoins, la CGT reconnaît que... Emmanuel Kos a mille fois raison.
A mille fois raison.
Mais la CGT a quand même dit qu'il y en avait beaucoup. Il y en avait quand même quelques
-uns
qui ont... Il dit qu
'il faut mettre sous tutelle Saint-Denis, c'est-à-dire une ville populaire de plus de 100
000 habitants. Le maire, le maire, les élus, les irresponsables de Saint-Denis. De plus de 100
000 habitants, c'est-à-dire une ville à l'image de la plupart de nos grandes villes populaires d'Île-de-France, eh bien là, on est effectivement dans la stigmatisation de populations entières, et quasiment une
majorité de la population d'Île-de-France.
Et vous ne connaissez pas Saint-Denis, parce que s'il y
a
une ville solidaire, et une ville qui a été digne dans l'épreuve, c'est bien cette ville-là, et
vous devriez aller un peu y voir,
plutôt que de dire n'importe quoi sur ça.
– Mais sur cette question-là, il n'y a pas une
réponse. Il faut arrêter de faire de la démagogie. Il n'y a pas une réponse. Il faut s'occuper effectivement des services de police qui doivent suivre cette situation. Il faut des mesures en matière d'éducation. Et il faut effectivement une région qui ne laisse aucun jeune sur le bord de la route. Il faut s'occuper de la justice. Les services de protection judiciaire de la jeunesse ont été massacrés par les politiques d'austérité. Allez discuter avec les gens qui travaillent dans les services de protection judiciaire de la jeunesse. Ils n'ont pas de moyens pour travailler. Ils ont des dizaines et des dizaines de jeunes à suivre. Et ils ne peuvent pas faire leur travail. Certains disent qu
'il
faut mettre plus de gens en prison. Mais la prison est devenue une machine à récidive. Tout le monde le sait. Toutes les études le montrent. Précisément parce qu'on ne donne pas les moyens au personnel pénitentiaire
de travailler correctement. La région dont tout cela a Pierre-Laurent. Donc il faut
des régions. Oui mais vous nous posez une question qui ne peut pas être résolue par la seule région. Alors permettez qu'on réponde à la question que vous nous posez. Vous nous dites la déradicalisation.
Vous nous dites
il faut régler le problème dans la région. Non c'est un problème qui suppose la mise en oeuvre de moyens importants qui débordent ceux de la région.
Laurent Saint-Just, vous vouliez intervenir. Donc la région pour vous peut faire quelque chose ?
Il y a une question de la compétence de la région dont on a très peu parlé pendant cette campagne et qui pourtant est tout à fait intéressante et prégnante après ces attentats.
C
'est la question de la politique de la ville. Ça fait maintenant extrêmement longtemps que cette politique de la ville a été mise en place, qu'on y met un argent considérable. Je pense que c'est un échec. Cette politique de la ville et que ça a participé de tous les maux que nous connaissons. Je crois qu'il faudrait faire un examen de conscience et rétablir surtout, et on le sait dans les quartiers les plus difficiles de la région parisienne, l'éducation. L'éducation nationale et que le système d'éducation nationale redevienne surtout dans ces quartiers-là un système d'excellence. Et le conseil régional doit pouvoir le faire.
En ce qui concerne la radicalisation elle-même de la compétence du conseil régional, je crois que le conseil régional peut aider à ce que dans les lycées ou à un certain nombre d'associations, il y ait le moins possible de manifestations de communautarisme religieux qui peut participer à cette radicalisation. Ce sont des questions délicates qu'il faut traiter de façon délicate, mais je trouve que nous aurions dû, à l'occasion de cette campagne, remettre sur la table et mettre sur la table le concept même et les applications de ce qu'on appelle depuis maintenant très longtemps la politique de la ville, car l'échec est là aujourd'hui devant nos yeux.
–
Benoît Hamon, comme réponse aux attentats, M. Bartholone a proposé là récemment un service civique régional, afin donc peut-être d'éviter la radicalisation. Est-ce que ce n
'est
pas un peu angélique, utopiste ? –
Il y
a
deux types de réponses qui sont complémentaires. C'est d'abord, comment se protège-t-on
? L
'état d'urgence le permet, il y a des réponses qui ont été formulées et elles sont indispensables, ces réponses-là. Et je veux dire que ce n
'est
pas le moment de baisser la garde sur les moyens qu
'on
donne aux services publics. C'est bien d'améliorer le renseignement technologique, encore faut-il qu
'il
y
ait
des personnes pour l'exploiter. Et c'est une des questions centrales qui a amené, je crois, tout le monde à se retrouver sur le fait de voter des effectifs supplémentaires pour le renseignement et l'exploitation des données dont on dispose. Mais il y a après, comment est-ce qu'on recrée de la confiance dans la société française ? Comment ?
On
fait société. Et sans nostalgie à l'égard de ce
qu
'était le service militaire obligatoire, qu'on doit être quatre à avoir fait ici, puisqu'il était à l'époque réservé aux hommes, la proposition qui est celle de Claude Barthelonne est de mettre en place un service civique régional qui serait proposé
aux
hommes et aux femmes, aux garçons et aux filles, qui permettent de répondre déjà à ce qu'est la demande. Il faut savoir aujourd'hui que l'agence du service civique n'est en capacité de répondre qu'à une demande sur quatre en termes de service civique.
pour
proposer à ces jeunes de s'inscrire dans un projet collectif, dans une démarche d'intérêt général. Je veux simplement dire, c'est que le brassage, le fait de faire don d'un peu de son temps à la collectivité, sans contrepartie marchande,
en
l'occurrence,
en
améliorant sa formation, comme auparavant lors du service militaire, en passant à BAFA, on
a permis de conduire, c'est de nature à refaire société. – Des fois, il y a
animation dans un club de canicoyac, et je n'exagère pas, il y a ce type d'offre…
– Écoutez, que ce soit perfectible incontestablement,
et
moi je ne prétends pas aujourd'hui que l'offre qui serait celle des services civiques, en l'état, soit de nature à répondre à toutes les questions que j'ai posées. Cela étant dit, c'est un bel enjeu
pour
la région, et puis je l'espère pour la nation, si demain nous décidions de mettre en place un service national, civique, obligatoire.
–
Juste, j 'ai proposé le service national, civique, obligatoire et militaire, en 2012, mais c'est au niveau national, et je pense qu'on est dans un débat régional, et moi je veux bien qu
'on
promette tout à mesure des événements, mais notre boulot d'élus régionaux, pour ceux qui sont candidats à la région Île-de-France, c'est peut-être de faire moins, mais mieux. Et j'aimerais qu'on parle des problèmes dont on est totalement compétent.
– Alors
justement, on y vient, vous me faites une transition toute trouvée, merci à vous, puisqu'on va maintenant parler des transports. Alors là, il y a une compétence régionale, on y est bien sûr, train, bus, métro, nous passons en moyenne une heure et demie chaque jour dans ces transports. La région, à travers le STIF, y consacre un tiers de son budget, mais avec une fréquentation en hausse de 25% en 10 ans, difficile de tenir le rythme, trop de retard, trop peu de remboursements, en pleine campagne électorale. L'UFC Que Choisir a mis les pieds dans le plat et a annoncé la semaine dernière qu'il allait attaquer en justice la SNCF, la RATP et la région. Regardez.
Retards à répétition, annulations, la galère des franciliens dans les transports, l'UFC Que Choisir en a fait depuis longtemps, un cheval de bataille. L'association de consommateurs s'invite désormais dans la campagne des régionales. Elle a choisi son moment pour parler des trains qui n'arrivent pas à l'heure.
Par
jour, vous avez plus d'un demi-million d'usagers qui arrivent en retard. 550 000 par jour sur l'île de France. Donc c'est quand même considérable. Et encore une fois, on ne peut pas avoir évidemment une ponctualité à 100%, mais encore faut-il avoir des outils dans le contrat de service public qui incitent la RATP, la SNCF à améliorer la qualité. Or les élus viennent de renouveler un contrat alors que les élections n
'ont
pas eu lieu.
Ces
récriminations s'appuient sur une collecte de données. Grâce à une application pour téléphone portable, l'association recense les retards et incidents dans les transports. Elle a recueilli 42 000 signalements dressés par les usagers.
Oui,
il y a beaucoup de retards. Il y
a
tout le temps de retards. Ils ne sont pas toujours à l'heure. C'est pas vrai.
Et
voici le bilan. Sans surprise pour le RER, le principal point noir se situe du côté de la ligne A avec près de 2500 incidents de trafic.
Quant
aux Transiliens, c'est la ligne L qui pêche presque 3300 problèmes signalés.
L
'association réclame des pénalités plus fortes pour inciter les compagnies à la ponctualité et une indemnisation automatique des retards récurrents. Les transports, un sujet sensible en cette période préélectorale. Preuve en est, RATP, SNCF et syndicats des transports d'Ile-de-France ont décliné notre demande d'interview.
–
Alors tous, vous avez vraiment des propositions en matière de transport, notamment le renouvellement de ce qui est existant. Valérie Pécresse, en quoi ce renouvellement pourra répondre à la question des retards ou simplement ça les rendra supportables parce que les rames seront plus confortables ?
– D
'abord, je veux dire à l'UFC que choisir que bien évidemment, nous allons réviser la convention avec la SNCF et la RATP si je suis élue. J'ai dit que c'était scandaleux qu'on signe ce contrat avant l'élection. C'est un déni de démocratie et on m'a garanti que les clauses de révision me permettraient de rajouter plusieurs choses. D'abord, un bonus uniquement sur la ponctualité, bonus, malus, qui permettrait de mesurer enfin ce fiasco total des transports qui est la ponctualité. Parce que la vraie première exigence des Franciliens, c'est quand ils vont travailler, quand ils vont quelque part, c'est d'y arriver à l'heure et d'être informés aussi quand les trains ne sont pas là.
Donc le sujet, moi vous savez, je suis usagère de la ligne L, la plus sinistrée des lignes de Franciliens. Je suis élue de la ligne B, qui est aussi une des lignes les plus sinistrées. Donc oui, nous allons faire la révolution des transports. Pour faire la révolution des transports, il y a trois choses. D'abord, rénover complètement l'existant. Rénover l'existant, les lignes bien sûr, mais le matériel. Parce que le matériel, il tombe en panne parce qu'il est vétuste. Et puis s'il est neuf, il sera automatisé. S'il est automatisé, il sera plus capacitaire, plus à l'heure et plus accessible. Et il y aura la 4G. Donc on changera complètement la philosophie des transports. Et
c'est possible. Vous, vous proposez même 100
% de rame neuve à la fin de votre
mois. Et rénover, ou rénover. Mais c'est
possible ? Ou rénover.
Écoutez, moi j'ai un calendrier. Est-ce que c'est
possible en temps ?
J'ai un calendrier,
j'ai un échéancier, j'ai travaillé avec tous les industriels qui sont potentiellement candidats à un marché public de la région. Et j'ai fait un plan de 400 millions d'euros d'économie sur le gap 6 pillage de la région que je vais réinvestir là-dedans. Mais je voudrais aussi parler des routes. Parce qu'il y a un tabou, les routes
-là. On y viendra dans un instant, Valérie Pécresse. Oui, mais je
multiplierai par 5 les crédits routiers de la région. Parce que embouteillage égale pollution. Et ça, il faut quand même que les verts s'en rendent compte
un jour.
C'est prévu dans la discussion. Emmanuel Kos, justement, c'est un écologiste, Pierre Cernes, qui était vice-président en charge des transports. Finalement, est-ce que ça ne dit pas ce qu'on vient d'entendre, cette plainte de l'UFC Que Choisir, que la région est assez impuissante face à la RATP et à la SNCF ? Elle
est
cliente et en même
temps, le client n'est pas
toujours
roi.
Je ne crois pas à la région à des pouvoirs, mais il faut dire les choses telles qu'elles sont. Pendant 30 ans, on n'a fait aucun investissement dans cette région. Pendant 30 ans, on n'a fait aucun investissement dans cette région sur les
transports.
Et depuis 2004, la région a dû reprendre tout. Parce que ce qu'on ne dit pas derrière ce reportage, c'est les investissements qui ont été faits dans le passé, notamment des lignes de tramway, des lignes de métro prolongées, l'investissement qui est fait là pour les 10 prochaines années. Et moi, je vais vous dire, d'une part, je suis fière de notre bilan et en même temps, je sais qu'on a encore beaucoup de choses à faire. Beaucoup de choses à faire parce que c'est très long de moderniser un réseau qui n'a pas eu d'investissement pendant 30 ans.
Et c'est pour ça que, évidemment, oui, nous, on propose une garantie ponctualité avec un renforcement encore plus ferme de nos relations avec les prestataires, mais aussi des assurances correspondantes parce qu'un des enjeux majeurs aujourd'hui sur les transports, c'est que les usagers de la Grande Couronne aient plus de bus aux heures de pointe qu'ils n'en ont aujourd'hui. Et je vais vous donner deux exemples. Nous,
on
s'était engagés sur deux grandes mesures quand nous sommes arrivés en 2010. Le pass Navigo à tarif unique, je le
redis, parce qu'il
est financé et surtout, il aide plus de 5 millions de personnes tous les jours. Et donc, à un moment, il faut arrêter de refaire le débat quand on donne une aide réelle à celles et ceux qui prennent les transports.
Et
aussi, je vais vous dire, le plan bus. Parce qu'en 2011, personne ne voulait renforcer le bus dans cette région. Nous l'avons porté et vous le savez très bien aussi,
je vous l'avais
proposé. Et vous l'avez voté et vous avez voté une proposition des écologistes, mais
je tiens à le redire. Et aujourd'hui,
tout le monde veut le faire. Donc,
je
vais vous dire, oui, c'est un investissement extrêmement important, les transports. Et vous l'avez dit, il y a 25% de trafic d'usage en plus. Et c'est une réussite. Mais maintenant, il faut qu'on assure des choses simples, l'information en temps réel, la ponctualité, et évidemment, renforcer les lignes D, C et B du RER
qui ont
besoin des investissements essentiels. Là, vous le savez,
est aussi doté de beaucoup d'investissements.
Attention au temps, Emmanuel Coz, vous êtes en train de prendre pas mal d'avance. Nicolas Dupont-Aignan, est-ce qu'on peut renouveler à la fois l'existant et construire quand même, c'est votre grand dada, donc
je
me vais vers vous, et en même temps, pouvoir construire le métro du Grand Paris qui va être autour du Grand Paris.
Vous dites, on ne
peut
pas faire les deux en même temps. Oui, c'est la raison d'être de ma candidature. Je suis un riverain de la ligne D, ça fait 15 ans que je bataille pour que cette ligne fonctionne et ce qui m'a révolté, c'est de voir la création de la société du Grand Paris dans l'opacité la plus totale avec des emprunts, de nouveaux impôts, chacun a sa feuille d'impôts, trois impôts
pour
le Grand Paris Express.
Mais de nouvelles infrastructures aussi qui
vont avec ces impôts
et ces emprunts comme vous dites
et qui vont faire verre
aux gens.
Mais
je vais
finir ma phrase. Et en même temps, l'incapacité la plus totale de la région, de la SNCF, de la RATP à faire fonctionner ce qui existe. Alors moi, je veux bien. On est tous d'accord sur ce qu'il faut. On veut tous des trains, des bus, des rames nouvelles, la vidéoprotection, la 4G.
C
'est le Père Noël, les élections régionales. C'est génial. Bon, mais c'est pas vrai. C'est pas vrai. Ils ne pourront pas faire tout en même temps. Alors moi, je suis clair avec les électeurs. Parce qu'en plus, il faut baisser les impôts ou pas les augmenter. Mais de qui on se moque
? Mais
ceux qui nous regardent, ils se disent, ils sont complètement barjots ces gens-là.
On
peut faire des économies.
Oui, oui, c'est des économies. Excusez-moi. Les
économies, vous êtes la première à dire le Grand Paris, on le finance sur 800 millions, 850 millions, si je peux finir ma
phrase. Le Grand Paris, c
'est l'État.
Ah oui, c'est l
'État. Mais c'est curieux, les feuilles d'impôts de l'État, elles arrivent aussi chez nous. Et moi, j'ai une vision globale. L'État, il
n
'a rien financé quand vous étiez ministre et l'État ne finance moins aujourd'hui parce que M. Bartholone propose 850 millions pour le Grand Paris et il ne les a pas eues alors qu'il est président de l'Assemblée nationale. Donc, ça me fait doucement rigoler. Ce que je voudrais, et c'est fondamental, c'est qu'on dise la vérité aux usagers.
Et
ma vérité aux usagers, soutenue d'ailleurs par le président de
l
'Association des usagers, Jean-Claude Delarue, qui nous a rejoints et ne nous a pas rejoints par hasard, c'est d'abord, on rénove l'existant, capacité, changement des voies, des rames, ça coûte 10 milliards contre 30 milliards pour le Grand Paris. 10 milliards tout de suite. Parce que moi, je veux que dans 5 ans, on puisse prendre le RER, les 3 millions d'usagers. Ce qui n'interdira pas, parallèlement, de financer des structures plus légères que le super métro, donc moins coûteuses, de banlieue à banlieue, des tramways, des bus, notamment en Grande-Couronne, qui est complètement oublié. Ça, c'est un vrai programme. Alors après, on peut discuter. Il est sur mon site internet.
C'est un programme vrai, applicable et finançable. Parce que je ne
veux
pas augmenter les impôts de la région demain.
Val-Rand Saint-Just, vous aussi, on oublie le métro du Grand Paris Express
?
Pour le moment, son utilité par rapport à son coût est encore à démontrer. Si on me la démontre, pourquoi pas ? Et l'existant, il faut considérablement l'améliorer. C'est absolument certain. Mais il y a un point, de toute façon, un bas qui blesse depuis le départ dans ces affaires de transport et de transport en commun, que ce soit en Ile-de-France ou dans toute la France. C'est que les représentants de nos gouvernants depuis des dizaines d'années, M. Hamon et M. Pécresse, vous êtes là aussi.
Mme Pécresse, pardon. C'est un
compliment venant
de nous. Oui,
non, excusez-moi. Mais pas trop théorie du genre, Mme Pécresse. Vous êtes tous les deux co
-responsables de
ce que la SNCF n'est plus un service public du transport. Vous avez détruit le service public du transport et notamment, vous l'avez détruit auprès de la SNCF. Et la SNCF, depuis maintenant longtemps, si vous me permettez cette expression un peu triviale, elle ne sait plus où elle habite et elle ne sait plus coincer entre des obligations qu'elle a en cas de service public et des obligations de rentabilité que vous lui avez imposées. Dans la région parisienne, au moins, je crois qu'il faudrait vraiment, parce que ce sont les plus faibles d'entre nous, les plus démunis, qui souffrent
le
plus de ces difficultés de transport, reprendre vraiment l'esprit du service public de transport pour irriguer complètement la région de la façon la plus sûre, la plus confortable et la plus sécuritaire. Il faudra y mettre de l'argent. Vous avez cité des chiffres. La question d'investissement dans le Grand Paris se pose véritablement par rapport à ce qu'on peut faire. Mais moi, je suis un peu habité par cela. Le service public que nous connaissons dans notre pays, il faut le recréer au niveau des transports en commun.
Juste un petit mot pour les uns et pour les autres. Comme on parle de transport, on va accélérer un petit peu, sinon on n'aura pas le temps de traiter tous les sujets qu'on a envie de traiter avec vous ce soir. Oui, mais c'est quand
même
important les transports. Oui,
mais on
accélère. On accélère.
Alors,
tout, tout, tout. La vitesse d'un métro à pleine vitesse. Pierre Laurent, sur le renouvellement, tout le monde a un peu les mêmes projets puisqu'il
y a
déjà plein de choses qui ont été votées. Mais vous, il
y
a une différence quand même, c'est par rapport au Pass Navigo. Vous, vous proposez sa gratuité pour les moins de 18 ans.
Oui, parce que je pense qu'il faut d'abord dire une chose sur les transports, c'est qu'il faut cesser de mégoter. Parce que c'est précisément ce qu'on a fait pendant 30 ans. Ce qu'on nous dit, c'est un coût. On est en train de nous dire encore que
c
'est un coût. Mais il n
'y
a pas de vie économique en Ile-de-France sans les transports. Alors, on va continuer à prendre à nouveau du retard. Non, on vient de décider des grands investissements dans le transport avec beaucoup de retard. Cette bataille, elle a d'ailleurs commencé dans le Val-de-Marne avec le projet Orbi-Val qui s'est étendu à toute l'Ile-de-France. Eh bien, il faut au contraire accélérer. Parce que sinon, nous allons vers des graves problèmes à nouveau. Et par exemple, le problème de la ponctualité et le problème de la capacité du réseau RER. On sait qu'il faut un grand investissement pour doubler le tunnel du Châtelet si on veut pouvoir augmenter la capacité du RER.
Alors qu'on ne nous dise pas qu'il ne faut pas beaucoup d'argent parce que tout le monde sait que c'est un investissement très lourd. Mais il faut le faire.
Sinon, la région
sera engorgée. Donc, arrêtons de mégoter et menons plutôt le débat sur où est-ce qu'on va trouver l'argent pour financer, effectivement, et avancer plus vite. Et là, effectivement, nous avons un débat parce qu'il y a des gens qui disent il ne
faut
pas augmenter les impôts, il ne
faut
pas que les grands acteurs économiques participent au développement de ça. Et en même temps, il faut rendre accessibles les transports. Eh bien, nous, nous disons qu'il faut effectivement avancer sur la tarification et la rendre plus accessible pour désengorger aussi l'utilisation de la voiture, même s'il y a des endroits où, effectivement, on a besoin de continuer à utiliser sa voiture.
Avec le
risque qu'il y
ait encore plus de voyageurs qui
prennent les transports
en commun et que ça sature encore plus. Non, mais ce n'est pas un risque.
Ce n
'est
pas un risque si on met le paquet sur la qualité. Et ensuite, il faut que les grands acteurs économiques, et c'est pour ça qu'on a proposé l'augmentation du versement de transport, participent au financement des transports. Parce qu'on voit mal pourquoi toutes les entreprises, s'il n'y a pas de transport, on ne peut pas aller travailler. Donc, toutes les entreprises ont besoin de ça. Les grands centres commerciaux qui font leur richesse sur ça ne participent pas au financement des transports. Les grandes zones immobilières de bureaux ne participent pas assez au financement des transports. Donc, il faut que tout le monde mette le paquet sur ça et c'est possible. Et un
dernier mot, juste une chose, c'est que sur la route, on
en
reparlera. On
en
reparlera
mais il faut s'occuper du fait. On en parle juste après. Je vais
juste donner la parole à Benoît Maude parce qu
'on
ne vous a pas encore entendu sur ce point précisément. Finalement, on entend ceux qui veulent abandonner en totalité, en partie, le métro du Grand Paris. On a un peu l'impression que de toute façon sur cette affaire,
c
'est Emmanuel Valls qui a mis la main sur le dossier et c'est lui qui gère.
Ce
qui sera bien,
c
'est que, nous parlons clairement des infrastructures, l'État devra contribuer et
il
devra tenir ses engagements. Et en l'occurrence, pour ce qui est de la rénovation et de
l
'amélioration des infrastructures, les engagements qui sont attendus sont extrêmement lourds chaque année si on veut remettre à niveau nos infrastructures et pour, dans ce domaine-là, l'engagement de l'État, on ne devra pas mégoter ses engagements et il devra tenir parole.
Ce que vous nous dites en filigrane, c'est que vous serez mieux placé pour
négocier avec l'État qu'une majorité de
droite
? Ce n
'est
pas ça que je... Non, mais en plus, ce ne serait pas au niveau... On a été trop habitués dans le passé,
à
toutes époques, à voir l'État s'engager pour, au bout du compte, réviser ses engagements, les revoir à la baisse et
renégocier
avec les collectivités. Mais je le dis, pourquoi ? Parce que sur des dossiers qui sont extrêmement concrets, qui concernent les routes... Je parle de celui qui me concerne, l'enfouissement de la nationale d'Issatrap, ça fait des années et des années, désormais, heureusement, inscrit au CPER, mais on a trop vu l'État ne pas s'engager. Donc ce sera un engagement fort. Mais
permettez-moi... La région ne peut pas financer.
Mais permettez-moi juste parce qu'il y a beaucoup de choses qui ont été dites et je suis assez d'accord sur le fait que de la 4G à l'amélioration des gares, à l'automatisation pour améliorer les capacités comme la ponctualité au fait de
mettre en place... Vous avez tous les mêmes propositions parce que
c'est déjà dans l'air du temps,
c'est lancé, voilà. Pas dans
le même ordre.
Nous,
nous prenons position en faveur d'une adaptation aujourd'hui du service public de transport à ce que sont les besoins des franciliens. Lequel ? La proposition que l'on tende, je ne
dis
pas que ça va se réaliser en un an ni en deux ans, vers un transport public, métro, transilien, RER, un réseau dans le réseau, 24 heures sur 24. Comme qui ? Chicago, New York, Londres.
Pour
faire en sorte que
nous
répondions aux besoins de qui ? Ceux qui ont besoin aujourd'hui des transports
publics
sont les plus vulnérables, se lèvent tôt ou rentrent du travail tard et ne disposent pas de solutions
privées pour
pouvoir
se transporter. Sur ce dossier-là, c
'est un engagement que nous prenons de faire en sorte qu'au terme de ce mandat, nous puissions mettre en œuvre une réponse en termes de services publics de transports qui permettent aux franciliens de se déplacer 24 heures sur 24. Je veux un mot parce que
dans
le genre d'hémagogie plein pot, vous êtes le champion parce que sur la ligne D, il manque 15 rames
pour
éviter les trains supprimés. Tous les soirs, les gens voient marquer « trains supprimés ». Les quais sont pleins et vous nous dites 24 heures sur 24, Chicago, New York, vous n'êtes pas foutu déjà depuis que vous êtes 18 ans à la région, 3 ans au gouvernement de faire marcher les RER.
Alors moi, je préfère faire marcher
les RER plutôt que de rêver à 24 heures
sur 24, Chicago. Je
veux m'engager clairement sur le Grand Paris. Le Grand Paris, c'est la responsabilité de l'État. Vous savez que c'est un projet que nous avons lancé dans la précédente mandature. Il faut la rénovation, il faut la rénovation de l'existant et il faut le Grand Paris.
Il
y a 4 millions de franciliens qui attendent une nouvelle gare du Grand Paris. Et le RERD que je connais bien, qui
est
le RERD de M. Dupont-Aignan,
il est bondé. 700 000 personnes.
Oui, il est bondé. Et
il
y a 5% de nouveaux habitants, de nouveaux usagers chaque année de plus. On ne résoudra pas le problème de la saturation du D, du A, du B. On ne les résoudra pas sans prolonger le RERD jusqu'à Mante-la-Jolie, sans créer Roissy Express, sans avoir aujourd'hui une ligne 15 qui fera les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Et on n'arrivera pas, les chercheurs ne créeront pas le plateau de Saclay et une Silicon Valley dans l'Essonne si on n'a pas la ligne 18 qui
permet de relier Orly
à Saclay. Ce n
'est
pas possible. Les nouvelles lignes, c'est celles qui nous permettront d'avoir les Jeux Olympiques. C'est celles qui nous permettront d'avoir l'exposition
universelle.
Tous les projets, les projets d'ambition pour l'Île-de-France passent aussi par
l'arrivée des nouvelles lignes et
on peut faire les deux. Et moi, je m'engage
à faire les deux. de
démagogie entre vous et vous. Le
concours de démagogie. Vous ne savez pas gérer. Vous ne connaissez pas
le
budget de la région. Vous ne connaissez pas le budget de la région. C'est
extravagant.
On
va passer
à un autre... On va parler des finances. Non, mais attendez. On va parler finances. Vous promettez les baisses d'impôts. Vous ne pouvez pas compter les impôts. C'est extravagant. C'est ça dont on ne veut plus.
Mais
c'est ça dont on ne veut plus. C'est la démagogie. On
n'entend pas. Monsieur Saint-Just, je vous passe la parole sur la question des routes. Puisque c'est... Voilà. Vous défendez les automobilistes. Qu'est-ce que vous proposez pour limiter les embouteillages ?
Très vite, chacun apprécie la route. Que Mme
Hidalgo arrête de les persécuter. Mais moi, j'ai une proposition bien précise en ce qui concerne la route dans le cadre de la compétence de la région. C'est que le passe-navigo puisse servir aussi à utiliser les parkings relais qui existent et
qui devraient... Je croyais que vous
étiez contre le passe-navigo. Je n
'ai
pas... Non. Je croyais que vous étiez contre.
Non, non, non. Depuis que tout à l'heure, vous nous dites que c'est de la démagogie, etc. Mais maintenant, il faut qu'il serve à tout.
Mais sur le financement. Bien
entendu, ça
nécessiterait une redevance supplémentaire qui serait payée par l'usager pour utiliser en même temps ces grands parkings relais dans tous les bouts de ligne de l'île de France. Voilà ce que j'ai à dire sur la question des routes.
Alors, d'un mot sur les routes, vous aussi,
les automobilistes,
Nicolas Dupont-Aignan, rapidement, les automobilistes sont persécutés
aujourd'hui. Oui,
c'est une situation absurde. Les Verts ont bloqué les circulations, n'ont pas prévu de voies alternatives, notamment en Grande Couronne, où 70% des déplacements se font par la voiture. Moralité, on a les embouteillages et la pollution. Je propose 1 milliard par an, pris sur le Grand Paris, pour
les
infrastructures routières débloquer des infrastructures, les gros bouchons. Et je propose bien évidemment de rendre gratuits les parkings de stationnements régionaux, ce que refusent les Verts. Chez moi, on fait un parking de stationnements régional. La région dit on vous finance, excusez-moi, je finis ma phrase, on vous finance le parking si vous le rendez payant. Mais c'est absurde. Il faut rendre gratuits les parkings. C'est la priorité.
On finance le navigo un peu
plus
cher pour des utilisateurs de parking. Emmanuel Coste, je voudrais simplement
dire sur la route que toutes les métropoles qui se sont libérées des bouchons l'ont fait en ramenant plus de transports en commun, quelle que soit la forme,
ferrées, trains, vélos
ou à pied. Et aujourd'hui, pour nous, l'objectif principal sur la route, c'est d'aider l'ensemble des ménages, l'ensemble des artisans, l'ensemble des petites entreprises à changer de véhicules pour sortir des véhicules diesel de notre parc automobile.
On aura l'autonomie notamment en
grande couronne. On peut aider aujourd'hui les ménages, les artisans et y compris l'ensemble des entreprises franciliennes qui ont besoin de se moderniser. Et c'est là où la région peut vraiment être utile, notamment sur ce sujet.
Pierre Laurent,
j
'ai lu sur votre programme, il
a
marqué il faut pouvoir laisser sa voiture au garage.
Oui,
mais il
faut encourager tous les modes de transport alternatifs possibles. Donc, évidemment, développer les transports publics. Mais évidemment...
Il restera
de la route. Mais bien sûr qu'il restera de la route. Et même, figurez-vous, que je suis pour aider les jeunes à acquérir le permis et à prendre des dispositifs pour ça parce que sinon, ça les pénalise dans la recherche d'emploi ou pour aller sur un lieu d'apprentissage et tout ça. Donc moi, je ne dis pas que nous allons supprimer la voiture. Pas du tout. Je dis qu'il faut une gestion intelligente de tout ça. Mais sur la route, je voudrais dire une chose supplémentaire qui n'a pas été dite. Il faut libérer nos routes d'une grande partie des camions des poids lourds qui circulent sur l'île de France.
Vous êtes plusieurs à proposer une taxe poids lourds ? Non,
nous ne sommes pas plusieurs. J'ai bien regardé les programmes. Nous sommes les seuls à dire qu'il faut développer de manière très importante le fret ferroviaire et fluvial. Et Emmanuel aussi le dit sur
ça.
On n'a jamais
pu le faire
en France.
Et écoutez-moi, c'est
complètement faux. Nous avons 96% des marchandises qui circulent par la route en Ile-de-France. c'est le plus mauvais taux de toutes les régions françaises. Et il y a des grandes zones de fret ferroviaire qui sont portes de l'île de France, six grandes zones qui sont aujourd'hui délaissées par la SNCF et qu'on n'utilise pas à développer le fret ferroviaire. Et les cheminots portent des propositions très importantes pour ça et
elles sont absolument nécessaires. Il y a 80 000
poids lourds qui
franchissent chaque jour les péages
de l'île de France et on peut en dissuader une grande partie. Mais pour ça, il faut investir dans le fret ferroviaire
et dans le fluvial et dans le fluvial
et on va passer ensuite à un sujet extrêmement important, l'économie. Monsieur Hamon, Annie Delgaux est un de vos soutiens. Elle veut interdire progressivement l'entrée du diesel dans Paris. Est-ce que vous appuyez cette politique et comment vous allez gérer les conséquences si vous êtes à la tête de la région pour les automobilistes franciliens qui vont s'arrêter aux portes de Paris éventuellement ?
D'abord, je veux dire que l'intervention de M. Dupont-Aignan a cet avantage de proposer en tout cas aux Franciliens des choix clairs. Des choix clairs entre les options qui leur sont proposées en matière de politique de transport, ceux qui font le choix aujourd'hui de privilégier les transports collectifs, les transports propres, qui privilégient la transition écologique et ceux qui considèrent, j'entends un certain de ces arguments, qu'aujourd'hui il faut privilégier la route au détriment du Grand Paris Express. Et de ce point de vue-là, c'est clair, c'est proposé, c'est sur la table et au moins les franciliens ont un choix à faire.
Nous, ce que nous pensons aujourd'hui, c'est qu'il faut encourager la transition vers moins de véhicules diesel. D'où une prime régionale à la casse pour favoriser le changement de véhicules et l'évolution du parc automobile privé comme professionnel qui est à nos yeux absolument central si on veut éviter que se développe sur l'île de France, pas simplement sur Paris parce que ça a des conséquences pour tous les franciliens de ces émissions de particules fines qui ont des conséquences en termes de décès précoces en l'île de France absolument considérables. Et quelles sont les premières victimes de ces particules fines ?
Je le rappelle, les enfants parce qu'ils sont plus près du sol et les personnes âgées. Eh bien, nous avons un vrai enjeu environnemental et un vrai enjeu de santé publique qui justifie le fait que progressivement on se débarrasse de ce tout-diesel que défend M.
Dupont-Aignan. Non, M. Dupont-Aignan, on n'aura plus le temps de
parler
d'économie. C'est
mensonger. C'est
une compétence historique de
la région et dans un contexte de crise, c'est extrêmement important. Le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter. Comment soutenir les entreprises ? Comment assurer un avenir à nos enfants ? L'enjeu est de taille. Regardez ce petit rappel du poids économique de la région.
C
'est la région la plus riche d'Europe. Avec un produit intérieur brut de 624 milliards d'euros, soit plus que les Pays-Bas, l'île de France contribue ainsi à un tiers du PIB national.
Les
atouts de la région sont nombreux. 12 millions d'habitants,
c
'est-à-dire autant de consommateurs potentiels, une forte tradition industrielle et une concentration de start-up,
100
000 chercheurs et des centres de haute technologie comme ici à Saclay, deux aéroports internationaux ou encore une main-d'oeuvre qualifiée importante.
Pour
autant, tout ne va pas si bien en Ile-de-France. Si le taux de chômage de 8,8% est inférieur à la moyenne nationale, 10%, il est très contrasté d'un département à l'autre.
plus
de 13% en Seine-Saint-Denis contre 7% dans les Yvelines. Autre faiblesse, le manque de main-d'oeuvre dans certains secteurs d'activité
et
une attractivité en baisse par rapport aux autres villes mondiales.
Pour
soutenir l'économie, près de 20% du budget de la région, 915 millions d'euros sont consacrés au développement économique, à l'emploi, à la formation professionnelle et à l'apprentissage
des
missions historiques des conseils régionaux.
Valence Saint-Just,
donc
de compétences formation et apprentissage et les aides aux entreprises, qu'est-ce que vous proposez ? Vous vous proposez une banque régionale d'investissement qui réunirait un peu toutes les aides qui existent déjà pour les rendre plus claires.
Alors j'ai une
expérience
de conseiller régional, je me suis toujours intéressé à l'action économique des régions qui est une compétence extrêmement importante. Je pense que les régions doivent l'assumer complètement. Je crois qu'elles n'ont jamais été de l'autre côté de la rive et n'ont pas réussi à embrasser tout le problème.
Ça, c'est du lyrisme.
Alors concrètement,
qu'est-ce que vous proposez ? Certains
des spécialistes et moi-même avons conclu à proposer la création par la région. Les régions ont souvent créé ce genre d'organisme, mais pas complètement. La création du Banque publique régionale d'investissement. Une grande partie des actions de la région et même de services de la région travaillerait dans le but d'aider les entrepreneurs avec les droits et les obligations d'un organisme bancaire. Bien entendu, cet organisme bancaire serait sous la tutelle de la région et toutes les décisions d'individuation de crédit seraient votées par la commission permanente de la région et leur contrôle démocratique existerait toujours.
Mais je crois que la région, dans toutes ses actions économiques, ne va jamais jusqu'au bout. Je se dis, tiens, est-ce que je soutiens ? Est-ce que je ne soutiens pas ?
Est-ce
que je ne
vais
pas assez loin ? Les règles bancaires permettraient d'être beaucoup plus efficaces parce que nous avons tourné tout notre programme économique vers les entrepreneurs dans le cadre de la création de l'emploi et surtout pour tenter d'aider le plus possible les entrepreneurs franciliens dans leurs grandes difficultés de trésorerie. Car les banques classiques ne font plus le travail, elles sont totalement occultées par la réglementation européenne et nous pensons que nous pourrions donner un grand ballon d'exigène efficace aux entrepreneurs d'Île-de-France.
Nicolas Dupont-Aignan, vous, vous pensez qu'aider les PME, c'est notamment les aider à avoir moins de paperasse ?
Oui, c
'est-à-dire que je ne crois pas du tout à la banque régionale d'investissement. M. Saint-Just a raison sur le problème des banques en France, mais c'est au niveau national et si la région commence à être le banquier de toutes les entreprises,
on va avoir du mal. En revanche,
je pense qu'on peut simplifier la vie des entreprises et je propose notamment l'apprentissage zéro paperasse. C'est très simple. C'est une association financée par la région avec les chambres de métiers qui recruterait les apprentis et qui les mettrait à disposition des PME, des commerçants, des artisans pour qu'ils puissent n'avoir aucun souci administratif et si l'apprenti ne va pas, la région reprendra l'apprenti, ce qui permettra de libérer le risque des entrepreneurs qui hésitent à prendre des apprentis aujourd'hui parce qu'ils ont peur de ne pas pouvoir s'en séparer. C'est fondamental. Et puis, il
y
a une autre mesure que je crois très importante pour les entreprises en Ile-de-France, c'est le très haut débit. Je veux qu'on câble toute l'Ile-de-France entre haut débit. Je l'ai fait dans ma ville. Ça change, ça révolutionne, ça révolutionne les habitudes. Des gens ne vont pas travailler une journée, leurs entreprises leur donnent du boulot chez eux. Ça évite des transports. La révolution numérique, on n'en a pas pris conscience suffisamment. Tout est câblé à Paris. Mais alors, si vous allez en Seine-et-Marne, en Essonne, dans le Val-d'Oise, dans les Yvelines, les opérateurs ne font pas leur boulot.
Il faut que la région s'en mêle et cadre les choses parce que le libéralisme sauvage des opérateurs est scandaleux et nous pourrions vraiment faciliter la vie des entreprises avec le très haut débit.
On a compris votre message. Emmanuel Coz, vous, au niveau de l'apprentissage comme des aides aux entreprises, tout va vers la transition énergétique et les emplois qui y sont liés. Il
faut mieux les cibler vers ça.
En tout cas, ce que nous pensons, c'est que la clé de la réussite pour la région à venir, c'est de travailler sur la prospérité durable et donc tous les secteurs qui créent des emplois, notamment dans les filières vertes, mais des emplois locaux parce qu'il faut surtout des emplois dans cette région. Quand on développe les logements, que ce soit dans la rénovation, dans la construction de nouveaux logements, quand on développe l'agriculture biologique, quand on s'engage à remplacer 9000 bus diesel de la flotte RATP optile que l'on peut faire en Ile-de-France, c'est de l'emploi local, c'est de
l
'emploi qualifié, c'est aussi de
l
'emploi qualifiant. Et en effet, nous souhaitons aussi qu'au niveau de la formation, on soit vraiment maintenant sur de l'excellence en matière de formation des métiers verts. Et enfin, il y
a
un dernier point
de l
'ensemble du milieu des artisans,
mais
aussi l'ensemble des petites entreprises qui sont le tissu économique de cette région, qui font vivre, y compris les territoires d'un point de vue dynamique, et pour ça, avoir un plan d'action en leur direction pour remettre du maillage économique sur l'ensemble de la région.
Vous, Benoît Hamon, vous vous situez aussi au niveau de l'attractivité globale de la région. Claude Bartholome propose par exemple de changer le nom pour faire apparaître la marque Paris.
Oui,
Paris-Île-de-France, parce que Paris, c'est attractif, que Paris, tout le monde connaît partout dans le monde, et que c'est incontestablement une, pas une marque, mais un objet de désir, et qui justifie qu'aujourd'hui, ça reste une des villes, sinon de la ville la plus visitée au monde. Au
-delà de ça, de l'attractivité
de l'image, qui est une question importante, il y a évidemment le tissu de PME qu'il est aujourd'hui important de continuer à aider. Il y a beaucoup à été fait, il y a sans doute beaucoup à faire en matière de simplification, mais s'il faut se concentrer sur quelques propositions qui, en tout cas, nous distinguent les uns des autres, peut-être pas, d'ailleurs...
Un pôle d'excellence aéronautique, c'est ça ?
Oui, mais moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est de répondre au désir de beaucoup de jeunes entrepreneurs, beaucoup de jeunes qui, parfois en décroché, ne sont pas forcément qualifiés, de s'impliquer dans le domaine du numérique. Il y a de très belles expériences d'écoles du numérique qui ont permis à des jeunes sans qualification de disposer d'une formation en termes de code informatique, en termes de programmation qui a transformé complètement leur vie et leur a permis de se réaliser.
Eh bien, nous réaliserons huit écoles du numérique en Ile-de-France pour justement faire face à cette demande dont on avait vu que l'école 42 de Xavier Niel permettait d'apporter une réponse extrêmement concrète à des jeunes qui désirent aujourd'hui créer.
On va s'arrêter là. Valérie
Pécresse, vous vous présentez comme une présidente entrepreneur. Ça veut dire quoi pour la région ? C'est simple. 660 000 chômeurs en Ile-de-France, c'est une terrible singularité française. C'est le bilan calamiteux de la gauche régionale. Le cœur de la compétence de la région, c'est le développement économique. Nous sommes dernière région de France pour l'investissement aux entreprises. Nous sommes avant-dernière région pour la formation professionnelle. Il faut savoir que 8% seulement des chômeurs fonciliens se voient proposer une formation par la région. Par
la région ?
Il y
a
d'autres formations. Oui, sauf que c'est la compétence régionale, pardon, M. Audoui. Moi, ce que je voudrais, c'est qu'aujourd'hui, on prenne les 100 000 emplois non pourvus de l'Ile-de-France et qu
'on
mette des formations en face. Alors oui, vous découvrez le numérique, c'est merveilleux. J'étais au campus numérique de Montreux où on apprend à poser de la fibre optique parce que le problème du très haut débit que Nicolas Dupont-Aignan veut mettre partout, c'est qu'il manque 5 000 emplois qualifiés pour le poser. C'est de l'emploi pour 20 ans. Le campus numérique de Montreux a demandé des crédits de la région 0 euro de la région, 0 euro européen. Et j'ajoute que j'irai chercher les crédits européens parce que sur ma droite, on n'aime pas l'Europe. Mais si déjà, on allait chercher les
crédits auxquels on a droit. Bruxelles a annulé en juin dernier
50 millions
d'euros
de crédits qui étaient destinés à l'Ile-de-France pour l'emploi et la
formation. 50
millions d
'euros
faute de projets déposés par la région. C'est la faillite régionale.
On va donner la parole à Pierre Laurent
qui
n'a pas encore eu la
parole
sur cette question
-là. Vous, vous proposez la création d'un fonds régional pour l'emploi et la formation professionnelle. Mais avant de distribuer l'argent, est-ce qu'il ne
faut
pas faire le ménage dans ce secteur parce que dans la formation professionnelle...
Il faut faire le ménage surtout dans le secteur bancaire qui ne finance pas l'activité économique de l'Ile-de-France. Vous avez cité dans votre reportage 624 milliards d'euros de richesses créées en Ile-de-France. Le budget de la région, c'est 5 milliards. Donc on mobilise seulement 1% de ces richesses, on double le budget de la région. Moi, c'est ce que je propose de faire avec le fonds régional pour l'emploi et la formation. Si la région, avec 100 millions, bonifie du crédit pour les entreprises, on peut lever 5 milliards d'euros par an. Et ça, c'est efficace. Et deuxième chose que je voudrais dire, c'est qu'il
y a
un secteur extrêmement créateur d'emploi qu'on n'a pas cité depuis le début du débat, c'est le logement et l'habitat. Si on répond aux besoins de logement en Ile-de-France, si on s'occupe de la rénovation thermique de l'habitat, il y a, tous les professionnels le disent, 150 000 emplois à créer en Ile-de-France.
Alors la question cruciale, évidemment, c'est comment vous allez financer toutes ces propositions. Le budget de la région, c'est 5 milliards d'euros et il n
'est
pas extensible. Vous promotez tous de ne pas augmenter les impôts, voire même de les baisser. En même temps, d'ailleurs, la région n'a pas vraiment de marge de manœuvre. Non, comme dit la Cour régionale des comptes, elle n'a pas forcément un levier sur sa fiscalité. Emmanuel Kos, vous proposez 3 milliards d'euros pour l'environnement. Comment vous financez tout ça ?
3 milliards d'euros pour lutter
contre la qualité de l'air
sur plusieurs années, mais notamment aujourd'hui, il faut aller trouver des nouvelles recettes et notamment instaurer, par exemple, une polytaxe pour taxer les transporteurs routiers et les autocars
qui passent à l'île d'euros.
Vous faites la distinction entre taxe-impôt comme...
C'est une taxe payée par les transporteurs routiers et pas par les particuliers et puis il
y
a après des redéploiements de crédits à faire de manière très importante. Mais il faut se rappeler d'une chose,
c
'est que par exemple, quand la région met 1 euro sur le logement, ça permet de mobiliser des tas d'euros sur l'activité économique de cette région. Donc il ne
faut
pas penser que le budget de la région c'est uniquement statique et qu'il n'a pas un impact énorme sur le reste.
Alors vous, pour dégager des marges de manœuvre financière, Valérie Grande-Saint-Just, vous proposez notamment de tailler dans les subventions. Contrairement à Marion Maréchal-Le Pen en PACA, vous continuez à subventionner le planning familial. Mais alors, sur qui vous prenez ? SOS Racisme par exemple, vous continuez à subventionner ou pas ?
Il n
'y
a pas tellement de raison que la région subventionne SOS Racisme. Puisque vous prenez cet exemple-là, il n
'y a
pas de problème. Ce n
'est
pas un problème. Mais ce
que je constate aussi... Vous pouvez
supprimer tout le budget aux associations, tout le budget de politique de la ville, tout le budget au quartier prioritaire s'écrit dans votre programme. Alors,
vous ne faites pas le détail. Non, c'est de la caricature. Dites
-nous. Alors,
qu'est-ce que vous supprimez ?
Moi, c'est ce que je propose madame M. Kost. Elle, la seule chose qu'elle propose, ce sont les augmentations de taxes perpétuelles, l'augmentation des dépenses de la
région et
les
augmentations de taxes.
Mais je serais aussi dans la caricature si je disais ça. Moi, je crois que le budget de la région doit être considéré. La masse des dépenses doit maigrir. Non pas autant que le propose madame Pécresse, je crois que c'est un petit peu démagogique. Moi, j'ai proposé qu'elle maigrisse de 2% par an pendant tant d'amendatures. J'ai vu ça dans d'autres régions. Ça permettrait de faire baisser un peu la fiscalité et de réorienter des dépenses sur les budgets que je juge prioritaires, notamment l'action économique, les transports et la sécurité.
Je crois que j'ai fait un gros travail sur le plan budgétaire et que mes solutions seraient efficaces et que ce ne seraient pas l'augmentation perpétuelle de la dépense et l'augmentation perpétuelle de la taxe
ou de l'impôt.
Vous proposez des économies et
puis
vous avez une mesure un peu spectaculaire. C'est la vente et le déménagement de l'hôtel particulier de la région.
Les
5 hôtels particuliers de la région. C'est très déconcentré géographiquement. Il y
a
peut-être une rationalisation à faire, mais ça, c'est symbolique.
Ce
n
'est
pas là-dessus que vous allez faire des économies. 26 millions d'euros par an de loyer parce qu'on a 5 hôtels particuliers qu'on peut vendre, mais on a aussi 26 millions d'euros de loyer pour tous les fonctionnaires de la région autour avec des locaux qui sont parfois à 700 euros du mètre carré dans les plus beaux quartiers de Paris. Donc oui, on déménage de l'autre côté du périphérique. C'est une décision symbolique que j'assume. Oui, on divise par 3 les voitures de fonction. Oui, on arrête le journal de la région à 3,5
millions
d
'exemplaires. un fonctionnaire sur deux
qui part à la retraite. Sauf dans les lycées. Mais effectivement, on a augmenté de 800 salariés les fonctionnaires du siège en 10 ans pour les mêmes missions. On est passé de 1 200 à 2 000. C'est absurde.
On doit faire mieux avec moins d'argent. Parce qu'en fait, la
majorité des salariés de la région travaillent dans les lycées. Non, non, non. Je vous dis que je sanctuarise les 9 000 des lycées et qu'au siège, il y
en
a 2 000. Ils étaient 1 200 il
y
a 10 ans. Ils sont 2 000 aujourd'hui. Je supprime 800 postes dans la mandature. Mais au-delà de ça, si je fais 400 millions d'euros d'économies, y compris sur les subventions aux associations, parce que moi, je vais répondre à votre question. Il y a 25 millions de subventions qui ont été versées à des associations cette année, en 2014.
Les
associations n'ont pas rendu de compte-rendu d'activité. C'est illégal. On devrait leur demander de rembourser. Voilà. Donc, on a un sujet aujourd'hui de gabgis, de clientélisme et de gaspillage.
Vous faites bien des économies de 10 % par an pendant le plan de la mandature. Je fais un plan
de 400 millions d'euros d'économies. On est beaucoup d'abord. 10 % sur l'Igé. On
est temps de parole, Nicolas Dupont-Aignan, assez vite. Vous,
vous
faites des économies, recours à l'emprunt ou taxes ?
Des
économies. Je ne crois pas un instant aux 400 millions d'économies parce qu'il suffit de faire des comptes. Et quand on ajoute toutes les dépenses de Mme Pécresse, c'est délirant. Donc,
je le dis, si je peux finir, si je peux finir.
Donc, moi, j'essaye de ne pas mentir aux gens. Je crois que la politique, aujourd'hui, elle est complètement cassée par toutes ces promesses qui ne sont pas financées. Notre programme est beaucoup moins coûteux que celui de tous mes concurrents parce que j'estime qu'on peut faire des choses mais qu'on ne peut pas faire plus que de raisons. Zéro augmentation d'impôt, 200 millions d'économies, ça serait déjà énorme. Et parallèlement, concentrer tout sur transport, sécurité. J'ajoute un dernier point parce que j'entends tout diesel, je n'aime pas l'Europe,
etc.
Je voudrais vous dire une chose. Une première décision très simple. Plus aucun marché public pour des entreprises qui emploient des travailleurs détachés au dumping social. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la
région, avec son
argent
public... Là, on n'est pas
sur les économies...
Non mais si, excusez-moi, on est sur la
capacité à ce que l'argent public ne serve pas des emplois en Pologne mais serve des emplois en Ile-de-France.
C'est entendu. Pierre Laurent, pour vous, il faut d'abord que l'État commence par rembourser ses dettes.
Oui,
ça c'est une première chose mais c'est pas... Parce que l'État doit effectivement transférer des compétences et il n'a pas transféré l'argent avec. 1,7 milliard d'euros. Mais en dehors de ça, j'ai parlé tout à l'heure du Fonds régional pour l'emploi et la formation et puis moi,
je
veux dire, contrairement à tout ce qui est dit, qu'il y a certains impôts, oui, qui doivent augmenter. Parce que nous avons financé avec le versement de transport des mesures très utiles aux Franciliens et c'est normal que l'activité économique fonctionne ça. On dit que les opérateurs privés du câble ne font pas leur travail mais pendant ce temps-là, M. Patrice Drahi, PDG de Numéry Cable, il s'en met plein les poches, il a 56 milliards et il ne peut pas payer un peu plus pour développer la région Île-de-France.
Alors il y a des gens qui peuvent payer plus et il y a
des richesses et il y a des richesses en Île-de-France. Il faut avoir le courage d'aller les chercher.
Benoît Hamon, économie, taxes ou recours à l'emprunt pour financer
votre
projet, votre programme ?
Écoutez, notre programme, il correspond à peu près par an à 220 millions de dépenses supplémentaires qui supposent d'être financées, soyons honnêtes, par à la fois des ressources qui existent déjà, d'abord l'augmentation du rendement pour ce qui concerne la région de la CVAE, l'écotaxe poids lourds pour les poids lourds en transit. Non, mais si vous regardez les
lois... Vos impôts,
vous venez de
le dire.
Bon,
c'est bien, on est en
clair
maintenant. On sait. Laissez-le terminer en 30 secondes.
Donc, plus la redevance et la création de bureaux qui financeront ce
projet.
Et ce que je veux simplement dire, c'est que,
pour
que les choses soient extrêmement claires,
si Mme
Pécresse applique
son
programme financier en matière de diminution des subventions aux associations, ce sera un drame.
Un
drame pour l'emploi
associatif et un drame pour les associations.
Le nombre d'associations d'utilité publique
par rapport
aux associations, c'est que vous ne connaissez
rien au monde associatif. Combien d'associations financées par la région, M. Hamon ? 3 000 sur 210 000. Il y en a
207 000 que vous n'avez
jamais financées. Alors, arrêtez de donner... Mme Pécresse, M. Hamon, l'émission se termine. Grâce à vous. M. Hamon, vous ne connaissez rien. Mme Pécresse,
M. Hamon.
Nous
arrivons dans la dernière minute de cette émission. Je vais vous faire faire un dernier tour de table. Je vais vous demander à chacun, on a guère plus de temps, de nous donner un mot. Un mot, si dans 5 ans, 6 ans, on devait penser à la région que vous dirigez. On commence avec vous, Emmanuelle Coss.
Bien
-être.
Valérie
Pécresse. Réconcilié.
Valorande
Saint-Just.
Sécurité dans les transports.
Nicolas Dupont-Aignan.
Tranquillité.
Benoît
Hamon.
Humaine.
Pierre
Laurent.
Solidarité.
Merci.
Merci beaucoup à vous six d'avoir été avec nous ce soir. Dimanche, c'est important de le rappeler, Daïc, il y aura 7 autres listes en compétition en Ile-de-France. Oui, vous les découvrez sur l'écran par leur ordre de présence sur les panneaux électoraux. Il y a l'Union populaire et républicaine, l'Union citoyenne, nous citoyens en Ile-de-France, FUO, Fédération libertaire, unitaire et ouverte, l'Union des démocrates, musulmans, français, aux urnes citoyens et enfin, lutte ouvrière. Merci Daïc, merci à vous tous. On se retrouve donc dimanche dès 20h15 pour notre soirée spéciale. Les résultats, les réactions, l'analyse de ce premier tour. J'espère que vous serez au rendez-vous.
En attendant, bonne fin de semaine à vous et à dimanche.
Nicolas Dupont-Aignan