Yannick Jadot, Michel Drucker - C à Vous - 17/12/2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 19 %Défensif 6 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:52RelanceRéponse directe
Comment expliquez-vous que votre campagne ne décolle pas malgré l'importance du climat ?
- 5:22RelanceRéponse directe
Votre campagne est fondée sur la proximité, mais les Français veulent un président avec une stature de chef. Vous répondez quoi ?
- 9:52OuverteRéponse partielle
Christiane Taubira est la figure de gauche jugée la plus compétente et proche des Français. Vous partagez ce constat ?
- 13:06RelanceRéponse directe
Vous ne partagez pas le constat de Christiane Taubira que la gauche est dans l'impasse ?
- 18:12OuverteRéponse directe
Votre projet n'est pas encore très clair. Quand sera-t-il finalisé ?
- 20:00RelanceRéponse directe
Une primaire à gauche ne vous fait pas peur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:05Invité politiquePromesse
« On va gagner cette élection présidentielle. »
- 4:18Invité politiqueChiffre
« Les sondages étaient plantés le matin même. »
- 4:23Invité politiqueFait
« Il y a quelques semaines, c'était forcément Marine Le Pen au second tour. »
- 4:30Invité politiqueFait
« Les sondeurs nous ont organisé le show pour que ce soit Zemmour. »
- 4:35Invité politiqueFait
« C'était à qui le premier donnerait Zemmour devant la droite. »
- 4:40Invité politiqueFait
« On n'est pas encore en campagne, on est en pré-campagne. »
- 5:00Invité politiqueFait
« Les Françaises et les Français vont commencer à s'intéresser à cette élection présidentielle en janvier. »
- 21:34Invité politiqueChiffre
« Ce que je propose, c'est à l'arrivée, plus 125 euros, donc c'est autour de 10%, et à la fin du quinquennat, 1 500 euros net. »
- 23:25Invité politiqueFait
« Je ne veux pas faire que ce qu'il y avait été fait. »
- 26:17Invité politiqueFait
« Sur l'arbre mort de Noël de la place Péberlan, nous ne mettrons pas des arbres morts sur les places de la ville. »
- 31:03Invité politiqueFait
« Moi, j'adore le Tour de France et Grégory Doucet aussi adore le Tour de France. »
Temps de parole
- Yannick Jadot72 %
- Intervenant10 %
- Intervenant 26 %
- Invité4 %
- Présentateur2 %
≈ 7,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue dans cette Amour Heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 20h50 avec toute l'équipe du vendredi. Salut à tous les soirées. Salut ma bête ! Marion, votre choix de l'actu du jour ? Il a 60 ans de carrière derrière lui, ce qui lui fait dire qu'il est vendu avec le poste. Mais il a encore des choses à nous dire, c'est le titre de son spectacle. Michel Drucker sera avec nous ce soir.
Patrick, votre édito ce soir ? Il en manquait une, la voici, Christiane Taubira. J'en ai dingue à gauche. On la commentera avec Yannick Jadot, candidat écologiste, qui a la pression maintenant, puisque beaucoup veulent faire l'union à gauche avec une candidature unique. Mohamed, votre story du jour ? Pas de sapin à Bordeaux, pas de Tour de France. À Lyon, pas de foie gras. À Strasbourg, pas d'avion. À Poitiers, je vous raconte l'histoire de tous ces maires écologistes qui polluent la campagne de Yannick Jadot. Mathieu, dans votre 5 sur 5 ? Saviez-vous qu'un jouet sur 5 est acheté pour un adulte ? On va parler cadeau de Noël ce soir.
Ah oui, ce sera pour nous les cadeaux alors, si j'ai bien compris. Nous d'abord, les enfants après. Pierre, votre œil ce soir ?
Je vous parlerai ce soir du grand remplacement des humoristes français par les humoristes belges,
avec un microclimat qui s'étend sur France Inter. L'équipe de C'est à vous a enquêté.
Oui, et ça tombe vraiment bien, parce que ce soir, C'est à vous. Et Belge, Amélie Nothomb, Virginie Effira et Angèle, trois grands talents de la littérature, du cinéma et de la chanson, toutes nées du côté de Bruxelles. Bruxelles, c'est le titre phare du nouvel album d'Angèle, un magnifique titre. Elle nous l'interprétera en piano voix, une version spéciale pour C'est à vous. Et pour la remercier, on lui offre une anguille, mais pas n'importe laquelle. Une anguille belge, cuisinée par un jeune chef belge. Comme on est fort, c'est à vous. Malorie Gapsi, qui va ouvrir ce restaurant bientôt à Paris.
Tout à fait.
Et on est sur de l'anguille, Malorie.
Alors oui, là aujourd'hui, je vais vous préparer une petite anguille fumée. C'est un plat de pauvre, un classique belge. Je vais vous préparer ça et je vais essayer de vous... Avec un grand sourire, voilà, vous allez adorer.
Et déjà, avec les aidants de cuisine, on entend l'accent belge et ça fait plaisir. Merci, chère Malorie. A tout à l'heure. Désiné candidat à la fin du mois de septembre, après une primaire très disputée, investi le 11 décembre dernier dans un gymnase de l'an. Lancement officiel d'une campagne qui a du mal à décoller.
C'est des sondages qui plafonnent entre 6 et 8% des intentions de vote et une candidature sous pression quand certains de ses rivaux appellent à une primaire de la gauche.
J'ai gagné et nous sommes une grande famille qui sera rassemblée, unie pour mener cette campagne. Souvent, c'est une bataille de lilliputien, on survit à gauche.
Vous vous sentez lilliputien, vous ?
Je suis un mètre 91. Pour savoir lequel va faire plus de 8% ou 9% ? Chacun a des références de taille qu'il veut.
Est-ce qu'il y a une dynamique à votre faveur ?
Oui. Bonjour, Yannick, c'est Arnaud Montebourg. Et moi, ce que je porte, c'est ce projet écologiste et une capacité de rassemblement très large.
Il faut organiser une primaire de cette gauche. Vous ne participerez pas à une primaire de la gauche ?
Non. Bonjour à vous. On n'est pas sur les personnes. D'accord. Mais là, la question, c'est de diriger la France. Et tout ça, c'était avant l'entrée en lice potentielle de Christiane Taubira.
De quoi changer la donne ? On pose tout de suite la question au candidat écologiste. Yannick Jadot est notre invité. Bonsoir, Yannick Jadot. 1m91 sur le plateau. Toujours. Toujours. Vous n'avez pas rapetissé. C'est pas que les sondages, ça ne bouge pas. Les sondages non plus décollent pas, Yannick Jadot.
Comment vous l'expliquez ? Mais franchement.
Comment vous l'expliquez ? Le dérèglement climatique, c'est l'une des préoccupations principales des Français. Et pourtant, votre campagne ne décolle pas.
Mais vous savez...
Vous ne perdez pas la foi ?
Ah, pas du tout. Pas du tout. Parce que vous savez, on va gagner cette élection présidentielle. Mais par rapport aux sondages, les écologistes, les écologistes, en ayant rassemblé les progressistes, les humanistes. Vous savez, le jour de mon élection européenne, on a fini à 13h30. Et les sondages étaient plantés ? Le matin même, étaient à 8h. Et regardez les dernières semaines. Il y a quelques semaines, c'était forcément Marine Le Pen au second tour. Après, les sondeurs nous ont organisé le show pour que ce soit Zemmour. C'était à qui le premier donnerait Zemmour devant la droite. Et puis là, maintenant, c'est Pécresse. Franchement, ils se sont beaucoup trompés.
On n'est pas encore en campagne. Je pense que les Françaises et les Français...
On n'est pas encore en campagne ?
On est en pré-campagne. Les Françaises et les Français vont commencer à s'intéresser à cette élection présidentielle en janvier. Et je n'ai pas de doute sur le fait qu'ils vont regarder les candidates et les candidats qui s'intéressent à la réalité de leurs préoccupations. Et au grand défi de la société, le climat, la biodiversité, le pouvoir d'achat, la France dans le monde. Et à ce moment-là, vous verrez que ce projet écologiste, ça va marcher. Comme Bruno Cotteres, chercheur CNRS au Cévi-Pof,
avance que vous avez du mal à incarner une figure de chef d'État. Votre campagne est fondée sur la proximité, alors que les Français veulent un président de la République qui a une stature de chef. Vous répondez quoi ?
Je réponds qu'on a fait des propositions et on va continuer à faire des propositions sur l'Europe. Vous avez une stature de chef d'État ? Sur la France dans le monde. Mais bien sûr. Remarquez quand même qu'un président de la République qui aujourd'hui préside seul, qui se dit au fond, je préside seul, je décide seul, on verra dans cinq ans. Ça ne marche plus. La réalité, c'est que ça n'emmène plus les Français. Ça ne permet plus aux syndicats, aux chefs d'entreprise de travailler ensemble sur l'avenir de nos entreprises. Ça ne permet plus aux collectivités locales de rassurer et de travailler avec les citoyens. C'est quoi les transports ? Comment on fait des cantines bio ?
Et puis, ça ne permet pas à l'échelle européenne de faire de la France un grand pays puissant en Europe et une Europe puissante dans le monde.
On va revenir sur le programme qu'on attend toujours du côté des Verts, mais Christiane Taubira... On fait des propositions.
On va y venir... On fait des propositions.
On va en venir sur vos propositions, mais Christiane Taubira, elle, vient donc d'entrer en piste à gauche.
Voilà, pendant que la gauche fléchit, Christiane Taubira réfléchit. Elle n'annonce pas sa candidature, elle l'envisage, mais la mise en scène de cette éventualité ressemble à une déclaration de candidate. Enfin, pas tout de suite l'entame de cette vidéo de 3 minutes et quelque peu nébuleuse.
J'avoue, j'ai fait le compte de ce qui compte. Vous, vos interrogations, vos attentes, parce qu'elles sont sérieuses et fondées. Elles sont enthousiastes aussi, pleines d'énergie à partager.
Voilà, c'est le charme des discours où on ne comprend pas tout. Mais après, ça s'éclaircit, l'ex-ministre déroule un projet présidentiel. Elle parle des fragmentations de la société, du bouleversement climatique, des services publics, de cohésion sociale et du pouvoir de vivre. Tiens, c'est une expression de la CFDT. Et comme Christiane Taubira a fait les comptes de ce qui compte, elle a aussi compté les candidatures à gauche.
Il y a des candidatures de personnes de grande valeur pour qui j'ai de l'estime et de l'amitié. Mais je constate l'impasse. J'ai toujours dit que je prendrais ma responsabilité. Pour cela, j'envisage d'être candidate à l'élection présidentielle de la République française. Je ne serai pas une candidate de plus. Je mettrai toutes mes forces dans les dernières chances de l'Union.
L'Union derrière moi, c'est ce que propose Christiane Taubira, mais sans parler de primaire. Et c'est là que ça devient loufoque avec la réaction d'Anne Hidalgo qui dit « Je suis tout à fait d'accord avec Christiane, c'est pour ça qu'il faut faire une primaire. » Et avant de voter, des débats à la télévision.
« Débattons devant nos concitoyens. Assumons ensemble de venir présenter nos propositions, de faire émerger, je l'espère, les convergences, mais aussi, bien sûr, de montrer les différences. »
Alors pour l'instant, on ne voit pas avec qui elle pourrait débattre, puisqu'elle ne parle pas de ses adversaires, mais de ses possibles alliés. Yannick Jadot a répété que tout ça n'était pas sérieux, qu'il faut une candidature écologiste à cette élection. Mais il y a une deuxième ligne au sein d'Europe Écologie Les Verts, Sandrine Rousseau qui dit « Bravo Christiane ! »
Moi je suis ultra contente qu'elle vienne, parce que je pense que cette femme est une femme de combat, une femme de conviction, et qu'elle ne lâchera pas. Maintenant, je vous dis juste, la question aujourd'hui sur la table, vraiment, qui est au milieu de la table, qu'on ne peut pas ignorer, c'est l'écologie. Donc, travaillons. Moi j'ai invité tout le monde pour le premier de l'an chez moi. Donc, venez, venez chez moi, qu'on se mette d'accord, et on ressortira le premier de l'an avec cette bonne résolution qu'il n'y ait qu'une seule candidature à gauche.
Et voilà, plus besoin de débats télé, une bonne fin de réveillon chez Sandrine Rousseau autour de la bûche, et le tour est joué. Quels sont les scénarios possibles désormais ? En plus du découpage de bûches avec Sandrine Rousseau. Avec les distanciations sociales. La primaire, mais Anne Hidalgo, pour l'instant, est la seule à en parler. Pour l'Union, c'est comme pour le débat, il faut être au moins deux. Ou alors, une substitution de candidats, rien n'est impossible. Anne Hidalgo qui finirait par céder la place à Christiane Taubira, laquelle est déjà entrée en campagne. Il ne faut pas se tromper, et d'ailleurs, c'est le sens de la vidéo dont on a vu un extrait tout à l'heure.
Elle n'envisage pas, elle entre en campagne.
Elle a annoncé qu'elle se rendrait demain matin à Saint-Denis, près de Paris, pour parler à la jeunesse du pays. Elle n'est pas dépourvue d'atouts. Un sondage au Doxa, paru la semaine dernière, montre qu'elle est la figure de gauche jugée la plus compétente, la plus convaincante et la plus proche des préoccupations des Français devant Anne Hidalgo et Yannick Jadot.
Yannick Jadot, vous irez déjà, un, déguster la bûche ?
J'ai prévu autre chose, pour moi, et Rion. J'ai prévu autre chose.
Donc, on peut dire à Sandrine Rousseau que vous ne serez pas là. Non. Ça y est, mais elle ne le savait pas, peut-être.
Non, mais je pense que c'est une plaisanterie de la part de Sandrine Rousseau.
Vous êtes sûr, oui ? C'est vrai qu'on peut en douter.
Non, non, mais elle a, écoutez, regardé ses déclarations, on dit la même chose, finalement. Ah bon ? On dit, non, non, mais je vous assure.
Vous vous dites que c'est une bonne idée, alors, la proposition ? Non, je dis que le fait, c'est ce que dit Sandrine Rousseau.
Non, non, ce que dit Sandrine Rousseau, c'est, bienvenue, Christiane Taubira, tu as du talent, on a besoin de toi, mais ça doit se faire autour du projet écologiste et derrière la candidature écologiste. Écoutez, on est quand même dans une situation, il faut le remarquer, un peu baroque. On a effectivement Anne Hidalgo, que j'avais invitée à travailler sur le fond, il y a près d'un an. Travaillons, travaillons, travaillons. Non, non, ça ne nous intéresse pas, ça ne nous intéresse pas. Ils ont supprimé la primaire de leur statut, les socialistes, l'été dernier, à la demande d'Anne Hidalgo.
Et puis là, comme ça ne se passe pas très bien, sa candidature, d'un seul coup, on a une idée d'une primaire. D'une primaire à quatre mois de l'élection présidentielle. Et maintenant, au-delà des improvisations côté de la candidature socialiste, on a Christiane Taubira, retirée de la politique depuis cinq ans, qui nous fait une vidéo le 17 décembre.
Alors que vous-même, vous étiez en conférence de presse.
Et ça conclut en disant, on se retrouve dans un mois, joyeux Noël. C'est pas sérieux ? Non, c'est pas sérieux.
Il aurait fallu qu'elle dise quoi ? Si vous lui dites bienvenue, il aurait fallu qu'elle dise quoi ?
Écoutez, moi je suis prêt à mettre mon talent au service d'une candidature, d'un projet. Pour ma part, vous le savez, moi je n'envisage pas d'être candidat à l'élection présidentielle. Je suis candidat à l'élection présidentielle. J'ai été désigné par une primaire, une primaire citoyenne. On a débattu devant les Françaises et les Français. Et j'entends Anne Hidalgo nous dire, écoutez, tout ça est très bien, on va débattre entre nous. Non, là maintenant, il faut débattre devant les Françaises et les Français, avec Emmanuel Macron, avec Valérie Pécresse, Éric Zemmour, Jean-Marie Le Pen. On peut débattre. Marine Le Pen. Qu'est-ce que j'ai dit ? Jean-Marie Le Pen. Pardon, Marine Le Pen.
Oui, bah, oups. 2021.
C'est l'élection de 2022 à laquelle vous concourez, Anne Hidalgo.
Oui, mais là, justement, c'est pour ça que je suis un peu perturbé, parce que j'ai l'impression que tous ces gens veulent travailler à l'élection de 2027. On va continuer à faire des primaires, on va débattre entre nous. Mais c'est trop tard, c'est ce que vous dites. Bien sûr. Là, notre pays ne va pas bien. On a un président de la République qui, quand il fait un public reportage de deux heures, n'arrive même pas à parler du climat, ni dans son bilan, ni dans la perspective. On a des inégalités sociales et un sentiment d'injustice sociale qui taraude notre pays de manière très dure. Il faut remettre la démocratie.
Alors franchement, arrêtons d'avoir des candidates et des candidats qui installent une forme de déprime totale, nous expliquant que la gauche est finie, qu'on a forcément perdu, que tout est sombre. Non, on peut gagner cette élection, mais un peu d'enthousiasme.
Vous ne partagez pas une part du constat de Christiane Taubira que la gauche, là, est dans l'impasse avec sa candidature ? Ça fait neuf candidats à gauche.
Oui, mais pour qui ? Qui a multiplié les candidatures ? Vous avez Arnaud Montebourg, issu du Parti Socialiste. Vous avez Anne Hidalgo, issu du Parti Socialiste. C'est la faute des autres, sauf de la vôtre. Enfin, écoutez, moi, j'incarne le projet écologiste. Il y a cinq ans, j'avais fait une primaire. J'ai rejoint le vainqueur, Benoît Hamon, de la primaire socialiste. Soulez-vous !
Donc vous l'avez fait une fois et ce ne sera pas deux. Ce ne sera pas deux.
Mais pourquoi ? Mais pas parce que la question, ce n'est pas une fois, deux fois.
Elle est la plus convaincante, la plus proche des préoccupations des Français. Elle a fait un sondage, elle a deux.
Est-ce qu'à un moment donné, on parle sérieusement ? Alors là, ils ne se trompent pas, les sondages. Non, non, mais attendez. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a eu la primaire socialiste. Aucun, à ce moment-là, des candidats participant à la primaire socialiste n'a soutenu, en 2017, le vainqueur de la primaire socialiste. Et de tous les participants, à ce moment-là, à la primaire socialiste, il y en a plus au Parti Socialiste. Alors moi, je n'ai pas envie d'être entraîné par cette fin de cycle du Parti Socialiste. Mais je le dis.
Mais pourtant, vous l'êtes sous pression. Mais non, je ne suis pas sous pression. Déjà, vous l'étiez sous pression avec les appels à l'Union d'Anne Hidalgo. Et à nouveau, sous double compte.
Je ne bougerai pas. On a besoin, dans notre pays, d'une candidature écologiste, défis climatiques, effondrement du vivant, justice sociale. Et franchement, que le Parti Socialiste, qui ne sait plus bien où il habite... Mais je l'ai dit, les socialistes ont une incroyable histoire dans ce pays.
Il n'y a pas que le Parti Socialiste qui ne sait plus où il habite. Libération rapporte ce matin qu'un porte-parole d'Europe Écologie Les Verts, Alain Coulombelle, a été mis à l'égard...
Vous le connaissiez, Alain Coulombelle ?
Moi, non, mais je ne suis pas partie d'Europe Écologie Les Verts, Alain Coulombelle. Vous, vous le connaissez.
Mais oui, il a été porte-parole.
Mais lui, il n'est pas sur la ligne anti-primère populaire.
Mais pourquoi ?
Ça veut dire que ça fait débat au sein même de votre parti.
D'ailleurs, il a même perdu son statut de porte-parole parce que la position d'Europe Écologie Les Verts comme, de Génération AS comme, de Génération Écologie, et ce rassemblement, on l'a déjà construit, on va l'amplifier. C'est très clairement... Nous avons fait une primaire. Nous avons débattu en responsabilité, et je crois avec une certaine intelligence, de nos propositions.
Ça fait beaucoup de porte-parole qui quittent la campagne. Non, vous mélangez tout, là. Ah non, je ne mélange pas tout. J'additionne les porte-parole qui quittent votre campagne.
Non, c'est là que vous parlez du porte-parole d'Europe Écologie Les Verts.
Et le porte-parole de votre campagne.
Ben oui, mais parce qu'à un moment donné, effectivement, il y a eu l'affaire Hulot. Mais pardonnez-moi l'affaire Hulot. Toutes les violences dont on parle, Hulot, il était à Elvée ? Non, je vous pose la question. Toutes les affaires dont on parle, quand il est accusé d'une femme qui témoignait à la télé, d'un viol, elle avait 16 ans. Il sortait de où, Nicolas Hulot ? Il sortait du siège de Elvée ou il sortait de la maison de la radio ? Il sortait de la maison de la radio. Il était animateur France Inter. Les autres affaires, il était animateur TF1, comme PPDA. Donc nous, à Europe Écologie Les Verts, nous avons aidé à ce que la parole des femmes se libère.
Nous avons mis en place des processus pour sanctionner toutes les violences sexistes et évidemment les violences sexuelles. Mais qu'on ne nous ramène pas Nicolas Hulot à Elvée dans tous les témoignages qu'il y a eu. Il était animateur télé à TF1 et à France Inter.
Moi, je parlais de votre décision d'écarter Mathieu Orphela.
Oui, mais à partir du moment où vous avez des femmes qui témoignent avec un courage incroyable à la télévision, face à des journalistes qui ont fait leur travail d'investigation, rien à voir avec l'inquisition médiatique dont parle le président de la République. Et à ce moment-là, il reprend le langage des prédateurs sexuels qui parlent toujours d'inquisition médiatique quand ils sont accusés. Mathieu Orphelin, à partir du moment où l'entourage de Nicolas Hulot est mis en accusation ou en tout cas soupçonné d'avoir protégé Nicolas Hulot, évidemment pas d'être dans l'agression sexuelle, mais d'avoir protégé.
Moi, je veux que cette personne retrouve toute sa liberté de parole pour répondre aux questions légitimes. Il ne peut plus le faire en tant que porte-parole de Yannick Jadot. C'est tout. Mais franchement, on a aujourd'hui, regardez les inondations dans le sud-ouest, on a eu les tornades aux États-Unis, on a le dérèglement climatique partout. Notre pays, notre gouvernement, ce n'est pas le mien, mais c'est le gouvernement de la France, est condamné par la justice pour inaction climatique. Est-ce qu'à un moment donné, dans cette campagne, on va pouvoir parler du climat, on va pouvoir parler des 12 millions de Français qui, en ce moment, souffrent de précarité énergétique ? Ils ont le froid.
Des 10% des Français qui ne mangent pas à leur faim. C'est quand même ça, le sujet de la présidentielle. Ça ne peut pas être de sauver le Parti Socialiste ou de sauver la gauche. Notre sujet, c'est de sauver la France. En revanche, je l'ai dit, les socialistes, les progressistes, travaillons ensemble. Ils ont une histoire incroyable politique dans ce pays. Aujourd'hui, c'est compliqué pour eux. Mais travaillons ensemble à ce projet, à cette campagne pour gagner.
Justement, ce projet, il n'est pas encore très clair, le projet de Repédie de Généverte ?
Non, quand on va sur le site Jadot 2022, il n'y a pas d'onglet programme ou projet. Ça n'existe pas. Mais il y a des idées. J'ai encore fait ce matin une conférence de presse sur nos propositions sur le travail. On a fait des propositions sur l'agriculture, sur l'Europe, sur plein de sujets. Mais le projet, vous le savez, Patrick Cohen, vous connaissez la politique depuis longtemps, un projet, c'est fin janvier, début février. Oui, mais il y a un projet écologiste. C'est celui d'Europe Écologie Les Verts. Oui, un début de projet. Un début de projet, non ? Il est très finalisé. Mais bien sûr. Avec des choses dont je ne suis pas sûr que vous vous reprendrez tout.
La régularisation des 400 000 clandestins étrangers en France, par exemple. La dénucléarisation de la France. Je parle de l'armement nucléaire. Enfin, des choses comme ça. Tout ça, on saura en janvier, si vous reprenez la part. Bien sûr. Bien sûr. C'est notre travail. C'est le rôle d'une candidature à l'élection présidentielle. Et vous le savez, je ne suis pas que le candidat d'Europe Écologie Les Verts. Je suis le candidat, déjà, d'un rassemblement. Et vous allez voir qu'à partir de janvier, ce rassemblement va s'élargir. Y compris parce que les uns et les autres qui, aujourd'hui, disent « C'est compliqué, il y a plusieurs candidatures.
» À un moment donné, il va y avoir une candidature de la cohérence. Et vous savez, je suis convaincu que les Françaises et les Français vont récompenser à un moment donné, comme ils l'ont toujours fait avec les écologistes, même si on est toujours sous-cotés dans les sondages, ils récompensent la clarté, la détermination, la cohérence.
Mais justement, ça ne devrait pas vous faire peur, une primaire à gauche, alors ?
Vous avez peur qu'on ne vous choisisse pas ? Mais non. Mais pour quelle élection on parle ? 2027 ou 2022 ? Mais enfin, vous voyez, la gauche, aujourd'hui, simplement, parce que vous avez une candidate qui est un peu dans l'impasse, en difficulté, qui dit « Je lance un truc, on va voir ce que ça va donner. » Et on fait une primaire en janvier ? Et on commence la campagne en mars ? Non, ce n'est pas sérieux. Pardon. Non, non, en tout cas, juste pour dire que tant que la gauche reste en l'état, malgré tous vos efforts pour qu'on parle de l'essentiel, c'est du miel pour le camp d'en face, les camps d'en face en particulier. Vous avez raison.
Marine Le Pen, elle était à Mayotte aujourd'hui, elle commentait Christiane Taubira et ses annonces.
Ceux qui pensent qu'ils vont sauver la gauche avec la figure du racialisme, du wokisme, défenseur de l'indépendance de la Guyane, qui ne cesse d'exprimer sa réticence à l'égard de l'État français, n'ont pas compris les raisons pour lesquelles la gauche s'est effondrée. Honnêtement, je crois que la gauche est totalement en perdition. Donc, en fait, ils ne savent plus du tout comment sortir de cette spirale où ils sont absents totalement, en fait, de l'offre politique crédible. Il faudrait que ce soit réglé à gauche avant l'annonce des programmes.
Oui, mais ça va bouger. Vous savez, on est quand... En vrai, il faut maintenant travailler très sérieusement, et c'est ce que je fais. Quand je présente des mesures sur le social, l'augmentation du SMIC, un plan santé au travail...
Le SMIC a 1 600 euros, vous avez proposé.
Non. Alors ça, c'était... Ce que je propose, c'est à l'arrivée, plus 125 euros, donc c'est autour de 10%, et à la fin du quinquennat, 1 500 euros net. Quand je propose que, pour redonner de la dynamique à nos entreprises, on ait la participation des salariés dans les grandes entreprises, à l'allemande, jusqu'à 50% de participation dans le conseil d'administration, qu'on mette en place un chèque syndical pour redynamiser, qu'on ait un grand plan santé au travail. Il ne vous a pas échappé que le président de la République, dans son auto-satisfaction, y compris sur TF1, a parlé de combattre la pénibilité du travail.
C'est le président Macron, en arrivant au pouvoir, qui a cassé tout ce qui avait été fait, et notamment la prise en compte de la pénibilité pour exposition aux produits chimiques, pour les charges, pour les postures. Donc nous allons développer la santé au travail pour que le travail soit un lieu, une activité d'accomplissement, d'épanouissement, au-delà du fait que ça soit payé dignement et que les conditions de travail soient respectueuses.
Donc on fait des propositions pour répondre aux préoccupations concrètes des Françaises et des Français, et y compris parce que l'écologie peut être ce qu'a été la démocratie au XIXe siècle, le social au XXe siècle, le vrai projet pour que la France retrouve sa place en Europe et dans le monde. C'est ça le sujet de l'écologie aujourd'hui.
Patrick, une dernière question ?
Non, non, non, enfin si, c'était les mesures que vous avez annoncées ce matin. Vous voulez relancer le chantier de la réduction du temps de travail, mais sans donner d'objectif, sans dire qu'il faut aller aux 32 heures pour tous ? Non, parce que je ne veux pas faire que ce qu'il y avait été fait. Ça veut dire quoi relancer le chantier, alors ? Parce qu'aujourd'hui, un, c'est le sens de l'histoire, de travailler moins. C'est le sens de l'histoire. C'est ce que commencent à faire de plus en plus de pays, de plus en plus d'entreprises. Mais je ne veux pas le faire comme l'avaient fait le gouvernement Jospin et les lois Aubry, de manière très verticale, le même schéma pour toutes et tous.
Ce que je veux, c'est que certaines entreprises ont commencé la semaine de 4 jours. Ça peut être un exemple. Dans d'autres pays, dans d'autres entreprises, on pourrait avoir 6 mois au bout de 5 ans, ou un an au bout de 10 ans. Parce que, au fond, on a un projet de vie, on a un projet d'engagement, on a un projet pour sa famille. Et que je veux intégrer, dans la question des temps de travail, le télétravail, qui devient un sujet très, très important. Chacune et chacun, pendant cette pandémie, a, au fond, s'est reposé sa relation au travail. Comment je travaille ? Dans quelle entreprise ? Quel sens ça a ? Comment j'articule le travail avec ma vie privée, ma vie personnelle, ma vie familiale ?
Et donc, il faut... Moi, je veux qu'il y ait ce que j'appelle une convention citoyenne sur les temps de travail, que les Français s'emparent de ce sujet et qu'on puisse en débattre tranquillement, avant que les partenaires sociaux mettent ça en place. Vous voyez, on est dans un moment, au fond, où on voit bien qu'il faut transformer la société, qu'on a le défi du climat, qu'on a le défi du travail, du pouvoir d'achat. Et moi, je veux sortir de ce débat où trop de pulsions de mort animent le débat politique, des pulsions de haine. Eh bien, moi, je veux ressortir et je veux porter dans cette campagne présidentielle des pulsions de vie, des pulsions de fraternité.
Il y a des choses dans notre pays qui sont extraordinaires. De l'énergie à partager, comme dit Christiane Taubira. Mais bien sûr, mais de l'énergie à partager. Mais franchement... Voilà, vous avez un point commun, là. Vous avez un point de convergence. Mais je n'en doute pas. J'en doute pas. Mais on ne peut pas improviser. On doit être sérieux dans cette campagne présidentielle si on veut la gagner et pas simplement, au fond, se sauver nous-mêmes. Ça serait la pire des choses.
On va continuer, oui.
Pardon, je vous en prie, madame.
Que d'être nombriliste. Sauver la gauche pour sauver la gauche.
Votre projet, c'est pour la France. Mon projet, c'est sauver la France. Et c'est sauver le climat, sauver le vivant, créer de l'emploi, retrouver la confiance dans notre destin collectif.
On va continuer à évoquer l'actualité de votre campagne avec la story de Mohamed Bouafsi.
Bonsoir, Yannick Jadot.
Mohamed, une question ce soir. Est-ce que les maires écologistes sont un caillou dans la chaussure de Yannick Jadot ? Depuis à l'élection municipale de juin 2020, Yannick Jadot, vous n'êtes pas aidé par les différents maires écologistes, des édiles qui polluent parfois votre campagne présidentielle. Ça commence en septembre 2020. Le maire de Bordeaux divise sa ville. Il décide d'abandonner le sapin de Noël devant l'hôtel de ville. Un arbre mort, selon lui.
Sur l'arbre mort de Noël de la place Péberlan, nous ne mettrons pas des arbres morts sur les places de la ville, notamment sur la place Péberlan. Vous gardez se souvenir de cet arbre mort qu'on faisait venir tous les ans. Donc, ce n'est pas du tout notre conception de la végétalisation. J'assume totalement, mais je ne veux pas que ce soit l'arbre qui cache la forêt de toute une série de mesures, que cet arbre coupé qu'on faisait venir à grands frais sur la place tous les ans n'avait plus sa place dans notre vision de l'urbanisme.
Cette année, Pierre Urmic a décidé de remplacer son sapin en bois par un arbre en verre et en acier. À Lyon, le maire Grégory Doucet va renier le Tour de France en le qualifiant d'événement mathiste et polluant. Ça vous avait agacé, Yannick Jadot ? Vous aviez déclaré que vous étiez fatigué de ces prises de parole et de ce mépris de classe. À Poitiers, la maire va expliquer que le secteur aérien ne doit plus être un rêve d'enfant. Mais c'est à Strasbourg et à Lyon, ces dernières semaines que la polémique enfle, les édiles écologistes ont décidé de ne plus servir de foie gras dans les réceptions officielles de la mairie.
C'est une décision qui concerne le protocole et les réceptions organisées à l'hôtel de ville par la ville. C'est des décisions que j'ai prises en début de mandat avec des critères autour de l'éco-responsabilité, du bien-être animal et aussi de la sobriété. Ça n'a aucun impact économique sur la filière.
Mon choix, c'est d'aller vers une alimentation qui soit
la plus respectueuse de la planète, des animaux, ce qui veut dire qu'on va aller le plus souvent vers une alimentation végétale. La ministre déléguée des anciens combattants Geneviève Dariussec tweetera un trait d'humour douteux, maladroit, on va dire, landaise que je suis, ça me gave. Yannick Jadot, vous êtes même sommé de réagir dans la foulée et vous répondez malicieusement en pratiquant le en même temps. Oui, j'aime le foie gras, mais oui, il y a bien un problème avec le gavage. Le comédien Fabrice Lucchini était l'invité de cet avou la saison dernière. Il dresse un constat implacable sur les maires écolo. Maire de Bordeaux.
Le maire de Bordeaux, homme d'ouverture, de bienveillance, de culture, rend cultivé. Et surtout, l'autre maire, ils ont des causes passionnantes. L'écologie, c'est pas rien. Un homme, comme l'homme de Grenoble, qui vous dit que toute personne qui n'est pas d'accord avec la haine du Tour de France ou une Théâtre de France de femmes où il n'y a pas de bidons, où il n'y a pas de gros cons avec des bagnoles, des gros beaufs, ce sont des... viennent de la fachosphère. Ces dernières semaines, votre conseillère spéciale, Sandrine Rousseau, s'est illustrée. Elle s'est dit favorable à la déconstruction des hommes.
Heureuse de l'arrivée du pronom « yel » dans le dictionnaire, ce qui a suscité une vague de critiques. Yannick Jadot, à l'image de vos propos sur le Tour de France, vous n'avez pas l'impression parfois que certains maires écologistes vous tirent parfois une balle dans le pied avec des propositions qui peuvent créer la polémique et qui, pour certains, sont farfelues.
Écoutez, est-ce que quand vous faites un cocktail ici, il y a du foie gras ?
Non, on ne fait pas trop de cocktails.
Eh bien, voilà. Est-ce qu'il doit forcément y avoir du foie gras dans tous les cocktails qui sont payés par l'argent public ? C'est quand même une bonne question, non ? Moi, je ne sais pas. Est-ce que à la mairie de Paris, il y a du foie gras ? Je ne sais rien. Vous qui allez dans les cocktails de la mairie de Paris... Moi, je ne vais pas. Je ne suis pas invité. Je ne sais pas pourquoi. Je ne suis pas invité. Si il n'y a pas de foie gras, on ne fait pas une conférence de presse pour annoncer qu'il n'y aura plus de foie gras. Non, mais attendez. La conférence de presse, c'est en réaction au buzz qui est autour de ça.
Et d'ailleurs, je crois qu'à la mairie de Strasbourg, avant l'arrivée des écologistes, il n'y avait déjà plus de foie gras.
Il n'y avait déjà plus de foie gras. Donc, c'est de la coie.
Non, c'est qu'après, vous êtes interpellé sur les questions. Donc, les gens essayent de se justifier. Franchement, j'entends et je pense qu'au fil des années, on pourra en rajouter quelques-unes. Ce qui m'intéresse. C'est que le début. Oui, parce que si on veut chercher le buzz, on trouvera toujours un truc à buzzer. C'est la réalité.
Mais ça ne vous aide pas.
Non, simplement, regardez ce qu'ils font aussi. À Bordeaux, ils sont en train de faire la cantine 100% bio pour nos enfants. C'est bien. Ils installent des agriculteurs dans la ville et en périphérie. C'est bien. Ils font du logement social. C'est bien. Les transports collectifs deviennent gratuits et accessibles pour les familles en difficulté, pour les jeunes. C'est bien. À la métro de Lyon, ils ont mis des vélos disponibles pour tous les gamins de 16 ans. C'est bien. Ils ont mis en place ce que refuse de faire le gouvernement, le revenu de solidarité pour les jeunes. C'est bien. Donc, partout, ils sont en train d'agir et ils agissent enfin.
Alors moi, je veux bien qu'on aille chercher des petits trucs. Effectivement, on pourrait s'en passer. C'est juste la com' On pourrait s'en passer. Non, mais on pourrait s'en passer. Y compris, parfois, des expressions maladroites. Moi, j'adore le Tour de France et Grégory Doucet aussi adore le Tour de France. Simplement, à un moment, il a dit, vous le savez, j'en ai discuté même avec Prud'homme. Christian Prud'homme, le patron du Tour. Voilà. Ils sont en train de changer. C'est vrai que même des cyclistes considèrent que tout le côté goodies en plastique qui suit la caravane du Tour de France, on peut faire mieux. Tant mieux, c'est en train d'évoluer. Mais, attention, attention.
Oui, il faut conclure. On a, y compris à Lyon, c'est un pays de la gastronomie, ce n'est pas le pays du foie gras à Lyon. Ils mettent de la gastronomie locale. C'est une bonne idée. On adore la gastronomie, franchement. Mais c'est vrai que, reconnaissons que, quand vous allez dans un élevage industriel, vous avez encore eu les vidéos sur les poules pondeuses. Il faut sortir de cette élevage industrielle. C'est dégueulasse pour les animaux. Les gens qui y travaillent sont dans des situations dramatiques. On est le pays de la bonne bouffe. Faisons de la bouffe artisanale qui nous fait plaisir, qui nous nourrit bien. Et puis, voilà.
Mais avouez quand même qu'à Noël sans sapin, des petits fours sans foie gras. Ce serait comme, imaginez la télé sans Michel Drucker. Ah, c'est excellent, excellent, la bascule.
Imaginez son fameux canapé rouge en vente sur le bon coin. Bon état ultra résistant, pris à débattre, dirait l'annonce. Un sofa qui a vu passer tout le show business
depuis 1998, mais aussi quelques présidents de la République et des ministres en exercice aussi.
Bon, alors la question que je pose, c'est le concept du dimanche. Ils sont dans mon bureau et ils regardent l'émission d'après-midi. Qu'avez-vous pensé donc de la prestation de madame la ministre ? Gérard Miller, les costards vont pleuvoir.
Alors,
j'ai prévu,
si ça ne vous ennuie pas, dans cette mallette, d'apporter tous les, au cas où, tous les dossiers compromettants pour la gauche. Depuis, le financement occulte de la Meneve, en passant par l'éventualité d'un SMIG Jospin. Et comme je suis très prudent, j'ai prévu aussi d'apporter une documentation sur les promesses non tenues par la gauche depuis une vingtaine d'années. Il progresse. Et au cas où, voilà, mais autrement, non, je resterai de gauche tout au long de l'émission. J'ai mes munitions.
Comme quoi, il est très bon,
finalement, j'ai été très désagréable tout à l'heure.
Bonsoir, Michel Drucker. Bonsoir. On est heureux de vous recevoir alors que vous vous apprêtez à retrouver la scène avec un deuxième spectacle de Vous à moi, fort de vos 60 ans
de carrière. Vous en êtes, avec ses 60 ans de carrière, à trois générations d'artistes, de sportifs et d'hommes politiques. Mais je n'ai jamais vu encore Yannick Jadot sur vos canapés rouges. Je me trompe.
Non, parce que j'avais arrêté de prendre les hommes politiques il y a déjà quelques années. Mais on a déjà bavardé ensemble.
Ah, ça y a eu une invitation.
Oui, oui. Et je lui ai dit qu'il était le plus massif, le plus athlétique de tous les hommes politiques actuels. 1,91 m.
Ça, c'est un critère, ça, Michel.
Non, non, mais c'est important parce qu'il faut être costaud. Il faut trouver des critères qui me conviennent aussi. Il vaut mieux être costaud pour faire ce que vous faites. Oui, ça, c'est vrai. 1,91 m, quand même. C'est un grand nageur. Donc, vous allez inviter des candidats de nouveau dans Vivement Dimanche pour cette campagne de 2022 parce que vous aviez été les premiers. On l'a vu avec Martine Aubry. Oui, on avait été les premiers. Je me souviens de Martine Aubry. C'était en 1999 et elle avait tenu parole parce que c'était la semaine où elle discutait âprement des nuits entières pour les 35 heures.
Elle avait tenu parole et elle a joué un rôle important et c'était très marrant de la recevoir. Elle voulait être ministre de la Culture.
Ah, bon, ça n'a pas été le cas. Elle est maire de Lille. Et puis, Michel, vous allez remonter sur scène aussi avec votre spectacle. J'ai encore quelque chose à vous dire. Le bien nommé, ce spectacle, c'est surtout l'occasion de faire revivre ceux que vous avez reçus, ceux que vous avez aimés, ceux qui ont été vos amis, notamment, évidemment. On commence par Johnny qui vous avait demandé de copiloter un hélicoptère pour le déposer sur la scène du Stade de France en 1998.
Tous ceux qui ont vu Johnny ont toujours remarqué que ces spectacles commencent avec une entrée spectaculaire de mise en scène incroyable. Ça se termine par une chanson du patrimoine. C'est Maurice Chevalier qui lui avait dit tu commences par un truc fort, tu termines par Piaf et au milieu, tu te débrouilles. Il n'avait jamais oublié ça. Et il m'appelait toujours la nuit et il m'a appelé en janvier 1998. Alors, c'est Johnny, Johnny, qu'est-ce que tu fais ? Je dors 4 heures du matin toujours. Est-ce que tu as vu Apocalypse Now ? Ben, 4 heures du matin, je n'ai vu personne. Eh bien, écoute, on va arriver, tu vas copiloter en formation 4 hélicoptères.
On va arriver au-dessus du Stade de France et tu vas me larguer sur la foule. Bonne nuit. Je dis ça, un cauchemar. Il ne m'a pas lâché. Il m'appelait tous les 6 mois. Ah, c'est Johnny, Johnny, qu'est-ce que tu fais ? Je dors 4 heures du matin. Mais tu dors, tu le temps ? Finalement, j'ai réussi à obtenir un hélicoptère. On a fait le tour, on a répété, il ne comprenait rien ce qu'on voulait lui faire. Finalement, on décolle, 50 mètres du sol, au-dessus de la Défense, 4 minutes de l'entrée au-dessus du Stade de France. On allait le déposer, l'élitreuillé. Et là, dans un fracas épouvantable, 6 mois de boulot, il me dit « J'ai le vertige !
» Je lui dis « Mais Johnny, ça fait 6 mois que je bosse, tu chantes dans 4 minutes. » « Ouais, mais j'ai le vertige. » Déjà tout petit, j'avais le vertige. « Et si tu ne me poses pas tout de suite, je vais gerber sur la Défense. » Il n'a pas gerber et il l'a fait. C'est ce que je montre sur scène car j'ai le document sur scène qui est un souvenir inouïe.
Et puis, il y a aussi Pierre Desproges.
Ah, mais Pierre Desproges, alors Pierre Desproges. Pierre Desproges, je lui avais demandé en direct un soir « Qu'est-ce que tu penses de Jean-Marie Le Pen ? » Et là, il a dit 8 millions de gens en direct « Il y a plus d'humanité dans l'œil de mon chien quand il remue la queue que dans la queue de Le Pen quand il remue son œil. » Pas mieux.
Pas mieux. Il y a les nuls.
Les nuls.
Les nuls.
Pierre les avait connus avant moi mais ils étaient connus de public de canal et ils ont fait pour la première fois à 20h30 et j'étais fâché avec ma mère pendant 6 mois à cause de... J'avais reconstitué la table de l'info de canal et on n'a pas commencé de pile immune. J'ai dit « Les nuls, pub ! » Et là, on entendait un couple qui gémissait d'ailleurs une porte, une chambre à coucher et devant 8 millions de gens on a entendu « Le bonheur, c'est ça comme un coup de pile !
» Ma mère a fait un malaise vagal et dans la foulée, actualité artistique, Hugo Offray, violé par des jeunes éméchés dans la banlieue parisienne samedi soir, ils avaient compris « Debout les gars, réveillez-vous, il va falloir m'en mettre un coup ! » Là, ma mère a eu un collapsus, c'était ça. Les nuls, c'était éblouissant. Ils osaient tout, c'était nouveau, Pierre les a bien connus, ils ont tous réussi magnifiquement et Bruno Carette, qui était un génie, avait tant de chaudes encore à nous prouver. Mais quand j'étais à l'hosto et que je m'ennuyais en pleine nuit, je me disais « Est-ce que je vais revenir sur Terre ?
» C'est Victor Hugo qui citait Saint-Augustin qui disait que les morts sont des invisibles, pas des absents. Alors, dans ce spectacle, je vais rejoindre les invisibles et dans la nuit, sur l'écran noir du menu blanche pour rendre hommage à Nougaro, je voyais passer le Luron, je voyais passer Coluche, je voyais passer Charles Aznavour, évidemment, Delpeche. Donc, c'est ça. Mais ce qui m'a beaucoup intéressé, c'est qu'on est deux sur scène et ce n'est pas un hologramme. Il y a le jeune qui demande au vieux « Raconte-moi ce qui va m'arriver. » Ce n'est pas un hologramme. Je ne vous dis pas comment j'ai fait, vous viendrez me voir.
Mais il y a aussi les vedettes internationales qui ont défilé sur votre canapé. Je pense, par exemple, parce que j'aimais bien qu'on ressorte ça, Mohamed Ali, aussi à l'aise dans ses danses d'esquive que dans ses vannes. Vous dites que je suis très beau. Oui, vous avez un bon physique. Tu parles de rien. Vous êtes très joli aussi, Michel. C'est gentil. Je vous remercie. Je demandais à mes managers combien je touchais. Combien vous allez recevoir ? Ils m'ont dit que vous n'aviez pas de budget. Ils m'ont dit que vous n'avez pas de budget. J'ai écrit un petit poème sur votre programme. Très bien, c'est gentil. J'adore votre programme.
Et j'aime votre style. Mais vous payez si mal que je ne reviendrai pas d'ici un moment.
Ah, il découvrait le service public.
Je lui ai fait visiter Paris. Pendant une journée, j'étais avec lui. Je l'ai amené à la tour Eiffel. C'était l'élégance, la classe. Il a fait un combat de trossée de Marc. Il a terminé sa vie avec le Parkinson. C'était un génie. Ah, d'accord.
Vous vous autorisez de l'humour noir sur scène, cher Michel, en imaginant qu'elle serait l'une des journaux le jour où vous disparaissez. Oui, je lui ai dit que le gars
qui va m'enterrer, il faut qu'il s'y mette maintenant parce qu'il a quand même 4000 heures d'image à visionner. Et j'ai dit que je vais le faire moi-même. Alors, j'imagine notre temps. Même mort, Druquer refuse de lâcher la rampe. Ça m'a beaucoup amusé de ça.
Il y a CGT Magazine aussi.
Oui, alors ça, c'est CGT Magazine. C'était les risques de bosser le dimanche. Bah oui, voilà.
Le mag de la santé.
Oui. Alors, Michel Cymes, sur mes conseils, il est mort en pleine forme. Ça, ça me plaît bien aussi.
Si vous tournez en dérision la mort, c'est parce que vous êtes passé très près.
Ah, très.
De très près.
Très, très.
Et puis c'est aussi parce que vous voulez jusqu'au bout travailler.
Oui.
La retraite, il n'en est pas question.
Bah oui. Mon papa, qui était un médecin de campagne qui aurait pu travailler jusqu'à 100 ans, me disait, il ne faut jamais s'arrêter. Voilà. Mais je pensais que je ne reviendrais jamais à la télé. Vous le savez, j'étais vraiment une ombre. Et puis je me suis dit, il faut que je revienne à la télé. Et puis après, j'ai dit, mon deuxième challenge, c'est de remonter sur scène. Car quand j'ai eu la folie, c'est peut-être pour ça que j'ai eu un triple pontage. J'ai eu un stress total. À 76 ans, commencer une carrière sur scène il faudrait être un peu fêlé.
Je pensais que ça ne marcherait pas, que les petits copains me tomberaient dessus, que la presse serait terrible et qu'il n'y aurait personne dans les salles. Et ça a été le contraire. Et j'y ai pris goût. Et l'année prochaine, je viendrai à Paris après une tournée qui commence... En janvier 2022. Qui commence le 14 janvier à Villepin, la salle Joseph Kessel. Et en avril, enfin non, en septembre, octobre, novembre, je serai dans une salle que Pierre connaît bien, le petit Marini. Voilà. Tout le monde veut prendre sa retraite, sauf moi. Je suis le seigneur actif idéal pour Macron. J'ai fixé mon âge pivot à 90 ans. Oui. Ben voilà. C'est vrai. Mais je termine... Sans décote. Je termine...
Sans décote. Sans décote. Et je termine le spectre en disant que les plus belles années d'une vie sont celles qu'on n'a pas encore vécues.
Il en reste encore une dizaine, une vingtaine, une trentaine. Le compte pas. Oui, oui, je me lançais dans un truc pas possible.
Je ne sais pas si on peut verser ça en politique, mais dans ce métier, on a réussi, lorsqu'on a réussi la durée, non ? Oui. Ou quand on a gagné une élection aussi, en ce qui concerne une primaire. J'ai été élu quelques fois, madame. Quand je parle élection présidentielle. D'accord. De vous à moi, en tournée à partir de janvier 2022. Merci, Michel Trecker. Vous restez avec nous. C'est le 5 sur 5 de Mathieu. Vous viendrez me voir. Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. Mathieu Béliard, 5 sur 5.
Bonsoir à tous. Salut, Mathieu.
Salut, Mathieu. On commence ce 5 sur 5 avec une association qui vient en aide aux jeunes précaires.
Avec une idée originale, un circuit court qui a le mérite d'aider les plus démunis tout en limitant le gaspillage alimentaire. L'association s'appelle Linky, vous le voyez. Elle propose de rien avoir avec le compteur, pour tous ceux qui ont confondu. L'association propose de collecter des denrées invendues et de les livrer directement aux associations d'aide alimentaire. Façon livreur de repas, en fait. Sac à dos, glaciaire, voyez-le. Les bénévoles de Linky se déplacent chez des commerçants partenaires, récupèrent les invendus qui seraient de toute façon destinés à la poubelle.
Encore une fois, comme pour les livreurs, les commerçants et lieux de livraison sont géolocalisés, le tout sur smartphone. Tout va très vite, à vélo, avant de rapporter les aliments sur les lieux de distribution. Là, ce que vous voyez, c'est la file d'attente. Hier soir, lorsque Louis Amard et Audrey Payas sont allés rencontrer les équipes de l'association.
Ce soir, il y a un peu plus de 400 étudiants qui sont accueillis ici, qui repartent chacun avec un colis de 6-7 kilos de produits frais, des plats préparés, des légumes, des produits bio pour l'essentiel. Et c'est que des choses qu'on a récupérées un peu partout. L'étude qu'on a réalisée auprès de 3200 étudiants, elle montre que la variable d'ajustement, c'est l'alimentation. C'est-à-dire qu'ils sont 8 sur 10 à réduire la quantité de ce qu'ils mangent ou à sauter des repas, à se priver de repas, parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'acheter à manger. Ils sont en précarité brutale, violente. Et si on ne les aide pas tout de suite, on handicap notre propre futur.
Ensuite, et c'est plus classique, distribution d'aliments. Le président des Restos du Coeur nous le disait ici, il y a un mois, la moitié des bénéficiaires des restos sont des jeunes. Un tiers des étudiants vit sous le seuil de pauvreté. Alors forcément, cette aide est la bienvenue.
S'il n'y avait pas cette association,
vous vous priveriez de quoi, par exemple ? Peut-être des aliments chers, par exemple. Je ne serais peut-être que des pâtes, un truc comme ça. En tout cas, je pense que je me priverais un peu plus,
ça c'est sûr.
Pour le moment, je n'ai pas de ressources, donc je ne travaille pas. Je prends tout ce que j'ai besoin, comme ça, même avec les légumes, on peut cuisiner pour une semaine. C'est du réconfort aussi de se dire qu'on fait quand même la démarche de venir et tout. C'est cool parce que comme ça, on rencontre des gens. Et en plus de ça, on a le choix de bien manger.
Un petit plus mis en place par cette association Linky. Un psy est présent sur place. Après avoir reçu des denrées alimentaires, les jeunes peuvent échanger, se confier. Et ils nous rappellent qu'avec la crise sanitaire, bien sûr, les deux dernières années ont été particulièrement compliquées pour les étudiants. On parle souvent de précarité économique, de précarité alimentaire. Est-ce qu'on peut parler de précarité mentale ? Oui, complètement. Ça a accentué avec le confinement et le déconfinement. Imaginez quelqu'un qui est dans une chambre, surtout quand c'était par Zoom. Ils étaient dans un 6 mètres carrés. Ça a été l'horreur.
Et même encore maintenant, même s'ils vont à la fac, il y a beaucoup qui osent même pas discuter. Parce qu'on se dit, de toute façon, je mérite pas. Parce que ça a renforcé une solitude sociale. Yannick Jadot, on a un peu oublié la jeunesse ces deux dernières années ? Très clairement, ils ont été les oubliés du quoi qu'il en coûte. Moi, c'est pour ça que je propose un revenu, ce que j'appelle un revenu citoyen automatique, dès 18 ans, dès 18 ans, au niveau du seuil de pauvreté. On a parfaitement les moyens d'éradiquer la pauvreté dans notre pays. C'est terrible de voir des gamins faire la queue pour un collier alimentaire. Il y a une explosion, les derniers chiffres.
10% des Français ont besoin des colliers alimentaires, de la soupe populaire, des restos du cœur, ou de ce type d'association pour manger à leur faim. Dans notre pays, c'est invraisemblable qu'il n'y ait pas plus qu'il soit fait. En tout cas, nous, nous le ferons pour éradiquer la grande pauvreté dans ce pays.
L'association s'appelle Linky, L-I-A-L-I-N-K-2-E-U.
Les magasins de jouets ciblent désormais le marché des adultes. Oui, Jouez Club vient même de lancer un catalogue spécialement pour adultes. Des jeux de société, des figurines collector de Star Wars, Marvel, Harry Potter, selon la chaîne de magasins de jouets. Accrochez-vous, 20% des ventes concernent les adultes. Un marché de plus de 700 millions d'euros. Iban Reis et Anaïs Rucouli ont rencontré le porte-parole de la franchise.
Les adultes d'aujourd'hui sont les enfants d'hier. Les adultes, finalement, ils ont soit de la nostalgie, donc ils veulent retrouver leur personnage préféré avec eux, adapté à leurs usages d'aujourd'hui. Ça peut être de la collection, de la décoration, en fait c'est de la possession. Et puis on va être aussi sur des jouets plus technologiques, plus sophistiqués. On leur va construire des véhicules extraordinaires. On va pouvoir les partager aussi dans sa chambre, dans son salon, avec ses amis. Les adultes d'aujourd'hui sont décomplexés par rapport aux jeux et aux jouets, parce qu'ils sortent de l'univers des jeux vidéo.
Donc ils ont commencé par les jouets, ensuite ils ont fait des jeux de société, des jeux vidéo, puis aujourd'hui on revient dans l'univers du jouet ou dans l'univers du jeu.
Vérification dans un magasin parisien. On est rayon Lego, Playmobil, effectivement on y rencontre de grands enfants.
C'est la collection en même temps, c'est après les exposer chez moi, les montrer, ou même juste les regarder après, une fois les avoir montés. C'est surtout les Legos, moi j'adore.
Et vous les exposez du coup ?
Oui, oui, exactement.
Et alors est-ce que ce coffret Friends, il va trouver une place chez vous, vous pensez ? Bon, certainement.
C'est quasi sûr. Alors mais mieux encore, puisqu'on parle d'un marché en pleine croissance. Julien, 44 ans, qu'Iban Raïs et Anaïs Recouli vous présentent. Un homme qui a une pièce consacrée aux jouets et qui du coup fait la joie des fabricants.
Donc là on est dans le... Dans l'antre. Dans l'antre carrément. Qu'est-ce qui se passe dans cette pièce Julien ? Alors c'est la pièce où je conserve ma collection, collection de jouets, collection de comics aussi. Moi je collectionne beaucoup des jouets récents en fait. Star Wars, on a du Marvel ici. Ça, ça va être du Jay Ali Jo qui me sens un peu moins en vogue mais voilà. Je collectionne pas que du jouet pour collectionner, pour accumuler, mais aussi parce que je fais un peu de photographie de jouets. On joue aussi avec mon fils et on partage cette collection, mon fils et moi. Pour certains, c'est plus des jouets.
Il y en a certaines, elles sont tellement fragiles que de toute façon on ne peut pas les mettre dans les mains d'un enfant. Là on a de la figurine japonaise de Stormtrooper. Les membres se déboîtent. Si on joue trop avec, c'est vraiment fait que pour de l'exposition. Moi ça me permet de rester un peu dans les univers que j'aime et de me projeter un peu plus loin que simplement la lecture ou le visionnage d'un film. Donc ça entretient un peu mon imaginaire. Alors est-ce que c'est une recette pour rester jeune ? Peut-être. En tout cas, moi c'est ce qui me plaît.
La catégorie adulte des magasins de jouets, c'est une vente sur cinq, je vous le disais. Et une belle dynamique avec une croissance trois fois supérieure à celle des jouets enfants.
Mais avant Noël, on les voit déjà partout, les fameux pulls moches de Noël.
Oui, je vous ai épargné, je suis resté en civil ce soir. Mais dans tous les bureaux, on se lâchait, je ne sais pas si c'est le cas dans vos équipes de campagne, Yannick Jadot. On se lâchait un peu sur les couleurs criardes, sur les pulls moches aujourd'hui. Ici même, il faut le dire. Regardez celui-ci, on pourrait faire l'union de la gauche même, si on vous mettait tous les deux. Mais vous savez qu'au départ, le père Noël, il est vert. Avant Coca-Cola sans repart, le père Noël est vert. C'est la journée internationale du pull moche de Noël. Et en quelques années, regardez, tout le monde s'y est mis.
C'est la journée internationale des pulls de Noël. Ce n'est pas rien, ça revient tous les ans. C'est quiche et apparemment, c'est aussi pop culture.
Les pulls de Noël sont furieusement à la mode. De nombreux magasins, des sites de vente sur Internet sont en rupture de stock.
Les pulls de Noël, ça continue. Regardez la fiche des tuches 4 sorties il y a deux semaines.
L'idée, c'est d'essayer de vendre des pulls moches à une population qu'ils n'auraient pas forcément comme client, c'est-à-dire plutôt des jeunes, mais surtout pour leur faire acheter quoi ? Des pulls pas moches. Alors, il y a du choix. Toutes les marques ont sorti le leur désormais. Vous voyez, là, on est dans l'automobile. Rien à voir avec les pulls à la base. Et parmi les experts du co-marketing, il y a une chaîne de grande distribution, Lidl, qui a déjà sorti des baskets, des claquettes, des chaussettes. Le tout en édition limitée à chaque fois pour créer l'événement. Et ça n'a pas loupé. À grands coups de pub et de communication Internet, le pull Noël de Lidl est sorti ce matin.
Regardez, rupture de stock deux heures après. C'est un plaisir que vous de pas cher. J'ai vraiment fait l'ouverture pour être sûr d'en avoir un.
Bien sûr, les pulls, c'est incontournable.
Oui, je trouve ça un peu kitsch, mais c'est sympa. C'est très sympa.
On a une bonne dynamique sur notre marque, sur notre logo. Et donc, on voulait aussi tenter avec le pull. Et ça prend. Et le client est content aussi de ce type de produit.
Alors ça, c'est voilà. Effectivement, vous disiez, c'est fait en Chine. On peut peut-être parler Ouïghours. Et c'est mis une fois.
Alors, je vais le reposer du coup, évidemment. Alors celui-ci, on va regarder l'origine. Je vous laisse regarder l'étiquette. On va plus loin maintenant. Ça va jusqu'à la chaussette. Il y a même la cravate de la Fédération Française de Football. Moche de Noël, évidemment, va bête.
Merci pour ces conseils fashion.
Et Yannick Jadot, vérifie l'étiquette pendant ce temps. Patrick, vous nous parlez des annonces faites par Jean Castex à l'instant. Oui, c'est une alarme très forte avec une progression fulgurante du variant Omicron qui sera dominant dès le début du mois de janvier. Le Premier ministre appelle à éviter les rassemblements, à se tester avant les fêtes. Les concerts et les feux d'artifice seront interdits le soir du 31 décembre. Il demande au maire d'annuler toutes les festivités qui sont prévues. Et puis, chose importante, le Premier ministre annonce un débat au Parlement pour la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal. C'est donc... Oui, il n'y a plus de test. C'est donc une façon...
Une étape supplémentaire vers la vaccination obligatoire.
Une étape supplémentaire d'incitation, tout au moins, à la vaccination. Un mot là-dessus, Yannick Jadot ? Très court, s'il vous plaît. Un, il faut absolument mettre des capteurs partout. Enfin, je veux dire, c'est quand même incroyable qu'après un an, on n'ait toujours pas des capteurs dans tous les lieux clos qui reçoivent du public. C'est une façon d'aérer, d'éviter les contaminations. Deux, moi, je ne comprends pas que la France ne se batte pas pour la lever des brevets. On a 4% de vaccinés en Afrique. Si, si, c'est tout le problème. Mais non, enfin, attendez, ce n'est pas le problème. On a toutes les doses possibles. La question, c'est que les gens se vaccinent. Ce n'est pas...
Mais non, là, on n'a pas... Tant qu'on n'aura pas sur des continents entiers la vaccination, on recevra des variants qui remettront tout en cause. Donc, à un moment donné, il faut mettre le paquet pour vacciner le monde entier.
Bon. Merci beaucoup, Yannick Jadot, d'être revenu ce soir sur le plateau de Cétabou. Merci de votre invitation. Merci, cher Michel Donquer.
Merci, je vous laisse le pull. Voilà, le pull reste là. Bangladesh ? Merci. Voilà. Donc, ce n'est pas mieux non plus ? Non. Ce n'est pas les Ouïghours. J'ai habité au Bangladesh. C'est un sujet. L'industrie textile, c'est un vrai sujet. Bien sûr. Merci beaucoup d'être venu ce soir sur le plateau de Cétabou. Merci Mathieu. Dans un instant, Cétabou devient intégralement belge. Et on fait une déclaration d'amour à 3 artistes belges qu'on admire énormément. Angèle, Virginie, Effira, Amélie Nothomb. Elles ont accepté de parler de leur belgitude ce soir, mais aussi de leur actualité. Un nouvel album pour Angèle, au moins 6 films en 2021 pour Virginie Effira et le prix Renaudot pour Amélie Nothomb.
Elles sont nos invitées de la suite jusqu'à 20h50. Mais on vous attend. A tout de suite.
Yannick Jadot