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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 octobre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

LOUIS ALIOT est l'invité de LAURENCE FERRARI sur CNEWS !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Comment mettre fin à ce cycle de violence débridée ?

  • 0:55RelanceRéponse directe

    On ne peut pas proposer le rétablissement de l'autorité ?

  • 1:11OuverteRéponse directe

    L'école ne peut pas tout faire, a dit le ministre de l'Éducation nationale. Les parents ont un rôle qu'ils ne tiennent plus.

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Les professeurs ne sont pas épargnés non plus. Ils ont été pour certains roués de coups, aspergés d'essence.

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Et c'est quoi le problème sous-jacent alors dans notre pays ?

  • 3:29OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les revendications des lycéens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueFait
    « on peut s'interroger sur le fait que le principal du collège, l'ancien principal du collège, n'avait voulu aucune mesure de sécurité. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Aucun portique ? Aucun portique. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « il faut évidemment à l'entrée des collèges et des lycées, un arsenal de mesures qui permettent de filtrer les objets »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « Ils sont de plus en plus absents parce que je pense qu'aujourd'hui, les jeunes sont un peu laissés avec les réseaux sociaux notamment »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « Les professeurs sont devenus des cibles. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Exactement, et Samuel Paty. »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « les gouvernements successifs ont reporté les problèmes d'une année sur l'autre sans rien régler. »
  • 3:33Invité politiquePromesse
    « Oui, il faut supprimer le parcours sup. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « On a trouvé 4000 profs du jour à l'endemain, je me demande bien où est-ce qu'ils étaient. »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « Il faut s'interroger aussi sur la responsabilité des organisations syndicales dans le dérèglement qui frappe les établissements scolaires. »
  • 4:31Invité politiquePromesse
    « on a un plan que Marine présentera évidemment dans les semaines qui arrivent »
  • 4:40Invité politiquePromesse
    « notamment par une augmentation des rémunérations »
  • 5:34Invité politiqueFait
    « Oui, de toute façon, ça fait longtemps que nous disons que les policiers sont sous pression. »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « Et de toute façon, aujourd'hui, vous arrêtez 20 fois un dealer dans la rue, 20 fois il est libéré, etc. »
  • 7:40Invité politiqueFait
    « M. Macron aura laissé le pays en faillite. Faillite totale avec des conséquences graves. »
  • 7:55Invité politiquePromesse
    « Il faut déjà que chaque peine soit exécutée. »
  • 7:59Invité politiquePromesse
    « on propose aussi la construction de prisons, ou en tout cas de centres fermés pour les jeunes. »
  • 8:10Invité politiqueChiffre
    « On est un pays, aujourd'hui, avec, je crois, qui dépasse le taux d'incarcération de plus de 100% »
  • 11:24Invité politiqueFait
    « C'est une mesure temporaire pour permettre cela. »
  • 11:33Invité politiquePromesse
    « Il faut baisser les taxes sur le carburant, baisser la TVA »
  • 12:02Invité politiquePromesse
    « On ne pourra pas qu'elle soit temporaire. Elle serait définitive. »
  • 12:18Invité politiqueFait
    « nos mesures, mais on ne parle jamais des mesures du gouvernement qui vont encore aggraver les déficits de la nation dans leur prochain budget »
  • 13:06Invité politiqueFait
    « Je ne crois pas à la science constitutionnelle de M. Ferrand. »
  • 13:35Invité politiqueFait
    « Oui, l'article 11 est une autre manière de réviser la Constitution. »
  • 14:51Invité politiqueFait
    « on tourne la page et on va parler maintenant de ce qui intéresse les Français et pas de l'écume des choses. »
  • 15:51Invité politiqueFait
    « le ministre israélien de la lutte contre l'antisémitisme a apporté son soutien à Jordan Bardella »

Temps de parole

  • Louis Aliot71 %
  • Présentateur28 %

≈ 9,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Et

0:00
Présentateur

notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Louis Alliot. Bonjour à vous. Bonjour. Vice-président du RN et maire de Perpignan.

0:07
Locuteur

On

0:07
Présentateur

va évoquer les mobilisations lycéennes qui reprennent aujourd'hui. Mais d'abord, cet adolescent de 14 ans qui ouvre le feu sur ses professeurs, qui vise d'autres élèves. On pensait que ça n'arrivait qu'aux Etats-Unis et pourtant c'est à Aubagne que ça s'est produit hier. Plus rien n'en dit que la violence. Comment mettre fin à ce cycle de violence débridée, Louis Alliot ?

0:24
Louis Aliot

Alors sur ce cas, apparemment, il s'agit quand même d'un litige bien particulier qui n'a rien à voir avec les revendications lycéennes. Simplement, on peut s'interroger sur le fait que le principal du collège, l'ancien principal du collège, n'avait voulu aucune mesure de sécurité. Aucun portique ? Aucun portique.

0:43
Locuteur

Et

0:43
Louis Aliot

donc il faut rappeler quand même, je pense aujourd'hui, qu'il faut évidemment à l'entrée des collèges et des lycées, un arsenal de mesures qui permettent de filtrer les objets qui

0:52
Locuteur

y rendent. C'est

0:52
Présentateur

que ça qu'on peut proposer des portiques, qu

0:55
Locuteur

'on

0:55
Présentateur

ne peut pas proposer le rétablissement de l'autorité ? En

0:57
Louis Aliot

plus du reste. Mais là, pour le coup, comme mesure d'urgence, je pense que c'est une des solutions. Mais c'est vrai que c

1:03
Locuteur

'est

1:03
Louis Aliot

la société et la jeunesse qui deviennent de plus en plus violentes. Il faut s'interroger sur les causes et les conséquences de cela.

1:11
Présentateur

L'école ne peut pas tout faire, a dit hier Édouard Jeffray, effectivement ministre de l'Éducation nationale. Les parents ont un rôle qu'ils ne tiennent plus.

1:18
Locuteur

Ils

1:18
Présentateur

ont démissionné, les parents, en France,

1:20
Louis Aliot

Louis Alliot ? Ils sont de plus en plus absents parce que je pense qu'aujourd'hui, les jeunes sont un peu laissés avec les réseaux sociaux notamment, avec tout ce qui leur est amené à connaître en dehors du cercle familial, l'abaissement de la cellule familiale aussi. Et donc effectivement, j'ai l'impression qu'une certaine jeunesse fait sa vie en quelque sorte sur des réseaux parallèles. Et on se retrouve dans des situations très compliquées aujourd'hui et ça touche les villes d'ailleurs comme la campagne.

1:48
Présentateur

Les professeurs ne sont pas épargnés non plus. Alors lors des mobilisations lycéennes, on l'a dit, ça n'a rien à voir. Ils ont été pour certains roués de coups, aspergés d'essence. On est encore une fois là sur des professeurs qui sont des cibles comme les policiers.

2:01
Louis Aliot

Ils le sont devenus au fur et à mesure. Les professeurs sont devenus des cibles. Ce n

2:06
Locuteur

'est

2:06
Louis Aliot

pas la première fois. On est un

2:08
Locuteur

pays où on a

2:09
Louis Aliot

eu les

2:11
Présentateur

assassinats de Dominique Bernard et Samuel

2:12
Locuteur

Paty.

2:13
Louis Aliot

Exactement, et Samuel Paty. Et pourtant, on voit toujours des résistances sur les inaugurations que l'on peut faire les uns et les autres sur des collèges ou des lycées Samuel Paty. Donc on voit bien que le problème est toujours là, qu'il n'est pas réglé et que les gouvernements successifs ont reporté les problèmes d'une année sur l'autre sans rien régler. D'ailleurs,

2:31
Locuteur

c

2:31
Louis Aliot

'est marrant parce qu'on voyait l'autre jour sur votre chaîne un reportable sur Lionel Jospin concernant la crise des lycées. Et c'était exactement les mêmes mots que les ministres aujourd'hui. On va faire un plan d'urgence, on va faire ceci,

2:42
Locuteur

on

2:42
Louis Aliot

va faire cela. Bon, on voit bien qu

2:43
Locuteur

'on

2:43
Louis Aliot

ne fait rien ou pourquoi pas grand-chose et que la situation est systématiquement la même au fur et à mesure que

2:48
Locuteur

nous avançons. Et c'est quoi le

2:49
Présentateur

problème sous-jacent alors dans notre pays, Louis Alléot

2:50
Locuteur

? C

2:50
Louis Aliot

'est le mal-être d'une jeunesse qui n'a pas d'avenir, qui n'arrive pas à se projeter. Il

2:54
Locuteur

y

2:54
Louis Aliot

a encore 40-50 ans, la jeunesse savait qu'il y avait du travail, qu'elle pouvait fonder une famille et qu'il y avait un avenir. Aujourd'hui, les jeunes, avec le développement de l'IA aujourd'hui, avec les emplois qui sont de plus en plus à l'extérieur de la France, se demandent quel va être leur avenir. Et j'ai l'impression qu'ils expriment aussi ce mal-être par des comportements d'ailleurs inadmissibles, mais pas tous. Et encore une fois, ces grèves lycéennes, on a focalisé sur la violence, et il le faut pour montrer qu'il y a certains qui n'ont rien à faire dans les lycées, mais la grande majorité des lycéens, il faut le dire... Donc vous entendez

3:29
Locuteur

leur

3:29
Présentateur

revendication, lesquelles ? Mais moi

3:31
Louis Aliot

j'entends leur...

3:31
Locuteur

Sur le nombre de

3:31
Louis Aliot

profs, sur le parcours sup, vous voulez l'annuler ? Oui, il faut supprimer le parcours sup. On a trouvé 4000 profs du jour à l'endemain, je me demande bien où est-ce qu'ils étaient. On voit bien que le ministère est mal géré.

3:44
Locuteur

Il

3:44
Louis Aliot

faut s'interroger aussi sur la responsabilité des organisations syndicales dans le dérèglement qui frappe les établissements scolaires. Moi je pense qu'il faut quand même que tout le monde s'interroge sur ses propres responsabilités dans ce que nous vivons aujourd'hui.

3:59
Présentateur

C'est 3000 profs qui ont été sortis du chapeau, qui étaient sans affectation. Voilà. Est-ce qu'il faut encore une fois faire en sorte qu'il y

4:05
Locuteur

ait

4:05
Présentateur

un professeur devant chaque classe ? Chaque candidat le promet, personne n'arrive à le

4:08
Louis Aliot

tenir, Louis Aglio. En tout cas, il faut essayer et s'interroger de savoir pourquoi il n

4:12
Locuteur

'y

4:12
Louis Aliot

en a pas d'abord, pourquoi beaucoup sont en maladie, et j'allais dire, et ces 4000 profs qui tombent du ciel, où étaient-ils, que faisaient-ils, et pourquoi ils n'étaient pas en poste au moment précisément où on en parle.

4:22
Locuteur

Que

4:22
Présentateur

propose l'ERN sur l'éducation nationale ? Vous avez un plan déjà, un

4:27
Locuteur

programme ? Alors

4:27
Louis Aliot

on a un plan que Marine présentera évidemment dans les semaines qui arrivent, mais tout simplement le respect dû à l'autorité et évidemment au corps professoral, et la revalorisation aussi du métier de professeur, notamment par une augmentation des rémunérations, mais il faut bien le dire aussi par une réorientation de l'ensemble des débouchés des filières. Parce qu'on voit bien dans un certain nombre de lycées, des jeunes qui, soit n'ont rien à y faire, soient mal

4:55
Locuteur

orientés. Donc réhabilitation

4:56
Présentateur

des filières professionnelles, c'est

4:57
Locuteur

ce

4:57
Présentateur

que vous nous dites ?

4:58
Louis Aliot

Aussi, exactement, parce que dans la filière professionnelle, il y a des débouchés. Et moi je peux vous dire qu'en tant que maire, je vois les demandes des entreprises sur ces filières professionnelles, qui n'arrivent pas à trouver leur public. Et ça, il y a une désadéquation entre l'offre et la demande qui est fatale, j'allais dire, à une certaine partie de la jeunesse.

5:16
Présentateur

Nous, à Lyon, on a évoqué les revendications légitimes des lycéens, il

5:20
Locuteur

y

5:20
Présentateur

a aussi les violences que vous avez signalées dès le début, inadmissibles. Vous comprenez le ras-le-bol des forces de l'ordre, on en est à près de 800 blessés dans le rang. Est-ce qu'il y

5:28
Locuteur

a

5:28
Présentateur

un risque de rupture d'obéissance de leur part quand on entend le président Macron dire qu'ils ont parfois manqué d'empathie

5:33
Locuteur

?

5:34
Louis Aliot

Oui, de toute façon, ça fait longtemps que nous disons que les policiers sont sous pression. Ils ont connu quand même successivement, depuis Hollande, les grèves qu'il y a eu avec les casseurs, il y

5:44
Locuteur

a

5:44
Louis Aliot

eu les gilets jaunes, il y a eu les attentats,

5:47
Locuteur

il

5:47
Louis Aliot

y

5:47
Locuteur

a

5:47
Louis Aliot

eu systématiquement, c'est quand même la police qui paie les pots cassés, je veux dire, du désordre de la société. Ce désordre, ce n

5:52
Locuteur

'est

5:52
Louis Aliot

pas la police qui le crée, c'est le gouvernement en place. Et donc évidemment, il faut être derrière la police, qui est, je le rappelle, le socle de notre contrat républicain. S'il n

6:02
Locuteur

'y

6:02
Louis Aliot

a plus de police, il n'y a plus de règles. S'il n

6:04
Locuteur

'y

6:04
Louis Aliot

a plus de règles, c'est l'anarchie. Et là, on verra encore plus de violence dans les rues. Donc il faut être évidemment derrière la police. Mais il y a un risque. J'ai écouté l'autre jour un syndicaliste policier aussi

6:12
Locuteur

sur

6:12
Présentateur

votre

6:14
Louis Aliot

antenne qui a dit, s'il y a un mort chez nous, ou plusieurs morts, à ce moment-là, nous arrêterons de faire ce que nous avons à

6:21
Locuteur

faire. Vous

6:22
Présentateur

envisagez ça, la rupture d'obéissance des policiers qui sont dévoués évidemment à

6:26
Locuteur

la République ?

6:27
Louis Aliot

En tout cas, je n'aimerais pas que ça arrive, mais je comprends que, face au manque de soutien, notamment du président de la République et d'un certain nombre de politiques dans le pays, ils puissent s'interroger sur leur mission et sur leur fonction. Et ça, malheureusement, ce serait gravissime parce que, je le dis, il n'y a pas que les manifestations. Il y a la sécurité du quotidien. Et dans la sécurité du quotidien, police nationale et police municipale sont, j'allais dire, au travail tous les jours avec la chaîne pénale, évidemment, et avec la justice. Mais si vous rompez cette harmonie-là, eh bien, vous rompez aussi l'équilibre de la société.

7:05
Présentateur

Nous, Aliot, vous évoquez la chaîne pénale, 6800 interpellations à peu près depuis le début de ce mouvement, 85% de mineurs. Aujourd'hui, on en est à une vingtaine de placements en détention. Est-ce que vous voyez le ratio ? Est-ce que, en fait, c'est un permis de cassé qu'on octroie

7:19
Locuteur

? Mais

7:20
Louis Aliot

de toute façon, il n

7:21
Locuteur

'y a

7:21
Louis Aliot

plus de place dans les prisons. Et de toute façon, aujourd'hui, vous arrêtez 20 fois un dealer dans la rue, 20 fois il est libéré, etc., etc., etc. Là aussi, tous les secteurs

7:31
Locuteur

français,

7:33
Louis Aliot

quels qu'ils soient, économiques, sociaux ou civils, sont dans une très grave difficulté. M. Macron aura laissé le pays en faillite. Faillite totale avec des conséquences graves. Et la justice est l'une de ces faillites-là.

7:47
Présentateur

Sur les mineurs,

7:48
Locuteur

est

7:48
Présentateur

-ce que vous proposez d'abaisser la majorité pénale à 16 ans ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Qu'est-ce que vous proposez au RN

7:55
Locuteur

?

7:55
Louis Aliot

Il faut déjà que chaque peine soit exécutée.

7:59
Locuteur

Et

7:59
Louis Aliot

donc, déjà, on propose aussi la construction de prisons, ou en tout cas de centres fermés pour les jeunes. Mais sur les prisons, il y a eu, encore une fois, beaucoup de promesses qui n'ont pas été tenues. On est un pays, aujourd'hui, avec, je crois, qui dépasse le taux d'incarcération de plus de 100%, ce qui est humainement une honte. Et donc, il faudra, évidemment, tout de suite, mettre en œuvre un grand plan de construction de prison.

8:22
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon propose à nouveau le droit de vote des 16 ans. Qu'est-ce que vous lui dites ? Bonne idée, mauvaise idée ? Il dit à 16 ans, on peut aller en prison, alors on peut voter, a priori.

8:30
Louis Aliot

Oui, ça l'arrange, puisque les sondages disent qu'une certaine partie de la jeunesse le soutient à partir de cet âge-là. Mais je pense que ce serait trop tôt. Il faut laisser la majorité à 18

8:39
Locuteur

ans.

8:39
Louis Aliot

C'est ce

8:39
Locuteur

qu'on

8:40
Présentateur

disait quand la majorité pour le vote était à 21 ans.

8:43
Locuteur

C

8:43
Louis Aliot

'est vrai, ça a coûté l'élection de Giscard, d'ailleurs, de l'avoir abaissé à 18 ans. Mais pour le reste, je pense qu'il faut laisser les jeunes aussi se faire leurs armes idéologiques, politiques, dans leur vie étudiante et lycéenne, et ne pas tomber dans la politisation que souhaiterait M. Mélenchon.

9:00
Présentateur

Justement,

9:00
Locuteur

on

9:00
Présentateur

parle de l'instrumentalisation de la France insoumise dans ces mouvements. Est-ce que vous dites, comme d'autres, que Jean-Luc Mélenchon est responsable, je cite, de la bordélisation de ce mouvement ?

9:09
Louis Aliot

Oui, d'ailleurs, ils l

9:09
Locuteur

'ont

9:09
Louis Aliot

mis en place à l'Assemblée nationale et ils essayent de faire pareil dans la société et ainsi tenter de peser sur le premier tour de l'élection présidentielle dans une certaine cacophonie. Tout

9:20
Locuteur

ça

9:20
Présentateur

est lié, vous

9:20
Locuteur

pensez, à l'élection présidentielle ? Je pense que dans

9:21
Louis Aliot

sa stratégie, il y a cette stratégie-là de semer la perturbation pour attirer à lui, évidemment, la lumière et les feux de l'actualité. Et puis, il faut bien le dire, pour vampiriser et finir d'éteindre le Parti socialiste qui est pratiquement à l'agonie aujourd'hui et dont on a pu voir avec cette primaire que ce n'est pas cette année encore qu'il va briller par ses scores.

9:42
Présentateur

M. Glucksmann n'est pas le candidat de la gauche idéale dont vous pensez qu'il pourrait l'emporter ?

9:47
Locuteur

Alors,

9:47
Louis Aliot

pour moi, la gauche idéale, ça n'existe pas. Mais M. Glucksmann fait partie de la social-démocratie européenne et le fait qu'il ait pris la main sur le Parti socialiste. Alors, il y a un bon côté, c'est qu'il refuse toute alliance avec la France insoumise. On verra,

10:02
Locuteur

on verra.

10:02
Louis Aliot

Est-ce que vous êtes sûr de

10:03
Locuteur

ça ?

10:03
Louis Aliot

Non, je ne suis pas sûr du tout. Donc, il le dit aujourd'hui, on verra bien demain. La gauche, c'est toujours se rassembler. Oui, oui, surtout sur le dos des autres. Mais le personnage lui-même, très honnêtement, quand vous n'avez que comme programme

10:14
Locuteur

de

10:15
Louis Aliot

lutter contre le Rassemblement national, en fait, c'est que vous n'avez pas de programme. Et donc, je ne pense pas que le Parti socialiste arrive à rassembler au-delà de sa petite sphère d'influence.

10:25
Présentateur

Donc, vous pensez quand même que ce mouvement lycéen, à part les revendications légitimes, est une espèce de prélude avant ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen accédait à l'Élysée, c'est ça ?

10:34
Locuteur

Non,

10:34
Louis Aliot

écoutez, il y a plusieurs choses dans ce mouvement lycéen. Il y a effectivement l'instrumentalisation de la gauche. Et puis, vous avez, qui sort comme ça de l'actualité, la petite Louise, qui est un rayon de soleil...

10:44
Locuteur

Mont-en

10:45
Louis Aliot

-Gon, qui est un rayon de soleil...

11:07
Présentateur

Le pouvoir d'achat, qui est évidemment au cœur de leur quotidien. Le prix du gasoil devrait baisser dès le mois de novembre de 12 à 18 centimes par litre. C'est une bonne chose que le gouvernement a décidé de libérer les stocks stratégiques pour faire baisser la pression sur les prix à

11:22
Louis Aliot

la

11:22
Locuteur

pompe ?

11:22
Louis Aliot

C'est une mesure temporaire pour permettre cela. Donc, tout ce qui ne sera pas pris dans la poche du contribuable et de l'usager est une bonne chose. Mais nous le disons, nous le rappelons, il faut aller plus loin. Il faut baisser les taxes sur le carburant, baisser la TVA, parce qu'aujourd'hui, l'essence n'est pas un produit de luxe. Elle est un produit de première nécessité. Il n'y a bien que les écologistes et la gauche qui pensent que c'est un produit, aujourd'hui, de luxe. Aujourd'hui, tout le monde a besoin d'aller travailler, d'aller chercher ses enfants et d'avoir une voiture avec de l'essence dedans. Et aujourd'hui, ça pénalise les ménages les plus modestes.

Et cette mesure-là va contribuer...

11:59
Locuteur

Elle ne serait pas

11:59
Présentateur

temporaire pour l'ERN, cette mesure de baisse de la

12:01
Locuteur

taxe

12:02
Louis Aliot

? On ne pourra pas qu'elle soit temporaire. Elle

12:04
Locuteur

serait

12:04
Louis Aliot

définitive.

12:05
Locuteur

C

12:05
Louis Aliot

'est une mesure de pouvoir d'achat. Si on ne fait pas ça, on est en train de ruiner une partie des petites épargnes des Français et de rendre difficile la vie à des millions d'autres.

12:15
Présentateur

Avec des questions sur le financement, évidemment, de cette mesure qui coûterait 10 milliards d'euros. Oui, mais on part

12:19
Locuteur

de... C'est l'occasion d'interroger Marine

12:21
Louis Aliot

Le Pen jeudi.

12:22
Locuteur

... de

12:22
Louis Aliot

nos mesures, mais on ne parle jamais des mesures du gouvernement qui vont encore aggraver les déficits de la nation dans leur prochain budget et qui vont faire des dépenses supplémentaires. Donc ces gens-là donnent des leçons, mais sont incapables de se les appliquer à eux-mêmes.

12:34
Présentateur

Louis Alliot, on sait que Marine Le Pen veut utiliser beaucoup le référendum pour notamment une révision constitutionnelle. Ce matin, en fait, il y a quelques jours plus tôt, le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, la met en garde parce qu'il dit que ce ne serait pas au motif de l'article 11 qu'elle pourrait ainsi modifier la Constitution, mais qu'il faudrait en passer, c'est un peu technique, mais c'est important, par l'article 89, qui exige un texte voté en termes identiques par l'Assemblée nationale et le Sénat, puis voté par les trois cinquièmes du Congrès ou par référendum. Ça modifie un peu les choses, ça change d'alonne. Je ne

13:06
Louis Aliot

crois pas à la science constitutionnelle de M. Ferrand. Pourquoi ? Il en est le président. Il en est le président, mais je pense qu

13:12
Locuteur

'il

13:12
Louis Aliot

n'en a pas les compétences. Et il est parti... C'est grave comme accusation. Bien sûr, mais il est parti sur un sujet hasardeux en disant qu

13:19
Locuteur

'on

13:19
Louis Aliot

n

13:19
Locuteur

'est

13:19
Louis Aliot

pas De Gaulle qui veut. Il n'en demeure pas moins que le général De Gaulle l'avait appliqué, que le président Mitterrand, qui doit être son idole, c'est un ancien socialiste, l'avait accepté comme tel et que s'est rentré, on va dire, aujourd'hui dans l'ordre constitutionnel français. Oui, l'article 11 est une autre manière de réviser la Constitution. Contrairement à

13:39
Locuteur

ce

13:39
Louis Aliot

que dit M. Ferrand.

13:40
Présentateur

Vous balayez l

13:41
Louis Aliot

'argument

13:41
Présentateur

du président

13:42
Louis Aliot

du Conseil constitutionnel

13:42
Locuteur

?

13:42
Louis Aliot

On ne balayait pas, mais il devrait quand même garder un minimum de neutralité dans sa fonction et ne pas s'engager sur des voies politiques. Il se politise dans ce sens-là,

13:50
Locuteur

selon

13:50
Louis Aliot

vous

13:50
Locuteur

? C'est un argument politique et

13:51
Louis Aliot

pas juridique ? Il n

13:52
Locuteur

'y

13:52
Louis Aliot

a qu'un seul souverain dans la République, c'est le peuple. M. Ferrand est le président du Conseil constitutionnel. Il devrait s'appliquer une neutralité à sa fonction et à ses paroles. Malheureusement, il ne le fait pas.

14:03
Présentateur

Donc Marine Le Pen maintient qu'elle passera par l'article 11 pour organiser ce référendum

14:06
Louis Aliot

? On développera un certain nombre de référendums et l'article 11 sera l'un des outils pour le faire.

14:11
Présentateur

Louis Alliot, le président du RN, Jordan Bardel, a été en déplacement hier à Ceuta, l'enclave espagnole, où ont débarqué fin juillet près de 70 000 migrants. Il dénonce le danger le plus important de ces prochaines années, à savoir l'immigration. C'est une façon pour lui de tourner la page des accusations désormais hebdomadaires de Mediapart concernant des propos antisémites qu'il aurait tenus lorsqu'il avait 17 ans ?

14:33
Louis Aliot

C'est l'occasion de refaire de la politique sans tomber dans le piège que nous tend l'extrême-gauche médiatique que représente Mediapart et qui tente par des contre-feux de masquer ses propres responsabilités dans un certain nombre de propos d'ailleurs et d'attitudes. Donc de ce côté-là, je pense que nous, en tout cas, on tourne la page et on va parler maintenant de ce qui intéresse les Français et pas de l'écume des choses.

14:57
Présentateur

Est-ce que vous ne pensez pas que les Français peuvent être interpellés par ces accusations ? Est-ce que ça ne se voit pas dans les sondages ? C'est très clair pour l'instant, Marine Le Pen reste en tête dans tous les cas de figure. Mais est-ce que vous ne pensez pas que ça peut être un poison lent s'il

15:09
Locuteur

y

15:09
Présentateur

a des informations qui sont distillées

15:11
Locuteur

toutes les semaines ?

15:12
Louis Aliot

Les Français ont des problèmes de logement,

15:14
Locuteur

de

15:14
Louis Aliot

pouvoir d'achat, de transport, de sécurité, etc. Vous croyez qu'ils vont systématiquement répondre aux provocations de Mediapart, dont on connaît d'ailleurs la responsabilité de son chef dans un certain nombre de propos ? Non. Il faut le dire, ils ont autre chose à penser que ces choses-là.

15:32
Présentateur

Très bien. Marine Le Pen, en tout cas, a toujours été claire sur l'antisémitisme. Elle a même éjecté son propre père du Front National à l'époque. Elle serait intransigeante s'il s'avérait que ces accusations étaient fondées.

15:44
Louis Aliot

Mais elle a toujours été intransigeante sur cela. Mais quand vous voyez que le ministre israélien de la lutte contre l'antisémitisme a apporté son soutien à Jordan Bardella, je pense que l'épisode est clos. Voilà. Et que, encore une fois, une certaine presse tente de semer le trouble parce que la dynamique électorale est là et qu'elle va conduire, en tout cas, c'est mon souhait et le soutien de toutes mes forces, Marine Le Pen à l'Élysée.

16:09
Locuteur

Tout

16:09
Présentateur

simplement. Et la dénégation, c'est la meilleure des solutions pour Jordan Bardella ?

16:12
Locuteur

Mais

16:12
Louis Aliot

voilà, il a déposé plainte et on verra ce que la justice dira plus tard. Mais il y aura une enquête, il y aura un certain nombre d'éléments. Mais aujourd'hui, nous n'en sommes plus là. Aujourd'hui, il

16:21
Locuteur

y

16:21
Louis Aliot

a l'actualité et l'actualité, c

16:23
Locuteur

'est

16:23
Louis Aliot

l'élection présidentielle et les difficultés que la France connaît.

16:25
Présentateur

Et cette perspective de 2027 dans le contexte de violence que l'on vient d'évoquer, est-ce que vous pensez qu'il y a une digue à gauche contre Jean-Luc Mélenchon comme le proclame Raphaël Glucksmann dont on a évoqué il

16:36
Locuteur

y

16:36
Présentateur

a quelques instants l'élection ?

16:37
Locuteur

Le

16:37
Louis Aliot

problème, c'est qu'on a une

16:38
Locuteur

longue pratique

16:38
Louis Aliot

de la gauche qui fait toujours des effets d'annonce et qui ne tient jamais aucune de ses promesses. On l'a vu en 2024 aux législatives. Ces gens-là, y compris M. Attal, quand il s'est agi de se prononcer contre le RN, ont trouvé les chemins pour se rassembler, même lorsqu'ils sont d'accord sur rien. Donc je ne crois plus ce que dit la gauche, quel qu'il soit à gauche. Et je pense que le peuple français saura se rassembler sur la candidature de Marine Le Pen et sur un programme large pour éviter à ce que la gauche ne revienne aux affaires.

17:07
Présentateur

Le bloc central, peut-être mal nommé, mais qui va de Bruno Retailleau jusqu'à Gabriel Attal, a du mal à se mettre d'accord, à trouver un seul candidat. Est-ce qu'il faut une primaire ou est-ce que vous vous dites peu importe,

17:19
Locuteur

de

17:19
Présentateur

toute façon, personne n'est en mesure de rivaliser avec Marine Le Pen aujourd'hui sur le plan électoral ? Ils

17:23
Louis Aliot

ont tous gouverné. Donc vous savez, les Français aujourd'hui, ils ont l'expérience de l'exercice du pouvoir. Ils savent très bien qui porte la responsabilité de l'État de la France aujourd'hui. Et M. Attal et M. Philippe notamment sont les grands responsables du marasme dans lequel nous sommes. Concernant M. Retailleau, c'est encore autre chose. On verra ce que nous dira l'avenir par rapport à lui. C'est

17:43
Présentateur

-à-dire ? Vous ouvrez la porte à une éventuelle alliance, une main tendue à Bruno

17:47
Locuteur

Retailleau ? M.

17:48
Présentateur

Alliot

17:48
Locuteur

?

17:48
Louis Aliot

On a toujours tendu la main. Je crois que c'est Éric Ciotti qui l'a fait encore il n

17:51
Locuteur

'y

17:51
Louis Aliot

a pas très longtemps en lui disant « Mais s'il se revendique de droite, il doit regarder sur sa droite et pas l'ornier vers le centre dont on sait que lui-même l'ornier vers la gauche. »

18:02
Locuteur

Donc,

18:02
Louis Aliot

c'est la responsabilité de M. Retailleau. Moi, je n'aime pas les anathèmes ou les propos critiques contre qui que ce soit, mais je pense qu'il ferait bien de réfléchir à la manière dont, pour l'avenir, il pourrait travailler d'une certaine manière avec nous.

18:15
Présentateur

D'accord. Donc, entrer dans un gouvernement éventuellement dur... Ça,

18:18
Locuteur

je

18:18
Louis Aliot

ne me demande pas, ce n

18:19
Locuteur

'est

18:19
Louis Aliot

pas ma responsabilité. Mais en tout cas, parler, j'allais dire, pour une grande alliance contre les socialistes et Mélenchon. Il

18:26
Locuteur

y a aussi

18:26
Présentateur

une stratégie d'ouverture du RN que vous esquissez devant nous ce matin, Louis Alliot, parce qu'on sait bien que l'élection présidentielle est

18:31
Locuteur

en

18:31
Présentateur

fait à quatre tours. Il y

18:32
Locuteur

a

18:32
Présentateur

aussi les deux tours des législatives qui viennent derrière. Il faudra une majorité et donc il faut des alliés. C'est bien cela qui irait peut-être jusqu'à Éric Zemmour ? Pourquoi pas ? Vous

18:39
Louis Aliot

dites qu

18:40
Locuteur

'il n'y

18:40
Louis Aliot

a pas d'anathème. Mais c'est ce que j'ai fait moi à Perpignan, vous savez. J'ai réuni, il y a des gens du DLR qui font partie de ma majorité ou ex-LR, mais c'est comme ça Dan Bardella.

18:57
Locuteur

Je

18:57
Louis Aliot

pense qu'il devrait lui aussi rester plus modeste et développer son programme sans attaquer les gens qui, d'une certaine manière, sont dans une orientation similaire.

19:06
Présentateur

Il avait fini par appeler à voter pour Marine Le Pen en 2022 ? Oui, bien sûr. Donc vous ne méprisez pas ni ériculièrement

19:13
Locuteur

de ses électeurs ? Je ne méprise

19:14
Louis Aliot

personne, mais je dis que le moment est historique et très important et qu'il faudra trouver les chemins du rassemblement pour le deuxième tour et pour gagner cette élection présidentielle.

19:23
Présentateur

Louis Alliot était notre invité ce matin. Merci beaucoup d'être venu vice-présidente du RN et maire de Perpignan. Bonne journée à vous sur CNews et sur Europe.