Laurent Nuñez : "La messe à la Concorde ouverte à tous"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Vous avez une autre vision de ce déplacement papal du point de vue de la sécurité ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Vous avez peur de quoi ? Est-ce qu'il y a des réels motifs d'inquiétude aujourd'hui pour se déplacer ?
- 1:20OuverteRéponse directe
Pourquoi la menace des drones est-elle une priorité pour ce dispositif ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Est-ce que la visite du pape est similaire à l'organisation des Jeux Olympiques ?
- 2:40RelanceRéponse directe
Quels sont les points de similitude avec les JO ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Avez-vous des événements que vous n'auriez pas fait ou pas recommandé ?
Temps de parole
- ?100 %
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RCF Notredame, l'interview politique Nathanaë de Rinxan 7h37 Nathana de Rinant vous recevez ce matin le ministre de l'intérieur Laurent Nunis. Oui, bonjour Laurent Nunz. Alors Léon X sera demain à Paris, un weekend heureux et paisible pour tous les catholiques de France. J'imagine que vous en tant que ministre de l'intérieur, vous avez une autre vision de ce déplacement papal. Il y a une vision si vous le prenez d'un point de vue de la sécurité. Oui, effectivement, il y a c'est un c'est un c'est un défi important d'assurer la sécurité du Saint-Père bien sûr de ces différents déplacements à Paris puis à Lourde puis à Messe, mais c'est aussi une il faut si des tâches importantes de de protection des nombreux fidèles qui vont assister aux différentes séquences
dont la messe évidemment sur le la messe à la à la Concorde et sur les Champs-Élysées qui est un un événement qui va se dérouler sur un espace ouvert donc qui suppose évidemment des mesures de protection maximales. Vous vous avez peur de quoi ? Est-ce qu'il y a des réels motifs d'inquiétude aujourd'hui pour se déplacer ? Il y a pas de il y a pas de menace caractérisée sur la venue du Saint-Père dans notre pays. Il y a pas de menace caractérisée. On reste évidemment toujours attentif chaque fois qu'il y a un grand rassemblement de personnes, qui a une très haute personnalité qui visite notre pays. Évidemment, on est toujours très attentif à la menace terroriste, au risque aussi d'acte de délinquence. Il va y avoir beaucoup de monde dans les rues de Paris. Donc voilà, on aura on
prend en compte toutes ces missions, mais il n'y a pas de il y a pas de craintes particulières et surtout il y a pas de menace caractérisée euh à l'endroit à l'encontre du du Saint-Père. La lutte euh antidrone a est une priorité de ce dispositif. Pourquoi cette menace-là en particulier ? C'est c'est aujourd'hui la menace à la mode entre guillemets quand on quand on protège une population. Oui, le le le drones sont utilisés, on le voit sur certains théâtres extérieurs comme on dit souvent, les drones sont parfois utilisés comme des armes de guerre, hein. C'est évidemment que donc voilà, on reste très attentif à la lutte antidrone. On a des gros dispositifs de lutte antidrone partout dans dans la capitale bien sûr. Il y en aura en Sain Saint-Denis, il y en aura lourde, il y
en aura mess pour détecter un engin qui pourrait être malveillant. Mais on voit bien hein, vous voyez sur certains théâtres extérieurs où euh les drones sont utilisés évidemment dans le cadre de de conflits, mais aussi ils peuvent être par des par des terroristes, on l'a vu dans certains pays et donc c'est pour ça qu'on reste très attentif aussi à au contrôle des drones qui ont survolé la capitale et surtout à leur capacité à les neutraliser le plus vite possible. Alors, je ne sais pas si une comparaison est possible, mais est-ce que la visite du pape est similaire à l'organisation des des Jeux Olympiques ? Est-ce que c'est le la même approche, le même dispositif ? même si là vous avez eu euh 3 mois pour pour préparer ce ce déplacement. Oui, enfin il y a c'est ce sont des il y
a des points de similitude. Vous avez énormément de de personnes qui se rassemblent en un endroit unique autour d'une d'une haute personnalité autour du Saint-Père. Voilà, il y a des points de similitude évidemment hein. Donc il y a il y a une il y a une déambulation. Il y a un public qui va être massé dans les rues de Paris. Donc voilà, il y a des points de similitude mais ce n'est pas tout à fait le même événement. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les services et les forces de sécurité intérieure, je veux saluer évidemment le travail qui a été effectué par le préfet de police euh pour l'agglomération parisienne, la préfète des Haut Pyrénées, le préfet de Moselle, l'ensemble des forces de sécurité intérieure. Il y a eu un travail de préparation en amont qui, comme vous
l'avez souligné, a commencé il y a maintenant plusieurs plusieurs mois et qui vise donc à à bien préparer cette cette visite. Alors, on peut peut-être préciser que c'est une visite apostolique, c'est pas une visite d'état.
leson vous a des événs que vous n'auriez pas fait ou pas recommandé par exemple ? Non non le le l'organisation l'organisation s'est faite librement nous encadrons, nous sécurisons. Voilà, c'est c'est le principe même de la de la liberté de de culte parce que c'est ça qui est en qui est qui est qui est qui est qui va s'appliquer qui est en jeu. Et donc voilà. Donc nous notre seul notre seule préoccupation c'est la sécurité des populations évidemment la sécurité du Saint-Père éviter qu'il est des troubles à l'ordre public. Voilà. Et le rendez-vous de la Concorde c'est quand même particulièrement complexe. On va avoir une foule de 600000 personnes peut-être plus. Alors une question ce matin nous était posée par parce qu'il y avait vous avez donné une information
hier soir, il y en a une autre qui a été donnée hier matin par le général WCAMP. Est-ce qu'on peut si on n'est pas inscrit si on n pas le fameux QR code approcher de la zone et tenter de voir passer le pap ? Oui. Alors, d'abord une précision 600000 personnes, ça veut dire une régulation qui est effectuée aussi par la préfecture de police en lien évidemment avec l'organisateur, avec la conférence notamment. Donc, on crée des box hein de manière à ce que le le le public soit bien quand on certaines zones, qu'il n'y ait pas de va et vien de mouvement de foule puisque les gens vont vouloir évidemment suivre le le déplacement du du Saint-Père. Donc, il y a des boxes qui sont créés, il y a des barrièges, il y a tout un dispositif de sécurité. Évidemment, l'accès doit être
régulé, d'où la mise en place de ces de ces QR codes qui sont recommandés, qui sont préférables, qui sont souhaitables. Mais comme cela a été dit, évidemment, les personnes qui n'en sont pas munies pourront également y rentrer. Mais avec le QR code, vous avez aussi le fléchage de votre box, le l'endroit par la rue par laquelle vous allez accéder à la box où vous allez vous trouver le long du le long de de sur sur l'espace public, sur les Champs-Élysées, non loin de la Concorde. Donc voilà, c'est le QR code, ça reste important. Ça n'est pas la condition cyclon mais c'est vraiment souhaitable, c'est préférable et en plus il faut j'imagine anticiper les fouilles et le contrôle de ces QR code codes va prendre beaucoup de temps. Bien sûr, il y a indépendamment de de QR
code, vous avez des fouilles, des palpations puisque le périmètre de ces boxes, c'est ce qu'on appelle un périmètre de de protection antiterroriste. He c'est une loi de 2017 qui a permis l'instauration de ces périmètres où pour y accéder, vous êtes forcément fouillé, palpé et quand vous refusez de vous livrer, de vous soumettre à ces palpations, à ces fouilles, on peut vous refuser l'accès. Donc voilà donc mais les palpations ça prend du temps. Donc effectivement alors évidemment tout tout ça sera régulé très rapidement mais il y a effectivement un petit temps d'attente à prévoir évidemment sur l'échelle des des événements à sécuriser quand on est ministre de l'intérieur. La place de la Concorde, la messe place de la Concorde c'est ce qu'il y a de plus complexe en tout cas
c'est c'est sur votre podium de difficulté. Tout ce qui se passe en espace ouvert oui c'est tout forcément plus sensible très très ouvert quand même la place de la effectivement plus sensible. Voilà. Donc ça veut dire qu'il faut encadrer le public, ça veut dire qu'il faut aussi tenir les points haut avec des tireurs de précision un peu partout. Et puis vous avez les autres séquences, ce sont évidemment les déambulations du Saint-Père dans la papa mobile où là vous avez un même contact au plus proche du public et donc au-delà des dispositifs de protection des effectifs, vous avez une bulle autour notamment de la papa mobile hein. Donc comment on fait pour sécuriser une déambulation ? Le pape va s'approcher des fidèles, que ce soit sur les sur les Champsélysées à Lourde notamment
lorsqu'il ira à la grotte. C'est c'est ça fait partie des des incontournables. Là, vous avez une stratégie particulière, vous êtes pas obligé de tout nous dévoiler. Non, je je vais pas tout dévoiler, mais c'est c'est c'est en même temps, c'est très classique. Voilà, quand on entoure une autre personnalité, il y a toujours une bulle d'effectif qui sont à proximité que parfois on ne repère pas forcément et qui vont avoir pour mission de protéger physiquement évidemment la personnalité, mais surtout d'intervenir dès qu'il détecte un comportement anormal chez une personne qui se trouve dans l'environnement immédiat. Alors, trois villes, trois ambiances, hein, excusez-moi l'expression, trois configurations en tout cas très différentes. Euh, il y a la foule danse à la Concorde, l'affluence
internationale à mess et un format donc un petit peu plus resserré du côté de de Lourde. Euh, est-ce que vous avez justement une approche différente pour ces ces trois rendez-vous, sachant qu'en plus vous êtes ministre en charge du culte et vous interviendrez directement à messe ? Oui. Alors euh d'abord euh effectivement euh pour la sécurisation, les dispositifs qui sont retenus sont les mêmes. Il y a des périmètres de protection, il y a des services spécialisés, des démineurs, de la lutte anti-drone, euh des effectifs sur la voie publique pour sécuriser le public. Ils sont sur les trois sites les mêmes. Finalement, c'est la même philosophie, c'est le même état d'esprit. Évidemment, on s'adapte à la configuration des lieux. Moi, pour ce qui me concerne, je
suis ministre de l'intérieur et donc aussi ministre des cultes. Donc, est-ce qu'on peut avoir les deux casquettes en même temps ? Bien sûr. Non, non, bien sûr. Je serai je participerai aux séquences de vendredi à l'Élysée avec le président de la République. Je serai à ses côtés avec le Saint-Père et les les personnes qui ont été invitées. Et puis je serai sur la séquence messine également, notamment au dialogue interreligieux où je représenterai le gouvernement comme ministre des cultes et je j'accompagnerai évidemment le président pour la rencontre des chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne. Mais pour les la messe place de la Concorde par exemple, euh la place d'un ministre est davantage quand on est mise à l'intérieur est davantage euh à
l'extérieur en train de de surveiller ou euh justement au côté du pape en tant que ministre euh en charge du culte. Alors en le là, c'est la casquette mise de l'intérieur qui va prendre le le le pas, enfin le dessus puisque je serai euh je serai aussi à l'extérieur, hein, notamment euh avec le le préfet de police pour la sécurisation de cet événement majeur, mais le gouvernement sera comme vous le savez représenté et pour d'autres séquences, j'y serai comme ministre des cultes, je serai évidemment, mais sur la séquence de la messe où il y a 600000 personnes dans les rues de la capitale où donc on y a des enjeux de sécurité qui sont là, on est très serein, très conscient. Absolument. Voilà. Absolument. Alors, comment est-ce qu'on gère une messe catholique, place de la Concorde
avec tout ce que cela incarne comme symbole pour la France ? Quand on est un ministre de la République en charge du culte, ça va être quand même un sacré castette. Non, c'est pas un castette, c'est le principe de un principe français, un principe républicain, c'est celui de la laïcité qui est celui de la laïcité. C'est le le libre exercice du culte pour chacun des cultes. C'est ce que comme ministre des cultes, je me dois d'assurer. C'est aussi évidemment la neutralité pour les agents publics, pour les services publics. Et donc voilà, donc cette messe ne pose aucune difficulté. La seule limite à l'organisation d'événements cultuels sur l'espace public, c'est le le trouble à l'ordre public. C'est la seule limite. La loi est ainsi faite et c'est une très bonne chose. Voilà tout le rôle du
ministre des cultes, c'est de faire en sorte que tous les cultes puissent s'exprimer et que chacun ait la liberté de croire ou de ne pas croire. Alors récemment, vous avez donné des chiffres concernant les les atteintes ou les les attaques soient physiques ou matérielles contre des objets cultuels. Est-ce que la France est aujourd'hui un pays où l'on peut pratiquer sa foi, se rassembler massivement pour un événement religieux sans avoir peur ? Oui, il il le faut. On a une montée des actes antireligieux d'une manière générale. Il s'agisse des actes antisémites, les actes antimusulmans, les actes antichrétiens qui ont augmenté pour le premier semestre de + 6 %. On est à peu près un peu plus de 450 actes. Alors à 85 % ce sont des atteintes au bien, des atteintes au bien notamment
dans les églises. D'ailleurs, il y a il y a il y a une vraie préoccupation sur des des atteintes au bien, des dégradations, mais ces actes antichrétiens augmentent légèrement. Donc ça reste évidemment une de nos préoccupations et ils augmentent de 6 % depuis le le début de l'année et ça représente environ 40 % des actes antireligieux. Donc, on a pris le problème à Bralcorp, on a eu des assises territoriales qui se sont tenues partout sur les actes antireligieux. Et il y a bien cette idée de de prendre le problème à Bralclore, du bien rappeler que tout le monde peut exercer son culte librement et qu'il n'y a pas d'atteinte à voir vis-à-vis des religions. Alors, depuis quelques semaines, nous avons un nouveau chroniqueur à RCF Notred-Dame, c'est Christophe Barbier et
il avait une question à vous poser. Je vais vous demander de mettre le casque et d'écouter la la question de Christophe. Monsieur le ministre, monsieur le ministre de l'intérieur, craignieez-vous que la visite du pape en France ne relance les ardeurs de ceux qui commettent des actes antique chrétien, notamment du vandalisme dans les églises ? Est-ce qu'ils ne vont pas en profiter ? Ça rejoint un petit peu ce dont vous nous vous parliez, mais est-ce que vous avez des craintes particulières pour les prochaines semaines ? Non, je ne pense pas qu'il y a j'ai pas de crainte particulière par rapport à la venue du pape d'atteinte dans les églises. C'est vrai que il y a il y a il y a je le redis he on a une une augmentation des actes antiichrétiens plus 6 % 85 % des atteintes au bien et
beaucoup d'églises qui sont frappées. Donc ça reste une de nos préoccupations d'une manière générale. On ne craint pas de monter des actes antichrétiens avec la venue du pape. Très franchement non. Mais on va rester extrêmement vigilant. Il y a des consignes qui sont passées notamment au au militaires de la gendarmerie puisqu'on est aussi mal ces atteintes ont aussi beaucoup lieu en zone rurale et donc dans les zones gendarmerie pour être extrêmement vigilant mais en lien avec chaque responsable de de paroisse et les choses se passent plutôt très bien. Une toute dernière question sur votre métier. Depuis 1905 le le ministère de l'intérieur géra administrativement les cultes. He comment définissez-vous ce rôle aujourd'hui dans une société où malheureusement le fait religieux est
souvent réduit à une question d'ordre public ? C'est le moi, j'interprète mon rôle comme étant aussi une question d'ordre public et de sécurité, c'est-à-dire faire en sorte que chaque fidèle, quel que soit sa religion, puisse pratiquer librement son culte et qu'il ne soit pas inquiété pour se faire. Mais c'est aussi et c'est aussi le deuxème volet et moi, il me passionne, c'est d'être aussi de favoriser le dialogue interreligieux. C'est extrêmement important. Je crois que notre pays est un pays qui est actuellement divisé. On a besoin de paix, on a besoin de concorde, on a besoin de de dialogue et de ce point de vue, de ce point de vue, la venue du Saint-Père en France va contribuer, je pense, à cette Concorde. Voilà, les gens ont besoin de se parler, de se
respecter, d'être tolérant les uns envers les autres, ce qui correspond quand même au messages de l'é et la question de religieux sera bien bien sûr sa place dans la campagne présidentielle. Merci beaucoup Laurent Nousè, ministre de l'intérieur d'être présent sur radio Notre-Dame RCF aujourd'hui. Merci à tous les deux. Nathanël Deingon, on vous réécoute sur rcfnotredame.fr.
Laurent Nuñez