Congé après la perte d'un enfant : "Reconnaissons qu'il y a eu une erreur, ce n'est pas la peine de tourner autour du pot"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Est-ce que l'intervention du chef de l'État est proportionnelle à l'ampleur du tollé et à cette bourde de la majorité ?
- 3:05OuverteRéponse partielle
Quelles sont les questions que pose cette proposition de loi sur le deuil d'un enfant ?
- 3:27RelanceÉludée
Vous parlez d'erreur. Quel dysfonctionnement avez-vous pointé pour que la majorité dise que l'on ne peut pas faire d'économies sur le dos de l'entreprise ?
- 5:57OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui va se passer concrètement désormais ? Le chef de l'État est intervenu, Muriel Pénicaud a multiplié les mea culpa. Les députés vont revoter ? Quand ? Comment ?
- 7:56RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous n'allez pas un peu vite sur la réforme des retraites ?
- 10:19RelanceRéponse directe
Le temps d'examen est-il suffisant pour cette réforme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:08Invité politiqueFait
« Reconnaissons que cette proposition-là aussi ne traitait pas de la question des gens qui travaillent dans la fonction publique. »
- 4:10Invité politiqueFait
« Les comptes rendus du débat étaient des débats, moi je trouve, sérieux et argumentés. »
- 4:40Invité politiqueFait
« Reconnaissons aussi que dans la même journée, la majorité a voté une disposition qui vise à favoriser l'accès au travail des gens qui sont victimes de diabète. »
- 4:56Invité politiqueFait
« Reconnaissons aussi que nous avons voté quelque chose pour l'accompagnement de ceux qui, ce qu'on appelle les proches aidants. »
- 10:21Invité politiqueChiffre
« Il y a 10 jours de commission qui sont prévus. Il y a au moins 15 jours en séance qui sont prévus. »
- 12:18Invité politiqueFait
« Mme Borne en particulier, avaient dit : « Au fur et à mesure, on inscrira en dur les attendus et les résultats des discussions et des négociations avec les partenaires sociaux. » »
- 13:59Invité politiqueFait
« Ils suppriment l'alinéa qui vise à élargir le champ de la pénibilité au champ de la fonction publique. »
- 16:57Invité politiqueFait
« Depuis le 1er janvier 2020, la loi Touraine s'applique et la loi Touraine c'est quoi ? C'est une mesure d'âge. Puisque c'est 43 années de cotisation au bout. »
- 20:50Invité politiqueFait
« Évidemment, la priorité, c'est l'action gouvernementale. »
- 22:16Invité politiqueFait
« Non, je ne crois pas. Moi, j'en parlais hier. J'étais hier à Besançon et à Montbéliard pour soutenir des candidats de La République En Marche au municipal. »
Temps de parole
- Marc Fesneau54 %
- Invité14 %
- Présentateur14 %
- Invité 29 %
- ?7 %
≈ 40,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue à toutes et à tous, c'est 8h30 France Info jusqu'à 9h avec à mes côtés Jean-Jérôme Berteluz. Bonjour Jean-Jérôme. Bonjour Mathéo. Chef du service politique de France Info. Notre invité ce matin est ministre des Relations avec le Parlement. Bonjour Marc Fénaud. Bonjour. Emmanuel Macron est donc lui-même intervenu hier directement pour demander au gouvernement, je cite,
de
faire preuve d'humanité après qu'une proposition de loi vivante a allongé de 5 à 12 jours le congé pour le deuil d'un enfant a été rejeté.
C
'était jeudi à l'Assemblée. Cette intervention, ce genre d'intervention du chef de l'État,
c
'est plutôt rare. Est-ce que c'est proportionnel selon vous à l'ampleur du tollé et à ce qu'on peut maintenant appeler une bourde de la majorité ? Je trouve que c'est bien que le Président de la République
puisse
intervenir quand des sujets peuvent susciter l'émotion. Moi ça ne me gêne pas du tout. Reconnaissons qu
'il
y
a
une erreur, c'est pas la peine de tourner autour du pot. Je voudrais dire un mot du sujet lui-même parce que je pense que c'est un sujet très important.
La
proposition de loi a été votée d'ailleurs,
c
'est simplement qu'une de ses dispositions principales qui était de passer de 5 à 12 jours
le
deuil pour un enfant de moins de 18 ans,
a
été transformé en un don de RTT, en des choses qui paraissaient moins accessibles ou moins facilement accessibles pour les gens.
Disposition pas anodine. Oui, je
vous ai dit que c'était une des dispositions principales. C'est une disposition qui a été proposée par
le
groupe UDI. Moi je pense que c'est un sujet qui est très important.
Il
y a plusieurs questions que ça pose. D'ailleurs comme ministre des Relations avec le Parlement, vous me permettrez de dire, sans déjuger la proposition elle-même,
que
je ne
suis
pas sûr que dans une niche on puisse traiter cette question-là dans le temps qui est imparti dans une niche parlementaire.
C
'est le temps, vous savez, qui est donné au groupe d'opposition ou de majorité pour poser une proposition. Parce que je pense que la question du deuil d'un enfant, c'est une question très large. Et on voit bien au fond...
C'est
inopportun de la part du
groupe UDI Agir, d'user de sa niche parlementaire pour traiter ce sujet. Vous ne m'entendez pas
dire que c'est inopportun. Mais regardez la façon dont les débats se sont passés.
Je traduis
ce que vous nous dites. Non, parce que je n'ai pas dit que c'était inopportun. Je pense
que...
Voyez bien que les sujets qui sont posés sur la question du deuil des enfants sont nombreux. Quelle est la question qui a été posée ? Les questions qui sont posées, c'est comment vous tenez compte et vous prenez compte pour les parents
de
la situation de deuil dramatique dans laquelle ils se trouvent quand ils perdent un enfant. Reconnaissons que cette proposition-là aussi ne traitait pas de la question des gens qui travaillent dans la fonction publique. C'était simplement pour les salariés du privé. Reconnaissons que ce jour de deuil ne concerne pas les gens qui sont artisans, commerçants, agriculteurs et qui ne peuvent pas bénéficier de la mesure. Reconnaissons qu'il
y a
un sujet de...
Est
-ce qu'on perd... Quand on perd un enfant qui a 18 ans, le deuil n'est pas aussi très douloureux... Autant douloureux que quand on perd
un enfant qui a 12 ans. Et là, c'était
pour les enfants mineurs uniquement. Reconnaissons que le sujet,
pour
ceux qui ont été confrontés, les uns et les autres, on a été confronté à des gens qui ont été dans ces situations-là. La question est le moment du deuil quand on perd son enfant. Et la question, c'est l'accompagnement dans la durée. Parce que je connais des gens, le jour de leur mort, ils sont encore à penser à l'enfant qu'ils ont perdu. Donc je pense que c'est un sujet
très
global,
que
c'est un sujet qui nécessite que nous y réfléchissions collectivement. Je trouve très bien que le président de la République s'en intervenait
pour dire
qu'il fallait à la fois faire preuve d'humanité et remettre le métier sur l'ouvrage, si je peux dire, l'ouvrage sur le métier, pardon. C'est comme ça qu'on dit. Parce que je pense que ça pose... Vous voyez bien toutes les questions que ça pose, qui sont des questions parfois dans l'entreprise et qui sont parfois des questions de solidarité nationale. Et il me semble que c'est
avec
ce regard humain. Parce que vous voyez bien que toutes les questions humaines que
je pose derrière ce sujet-là, il faut poser...
Effectivement, on entend ce que vous dites et on entend toutes les interrogations posées, qui peuvent être posées par ce drame, perdre un enfant. Mais vous parlez d'erreur. Vous êtes ministre en charge des relations avec le Parlement. Quel dysfonctionnement avez-vous pointé pour que, in fine, en conclusion, une ministre et des députés de La République En Marche disent « Ah non,
non,
non,
non,
certes c'est un drame, mais on ne peut pas faire des économies sur le dos de l'entreprise. »
Non, mais cette affaire-là n'est pas une affaire d'argent. Pardon de vous le dire. Mais c
'est
ce qui a été dit par... Oui,
mais je
considère que ça n'est pas une affaire d
'argent.
Et c'est d'abord sous cet angle-là qu'il faut le gérer. Et en même temps, la question qui nous est posée, c'est la question de comment on accompagne et comment on répond au deuil
de
parents. Et donc c'est ça qui doit être devant nous. On regardera ce qu
'ont
pu être les dysfonctionnements. J'ai regardé les comptes rendus du débat. Les comptes rendus du débat étaient des débats, moi je trouve, sérieux et argumentés. Et c'est bien que le groupe UDI ait mis ce sujet là sur la table. Le texte va désormais, parce qu'il a été voté, et donc il peut être amendé. Le texte va désormais aller au Sénat. Et je pense que...
Je
ne
sais
de gris à faire personne. Je pense qu'il faut essayer sans démagogie de répondre aux questions. Il
y
a des tas de sujets qui sont posés pour des parents qui perdent un enfant. Vraiment des tas de sujets. Et je pense qu'il faut regarder dans sa globalité ce sujet. Et ce n
'est
pas pour éluder la question. C'est pour essayer de la résoudre. Reconnaissons aussi,
j
'ai entendu un certain nombre d'expressions, que jusqu'alors le sujet n'avait pas été traité. Reconnaissons aussi que dans la même journée, la majorité a voté une disposition qui vise à favoriser l'accès au travail des gens qui sont victimes de diabète. Reconnaissons aussi que nous avons voté quelque chose pour l'accompagnement de ceux qui, ce qu'on appelle les proches aidants. C'est-à-dire ceux qui accompagnent un parent malade,
un enfant malade. J'ai envie de
vous reposer la
question. Là, on entend bien. Oui, on entend bien ce que vous dites. Ce que je veux dire, c'est que nous ne sommes pas en reste. Mais comment cette
proposition de loi, même si elle était resserrée, qu'elle n'évoque pas toutes les questions que vous évoquez, est passée complètement sous les écrans radars de la majorité ? Et qu'encore une fois, la conclusion de la majorité,
c
'est certes, c'est un drame de perdre un enfant, mais on ne peut pas demander à l'entreprise... Est-ce qu'il
y a
eu un problème en commission de l'affaire sociale ? Est-ce qu'il y
a
eu un problème en
réunion interministérielle ? Comment des ministres qui étaient au feu n'étaient pas au courant comme Adrien Taqueret ? Vous ne me
trouverez jamais sur le chemin de chercher des boucs émissaires et d'aller mettre en exergue tel ou tel. Quand quelque chose dysfonctionne,
il
faut dire que collectivement, ça dysfonctionne. Mais c'est pour ça que j'ai alerté sur le fait que,
sur
un sujet aussi global, peut-être que le temps de recul n'a pas été assez nécessaire. J'essaie d'analyser sincèrement les choses pour qu'on puisse regarder les conséquences de ce qui était proposé
et
les conséquences aussi de ce
qui
n
'était pas proposé. Sur ce qui va se passer maintenant, et justement vous êtes rompu à ces exercices parlementaires, qu'est
-ce
qui va se passer concrètement désormais ? Le chef de l'État est intervenu, Muriel Pénicaud a multiplié les mea culpa. On a annoncé un peu en urgence une concertation, tiens, une de plus. Les députés vont revoter ? Quand ? Comment ? Comment est-ce que ça va se passer pour que cette proposition
revienne ?
Pardonnez-moi, je croyais avoir été clair. Le texte a été voté. Il va partir en avette au Sénat.
Donc
il va être examiné au Sénat. Il y a toute
l
'attitude au Sénat,
par
les sénateurs et par le gouvernement,
de
tirer conclusion, pas seulement du texte tel
qu
'il était, mais de tirer conclusion de tous les éléments du débat que je viens de mettre
sur
la table ce matin. Et donc il y a navette au Sénat, puis ça
revient à l'Assemblée nationale. Mais c
'est le travail parlementaire classique. Ça, de ce point de vue-là, c'est extrêmement clair. Mais
je
trouve que ça doit nous interroger collectivement. Quand on a des sujets comme ça, il faut qu
'on
prenne le temps de regarder, non pas pour procrastiner,
mais pour essayer d'avancer. Cet allongement
de 5 à 12 ans, de ce congé pour deuil d'un enfant... 12 jours. 12 jours, pardon. Il sera... Il se matérialisera bientôt. Mais
on va regarder comment il se matérialise.
On va laisser désormais faire le débat parlementaire et se nouer le débat. Je vous dis quelque chose. Je ne sais pas si c'est 5, si c'est 12, si c'est 20. Enfin, je veux
dire...
Et si c'est l'entreprise ou la Sécurité sociale ?
C'est une question
de toute façon de solidarité. Donc après, ça peut être l'entreprise ou la Sécurité sociale. Je pense que c'est ça aussi qu'il faut mettre au débat. Ça a été d'ailleurs l'objet du débat. C'est-à
-dire,
est-ce que ça relève de la solidarité nationale ? Ou est-ce que ça relève du débat ? Au fond, ces jours,
c
'est à la fois des jours pour... Ça a été dit d'ailleurs par M. Bricou, qui est l'auteur de cette proposition de loi, et qui connaît le sujet. Donc il n
'y a
pas de grief à faire à ceux qui ont posé le sujet. Ça nécessite aussi de se poser la question de ce qu'est le temps des démarches administratives. Quand vous venez de perdre un enfant et que vous avez des lourdeurs administratives, il y
a
peut-être aussi
un
travail à faire pour éviter ces lourdeurs administratives quand vous êtes dans le moment du deuil, en particulier quand c'est pour un enfant, pour essayer de faire en sorte que pour les parents, ça se passe dans les meilleures conditions possibles, Il
y a d'autres dossiers et d'autres projets qui arrivent à l'Assemblée nationale, et notamment, évidemment, celui des retraites. Vous restez avec nous pour en parler, évidemment, jusqu'à 9h. Sur France Info, Marc Fénaud, d'abord à 8h41. On fait le point sur l'info avec Édouard Margué.
Un
deuxième avion ramène en ce moment des Français de Wuhan. Épicentre du coronavirus chinois, il doit atterrir à la mi-journée à Istres. Dans les bouches du Rhône, 300 personnes sont à bord des Français, mais également des ressortissants d'autres pays. Toute une ville chinoise mise en quarantaine en raison du coronavirus. Les 9 millions d'habitants de Wenzhou sont confinés. Ville située à 850 kilomètres de Wuhan. Selon le dernier bilan, cette maladie a fait 304 morts et plus de 14 000 personnes ont contracté cette pneumonie. Comme Marc Fénaud,
à
l'instant, la secrétaire d'État Marlène Schiappa se félicite sur France Info de l'intervention du président de la République à propos du congé en cas de deuil d'un enfant. Emmanuel Macron a demandé au gouvernement et aux députés de la majorité de faire preuve d'humanité après le refus de l'Assemblée nationale de faire passer ce congé de 5 à 12 jours. Un homme mis en examen est écroué dans l'enquête sur l'incendie de la brasserie de la Rotonde en janvier à Paris. La Rotonde, c'est l'endroit où Emmanuel Macron a fêté sa qualification au second tour de la présidentielle. Douceur sur une grande partie de la France, mais alerte avalanche dans les Alpes. Les deux Savoies sont en vigilance orange.
Le manteau neigeux est instable dès 1800 mètres d'altitude.
France
Info,
et
tout est plus clair.
Le 8.30 France Info avec le ministre des Relations, avec le Parlement ce matin invité. Marc Fénaud, Jean-Gérôme Bertelus.
Marc Fénaud, l'examen du projet de réforme des retraites démarre demain, lundi, en commission spéciale, l'opposition explique que vous maltraitez le Parlement avec, en quelque sorte, un projet de réforme à trous, avec 29 ordonnances qui seront prises et surtout avec une procédure d'examen accélérée. On écoute Damien Abad, le président du groupe LR à l'Assemblée.
Tout
est mis en œuvre pour priver le Parlement et donc les Français d'un vrai débat sur la réforme des retraites.
Nous
le déplorons, mais dans les conditions actuelles, les travaux sont bâclés, le Parlement est méprisé et le débat est entravé. Ce matin, Gérard Larcher, le président du Sénat, vous demande de renoncer à cette procédure accélérée, en quelque sorte, de prendre le temps d'examen pour cette réforme.
Mais
il y a le temps d'examen, M. Bertelus.
Il
y a 10 jours de commission qui sont prévus.
Il
y a au moins 15 jours en séance qui sont prévus.
Je
parle de l'Assemblée nationale et un temps de même nature au Sénat, puis à l'Assemblée nationale en nouvelle lecture et au Sénat le cas échéant.
Donc
le temps du débat, il est réel. Il y aura capacité à dire, et moi je me réjouis que nous puissions enfin rentrer sur ce texte,
sur
cette réforme profonde des retraites, dans le vif du débat, dans le cœur du sujet, pour que les parlementaires de la majorité puissent
éclairer
et dire, et le gouvernement puissent éclairer et dire ce qu'il y a dans cette réforme, et pour que les parlementaires de l'opposition fassent leur travail, c'est-à-dire, en tout cas je l'espère, qu'ils distinguent ce qui peut aller dans le bon sens,
et
ce qui ne leur convient pas. Enfin, je trouve que
ce débat est un faux débat,
si je peux dire.
Il semble, pardon, y avoir un contraste. Quand Édouard Philippe avait présenté les grandes lignes de ce projet de loi, il avait dit peut-être qu'on n
'a
pas assez bien communiqué, peut-être qu
'on
ne s'est pas assez concerté. Il avait remis en lumière une nouvelle concertation. Et là, vous avez en quelques jours le Conseil d'État qui dit qu
'on
n'a pas assez le temps pour se prononcer, l'opposition qui dit qu
'on
n
'a
pas assez le temps pour réfléchir à ce projet de loi. Est-ce que vous n'allez pas un peu vite ? Je repose la question,
Jean-Gérôme.
Je répète que non. Le Premier ministre, quand il s'est exprimé devant le CESE, en particulier, avait dit la chose suivante. Il y a dit, voilà les grands attendus du
texte, les
grands attendus de la réforme que nous proposons. Et par ailleurs, nous continuons à mettre en débat un certain nombre de sujets qui ont été levés par les partenaires sociaux. Je pense à la question de la pénibilité.
Je
pense à la question du minimum contributif.
Je
pense à la question des carrières longues, en se disant que
le
débat serait alimenté par les sorties de ces négociations qui vont commencer d'ailleurs à partir de la semaine prochaine. Et que c'était comme ça que les choses allaient se construire. Je voudrais vous alerter sur un débat de même nature qui a eu lieu, alors sur un sujet de moins grande ampleur, mais sur la réforme de la SNCF. La réforme de la SNCF, le texte était arrivé avec un certain nombre d'ordonnances et le Premier ministre avait indiqué. Et les ministres en charge au gouvernement de cette question avaient dit, Mme Borne en particulier, avaient dit «
Au
fur et à mesure, on inscrira en dur les attendus et les résultats des discussions et des négociations avec les partenaires sociaux. »
Et
c'est ce qui s'est passé. Et on a été au rendez-vous de cette promesse-là, d'un dialogue social qui vient alimenter le dialogue parlementaire. Et moi, je trouve que c'est plutôt une bonne chose
que
nous puissions nourrir ce débat, à la fois du débat parlementaire, de ce que vont faire les parlementaires, de ce que vont dire les parlementaires,
et
de ce que vont dire les partenaires sociaux.
Il va
y avoir un réel débat parlementaire. Il y a déjà 22 000 amendements. C'est un record sous cette mandature, dont effectivement 19 000 de la part de la France Insoumise. Vous regrettez ce nombre d'amendements ? Oui,
alors moi, je ne
vais
pas faire l'amalgame, parce que j'essaie d'être honnête intellectuellement. Je constate qu'un groupe, le groupe de la France Insoumise, a décidé d'être dans une stratégie d'obstruction, ce qui n'est pas le cas des autres groupes d'opposition.
Mais ils l
'envendiquent. Ils disent
effectivement « grève du zèle », « zadisme ». Ils reprennent le mot de l'idée de l'ordre. Oui, mais enfin, on est à l
'Assemblée nationale.
Je ne sais pas à Notre
-Dame-des-Landes, si je peux me
permettre de vous dire les choses.
Je trouve que c'est dévoyer le rôle du Parlement, c'est dégrader le rôle d'un parlementaire. C'est au fond, devant les Français, dire qu'on ne veut pas le débat. Et je trouve que quand on est parlementaire, c'est faire défaut. Les amendements de la France
Insoumise, je vous invite à les regarder.
Ah non, ce n'est pas au niveau du débat parlementaire et du débat démocratique. Je ne
suis
pas sûr que ce soit de nature à revaloriser
la
démocratie représentative.
Donc on n'est pas
dans une bataille parlementaire classique ?
Non, mais la bataille parlementaire,
c
'est la bataille des idées. C'est la bataille du fond. Vous avez regardé les amendements de la France Insoumise ?
Je
vous invite à les regarder. Alinéa par alinéa, on supprime les alinéas.
Et
on multiplie ça par le nombre de députés, 17 de la France Insoumise.
C
'est-à-dire que 17 fois le même alinéa, et quand il y
a
un article à
10 alinéas...
Et ça va dans l'absurdité, au point qu'ils suppriment les alinéas, où on amène ce qu'on appelle le minimum contributif à 1 000 euros. Ils suppriment l'alinéa qui vise à élargir le champ de la pénibilité au champ de la
fonction publique.
Vous trouvez que... Moi, je ne connais pas... Je ne suis pas issu des rangs de la France Insoumise. Vous trouvez que,
vis
-à-vis des gens dont ils prétendent être les représentants, dire que vous renoncez aux 1 000 euros et que vous renoncez à une meilleure prise en compte de la pénibilité, c'est à la hauteur du débat et à la hauteur des idées qu'ils prétendent défendre ? Moi, je pense que ça
n'est pas à la hauteur du débat. Ils n'ont pas entendu
pas entendre du nouveau projet de réforme.
Ils votent en
compte. Que le système actuel, effectivement, est le meilleur face à cette
avalanche...
Mais on
peut être en désaccord avec eux, quand même. On peut penser que le fait qu'un certain nombre de gens, que plus de 25% des gens, en particulier des femmes, soient obligés aujourd'hui de travailler jusqu'à 67 ans pour avoir une retraite pleine, ça ne soit pas une justice sociale. Et que ce que nous essayons de faire, c'est de faire en sorte que ces publics-là, en particulier, ne soient pas dans cette disposition-là. On peut ne pas être d'accord avec eux. Et on peut penser inversement. Justement,
puisque vous n'êtes pas d
'accord avec eux, et puisque vous n'êtes pas d'accord avec leur stratégie parlementaire, Marc Fénaud, est-ce que vous brandissez ce matin la menace du 49-3 ? Patrick Mignola, qui est un élu Modem, qui préside même le groupe Modem à l'Assemblée nationale, vous dit, en juin, il dit, si le nombre d'amendements ne baisse pas, le gouvernement doit brandir le 49-3.
D'accord ? Eh bien, pour
une fois, ce qui est rare, je ne suis pas d'accord avec le président Mignola. Je ne
suis
pas d'accord avec Patrick Mignola. On ne brandit pas, on ne menace pas,
on
ne préempte pas d'avance un débat parlementaire. Moi, je suis ministre des Relations avec le Parlement.
J
'ai une culture parlementaire par construction. Je suis respectueux des droits de la majorité, des droits de l'opposition encore plus. Et donc, il faut qu'on fasse en sorte que le débat parlementaire se passe dans les meilleures conditions. Et on verra qui est de bonne volonté et qui ne l'est pas.
Mais je n'entre
pas... Est-ce que vous m'avez entendu dire ça ? Je n'entre pas dans ce débat parlementaire avec l'idée que nous essaierions de faire de la coercition du débat parlementaire. Mais en même temps, reconnaissez
que
la manœuvre qui est proposée par la France Insoumise, avec les absurdités que je viens de montrer sur un certain nombre d'amendements, c'est une manœuvre d'obstruction. Et moi, je pense que le débat parlementaire, il mérite autre chose que l'obstruction. Et donc, il appartiendra à la majorité, à ceux
qui,
dans l'opposition, ont envie de nous apporter la contradiction, de faire en sorte qu'on puisse aller au fond et pas à la suppression des alinéas. Parce que pourquoi ils n
'ont
pas supprimé mot par mot aussi, tant qu'on y
est ? En
parallèle à ce début d'activité parlementaire, il y a cette conférence de financement qui a débuté jeudi avec les partenaires sociaux. On doit trouver des solutions pour économiser 12 milliards d'ici fin avril. Edouard Philippe a dit, je prendrai mes responsabilités en cas d'échec de cette conférence. Est-ce qu'il faut comprendre dans cette phrase qu'il pourrait réintroduire l'âge pivot dès 2022 si jamais
ça
aboutissait
sur un échec ?
Si on pouvait ne pas préempter le débat, si nous avions par postulat décidé que c'était cette mesure, nous n'aurions pas mis au débat de la conférence du financement la question du financement. Qu
'est
-ce qui s'est passé ? Le Premier ministre a dit,
le
gouvernement, nous pensons que
la
mesure la plus évidente pour nous est une mesure d'âge d'équilibre.
Je
dis au passage que depuis le 1er janvier 2020, j'entends nos oppositions en particulier socialistes, depuis le 1er janvier 2020, la loi Touraine s'applique et la loi Touraine c'est quoi ? C'est une mesure d'âge. Puisque c'est 43 années de cotisation au bout. Donc ce n
'est
pas une invention nouvelle de ce gouvernement. C'est un gouvernement socialiste.
Ce
n'est pas un gouvernement de cette majorité qu'il a faite. Et donc, le Premier ministre, pour finir juste là sur votre question, il a dit, c'est notre solution. Mais les partenaires sociaux disent qu'il y
en
a d'autres. Eh bien, laissons faire les partenaires sociaux. Faisons
leur
confiance. 8h50 sur France Info. Marc Fénaud, vous restez évidemment avec nous. On retrouve Edouard Marguier pour le Fil Info.
Vaccination pour 4000 salariés d'un chantier naval à Marseille. Décision de l'Agence régionale de santé. Après une infection par un pneumocoque, une bactérie qui peut causer des infections pulmonaires et ORL, ou même des infections beaucoup plus graves. Là, c'est pour fuir un virus. D'autres Français sont sur le retour de Wuhan, épicentre du coronavirus chinois. Ils sont dans le deuxième avion affrêté par la France et annoncés par la ministre de la Santé. 300 personnes, des Français, mais également des ressortissants d'autres pays. L'appareil doit se poser à la mi-journée à Istres, dans les Bouches-du-Rhône. En Chine, cette épidémie fait d'autres victimes.
304 morts, selon le dernier bilan des autorités, et plus de 14 000 personnes infectées. Dans ce contexte, la Chine annonce injecter 156 milliards d'euros pour soutenir l'économie. Les navires français toujours interdits de pêche dans les eaux territoriales de Guerneset. Décision de cette île anglo-normande en raison du Brexit. Il faudra des autorisations individuelles pour chaque bateau. J'espère que cela va se débloquer assez vite, dit sur France Info le président du comité des pêches de Normandie. Toulouse met fin à 10 défaites de suite en championnat de Ligue 1 de football. Le TFC fait match nul contre Amiens 0-0.
La 22e journée se poursuit à 15h, avec le coup d'envoi de la rencontre entre Lyon et Nice. France Info.
Et
tout est plus clair.
Si
vous me permettez rapidement, Marc Fénault, je vous ai vu réagir, être surpris par cette information que vient de donner Edouard Marguier. 4000 personnes vaccinées en urgence à Marseille en raison d'un pneumocoque. Vous étiez au courant ?
Non, mais je ne
vais
pas être au courant comme ministre des Relations avec le Parlement, pardonnez-moi. Je voudrais quand même saluer au passage ce qui se passe sur le coronavirus ou des choses comme ça. C'est la capacité
de
nos services de soins, de nos services de santé, de réagir face à des épidémies. Ici, un pneumocoque, je trouve très frappant au moment où on sent les difficultés, on sait les difficultés. Le gouvernement essaie d'y répondre. Je réponds à votre question parce que je trouve que c'est le moment de le dire aussi. Il
y
a des pays européens qui nous ont demandé de prendre en charge les citoyens qui venaient de Chine. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a un système de sensé quand il y a des crises
qui
est capable de réagir. Et ce matin, ce que j'entends sur votre antenne, ça montre que nous avons une capacité et je voudrais saluer tous les personnels médicaux qui font ça. Parce que ça veut dire qu'on a une capacité à réagir quand il y a des cas et des vies qui peuvent être en jeu, en l'occurrence au travers d'un pneumocoque. Jean-Jérôme. Voilà pourquoi je réagissais.
Dans
le contexte social qu'on a vu précédemment avec ce débat sur la réforme des retraites qui promet d'être explosif, Edouard Philippe a choisi de se présenter à l'élection municipale au Havre, ce qui fait réagir l'opposition et notamment Nicolas Bay, eurodéputé du Rassemblement National. On l'écoute.
La
France va très mal. On a un niveau de tension rarement atteint dans l'histoire récente de notre pays. On a le Premier ministre qui nous dit que pendant six semaines, il va consacrer sans doute une large partie de son temps à faire campagne au municipal au Havre. Est-ce que la France, dans sa situation actuelle, peut se permettre d'avoir un Premier ministre à temps partiel ? Je ne le crois pas. Donc ça veut dire qu'effectivement, Edouard Philippe, il va être au Havre. Par exemple, il ne va pas siéger au banc du Parlement pendant le débat sur la réforme des retraites.
Mais vous n'en savez rien et moi non plus.
Nous verrons bien. Nous verrons bien.
Personne ne peut prendre en défaut le Premier ministre de ne pas être totalement mobilisé
dans
le rôle qui est le sien.
Là, il sera mobilisé
par la campagne.
Personne ne peut prendre en défaut le Premier ministre de ça. Deux, il l'a dit lui-même. Évidemment, la priorité, c'est l'action gouvernementale. Trois, je pense que c'est bien quand vous êtes responsable public que vous alliez devant les citoyens. Parce qu'après, vous nous feriez le même grief que celui de ne pas y avoir été, de ne pas avoir osé y aller, de ne pas avoir osé se confronter à la réalité démocratique. Et moi, je trouve qu'en démocratie, c'est bien pour ceux qui le veulent de se confronter aux citoyens, de se confronter
à
la démocratie, de se confronter au vote des citoyens.
Vous
-même, d'ailleurs, vous allez être candidat. Je
suis
candidat sur la
liste. Enfin, quand même, on ne peut pas
vous en faire le grief pour reprendre votre
terme. Mais je vous en
remercie. Mais en revanche, effectivement, eh bien, manifestement, il n'y a qu'une toute petite minorité de ministres qui suivent l'exemple d'Édouard Philippe qui vont aller se confronter au
suffrage universel. Vous le regrettez ? Non, parce que je n
'ai
pas de jugement à avoir sur les collègues. Chacun fait comme il l'entend. Chacun fait comme il a envie de le faire. Nous avons des degrés d'implication divers sur nos territoires.
Et
donc, moi, je trouve que c'est de la liberté de chacun. Mais la liberté de chacun, c'est la liberté aussi de pouvoir se présenter devant les citoyens. Je suis, comme beaucoup de collègues, attaché à mon territoire. Et moi, j'ai envie d
'y
apporter ce que sont mes compétences, mon envie de développer le territoire aujourd'hui à la place qui
est
la mienne comme je l'ai fait à la place qui était la mienne quand j'étais maire et président de communauté de communes. C'est sain en démocratie de se présenter, vous savez ?
Le Havre, ça va être une élection qui n'a pas seulement un caractère municipal. Ça va être pour ou contre le gouvernement, pour ou contre le projet de réforme des retraites. C'est un test national ?
Non, je ne crois pas. Moi, j'en parlais hier. J'étais hier à Besançon et à Montbéliard pour soutenir des candidats de La République En Marche au municipal. Je pense que les gens, ils vont répondre à une question simple. Évidemment, il y
a
une ambiance nationale. Mais enfin, quand vous êtes à Montbéliard et à Besançon, c'est la question, c'est de savoir quel est le meilleur maire
pour
ma commune ? Quelle est la meilleure équipe ? Quel est le meilleur projet ? Parce que les citoyens, ils sont lucides. Ils savent les questions qui leur sont posées et ils répondent généralement. Il faut leur faire confiance. Ils répondent généralement aux questions qui leur sont posées et ils répondront aux questions territoriales qui sont posées par les municipales. Et notre volonté, avec La République En Marche, le Modem et La République En Marche, c'est d'essayer de constituer les meilleures équipes et les meilleurs programmes. Et c'est ça qui comptera.
Justement, vous parlez de cet alliage entre les Modem, dont vous êtes issus, on le rappelle, Marc Fénaud, Le Modem soutient, c'était cette semaine d'ailleurs que ça a été annoncé, Benjamin Griveaux, qui est le candidat officiel, on va dire, de La République En Marche dans la capitale. Et quelques heures après, on apprend que Marielle de Sarnez, vice-présidente du Modem, se présente dans le sixième arrondissement sur la liste d'un candidat investi par les Républicains. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les élus Modem gardent leur liberté ou que c'est un peu le bazar ? Non, ça veut dire une chose simple. Personne ne gagnera
Paris
sans élargir le spectre majoritaire que nous voulons construire. Jusqu'à LR. Jusqu'aux Républicains. Et pourquoi pas ? D'ailleurs, Benjamin Griveaux, dans un certain nombre d'arrondissements, j'allais dire de départements, d'arrondissements, dans le cinquième et le neuvième, si je ne
dis
pas de bêtises, c'est avec des élus LR.
Oui, mais qui ont basculé du côté macroniste.
Dans d'autres arrondissements, dans le vingtième par exemple,
c
'est avec des élus plutôt venant de la gauche que les choses se font. Et nous, nous sommes d'ardents défenseurs de cette stratégie-là. Et donc, tout ce qui pourra être... On verra les décisions qui seront prises sur les arrondissements, en particulier celui dont vous parlez.
Et
Marielle de Sarnez, elle n'a comme nous tous qu'une seule volonté, c
'est
de faire en sorte que nous puissions favoriser que les choses changent à Paris.
Et
la seule manière pour que les choses changent, c'est que des alliances de type nouveau se constituent. Et qu
'on
ne soit pas chacun retranché dans des camps.
Au
fond, la question qui sera posée, c'est quel est le projet qu'on porte, le projet différent de celui que porte Mme Hidalgo et qu'elle met en œuvre depuis des années.
Et
c'est ça qui compte. Et donc, tous les gestes que nous pourrons faire vers les uns ou vers les autres sont des gestes importants. Ce qui me permet de dire, je dis au passage, que
c
'est toute l'ambiguïté, me semble-t-il, au-delà de l'amitié et du respect que j'ai pour Cédric Villani, je pense qu'à un moment, il faudra qu'il dise
s
'il veut que les choses changent à Paris et que donc une autre majorité se constitue ou
pas.
Parce que les Parisiens, ils auront besoin de savoir ça.
Vous
voyez ce que je veux dire ? Quand vous allez au vote, vous avez besoin d'éclairer les citoyens sûrs avec qui vous voulez faire équipe. Et au fond, c'est ça qu'on dit au Modem.
Rapidement. Juste rapidement, donc le Conseil d'État a retoqué ce qu'on appelle la circulaire castanère qui limitait l'attribution d'une couleur politique pour les villes de moins de 9000 habitants. Est-ce que vous vous dites maintenant restons-en là ?
C
'est-à-dire restons-en à pas de nuançage en dessous de 1000 habitants pour les communes mais sinon on touche rien
?
Très
rapidement.
J'ai bien vu la polémique qu
'il
y avait eu sur le sujet. Je pense qu'au fond, il y
aura
beaucoup plus d'élus, y compris de La République en Marche et du Modem en dessous de 9000. Donc je ne voyais pas très bien notre avantage, celui qu'on nous prétendait et dont on
nous
parait.
Donc on ne change rien, on ne change rien.
On verra ce que décide le ministère de l'Intérieur. Je ne pense pas que ça nécessite une polémique.
De
toute façon,
vous
êtes trop fins observateurs pour que le soir des
élections vous ne puissiez pas distinguer les petits. Merci beaucoup Marc Fénaud. Merci beaucoup Jean-Jérôme Bertolus. Excellente journée à tous sur France Info. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info, Paris, la bataille, le feuilleton des municipales. Un nouvel épisode tous les vendredis. Un podcast à écouter sur France Info.fr disponible aussi sur l'application Radio France.
Marc Fesneau