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Discours / meetingAurore Bergé· 25 mars 2023 16 minActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprises

Intervention à la tribune contre la motion de censure LIOT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:10Invité politiqueChiffre
    « sans cette réforme à la fin en disant nous aurons accumulé 150 milliards de déficits la vérité elle est là »
  • 11:51Invité politiqueChiffre
    « nous sommes potentiellement aux portes du plein emploi dans notre pays parce que nous avons 7,2 % de taux de chômage alors qu'en 2017 nous étions après de 10% de taux de chômage »
  • 11:51Invité politiqueFait
    « ce sont ces efforts qui ont fait en sorte que nous sommes potentiellement aux portes du plein emploi dans notre pays »
  • 13:53Invité politiqueFait
    « la question des retraites elle pose fondamentalement d'abord la question du travail de rapport au travail du sens du travail de la rémunération du travail dans notre société »

Temps de parole

  • Aurore Bergé100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Aurore Bergé

madame la Première ministre mesdames et messieurs les ministres j'ai entendu les deux motions de censure et leurs deux présentations j'ai pas pu m'empêcher de venir à cette tribune sans ce qui devrait tous nous réunir à savoir notre Constitution et oui et oui je ne crois pas que cela prête à rire notre Constitution parce qu'elle est en fait le bien commun qui doit réunir les parlementaires parce que nos institutions sont solides et heureusement elles le sont et les deux motions de censure en sont la démonstration vous parlez aujourd'hui d'une motion de censure dite transpart tisane transpartisane à la fois dans certaines de ces signatures mais la question transpartisane elle se pose surtout au moment du vote savoir avec qui on est prêt ou non à lier son vote savoir avec qui on est prêt ou non à voter de part et d'autre de cette émission là parce que mes chers collègues c'est trop facile c'est trop facile s'il vous plaît [Applaudissements] [Musique] s'il vous plaît un peu de silence alors parce que mes chers collègues oui contrairement à ce que vous avez dit Madame La Valette oui une motion de censure des facto devient un programme commun parce qu'une motion de censure c'est la capacité à trouver une alternative crédible à dégager une autre majorité et donc en fonction de celles ou ceux qui voteront ensemble cette motion de censure qui s'applaudiront ensemble pour le vote de cette motion de censure alors vous direz aux Français quelle est prétendument la majorité alternative alors vous direz aux Français quel est prétendument le gouvernement alternatif avec Charles de Courson en premier ministre avec Marine Le Pen à Bercy avec Mathilde panot un ministre de l'Intérieur et avec un empanité Aurélien Pradier ministre des Relations avec le Parlement c'est ça le projet alternatif que vous soumettez aujourd'hui aux Français silence dans toutes les autres démocraties quand on parle de grandes coalition on est ensemble pour un projet commun on est ensemble pour continuer à transformer son pays on est ensemble pour permettre de faire que ce pays avance c'est l'inverse que vous nous proposez aujourd'hui avec une motion de censure qui vise à mettre à l'arène notre pays qui vise à créer du blocage non seulement dans nos institutions mais évidemment du blocage dans la rue alors oui mes chers collègues retraçons ensemble ces dernières semaines celle que nous avons vécu parfois subi dans cette hémistique là [Musique] d'abord je dois le dire et je le dis s'il vous plaît au nom de mon groupe de manière claire il y a ceux qui ont été solides et cette solidité madame la Première ministre c'est d'abord la vôtre celle qui avait résisté avec courage et avec dignité malgré les cris de cette émission malgré l'impossibilité qui vous était faite de parler vous vous êtes exprimé de manière claire et vous avez fait honneur à la vie politique et à la vie démocratique de notre pays il y a la solidité de ceux qui ont défendu et qui ont porté ce projet essentiel pour nos compatriotes d'abord le ministre du Travail que vous n'avez eu de cesse d'invectiver d'insulter de piétiner au sens figuré mais en vérité finalement vous aviez envie de le faire au sens propre oui Olivier du stop avec Gabriel Attal on portait avec courage le projet qui est aujourd'hui soumis à vos votes alors retraçons oui retraçons ces dernières semaines d'abord du côté gauche de cette hémistique vous nous dites qu'il y a quatre groupes dans cette hémistique mais en vérité comment aujourd'hui vous différencier vous avez assumé accepté un accord électoral un accord électoral qui a fait disparaître trois parties qui étaient des parties de gouvernement qui a fait disparaître des parties qui avaient des valeurs communes pire que ça quand un homme s'est levé quand André Chassaigne s'est levé pour dénoncer les agissements indignes pour dire la honte qui était la sienne pas un d'entre vous ne s'est levé pour l'applaudir nous étions seuls avec les républicains à nous lever pour condamner ce geste et pour applaudir votre président de groupe j'imagine qu'il doit y avoir des petites notes et des tableaux Excel pour savoir quelles sont les députés de la nupesse qui ne se comporteraient pas bien avec la France insoumise parce que oui votre angoisse ult c'est qu'une dissolution existe et qu'un candidat de la France insoumise soit présenté face à vous deux mains en cas de dissolution alors non non ne fâchons pas trop Jean-Luc Mélenchon continuant à l'applaudir quand il est à la tribune de cette émission à considérer qu'il est député continuant à considérer qu'il est président de parti puisque de toute façon c'est à Lui évidemment que vous répondez en dernier ressort ensuite il y a cette notion de censure présentée en grande partie par le groupe liotte avec une diversité qui n'a de vous aura pas échappé chers collègues dans la composition de votre groupe mais je parle à ceux qui dans votre groupe ont défendu la réforme des retraites qui ont défendu la candidature de François Fillon qui disait allons-y allons à la retraite à 65 ans et je pense notamment à Charles de Courson puisque lui-même avait assumé avec clarté cette campagne et puis il y a le groupe les républicains et en vérité la vérité nous oblige à dire que oui oui nous avions un compromis que nous avions bâti ensemble oui parce que ça n'est pas un gros mot dans la vie politique et démocratique que d'établir du consensus et que d'établir des compromis parce que c'est la force même de notre assemblée que de tout faire pour que des compromis existent et ce compromis il a été souhaité ardemment et voté il a été voté au Sénat au Sénat la droite à la majorité absolue et la droite a voté au Sénat en commission mixte paritaire oui cela a été voté par le président du groupe Olivier Marleix et à ceux qui disent de part et d'autre de cette hémistique que la CMP serait une vision dégradée de la démocratie qu'elles honte quelle honte la commission mixte paritaire c'est la capacité à faire travailler nos deux chambres ensemble où est la difficulté enfin à dire clairement aux Français que Senna et assemblés peuvent travailler ensemble pour faire émerger des compromis qui ici qui a déjà si j'ai en CMP ne peut oser franchement regardez les Français dans les yeux et leur dire que la CMP c'est de la manigance ou c'est de la manœuvre au contraire la CMP c'est de la clarté et c'est la capacité à dégager des compromis mais au sein de votre groupe il y a eu malheureusement des trajectoires personnelles il y a eu des calculs individuels qui ne sont en rien mais alors en rien motivé par l'intérêt général en rien motivé par l'intérêt des Français parce que vous le savez les demandes que vous avez eu ces demandes qui pouvaient être légitimes notamment sur les carrières longues elles sont satisfaite dans ce texte mais il fallait à nouveau trouver un prétexte prétexte après prétexte pour ne pas voter alors oui moi je retiens ceux qui au sein de votre partie ce qui au sein des républicains ont au Sénat ont assumer en commission mixparitaire et disent aujourd'hui dans les médias disent aujourd'hui sur le terrain qu'ils assument une réforme nécessaire pour notre pays et oui qu'ils ont honte en effet de voir certains de leurs familles politiques assumer de voter une motion non seulement transpartisable mais avec l'extrême droite j'ai connu en partie politique ou en effet il y avait des digues qui étaient clairs avec l'extrême droite je sais que c'est vous sont très minoritaires et j'espère qu'elle le resteront car oui nous avons besoin de partir républicains le parti clair avec leurs valeurs et puis enfin enfin il y a l'extrême droite je sais que vous n'aimez pas ce terme mais c'est quand même comme ça qu'on continue à vous caractériser parce que c'est ce que vous êtes au fond de vous c'est ce que sont vos valeurs et finalement finalement que dire sur le rassemblement national en fait vous c'est un peu le mille morceaux sa gesticule mais ça parle pas parce qu'on vous demande de vous taire parce que surtout il faudrait pas prendre le risque qu'un seul député du rassemblement national s'exprime parce que quand vous vous exprimez ça finit en dérapage et on se souvient qui vous êtes et l'assemblé le condamne avec un député qui a été interdit de notre hémicycle pendant 15 jours pour un dérapage grave à l'encontre d'un de nos collègues oui c'est ce qui s'est passé pendant toute cette séquence et puis ça nous plaît un peu de silence on écoute madame la Présidente s'il vous plaît mais si vous voulez parler vous savez chers collègues que l'avez-vous fait pendant les 15 jours de débat que n'avez-vous pris ce micro pendant les 15 jours de débat que n'avez-vous déposé des amendements pendant les 15 jours de débat connaissez-vous aller en médium pour assumer de porter une contradiction la vérité elle est claire il y a un chef une chef et seul elle a droit à la parole les autres doivent d'abord se taire et appuyer sur le bouton ou lever la main quand on leur demande c'est ça la triste vérité quelle rassemblement national [Applaudissements] et puis et puis enfin il y a face à moi la majorité les trois groupes de la majorité Unis soudée responsable qui ont assumé et qui assument jusqu'au bout leur valeur leur convictions et qui le font sur le terrain tous les jours oui nous le savons madame la Présidente du courage mais ce courage la majorité là et je veux rendre hommage en particulier à notre président de commission en fait Dina Khattabi et à Stéphanie notre rapporteur général [Applaudissements] et oui oui j'assume de défendre nous assumons de défendre ce texte dans l'émotion de torture encore nous avons entendu les fausses vérités sur l'état de nos comptes publics quel dommage sert de course ton camp justement on a fait toute sa carrière et sa vie politique 7 mandats parlementaire pour parler de la restauration de nos comptes publics parce que oui sans cette réforme à la fin en disant nous aurons accumulé 150 milliards de déficits la vérité elle est là et vous ne pouvez pas la contester la vérité c'est que oui la justice est d'abord de faire en sorte que cette réforme soit adoptée parce que ceux qui vont trinquer ceux qui trinqueraient en premier ce sont les plus fragiles de notre pays qui eux n'ont que la solidarité intergénérationnelle pour faire en sorte d'espérer un jour avoir le droit à une retraite et oui cette réforme en effet elle demande du courage parce que demander des efforts français c'est toujours plus difficile que de dire que demain on rase gratis avec de l'argent qu'on n'a pas et avec des efforts qu'on ne demande pas et ce sont ces efforts qui ont fait en sorte que nous sommes potentiellement aux portes du plein emploi dans notre pays parce que nous avons 7,2 % de taux de chômage alors qu'en 2017 nous étions après de 10% de taux de chômage ça c'est concret ça c'est l'avenir de nos France des Français l'avenir de nos concitoyens et la manière avec laquelle ils peuvent le regarder plus sereinement et l'avenir oui c'est ce qui doit nous appartenir à partir de ce soir car quel que soit le résultat souverain de notre assemblée qui votera qui votera pour dire oui ou non à la réforme qui votera pour dire oui ou non à la censure alors oui il y aura un après et cet après il est de notre responsabilité pendant les débats au sein de l'assemblée combien de fois avons-nous été interpellé par des Français qui nous écrivaient ou qui nous interpellait directement en nous disant j'ai honte de regarder ces débats j'ai honte de ce que l'assemblée est devenu j'ai honte de ce bruit et de ce vacarme permanent j'ai honte du tapis rouge que vous dressez à l'extrême droite parce que si l'extrême droite peut conclure son discours en disant en 2027 c'est bientôt c'est parce que vous êtes là et parce que vous n'êtes pas un rempart vous êtes en marche pied [Applaudissements] alors oui oui nous devons réussir collectivement allez au delà du ressentiment que peut provoquer cette réforme allez au-delà de l'amertume qu'elle peut provoquer à partir du moment oui nous demandons des efforts oui nous devons ouvrir des chantiers qui sont dans l'intérêt des Français et qui sont vitaux pour l'avenir de notre pays je pense évidemment à la question du travail parce que la question des retraites elle pose fondamentalement d'abord la question du travail de rapport au travail du sens du travail de la rémunération du travail dans notre société c'est toute la question du partage de la valeur et du partage des profits que nous voulons voir être mis en oeuvre dans les prochaines semaines c'est la question de la de l'autonomie aussi et de nos aînés combien de familles sont touchées par la dépendance par la perte d'autonomie nous avons créé la cinquième branche nous toute la majorité avant déposé une proposition de loi sur l'autonomie et le Bien Vieillir ça c'est la vie quotidienne dont il est question alors oui ou non serons-nous capables à l'issue des votes de ce soir de trouver dans cette hémicycle dans cette hémicycle que les Français ont choisi à la fois dans la majorité et avec les personnes de bonne volonté de droite comme de gauche seront nous capables de voter des textes qui sont structurants seront nous capables demain de voter un texte inédit de soutien à nos forces armées pour lutter contre le terrorisme serons-nous demain de voter un texte majeur sur l'accès aux soins pour les plus précaires en particulier la défense de notre hôpital public seront nous capables de voter notre texte sur l'autonomie stores on est capable de continuer à prendre le tournant de la planification écologique seront nous capables de décarboner notre industrie et de porter une industrie verte seront nous capables ensemble de refonder notre pacte républicain et notre école serons-nous capables d'assumer un discours clair sur l'immigration qui dit que oui on doit régulariser ce qui s'intègre par le travail travail mais que oui on doit évidemment expulser ce qui en freine nos valeurs pas là ou l'autre là et l'autre alors en conclusion face aux extrêmes face aux alliances de circonstances qu'on a vu fleurir ces derniers jours face aux opportunistes de tout bord face au cynisme qui peut trop souvent exister ici oui la réponse encore et toujours elle est dans le dépassement et elle est dans le rassemblement les Français nous ont talus les Français nous ont choisi les Français sont prêts au dépassement et au rassemblement la majorité y est prête que celles et ceux qui sont de bonne volonté s'engagent avec nous je vous remercie je vous remercie [Applaudissements]