Jean-Noël Barrot en Martinique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:12OuverteRéponse directe
Pouvez-vous présenter vos propositions pour renforcer la coopération régionale contre le narcotrafic ?
- 20:54OuverteRéponse directe
Depuis 2016, la Martinique tente de participer aux expositions universelles sans succès. Le gouvernement peut-il aider ?
- 23:06FerméeRéponse partielle
Quels sont les dispositifs techniques pour la coopération zonale sous l'égide du parquet ?
- 24:36FerméeÉludée
Quand sera mis en place l'abandon de pavillon pour les navires interceptés avec un pavillon étranger ?
- 25:19OuverteRéponse directe
Comment agir sur la demande en toxicomanie en parallèle de la lutte contre l'offre ?
- 29:44OuverteRéponse directe
Faut-il alourdir les peines ou multiplier les tests pour réduire la consommation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:03non_speechChiffre
« On a 1 million de personnes qui consomment de la cocaïne et on voit les chiffres explosés pour la consommation. »
- 3:46non_speechChiffre
« La surface consacrée à la culture de la plante de Coca en Amérique latine a été multiplié par 3 ces 10 dernières années. »
- 6:41non_speechPromesse
« C'est pourquoi lorsque je me suis déplacé au mois de novembre dernier en Colombie, j'ai présenté ce qui était le premier plan du ministère des affaires étrangères du qu d'ors de lutte contre le narcotrafic. »
- 7:24non_speechPromesse
« On a dit d'abord qu'on allait multiplier les accords de coopération avec les pays de la Caraïbe et de l'Amérique latine. »
- 8:51non_speechFait
« Vous avez des accords de coopération policiers soit pour là encore de l'échange d'information, soit même pour des opérations conjointes, y compris sur le territoire des pays partenaires. »
- 10:19non_speechChiffre
« On avait dit dans ce plan que je lançais au mois de novembre dernier que nous allions que nous nous donnions comme objectif au bout d'un an d'avoir signé 12 accords de coopération. On en a signé 18 et il y en a 23 qui sont en cours de finalisation. »
- 11:44non_speechPromesse
« On a dit en novembre dernier qu'on allait créer une académie régionale pour la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée. »
- 13:54non_speechFait
« Ça veut dire que leurs actifs, leurs possessions sur le territoire de l'Union européenne seront immobilisé, qu'il leur sera interdit d'accéder au territoire de l'Union européenne. »
- 18:10non_speechFait
« Nos territoires ultramarins et singulièrement nos territoires dans les Antilles Martinique et Guadeloupe se retrouvent dans un moment de leur histoire où elles s'intègrent à leur environnement régional se retrouve en quelque sorte au à la charnière entre pays de de production et de transit et puis l'Europe comme espace de consommation. »
Temps de parole
- ?100 %
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Monsieur le ministre, bonsoir. Bonsoir à à tous et à toutes. Bonsoir aux officiels. Bonsoir à nos amis, à nos sympathisants du modèem. Bonsoir à tous les Martiniicais qui ont envie d'entendre une voix, la voix du centre. Donc je vous redis encore bonsoir monsieur le ministre. C'est avec un pardon, excusez-moi hein, c'est l'émotion. [rires] [souffle coupé] C'est avec un immense plaisir que le modèle Martinique vous accueille aujourd'hui ici pour aborder un sujet qui nous tient particulièrement à cœur. La coopération régionale caribéenne dans la lutte contre le le narcotrafic.
Votre présence ici témoigne de l'engagement du gouvernement à renforcer les liens entre nos territoires caribéens et à unir nos efforts face à ce fléau qui menace notre société. La Martinique à l'instar de nombreux autres pays de la Caraïbe est confronté à des défis majeurs en matière de sécurité et de bien-être de ses citoyens. La lutte contre le narcotrafic nécessite une approche concertée et collaborative. C'est pourquoi nous sommes particulièrement heureux de votre présence ici, monsieur le ministre aujourd'hui pour votre expertise et votre détermination à favoriser une meilleure coordination entre les acteurs régionaux.
C'est cette détermination et cette coordination sont essentielles pour élaborer une des solutions efficaces et durable. Nous sommes impatients d'écouter vos propositions ce soir sur la manière dont nous pouvons renforcer notre coopération, partager nos ressources, nos connaissances et travailler ensemble à la construction d'un avenir plus sûr pour notre île et notre région. Le moderne Martinique vous souhaite donc mon cher Jean-Noël la bienvenue et une conférence fructueuse. Monsieur le ministre, [applaudissements] merci beaucoup pour votre invitation et je salue les élus, anciens élus qui sont présents.
mon ami Maxorville qui m'a proposé quand il a su que je serais de passage sur l'île de pouvoir échanger avec vous, passer ce moment avec vous. Je pensais pas qu' qu'on ferait ça dans un cinéma. C'est la première fois je me que je me retrouve dans cette situation. [grognement] Mais c'est c'est l'occasion de parler de ce sujet très important qu'habituellement on entend le ministre de l'intérieur aborder plutôt que le ministre des affaires étrangères.
Et donc, si vous me le permettez, ces ces ces quelques mots d'introduction vont me permettre de vous dire ce pourquoi le ministre des affaires étrangères est aujourd'hui devant vous pour parler d'un sujet qui jusqu'à présent ne le concernait que qu'indirectement. Nous voyons euh ce que le narcotrafic est en train de devenir ou est devenu. C'est-à-dire d'une part un un problème endémique euh qui concerne désormais toutes les villes, tous les villages de France, tous les territoires de France. On a 1 million de personnes qui consomment de la cocaïne et on voit les chiffres explosés pour la consommation.
On les voit aussi sur le plan de la production production de la cocaïne en particulier et qui a explosé ces 10 dernières années. La surface consacrée à la culture de la plante de Coca en Amérique latine a été multiplié par 3 ces 10 dernières années concentré dans trois pays que vous connaissez la Colombie, la Bolivie et le Pérou. Donc ça devient un un phénomène qui en importance devient majeur. Et puis ça devient aussi un phénomène transnational puisque ce sont désormais des multinationales présentes [grognement] à la fois dans les pays de production, dans les pays de transit, dans les pays de rebond et dans les pays de consommation.
Et je dis parce que en m'intéressant à ce sujet, je me suis aperçu qu'on qu'on trouve des narcotrafiquants colombiens sur le territoire national, y compris dans l'hexagone, et qu'on trouve des narcotraafiquants français en Colombie, en Bolivie et cetera parce que vous avez là des des groupes de dimension mondiales qui se jouent des frontières et qui sont présents à peu près partout. Et puis il y a une troisième dimension qui qui caractérise cette évolution et ce phénomène, c'est que ces multinationales donnent dans le narcotrafic mais au fond ajoute à leurs activités le trafic des armes à feu et la traite des des êtres humains et beaucoup d'autres trafics en tout genre.
Et face à cette explosion et cette évolution de la criminalité organisée, et bien chacun se rend bien compte que l'action au niveau national devient impuissante parce que vous avez là des acteurs qui sont parfois beaucoup plus gros, beaucoup plus puissants que les États eux-mêmes et qui se qui déploient leur tentacules bien au-delà des des frontières nationales.
Plus particulièrement pour la France, c'est un problème majeur puisque nos territoires ultramarins et singulièrement nos territoires dans les Antilles Martinique et Guadeloupe se retrouvent dans un moment de leur histoire où elles s'intègrent à leur environnement régional se retrouve en quelque sorte au à la charnière entre pays de de production et de transit et puis l'Europe comme espace de consommation. elle se retrouve exposée de manière très brutale à la violence qui accompagne ces trafics en tout genre et aux conséquences que ça peut avoir sur le plan économique, sur le plan social et même jusqu'au plan politique.
Et donc face à tout cela, il nous fallait agir et il nous fallait changer d'échelle puisque il va de soi que dans le le dialogue diplomatique que la France entretient avec les pays de la région, la question du narcotrafic était évoquée jusqu'à présent. Mais ne prenez pas un niveau de priorité suffisant pour que nous puissions obtenir des résultats. C'est pourquoi lorsque je me suis déplacé au mois de novembre dernier en Colombie, j'ai présenté ce qui était le premier plan du ministère des affaires étrangères du qu d'ors de lutte contre le narcotrafic.
premier plan euh ou en tout cas le premier chapitre de ce plan international de lutte contre narcotrafic qui s'inscrit dans l'effort plus général porté par les autorités françaises sur le territoire national comme à l'étranger pour juguler ce fléau. Qu'est-ce qu'on a dit qu'on allait faire au mois de novembre dernier ? On a dit d'abord qu'on allait multiplier les accords de coopération avec les pays de la Caraïbe et de l'Amérique latine. À quoi servent ces accords de coopération ? Il y en a de différentes sortes.
Vous avez des accords de coopération douaniè pour que les douiniers communiquent entre eux, puissent se s'informer, se renseigner les uns et les autres pour que lorsque la douane colombienne suspecte qu'un qu'une cargaison est en direction d'un port français, la douane française soit au courant et puisse le cas échéant intercepter ou la la marchandise au moment où elle arrive. Euh ces accords de coopération douinière, d'ailleurs, il prévoi souvent que non seulement des informations soient échangées, mais des personnel soit échangé également avec des officiers de liaison français installés dans les services de douanes euh des pays partenaires et réciproquement.
Vous avez des accords de coopération militaire et notamment entre les marines puisque l'essentiel du trafic transite par la voie maritime. Et donc là, ce qui se passe c'est que lorsque nous avons ces accords de coopération, là encore de l'échange d'information peut avoir lieu. Mais au-delà des opérations d'araisonnement des navires en mer peuvent être organisées conjointement par la marine nationale, la nôtre, les forces armées aux Antilles, mais aussi maintenant les forces armées en Guyan qui sont de plus en plus sollicitées et les la marine des pays partenaires.
Vous avez des accords de coopération policiers soit pour là encore de l'échange d'information, soit même pour des opérations conjointes, y compris sur le territoire des pays partenaires. C'est notamment le cas en Colombie avec des résultats très spectaculaires. Et puis vous avez des accords de coopération judiciaire qui permettent l'échange d'information là encore. Et puis l'extradition lorsqu'un français est arrêté en Colombie, ben on demande l'extradition pour qu'il puisse être jugé dans notre pays et réciproquement.
On avait dit dans ce plan que je lançais au mois de novembre dernier que nous allions que nous nous donnions comme objectif au bout d'un an d'avoir signé 12 accords de coopération. On en a signé 18 et il y en a 23 qui sont en cours de finalisation de négociation ou de signature. On a donc largement excédé l'objectif qu'on s'était donné. Pourquoi ? Bien parce qu'en fait les pays de la Cab et de l'Amérique latine sont extrêmement demandeurs de ce type de coopération parce qu'ils y trouvent leur intérêt. Donc ça c'était le premier axe d'effort.
Le deuxième axe d'effort, c'était de renforcer les effectifs dans nos ambassades, dans l'ensemble des pays de la région provenant d'autres ministères et en particulier ministère de l'intérieur, les douanes, les armées pour être parfaitement équipés et agir au plus près du terrain. On avait dit qu'on renforcerait ces effectifs de 20 %. [grognement] On les a d'ors et déjà renforcé de 40 % et on avance vers les 50 % d'augmentation. Alors, c'est pas des volumes extrêmement importants puisque c'est des attachés.
Je veux dire, dans une ambassade, il va y avoir une une ambassade pleinement équipé, elle va avoir un attaché, un un attaché de sécurité intérieure, euh un attaché de défense, un magistrat de liaison si elle a vraiment toutes les toutes les cordes à son arc, mais toutes ne les avait pas. Et donc, on renforce au fur à mesure et là encore, on a excédé, on a on a été presque à deux fois l'objectif qu'on s'était donné. Qu'est-ce que ça dit ? Bah, ça dit tout simplement qu'il y a une priorité politique qui est donnée à cette question. 3è élément, on a dit en novembre dernier qu'on allait créer une académie régionale pour la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée. Pourquoi ?
et bien pour permettre aux pays qui sont nos partenaires de former leurs propres experts, leurs propres spécialistes. J'ai eu un peu peur parce que avec les économies et la rigueur ou en tout cas les économies budgétaires qu'on a dû faire, j'ai eu peur que ce projet soit que nous soyons contraints de repousser ce projet. Et bien non, au mois de septembre prochain, la première pierre de cette académie régionale sera posée en République dominicaine. Donc là encore, on est en train d'atteindre l'objectif plus tôt que ce qu'on s'était fixé.
4è objectif qu'on s'était donné, c'était de de cibler l'aide publique au développement sur la lutte contre le narcotrafic, c'est-à-dire sur les cultures de substitution. pour encourager les les pays producteurs à passer de la culture de la feuille de coca à la culture de la du café par exemple, la sécurisation des ports et la lutte contre le blanchiment d'argent. Bien là encore, nous avons un un projet avec un prêt de 250 millions d'euros pour la Colombie sur les cultures de substitution de la feuille de Coca au café et puis pour la sécurisation des ports et la lutte contre le blanchiment, un prêt qui est prévu qui devrait être consenti à l'équateur de l'ordre de 130 millions d'euros.
Donc là encore, on on atteint les objectifs qu'on s'était fixés. Le point suivant, le 5e, c'était de créer un régime de sanction européen permettant de taper les narcotrafiquants et les les trafiquants d'armes, les trafiquants d'êtres humains. Pourquoi ? Et bien parce queon s'aperçoit que ces narcotraafiquants même quand ils ont été identifiés, il leur arrive de d'échapper à la justice française ou européenne en allant, si je peux enfin en s'installant dans des pays avec lesquels nous n'avons pas ou nous n'avons pas encore d'entraide judiciaire.
Et j'ai quelques exemples en tête de super narcotraafiquants européens qui pour l'instant sont tranquilles parce qu'ils sont installés dans des pays lointain où ils échappent à la justice et à toute poursuite. Et donc ce régime de sanction européen que nous avons proposé et qui est en cours de finalisation permettra, je l'espère, de sanctionner ces ces personnes. Qu'est-ce que ça veut dire les sanctionner très concrètement ?
Ça veut dire que leurs actifs, leurs possessions sur le territoire de l'Union européenne seront immobilisé, qu'il leur sera interdit d'accéder au territoire de l'Union européenne et qu'il sera interdit pour toute entreprise ou toute personne de l'Union européenne de faire des transactions avec eux. Alors, ça a bien avancé ce régime de sanction que j'ai donc proposé. Il y a quelques réticences parce que il y a encore quelques réticences à lever parce que les services de police et de justice notamment veillent à ce que de telles sanctions soient bien je dirais cohérentes avec le travail d'enquête qu'elles peuvent mener.
Autrement dit, les sanctions, c'est un instrument à la main des ministres des affaires étrangères et donc les ministères de la justice de certains pays européens sont attentifs à ce que les ministres des affaires étrangères ne viennent pas sanctionner par exemple des narcotrafiquants qui seraient ou qui feraient l'objet d'enquête ce qui les perturberait. Et puis 6e point, c'est ce qui nous rassemble aujourd'hui, c'est cette conférence régionale de sécurité que nous avons dont nous avons voulu tenir la première édition en Martinique pour fédérer en quelque sorte les pays de la région autour de ce même objectif.
juguler, faire échec au narcotrafic en unissant nos forces, en partageant nos bonnes pratiques et en élevant le niveau de priorité politique que nous accordons collectivement à cette lutte sans relâche contre la criminalité organisée. Et je dois dire que cette première édition est un succès puisque nous avons une quarantaine de pays représentés qui vont demain adopter un appel de la Martinique dans lequel ils expriment leur ferme volonté de mettre tous les moyens en œuvre dans un esprit de coopération pour entraver l'activité des narcotrafiquants.
C'est c'est inédit et et ça va produire des résultats considérable parce que jusqu'à présent tous les pays prient individuellement s'inquiéter de la prolifération du narcotrafic des violences associées du trafic des armes à feu et cetera, mais il ne s'était jamais retrouvés dans un même lieu pour décider ensemble de de lutter contre ce fléau. Désormais, ces choses faites. J'imagine que une prochaine édition de cette conférence sera organisée soit l'année prochaine ou soit l'année suivante pour faire le bilan de tout ce qui aura été fait.
Ce que je retiens de cette journée et des compte-rendus qui nous ont été faits, c'est vraiment la convergence de vue de pays qui sont pourtant différents, qui ont pas les mêmes habitudes, qui ont pas la même langue et cetera sur la la nécessité d'avancer ensemble et l'intérêt [grognement] d'ailleurs de beaucoup de ces pays à à travailler avec la France qui a pris un peu d'avance sur sur certains d'entre eux. euh pour euh pour que même à leur tour se mette à adopter toutes ces toutes ces bonnes pratiques. Donc en résumé euh de mon enfin du point de vue du ministère des affaires étrangères, il y a il y a il y a vraiment un avant et un après.
[grognement] Tout cela nous l'avons fait parce que je crois que c'est c'est vrai dans l'hexagone mais c'est encore c'est vécu avec encore beaucoup plus d'acuité beaucoup plus d'inquiétude en Martinique en Guadeloupe dans les Antilles parce que je le disais vous êtes un vous trouvez à un point charnière pour ces trafics et donc vous êtes directement exposé au désordre et aux violences qu'il charit. J'espère très sincèrement que tous ces efforts que nous avons commencé à mettre en œuvre produiront leurs meilleurs effets. En tout cas, c'est notre ambition.
C'est celle du président de la République, c'est celle du premier ministre et du gouvernement, c'est celle aussi, je le crois, des élus locaux et et territoriaux qui sont eux aussi très volontaires et très mobilisés pour obtenir des résultats. Voilà ce que je pouvais dire en introduction. Je serai pas beaucoup plus long euh mais je serais très heureux de pouvoir échanger sur sur ces questions-là ou sur toute autre question qui pourraient vous intéresser.
À l'issue de ce déplacement qui m'aura emmené de Brasilia, nous avons signé un accord sur la sécurité publique avec le Brésil concernant notamment la frontière entre la Guyane et la la l'État de la MAPA, ce qui était un accord qui était attendu de longue date à la fois pour juguler l'immigration irrégulière et pour faciliter les mobilités légales. déplacement qui m'a ensuite emmené en en Guyane pour aller rencontrer les forces armées, 2500 militaires de nos armées, les 1200 militaires de la gendarmerie qui qui luttent au quotidien contre leur paillage illégal et la criminalité environnementale.
déplacement qui m'a enfin donné le le plaisir pour la première fois de découvrir cette cette région magnifique et cette île splendide où j'aurais passé malheureusement quelques heures, un nombre insuffisant pour pouvoir en découvrir toute la beauté et tous les charms. Mais merci beaucoup Maxorville de à Maxorville de nous avoir donné l'occasion de cet échange.
[applaudissements]
Chers amis euh et monsieur le ministre, donc si vous en êtes d'accord, on on va prendre quelques questions de la salle. Alors, je voudrais dire essayer de poser des questions courtes pour avoir des réponses les plus précises et les plus courtes possibles puisque euh nous le ministre devra euh arrêter cet échange à 19h20. Nous, on pourra continuer de euh échanger là-dessus. Qui veut poser une première question ? Oui, Yvon, il y a une question là-haut, c'est monsieur Laurent Cypria, reconnu président des jeunes européens. Plus depuis certains temps, c'est même pas la peine de me présenter Max. Merci monsieur le ministre.
Donc bon, je suis Laurent Cypria mais je suis surtout le président du Martinique Ambassador Club. Monsieur le ministre, depuis 2016, nous essayons de avec nos petits moyens et nos faibles forces de constituer un retour de la Martinique à l'exposition universelle. Nous avons raté l'occasion à Milan ainsi qu'à Dubaï et encore plus à Osaka. C'est une déception permanente de ne trouver jamais aucun service de l'État prêt à nous aider dans cette dimension là. Nous aspirons à de grandes choses et nous travaillons avec le tissu local pour essayer d'aller vers les plus grandes instances internationales comme celle-là.
Est-ce que vos services ou vous-même accepteriez de nous aider dans cette dynamique là pour la prochaine échéance ? Même si on n'est pas certain du lieu à cause des situations géopolitiques que vous ne pourrez ignorer. Mais en tout cas, ce serait vraiment bien si vos services pouvaient nous accompagner dans cette démarche là. Il y a trop peu d'autres mères ne sont pas représentés dans cette exposition universelle dans laquelle la France excelle. Merci. Merci à vous.
C'est un un point très pertinent et on veillera à ce que le euh Jacques Mire, le responsable de la COFREX qui prépare la participation de la France aux expositions universelles viennent en en Martinique pour s'entretenir avec les acteurs qui voudraient voir nos autres mères y être. légitimement représenté. Merci. Est-ce qu'il y a une autre question ? Il y a des Oui, monsieur Boselin. Voilà, il Yvon. Bien que j'ai une voix, monsieur le ministre. Non, non, mais on a besoin d'entendre. Alors, monsieur le ministre, bonsoir à toutes et à tous.
déjà euh bien sincèrement euh je dois vous féliciter ainsi que l'ensemble de votre gouvernement hein à ma juste place de cette démarche parce que cela voudrait dire que en ma qualité de ce critère territorial d'Alliance police nationale que nous soyons enfin entendus au bout de 10 ans. Mais moi, j'aurais deux trois questions très techniques à vous poser puisque coopération effectivement zonale, mais ça va se faire sous l'égel parquet qui va gérer ces procédures. Il y a un autre sujet [raclement de gorge] qui est de votre sort et c'est pour ça que je suis content de venir et de vous voir, c'est celui de l'abandon l'abandon de pavillon.
Alors, vous savez bien que quand on intercepte un bateau qui n'a pas de pavillon dans les eaux internationales, c'est bon, on peut le récupérer, le amener [raclement de gorge] ici dont dépend la gir, traiter les individus ainsi que la [raclement de gorge] marchandise surtout. Mais quand vous avez dans les eaux internationales un avir intercepté qui bat un pavillon, bon tiens, on va prendre par hasard le Venezuela qui n'abandonne jamais son pavillon. Quand sera-t-il monsieur le ministre ? parce que non pas que je ne doute pas de la probité de tous ces pays, mais nous constatons quand même que il y a des risques de corruption, y compris d'ailleurs au sein même des institutions françaises.
Euh donc, qu'en est-il ? Merci. Ouais, j'ai [grognement] j'ai pas la réponse à à ces deux questions ni sur le le le parquet qui sera chargé de ces affaires, ni sur les abandons de pavillons, mais je me renseignerai et je vous reviendrai au travers de Maxorville. Est-ce qu'il y a une question ? Oui. Euh voilà. Attends. Oui, monsieur le ministre. Merci.
Euh pour votre exposé convaincant, euh je suis euh professeur de médecine, professeur émérite de de médecine et de et d'adictologie et euh depuis de très longues années, je veux dire depuis 55 ans et je m'occupe de ces problèmes de toxicomanie et c'est [grognement] à ce titre que je voulais rappeler la règle implacable et humaine que sans la demande l'offre n'existerait pas. C'est-à-dire que il est évident que ce plan enfin que ces plans là qui qui vise à anéantir le narcotrafic d'ailleurs ces plans, je veux dire non sont la continuité dans de de de guerre à la drogue qui commence déjà depuis depuis monsieur Rigan et même et même et même avant me semble-t-il.
Et je me rappelle d'ailleurs entre entre parenthèses, je me rappelle que madame Georgina Dufoie qui avait été nommée présidente de la DGLDT, la délégation générale de lutte contre les drogues et les toxicomanies par monsieur Michel Roca avait exprimé en 1990 devant notre équipe ses doutes sur le fait que aborder ces problèmes du point de vue [grognement] exclusivement euh guerrier et guerre à la drogue et répressif risquait d'occulter le problème des des de la demande euh et donc risquait de conduire à un échec.
Et bon et vous savez qu'aujourd'hui les les commentateurs, les analystes portent un diagnostic extrêmement sévère sur cette guerre à la drogue, sur les résultats de cette guerre à la drogue. Donc [raclement de gorge] ma question c'est non mais il fallait quand même que je que je justifie. Bon ma question est claire donc il faut s'occuper aussi des toxicomanes. Et comment alors ?
Et donc je vais vous dire tout de suite comment il suffit simplement que dans le budget qui sera dégagé pour la guerre à la drogue qu'il y ait une petite partie qui soit consacrée aux structures qui s'occupent aux au aux associations parce qu'il faut savoir que les associations en Martinique et en particulier les associations qui s'occupent de problèmes de drogue sont exanges sont sont supprimées enfin sont bref Donc je la question c'est est-ce que vous pourriez dans votre budget que vous allez dégager avec le le ministre de l'intérieur et le premier ministre que vous allez dégager pour la guerre à la drogue ?
Je pense qu'il faudrait réserver une petite partie pour les structures qui s'occupent de toxicoman en Martinique. Merci. Je relève le point. les les premiers ministres, ministres de l'intérieur, ils sont convaincus qu'il faut agir sur la demande. Euh les pistes qui sont envisagés euh c'est de bon de peut-être de durcir un tout petit peu le les pénalités ou les peines associées à la consommation et puis c'est les tests. Vous avez vu que au sein en tout cas des cabinets ministériels et des directions des ministères des tests ont commencé à être fait. Mais bon, j'ai c'est pas ma spécialité hein. Déjà que je veux dire, moi je suis ministre des affaires étrangères.
Je suis pas spécialiste ni du narcotrafic, c'est normal, [grognement] ni d'adictologie. Comment agir vraiment sur la consommation ? parce qu'il y a bien sûr les associations qui peuvent sensibiliser, qui peuvent prendre en charge les toxicomanes. Mais ce qu'on voit aussi, c'est que là, vous voyez le le on a en France 900000 personnes qui consomment chaque jour du cannabis. On a chaque jour 900000 personnes, on a 1 million de personnes qui consomment de la cocaïne. Toute catégorie sociale confondu. Pas facile de de de faire refluer cette consommation alors que son emprise s'est déjà très largement étendu dans la société française.
Et on me dit que le million de consommateurs de cocaïne, c'est un un seuil qui a été franchi, mais la la courbe de la consommation continue de d'avancer. Alors, est-ce qu'il faut alourdir les peines ? Est-ce qu'il faut multiplier les tests ? Ça c'est vous qui savez. Toxicoman. Oui, bien sûr, mais vous mais encore il faut traiter les toxicomanes, mais vous avez aussi une consommation, vous savez, vous avez des des centaines de milliers de consommateurs qui ne se vivent pas nécessairement comme des toxicomanes, mais comme des des comment on appelle ça ? Des des consommateurs occasionnels. Des consommateurs occasionnels, même si le l'occasion devient quasi quotidienne, quoi.
Bien, il y a une question là. Oui, bonsoir monsieur le ministre. Je suis Fred Michel Tirou, maire du Saint-Esprit, président de la communauté d'agglomération de l'espace sud de Martinique. Vous avez dit tout à l'heure que vous étiez surpris d'être dans une salle de cinéma. C'était la première fois. Nous ne sommes pas surpris ici parce que vous êtes un acteur majeur en terme de lutte contre le trafic de le narcotrafic. D'où votre présence ici ? Oui, mais on essaie de pas faire du cinéma. Évidemment. Évidemment. C'est la raison pour laquelle j'ai une proposition pour vous apporter au conseil des ministres de mercredi prochain par exemple.
On dit souvent et plusieurs ministres qui passent le répètent régulièrement, l'autre représente 97 % de la surface maritime, l'hexagone 3 %. Pourtant, il y a trois préfets maritimes, ils sont tous dans l'hexagone et zéro préfet maritime en outre mè. Un préfet maritime a la chance de pouvoir bénéficier de l'appui du ministère de la défense, du ministère de l'économie, du ministère de la santé, du ministère de l'environnement.
Et la suggestion que je vous propose, c'est de d'installer en Martinique, en tout cas aux antibian, en tout cas dans la zone Caraïbe, un préfet maritime qui pourrait à la fois lutter efficacement contre le narcotrafic, qui pourrait également lutter contre les Sargas euh puisque il aurait l'appui de tous ces ministères. Je crois que c'est une demande qui est forte de la part de nos élus et ce sera un signal fort donné aussi par l'État que ben la France aussi est quelque part enre mer et la France aussi est dans la zone Caraïbe. Il y a pas que les États-Unis, il y a aussi la France qui est une grande puissance dans la Caraïbe. À nous de le montrer. Merci pour cette proposition. Donc
[applaudissements]
je je vous assure que je me ferai le relais. J'en profite pour vous signaler que le ministère des affaires étrangères est présent en en Martinique, en Guadeloupe aussi puisque dans chaque région de France est placé au côté du préfet ou de la préfète un conseiller diplomatique qui est envoyé par le Kedors et qui est en quelque sorte le trait d'union entre le ministère des affaires étrangères et le territoire en question. Je vous le dis parce que il y a parmi vous bon des des élus, des responsables du monde économique.
Vous avez un interlocuteur, peut-être le connaissez-vous déjà, qui qui doit être capable qui est capable de prendre en charge les questions à dimension internationale que vous pouvez vous poser. s'ajoute à ses conseillers diplomatiques un ambassadeur Arnaud Mentré auprès des des organisations régionales qui et lui aussi pour les les élus de la Martinique et de la Guadeloupe un interlocuteur privilégié puisque euh il a une vision d'ensemble de la région et il et il permet de il peut leur permettre de soutenir leur projet.
C'est le cas par exemple avec la la Guadeloupe qui est très en très en avance sur le reste de la région sur la question des Sergaz justement et qui est en quelque sorte tête de pont qui va d'ailleurs dans quelques mois euh organiser ou être organisatrice au Mexique d'une conférence internationale sur la lutte contre les Sargas. Et c'est grâce à la très bonne coordination entre les élus de Guadeloupe et cet ambassadeur Arnaud Mentré envoyé par le Quédé auprès des des organisations régionales que nous nous avons réussi à à valoriser le travail qui est fait par les territoires français euh et et donc permettre aux autres pays de la région de s'en inspirer. Merci. Il y a une question.
Oui, monsieur le ministre, je ne voudrais pas préjuger des dispositif. Est-ce que tu pourrais te présenter ? Pardon ? Oui, Baudoin la fausse marin. Bon, voilà. Je ne voudrais pas préjuger des dispositions et du succès des dispositions que vous avez envisagé, mais je voudrais faire un petit point d'histoire si vous le voulez bien. Nous étions à l'époque en franc comme et un jour la Commission européenne a décidé de faire un règlement qui est le règlement antidrogue pour faciliter l'importation en Europe. la exonerie d'oct de de doigt de doigt d'entrée de tous les produits provenant de ces pays-là.
La Martinique est une île aux fleurs et on produisait beaucoup de fleurs et ce règlement a fait disparaître la fleur. C'est-à-dire que si vous voulez certains producteurs, nous faisions à l'époque des fleurs en hydroponie, c'était quand même un succès. Et un jour, un commerçant de la place m'a dit "Ce ce ce bouquet de fleurs que je vends 35 francs et arrive de Colombie pour ne pas la citer à 25 francs. Donc il y a plus de fleurs ici. Donc c'est le succès d'une opération qui a été prise, qui a peut-être été mal organisée, mais il se trouve qu'aujourd'hui on a fait disparaître une production de fleurs.
La simple raison était la suivante, c'est que nous avons des allé des charges sociales qui sont celles de l'Europe et que la Colombie, il pay les gens comme ils peuvent quoi. Voilà. Oui, sujet bien identifié et qui est au cœur de la volonté du gouvernement de créer les conditions d'une meilleure intégration des des territoires d'outremè dans leur environnement régional. [grognement] Et donc il y a les questions de sécurité qui ont été abondamment abordées aujourd'hui lors de cette conférence régionale.
Mais il y a aussi les questions économique qui sont centrales et le décalage entre les normes qui s'imposent en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et les normes qui s'appliquent à leurs voisins et donc aux entreprises qui sont les concurrentes immédiates des des entreprises de nos territoires d'Ultraarin. Vous savez que on a obtenu une première victoire sur les matériaux de construction à l'Union européenne.
Maintenant, il faut que cette victoire de principe, c'est que l'Union européenne a dit les pays avec des territoires ultramains ont le droit de faire évoluer les les normes pour que les les régions ultrapériphériques, comme on les appelle dans le jargon européen, puissent euh bah puisse travailler, créer, entreprendre dans les mêmes conditions sur ce secteur-là euh les matériaux de construction que les que les entreprises des pays voisins.
Maintenant, il faut qu'on aille jusqu'au bout de cette démarche là et que le ministère de l'économie dise voilà ce que sont les flexibilités accordées au territoire d'outre mer pour pouvoir tout simplement être dans les conditions d'une concurrence équitable. Mais les matériaux de construction, ça ne suffit pas. Ça ne couvre pas l'ensemble des sujets. Vous vous avez parlé de celui des fleurs par exemple. Et donc nos efforts se poursuivrent.
euh avec nous l'espérons très prochainement la présentation d'une de ce qu'on appelle un texte omnibus au niveau européen, c'est-à-dire un texte qui qui couvre un peu tous les sujets ou tous les secteurs avec les mêmes flexibilités offertes et on va beaucoup pousser. Vous savez peut-être qu'il y a eu une réunion importante qui s'est tenue à Bayonne il y a quelques jours entre la France, le Portugal et l'Espagne, les trois pays dans lesquels se trouvent des territoires ultramarins pour faire pression sur l'Europe pour qu'on on avance plus vite vers cet objectif là.
Et je comprends que le commissaire européen chargé [soupir] de la cohésion, Raphaël Fito, sera très prochainement dans la région pour rencontrer les acteurs sur ces questions là de je dirais de dénormalisation et d'intégration économique régionale, mais aussi évidemment sur la la protection des instruments par lesquels les ou desquels bénéficient les territoires ultramarins, les régions ultra périphérique, le POSI et Interreg, les deux grands programmes qui bénéficient notamment à des territoires comme la Martinique. Merci. Oui, bonsoir Michel Tob, le fondateur de du média opinion internationale avec une grosse rubrique opinion autre mère.
Euh je remercie Maxerville de m'avoir sensibilisé puis Emmanuel de Renal ici présent qui est la personne qui depuis 10 ans m'a sensibiliser aux enjeux de des autres mères. J'ai deux questions, monsieur le ministre, une au ministre et une au vice-président du modè. D'abord au ministre, est-ce que vous avez notamment dans la conférence sur la sécurité que vous venez d'inaugurer suffisamment pris en compte l'intervention parfois assez agressive de pays non alignés qui entreprennent des actions de déstabilisation de la France notamment en soutenant des mouvements indépendantistes ou autonomistes très radicaux.
Il y a des faits, il y a eu beaucoup de travails qui ont été documentés en la matière et est-ce que ce volet-là euh de de encore une fois de déstabilisation de la France par les outresemes ne fait pas aussi partie de euh cette guerre contre les violences, le crime organisé, le narcotrafic, tous ces acteurs étant instrumentalisés par ces pays. Et la deuxième question, c'est plutôt une remarque par laquelle je voudrais souligner, monsieur le vice-président du modèem, pourquoi à mon avis beaucoup de Français sont très déstabilisés aujourd'hui ?
hier a été signé par l'État et donc je m'adresse vraiment au vice-président du modè parce que vous êtes en tant que ministre solidaire du gouvernement un accord cadre sur l'autonomie entre l'État et la Martinique enfin la collectivité territoriale de Martiniic. Euh, savez-vous je pense vous le savez mais je me permets de le rappeler que face au discours de très nombreux élus Martiniquais qui laisse croire que les Martiniquais sont pour une autonomie qui peut aller jusqu'à une rupture. Ce n'est pas mon mes mots, c'est sont ceux de Serge Limi lui-même.
Il y a un organisme qui l'année dernière a publié un sondage, une étude qualitative sur l'état de l'opinion publque en Martinique pour ou contre l'autonomie, pour ou contre l'indépendance. Cet organisme, c'est le modèle Martinique. Et les conclusions de cette étude sont très claires. Elles confirme le référendum de 2010 par lequel les Martiniquet avaient très largement refusé une évolution statutaire vers l'article 74 de la Constitution. Donc, est-ce qu'on se moque pas des Martiniquais, des Français dans le Martiniquais lorsque l'État signe un accord 4 sur l'autonomie alors que les études et l'État d'opinion montre bien et le modèle l'a montré que les Martiniquaines n'en veulent pas ? Merci.
Et j'aimerais terminer en saluant, si vous me le permettez, la mémoire d'une personne qui m'a beaucoup inspiré quand j'étais jeune. C'est votre papa Jacques Barreau. Je suis alsacien. Euh en Alsace, on est tous un petit peu démocrate chrétien. Je suis pas membre du modem malgré ma cravate orange, mais et les chaussettes et les chaussettes, ça commence avec les chaussettes. Mais c'est pour le respect dû aux femmes que je porte cette couleur. Merci pour le témoignage. L'accord cadre il il marque simplement la la disposition de l'État à dialoguer avec les élus. Il n'acte rien. Il ne décrète pas une une autonomie quelle qu'elle soit.
Je je suis plutôt de ceux qui considèrent que euh le la France gagnerait [grognement] à euh je dirais décentraliser un certain nombre de compétences outreem ou pas outreem euh et accepter une forme de différenciation. Je sais que le sujet est particulièrement sensible ici et vous l'avez rappelé euh dans des dans des territoire où ont lieu des où ont eu lieu des référendum où se pose la question de l'autonomie de l'indépendance. Je vois l'accord cadre comme une manière pour l'État et la collectivité de euh de commencer à dialoguer sur la manière dont les compétences doivent être partagées au au mieux.
Mais je je n'irai pas en faire, je dirais un point justement de rupture qui qui marque une une inflexion dans la politique de l'État en tout état de cause. Et ce point n'est pas tout à fait étranger au premier point que vous avez soulevé qui est celui des ingérences étrangères, des ingérences numériques étrangères que que nous combattons ou en tout cas dont nous voulons nous prémunir.
La France est l'un des premiers pays dans le monde à avoir pris sérieusement ou pris ce phénomène au sérieux en se donnant en se dotant d'un service interministériel qui s'appelle Viginum qui est placé auprès du du premier ministre et qui regroupe des compétences variées lui permettant de caractériser des ingérences numériques étrangères. Qu'est-ce qu'une ingérence numérique étrangère ? Bien, c'est une une une tentative par des moyens artificiels et de manière coordonnée euh de perturber le débat public français euh ou les processus électoraux.
ces ces ingérences numériques qu'on a depuis 2021 et la création de ce service vigil l'habitude de les décortiquer, de les analyser, parfois de les dénoncer publiquement et de les attribuer. On l'a commencé à mettre en place sur la base de cette expertise un dispositif de protection des élections qui s'est déployé pour la première fois à l'occasion des élections municipales où ce service viginum a été en contact régulier avec l'ensemble des forces politiques pour les informer sur les phénomènes qui étaient détectés. Euh le rapport couvrant l'ensemble de cette période électorale se sera a vient d'être publié ou ou le sera prochainement.
ce qui permet euh par la transparence et par la dénonciation de ces de ces tentatives de d'en je dirais d'en d'en diminuer l'impact et de les dévitaliser. cette de c'est c'est notamment cette vous l'avez peut-être vu passer, c'est notamment ce service qui a publié un un rapport sur l'action menée par un groupe en Azerbaïdjan pour perturber le débat public en Nouvelle-Calédonie voire dans l'océan Indien. Alors la la transparence faite sur ces ingérences et la dénonciation est est une est une première est un premier niveau de réponse face à cette menace. Euh nous en avons déployé un second niveau de réponse au au qu d'ors lorsque les attaques proviennent de l'extérieur.
Vous avez peut-être vu apparaître sur vos fils de réseaux sociaux et en particulier le réseau social X, anciennement Twitter, un compte qui s'appelle French Response. French respond, c'est un compte qui n'est pas le compte officiel du ministère des affaires étrangères qui est un compte que que l'on dit démarqué, c'estàd qu'il est un peu en décalage. C'est bien nous qui en avons la la les mots de passe et qui le qui l'animons. Mais comme ça n'est pas un compte officiel, il a une plus grande liberté de parole. [raclement de gorge] Et comme il a une plus grande liberté de parole, et bien cette liberté, il la prend et il manie les codes des réseaux sociaux.
Vous savez que les réseaux sociaux ça marche avec la dérision, avec l'humour et parfois avec la moquerie. Donc quand nous sommes attaqués de l'extérieur euh et bien nous répliquons avec French Response avec énormément de succès puisque le le nombre de visualisations des messages postés par ce compte, le nombre de followers de ce compte ont explosé ces ces derniers mois, ce qui a un effet dissuasif puisque désormais ceux qui nous attaquent savent qu'ils peuvent qu'il s'exposent à une à une réponse une réponse très forte de la part de French Response qui peut les ridiculiser. Bref, je je veux pas dire que la menace n'existe pas, elle existe.
Mais ce que je veux dire, c'est qu'on a un peu plus d'avance que beaucoup d'autres pays européens, beaucoup de nos partenaires pour tâcher d'éviter que cette menace se matérialise comme elle s'est matérialisée dans d'autres pays européens.
Vous vous souvenez qu'en Roumanie, par exemple, une élection présidentielle a dû être annulée parce qu'elle avait été perturbée à grande échelle euh via le réseau social TikTok où un candidat qui était à 2 % dans les sondages 2 mois avant l'élection s'est retrouvé en tête du premier tour parce que grâce à des financements en provenance de la Russie, il avait été soutenu euh par une campagne très active sur le réseau social TikTok au point que la Cour suprême a dû annuler l'élection. Bien. Alors, monsieur le ministre va devoir nous quitter dans quelques instants. Donc, je passe la parole à Philippe JC et à une étudiante aussi. Monsieur le ministre, bonsoir. Merci pour votre exposé.
Deux points d'intention. Le premier concerne le mécanisme d'ajustement de carbone aux frontières qui va impacter lourdement l'économie martiniicaise, singulièrement les secteurs de l'engrais et du et du ciment parce que on veut s'intégrer dans la région mais si chaque fois que nous achetons des produits dans la région nous sommes taxés ça va avoir un impact colossal. Deuxième point d'attention concerne les négociations à venir certainement pour le renouvellement de l'accord de partenariat économique entre l'UE et le Cariforum.
Il faudrait qu'on n'oublie pas à chaque fois de faire l'étude d'impact concernant les régions ultrapériphériques et not singulièrement la Martinque et la Guadeloupe parce qu'on se rend compte que les accords sont souvent biaisés et ne permettent pas à nos productions de pénétrer les marchés au voisins alors que nos nos marchés sont ouverts aux voisins. Voilà. Merci beaucoup. Deux points qu'on [raclement de gorge] a bien à l'esprit.
les effets de bord du du vous savez de la taxe carbone aux frontières qu'on a décidé de mettre en place pour et bien pour éviter que des produits entrent sur le territoire de l'Union européenne qui ne se conforment pas aux mêmes exigences que nous en matière de réduction de l'empreinte carbone.
Et oui, mais le problème c'est que euh il y a parfois des choses qu'on a besoin d'acheter à l'extérieur de l'Union européenne [raclement de gorge] pour intégrer dans nos propres productions et si on les taxe et bien ça renchérit le le coût et c'est vrai notamment des engrais et déciments et puis sur la sur la l'accord entre union européenne et Cariforum, c'est un sujet qu'on a abordé cette après-midi [raclement de gorge] avec Serge Lchimi, avec la vice-présidente de la Guadeloupe et notre ambassadeur Arnaud Montré dont je parlais tout à l'heure. Merci. Dernière question. Bonjour monsieur le ministre. Fletil Cantoviant donc actuellement élève de master en sécurité politique et internationale.
J'ai d'ailleurs eu l'opportunité d'effectuer un stage auprès de l'ancien député européen, monsieur Maxorville. Pour ces deux raisons, je suis très contente d'assister à cette conférence. Euh ma question est la suivante confirme. Comment la France entend-elle adapter sa coopération face aux fortes inégalités entre les différents pays de la Caraïbe dans le cadre donc de cette lutte contre le narcotrafic ? On on a euh et on on la diplomatie, elle se elle se construit dans différents cadres. Il y a [grognement] des cadres régionaux.
Donc nous, on a notre propre cadre, notre premier cadre, c'est celui de l'Union européenne, mais désormais pour la Martinique et on l'espère pour la Guyane, ce sera aussi la Caricom. Donc on on travaille dans des instances régionales, on travaille dans des instances internationales aussi comme les Nations Unies. Et puis ensuite, on travaille dans un cadre bilatéral, dans le dialogue avec les partenaires. Et les partenaires, on les prend comme ils sont, avec leur force, leur fragilité et avec leurs intérêts.
Et c'est en fonction de ses forces, ses fragilités, ses intérêts et des nôtres, bien qu'on essaie de de tricoter des des coopérations qui répondent au mieux à aux besoins de réciproques de nos populations et de construire ainsi des partenariats gagnants gagnants. Et c'est vrai avec les pays de la région, c'est vrai avec le reste des pays du monde. Donc c'est c'est dans ce dialogue où on exprime ce que sont nos intérêts et nos attentes euh au sein duquel on essaie de comprendre ce que sont les intérêts et l'attente de l'autre qu'on qu'on négocie pour obtenir le meilleur des résultats possibles au bénéfice du peuple français et en défense de ses intérêts.
Merci à toutes et tous pour votre attention.
[applaudissements]
Merci à Max Orville pour l'organisation et au plaisir de revenir bientôt dans votre si belle île. [applaudissements] Monsieur le ministre, je vais accompagner le le ministre quelques minutes et puis si vous êtes assez patient, je je vous donnerai un petit mot de clôture sur cette intervention, d'accord ? Parce que il y a un avion qui attend et vous savez qu'il ne faut pas faire attendre les passagers. Merci.
[applaudissements]
[raclement de gorge]