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Conférence de presseyoutube.com· 23 novembre 2022 60 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTransportsLogement

Carole Delga au congrès de l'AMF 2022 - Table ronde sur la planification écologique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 76 %Attaque 10 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 45:24OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour soutenir la rénovation énergétique performante des logements ?

  • 48:04OuverteRéponse directe

    Souhaitez-vous assouplir le décret ZAN pour éviter des contradictions avec d'autres schémas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:16Jean-Marc JancoviciFait
    « le pétrole est passé pour le pétrole conventionnel par un pic mondial en 2008 et probablement tout pétrole maintenant »
  • 12:00Jean-Marc JancoviciChiffre
    « seulement un plan local un plan climat local sur 10 à des ambitions équivalentes ou supérieures à celle de la stratégie nationale bas carbone national pour 2050 »
  • 35:17Christophe BéchuChiffre
    « chaque cœur qui passe chaque heure en moyenne dans ce pays nous artificialisons l'équivalent de cinq terrains de football »
  • 58:02Chiffre
    « il faut qu'il y ait des dispositifs et là les régions nous avons la puissance financière pour le faire »
  • 58:02Promesse
    « on permet la massification de la rénovation énergétique »
  • 58:02Fait
    « il faut renaturer sur des territoires qui ont beaucoup bâti »
  • 58:44Fait
    « il faut développer l'habitat verticale »
  • 58:44Fait
    « il y a une aspiration sociétale depuis le confinement d'habiter dans nos territoires ruraux »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Non speech

[Musique] [Musique]

0:56
Locuteur

bonjour et bienvenue à tous sans 4e congrès des mers et présidents d'intercommunalité de France Monsieur le Président bonjour bonjour alors nous voici réunis pour l'ouverture de ce congrès pour lequel l'AMF a choisi comme fil rouge pouvoir agir la capacité des élus locaux à agir au service des citoyens avec efficacité au quotidien pouvoir agir dans un contexte difficile une actualité complexe crise internationale retour de l'inflation défi climatique et énergétiques dans quel état d'esprit vous abordez ce sans quatrième congrès vous vous replacez bien les choses dans leur contexte effectivement et tous mes collègues maires ici présents que je salue salut monsieur le ministre aussi et BECHU qui vient d'arriver nous savons nous-mêmes que nous sommes là pour agir nous n'avons pas le choix que nous sommes des praticiens du quotidien selon l'expression que j'utilise souvent nous notre travail à 99% de se voient pas ce des postures des grandes déclarations etc nous devons agir et nous agissons dans un contexte de défi de défis majeur le défi énergétique le défi climatique le défi civique le défi économique le défi démographique le défi écologique et une crise civique qui nous frappe tous on est tous absolument effaré de voir à quel point il est nécessaire de redynamiser notre démocratie et tout ça on le vit on le vit au quotidien dans nos villages dans nos mairies dans nos métropoles quel que soit la taille des collectivités alors le Congrès a commencé hier avec la rencontre des élus d'outre-mer et jusqu'à jeudi les mers vont débattre proposer sur tous les thèmes d'actualité qui concernent les politiques publiques locales que vous portez et vous avez vraiment insisté cette année pour qu'il y ait le maximum d'échanges et d'écoute oui on l'a vu d'ailleurs sur cette journée des Outre-mer que vous évoquez avec des témoignages très très forts de de nos collègues ultra sur des phénomènes notamment de violence à Mayotte mais pas qu'à Mayotte en Guyane aux Antilles etc et la volonté avec l'équipe de l'AMF que j'ai le privilège la chance de diriger je tiens à saluer toute l'implication des élus qui nous accompagnent mais aussi des équipes professionnelles emmenées par le directeur général éric verlach a été de faire de ce quatrième congrès un lieu d'échange un lieu de fertilisation croisé un lieu de partage d'expérience un lieu où l'on n'informe dénonce propose pour faire avancer nos communes et avancer notre pays voilà donc on donnera au maximum la parole à vos collègues maire durant tout ce congrès et dès cet après-midi pour la séance d'ouverture le traditionnel débat d'orientation générale prend une nouvelle tournure avec un temps d'échange avec l'ensemble des congressistes dans cette auditorium oui absolument là aussi la parole la parole sera libre donc elle sera responsable mais des échanges et comme ce matin en parlant d'écologie de défis clim de transition énergétique de mise en adéquation entre les systèmes annoncés par l'État avec qui nous travaillons et la réalité sur le terrain je crois qu'il est très très important et nous pensons avec toute l'équipe dirigeante de l'AMF qu'il est très important que les mers et les prises en intercommunalité et la parole pendant ce congrès et puis sans quatrième congrès marqué par une ouverture à l'international que vous avez souhaité oui on évoquera le Québec on évoquera peut-être l'Arménie mais une séquence forte avec nos collègues Ukrainiens puisque nous avons invité des mères Ukrainiens je les avais rencontrés pour un certain nombre d'entre eux dès les premiers jours du conflit et je crois qu'il est important d'abord de saluer le travail qui a été fait par les maires de France pour accueillir les ukrainien pour envoyer l'humanitaire aussi de montrer à quel point nos collègues ont dit souvent cette expression son temps première ligne c'est vrai en France c'est vrai en Ukraine et eux dans des circonstances particulièrement douloureuses tragiques et puis anticiper la reconstruction nouée des partenariats faire en sorte que notre ingénierie juridico administrative qui est la fierté française puisse être utile à la reconstruction en Ukraine nouée des liens aussi stratégiques géopolitiques économique avec les entreprises locales c'est tout cela qu'on abordera et bien on en parlera en France sont tournés vers le monde et le monde est tourné vers les merdes cet après-midi le Congrès dans cette salle à Paris et puis aussi le Congrès hors les murs les réseaux sociaux à mftv et puis des innovations avec un maire une solution mise en exergue des solutions que nous apportons montrons aussi on connaît on évoquera tous nos difficultés on a une double difficulté ne tutélisation financière depuis une quinzaine d'années des difficultés juridicales administratives croissantes la bureaucratie qui nous étouffe mais montrer aussi les solutions que nous trouvons montrer aussi les innovations qui émergent et éclosent dans les communes ça sera amer une solution avec les témoignages de nos collègues merci David Lisnard alors on va maintenant rentrer dans le 1er débat vous l'évoquiez on vous retrouve tout à l'heure c'est le premier débat qui va être consacré à la planification écologique

6:04
Non speech

[Musique]

6:14
Locuteur

agir avec les communes pour une planification écologique efficace un débat qui sera organisé ce matin en trois temps planification écologique des objectifs nationaux aux objectifs locaux prévention des pollutions prévenir plutôt que réparer et puis un nouveau modèle de financement et de responsabilité à réinventer et pour cela j'appelle notre co-président de séance Bertrand hochecorne Bertrand hochkorn vice-président de l'AMF maire de Marot au pré c'est une petite commune de 1600 habitants dans le Loiret co-président également avec lui Christian métairie Christian métairie est le maire d'Arcueil dans le Val-de-Marne c'est vous qui animez tout au long de l'année la commission transition écologique de l'AMF et pour notre première séquence de débat nous rejoignent Jean-Marc Jancovici Jean-Marc jean-clauvici qui est le fondateur du chiffre project Guy Geoffroy le maire de Combs-la-Ville vice-président de la MF Catherine l'héritier maire de valloire-sur-cise dans le Loir-et-Cher vice-présidente de l'AMF Carole Delga la présidente de région de France présidente de la région Occitanie et Christophe bechut le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires voilà madame messieurs prenez place alors des changements climatiques qu'on a connu qu'on a aussi enduré et encore récemment cet été et ce thème donc de la planification écologique politique nationale politique locale je me tourne peut-être pour commencer vers mes coprésidents de séance ce mot de planification écologique pour vous monsieur métairie qu'est-ce qu'il dit bonjour à toutes et à tous je crois qu'il dit un contexte qui appelle des réponses et bon c'est pas tout à fait un hasard si c'est la séance d'ouverture traite de ces questions parce que c'est une question qui est je crois très prégnante dans l'esprit des mers et des présidents d'intercommunalité c'est une question qui est devenue encore plus d'actualité avec cet été la sécheresse la canicule les incendies et on sent cette accélération et dans ce cadre-là je crois que avec Bertrand scorn nous président la commission de transition écologique de l'AMF et on voit à chaque réunion de cette commission une volonté d'être acteur alors justement Bertrange corne planification écologique qu'est-ce que ça évoque pour vous vice-président président de l'AMF mais aussi de cette commission et puis le maire rural que vous êtes oui mais pour nous c'est important je voudrais dire que nous les maires il y a déjà longtemps qu'on se pose ces questions là mais on sent aussi nos populations qui mettent son partante alors qu'il y a quelques années ça traînait un petit peu de pieds donc c'est important mais ça veut dire moi pour étant sur une commune rurale en bord de Loire c'est aussi valoriser toutes les ce qu'on appelle les aménités rurales c'est tout ce que la nature peut apporter à nos territoires dans le cadre de la biodiversité et puis on a les problèmes de tout le monde pour nos bâtiments l'éclairage public et puis on en parlera vers la fin de tout ce qui est la question des financements et des coûts qui ont parlé de tout cela mais pour recommencer je vais tendre prendre le micro avec Jean-Marc joncovici est-ce qu'il est besoin de vous présenter ingénieur ancien élève de l'École polytechnique vous avez fondé en 2010 le chiffre project une initiative qui œuvre en faveur d'une économie libérée de la contrainte carbone vous portez tous ces sujets dans le débat public des conférences même récemment une bande dessinée pour faire entendre votre message alors est-ce que la planification écologique ça appartient à votre vocabulaire ça n'appartient pas qu'à mon vocabulaire heureusement je vais peut-être commencer par poser un tout petit peu le cadre du de réflexion ce qu'on a vécu ces derniers mois c'est un petit avant-goût du contexte qui va se renforcer et s'amplifier à l'avenir alors qu'est-ce qui est un petit avant-goût il y a la sécheresse qu'on a connu la diminution de production agricole les forêts qui commencent à brûler là où elles ne brûlaient pas gonflement rétractation des argiles qui menacent les infrastructures on a également vu un stress sur l'approvisionnement énergétique et il faut rappeler que l'approvisionnement énergétique européen et comme celui de toutes les nations occidentales dominées par les hydrocarbures pétrole gaz charbon et que Poutine ou papoutine de toute façon ces hydrocarbures vont être disponibles en quantité décroissante à l'avenir et climat ou pas climat tu restes tout simplement parce que les gisements s'épuisent et que le pétrole est passé pour le pétrole conventionnel par un pic mondial en 2008 et probablement tout pétrole maintenant on va dire que en ce qui concerne le gaz c'est pareil on a un stress parce que la mère du Nord décline depuis 2005 Poutine ou papoutine et le cadre dans lequel les élus locaux vont devoir résonner à l'avenir si je le rêve suis je le résume avec une expression un peu familière mais vous me le passerez c'est de devoir gérer de plus en plus d'emmerdements avec de moins en moins de moyens donc c'est ça alors justement je vous attends justement vous dites selon le chiffre project que seulement un plan local un plan climat local sur 10 à des ambitions équivalentes ou supérieures à celle de la stratégie nationale bas carbone national pour 2050 est-ce que les collectivités locales ont font assez alors la réponse est non mais c'est valable pour tout le monde la FIFA n'en fait pas assez manifestement les citoyens n'en font pas assez les politiques nationaux n'en font pas assez les entreprises n'en font pas assez personne n'en fait assez parce que en fait en fer assez pour le climat c'est se mettre en ordre de bataille pour supporter une baisse planétaire de 5% des émissions tous les ans c'est ça qu'il faut faire si on veut limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés il faut que les émissions planétairement baissent c'est la physique qui nous l'impose un de 5% par an 5% c'est ce qu'on a eu l'année du covid en 2020 et il y a une autre année sur le siècle qui vient de s'écouler on a aussi eu 5% de baisse c'est 1945 quand l'Allemagne et le Japon ont disparu de la carte des nations industrielles pour un petit moment donc on comprend bien qu'aujourd'hui on est absolument pas dans le bon cadre de réflexion on est beaucoup trop lent ce qui veut dire que c'est des régulations qui ne dépendront pas de nous qui vont se charger de faire le ménage ce qui va pas être très sympathique alors j'y project on a voilà je vais faire comme Hugo Chavez la qui brandissait le bouquin de Kempf à la coque je vais brandir le petit manifeste que j'ai amené avec moi nous avons au chiffre project fait un travail qui a été initié depuis un an et demi sur comment est-ce que qu'est-ce qu'on peut donner comme conseil à un élu local qui se retrouve face à cette situation d'un approvisionnement énergétique en diminution et de problèmes climatiques qui vont aller en augmentation quoi qu'on fasse à cause de l'inertie du système et la première recommandation qu'on fait vraiment la première c'est de consacrer 1% du budget local alors vous allez me dire c'est beaucoup oui c'est beaucoup 1% du budget local à comprendre le problème et à acquérir de l'information sur la situation de départ parce que toutes les collectivités locales dans collectivités locales il y a locale donc ça veut dire que toutes les situations se ressemblent pas et entre le village d'Astérix là dans les Côtes-d'Armor et une commune de Montagne et une plaine de la Beauce les problèmes sont différents les activités qui font vivre les gens sont différents les possibilités de recourir ou pas des transports en commun à de ceci et cela à son différents il y a des caractéristiques communes tout le monde vit dans la mondialisation aujourd'hui bon les vêtements que je porte sont issus de la mondialisation comme les vêtements de tous les gens qui sont dans cette salle comme l'acier qui sert à faire les armatures des chaises qui sont dans cette salle etc mais il y a également des particularités locales et il faut être capable de tenir compte de ces particularités locales donc c'est un petit va d'aimer comme qu'on propose aux élus qui est un discours de la méthode c'est pas du tout fait ceci faite cela c'est voilà la façon dont on vous propose de rentrer dans le problème histoire que vous puissiez prendre plus d'autonomie et plus de plus de recul et plus de capacités d'action sur ce qui le défi énorme qui se trouve à essayer de méthodologique qui sera à la disposition de tous les congressistes vous pourrez l'utiliser effectivement il donne des conseils utiles Geoffroy mer de Combs-la-Ville en Seine-et-Marne vice-président de la MF alors vous présidez aussi le comité législatif de de l'AMF ce nouvel outil de l'association pour préparer les réformes anticipées et faire en sorte que politique nationale et politique locale puisse concorder on est tous d'accord à peu près sur les objectifs mais sur les voies et moyens de les atteindre il peut y avoir des différences évidemment on est tous d'accord enfin on s'approche de plus en plus d'un accord sur l'essentiel et c'est toujours le cas dans notre pays et je pense dans toutes les sociétés il y a un effet accélérateur des prises de conscience à partir du moment où les drames s'accumulent viennent en grand nombre nous bousculer dans nos habitudes et si il y a bien un domaine dans lequel nos habitudes sont bousculées par l'ensemble des circonstances qui qui envahissent notre quotidien à partir des grands concepts de transition et de dérèglement climatique c'est bien c'est bien ce domaine là qui nous réunissent matin et donc la prise de conscience nationale existe la prise de conscience locale existe la prise de conscience est de plus en plus forte chez chacun de nos concitoyens mais je dirais chacun à sa manière d'où la nécessité d'une planification mais également les limites de cette planification parce que le système d'équation qu'il faut résoudre est complexe il a beaucoup d'inconnus il faut d'abord l'organiser et ensuite tenter de le résoudre et tenter de mettre en place cette belle dialectique qui doit en permanence et de plus en plus fonctionner entre les deux acceptions que sont d'un côté le penser global et de l'autre côté le agir local et pour vous ce mot de planification justement vous le montre planification il est nécessaire mais il a ses limites nécessaires parce que partir dans toutes les directions et faire le strict inverse et trop systématique de ce qui a été fait jusqu'à maintenant c'est-à-dire laisser libre arbitre à tout le monde de faire non pas n'importe quoi mais comme il l'entend c'est probablement un bon foisonnement d'un côté mais également une dispersion de l'autre donc il faut se mettre d'accord sur les objectifs nationaux les consciences y sont de plus en plus prêtes et c'est l'obligation et le ministre bien évidemment et là pour pour nous le dire est-ce qu'elle était c'est l'obligation des pouvoirs publics au niveau de l'État en relation avec toutes les autres dimensions d'acception de ces problèmes qu'elle soit européenne ou qu'elle soit mondiale de fixer des objectifs nationaux et de proposer à chaque acteur territorialement compétent dans le cadre de la subsidiarité qui doit présider à toutes les actions publiques sur notre territoire de les mettre en oeuvre donc ces objectifs nationaux ils reviennent au gouvernement de les porter de nous les faire partager et de faire en sorte que nous puissions ensuite les mettre en œuvre à l'aune de chacun de nos territoires en fonction de notre histoire en fonction de notre capacité à faire en fonction de notre inventivité finalement en fonction de ce que nous sommes parce que nous avons plein de points communs mais nous sommes tous différents alors justement combler tous les interstices hein qu'il nous revient de combler il faut vraiment laisser à l'agir locale cette agilité à un qu'une planification trop stricte trop contraignante empêcherait de se mettre en œuvre l'agir locale vous vous êtes maire en Seine-et-Marne comme la ville c'est 21700 habitants votre voisine Catherine l'héritier elle est ma mère dans le Loir-et-Cher elle préside d'ailleurs l'association départementale des maires du Loir-et-Cher et votre commune de valoir-sur-cise c'est 2400 habitants alors la planification à l'échelle locale pour vous et pour vos collègues le chemin peut paraître parfois difficile me disiez vous quand on préparais ce débat tout à fait moi je peux témoigner ben effectivement de en tant que maire d'une petite commune est présent d'une association d'un département rural il est certain qu'il faut un cadre qu'il faut une planification cela dit les communes elle et les maires sont confrontés aux et sont confrontés à la question du local c'est à dire que le maire lui il va porter les conséquences de ces décisions qui auront été prises et leurs mises en musique à l'échelor locale et moi je voulais témoigner aujourd'hui aussi un petit peu du sentiment que peuvent avoir un certain nombre d'élus locaux notamment dans des petites communes c'est un petit peu le sentiment non pas qu'on va être qu'on est aujourd'hui sur un dispositif ascendant mais bien sur un dispositif descendant on a un petit peu ils ont un petit peu le son descendant du National au local de l'État aux collectivités vous aimeriez plutôt que on part des des propositions que que vous pouvez porter avec l'application de certaines politiques qui sont compliquées pour vos collègues aussi la complexité à gérer tout à fait si tu comptais à gérer mais il faut que les communes et la possibilité d'adapter ses règles à l'échelon locale de pouvoir hiérarchiser comme le disait mon voisin en fonction des réalités locales je pense que si on se détache des réalités locales on arrive à une difficulté à accepter ce que sont les règles qui découlent des conséquences de la préoccupation des préoccupations environnementales et ces règles bien évidemment qu'il faut pouvoir les mettre en oeuvre mais pouvoir les adapter donc ce que nous demandons à l'échelon des communes et c'est une démarche qui a été faite d'ailleurs par l'ensemble des présidents d'associations de maires de ma région c'est de trouver de la souplesse c'est-à-dire qu'on n'est pas des dispositifs comme les stradettes je pense ça parlera à nos collègues qui sont dans la salle qui soient trop normatifs c'est-à-dire qu'on puisse à l'échelon de nos communes à avoir une marge de manœuvre et avoir des leviers pour adapter à nos territoires toutes ces orientations alors concrètement vous évoquez à l'instant les stradettes les schémas régionaux d'aménagement pour le développement durable mais c'est les questions effectivement d'aménagement d'Ur et puis on va prononcer l'acronyme zan ces fameuses zones d'artifice non artificialisation et donc la nécessité pour pour vous d'adapter un dispositif de pouvoir aller vers cette sobriété foncière avec les difficultés qu'expriment vos collègues de toute façon je pense que personne ne dis ce qu'on vient de la nécessité d'atteindre cette sobriété par contre c'est vrai que le Lausanne est un dispositif extrêmement rigide et je pense que peut-être notre ministre l'évoquera tout à l'heure et nous avons demandé que les décrets d'application de ce texte puisse évoluer on a vraiment besoin sur les territoires de temps mais aussi de possibilités d'adaptation des dispositifs en fonction des réalités locales je pense que c'est vraiment le maître mot qu'il faut retenir et que chaque dispositif qui soit à l'échelon régional qui soit à l'échelon de des scottes qui squale à l'échelon des intercommunalités permettent à chaque fois d'avoir une marche de manœuvre et d'adaptation et qu'on permette à chaque commune d'avoir une capacité à construire et à développer son territoire politique foncière politique et énergétique prévention des pollutions on abordera tout cela ce matin et vous pourrez poser vos questions il y a un espace pour les questions tout à l'heure David Lisnard insister sur la nécessité de cette écoute et de ce témoignage des difficultés que vous rencontrez mais aussi de vos propositions et viendra le temps des questions il y a un espace qui est prévu voilà on le montre avec ce micro qui attend votre expression mais on continue vous évoquiez un instant les stadettes et donc le rôle des régions et là je me tourne vers Carole dégâts la présidente de région de France présidente de la région Occitanie on voit effectivement quand on parle de planification écologique de défi climatique que la maille régionale ce niveau de politique publique et centrale aujourd'hui oui bonjour à tous et bonjour à tous on doit être cons cient de l'urgence à agir nous devons vraiment à agir pour essayer d'enrayer ce réchauffement climatique qui a des conséquences catastrophiques comme cela a été rappelé par Jean-Marc Jancovici mais nous devons vraiment être en complément et en Pâques et c'est vrai que il y a différents échelles tout d'abord il y a une échelle européenne il faut absolument rappeler la nécessité d'avoir des politiques beaucoup plus ambitieuses à l'échelle européenne pour transformer notre système de développement pour aller vers plus de sobriété l'ensemble des présidents de région nous demandons un choc de l'offre ferroviaire sur le continent européen et nous demandons bien sûr que la France en face partie c'est-à-dire qu'il y ait sur les 10 prochaines années 100 milliards d'investissements sur l'offre ferroviaire avait des crédits européens des crédits de l'État augmenté des crédits bien sûr des régions parce que à travers les transports collectifs nous avons un vrai effet levier et pour les communes qui sont desservis par des gares c'est également un service supplémentaire nous devons sur la question des transports aller là aussi vers le véhicule vert et nous devons accompagner nos concitoyens parce que quand on émerge je suis encore conseillère municipale de la commune où j'ai été maire et bien tout le monde n'a pas à proximité un chemin de fer et nous devons faciliter l'accès à aux véhicules électriques aux questions du covoiturage aux questions aussi sur les mobilités pour favoriser par exemple l'écart d'avoir politique énergétique qui sont liées d'ailleurs juste je voudrais quand même avoir ministre à côté il faut quand même rappeler qu'il est nécessaire d'avoir des voies réservées si on veut inciter nos populations à prendre des transports en commun qui ne sont pas à ce moment-là le tringle gagnera pas et bien si on veut prendre à ce moment-là à l'écart il faut avoir des voies réservées parce que pour rentrer dans les agglomérations et être dans un car et avoir tous les inconvénients des bouchons ça n'a aucun intérêt et c'est pour ça qu'il faut vraiment avoir des solutions très opérationnelles il y a la question aussi de la rénovation énergétique où il faut des moyens où il faut la politique voilà du Colibri c'est-à-dire dans les 36000 communes et des fortement et ce que les régions de France font et des fortements les communes les intercommunalités à rénover leur bâti parce qu'on à travers la rénovation énergétique en concilie et pouvoir d'achat et protection de l'environnement et soutient à la filière du bâtiment il y a la question aussi de la consommation foncière et là nous part région de France et associations des maires et nous travaillons avec David Lisnard nous partageons la nécessité du Zéro artificialisation nette mais en ayant plus de temps pour l'expliquer pour l'adapter en ayant également des traits qui sont quand même plus souple et plus opérationnel et puis également qu'il y ait une solidarité nationale pour les grands projets c'est absolument indispensable et puis il faut développer la question localement des énergies renouvelables parce que la politique nucléaire est à l'échelle d'un pays le président de la République a expliqué l'investissement qu'il souhaitait de nouveau mettre en place sur la filière nucléaire et nous sommes pour le mix énergétique mais il faut développer les énergies renouvelables il faut avoir le courage de mener ce sujet en tant que présidente de la région Occitanie et de 150 j'ai défendu l'éolien flottant en Méditerranée de façon forte et bien en ayant un travail de pédagogie d'explication avec les pêcheurs avec l'ensemble des acteurs de la mer et bien on a vraiment de façon très claire une adhésion mais opposants politiques il y a de ça 18 mois quand je me suis représenté aux régionales ils en faisaient leur faire de lance de d'être vraiment opposé complètement à l'éolien flottant et bien la population a validé cela donc il faut avoir sur des échelles européennes sur des échelles bien sûr nationales et des échelles régionales puisque maintenant nous avons calé des grandes régions avoir des politiques d'énergie renouvelable de mix énergétique qui soit forte un investissement sur les transports collectifs mais en même temps concilier une adaptation sur les territoires parce que en effet en Occitanie les questions de déplacement les questions climatiques ne sont pas les mêmes sur le littoral Méditerranée ou dans les Pyrénées harmoniser les politiques publiques à chaque échelon et aussi à chaque territoire mais les mettre en musique par rapport à une politique nationale et je me tourne vers Christophe bechut le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires qui a encore quelques mois était mère et mère d'Angers il faut le rappeler monsieur le ministre on voit bien la dynamique qui se crée autour de la planification mais ce qui pose question c'est la méthode les engagements de la France on évoquait la dimension européenne la dimension internationale mais aussi cette question d'harmoniser et puis de savoir quel est le cap de cette planification très bien alors d'abord à l'échelle mondiale on va pas s'arrêter là-dessus parce que c'est pas le sujet principal de cette table ronde mais on a évidemment un sujet c'est qu'on a des émissions qui continuent à augmenter alors que tout le monde sait qu'elle devrait baisser et c'est la seule décennie qui peut nous permettre de maintenir la progression de ce réchauffement climatique à des niveaux qui ne nous font pas exploser nos modes de vie pour reprendre une partie ce qui a été dit la barre du 1/2 ou du 2 degrés elle est cruciale parce que chaque dixième compte mais qu'ensuite le coût de l'inaction ou le coût de l'adaptation il est proportionnelle au coût du dérèglement il est pardon il n'est pas proportionnel au coup de dérèglement il est exponentiel au fur et à mesure qu'on avance l'Europe c'est le seul continent à la minute où on se parle qui a commencé à baisser ses émissions mais même nous en ayant doublé en France la baisse des émissions dans le dernier quinquennat il faut qu'on aille deux fois plus vite que ce qu'on a déjà fait avec deux ou trois leviers mais un dont je suis évidemment venu par les ce matin d'abord c'est effectivement le cap et comment on y va parce que vous ne pouvez pas compte tenu de l'ampleur de la du besoin de décarboner notre économie de changer nos modes d'énergie uniquement miser sur la main visible ou sur le fait que tous les acteurs vont faire par magie il y a tellement de rentabilité à court terme dans le fait de prendre des directions qui sont néfastes pour le climat mais qui continuent à être encouragé à court terme que il y a besoin d'aller poser des règles et d'avoir une vision claire et je vais donner un exemple pour que chacun comprenne la nécessité de la planification il y a un consensus absolu sur le fait qu'il y a un réchauffement climatique quasi absolu sur le fait que il est lié à l'homme et quasi absolue aussi sur le fait que la principale source de contribution à ce réchauffement c'est les énergies fossiles sortir des énergies fossiles c'est par exemple puisque les transports sont une part importante de l'équation abandonner la voiture thermique pour aller à la voiture électrique mais ça si vous le planifiez pas ça marche pas parce que les véhicules il faut les fabriquer s'ils sont fabriqués dans des usines chinoises avec du charbon ça règle pas le problème si on ne se pose pas la question de la taille moyenne des véhicules et donc de leur empreinte du de l'énergie qu'il faut pour être capable de les produire vous réglez une partie du problème mais pas tout si vous n'avez pas les bornes mais que vous avez des véhicules ça ne règle pas le sujet et si vous ne vous demandez pas comment vous gardez une liberté d’aller et de venir vous provoquez des crispations des tensions ou des révoltes des habitants auxquels on offre pas de solution faire ça ça peut pas se faire en un claquement de doigts et ça nécessite de mettre tout le monde autour de la table les industriels les territoires et d'être capable d'associer les dispositifs une fois que j'ai dit ça il y a ceux qui relève de cette planification mais la vérité c'est que s'il y a un ministère qui s'occupe en même temps de transition écologique et de cohésion des territoires c'est parce que la clé de la réussite c'est aussi d'associer ce qui sont en première ligne alors justement le cas des maires je me contente de cet exemple sur le transport si je dis demain qu'on fait un plan vélo super crucial c'est en plus un des leviers essentiels pour être capable de conjuguer santé climat pouvoir d'achat mais si les pistes cyclables sont pas dessinées quel que soit l'ampleur de l'aide que vous allez faire sur l'acquisition vélo assistance électrique s'il y a pas une politique de proximité qui se soucie de cette continuité vous passez à côté de l'objectif s'il y a des voies express pour les autocars de la région Occitanie ça marche aussi ça marche très bien mais ça ça relève des collectivités locales le sujet c'est comment on leur donne les moyens pour agir je parle évidemment d'un point de vue budgétaire comment on assure le fait qu'il puisse y avoir la sensibilisation ou la formation qui permette de pas prendre les mauvaises directions quand on investit et comment on partage des idées et ce sont les trois choses que je suis venu dire et faire aujourd'hui 1 annoncé que nous mettons en place à compter du début du mois de janvier une formation pour tous les maires de ce pays évidemment pas obligatoire j'ai trop de respect pour la libre administration des collectivités territoriales et je sais que des quantités de mer ont déjà lancé des choses de ce type mais on va utiliser les préfectures les sous-préfectures pour y accueillir des temps de formation pas ésotérique très concret Météo France l'ADEME l'Office français de la biodiversité pour documenter y compris avec des cartes ce qui est déjà le réchauffement climatique dans le territoire l'évolution des constantes sur 15 ans le partage de solutions le témoignage des pompiers sur les mesures qui sont à prendre les discussions avec des mères qui ont déjà entrepris des actions qui permettent d'aller dans le bon sens de création d'îlots de fraîcheur multiplier ces échanges de témoignages deuxième volet les deux milliards d'euros du fond vert pour la seule année qui viendra peut-être ensuite mais trois êtres je résiste pas mais après je répondrai aux questions j'ai entendu David Lisnard évoqué le Hummer une solution il se trouve que sans cette concerter nous allons lancer le même type de choses dans un peu moins d'une heure un site internet qui s'appelle la France des solutions et qui va inviter tous les maires qu'il souhaite à partager des expériences d'innovation ou d'expérimentation qui ont fonctionné et à pouvoir trouver sur ce site des idées de d'autres mers qui ailleurs en France confronté à un problème ça peut être évidemment un sujet de transition écologique mais ça peut être une question d'urbanisme ça peut être une question de solidarité ça peut être une question de sécurité avoir une banque de solution pour ainsi insister que sur nos territoires sans attendre des décrets sans attendre des lois il y a une innovation et une somme de choses que nous faisons sur lequel il faut déjà qu'on puisse s'appuyer pour accélérer dans plein de domaines et puis pas à appliquer garder un instant le micro parce que Catherine l'héritier évoquait le zan et quand la loi est là elle est parfois difficile à appliquer et même le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires le reconnaît au mois d'août au début du mois d'août j'ai demandé au préfet de lever les stylos et de ne pas appliquer des décrets dont l'AMF m'a démontré le caractère parfois absurde de certaines rédactions comme par exemple le fait que des parcs et jardins en ville pouvaient être considérés comme des espaces artificialisés alors qu'on sait que pour préserver la biodiversité il faut qu'on s'assure d'avoir des corridors de ce type je veux dire deux choses de manière très simple chaque cœur qui passe chaque heure en moyenne dans ce pays nous artificialisons l'équivalent de cinq terrains de football c'est moi qui a 10 ans mais ce sont des proportions qui sont totalement incompatibles avec ce qu'on évoque en termes de lutte contre le réchauffement climatique préserver des espaces naturels c'est préserver des espaces de stockage c'est préserver des lieux de production agricole si on doit relocaliser une partie de tout ça pour s'habituer à vivre avec d'autres échelles et puis de manière très simple quand vous pensez qu'on a quatre fois plus artificialisé que par le passé sans gagner davantage de la population c'est un rythme qui nous emmène dans le mur en termes de réchauffement tout court maintenant comment on fait parce qu'une fois qu'on a posé le principe tout le monde est d'accord mais à partir du moment on dit on va diviser par deux tout le monde explique que ça n'est pas tenable avec toujours plein de bonnes raisons l'objectif il sera tenu parce que aller vers l'artificialisation nette sans gain de population c'est le seul moyen de conserver des espaces pour reconstituer les nappes phréatiques pour faire en sorte qu'on ait effectivement ces espaces d'îlots de fraîcheur en revanche nous assouplissons le dispositif qui était trop automatique dans la forme il y a une partie pour les grands projets évitez que des territoires qui font cette leur Europe ou qui accueillent des LGV on leur dites puisque vous allez enfin avoir des moyens de désenclavement ou décarbonation d'une partie de votre transport vous ferez rien d'autre à la place c'est pas possible ce serait la double peine déjà ils ont attendu pendant longtemps et en plus ça priverait d'une capacité d'urbanisation donc on va faire des compter à part nationaux et à l'autre bout de l'échelle c'est vérifier que les plus petites communes de ce pays ne sont pas la variable d'ajustement d'une politique de lutte contre l'artificialisation et qu'en gros on dit on va plus rien faire en réalité alors même qu'on a de plus en plus de concitoyens qui souhaitent revenir à une vie proche de cette ruralité il faut donc qu'on ait une garantie rurale dans le dispositif qui préserve à l'autre bout de l'échelle le des territoires qui sont des territoires vivants et qui sont indispensables on aura l'occasion dans quelques jours de présenter les contours de cette nouvelle version donc les préfets ont enlevé stylo et maintenant il s'agit de nouvelles rédactions si je comprends bien la semaine dernière pour être très clair sur la méthode quand on m'a présenté ses absurdités j'ai demandé au réseau des agences d'urbanisme de travailler avec des communes de différentes tailles et de passer en revue tous les éléments des décrets en leur demandant de nous rendre une copie pour le 20 novembre elle est donc arrivée juste avant le week-end avec les propositions d'évolution du décret qu'on est en train avec les services de regarder et je le redis c'est pour le coup une proposition conjointe des communes et de la Fédération nationale des agences urbanisme qui dépend des collectivités ou des intercommunalités et dans les tous prochains jours on aura l'occasion de dire ce que nous retenons de ce travail et de rééchanger avec l'AMF avant la parution des décrets pour être absolument certain qu'on fait les choses dans le bon ordre di Geoffroy monsieur le Président du comité législatif de l'AMF là c'est aussi ce que vous évoquiez une politique ascendante plutôt que descendante je rappelle que vous pouvez participer à ce débat aussi nous faire part de ce que vous vivez dans vos communes vos intercommunalités les difficultés que vous rencontrez mais aussi des propositions les réussites que vous avez il y a un espace pour les questions de ce côté de l'auditorium donc n'hésitez pas à aller vers le micro ce congrès le vôtre c'est l'expression de tous les maires de France Geoffroy oui merci d'évoquer bon ce qui pourrait paraître totalement extérieur à notre sujet mais c'est vrai que lorsque il y a un peu plus d'un an notre président a souhaité la création de ce comité législatif et réglementaire c'était pas pour créer un machin de plus pour faire plaisir à je ne sais qui c'était tout simplement pour faire en sorte que nous nous tenions prêts parce que nous le souhaitons et quelquefois nous faisons plus que le souhaiter à agir très tôt très très en amont sur tout ce qui peut faire oeuvre législative ou réglementaire à être aux côtés de ceux qui sont les législateurs et donc les producteurs d'outils législatifs en particulier le gouvernement et à veiller à ce que ce qui est voté soit effectivement mis en oeuvre on est ici autour de la table quelque parlementaires qui avons dans notre vie nationale passée mesurer combien il y avait d'énormes écarts entre l'intention ce qui est en découlait en termes de loi et la manière dont s'était mis en oeuvre ou pas mis en oeuvre ensuite et donc il y a véritablement là une nécessité et parmi les premiers travaux que le comité législatif c'est proposé de mener au contact bien sûr et on appuie de toutes les commissions et groupes de travail de l'AMF il y a le vaste chantier de la décentralisation les fameux trois petits dés de la loi 3D que nous ne voulons transformer en trois grandes décentralisation des concentrations et différenciation et il y a également la volonté d'être autant que possible concret utile dans le dialogue dans le ministre viendra rappeler qu'il était à l'ordre du jour sur la nouvelle mouture la nouvelle rédaction des décrisanes donc notre comité législatif et réglementaire sera un des outils de l'AMF aux côtés du gouvernement pour faire que ces décrets soient tout simplement utile à la cause sur laquelle nous sommes tous d'accord notre ange corne monsieur le vice monsieur le co-président de la commission transition écologique de l'AMF oui merci de me redonner micro je voudrais dire j'ai entendu avec plaisir qu'on allait proposer facultativement des formations au maire et aux élus locaux pour parfaire la transition écologique et c'est une bonne chose parce que c'est pas parce qu'on est maire qu'on est omniscient je le sais pour moi je voudrais aussi par contre dire que dans même dans les petites communes il est triste il est très important de planifier notre transition écologique au niveau local même pour beaucoup de petites choses dans ma commune on s'est lancé dans un agenda 2030 on vient de valider ceci une 45 fiches de projets mais ça nous permet de j'oser dire de coordonner tous ces actions de regarder la potentialité financière parce que le risque d'accumuler des bonnes intentions qui débouchent finalement sur du négatif donc vraiment je j'encourage tous nos collègues ici à réfléchir à ce problème là et dans ce type de démarche non seulement il faut associer le conseil municipal mais plus largement des groupes de citoyens qui sont prêts à travailler sur le domaine parce qu'il faut obtenir aussi l'acceptabilité de citoyens mais plus la désirabilité et les encourager à aller dans cette direction d'aller avec nous pour la transition écologique au plus près de chez eux et dans nos dans nos communes dans nos villages Christophe Béchu donc cette pédagogie à faire mais aussi tout à l'heure vous avez évoqué rapidement les moyens derrière la pédagogie les moyens de faire c'est le fond vert en particulier d'autres outils pour répondre de manière très claire nous appliquons ce que nous croyons c'est à dire l'intérêt qui a d'abord d'avoir vérifié qu'un truc marche la formation en question elle a été testée dans un département quel département de l'Indre 241 communes il y a 251 élus municipaux qui sont passés dans le cadre de cette formation et donc sur un modèle dont on a aujourd'hui un retour parce que ça crée une émulation ça crée une prise de conscience ça accélère des décisions locales et ça permet ensuite d'avancer je vais pas m'engager sur le fait qu'on puisse aller former tout le conseil municipal l'ambition c'est de voir la proposer à 30 000 maires dans les deux ans qui viennent ça fait déjà un peu de volume et ça permet déjà d'organiser les choses en partant du principe qu'on en a certainement au moins 20% qui ont déjà conduit des formations de ce type ou qui les ont déjà initié à l'échelle de leurs équipes ensuite évidemment il y a la question des moyens et les moyens c'est la question des moyens budgétaires quand j'entendais Jean-Marc Jancovici dire que finalement avec la transition écologique et en particulier avec la contrainte énergétique il avait falloir que les mères s'habitue à devoir faire avec moins et face à de plus en plus de contraintes je suis convaincu qu'il y a des gens qui se sont dit dans cette salle ça on connaît déjà c'est ce qu'on fait de manière générale avec le covid avec la hausse des coûts avec l'inflation et c'est même le quotidien de maire d'avoir en permanence des gens qui vous demandent des trucs avec un niveau d'agressivité et d'exaspération qui s'est singulièrement accrue depuis deux ans mais qui correspond à une réalité nous l'idée c'est de dire on va mettre des moyens mais on va les mettre de manière simple avec le retour d'expérience d'un élu local 2 milliards d'euros de crédits nouveaux pas d'appel à projet pas d'appel à manifestation d'intérêt pas de formulaire avec trois clauses à remplir 2 milliards qu'on répartis à l'échelle des préfectures et un dialogue direct à partir d'un principe simple tout action favorable à l'adaptation au changement climatique à la préservation de la biodiversité ou à la diminution des émissions c'est aider vous plantez des arbres c'est aider vous enlevez du bitume dans votre cours d'école pour faire en sorte de créer un îlot de fraîcheur CD vous changez les ampoules de vos lampadaires pour aller mettre du LED au lieu de mettre des ampoules thermiques pour diminuer votre facture c'est aider vous faites de la rénovation sur un bâtiment c'est aider vous êtes une communauté orale Vous avez un problème d'érosion de trait de côte c'est aidé je pourrais multiplier les exemples mais je pense que c'est simple alors des exemples peut-être qu'on va en entendre avec ceux qui sont déjà dans l'espace des questions allez-y c'est à vous présenter s'il vous plaît bonjour je suis Florence Presson je suis adjointe au maire de Sceaux adjointe au maire de Sceaux et je suis copilote du parcours de rénovation énergétique sur Grand Paris Grand Est je ne vais pas vous parler des difficultés voir des impossibilités de massification de la rénovation énergétique performante performante des logements nous sommes entre nous et nous le savons en revanche je vais vous présenter les mesures que vous au niveau du gouvernement vous pourriez mettre en place ou renforcer pour soutenir les mers courageux et permettre aux citoyens de ne pas avoir à choisir entre se nourrir ou se chauffer premièrement l'accompagnement des citoyens vous avez mis en place le SAR le service d'accompagnement la rénovation énergétique fin 2023 cela s'arrête est-ce que vous avez prévu de le prévoir en ligne d'investissement sur le budget de façon à pérenniser cet accompagnement deuxièmement deuxièmement pour les artisans nécessiter de simplifier les processus d'administration administratives de la labellisation RGE Grand Paris Grand Est 1500 artisans 130 RGE réglementer un tarif matériaux l'État pourrait très bien effectivement définir un prix plancher et permettre aux artisans de pouvoir bénéficier de ce prix plancher faciliter financer les plans de conversion des entreprises de l'économie carbonée vers les métiers du bâtiment enfin sur la partie financement majorée les montants de ma prime rénove et laisser deux œufs on sort des mesurettes il faut réellement des mesures importantes rénover une maison pour qu'elle soit performante c'est 800 euros le mètre carré permettent d'utilisation du fond de garantie que vous avez mis en place pour les cope-tz et que vous avez étendu au part au préavance rénovation il faut absolument le mettre en oeuvre pour des banques comme par exemple la banque coopérative la nef qui développe un éco-prêtre qui permet effectivement de pouvoir bénéficier de cette garantie alors la balle est entre vos mains à votre disposition à la disposition l'ensemble des mers courageux qui ont réellement mis en place un parcours de ce type pour approfondir ses points merci beaucoup merci on va prendre une autre question je crois c'est le maire de Pontarlier c'est vous c'est bien ça je reconnais allez-y merci Monsieur le Ministre plus qu'une question c'est un témoignage et j'apprends avec plaisir qu'il y aurait une nouvelle écriture du décret concernant le Zen je voudrais simplement témoigner de la jonction contradictoire que nous avons à vivre sur le terrain entre les différentes les différents schémas que nous devons mettre en place les différents plans pcaet Scott zan on arrive à des agences sont contradictoires puisque on risque d'avoir le finalement l'objectif inverse de ce qui est recherché par tout le monde et qui n'est pas remis en question c'est l'éloignement finalement de des lieux de travail et des lieux d'habitation si nous contraignions de manière artificielle arithmétique la constructibilité sur certaines zones qui possèdent la densité économique la densité artisanale la dossier des commerciales et que nous éloignons les zones de vie de ces employés qui travaillent dans ces structures bien nous allons avoir une multiplication des déplacements c'est un exemple lorsque nous avons des collectivités qui ont été vertueuses dans leur consommation d'espace et qui surtout aujourd'hui finalement sanctionné par une diminution par 50% de ce qu'elles n'ont pas consommé alors que d'autres qui l'ont été un peu moins je ne porte pas de jugement bien entendu loin de loin du mois cette volonté vont être entre guillemets facilité dans leur développement il y a aussi un certain nombre d'injections contradictoires ce que nous attendons en tant qu’ils locaux et du local et bien c'est d'avoir de la souplesse on ne remet pas en question je pense que personne ou quasi personne ne remet en question l'objectif global c'est simplement d'avoir de l'agilité dans l'application de cette nouvelle réglementation et par exemple pourquoi pas repousser le curseur du début des 10 ans de consommation des nappes des espaces naturels agricoles et forestiers pourquoi ne pas le repousser en 2023 ou 2024 et pas 2021 un exemple dans ma dans mon dans mon pays donc je le préside le pays du Houdou j'ai une des une des cinq intercométriques a déjà consommé 95% de son potentiel pour les 15 ans à venir comment voulez-vous imaginer son développement voilà quelques éléments quelques réflexions sur une volonté de participer à cet effort collectif mais de nous donner un peu plus de souplesse d'agilité pour mettre en oeuvre ses directives merci bon deux questions directes concrètes et la réponse de Christophe Béchu je vais commencer par le zan c'est très exactement la souplesse pour le coup qu'on voulait les législateurs le point de départ de cette mesure c'est la convention citoyenne pour le climat ça faisait partie des fameuses 150 propositions qu'on avait été mise sur la table et la proposition qui avait été faite c'est de dire tout le monde je cherchais le maire de Pontarlier tout le monde fait moins 50% les députés les sénateurs ont dit c'est pas juste si tout le monde fait moins 50%, ça veut dire que celui qui a beaucoup consommé il aura plus de droits que celui qui a déjà été sobre c'est pas juste parce qu'il y a des territoires qui perdent de la population qui ont peut-être se retrouver avec plus de droits à construire que des territoires qu'on gagne donc il faut qu'on territorialise le dispositif et c'est là où le consensus c'est fait sur le fait considérer que ça allait un devenir un élément qui allait s'intégrer dans les stradettes et là on a vu une deuxième ligne de front avec des gens qui nous ont dit bah oui mais si vous confiez ça aux régions nous notre commune elle est petite on va pas la voir on n'est pas dans le bon territoire il y a des présidents de région pas présent sur ce plateau mais qui ont dit que ça leur semblait tellement compliqué que si il y avait pas plus de souplesse il ferait moins 50% pour tout le monde plutôt que d'avoir à assumer l'impopularité de territorialisée c'est dire la légère complexité avec lesquelles on navigue au milieu de tout ça le principe il est très exactement ce que vous attendez ajoutez de la souplesse tenir compte aussi de ce que région de France nous dit en disant il faut laisser un peu plus de temps au dialogue y compris pour être capable de l'expliquer et de pouvoir le partager avec nos différents territoires c'est vraiment à la fois l'état d'esprit dans lequel nous sommes depuis le début et la nature du sujet sur lequel je travaille avec mes équipes en lien étroit et avec région de France et les maires de France et avec la représentation nationale parce qu'il faudra des bouger législatives qui nécessiteront qu'on ait la majorité pour accepter ses points d'évolution d'un texte qui n'a pas deux ans alors on entendra Carole mais sur la première série de de questions très concrètes on a des dispositifs qui vont jusqu'en 2023 ça veut pas dire qu'il s'arrête ça veut dire qu'on a bien conscience que le moment de les réinterroger de se demander si on en a pour notre argent en termes de rénovation énergétique se pose 1 on a d'abord un gros trou dans la raquette c'est les copeaux c'est pas forcément le cas pour toutes les communes de ce pays mais quand vous pensez qu'on a que 10 000 copropriétés concernées sur 700 000 logements qui ont bénéficié d'un geste de rénovation et là le problème il est pas budgétaire c'est l'obligation de la majorité de tous les propriétaires présents au moment de l'assemblée générale pour être capable d'aller voter le principe de la rénovation or on a des gisements qui sont considérables et on a même des gens qui ont des passoires thermiques qui ne pourront pas sortir de la passoire thermique s'il y a pas des travaux à l'échelle de tout le bâtiment donc on a un enjeu dans l'enjeu ensuite il y a les questions précises qui ont été posées sur la qualification en particulier sur le RGE sur le niveau des financements sur les prix plancher etc de réflexion 700 000 logements c'est bien mais c'est sans doute pas la bonne manière de compter si je veux compter mon impact en termes de rénovation le calcul il est très facile à faire il y a 30 millions de résidences dans ce pays il y en a 20 millions qui sont classés D E F ou G il faut qu'on les aie fini pour 2050 quand je divise 30 ans par enfin quand je divise 20 millions par 30 ans j'arrive à 700 000 rénovations par an la seule chose c'est que c'est pas pareil d'aller rénover les passoires thermiques ou d'aller rénover avec du monogès d'aller ajouter de la laine de verre uniquement pour aller faire l'isolation des combles donc il faut qu'on monte en gamme et là ça n'est pas qu'un sujet de pouvoir public c'est aussi la sujet de la formation des artisans du nombre de ceux qui sont disponibles c'est la simplicité du dispositif sur lequel on a quelques portes d'entrée et c'est l'incitation pour que ça vise de manière effective les passoires énergétiques puis on a un deuxième sujet tous c'est que quand on additionne l'État et les collectivités locales on a 400 millions de mètres carrés de bâtiments publics et il n'y a pas de ma prime rénov pour une mairie il y a pas de ma prime rénov pour l'école de la commune qui pourtant et à la fois un lieu de formation dans lequel on sait que quand il commence à faire chaud si on n'a pas un minimum de travaux ça sera compliqué d'aller donner des cours et que en plein hiver si on est sur les 19 degrés et que c'est pas chauffé on chauffe dehors l'enjeu pour nous dans la continuité de ce que le président de la République a annoncé vendredi à la Fédération française des bâtiments que il souhaitait que le gouvernement travaille a un plan de rénovation des écoles ça va être de changer notre manière de faire et de pousser le tiers financement de s'autoriser à bouger le code de la commande publique pour qu'on puisse début de gétiser des travaux de rénovation dit comme ça ça peut sembler un peu technique mais le fond de l'affaire c'est le suivant il y a une urgence climatique qui fait que sur les sujets qui font consensus d'un point de vue scientifique d'un point de vue budgétaire et sur lequel en faisant tout de suite des travaux on gagne de l'argent et en plus on est efficace d'un point de vue climatique il faut qu'on bouge les règles pour sortir de nos dépenses et de nos ratios les travaux de rénovation on va avoir l'occasion de l'expliquer plus en détail dans les prochaines semaines merci Christophe Béchu Carole delgat le rôle de la région dans cette planification et par rapport au fait qu'on évoquait à l'instant on l'entend clairement il faut accompagner pour atteindre nos objectifs de lutte contre le changement climatique alors accompagné j'entends monsieur ministre le dispositif de formation des élus et particulièrement des maires mais déjà appuyez-vous sur les associations départementales des maires qui font beaucoup de formations ou sur des agences départementales quand j'entends qu'on va faire des formations dans les préfectures de l'essurétures non enfin je suis désolé on a des opérateurs de formation dans les départements utilisant les en invente pas je connais la France le dispositif comment ça fonctionne soit ce sont des agences départementales pilotées par les départements soit ce sont des associations de maires qui font cela utilisons et vous avez raison l'objectif de former d'expliquer de pouvoir adapter parce que l'action n'est pas la même quand on est une zone de montagne ou quand on est dans un territoire inondable et donc il faut avoir ce sur mesure qui est absolument indispensable sur la question de la rénovation énergétique les moyens mis en place par le gouvernement sont significatifs en termes financiers aujourd'hui il faut être clair pour nos concitoyens c'est un parcours encore aujourd'hui de combattant même s'il y a des améliorations ont été menées et là il faut s'appuyer sur les communes et ses résercommunalités et c'est la présidente de région de France qui le dit pour amener l'information au plus près de nos concitoyens et il faut par exemple les régions nous mettons en place des dispositifs d'avance même pour les subventions des travaux parce que quand on est un ménage modeste même de faire l’avance des subventions et bien comme on dit chez moi en commun j'en a pas les sous on les a pas les sous parce que avec l'inflation avec le pouvoir d'achat qui se délite il faut qu'il y ait des dispositifs et là les régions nous avons la puissance financière pour le faire nous appuy sur les communes et les intercommunalités et là on fait du sur-mesure et on permet la massification de la rénovation énergétique et puis un autre dispositif sur la question de la compagnement on est d'accord tous ensemble de stopper l'hypermétropolisation et d'avoir un rééquilibrage des territoires cela veut dire qu'il faut renaturer sur des territoires qui ont beaucoup bâti et on a de nombre dans nos métropoles dans nos Oméga agglomérations on a de nombreux friches industrielles friches commerciales et là il faut renaturer il faut développer l'habitat verticale et il faut avoir aussi là le courage politique tout et tous de savoir défendre l'habitat vertical si on veut pas consommer les terres agricoles et si on veut permettre l'implantation des populations en milieu rurales parce qu'il y a une aspiration sociétale depuis le confinement d'habiter dans nos territoires ruraux moi je crois demain sur ce sujet il y a une envie d'avoir plus d'espace de vivre dans des territoires ruraux de vivre dans des villes moyennes dans des villages d'équilibre et bien ce qu'il faut c'est permettre d'avoir des entreprises qui s'implantent c'est-à-dire que là il doit y avoir des droits construits dans ces territoires qui ces 20 dernières années ont perdu de la population et ses droits à construire ils doivent être assumés pour parcelles et ceux qui ont trop construit c'est-à-dire certaines métropoles et puis également il faut avoir favoriser l'installation de nos agriculteurs parce que nous avons besoin d'une souveraineté énergétique mais ne souveraineté alimentaire et là les régions aussi nous portons des foncières agricoles parce que il y a de ne plus en plus de gens qui veulent s'installer comme agriculteurs mais qui n'ont pas le capital familier peuvent acheter des terres agricoles les maîtres à disposition pendant plusieurs années les agriculteurs et prendre l'agriculteur a trouvé un modèle économique ils rachète aux régions pour permettre un effet d'avoir une souveraineté alimentaire merci Carole delgat merci Emmanuel ma présidente de région de France Merci monsieur le ministre merci à Guy Geoffroy et à Catherine l'héritier qui participait à cette première séquence de débat on va passer à un autre temps de débat jean-marcovici vous restez avec nous et je reste bien sûr avec mes coprésidents et on va inviter les intervenants de la seconde séquence de débat nous rejoindre on peut applaudir ce qui nous quitte

1:00:13
Non speech

[Applaudissements] [Musique]