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interviewBFMTV· 15 juillet 2026 2 min

Renaissance attaque le RN en justice pour l'"appropriation" de son nom sur une affiche de campagne présidentielle: "Les Français ont besoin de clarté", assure Gabriel Attal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Est-ce que vous avez assigné Mme Le Pen pour contrefaçon du mot « renaissance » ?

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Gabriel Attal

Moi d'abord je crois au respect des règles, et ensuite je pense que dans un moment extrêmement flou, les Français ont besoin de clarté. Or, qu'est-ce qui se passe avec ce choix du Rassemblement National de reprendre notre nom et notre logo ? C'est la volonté de créer de la grande confusion chez les Français. Moi je pense qu'il y a besoin au contraire de clarté, et donc c'est pour ça qu'on a saisi la justice.

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Présentateur

Dans les sondages, le bloc central, que ce soit vous, Gabriel ou Édouard Philippe, sont largement battus par Marine Le Pen au second tour. Est-ce que la victoire du RN est aujourd'hui inévitable, et comment vous allez faire pour combler ce gap ?

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Gabriel Attal

Moi je ne crois pas du tout, je ne suis pas du tout fataliste. Vous savez, quand il y a eu la dissolution en juin 2024, tous les commentateurs, tous les sondeurs annonçaient une victoire écrasante du Rassemblement National, une majorité pour le Rassemblement National, et Jordan Bardella à Matignon. J'ai fait campagne, j'étais un peu seul d'ailleurs à l'époque dans les responsables nationaux, et on a empêché le Rassemblement National et la France Insoumise d'avoir la majorité. Donc je ne suis pas du tout fataliste. Ce qui est vrai aujourd'hui, et les sondages le montrent, c'est qu'il n'y a pas de candidat naturel ou favori pour notre espace politique qui est le bloc central.

C'est pour ça qu'il va y avoir une campagne dans les mois qui viennent. Je participe à cette campagne en tant que candidat, et je compte bien être en situation de rassembler derrière moi au début de l'année 2027, pour gagner, mais encore une fois, pas simplement pour faire barrage. Moi je pense que les Français, ils en ont marre d'entendre des responsables politiques qui passent leur temps à leur parler de barrage aux extrêmes. C'est important d'être contre les extrêmes, mais ça ne fait pas un projet politique. Ce qu'il faut, c'est être capable de leur présenter un projet d'espoir, qui leur donne envie de venir voter pour un projet pour le pays.

C'est ce que je fais, avec une promesse, garantir aux Français aujourd'hui que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur. C'est possible, à condition de se fixer un cap, que la France redevienne la première puissance d'Europe en 10 ans. Et ça aussi c'est possible, à condition de réussir sur 4 chantiers capitaux que j'ai identifiés, école, salaire, frontière, IA, c'est-à-dire intelligence artificielle, et de résorber deux dettes, la dette publique et la dette climatique.