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interviewLCI (sur YouTube)· 15 juillet 2026 159 min

Brunet sans filtre du mercredi 15 juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames messieurs, très heureux de vous retrouver comme tous les jours de midi à 14h30. Bonjour Magalie Lunel. Euh il faut qu'on vous parle de l'actualité internationale.

On va parler de politique française, on va parler des incendies euh à prête Paris, mais nous allons parler de politique internationale aujourd'hui parce qu'il [musique] y a deux actualités très fortes. Euh on parlera de de la bluffante ingéniosité des Ukrainiens qui encore une fois nous bouleverse, nous sidèrent, nous étonnent dans la façon d'appréhender leur guerre avec les Russes. Vous verrez ce qui se passe en mer d'Azov.

C'est incroyable, mais vraiment incroyable. Voilà, je me méfie des superlatifs, mais là on peut y aller parce que ce que font les Ukrainien et dingue. On en parlera aux alentours de 12h30.

Tout de suite, [musique] nous allons parler de l'Iran avec, je suis désolé de le dire comme ça, mais le retour de la guerre totale. Le retour de la guerre totale. On témoigne une image, regardez les avions de chasse américains qui sont de nouveau sans cesse en action.

Les bombardements durent depuis plusieurs jours sans discontinuer. La guerre donc effectivement reprend au Moyen-Orient. Objectif toujours he pour les Américains, dégrader les capacités iraniennes qui s'évissent contre les bateaux de Marine Marchande dans le D3 d'Ormouse.

Mais Donald Trump a prévenu et il menace d'aller plus loin dès la semaine prochaine. Écoutez, la semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux car la semaine prochaine, ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine, ce sera autour des ponts.

Nous allons détruire toute leur centrale électrique. Nous allons détruire tous leurs ponts à moins qu'il ne s'assoient à la table des négociations. Voilà. autour de la table, ça va être un balai, une chorégraphie aujourd'hui, mais nous avons déjà avec nous Magalie Bartz du service étranger d'CI.

Bonjour Magalie. Bonjour à tous. Nous avons le très antiumpiste Renault Pila qui est avec nous.

Vous allez nous dire "Oh voilà, il menace hein parce que là il est en train de menacer. Euh ça sera bientôt les centrales électriques. Je suis pas certain que il soit décidé Donald Trump à frapper les centrales électriques qui priveraient les 92 millions d'Iraniens d'électricité.

Je pense qu'il le fera pas mais bon c'est le je on verra s'il bluffe. On verra s'il bluffe. Et puis Bertrand Galichet avec nous.

Bonjour Bertrand. On commence par vous. Vous êtes notre invité, grand reporter, spécialiste des des relations internationales.

D'abord sur cette sur cette question des On commence par quoi ? Les menaces ou la guerre totale ? Les menaces.

Les menaces puisqu'on vient d'écouter Donald Trump. Bon, il continue à dire que les négociations peuvent aboutir, mais il menace alors là plus durement qu'auparavant. Alors, il menace les infrastructures énergétiques et d'autres infrastructures civiles mais qui peuvent être à usage militaire.

C'est toute l'ambiguité de ce genre de décision. Mais il a sorti cette menace d'une condition si les Iraniens ne reviennent pas à la table des négociations, ça veut dire qu'il y a une ouverture. Et donc là, on est encore quand même dans le narratif, dans le discours et dans la pression qui est mise sur le régime iranien.

On voit bien et on le sent et on le constate une fois de plus que Trump n'est pas décidé à la guerre totale. Et je reviens d'ailleurs sur cette expression. Je ne crois pas que nous en soyons encore là.

La preuve c'est que un les États du golf ne ripostent toujours pas et de Israël n'a pas été attaqué. Alors d'accord, pardon. OK.

Pas guerre totale. Enfin avouer quand même que on a encore gravi un échelon cette nuit. Voilà 7h de bombardement 7h de bombardement.

Mag on verra que la réplique iranienne là aussi ne cesse d'augmenter au fil des jours qui passent. Mais juste là, si je reprends votre raisonnement, pardon, mais moi j'ai l'impression d'un jour sans fin. C'est-à-dire qu'en fait, depuis début avril et le la décision de Donald Trump de décider unilatéralement de se cesser le feu, on est toujours au même point.

C'est-à-dire que vous vous souvenez, on avait ces vidéos du côté iranien, on avait ces déclarations de Donald Trump où chacun menaçait l'autre de frapper encore plus si jamais on négociait pas. Bahà, c'est pareil. Oui, puis cette menace de raser l'Iran, on l'a déjà eu en fait du côté de de Donald Trump qui finalement s'était ravisé à la à la dernière minute.

Et c'est vrai qu'on a l'impression d'une répétition de ce scénario, mais c'est tout le problème des Américains en réalité. C'est que faire de plus par rapport à ce qu'ils ont déjà fait. On voit que à partir enfin depuis la depuis hier soir, le blocus, le contreblocus américain est rétabli.

Donc à nouveau, on est dans une stratégie d'asphyxie de l'économie iranienne, de pression maximale. On a vu la déjà il y a quelques jours des frappes sur les voies ferrées. Alors ça c'est intéressant aussi parce que c'était aussi des voies ferrées qui permettaient de contourner le blocus justement et d'exporter notamment vers l'Asie, vers la Chine.

Donc on voit que ces ces voies ferrées ont été ont été touchées mais mais Donald Trump nous dit ça va très mal tourner, vous allez voir ce que vous allez voir. En fait, jusqu'où est-il véritablement prêt à aller ? Parce que on voit bien qu'en effet, raser les infrastructures énergétiques, enfin c'est la population iranienne, on en est toujours au même point.

Magalie, il y a deux façons de d'envisager Trump dans cette affaire. Le Trump qui est dans l'inflation verbale, hein, cette espèce de bourse auxlure verbale. Choix, on se dit, ça sera toujours la même chose.

D'ailleurs, Renault Pila, je m'adresse un peu à vous parce que vous répondrez à ce sujet cette question. Soit on se dit c'est toujours la même chose et c'est c'est ce que tout le monde dit d'ailleurs franchement c'est toujours la même chose. Soit et moi c'est ma position on se dit derrière ce personnage baroque qui est Donald Trump il y a aussi un peu de raison même peut-être beaucoup plus de raison qu'on l'imagine et que bien évidemment Trump menace parce que Trump sait qu'il ne faut pas envisager le scénario de la guerre totale tout de suite.

Voilà, ce serait absurde, ce serait terrible, ce serait néfaste, ce serait préjudiciable pour le monde entier, mais que Trump l'envisage de plus en plus. Moi, j'ai la conviction queil ne faut pas considérer que Trump fait le mat à mort, multiplie les rodomontades comme ça en se disant "J'interviendrai jamais, enfin en tout cas, je j'irai jamais plus loin." Moi, je pense qu'il ira plus loin.

Si les Iraniens continuent, je pense que Trump ira plus loin. Voilà. Mais c'est-à-dire il y a un moment où la crédibilité de la parole américaine, elle va être mise en cause.

Et on vous avait eu hier, c'était ce que racontaient nos confrères américain d'Axios, une réunion en salle de crise dans la situation room à la Maison Blanche avec un Donald Trump qui s'est vu certainement présenter les options. Que peut-on faire de plus ? Donc en effet, on va certainement en savoir plus dans la nuit de jeudi à vendredi parce que Donald Trump nous a annoncé un grand discours à la nation.

Que va-t-il dire ? Est-ce que justement il a décidé de franchir un palier supplémentaire ? En fait, tout dépend de la de la réaction des Iraniens et on voit des Iraniens qui camp tellement sur une ligne inflexible que il y a un moment, en effet, je suis assez d'accord avec vous, il va être obligé lui-même d'escalader parce que même s'il n'en a absolument pas envie, il y a un moment où quand même il ne peut pas être mis au défi comme ça en permanence.

Mais bien des commentateurs, bien des chancelleries devraient vous écouter là Magalie parce que euh vous avez raison, on s'est habitué à ce que Trump parle parle parle et mette de la chantillie autour des faits. Voilà, un jour un jour il sera au pied du mur et un jour il devra passer avec les Iraniens en mode action Renault Pila. Euh il reste 4 mois avant les mid termes.

Il me semble que les mid termes, c'est extrêmement important dans la stratégie de Donald Trump. il ne peut pas arriver dans les midterms avec du bluff permanent avec des des nuits comme ça de frappes sur l'Iran qui ne donnent rien. Donc effectivement, il met la pression maximale sur les gardiens de la révolution.

On est dans on est dans celui qui craque. H et c'est assez classique. Et les généraux le répètent sur LCI depuis des années.

Que ça soit en Ukraine, que ça soit en Iran, et bien c'est celui qui craque le premier. Malheureusement, je crains que euh les gardiens [raclement de gorge] de la révolution ne craquent pas parce qu'ils n'ont pas craqué sur euh la chute du régime, ils n'ont pas craqué sur le maintien de leur pouvoir. Je vois pas pourquoi il craquerai sur euh sur le D3 d'Ormouse.

Encore une fois, c'est une machine à cash. Ils ont envie de contrôler ce D3. Vous allez vous avez l'air presque aussi dépité que les Américains.

On a l'impression qu'il y a pas de solution. C'est presque la défense espagnole hier soir en fait. Il y a il y a aucun trop de souris où ce où les Américains pourraient s'imisser.

Il y a rien. Donald Trump l'a dit un peu. Alors lui, il est un peu plus.

J'espère qu' J'espère qu'on dira un mot un mot sur la défense espagnole et le jeu des bleus tout à l'heure. Non, ça c'est bon, on en parle plus de mauvaise humur. Non non, déjà on a séché nos larmes.

On va pas chose. On se retrouve on se retrouve effectivement ils sont dépités mais qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Vous pensez vraiment vous pensez vraiment que Trump la semaine la semaine prochaine va détruire l'Iran ? parce que les capacités énergétiques, les capacités pour les Iraniens de se déplacer que ne l'a-t-il pas fait il y a il y a de mois ?

Non mais c'est terrible ce que vous dites. Il y a un avis donc c'est un av de la puissance extrême. Écoutez d'ailleurs Donald Trump parce que normalement on est censé être en phase de négociation.

On le rappelle, il y a ce protocole d'accord qui avait été trouvé entre les Américains et les Iraniens. C'est un protocole où les deux partis pouvaient négocier. Il y a des discussions qui sont quotidiennes.

Ce protocole de l'accord évidemment est sérieusement remise en cause depuis plusieurs jours et cette reprise des frappes. Et Donald Trump dit "À ce stade, moi j'ai plus envie de négocier. Écoutez, je ne veux pas négocier pour l'instant.

Il y a 3 jours, nous avions un accord. À quand remonte votre dernier entretien avec un responsable iranien ? Et bien pas moi personnellement, mais disons mes représentants.

J'ai parlé avec eux mais mes représentants il y a en fait il y a une heure. Ils veulent conclure un accord mais chaque fois qu'il conclut un accord, ils ne le respectent pas. Oui.

Et donc à chaque fois il ne le respecte pas. On voit on voit toute l'ambiguité du discours de Donald Trump pour l'instant qui est tiraillé par l'idée de continuer à négocier, tiraillé par l'idée de taper quand même sur ceux qui se moquent éperdument des États-Unis, c'est-à-dire les Iraniens. Ce qu'il a fait, vous voyez en bas hein, un raid de 7h sur l'Iran.

Et puis faut parler aussi de la réponse iranienne. Ça serait bien. Est-ce qu'on on avait demandé avec Magali un expert des armes ?

Est-ce que nous n'avons notre expert d'armement ? Est-ce qu'il est là euh parc Châssillant ? Il est là en maudit.

Voilà, Marc Châssillan est avec nous, ingénieur et expert dans les systèmes d'armes. J'espère que vous maîtrisez mieux les armes que la vidéo de votre téléphone, mon cher monsieur Châssillant, parce que c'est pas très beau. Euh, on vous voit de façon extrêmement floue.

Voilà. Dites-moi ce qui me semble super. Ah, on l'a perdu.

Ben voilà, écoutez, ça [rires] fait on me dit que ça fait 5 minutes qu'il était avec nous. Ben, on aurait dû utiliser ces 5 minutes pour faire des réglages un peu plus fins. Euh parce que il y a un truc moi qui me sidère, c'était la question, je vous l' poser Bertrand Galichet, c'est que les Émirats arabes-unis affirment que leurs pétroliers ont été touchés par des missiles de croisière iraniens.

Les missiles de croisière, les Iraniens sortent comme ça des armes modernes. Voilà, on pensait qu'ils avaient que des drones, de moins en moins de missile. Paf, au gré de la guerre comme ça, on sort des armes qui sont encore une fois paranodines et dont ils sont toujours pourvus en ce 15 juillet 2026.

Ça va bien. Les arsenaux iraniens fonctionnent bien. On a l'impression que les stocks sont là comme s'il y avait pas eu de guerre quoi.

Paf, on nous embête, on envoie des missiles dans dans le détroit d'Ormouse. Détruire des pétroliers. Vous avez raison.

On a l'impression que les bombardements passent et les missiles iraniens restent et que ça ne n'a aucune influence, aucun impact sur leur capacité de nuisance et leur capacité à frapper leurs voisins de façon assez soutenue d'ailleurs parce qu'effectivement il n'y a pas que des drones qui tapent le Cohè, les Émirats arabes unis, barin et cetera. Donc ils ont toujours cette capacité et les frappes qui sont réalisées, y compris cette dernière vague de 7h qui a eu lieu ces dernières heures. Et bien ces frappes américaines, on a l'impression quand même qu'elles ont un impact extrêmement limité et que les Américains cherchent des cibles qui soient décisives et qu'apparemment ils n'en ont plus actuellement.

Donc ils font des choses qui montrent que le SENC montre à travers des vidéos qui sont diffusées. Je pense notamment à ces drones navales qui ont été utilisé par les Américains pour taper des ports ou d'où partent ces fameuses vedettes moustiques. Mais finalement les dégâts sont extrêmement circonscrits et ça ne change rien.

Les vrais sites de missile on le sait sont profondément enfouis. On sait qu'ils utilisent des lanceurs de missiles mobiles et qu'ils sont donc effectivement beaucoup trop difficiles à taper pour avoir euh une euh action vraiment décisive sur la capacité de de frappe de l'Iran. Et donc pour l'instant euh toutes ces campagnes de frappe, elles n'ont pas d'impact et elles sont finalement complètement complètement inefficaces par rapport à la résilience des iraniens.

J'aime vous l'entendre dire. Ça veut donc dire On va voir les images. Gardez-les au chaud.

Gardez-les au chaud. Je vais vous les montrer mesdames messieurs. Si vous n'étiez pas avec nous hier, vous allez voir quelque chose d'assez saisissant.

Mais avant, ça veut donc dire que et et j'aime vous l'entendre dire parce que c'est quelque chose qu'on qu'on pressent, qu'on ressent. Ça veut dire qu'aujourd'hui quand les Américains frappent, ils frappent souvent des lieux, des espaces, des endroits qui sont pas très stratégiques finalement. Ils font pas mal aux Iraniens parce que les Iraniens se sont enterrés, ils ont ils ont pris l'habitude de voilà et que et qu'en revanche les Iraniens, compte tenu du fait qu'ils ont face à eux des bateaux commerciaux, par exemple des pétroliers, des portes contenair quand il quand il quand il tapent, ça a une résonance mondiale puisque le cours de de l'or s'affesse, le cours du pétrole augmente et cetera.

Il y a des répercussions économiques pour le pour la planète tout entière et ça ça va toucher jusqu'au jusqu'au l'artisan philippin, le salarié d'une compagnie française et cetera. C'est donc avec leur leurs deux ou trois missiles là, les les Iraniens font très très mal. Regardez ces images absolument dingues, hein.

Si vous n'étiez pas là hier, on va vous les montrer. Drone naval, voilà ce que vous évoquiez Bertrand Galiché, vous allez les commenter. Ces images que nous avons reçu, voilà, ce sont des drones navales.

C'est ça, hein ? Absolument. Et donc américain, on voit bien que ces engins qui sont d'ailleurs technologiquement assez évolués, hein.

C'est vraiment avec de l'électronique embarquée puissante, ils ont des GPS extrêmement performants et des charges explosives qui peuvent faire des dégâts comme on le voit là. Mais regardez, ça c'est pas ça qui va empêcher les Iraniens d'utiliser ni des drones euh ni euh des drones aériens ni des missiles. En fait, c'est de l'affichage.

On est encore dans la recherche de cibre. Prenez l'exemple de là là là. ce qui se passe quand même quand vous voyez là quand vous voyez là mesdames messieurs ce ce drone ce drone qui arrive là c'est un drone naval américain voilà qui qui va toucher ce petit quai en béton que vous voyez et à l'intérieur de ces deux quai vous voyez il y a un endroit où on répare les petits sous-marins iraniens.

Voàppelle les les sous-marins de poche iraniens qui sont d'ailleurs en fait sont des sont des sous-marins qui font peut-être une quinzaine ou une vingtaine de mètres de long avec un tout petit équipage et qui ont les moyens de causer des dégâts sur tous les navires marchands qui circulent dans le golf. Mais vous savez ces cibles que vous évoquiez avec des répercussions et vous avez raison qui sont considérables quasiment sur l'ensemble de la planète. Ce sont des cibles hyper faciles pour les Iraniens parce que euh ces bateaux sont des bateaux marchands, des pétroliers, des tankeres qui n'ont aucune protection.

Ils n'ont pas protction protégés par quoi que ce soit. Jeev j'en reviens à ce que vous disiez parce que c'est très important. D'un côté, un certain déséquilibre d'un côté des Américains qui tapent comme des sours, on a vu 7 heur de frappes mais vous dites c'est pas des frappes terribles pour le dispositif militaire iranien.

Ils font pas très mal aux Iraniens parce que les Iraniens se sont repliés. Et à côté de ça, des Iraniens qui avec deux trois missiles bien envoyés comme tout à fait récemment euh vont faire vaciller l'économie mondiale pour faire court et pour faire simple. Je simplifie un peu à l'extrême.

Et donc là, je vous ai sorti exprès ces images qu'on a découvert hier de drones américains, de drones naval qui vont vraiment pulvériser un endroit où l'on entretient ces petits sous-marins iraniens électriques. D'ailleurs, à propulsion électrique et et vous me dites finalement même pas mal, c'est ça ? Oui, parce que ils en ont beaucoup et qu'ils ont d'autres moyens de frapper les porteceneurs par exemple qui sont des cibles extrêmement lentes, extrêmement massives.

Vous imaginez qu'avec un simple drone aérien ou un petit drone naval, on peut faire des dégâts considérables contre ces bateaux. Magalie, je vous annonce que nous avons retrouvé Marc Châssillant, ingénieur expert en système d'armes. Ah enfin, on avait une liaison vidéo qui était en dessous de la qualité de votre de de votre efficacité, monsieur l'ingénieur en système d'armes.

Bon, merci d'être avec nous. Je on on disait tout à l'heure que les Iraniens, bon voilà, qui sont censés quand même être un peu en mode dégradé suite à ces frappes américaine depuis des mois, des mois et des mois, on ils sortent de temps en temps comme ça au au gré de cette guéger. Je dis guerre parce qu'on n'est pas en guerre totale.

Ils sortent des missiles qu'ils utilisent. Voilà. Donc les stocks sont toujours là, non ?

Qu'en pensez-vous ? Les stocks sont toujours là. Les Ianiens ont toujours tous les missiles dont ils don dont ils ont besoin.

Oui. Alors, bonjour à tous. D'abord, oui, en fait la capacité iranienne de fabriquer encore des objets relativement simples comme des drones existe encore parce que il faut pas oublier qu'une partie de l'infrastructure industrielle militaire iranienne, c'est une infrastructure qui est enterrée et protégée, que cette infrastructure n'a pas été complètement détruite lors des premières frappes israéliennes et américaines au cours des des premiers moments de de cette de cette guerre et que euh les Iraniens continuent toujours à être alimentés par un certain nombre de fournisseurs. dont on peut imaginer l'origine en en composant élémentaires comme par exemple des des moteurs ou certains produits chimiques nécessaires pour faire des des explosifs ou des propulseurs.

Donc l'Iran l'Iran continue l'Iran continue à fabriquer. Ouais. Marc Châssant très intéressant merci de nous le dire, c'est une information.

L'Iran continue à fabriquer malgré la guerre, malgré les blocus, malgré les Américains et les Israéliens qui surveillent avec leur drone, malgré l'attention toute particulière des Américains sur les convois de de train qui viennent de Chine et de Russie qui peuvent amener euh des des du matériel de guerre aux Iraniens. Et bien malgré ça, les Iraniens continuent à encore à fabriquer en tout cas à se doter d'armement. Vous avez parlé de drone, si je me permet de vous interpeller, c'est parce que les Émirats arabes unis affirment que leurs pétroliers là viennent d'être touchés par des missiles, des missiles de croisière iranien et pas par des drones.

Oui, mais les missiles de croisière, c'est quelque chose que les que les Iraniens fabriquent depuis maintenant des années. En fait, ce sont des modèles chinois qui ont été adaptés aux conditions industrielles iraniennes. Et euh la la enfin, comment dire, ils ont tous les savoir-fa pour pour ce genre de d'armement.

Euh d'ailleurs, c'est un savoir-faire qu'ils ont très largement diffusé euh dans le monde, en particulier chez les euh chez les outils. Et euh c'est quelque chose qui leur est [rires] techniquement et industriellement accessible. Euh ça ça ne ça ne requiert pas euh des des technologies euh de très de [raclement de gorge] de pointe, si j'ose dire.

C'est des choses bien faites, élémentaires mais bien faites. Et euh la la l'Iran dispose encore des des moyens de de fabriquer ce genre de ce genre d'objet. Alors on appelle ça des missiles deir mais c'est en fait c'est plutôt des missiles antinavire hein.

Merci Marc Châssillan de de d'amener quand même dans le débat ce ce petit point quand même de détail qui est pas un point de détail du tout. Ça veut dire que malgré les les encore une fois les blocus considérables que subit l'Iran depuis des années, tout particulièrement depuis le début de cette guerre, malgré les bombardements, malgré le fait que les Américains pérorent un peu et disent que tout a été neutralisé, hein, il continue les Iraniens en ce moment à avoir des chaînes de fabrication qui sortent tous les jours de nouveaux missiles. Pardon, mais moi je savais pas hein.

Mais parce qu'en fait leurs installations sont en très grande partie enterrées. Donc elles ne sont pas accessibles et elles elles ne sont elles ne peuvent pas être véritablement ciblé par les bombardements. Rappelez-vous qu'il y avait eu des évaluations des services occidentaux et israéliens d'ailleurs sur le fait que justement les sites de de lancement de domicile de production de missile n'avait pas été aussi atteint et qu'en réalité les les les Iraniens gardaient en en en fait les tris/4 de leur de leurs installations et de et de leur missile.

Là à l'instant, vous avez l'amiral Brad Cooper de l'amiral américain qui explique quand même que c'est cette dernière semaine, ces sep derniers jours, vous avez eu sep navires commerciaux qui ont été visés par l'Iran dans le D3 d'Ormouse. Vous avez quand même une douzaine de marins qui sont soit blessés, soit portés, disparus. Donc on est quand même rentré et c'est ce que nous montrent ces images dans la guerre d'ormouse.

En fait, on est dans cette guerre d'Ormouse. Aujourd'hui, les Américains essayent de taper les installations, en effet les installations portuaires et le long de ce rivage. Mais l'Iran garde des moyens cette nuit, les Jordaniens on ont dit qu'ils avaient intercepté trois missiles iraniens.

Donc voilà, il y a la Jordanie qui a été visée, donc la Jordanie a réussi à intercepter ses missiles et puis pour la première fois, on a des images de cette réplique iranienne sur les pays du golf. Alors, ce sont les agences iraniennes qui nous fournissent ces images. On n'a pas réussi à vérifier la date, mais tout de même.

Donc, par exemple, on a avant après une base américaine à Barail. Donc, on voit ce que ça donne et là, il y a une frappe et voilà comment elle a été endommagée. Là, on est visiblement dans une installation d'une flotte navale américaine.

Ce sont des bases américaines qui sont visées par les Iraniens à chaque fois. Là, c'est Barï. Mais le Qatar également a été visé au cours de la nuit.

Est-ce que cette réplique iranienne va de plus en plus loin elle aussi ? Vous voyez bien à quel point les États-Unis sont faibles. Il y a encore Mais moi je suis vraiment étonné de pour le coup du déclin de l'empire militaire américain.

Il y a des années, on aurait dit que si l'Iran frappait une base américaine avec un [raclement de gorge] risque de mort, mais ça aurait été le cataclysme sur l'Iran. Or là, les États-Unis peuvent rien faire puisqu'on voit bien que leur on voit bien que leurs capacités sont extrêmement limitées. On voit bien que l'Iran a encore des des stock de missile.

On ne connaît pas les stocks de missile. Personne ne les connaît. La CIA ne les connaît pas.

Le Mossade ne les connaît pas. Donc euh pour l'instant, on est vraiment dans un flou et on ne peut que constater les frappes chaque nuit avec encore une fois des bases américaines qui sont visées et il y a pas de réplique il y a pas de réplique fortes de l'américaine. Ils sont faibles les Américains.

Et moi je crois que ce qui va être très important de Netaniaahu euh à Washington dans les prochains jours. Netaniaahou le premier ministre israélien va aux obsèques de l'insegram. Vous savez, le sénateur l'inram extrêmement proélien, proinien et pro guerre contre l'Iran qui a eu une maladie foudroyante, il est meur en quelques minutes.

Nethaniaou va là-bas, il va discuter avec Washington et tant que comme disait Bertrand, tant que les Israéliens sont pas en alerte maximol sur une action avec les États-Unis, il y aura pas d'action. Il faut que les Israéliens soient més à ça. Merci pour cette transition parce que on va retrouver justement en Isra en Israël à Telvive, je crois Betsabé Salem qui est avec nous.

Betsabé, bonjour. avec vous voyez peut-être pas votre écran de LCI là puisque vous êtes en extérieur mais alors que vous apprêtez à prendre le micro, voilà ce qui est écrit en bas. Trump et l'Iran, le retour de la guerre totale avec guerre totale entre guillemets, mais la question de la guerre totale, elle est intéressante mais sans armée israélienne, sans nouvelle implication israélienne, on peut pas vraiment parler de guerre totale.

Où en est justement Israël aujourd'hui sur cette question d'une éventuelle reprise de la guerre ? Et bien, concrètement sur le terrain, bien sûr l'armée israélienne est toujours en alerte. en défense et en attaque.

Selon plusieurs experts ici, et bien cette guerre totale que vous évoquez, elle arrivera. De toute façon, ce n'est qu'une question de temps et comme vous l'avez aussi évoqué à l'instant, il y a un élément très important, c'est cette visite de Netaniau à Washington. Netanou qui selon les médias ici devrait s'envoler samedi soir, il va tenter de rencontrer Donald Trump dimanche ou lundi.

Entretien qui pour l'instant n'a pas été confirmé par la Maison Blanche, mais il y a beaucoup d'efforts qui sont faits en coulisse à Jérusalem pour justement caler ce rendez-vous et ça c'est important pour Israël. Pourquoi ? Parce que Netaniaahou d'abord il va tenter de rétablir la confiance.

Vous savez, de plus en plus de personnalités dans l'entourage de Donald Trump et bien insiste sur le fait que Netaniaahu n'a pas tenu ses promesses dans cette guerre en Iran. Et puis Netaniaahou, sans doute renseignement à l'appui, va insister sur le fait qu'il est nécessaire de poursuivre les frappes et surtout de les élargir. Les frappes, comme l'a dit Magalille il y a quelques minutes et bien pour l'instant elles concernent hors Mose et Israël voudrait que bien les États-Unis euh visent des infrastructures vitales et qu'elles affaiblissent plus le régime.

Et puis surtout Israël va aussi soutenir Benjamin Netanahou va insister sur les lignes rouges d'Israël en cas d'accord parce que si à nouveau un cesser le feu est décrété, il ne faut pas selon Israël qui que les États-Unis oublient qu'il faut totalement retirer l'uranium enrichi de l'Étul dilué et que surtout il ne faut pas oublier la menace balistique et la menace des proxis. Merci beaucoup effectivement en direct de Tavic. Marc Châssillan une question effectivement Israël aimerait reprendre cette guerre totale.

Il y a dans la presse israélienne ce matin, il y a cette affirmation il y aura une guerre. La seule question est de savoir quand et vous êtes d'accord. Il n'y aura pas de guerre totale sans Israël.

C'est pas possible. les Américains n'iront jamais seuls. Bah, il faut rappeler que dans cette affaire, les parties pren ce qu'on appelle les parties prenantes sont quand même assez assez nombreuses puisque c'est cette cette guerre, c'est pas un tétê entre les États-Unis et l'Iran, c'est une guerre qui implique tous les pays de la région à diverses stades.

D'ailleurs, soit ces pays sont des cibles malheureusement pour eux avec toutes les conséquences économiques que ça peut que ça peut avoir. Soit ils sont plus actifs, hein. On a quand même entendu parler d'un certain nombre de raides relativement discrets des aviations d'un certain nombre de pays du golf sur des sur des cibles iraniennes.

Ça a existé. Il faut pas le il faut pas le nier. Mais de toute façon, on est dans une dans une situation où aujourd'hui les intérêts des uns et des autres ne convergent absolument pas.

Je crois qu'on peut quand même établir établir ce constat et que euh quand on revient au aux vieilles lunes qui consiste à aller chercher de l'uranium enrichi à interdire le programme balistique de l'Iran et son programme nucléaire, on en est très loin parce qu'aujourd'hui l'attention du monde est focalisée sur une donnée économique fondamentale qui est l'étranglement du D3 d'Ormous point. Tout le reste est passé au second plan. Donc si Israël, pour des raisons que tout le monde peut comprendre, veut remettre les les points que je viens de citer à l'ordre du jour, ça occulte complètement toutes les négociations qu'il peut y avoir sur Ormous.

Et ça aujourd'hui euh il y a plus de de gens impliqués dans euh le blocage d'ormous que gens impliqués dans euh l'augmentation du potentiel nucléaire de l'Iran et et voilà où on en est. Donc pour faire la synthèse de tout ça, ça va être extrêmement compliqué. Merci Marc Châssillan.

Vous restez avec nous parce qu'on va maintenant parler de la situation en Russie en Ukraine qui encore progresse de façon absolument bluffante. Je dis bien bluffante parce que les capacités des Iraniens à déployer une espèce d'ingéniosité, je dirais même d'ingénierie de très haut niveau dans la maîtrise de cette guerre contre une puissance qui est la Russie dotée de 6000 têtes nucléaires avec voilà la le le tous les fantasmes qu'il qui peut qui peuvent exister autour de la puissance militaire de la Russie. La petite Ukraine non seulement résiste avec le brio qu'on connaît, mais surtout invente et réinvente la façon de faire la guerre.

Et et dans un dans un monde qui est de plus en plus focalisé sur les questions de d'affrontement d'affrontement guerrier, la l'Ukraine nous montre une voix nouvelle. Une voix nouvelle. Euh il y a toujours euh on se souvient de du général de Gaul qui parle de la puissance et du rôle des chars de la cavalerie dans les années 30 avec son fameux livre qui a révolutionné la façon de faire la guerre, le fil de l'épée.

Et bien là, l'Ukraine, sans faire de livres de façon extrêmement empirique, euh nous montre une voix nouvelle de faire la guerre. Alors tous les jours, il y a un cran nouveau, une étape nouvelle, mais là ce qui se passe avec les robots ukrainiens d'une nouvelle génération qu'on ne connaissait pas utilisé notamment dans la mer d'Azov. Alors, la mer d'Azovof, c'est une la petite mer qui est au-dessus de la mer noire, vous savez, le long de la Crimée.

Petite mer. Et là, c'est un lac très protégé des Russes. Là, les Russes ont leur bateau, ils sont à peu près tranquilles.

Et bien là, les Ukrainiens en voient de de tous leur savoir-faire détruisent notamment des pétroliers fantômes, hein, la flotte fantôme des pétroliers russes qui sont assez nombreux dans cette zone-là. et puis euh ne cesse de harceler les Russes en leur causant des pertes absolument terribles et avec une une séquence dingue Magali qu'on a qu'on a découvert vous et moi, ce matin très tôt euh qui met en scène des robots ukrainiens. C'est ça.

Ouais, effectivement, on est en mer noire là, on est sur le front sud. Vous vous avez tous en tête des images du débarquement de 44 évidemment. Bah, regardez le débarquement version 2026 du côté ukrainien.

Regardez les ingénieurs d'abord à l'œuvre. Ce sont c'est une vidéo évidemment publiée par les Ukrainiens sur les réseaux sociaux. Donc les ingénieurs sont à l'œuvre.

Ils sont pas du tout sur un bateau. Ils sont pas du tout là, vous allez à attendre que le bateau s'ouvre pour pouvoir débarquer. Non non, ils sont loin du front.

Et là, ce qu'on voit là, c'est un robot armé. Il est sur un drone naval ce robot. Et voilà le déparquement sur une plage.

On est au sud de Mikolaif. Vous avez remarqué, il y a pas un seul fantassin, il y a pas un seul homme. Il y a juste ce débarque ce débarquement d'un robot armé qui part en mission et voilà.

Donc il vient d' il vient d'arriver sur une plage russe. C'est ça ce robot armé ukrainien. Exement.

Voilà, il est vient de débarquer sur sur la la plage avec un pass un seul soldat qui l'accompagne. Il part en mission. Les Ukrainiens ne disent pas ce qu'il est devenu.

Les Ukrainiens ne disent pas s'il a réussi sa mission ou pas, mais il est parti frapper certaines positions russes pour pouvoir dégager une partie du front. Mais c'est c'est Ouais, c'est super anxiogène pour les Russes parce que il a débarqué, on ne sait pas où il est ce robot, il est armé d' canon quand même hein. Et donc il est sur le territoire russe télécommandé par les Ukrainiens et il va frapper des positions russes.

Voilà. Ouais, on est en Ukraine hein on est on est en Ukraine occupée. En Ukraine occupé en Ukraine occupée en effet. et cette péninsule de Kinburnne euh elle elle devait permettre justement aux Russes d'aller attaquer euh notamment d'aller jusqu'à Odessa.

Ils en étaient vraiment servis comme une espèce de tête de ponce. C'est une espèce de région assez marécage, mais c'est très important pour les Ukrainiens de reprendre pied sur cette ce petit bras he que que l'on voit parce que justement ça éloigne la menace russe des côtes sud de l'Ukraine et on sait que déjà les Ukrainiens ont réussi à à bloquer, vous savez, une partie de la logistique qui arrivait par la route et qui permettait justement à ces soldats russes qui avaient pris position dans cette zone d'être approvisionné. Et là maintenant la menace elle arrive par la mer et on voit à quel point en effet la pression elle est maximale pour essayer de faire reculer cette menace et cette occupation russe qui est à de pas de la Crimée.

Là Marc Chaillant avec ces images, est-ce que vous pouvez aussi nous nous les commenter parce que les Ukrainiens affirment que c'est une première au monde. C'est le premier débarquement donc sans hommes du tout au sol avec un seul robot armé. Alors, j'ai pas fait de j'ai pas fait de fouilles archéologique, historique et technique pour voir si c'était la première fois qu'on faisait ça.

Simplement ce que ce que l'on peut dire d'un point de vue purement technique, c'est que ce que les Ukrainiens ont fait là n'est pas techniquement compliqué à réaliser, hein. Faut être soyons soyons tout à fait clair, hein. C'est une une petite barge téléopérée qui transporte un robot lui-même téléopéré.

Pour obtenir les images, on voit bien qu'il y a un drone qui qui vole au-dessus de tout ça. Forcément, les images, elles viennent pas de de nulle part. L'autre aspect, c'est que ce drone et ce robot envoi forcément des images à l'opérateur qui s'est trouvé derrière.

C'est-à-dire que ils ne sont pas discrets, ils sont en train d'émettre dans le spectre électromagnétique. Ce qui fait que les Russes vont assez rapidement trouver la source de la de la de des émissions électromagnétiques qui soit en fait le drone et le robot. Et à mon avis, ils vont leur tomber dessus dans pas très longtemps si c'est pas déjà fait d'ailleurs, hein.

Voilà. Donc alors c'est c'est c'est amusant à voir, hein. Voilà, je je vais je vais je vais qualifier ça d'amusant.

C'est amusant à voir mais c'est pas mais c'est pas avec ça que les écraniens vont reprendre la Crimée. Voilà. Soyons juste Mar effectivement, ils vont pas reprendre la Crimée mais on a cette sensation qu'ils vont toujours plus loin.

On va juste refaire le fil. Il y a pile un an, on avait été aussi impressionné par leur utilisation de drones de de de véhicules terrestres sans pilote. Si on parle des drones, on se souvient de de prisonniers de soldat russe fait prisonniers à l'aide seulement de drone.

Donc c'est la carte de demain qui se joue aujourd'hui. Souvenez-vous de cette séquence. [musique] [musique] Voilà, là ce qu'on voit, ce sont des des soldats russes.

Donc sur le front, il y a un drone. On les voit donc c'est le drone qui filme et qui menace ses soldats et il les fait prisonnier. Donc on se dit un débarquement ou faire des soldats prisonniers, pas un seul soldat, que des machines.

Est-ce que c'est le front de demain selon vous ? Alors euh là par contre, j'ai une référence historique. En 1991, il y a un drone hter américain qui a fait prisonnier des soldats iraakiens.

C'est c'est-à-dire que quand les iraakiens ont vu le le drone dans le ciel, ils ont instinctivement ils sont sortis de leur tranché, ils ont levé les bras. Donc euh ça s'est passé déjà il y a 30 ans. [raclement de gorge] Ensuite, la guerre euh la guerre sans euh sans sans personnel humain euh euh sur le sol, ça peut intervenir pour les premières phases de d'un conflit.

Euh on peut très bien imaginer d'ailleurs, c'est ce qui est en train de se euh de se maturer, si j'ose dire, dans tous les États-majors, c'est que la première phase d'un conflit ne fasse appel euh qu'à des euh qu'à des robots ou des drones et que ce n'est que dans un deuxème temps euh que les des soldats humains interviendraient pour comme dit Michel Goya, j'aime beaucoup son expression, pour venir planter le drapeau. Donc on assiste aujourd'hui à une mutation vers les systèmes téléopérés ou robotisés dans les premières phases d'une guerre. Regardez ce qui se passe aujourd'hui sur le front ukrainien.

En fait, les drones neutralisent les drones. C'est c'est une situation complètement stérile. C'est-à-dire que c'est c'est pas avec les drones qu'on va politiquement terminer une guerre, mais c'est avec les drones qu'on peut au moins neutraliser une situation stratégique.

Voilà. Voilà ce que l'on peut dire aujourd'hui. Je trouve Marc Chassillant que finalement je trouve que vous banalisez un peu, vous dites "Bon, c'est pas avec ça qu'on va gagner des guerres." Certes, bon ce n'est qu'un ce n'est qu'un dispositif téléopéré.

Bon, d'accord enfin c'est comme si je vous disais finalement le joueur de foot Messi euh ce n'est qu'un type qui a deux jambes, voilà, deux bras et qui joue avec un ballon. Voilà. Puis en réalité je trouve quand même que symboliquement cette façon d'envisager la guerre par les Ukrainiens ouvre la voie à des opérations d'employeurs euh peut-être terrestre avec davantage de de drones terrestres comme ça qui débarqueraient enfin et puis et puis c'est psychologiquement assez dingue pour les les Russes qui occupent la Crimée de savoir que quelque part derrière là il y a il y a un drone avec un canon téléopéré et qui va euh peut-être être dirigé vers des lieux stratégiques, des lieux militaires, des lieux énergétiques et et les frapper ce soir dans 1 heure, dans 10 minutes, on sait pas quand.

Enfin, c'est assez anxiogène. [grognement] C'est alors effectivement, c'est anxiogène pour les gens qui voient débarquer un robot un robot devant eux. Ça n'est pas forcément anxiogène pour un soldat qui a été entraîné pour d'abord comprendre ce qu'est ce drone, ce dont il est capable.

Parce que attention euh un robot tel qui a été débarqué sur la plage là euh un ça va pas très vite. Euh de euh ça ne voit pas très bien parce que c'est au rat du sol donc il il n'a pas une vue sur le champ de bataille qui est qui est extraordinaire. Euh et puis troisièmement, encore une fois euh les liaisons de télécommande et de téléopération qu'il a avec l'opérateur qui est resté derrière sont extrêmement fragile.

Donc je ne dis pas que les images n'ont pas un petit côté spectaculaire, hein. Il y a un petit côté cinéma qui est tout à fait intéressant. Je dis que une fois qu'on se pose les bonnes questions, enfin que tout militaire professionnel se pose les bonnes questions sur le le la nature même de cette menace, on arrive, je suis désolé, à la relativiser.

Après, il y a une notion de masse, c'est-à-dire qu'effectivement là, c'est un robot qui débarque. Si les Ukrainiens arrivent à en faire débarquer des milliers, on reprendra cette conversation plus tard. Alors, on reprendra.

Mais ce qu'on voit aussi, c'est que l'Ukraine, elle arrive à préserver la vie de ses soldats en utilisant ces ces robots. Donc on a vu pour un débarquement, on l'a vu pour faire prisonnier des soldats russes, on le voit aussi par exemple pour sauver une femme qui était totalement perdue sous le front. C'était au printemps dernier.

Là aussi, regardez, on a nous on trouvait ça assez spectaculaire. Sophie Chevalerot, sa maison vient d'être détruite dans des bombardements russes. Cette vieille femme ukrainienne se trouve en pleine zone de combat.

Un drone ukrainien la repère. Décision est alors prise d'envoyer à son secours un robot, un véhicule sans aucun humain à bord. Pour guider la Vieille Dame, un message est inscrit sur le siège.

Asseyez-vous. Le robot est piloté à distance par cet homme. Impossible de savoir où il se trouve pour des raisons de sécurité.

La Sepce Septuagénaire secourue est ainsi transportée jusqu'à l'abri le plus proche puis accueilli par un soldat. Venez. Donnez-moi votre main.

Allez, il faut y aller. C'est dangereux ici. Vous comprenez madame ?

Voilà. Très bien. Des robots utilisés chaque jour par l'armée ukrainienne pour transporter des soldats blessés comme ici, mais surtout pour ravitailler les troupes au front en nourriture, matériel, munition.

Sur ces images tournées par l'une de nos équipes dans le Donbas l'été dernier, un robot est chargé. puis téléguidé sur plusieurs centaines de mètres. La cargaison est ensuite récupéré.

La logistique n'est quasiment plus assurée que par ces machines pour réduire le nombre d'hommes sur le champ de bataille. Aujourd'hui, face à la multiplication des drones ennemis, les robots assurent le ravitaillement de près de 80 à 90 % des positions. 25000 robots commandés par Kief depuis le début de l'année, c'est deux fois plus que sur toute l'année dernière.

Magalie Bertes, non mais on voit l'efficacité de de ces drones et à quel point ils permettent aussi d'économiser des vies humaines côté côté ukrainien. C'est absolument capital. Vous saz, il y a un homme qui est devenu un espèce de héros en Ukraine qui s'appelle Brovdy, Robert Brovi, qui est euh cet homme d'affaires euh ukrainien euh [raclement de gorge] richissime qui a décidé justement de mettre son argent au service de cette guerre des drones. et c'est lui euh qui euh justement a euh mis en place toutes toutes ces ces ces usines de fabrication de drones et qui réfléchit justement à cette à cette guerre de demain.

Quand on voit euh les résultats des drones ukrainiens à la fois en effet pour euh alimenter euh les lignes de défense ukrainienne, pour tuer aussi des soldats russes, parce qu'on voit à quel point ces drones sont extrêmement meurtriers aussi pour les les rangs de de l'armée russe. On voit à quel point l'Ukraine a pris de l'avance en fait sur ce sujet. Euh au sommet de l'OTAN, Zelanski est allé voir ses ses homologues et leur a dit "Vous feriez bien de prendre l'Ukraine dans l'OTAN parce qu'on a tellement d'avance aujourd'hui sur ces sujets.

C'est vrai que il prépare la guerre de de demain les Ukrainiens. On on voit que l'armée française, elle se met hein au drone. On en a vu quelques-uns survoler euh les Champs-Élysées.

Mais quand on voit les résultats aujourd'hui avec ces opérations, même de ces de ces drones, on voit à quel point il y a quand même une avance. C'est très important ce que vous dites. On dit toujours à propos des Chinois.

Bon, c'est bien, c'est vrai qu'ils ont aujourd'hui une marine ultra moderne, une aviation des armes nucléaires et cetera, mais les Chinois n'ont pas mené de guerre depuis des décennies. Voilà. Et donc le retour d'expérience de la guerre pour mener la guerre, il est capital, il est essentiel.

Bon, les Ukrainiens, ils ont ce savoir-faire, pardon de le dire comme ça. Quel étrange savoir-faire. Depuis 2022, ils sont dedans.

Ils ont changé eux-mêmes, ils ont changé les règles de la guerre avec l'utilisation de ces ces robots. Et aujourd'hui, les États-majors des grands pays euh comme la France, le Royaume-Uni, euh les États-Unis même euh regardent ça de très près ce savoir-faire et sollicite même les Ukrainiens en disant "Aidez-nous, donnez-nous du retour d'expérience, comment faire par exemple en Iran Ils sont sollicités et soudainement ce Zélinski qu'on prenait pour enfin qu'on considérait comme quelqu'un de ces médiocres sur le plan militaire en 2022, voilà, est devenu ben une référence, un expert lui et ses son état major hein. à tel point que Zéanski est allé vendre ses drones au pays du golf, justement, ces drones antiRones pour lutter contre cette euh menace iranienne et que euh on voit que désormais l'armée américaine et c'est les images que l'on montrait hein, d'attaque de drone euh naval sur euh sur euh ses ports euh iraniens, que l'armée américaine a bien compris quand même l'intérêt de tout cela et commençait à s'y mettre également sur les conseils aussi des Ukrainiens.

Les Ukrainiens avaient proposé d'ailleurs euh des contrats aux Américains. Au départ, Trump avait avait balayé ça d'un revers de main. Désormais, les Américain regardent avec énormément d'attention et viennent en effet prendre des des conseils et des retours d'expérience.

Bertrand Renault, c'est ces robots, cette nouvelle génération de robots, c'est vraiment un changement de paradigme total dans la guerre. Alors ces robots, c'est vrai que ceux qui sont montrés là, ce sont des robots qui sont effectivement avec une efficacité limitée au sens où leur comme ça a été très bien dit leur champ de vision et leur capacité de d'attaque sont quand même pour l'instant limité. Mais c'est aussi en raison de leur faible nombre quand ça va déferler par milliers.

Imaginez les capacités que ça peut donner. Vous savez ça fait vraiment penser à la révolution qui a été l'aviation dans la guerre. Au début, les avions de la guerre de 14, ils étaient extrêmement euh vulnérables, extrêmement fragiles et donc il et leur leur action n'a pas été déterminante dans la guerre, ça a été une composante.

Là, c'est exactement ce qui est en train de se passer. C'est-à-dire qu'on est au début de quelque chose et que dans quelques années, et ça va s'accélérer malheureusement parce que les conflits se multiplient et notamment le conflit en Ukraine va être un marqueur de cette évolution. Et bien ces drones terrestres, maritimes, aériens vont complètement changer le cours de la guerre.

Vous avez raison mais l'autre exemple est très bon. De début de la guerre de 141, il y a pas d'avion. Milieu de la guerre de 141, il y a des avions, on les utilise pour la reconnaissance.

Regardez les lignes ennemies, on fait des photographies. Voilà, c'est tout. Il y a eu des des batailles aériennes quand même et en quelques mois, on passe de l'observation de la photographie à des vraies batailles aériennes avec des personnages bien connus.

Et donc d'ailleurs Ging sera un as de l'aviation de la Lou vafeu naissante en 171. Al c'est très important ce chapitre sur les robots et sur les drones parce qu'il y a une une rupture technologique sur le l'art de la guerre. Mais si on veut donner tous les ici on donne tous les faits en étant si ce n'est objectif en tout cas le plus honnête possible les nouvelles pour l'Ukraine sont très mauvaises depuis quelques jours.

Très mauvaise. On a et ce sont des sites proiniens qui le disent on a deux vagues de missiles flamingo. Les missiles flamingo, ce sont des missiles ukrainiens qui sont fabriqués depuis 2023.

Il y a eu deux vagues de missile flamingo flamingo sur la Russie qui ont été quasiment totalement interceptés par les Russes. Donc il y a 15 jours, 3 semaines, on a eu 3 semaines, on a eu 15 jours de guerre en Russie extrêmement dur. Euh il y a 40 jours fixés par Zelinski pour renverser la guerre.

On y est pas du tout. On y est pas. Alors pourtant nous on va aller en Merdasovof parce que vous avez vu ce qui se passe en Merdasovof.

C'est quand même spectac faut donner tous les faits parce qu'après on va dire il y a aussi une propagande ukrainienne 1-0 pour Renault Pila vous marquez un point maintenant on va égaliser parce que regardez ce qui se passe en azo effectivement alors on a beaucoup parlé de on parle des drones qui sont aussi en action on a beaucoup parlé de la stratégie de l'Ukraine pour asphyxier la Crimée vous le savez en frappant par exemple les structures énergétiques. Ce qui fait que la Crimée, il y a plus de il y a plus d'essence, il y a plus de pétrole et donc les les habitants ne doivent plus utiliser leur véhicule. Ils n'ont ils n'ont plus il y a plus de carburant.

Bon et bien cette stratégie d'asphyxie de la Crimée, elle est en train de s'étendre. Les Ukrainiens ont décidé de mener des attaques également sur la mer d'Azovof et donc les drones ukrainiens mènent cette bataille navale qu'on voit ici à la à l'image parce qu'il y a plein d'images comme celle-ci sur les réseaux sociaux. Ça pulle là depuis quelques jours.

Des pétroliers, des remorqueurs, des feries sont coulées. En tout une centaine de navires ont été détruit. Marianne Cotonov, vous êtes donc notre envoyé spécial en Ukraine avec Loï Gorgibus.

C'est assez spectaculaire. Même les Ukrainiens donnent ce chiffre 116 navires russes détruits en quoi Marianne ? En en une dizaine de jours seulement.

Depuis une dizaine de jours, la mer d'Azovof est devenue la cible privilégiée des drones ukrainiens. Alors, ils ont commencé par les ports qui sont en bordure de la Russie et à viser des infrastructures pétrolières bien sûr et énergétiques. Et puis dorén avant, ce sont les bateaux de la flotte fantôme russe qui sont visés qui essayaient de contourner donc les sanctions en passant par la mer d'Azov.

Ça alimente et la Crimée, ça alimente également la Russie puisque euh il y a notamment et bien les bateaux qui transportent le grain euh euh ukrainien venant des régions occupées sur l'autre rive qui alimentait à la fois la Russie et à la fois la Crimée. Et c'est important cette mer d'Azov pour la Russie parce que dorénavant et bien les drones ukrainiens visent également tout ce qui est voie terrestre en Crimée. Et c'était donc une une autre une voie très importante, la mère d'Azovof donc pour les Russes. en visant cela, en visant les bateaux de la de la de la flotte fantôme, et bien il paralyse tout le trafic de la mer d'Azov qui est quasiment maintenant à l'arrêt.

Merci beaucoup Mar 90 effectivement ça c'était le le chiffre officiellement donné au cours du weekend et depuis donc nous sommes mercredi et depuis il y a des sources ukrainiennes qui affirment que c'est beaucoup plus. Donc voilà, officiellement ça reste 90. Donc les amis, regardez, je vais vous faire la carte à moi tout seul.

Vous avez la mer noire. La mer noire avec la la Crimée Crimée. Et au-dessus de la mer noire, voz tout en bas de la carte la mer noire elle est beaucoup plus grande hein.

Bien elle bon et là vous voyez juste un petit bout et au-dessus de cette mer noire vous avez la très discrète mer d'Azof. On en parle jamais. On vous en parle jamais parce que c'est quasiment un lac russe.

Voilà là là les Russes sont en toute tranquillité. leur bateau prospère et c'est là que les Russes planquent, restaurent, réparent une bonne partie de leur flotte fantôme. Vous savez, c'est c'est ces pétroliers qui battent pavillon quoi ? pavillon bidon qui s'esquivent comme ça par la mer noire puis par Istanbul vont en Méditerranée et puis vont dans l'Atlantique.

Voilà ces pétroliers qui ont un pavillon bidon, ce sont ceux qui approvisionnent, vous l'avez dit, qui approvisionnent la Russie en pétrole. Maintenant que la les installations, que les raffineries sont touchées, on compte beaucoup en Russie sur ces pétroliers pour sauver ce qui peut encore être sauvé et essayer d'approvisionner les Russes en carburant. Je rappelle quand même que un peu partout en Russie, c'est 2 3 jours d'attente devant les les stations services avec des émeutes parce qu'on commence toujours à servir en essence les véhicules administratifs, les véhicules militaires.

Donc les gens sont pas contents. Il y a des émeutes, il y a des gens qui campent devant les stations service 2 jours 3 jours pour avoir de l'essence. C'est un vrai sujet.

Donc si en plus les Ukrainiens frappent Magalie Bartes, cette flotte de pétroliers fantômes qui contourne euh les sanctions internationales pour approvisionner la Russie en pétrole, c'est une tragédie pour Poutine. C'est une tragédie. Et alors là, Renault Pila, vous marquiez un point tout à l'heure en disant que des bombardements d'Ukrainiens ont échoué certains en Russie.

C'est vrai, c'est dur pour les Ukrainiens. En revanche, ça ça marche du feu de Dieu. Une centaine de navires détruits dans cette mer d'Azové.

Franchement, c'est un énorme succès pour les Ukrainiens. Magalie, c'est une vraie stratégie de l'asphyxie économique en fait de de la Russie. Essayer d'assécher toutes les ressources russes qui permettent à Poutine de financer cette guerre.

Et en effet, Volodimir Zelanski s'est donné cette fenêtre d'une quarantaine de jours. On va bientôt arriver d'ailleurs au terme de l'échéance pour déstabiliser tellement le régime russe qu'il reviendrait à la table des négociations. Donc il faut aller vite profiter justement de cette avance technologique et et Renault le disait qui est en train de de s'amenuser parce qu'au fur et à mesure les Russes progressent aussi en face.

Donc il y a vraiment c'est une course de vitesse et on voit à quel point en effet aujourd'hui cela fonctionne ces sur ces navires de la flotte fantôme. Nous côté français vous savez on en a à raisonner certains. On en a raisonné quoi 5 6 7 là ils en ont détruit en quelques jours une centaine.

C'est dire si quand même il ils arrivent à changer d'échelle justement grâce à l'utilisation notamment de de ces drones dont on parlait tout à l'heure. Donc ça ça commence véritablement à peser à importer cette cette guerre sur le territoire de la Russie. Et c'est vrai que dans ce lac russe de la mer d'Azov, les Russes se sentaient protégés.

Bon ben, ils ne le sont plus parce que grâce à ces drones en fait, ils vont toujours plus en profondeur et les Ukrainiens sont quand même plus efficaces. La question c'est en effet jusqu'à quand ? Jusqu'à jusqu'à ce que les Russes trouvent des contesures qui permettent de mettre ses attaques en échec.

Donc il faut aller très vite pour l'Ukraine. Ben en attendant les les résultats sont extrêmement concrets parce que la circulation en Merdasovof a quasiment cessé et dans certaines régions pas seulement crimé, les autorités demandent aux habitants de ne plus utiliser leur voiture. Il n'y a plus de carburant.

Et ben, ça plaît pas aux russes, vous l'imaginez bien. Colère tout en retenu comme d'habitude de Sergeil Lavrof, le ministre russe des affaires étrangères. Le président Vladimir Poutine œuvre pour que cela cesse et cela vous voyez ce n'est même plus de la piraterie.

Que fait le régime ukrainien ? Les pirates au moins volent et gardent le butin pour eux. Mais ici, ce n'est ni pour eux ni pour les autres.

Il s'agit seulement de causer des dégâts, d'intimider du terrorisme à l'état pur qui se manifeste non seulement en mer d'azov et en mer noire d'ailleurs, mais aussi sur le continent africain. Partout où les Ukrainiens voient une occasion de nuire selon eux à la Fédération de Russie, il s'all avec n'importe qui. Bertrand Galich dans n'importe quelle démocratie, ça coûte très cher ça.

Franchement, la population qui campe 3 jours pour avoir de l'essence, normalement on tient 15 jours, 3 semaines. Puis au bout d'un moment, ça craque de partout. Ça craque.

Mais apparemment Poutine en caisse, en caisse en caisse mais il est là, il demeure là. Oui. Et dans les milieux prorusses, j'ai été en contact encore récemment avec certains de leurs représentants en France.

On minimise totalement ce qui se passe en Russie. C'estàdire oui, il y a quelques fils d'attente, on peut attendre 20 minutes à l'entrée d'une station service, mais tout marche bien, tout va bien dans le pays. Et d'autre part, ce qui est intéressant c'est que si on regarde de façon un peu holistique le sujet, il est clair que Poutine actuellement se concentre sur le front.

Il veut avancer vraiment notamment dans le Donbas et il finalement proclame ses victoires, même si elles sont un peu millimétriques sur le terrain. Il y en a quitte il y en a c'est il avance dans le Donbas, c'est exact. Il avance, il avance plus que les Ukrainiens, je peux vous dire.

C'est vrai. Absolument. Mais euh la réalité quand même, c'est que il concentre tous ses effort, semble-t-il sur le front qui à laisser passer l'attaque des raffineries, les infrastructures qui sont tapées par les Ukrainiens.

Au fond, la stratégie, pour l'instant, la stratégie des Russes, elle est vraiment celle-là. Et donc ça veut dire que la priorité pour Poutine, c'est le front. La priorité pour les Ukrainiens, c'est d'aller taper les Russes en profondeur.

Merci. Non, merci Renault au passage de de de corriger nos exaltations, les miennes. Euh c'est vrai que c'est vrai que il y a des succès incroyables des Ukrainiens, mais pas que. et que rationnellement sur le front, ben c'est les Russes là qui avancent plutôt.

Oui. Oui. Il y a un affaiblissement symbolique de Poutine à Moscou, à Saint-Pétersbourg, dans les élites ou même dans les populations où on voit qu'on manque d'essens.

Mais je dirais que pour pour Poutine, dans la psychologie de Poutine, encore une fois Pierre Léville, l'ancien ambassadeur de de France à Moscou qui était sur LC il y a 10 jours à très bien expliqué la psychologie Poutine, il est enfermé dans son obsession. Il ne lâchera jamais. Il ne lâchera jamais.

Et il pense que faire craquer le Donbas et franchement les nouvelles sont pas bonnes dans le Don Bass. Quand on regarde la carte, les Ukrain reculent. Alors il y a énormément de pertes euh il y a énormément de morts russes.

Il y a eu 150 morts russes, je crois, depuis le début de l'année. Enfin, c'est c'est une saignée 1500 150000 1500. Mais Poutine s'en moque.

Il fait craquer le Donbas. Et je peux vous dire que les pénuries d'essence à Moscou, on on franchement on en parlera plus trop. J'ai discuté avec une journaliste euh jeudi qui a vécu 8 mois 8 ans pardon à Moscou, 2 ans à Kief.

Elle a encore beaucoup de contact à Moscou. Ah mis à part l'essence, on vit encore correctement. Ouais, on vit bien, on part en vacances, on a les étales qui sont pleines, on va au restaurant, on va en boîte de nuit et surtout on reste nationaliste, on déteste.

Vous avez raison. Moi, moi par curiosité, je regarde souvent TikTok, je regarde, il y a des les étales sont pleins, vous avez raison de le dire. Il y a des il y a des des influenceuses qui sont dingues de mode, qui font qui publient des trucs, tout va bien.

Voilà, il y a des fashion des fashion, vous avez raison. En Crimé, vous avez 80 ou 90 % des réservations pour justement l'été qui ont été annulé évidemment ne veulent plus. Certaines réservations pourraient être annulées en Europe ou en France à cause, je sais pas, de la canicule, voyez.

Bon, c'est un c'est presque c'est ce qui est terrible hein, c'est que c'est presque un épiphénomène douloureux, ennuyeux. On en a marre. Poutine, tu nous embêtes.

Franchement, il y en a marre mais bon mais à côté de ça, la vie va. Mais Magalie, il y a des Russes à Marbella. Ouais, j'ai lu j'ai lu un article la semaine.

Il a il y a des Russes à Marbella, il y a des Russes à Capri, il y a des Russes sur la côte d'Azur, il y a des Russes à Paris. Il y a pas que la Crimée pour partir en vacances quand on a de l'argent. Bien les amis, restez avec nous.

On vous parlera un peu plus tard, à partir de 13h30 de de ces Boliviens. Il y a des soldats boliviens qui se battent pour Poutine pour la la Russie, qui font des vidéos. Alors, il sont c'est très charé, très coloré et ils sont fous de joie.

Tout va bien sur le front. On se farcit des Ukrainiens à longueur de journée. Enfin, c'est c'est presque indécent.

Mais ça fait partie de cette guerre. On vous montrera les message de ces Boliviens, on montrera les vidéos de ces soldats boliviens qui se sont mobilisés pour pour Poutine dans un instant tout à l'heure à partir de 13h30. Mais mesdames, messieurs, maintenant il faut que nous revenions en France pour vous parler quand même de ce feu, de ces incendies.

Euh je rappelle que Fontainebleau, c'est à 55 km à peu près à vol d'oiseau des tours de Notred-Dame. Donc en région parisienne, des incendies majeurs dont on sait maintenant de façon allez quasi certaine qu'il s'agit d'incendie criminel. Effectivement, on va en parler dans un instant, mais d'abord l'actualité malheureusement, c'est que les feux reprennent à Fontainebleau.

Hier soir, on disait qu'il était fixé ce feu mais les pompiers mobilisés restaient extrêmement nombreux. encore 800 aujourd'hui et heureusement parce qu'ils doivent encore lutter contre les flammes. Hugo Müller, Marius Noël, vous êtes justement dans cette forêt de de Fontainebleau.

Dites-nous quelle est la situation parce que on l'a appris juste avant l'émission qu'il y avait plusieurs reprises de feu à différents endroits. Oui, plusieurs reprises de feu juste là où nous ne trouvions il y a encore quelques minutes. Alors là, les pompiers pour tout vous dire, viennent juste de partir et donc ont éteint les flammes qui étaient qui faisaient 1 m 2 m de haut.

Là, vous pouvez le voir sur ces images de Marius Noël, il y a voilà des fumeroll. Ce sont ces points de chaleur que craent les pompiers évidemment parce que c'est de là que reput repartir le feu à tout moment. Vous envoyez ici au premier plan, on envoie ici également au second plan au fond là-bas.

Euh c'est des points de chaleur en fait qui restent sous cette tourbe très spécifique à cette forêt historique de Fontainebleau et qui donc fait que il y a un amont seulement euh de déchets naturels qui fait que le feu se propage en souterrain sous une épche une épaisse couche de terre et qui est donc très difficile à traiter pour les sapeurs pompiers, vous le disiez 800 encore mobilisés, deux dashes, trois canadires, deux hélicoptères bombardiers que nous avons vu hein depuis tout à l'heure qui ont bombardé justement d'eau cette zone et qui à coup d'une quinzaine de bombardements en un quart d'heure toutes les minutes d'une efficacité extraordinaire ont éteint l'incendie ici. Un point quand même sur la température, la météo qui depuis 1h30 remonte. Les fortes chaleurs des précédents jours continuent encore ici la sécheresse et puis il y a un point que les pompiers ici qui officient depuis maintenant dimanche craignent, c'est évidemment le retour du vent qui malheureusement, on dit bien malheureusement pourrait peut-être revenir cet après-midi.

Merci Hugo Müller avec cette cette lumière tellement étrange avec ces ces fumerolles qui remontent du sol. On se croirait dans un mauvais film de de science-fiction sur la forêt de Brossé Liande, que sais-je, une espèce d'ambiance très particulière que les soldats du feu doivent connaître très bien. Alors, je me tourne vers vous, commandant Septi Cadimala, vous êtes officier de sapeur pompier et porte-parole de la sécurité civile.

Merci d'être venu nous voir. D'abord, focus les toutes dernières informations sur cet incendie. Je suis moi très marqué par je me trouvais en Grèce il y a 3 ans 3 4 ans lorsque des incendies beaucoup plus massifs que ceux que nous vivons aujourd'hui à près de Paris menac Athènes.

On en est bien évidemment pas là. En revanche, j'ai cette image symbolique quand même, c'est que on est à 55 bornes de Paris. Voilà, vol d'oiseaux et il y a des incendies [grognement] sur lesquels on s'interroge.

Tout à fait. C'est très marquant. C'est la première fois qu'on voit des Canadaires largués dans la zone de défense Île-de-Fance he dans le 77.

Le point de situation factuellement, on est sur un feu qui est fixé. Il y avait deux foyers principaux, hein. Euh, un de plus de 400 hectares, un autre de plus de 1200 hectares.

C'est deux feux sont fixés, ce qui veut dire que la propagation est coupée. Ça n'est ça ça ne veut pas dire que le feu est éteint. Il subsistera des fumerolles, il subsistera des points chauds dans les heures, les jours qui vont suivre.

Ce qui ce qui indique que vous voyez cette surface de végétaux brûlé en dessous des points chauds vont continuer à travailler, ils vont continuer à rayonner et produire de l'énergie. ce qui nous ce qui nous amène à de la surveillance et de la prudence afin d'éviter tout risque de reprise puisque cette propagation un petit peu vicieuse va continuer à s'opérer. C'est vraiment notre action technologique à la fois que les drones de la surveillance et surtout du noyage de végétaux.

On va on va mettre beaucoup d'eau, beaucoup d'eau pour absorber pour qu'elle puisse absorber cette végétation et rentrer à l'intérieur. Ce qui permettra de de d'écarter tout risque de réelle reprise. On va parler d'un sujet qui nous tient vraiment à cœur dans un instant qui sont les criminels qui ont été arrêtés, enfin les suspects, on va dire, qui ont été arrêtés pour des des incendies volontaires.

Avant, je pense à celles et ceux qui nous regardent qui se disent tout ne se passe pas Fontainebleau en matière d'incendie, il y a près de chez moi des incendie qui menace également. Est-ce qu'on peut faire avec vous s'il vous plaît un point sur le plan national ? Bien sûr, au-delà du 77 qui a qui a qui a activé beaucoup de pression médiatique, on a toujours dit dans le 26 he pour lequel nous avons deux hélicoptères bombardiers d'eau, des black ha avec une capacité de largage de 3450 L.

On est où là ? a dit dans le dans à dit dans la drone dans le département de la ce fameux feu vous savez euh qui est en montagne avec une difficulté d'accès qui qui est réelle et qui nous fait travailler notamment avec les les hélicoptères bombardiers d'eau et un peu moins avec les Canadaires d'ailleurs euh mais on est toujours sur ce feu qui est toujours actif actif. On a d'autres dans le 66, on a toujours la surveillance maintenant Pyrénè oriental Perpignan.

Exactement. Là aussi nous avons euh le feu est fixé les maintenant on est on est vraiment sur un risque qui est réellement écarté mais toujours un processus de surveillance. Et puis un peu partout en France et notamment là cette fois-ci plus dans le sud au niveau de l'arc méditerranéen.

Nous avons des départs de feu un peu dans les landes comme hier des départs de feu de forêt qui sont fort heureusement rapidement circonscrits. Ça veut dire cantonnés à leur limite naturelle respectives. Pourquoi ?

Parce qu'on continue à faire de l'attaque précoce. on on continue à faire de l'attaque massive de feu naissant. C'est vraiment notre stratégie en France et ce qui nous permet justement d'éviter d'avoir énormément de feux qui prennent en envergure.

H je parlais hier de Piro Watch, une application euh et je je découvre que il y a des des applications contributives comme ça où les citoyens peuvent signaler un départ de feu quelque part. Est-ce que c'est validé par l'automobiliste qui passe 5 minutes plus tard et cetera ? On met des photos dessus.

Est-ce que les pompiers utilisent des outils comme ceuxl ? Nous ce qu'on utilise c'est le 18, le 112. Ouais, concrètement quand vous voyez un feu, vous vous mettez en danger, surtout vous ne vous mettez pas en danger, vous appelez les secours, vous identifiez votre localisation et vous évitez sur vos téléphone notamment en voiture.

En fait, on a des systèmes d'alerte qui sont existants. Utilisons-les, utilisonsles bien et ça nous évitera d'avoir des sureciddents et des actions un petit peu. Ce qui est terrible, c'est le chiffre qui avait été rappelé par le premier ministre il y a 2 semaines. 9 fois sur 10, c'est une origine humaine.

Ces feu sont d'origine humain forts sur 10 sont d'origine humaine, fortement et majoritairement accidentelle. Mais nous avons et vous l'avez dit des feux d'origine criminelle et c'est le cas par exemple pour cette forêt de Fontainebleau, puisque l'enquête progresse avec plusieurs personnes qui restent gardé à vue et on a découvert hier que parmi ces suspects, il y avait un pompier volontaire, l'IS Clois. Les gendarmes continuent d'investiguer mais déjà une certitude.

Plusieurs hommes sont à l'origine des incendies de Fontainebleau. Concernant le premier déclenché dimanche, l'hypothèse de travaux sur l'autoroute à 6 est étudiée. Deux personnes sont en garde à vue.

Ici, deux personnes interpellées ont reconnu leur implication. L'un explique avoir jeté un mo. L'autre est un pompier volontaire de 18 ans sans antécédents judiciaire.

Il a confié avoir mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence à Fontainebleau sidération. Je suis profondément ému. Et que ce soit un ponquier qui fasse ça, je comprends pas.

Un ponquier, on comprend pas trop quoi. C'est vraiment, ils sont censés éteindre le feu, pas l'allumer quoi. Donc là, c'est d'autant plus dommage quoi.

Comment expliquer un tel acte de la part d'un soldat du feu ? Cet avocate a déjà défendu plusieurs pompiers incendiaires. Le fait qu'il soit pompiers, qu'il soi qualifiés, leur fait imaginer qu'ils pourront maîtriser et eux seront ensuite célébrés comme les sauveurs parce qu'ils auront maîtrisé cet incendie, ils l'auront éteint.

Au total, depuis le début du mois et sur tout le territoire français, 59 personnes ont été interpellées, suspecté d'être responsable d'incendie. Tous sont des hommes. La moitié d'entre eux est mineur.

Les autres sont pour la plupart de jeunes majeurs ayant la vingtaine. Un tiers d'entre eux ont agi accidentellement. Les deux tiers ont volontairement mis le feu.

Que risque-t-il si c'est involontaire jusqu'à 2 ans de prison et 30000 € d'amende. Si c'est volontaire jusqu'à 10 ans de prison et 150000 € d'amende. La réclusion criminelle à perpétuité est aussi possible si des personnes ont perdu la vie dans l'incendie.

Alors les amis, Valérie Nataf, c'est c'est nous qui choisissons les les petites phrases qu'on met en bas et c'est moi qui dit encore un pompier pyroman. Bon, j'ai peut-être fait une erreur [grognement] parce qu'il y a en France 2500 pompiers et les pompiers pyromanes, ça doit se compter sur les doigts d'une main ou des deux mains. Bref, mais quand même dans le langage courant, c'est une expression, on l'utilise même quand on commmente la politique.

Un tel est un pompier pyoman. Voilà. Bon, c'est quand même il y a quand même des des pompiers, enfin faut le dire.

Il y a un phénomène. Il y a quand même des soldats du feu qui allument [grognement] des incendies volontairement. C'est alors ce que j'ai appris très récemment ce matin pour vous dire la vérité, c'est que le processus de recrutement des pompiers volontaire n'est pas unifié dans tout le pays.

Il y a des procédures différentes et que dans certains départements, il y a un entretien psychologique pour justement essayer de détecter ces fameux pompiers pyromanes et dans d'autres non. Ce qui veut dire que l'infime proportion, vous avez raison, 250000 pompiers ou volontaires ou professionnels plus les militaires euh qui ajoutent à ça, l'infime proportion de pyoman pourrait peut-être être détectée si je ne dis pas que c'est la panassée, mais que des entretiens psychologiques puissent être réalisés pour essayer de déterminer les faiblesses, la fascination pour le feu. puisque je crois que les psychologues disent que ce que cherchent à faire ces pyomanes, c'est voir le feu.

Ils veulent, il y a une forme de fascination qu'on a tous quand on regarde un feu dans la cheminée. Là, c'est pas tout à fait la même chose. Et donc, il faudra peut-être songer à essayer de cribler un peu plus l'évocation de ceux qui veulent devenir pompiers volontaires.

J'ai l'impression que les pyomanes, m'arrêtez si je me trompe, il y en a plus parmi les pompiers volontaires que parmi les sapeurs pompiers professionnels. je vois de notre invité. [rires] Est-ce que c'est possible ou pas effectivement que ce soit plus chez les pompiers volontaires ?

Alors, je pense que c'est pas tant une question de statut, mais c'est en fait le métier de pompier, c'est un métier qui draîne forcément des personnes qui veulent aider l'altruisme. D'autres personnes qui sont potentiellement fasciné par le feu sont intrigué. On a tous forcément quand on s'est engagé un petit peu cette peur mais aussi cette curiosité du feu.

Par contre certains certaines curiosités peuvent aller jusqu'à des des des instabilités psychologiques teles qu'on on le définit chez les pyomanes. Vous l'avez très bien dit, pas tous les pompiers sont pyromanes, hein. Mais ce qu'on veut surtout dire, c'est que ce processus de recrutement qui diffère, en effet, vous avez tout à fait raison d'un département à l'autre.

Il faut aussi garder à l'esprit que on on ne surveille pas nos pompiers uniquement au recrutement mais tout au long de leur carrière. On a des entretiens, j'ai été commandant unité, j'ai commandé une caserne aussi. Les gars, je mes gars, je les connaissais, on on se connaît tous et en fait vous en avez eu dans moi j'ai jamais eu de pyoman dans dans ma caserne.

Euh ça reste encore une fois une infime partie de de la population pompiers et quand ça arrive en général on arrive aussi à détecter un petit peu avant parce qu'il y a des comportements qui peuvent être déviants et forcément dans un métier où on est au contact du feu, on narrive pas et et et certains passent dans les mailles du filet et potentiellement on peut se retrouver avec des pompiers qui ont cetteation. En tout cas, vous savez ce qu'on va faire. On pardonnez-moi, je vous interromps mais je sais que ça vous fait souffrir.

On va enlever ce petit cette petite phrase en bas parce que ben oui, on va l'enlever et on va se centrer sur un autre débat qui est celui de de de la réponse pénale. Est-ce qu'on est trop laxiste ou est-ce qu'on n'est pas assez dur avec les gens qui d'une manière générale allument des pompiers des pardon des incendies volontaires ? Parce que ça c'est absolument saisissant d'imaginer ces centaines de soldats du feu qui parfois mettent leur vie en péril. toutes ces ces ces forêts qui sont détruites pour des années, euh ces cultures qui sont détruites, ces maisons, on en a vu sur notre antenne il y a 3 jours, 2 jours qui brûlent, voilà, faut construire les assurances, le barnomme des assurances pendant des années derrière euh ce que ça signifie pour l'écosystème.

Vous imaginez ce que constitue un incendie ? Alors, quand c'est un incendie volontaire et quand derrière on a quelqu'un qui se prend du surcis, juste du surcil, bah oui, je comprends qu'il puisse y avoir un peu de désarrois. D'ailleurs, je crois qu'on est avec Frédéric Valtou.

C'est ça Frédéric Valtou qui est député horizon du département de la Sénémarne. Justementin, je rappelle que Fontainebleau est en Sénémarne Fontain et qu'il a été le maire de Fontainebleau entre 2005 et 2022 et que vous êtes en ce moment Frédéric Valtou à Fontainebleau. Au passage, le le ciel n'est pas obscurci dans les heures que vous vivez en ce moment par des fumées à Fontainebleau ?

Alors, bonjour. ici à Fontainblau, non, le ciel n'est plus euh obstrué par des fumées. Ça a été le cas lundi après-midi, encore un peu hier matin, mais aujourd'hui non, le feu est concentré dans le dans le massif forestier et donc depuis la ville, on n'aperçoit plus de de colonnes de fumée.

Sommes-nous trop laxistes avec les pyomanes ? Pardon, je vous je vous je vous interromps plus Magalie, pardonnez-moi. Mais alors justement, vous êtes à l'écran sur LCI et la phrase que nous avons choisi pour illustrer notre échange est la suivante : sommes-nous en France trop laxiste avec les Pomanes ?

Alors, pour laxiste, je crois qu'il y a il y a il y a différents sujets. Euh ce qui est choquant, c'est qu'effectivement ce soit un soldat du feu qui soit à l'origine de certains euh départs de feu. Attention, parl s'agissant de Fontainebleau, on est sur deux incendies, un qui a démarré dimanche, un qui a démarré lundi en début d'après-midi avec des foyers nombreux et et donc ce que l'enquête n'a pas encore tiré au clair, c'est qui a fait quoi, à quel moment puisqu'il semblerait qu'il y ait des auteurs de départ d'incendie multiples, nombreux, enfin nombreux en tout cas puis il y en a plusieurs, on en a au moins deux qui hier ont reconnu à être à l'origine de certains foyers.

Est-ce que c'est les seuls ? Est-ce qu'il y en a d'autres ? contenu qu'il y avait beaucoup de départs de feu comme l'ont constaté les pompiers.

C'est une question qui reste aujourd'hui ouverte. Ça c'est la première chose. Est-ce qu'on est assez est-ce qu'on est trop laxiste ?

C'est vrai que il y a quelques là en juin un a un pyoman qui n'était pas attention qui n'était pas un professionnel du feu a été arrêté de manière avérée. Il avait neuf briquets sur lui. Il a été arrêté ça veut dire un endroit où il y avait des départs de feu qui étaient en train de de partir.

D'autres départs de feu. C'était à dans une des communes qui étaient pas loin du du feu actuel à Nantau Suresson. Il a écopé d'une peine avec surcis. il a été libéré le le jour même.

Est-ce que la teinte euh est-ce que le fait de déclencher un feu alors qu'on est dans une période de canicule avéré que la nature est plus fragile doit être une circonstance aggravante ? Certainement, il faut peut-être y réfléchir. Est-ce que le fait d'être professionnel et de déclencher des feux est une doit être une circonstance aggravante ?

Oui, je le pense. Donc c'est peut-être des choses qu'il faut maintenant adapter. On rentre dans des périodes où les épisodes de sécheresse vont être de plus en plus nombreux.

Il est évident que c'est quelqu'un qui connaîtement des [rires] euh et qui c'est absolument mais il a fait que du surcis. Mais il y a il y a eu un appel. Le parquet a fait appel.

Non, le parquet n'a pas fait appel. Mais enfin si le parquet par n'a pas fait appel. Vous êtes emparé de cette histoire effectivement donc de cet homme on le rappelle qui a été retrouvé avec neuf briquets sur lui et qui donc est à l'origine de plusieurs départs de feu et comparition immédiate et donc il est cope de 2 ans d'emprisonnement avec surcis.

Vous en été ému, vous avez interpellé l'Assemblée nationale il y a quelques semaines avant même cet incendie à Fontainebleau. C'est-à-dire que vous êtes emparé de la question. C'est-à-dire que vous estimez vous en France que la justice n'est pas assez sévère avec ces pyomanes.

Qu'est-ce que vous proposez ? Darman dit quoi ? Je souhaite, j'ai interrogé une ministre de la justice le 23 juin qui ne m'a pas encore répondu, mais je pense qu'effectivement il faut adapter notre droit pénal et considérer que c'est une circonstance aggravante des de déclencher un feu en période de de sécheresse. déclencher un feu tout court doit être pénalement répréhensible de manière forte, mais le faire dans des circonstances dont on sait qu'elles vont démultiplier euh les effets du sinistre pour moi, ça doit être une circonstance agravante comme d'ailleurs, mais c'était pas le cas dans l'affaire que vous évoquez comme d'ailleurs le fait qu'un professionnel puisse par sa connaissance du feu, de sa propagation puisqu'il semblerait que dans les feux qui nous concernent là en ce moment qui sont en train d'être d'être résorbés, on est des départs de feu qui étaient faits à des endroits pour que ça prenne pour que ça soit étendu, c'est-à-dire que que le vraiment il y a eu la connaissance du feu euh est permis de placer ses foyers à des endroits qui n'était pas neutre.

Et donc ça aussi, ça doit sans doute être apprécié comme circonstance aggravante. En tout cas, j'espère que la justice, c'est maintenant la justice de d'être de de de se prononcer, j'espère que la la justice se prendra en compte. Ouais, Valérie, monsieur Valtou, bonjour.

Je vous je voudrais vous soumettre quelque chose, c'est qu'il y a une convention citoyenne sur le climat qui a abouti à la création d'un délit d'écois et qui est dans le nouveau code de l'environnement depuis le mois d'août 2021. Est-ce que comme on a pu dire pendant des années pardon de du parallèle mais pendant des années que c'était des crimes passionnels et c'était des féminicides, est-ce que les pompiers pyromanes ou les pyromanes qui ne sont pas pompiers doivent être considérés comme passibl évidemment de peine de prison forte parce qu'il s'agit d'un écoyd, c'est-à-dire de fait commis de façon intentionnelle et qui s'attaque à l'équilibre environnemental dont nous avons besoin. Alors, je je je crois qu'en tous les cas, c'est une dimension qui devra, je l'espère, je ne peux émettre que des vœux, être pris en compte dans euh les feux qui nous concernent aujourd'hui.

Pourquoi ? Parce que s'attaquer à la forêt de Fontainebleu, c'est s'attaquer à un monument à un monument naturel, à un élément du patrimoine naturel euh français. On sait que c'est d'une des plus grosses réserves de biodiversité en France. 6500 espèces animales recensées en forêt de Fontainebleau.

Je parle même pas des la diversité des espèces végétal et depuis toujours, Fontaineble est connu pour ça. C'est d'être un laboratoire de la de la biodiversité. Donc en s'attaquant à la forêt de Fontaine, en allant mettre le feu en forêt de Fontaine d'eau, on met pas le feu n'importe où.

C'est pas comme si on met le feu à un à un un champ pour euh voir des flammes tout d'un coup euh s'épanouir. Euh on a une dimension symbolique euh qui est très forte et qui euh s'agissant d'animaux ne tout concert pas d'ailleurs que le symbole. On veut détruire ce que ce qu'est ce que représente ce monument naturel.

Et donc euh est-ce que la justice en tiendra compte ? Je ne peux évidemment pas répondre à cette question, mais en tous les cas, je pense que c'est une dimension qui j'espère sera prise en compte dans dans notre enquête qui a été réalisée par nos journalistes il y a un instant sur les les origines de ces incendies, donc les incendies volontaires, on va dire criminels, euh on voyait que sur les 59 mis en cause, il n'y a aucune femme. Voilà, il n'y a que des hommes.

Il y a à peu près la moitié un peu moins, qui sont des mineurs. Voilà, ce qui est assez assez considérable. regarde la population française à peu près un peu moins la moitié de mineurs et les majeurs sont des très jeunes majeurs hein 20 21 22 23 ans et ceter jeune.

Donc c'est une population quand même très très particulière et alors il y a aussi ceux qui mettent des créent des incendies volontaires pour des raisons utilitaires. C'estd qu'il y a il y a le pompier qui veut toucher sa prime, ça a été évoqué hein, je n'invente rien. Il y a celui qui estime que peut-être que si cette parcelle brûlait, ça serait ça serait mieux pour lui ou peut-être préjudiciable pour un voisin qu'il n'aime pas.

Enfin que sais, il y a aussi cette dimension là, c'est l'incendie utilitaire. Frédéric Valtou, on est dans un truc absolument délirant. pardon de d'explorer ce thème ce sujet avec vous, mais moi je je je suis pas psychanalyste et je me lancerai pas dans ce qui peut être le le le rapport au feu chez certains et la manière dont ça apporte ça amène à des comportements totalement déviants.

Moi ce que je veux juste adresser comme message c'est qu'il y a 5000 pompiers professionnels et volontaires en cinémarne. Il y a un jeune qui n'a d'ailleurs était que stagiaire et d'ailleurs il avait même pas été intégré dans le corps, j'allais dire régulier. il était pas sorti du stage, il a pas été validé par ses supérieurs parce que justement euh il semblerait, de ce que j'ai compris, que son profil ne correspondait pas aux valeurs euh des pompiers.

Alors sans doute pas imaginer qu'il allait mettre le feu, mais dans les deux personnes qui ont reconnu avoir euh euh mis le feu à à Fontain ces derniers jours, le celui qui est jeune sapeur pompier euh était finalement pas intégré dans le corps des sapeurs pompiers. Mais je pense aux 4999 autres qui euh pour plusieurs centaines d'entre en ce moment encore sur le terrain et font vraiment un boulot formidable. Il faudrait pas jeter effectivement euh le un voile de doute sur une profession.

C'est comme tout dans toutes les professions, il y a des gens qui portent des valeurs, c'est la très très grande majorité et puis il y en a d'autres qui ont des comportements déviants. Ceux là, il faut les détecter. C'est la question qui a été posée tout à l'heure au moment du recrutement et puis surtout faut les punir fortement parce que je le redis, être professionnel c'est un facteur aggravant qui doit être pris en compte.

Merci vraiment 1000 fois merci Frédéric Valtou, monsieur le député parce que ce que vous avez dit franchement hein a fait avancer le le la connaissance de de téléspectateurs de LCI sur ce sujet. C'est absolument dingue. Et l'histoire de cette ce français mis en cause pour tentative de de d'incendie volontaire qu'on a retrouvé avec neuf briquets qui a avoué et qui s'en sort avec du surcis, vous avez bien fait de la porter devant la représentation nationale parce que ça interroge vraiment beaucoup. plus vous l'a fait vous l'avez fait avant ces incendies de Fontainebleau.

Donc merci pour ce boulot monsieur le député. Merci beaucoup. Allez rester avec nous dans un instant.

Les avions de chasse américains qui ne cessent d'être en action en Iran. La guerre est-elle en train de reprendre au Moyen-Orient ? En tout cas, on voit que les frappes américaines se multiplient.

La ROR iranienne également et Donald Trump le dit. Il l'a dit "Ce soir, je ne veux plus négocier avec ce régime." À tout de suite. [musique] Ça s'appelle Brunet sans filtre mesdames messieurs avec Magalie Lunel.

Vous vous dites fort légitimement mais qu'y a-t-il autour de la table à 13h30 sur LCI ? Et bien, je vais répondre sans perfidie à cette [musique] question. Il y a d'abord le général Dominique Trincamp.

Bonjour. Bonjour. Merci de vous accueillir.

Vous êtes ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, mais je ne vous présente plus car tout le monde sur LCI vous connaît fort bien. Il y a également David Rigoulerose pour dire exactement la même chose, chercheur associé à l'IRIS et vous êtes chercheur également attaché à l'IFAS. Un mot sur l'Iface.

Qu'est-ce que l'Iface ? C'est un sing tank stratégique. Très [musique] bien.

Nous avons un homme qui ne travaille pour aucun think tank. Il s'appelle Renault Pila. Bonjour à tous.

Nous avons Magalie Bartes également du service international deli. Merci d'être avec nous. Il va falloir que nous parlions de cette formule là qui est en train de émerger à nouveau sur le conflit iranien.

Le retour de la guerre totale entre les États-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran. Sommes-nous en train de revenir ou plutôt de nous diriger euh vers la guerre totale ? Alors, avec cette image, regardez les avions de chasse américains qui sont sans cesse en action.

Ça fait des jours que ça dure. Les bombardements donc ont débuté il y a quelques jours et chaque nuit, il y a de nouvelles frappes sur le sol iranien. La guerre donc reprend au Moyen-Orient.

Il y a des frappes encore en ce moment même à là où on se parle, on vient de l'apprendre. Magalie Bartz va nous donner des détails dans un instant. En tout cas, on le sait, l'objectif des Américains, c'est toujours le même en tout cas depuis quelques jours, c'est de réduire les capacités iraniennes qui s'évissent dans le D3 d'Ormous, qui sévissent contre les navires de Marine Marchande.

Sauf que Donald Trump a menacé si jamais ça continue comme ça, on va frapper plus fort dès la semaine prochaine. La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux car la semaine prochaine, ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine, ce sera autour des ponts.

Nous allons détruire toute leur centrale électrique. Nous allons détruire tous leurs ponts à moins qu'il ne s'assoi à la table des négociations. On verra effectivement si c si ces frappes américaines vont être étendues.

Mais d'abord, on le disait, on l'a appris juste avant de prendre l'antenne. Magalie, apparemment ça continue de frapper cet après-midi. Oui, c'est le commandement américain qui vient de en effet poster un message en disant que à partir de midi heure française, donc il y a moins d'une heure et dem3 et bien les bombardements américains avaient repris toujours dans cette zone du D3 d'Ormouse. vraiment la guerre d'ormous à laquelle on assiste en ce moment pour tenter et bien justement de de frapper les capacités iraniennes et et les empêcher de menacer la navigation commerciale.

Donc ces frappes, elles n'ont plus lieu uniquement la nuit, hein. On voit que c'est elles ell elles ont lieu en ce moment même d'après donc le SENCOM, le commandement américain. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire qu'effectivement jusqu'ici c'était la nuit, c'était cantonné. Au fur et à mesure des jours, les cibles sont de plus en plus grandes. Il y a de plus en plus de sites ciblés et là on arrive à des frappes en plein jour.

Est-ce que effectivement ça y est, la guerre d'ormous a repris ? Non, mais ça veut dire que les capacités américaines de frappes peuvent s'exprimer puisque les Iraniens ne peuvent pas arrêter les frappes de jours. Il y avait même des drones marines qui ont été envoyés dans le port.

Donc incapacité des Iraniens. Moi je crois que on est dans la Attendez, attendez, qu'est-ce que vous voulez dire incapacité des Iraniens ? n'ont pas de capacité de défense anti-aérienne qui empêcherait euh d'habitude on fait ça la nuit parce que euh ça rajoute même si les systèmes d'âme aujourd'hui font pas tellement de différence he ils voient à jour et nuit de la même façon [raclement de gorge] mais là ça veut dire que on y va on utilise les 24 heures quoi et pas pas les 12h ou les 6h moi je crois que la la grosse difficulté c'est mais on le dit depuis le début c'est la stratégie américaine.

Quelle est la stratégie aujourd'hui ? libérer le D3 d'Omose, on vous rappelle que si leit d'Omose est tenu, c'est à cause de vous. Avant le 28 février, il était libre.

Donc vous allez pas m'expliquer que c'est une stratégie. Quelle est votre stratégie ? On sait que probablement la stratégie de monsieur Netaniaahu était beaucoup plus claire. renverser le régime.

On commence par tuer euh le guide suprême et on se dit on va renverser le régime. Sauf qu'ils ont fait un changement de régime. C'est plus le guide suprême qui dirige, c'est probablement les passes d'Aran.

H et comme vous le savez, le guide suprême est devenu un imam caché suivant la terminologie de de Tran et et ce sont les en fait les passes d'Aran qui dirigent et c'est la version dure des passes d'Aran et on est dans un et ça je parle sous le contrôle sous votre contrôle on est dans une logique totalement différente d'un côté une pardon une logique théologique avec une idéologie très ferme. C'est pas grave, nous on va mourir, on va en on va au paradis, vous allez en enfer. Et de l'autre côté, une logique occidentale qui est pas du tout là-dessus.

Et donc actuellement, le président Trump est dans une impasse. Il se voit imposé en fait de faire la guerre qu'il est en train de faire au TR autour du D3 d'Ormose parce qu'il n'a pas été capable d'aller jusqu'au bout de la stratégie que lui proposait Netaniaou qui était peut-être pas la bonne, qui était peut-être pas certaine, mais il y en avait une au moins. Mais il y en avait une.

Voilà. Et le changement de régime, c'était peut-être pas en 2 jours, c'était peut-être en 6 mois, peut-être en en 8 jours. Tr reculer.

Et tr reculer. David, rigolez-vous Rose, pardon. Le le le sujet là, c'est est-ce que cette guerre totale va arriver ? guerre totale, c'est un concept un peu fumeux, on sait pas trop ce que ça veut dire mais euh euh on reproche souvent à Trump de faire de la chantilly, de parler pour ne rien dire, de menacer, de changer 25 fois de point de vue, mais la réalité c'est qu'il est au pied du mur.

Peut-être qu'un jour Donald Trump va se retrouver dans l'obligation de vraiment hausser son niveau de jeu en matière de guerre au-delà de ce qu'on peut imaginer aujourd'hui. Bah, en tout cas, il y a une logique escalateur potentielle qui est Oui. qui est plus ou moins assumé de part et d'autres d'ailleurs, y compris du côté des Iraniens euh qui font le calcul que Trump pourra pas aller qu'il est dans une impasse qui pourra pas aller jusqu'au bout, que bombarder ne réglera pas le problème d'ici les midtermes.

Mais je c'est pas forcément un bon calcul de la part des Iraniens. D'abord parce que tous les présidents américains souvent perdent les midterm. Là les les choses qui étaient importantes pour Trump c'était son anniversaire, le mondial et les 250 ans qui sont passés.

Et donc [grognement] ce qui est intéressant, c'est qu'il a fait une lettre au congrès. Euh c'est très c'est totalement inédit parce que d'habitude il est beaucoup moins enclin à à respecter les formes constitutiv légaliste. Vous Oui.

Et il a fait une lettre où il expliquait effectivement qu'il y avait une reprise des des opérations militaires à grand c'est une guerre d'attrition qui est menée là et qui est assumée à grande échelle avec des seuils qui peuvent être passés. il les a annoncé et là c'est problématique parce qu'effectivement paradoxalement c'est pour pousser les iraniens à reprendre la négociation. Euh c'est pas pour en tant que tel rencer le régime parce que ça sera pas possible en tant que tel.

Le régime changera de l'intérieur, il ne peut changer de l'intérieur. Et le paradoxe c'est qu'en réalité les négociations étaient encore plus efficaces que les bombardements. C'est bien pour ça d'ailleurs que les passes d'ar la ligne dure a hypothéqué.

Attendez, vous dites les négociations ont été encore plus efficaces ? Oui, parce qu'en réalité euh les attendus de la négociation euh font et imploser le régime entre une ligne qui ne veut pas de compromis et une ligne qui veut un compromis. Vous m'intéressez.

Est-ce que c'est bon cette idée que les négociations ont été re très dures pour le régime que euh certains négociateurs étaient tensés quand ils rentraient menacés ? Est-ce que c'est c'est pas un fantasme occidental ça ? Non non, c'est un vrai.

Non non, ils ont été, on le voit d'ailleurs dans les manifestations pour les funérailles, que ça soit des gens comme Arakchi qui est pas forcément un tendre par ailleurs, hein. Il a un passif et cetera, Pèesquan, ils ont été menacés extraits de la foule parce qu'ils étaient menacés et considérés comme des traîtres. Donc les les conflits sur les lignes qui se télescope à Terran sont extrêmement fortes.

Je vais pas rentrer dans le détail mais même au niveau du majelis, il y a eu des des des changements de personnes et cetera parce que effectivement l'enjeu aujourd'hui c'est sauver l'Iran ou sauver un régime, ce qui n'est pas la même chose. Et la ligne pragmatique considère qu'effectivement il y a pas d'autre option qu'un compromis et c'est jugé irrecevable par la ligne maximaliste notamment qui est incarnée par une grande partie des gardiens, pas tous. Khalib est un ancien gardien euh et puis une partie des extrémistes notamment qui contrôlent la télévision.

Euh je vais je donne un exemple qui est pas anodin. Euh lorsqu'il a rendu compte des négociations, Khalibf donc était un des chefs de négociation avec Abbasaraki, mise affaires étrangère, l'émission a été coupée quand il a bordé deux points essentiels. Quand il est bordé le nucléaire et la question des euh justement de la levée des du dégel des sanctions.

Il est à la télévision iranienne et l'émission qui coupé coupé coupé qui l'a coupé parce qu'elle est sous elle est sous le contrôle des ultras en fait. Et donc à aujourd'hui ça on le voit pas parce que c'est caché ce qu'on appelle le système le Nzam en sorte qu'on ne voit pas de l'extérieur ce qui se passe mais c'est extrêmement extrêmement dur à l'intérieur avec même des des éliminations physiques potentielles entre factions. Pour pour résumer ce que vous dites, c'était passionnant sur ma question qui était celle de de retour ou pas de la [raclement de gorge] guerre totale, vous semblez dire que finalement des deux côtés euh cette logique d'escalade, il faut pas l'exclure.

Les Américains, euh Trump est libéré de ses grands engagements là, les les anniversaires de de ce printemps, de ce début d'été d'une part et d'autre part les Durchs ont pris le la main en Iran et on pas du tout envie de négocier. du côté Trump, c'est de de faire ces délis durs pour donner la main au à ceux qui veulent négocier. C'est c'est un paris incertain, mais c'est pas juste pour frapper effectivement.

Et d'ailleurs, il il a rétabli le les sanctions qu'il avait levé hein, le waver sur le l'exportation du pétrole. Il y a plus de pétrole iranien qui va sortir et ils n'ont pas eu de dégel. Ils n'ont ils n'ont rien eu.

Ce qui explique d'ailleurs que les Iraniens frappent des pays qu'on comprend pas. Ils vont frapper des pays qui a priori devraient pas l'être. par exemple le Qatar qui est un médiateur ou Aman qui est très conciliant avec mais tout simplement parce que le Qatar n'a pas réussi à faire dégeler les similas.

Ce à quoi on assiste ? Parce que la reprise des frappes américaines, c'était donc la semaine dernière parce que le régime iranien visait des bateaux de la marine marchande. Ce qui a fait entr donc c'est les gardiens de la révolution qui siamment font échouer ce protocole d'accord en visant ces ces navires parce qu' veulent ils veulent pas que ceux qui incarnent bien éventuellement l'option de la négociation et du compromis soi validé.

H c'est fou parce que c'est la guerre de sécession. Il y a il y a à l'intérieur une guerre petite guerre civile politique à l'intérieur de petite je suis gentil et toute chose égale par ailleurs évidemment parce que comparaison des parisons on attend le moment termidorien interrant hm euh qui permettrait effectivement de faire imploser le le système. Ça voudrait dire non mais attendez c'est important.

Ça voudrait dire que ce Donald Trump à propos duquel on dit tout ce qu'il a entrepris en Iran depuis le mois de janvier est nul et non avenue, c'était mieux avant le détro. En réalité, à force d'ébranlé de fissurer ce dispositif au sens euh figuré au sens premier, euh il pourrait avec le temps avoir raison et avoir mis à le régime totalitaire de la République raison de mentionner le temps parce que le la temporalité des deux côtés c'est la c'est la variable principale. Hm. euh et des calculs erronés ou pas d'ailleurs sur la temporalité.

J'ai évoqué les les midmes pour Trump et le fait de tenir pour le pour les les maximalistes iraniens alors que la situation économique est catastrophique. Elle a jamais été aussi mauvaise. Il y a 40 % de gens qui sont sous le seuil de pauvreté.

Il y a des coupures d'électricité en permanence et là on retrouve la de le seuil éventuellement passé par Donald Trump qui serait euh sur les infrastructure critique. C'est ce qu'il a annoncé en disant la semaine prochaine si rien ne bouge, on peut taper les ponts et les centrales électriques. Et il y a un précédent, il y a un pont justement dans le Golestan qui reliait à la Chine et à la Russie qui a été frappé.

Mais ça veut dire les faire craquer jus Ça veut dire les faire craquer mais ils ont déjà essayé de les faire craquer il y a un mois et demi de mois. Non, pas les faire craquer sur le terrain, les faire craquer au niveau du système. Voilà, c'est ça le système avec les ce pont Renault vous a interrompu.

Ce pont effectivement qui était qui qui était un pont en construction depuis 20 ans gigantesque et qui reliait pour faire cours Teran à la mer, hein. Celui-là pas, c'est le pont du Golestan qui à la Chine en fait et qui permet de contourner les sanctions notamment depuis. C'est une infrastructure terrestre qui relie aussi euh par la Caspienne à la Russie et donc qui permettait d'alimenter un d'éviter le goulot d'anglement du justement maritime du fait du blocage par les Américains.

Et donc c'est un message aussi à Pékin. D'accord. Exactement.

Magal. Il y en a beaucoup qui estiment qu'en fait les Donald Trump aurait dû maintenir ce blocus, cette asphyxie économique et en fait qu'il a levé ce contreblocus trop tôt. Et en fait à Évian lors du G7, il s'est expliqué en fait là-dessus quand il a il est arrivé vous savez au réolé de justement de son protocole.

D'accord. Lui expliquait que de toute manière il ne enfin il ne voulait pas prendre le risque en fait d'une inflation généralisée. Sont des pour des raisons économiques que Donald Trump a décidé finalement de relâcher ce B reconstituer les stocks et en plus il devait reconstituer les stocks.

Et là, ce qui est intéressant pour revenir sur ce que vous disiez, c'est que le 7 juillet, lorsque Trump [raclement de gorge] annonce au Sénat américain en effet qu'il va y avoir une reprise des frappes, en fait, il rouvre un délai de 60 jours, vous savez, pour avoir sans avoir besoin de l'aval du Congrès, il a 60 jours pour mener ses frappes. Ça veut dire, et c'est probablement ce qu'il va annoncer dans la nuit de jeudi à vendredi, qu'il se laisse 60 jours pour mener cette offensive. En effet, dans le but d'essayer de faire craquer ce régime.

Moi les amis, les amis, je vous écoute mais me vient au visage en en vous écoutant l'idée que finalement quand on voit les échecs des grands empires, quand ils font des guerres classiques, les Russes, les Afghans, [raclement de gorge] je sais pas les Américains au Vietnam, que finalement on est sur un pilotage assez étonnant, un pilotage fin un peu un peu comme vous savez les rallyis sur glace là, les rallyis de Monte Carlo, on accélère, on freine, enfin je suis pas très bon pilote. Là, on a un Trump qui a quand même l'intelligence de se retirer. Bon, de pas mettre des troupes au sol, de de de de puis de revenir puis de repartir puis de revenir puis de repartir.

Il est pragmatique, c'est l'ultra. Attendez, et si cette façon de mener la guerre là était finalement une une façon plus efficace que d'y aller comme en Irak par exemple, pardonnez-moi de vous contredire un petit peu, c'est qu'il se fait piloter, c'est-à-dire qu'il n'est pas capable lui d'avoir une stratégie qui l'impose à l'autre. Il se fait piloter.

Il dit "OK, on y va. 5 semaines de bombardement et puis ah accord. Oui, j'ai j'ai pas vu la différence de l'accord entre l'accord en farci et en américain, mais apparemment ça correspond pas.

Ils ont pas la même interprétation en tout cas du texte. Et là, il se dit "On va négocier et puis on repart et puis effectivement les tensions internes du régime sont probablement ce qui amènera l'explosion du régime." Ce que le Mossade avait dit, il avait pas dit "On va on va renverser en 8 jours, il a dit il faudra des mois, peut-être une année." général, prouvez-moi que Trump et les Américains ont renoncé à leur vrai but de guerre, le nucléaire, mettre un peu la main sur le pétrole et puis libéraliser un peu ce régime qui passe ses journées à brûler des drapeaux américains.

En gros, en gros pour faire simple voilà et puis alors maintenant libérer le détroit d'ormous, il y a un 4ega mais au passage que qui qui a été rajouté raisonz raison mais mais peut-être qu'au fond avec ces intermoiements je passe en 2è je passe la 3è je passe la 4e, je reviens en point mort je reviens en arrière je fais un pas de côté et cetera, je me retire, je reviens peut-être qu'il mène une guerre d'attrition qui portera ses fruits et qui sera bien plus successful que toutes les guerres américaines menées depuis le Vietnam. Allez savoir comme disait le président Chirak, c'est à la fin des Oui. B hein, on verra.

Mais mais en tout état de cause, ce que je veux dire, c'est qu'ils se font imposer par les Iraniens les différentes manœuvres. Je m'arrête, je recommence, je redémarre et cetera. C'est pas une volonté américaine.

Je vous donne un exemple. Oui, mais ça s'appelle faire la guerre. Ça s'appelle faire la guerre dans toute c'est une guerre multispectre he c'est pas que une guerre militaire, elle est au niveau économique aussi.

Bien sûr. Non mais j'aiécoute pardon général. Ouais je je vous donne un exemple.

Euh après les premières attaques, on nous annonce l'arrivée de la 82e airband des deux corps expéditionnaires de Marines. Ça fait 2 mois qu'ils font des ronds dans l'eau. Et pourquoi ?

Parce que les États-Unis ne veulent pas, le président Trump ne veut pas prendre la décision majeure qui est OK, le détroit d'ormous est important, il faut le prendre, il faut le tenir. Si vous le tenez pas, bah ils continueront à vous tirer sur des comme disiez des extrémistes continueront à tirer à droite et à gauche. Il ne veut pas prendre cette décision.

Pourquoi ? parce que il n'est pas élu pour ça. C'est un président qui a amené la paix et qui devrait être contraint à annoncer aux Américain qui va ramener des bodybags aux États-Unis.

Alors, pourquoi est-ce qu'il amène les troupes pour ne pas les engager ? Et finalement voilà. Donc ça ça prouve bien que sa stratégie et vous avez parfaitement raison, ça n'est pas qu'une stratégie militaire.

Il y a d'autres éléments qui comptent là-dedans, mais son étatmajor le conseil en lui disant "Écoutez, monsieur le président, on peut y aller, pas de problème, on y va. 150 morts le prer jour, 300 le 2e et cetera et cetera. Vous êtes prêts ?" Ah ben non, attendez.

Ah ben oui, mais c'est ça la guerre. Un entre deux, c'est ça la guerre. Donc il est toujours en train de basculer entre l'un et [raclement de gorge] l'autre.

Mais vous avez raison, je pense que le discours de jeudi à vendredi peut-être, je dis bien peu parce qu'on sait jamais avec le président Trump être important parce qu'il est à un moment où il dit bah il faut que j'aille plus loin ou pas quoi. Il a promis des annonces en tout cas le président américain. Est-ce que ça veut dire que pour vous 20 navires de guerre et des centaines d'avions militaires mobilisés uniquement pour tenir le blocus américain dans ce détroit d'ornous, c'est une aberration pour vous ?

Non, c'est pas une aboration ça. Ça joue sur l'aspect économique. Ça bloque évidemment.

Euh, il y a un blocus qui fonctionne. Les [raclement de gorge] Américains peuvent empêcher les bateaux de passer. Donc, sur le plan économique, c'est bien.

Est-ce que à terme au bout de combien de temps ça va faire craquer le régime ? Ça, c'est une question à laquelle on peut pas répondre. En tout cas, Donald Trump l'a dit hier, il ne veut plus négocier avec ce régime.

Écoutez-le. Je ne veux pas négocier pour l'instant. Il y a 3 jours, nous avions un accord.

À quand remonte votre dernier entretien avec un responsable iranien ? Et bien pas moi personnellement, mais disons mes représentants. J'ai parlé avec eux mais mes représentants il y a en fait il y a une heure.

Ils veulent conclure un accord mais chaque fois qu'il conclu un accord il ne le respectent pas. Mais ne nous laissons pas abuser. Trump là il fait de la chantilly.

On s'en fiche de ce qu'il dit. ça n'a aucune importance. Il veut négocier il dit "Je veux pas négocier avec eux, tout le monde sait qu'il rêve de négocier avec eux.

Voilà, il les traite de menteur mais enfin et c'est tout ça c'est du chaud. Mais ça fait partie d'un dispositif qui me semble être constitutif d'un ensemble qu'on pourrait appeler la guerre façon Trump. Et il n'est pas prouvé aujourd'hui quand on voit toutes les guerres qu'ont perdu les Américains, les grands empires, je mets les Russes avec.

Quand on voit toutes les guerres qui perdent depuis des décennies, mon général, il n'est pas prouvé que la méthode Trump, j'avance, je recule, je freine, j'accélère, je fais un pas de côté, je me dégage, je me réengage, je bombarde, j'arrête de Je suis pas certain que ce soit pas une meilleure façon de faire la guerre que celle de Johnson au Vietnam. C'est possible concernant l'Iran, on peut se poser des questions quand même sur la l'attention qu'il apporte qu'il accorde aux Iraniens. H n'est-ce pas lui qui a dit "Allez-y, j'arrive !" 40000 morts. 40000 morts et ça continue hein.

Je veux dire, il y a une présentation demain par une organisation iranienne à Paris des éléments juridiques qui vont être mis en place poursuivre le régime iranien pour crime et cetera. Vous avez raison. Mais il a [raclement de gorge] dit il a dit allez-y, j'arrive.

Il est arrivé quelques jours, quelques semaines plus tard. Mois mois peut-être mais qu'est-ce que c'est à l'échelle de l'histoire ? La première puissance américaine a dit allez-y.

Alors vous avez raison. J'aurais jamais dû dire allez-y j'arrive. Non mais on est des on est des on est des commentateurs de la précé sans doute que des phénomènes de résistance [raclement de gorge] s'installent en Iran.

Il avait jamais imaginé que il y aurait une tuerie de masse qui serait perpétrée comme ça. Parce que pour tuer 42000 personnes en 2 jours euh il faut de l'ingénierie. On peut pas tuer comme ça un on ne peut pas tuer demain matin 42000 français même si on le veut.

C'estd qu'il faut nasser, fermer des marchés, mettre le feu à l'intérieur des marchés, organiser des mises à bien là où est l'erreur du président Trump qui ne connaît pas ce que c'est que le gouvernement de Teran. Non, vous avez vous marquez Non, mais il était il était il était extrêmement mal enseigné. Hm.

Moi, je connais pas beaucoup de je connais pas beaucoup de chefs de l'État qui vont contre la vie de son état-major, contre la vie de la plupart de ses ministres, contre Si vous êtes demain un président Éric et que le chef d'état-major français lui dit "N'y allez pas, c'est une grosse connerie, vous irez quand même." Il y avait Non, le contexte vous connaissant, vous irez pas. à à personne [raclement de gorge] n'a dit à Donald Trump, il allait y avoir le 8 et le 9 janvier 42000 iraniens qui seraient exécutés par des milices étrangères chiites qui seraientenu venu donner un coup de main au à la République islamique d'Iran.

Il y avait un contexte, il y avait un contexte de rébellion. Il y avait un contexte de rébellion sur lequel les Américains souhaitaient s'appuyer pour intervenir. Bon alors mais je croyais que je croyais que la CIA et le Mossad savait tout dans le monde.

On m'a appris ça. Ils savent tout. Ils ont des satellites partout.

Personne personne n'a jamais dit ça. Mais si Israël a des agents en Iran. Bien sûr ils ont des agents.

Mais alors pourquoi ils étaient pas au courant de ces émeutes ? Il savent pas tout. On et si non.

Il savaient qu'il y avait des émeutes. Il pas imaginer l'horreur. Enfin franchement pour imaginer qu'un qu'un qu'un qu'un pays puisse tuer massivement 42000 de ces enfants qui ne sont pas forcément des rebelles.

Des gens dans la rue ont été exécutés y compris des gens qui je pense étaient peut-être des soutiens idéologiques du régime hein. On tirait dans la foule. Est-ce que Netaniaou n' pas Est-ce que Netaniaou n'a pas attendu l'ampleur de ses émeutes pour en finir avec l'Iran ?

On ne sait pas. Si si. Bon ben alors Netaniaaho mais lisez ce que dit Netaniaaho depuis des années.

Il voulait le renversement du régime iranien. Il a il a obtenu de de Trump qu'il n'a obtenu d'aucun président américain reliser les faits depuis le mois de janvier. Non mais on est d'accord làdessus.

Bah non on n'est pas d'accord puisque vous dites que c'est une stratégie gagnante. Non je dis pas que c'est une stratégie gagnante. Si vous dites dans 2 ans, on verra que Trump va ver.

Ah oui, non mais ça c'est autre chose. Non mais je dis que [raclement de gorge] c'est quand même je trouve toujours un peu difficile de dire "Ah ben voilà, Trump aurait dû intervenir le 9 janvier au soir parce que voilà une intervention militaire avec les moyens américains. [raclement de gorge] Ce qui s'est passé le 8 et le 9 janvier est terrible.

Il a dit "C'est vrai, allez-y, révoltez-vous sans imaginer que l'Iran perp organiserait cette tuerie de masse qui a nécessité encore une fois beaucoup d'ingénierie en amont. de des ingénieurs de la mort qui ont travaillé ça de façon dingue. Encore une fois, des marchés ont été nassés, enfermés avec des l'horreur mais il a il a sous-estimé la résistance iratienne.

Il a pas écouté ses ses conseillers. Il faut il faut être réaliste. Il y a une légèreté de la parole présidentielle américaine qui est qui est un mélange de cynisme et de et de méconnaissance les deux en réalité. euh parce que ça remonte aussi à au projet initial qui avait été éventuellement envisagé d'instrumentalisation des curdes et ça tout ça n'a pas été validé et donc en réalité on s'est retrouvé au milieu du [rires] euh c'est ça en fait c'estàd que les options qui ont été données à Donald Trump c'était premièrement on va décapiter.

Est-ce que ça peut marcher ? Oui. Il fonctionne sur intuition.

Est-ce que ça va déstabiliser ? Oui. Est-ce que ça va renverser le régime ?

Non, j'y crois pas trop. Donc on va faire les deux premières étapes. D'ailleurs, ça a été fait hein, c'est la suite qui a pas été faite euh ce que demandaient les Israéliens notamment effectivement et là on retrouve le scénario avec Amed Nejad, le recrutement par le Mossad où il y avait [raclement de gorge] effectivement la mobilisation en interne euh de des minorités et cetera pour éventuellement déstabiliser le régime.

Donc ce qui est fait ce qui est fait est fait et de toute façon l'enjeu est ailleurs aujourd'hui. Ce qui est sûr c'est que Donald Trump a mis de côté tous ses conseillers euh qui connaissaient l'Iran. C'est le problème.

Au département d'État, il les a tous mis de côté et donc il s'est retrouvé avec une cour flatteuse qui n'est c'est jamais bon quand on est un grand décideur parce qu'il faut entendre des choses qu'il ne faut pas plaisir à entendre. Il était dans le bureau, il était dans la dans la salle salle de crise à la Maison Blanche et en effet qui est autour de la table hier lorsqu'on lui présente de nouvelles options. Vous avez par exemple son gendre Jarette Cochner.

C'est lui [rires] aujourd'hui qui le conseille énormément sur l'Iran avec son chef d'étatmajor. Mais ce sont ces personnalités là et c'est vrai qu'il y a eu un grand coup de balai au département d'État et qu'aujourd'hui il il manque de spécialistes qui lui font comprendre cette boîte noire qui est le régime iranien. Alors en revanche là où il est où c'est plutôt efficace c'est sur le registre économique.

J'ai coutume de dire d'ailleurs que le vrai ministre de la guerre c'est pas Pite c'est Scott Bent. C'est lui parce que c'est lui qui étrangle et là il a pris des mesures encore sur les contre les passes d'arente sur la marine sur notamment les flux euh financier du fils d'un d'un des grands qui a été tué le le 28 février à Chamrhani notamment. C'est toute la filière maritime qui permet de rentrer des des liquidités et il est en train d'assécher systématiquement.

Il y a le rétablissement du bocus qui a été très efficace et c'est pas l'initiative de Trump en fait. c'est sur le conseil de son amiral Brad Cooper qui lui est très avisé et qui sait que l'arme économique est redoutable. Elle a une traduction militaire non létale en fait et puis et puis le fait de pas dégeler.

Et il y a eu une mauvaise lecture je pense pour le le memorandum partiellement. C'est-à-dire que on a un peu caricaturé en disant qu'il était il avait tout donné aux Iraniens ce que j'ai jamais pensé. Il a été mal rédigé et certaines clauses l'ont été par les Iraniens eux-mêmes notamment la clause sur Hormous de 60 jours et cetera.

Mais en réalité, il y a un levier qui est redoutable qui s'appelle le levier de la performance. Et c'est l'idée que on ne libère pas d'argent s'il y a pas de contrepartie iranienne. Et à partir du moment où il y a pas de contrepartie iranienne, et j'ai dit ça depuis le début, il y a pas de lever de du des de déjeunes.

Mais on voit que ça ne les intéresse pas. C'est-à-dire que aujourd'hui ceux qui sont véritablement aux commande Oui, mais en même temps, il ils pensent que garder l'emprise sur le D3 d'Ormous, vaut mieux qu'avoir ses milliards débloqués. Mais c'est c'est un calcul [raclement de gorge] à court terme.

Ouais. Bien euh passionnant en tout cas. On va maintenant passer euh sur un autre dossier tout aussi passionnant voir davantage qui est euh l'Ukraine, la Russie avec ce qui se passe dans la petite mer d'Azov.

Vous voyez la Crimée, juste à côté de la Crimée, au-dessus de la mer noire, il y a la petite mer d'AOF qui est une mer qui n'est pas tout à fait fermée. Mais ça n'empêche pas que sur le plan un peu stratégique, c'est un peu un lac, un lac russe où les Russes prospèrent seulement. Voilà, depuis quelques heures, les bâtiments russes ne prospèrent plus du tout dans la mer d'Azo.

Effectivement, parce que la stratégie de l'Ukraine, vous le savez, c'est d'asphixier la Crimée en frappant notamment des infrastructures énergétiques. Et bien cette stratégie, elle est en train de s'étendre. Les Ukrainiens ont décidé de mener des attaques effectivement dans cette mer d'Azov.

Les drones ukrainiens mènent en fait une bataille navale acharnée contre la flotte fantôme russe. Les images comme celle-ci pulent sur les réseaux sociaux. des pétroliers, des remorqueurs, des feries sont coulées en tout.

Apparemment, il y aura entre 90 même presque certaines sources parlent de 100 navires qui ont été détruits en même pas euh une dizaine de jours. En 7 jours là, on dit mais depuis oui, ça fait ça fait une dizaine de jours. Marianne Cotonov, Loï Gorgibus sont nos journalistes qui sont en ce moment en Ukraine.

Il y a quelques minutes, on peut pas malheureusement les avoir en direct, ils sont en reportage en ce moment sur justement ces ces ces raffineries. et son reportage mais il y a quelques minutes nous expliquait cette stratégie ukrainienne écoutée. Depuis une dizaine de jours, la mer d'Azov est devenue la cible privilégiée des drones ukrainiens.

Alors ils ont commencé par les ports qui sont en bordure de la Russie et à viser des infrastructures pétrolières bien sûr et énergétiques. Et puis dorénant ce sont les bateaux de la flotte fantôme russe qui sont visés qui essayaient de contourner donc les sanctions en passant par la mer d'Azov. Ça alimente et la Crimée, ça alimente également la Russie puisque euh il y a notamment et bien les bateaux qui transportent le grain euh euh ukrainien venant des régions occupées sur l'autre rive qui alimentait à la fois la Russie et à la fois la Crimée.

Et c'est important cette mer d'Azov pour la Russie parce que dorénavant et bien les drones ukrainiens visent également tout ce qui est voie terrestre en Crimée. Et c'était donc une une autre une voix très importante, la mère d'Azov donc pour les Russes. En visant cela, en visant les bateaux de la de la de la flotte fantôme et bien il paralyse tout le trafic de la mer d'Azovof qui est quasiment maintenant à l'arrêt.

Mais effectivement Marianne qui le dit maintenant le résultat il est extrêmement concret c'est que le trafic dans cette mer d'Azovof pour le moment est quasi nul grâce à cette stratégie ukrainienne. Succès éclatant là. Oui.

Alors quand on voyait la carte tout à l'heure, vous parliez d'une d'un lac russe. [raclement de gorge] Rappelons que c'est un lac russe depuis 2022. ou avant il y avait l'Ukraine qui était là, [raclement de gorge] il y avait la Crimée bien sûr, mais le reste était ukrainien et donc ça a été transformé effectivement en lac russe.

C'est la deuxième étape. La première étape, ça a été de chasser la marine russe de Sébastopol. Oui.

Je rappelle que Sébastopol, même à l'époque où la Crimée était ukrainienne, le port de Sébastopol restait russe. Il y avait un accord. Donc première étape, on chasse la marine russe de Sébastopol.

Donc après on se dit à quoi sert la Crimée puisqu'il y a plus Sébastopol. Donc et la mer d'Azovof [raclement de gorge] et là les frappes que la logistique qui va dans la région occupée par la Russie passe par la mer d'Azovof. Pour ça qu'il y a tant de bateaux qui passent par là.

Euh il y a un autre euh juste une question j' quand même la géographie c'est important. Quand on est un bateau russe, voilà, qu'on veut aller Merdazof, on est dans l'Atlantique, on passe le D3 de Gibraltar, on rentre dans la Méditerranée, je dis pas de bêtise, on va jusqu'en en Turquie, Istanbul le Détroit du Bosfor, on rentre donc dans la mer noire et quand on est dans la mer noire, il y a encore, j'imagine, un nouveau D3 qui nous fait rentrer un peu plus au nord dans cette petite mer d'Azof et le Kerche avec le pont pont de Kerche. Et là, [raclement de gorge] les trafics dont on parle sont plutôt des trafics locaux qui passent de la rive russe à la rive ex-krainienne et pour soutenir pour soutenir en fait les forces russes et ça bloque tout.

Quels sont les bateaux qui sont visés ? C'est des bateaux de des pétroliers, des portes containers, des carbaux, des fer des matériels, des il y a des barges, il y a des barges parce que la mer est pas très profonde. Alors, il y a des barges et cetera.

Donc c'est ça. Donc ça veut dire que çaèche la logistique d' Et autre chose, vous avez la sortie de Rostof, donc du don qui est le canal d'exportation des céréales russes. Hm.

Et si vous bloquez tout ça, bah vous bloquez une partie de l'exportation russe. Et on sait que les exportations russes, il y a le pétrole bien sûr, mais il y a aussi les céréales qui sont importantes. On parlait du temps, le facteur temps.

Tout à l'heure pour l'Iran et les États-Unis, là le facteur temps, il peut aussi être important. C'est-à-dire que si les Ukrainiens parviennent à poursuivre cette stratégie, là on voit les conséquences, on le voit sur les particuliers qui dans certaines régions et les autorités le disent hein, n'utilisez plus votre voiture. On voit qu'il y a des problèmes d'apprévisionnement sur le front, donc militaire, ça devient aussi compliqué.

Ça peut porter ses fruits et davantage encore concret cette Oui. Alors moi moi j'ai été frappé par la déclaration du président Zelinski qui a annoncé 40 jours d'offensive. Pour annoncer 40 jours d'offensive, faut avoir les stocks.

Veut dire, vous dites pas, je fais 40 jours et puis j'ai plus de munition. Donc il avec des actuellement, il utilise jusqu'à 600 drones par jour, enfin par nuit. Donc c'est absolument colossal.

Donc oui, ils ont calculé que pendant ces 40 jours, ils vont réussir à affaiblir suffisamment la Russie pour un toucher la population h et ça commence à porter ses fruits. Les sondages en Russie, on sait ce que ça veut dire mais quand même le président Poutine a sa côte qui dégringole. [raclement de gorge] Les économistes qui sont autour disent "On a un vrai problème, on n'y arrive pas." Et deuxièmement, les armées parce que comme elles sont plus approvisionnées, elles ne peuvent plus tenir sur les lignes sur lesquelles elles sont.

Et on arrive à alors il y a un grignotage russe certes, mais il y a aussi un grignotage ukrainien et quand vous faites la somme des deux, on arrive quasiment à zéro, quoi. C'estàdire que les Russes ne progressent quasiment plus. Ouais.

C'est ce que disait Renault Pilat tout à l'heure, mon cher Renault, vous disiez vous avez estimé sans doute à juste titre que je m'enflammais un peu trop pour cette encore une fois cette ingéniosité ukrainienne qui paralyse les Russes sur cette mer d'Asov. Vous sembliez dire que comme le général Trinquant que il y a pas que des succès ces derniers jours côté ukrainien loin sans faut. Oui, il faut faire attention parce que la plupart des commentateurs occidentaux sont proiniens.

Voilà, faut faut dire les choses. Il y a pas beaucoup de prusses et on peut comprendre et il y a d'ailleurs des commentateurs qui sont prorusses et on a l'impression qu'ils sont largement font partie du lobby prorusse. Je m'étendrai pas.

Euh vous vous retrouvez avec euh des des Ukrainiens qui certes sont extrêmement malins. C'est ça va être le premier producteur de drones dans le monde. Ils sont extrêmement ingénieux, ils mobilisent du cash.

Ils sont extrêmement euh volontaires sur des contrats avec des des boîtes des boîtes européennes. Euh Macron joue un rôle très important de moteur, la coalition des volontaires. Il a eu un rendez-vous Zelinski avec Safran, le groupe Safran français pour essayer de de de d'avoir un contrat pour construire des radars, des système radar pour construire je crois des missiles.

Je pars sous votre contrôle mais lorsqu'on le regarde sur le terrain, évidemment il y a pas d'essence dans la région de Moscou mais c'est pas grand-chose par rapport à ce qui se passe dans le Donbas. Dans le Donbas pour l'instant même si c'est très faible, c'est les Russes qui ont l'avantage dans le Donbas, c'est les Russes. Les Ukrainiens n'arrivent pas à résister.

Alors c'est c'est 50 km depuis je crois 5 6 8 10 mois si c'est un avantage tout relatif. Ça fait donc plus de 10 ans qu'ils essayent de de s'emparer de cette région du DBass n'y arrivent pas. Oui arrive pas mais qui dit mais qui dit que les Ukrainiens vont résister encore pendant un an, un an et demi, 2 ans l'hiver va être très dur encore à Kief hein.

Regardez les regardez les bombardements qu'il y a eu à Kief il y a 3 semaines. L'hiver c'est des installations électriques. Est-ce que Kief va les habitants de Kief vont réussir à se chauffer cet hiver ? les hivers, c'est pour ça que Zelenski est extrêmement pressé d'essayer de de marquer un point.

Dernière chose, les flamingos, je regardais les flamingo euh de la part et pourtant c'est un compte proukrainien. Bah il y a deux salles de missiles flamingo qui sont produits par les Ukrainiens. Ils ont tous été arrêtés par les Russes.

Tous. Ouais. Les missiles coûtent extrêmement cher coû très cher.

Tous éc échec. H bon euh donc regardons l'ensemble des faits. H sinon on a l'impression que on regarde les succès ukrainiens et c'est pas bien d'être de pas regarder l'ensemble des parce que les Russes apprennent aussi et voi bien l'efficacité aussi de cette offensive ukrainienne sur les arrières sur [rires] les arrières et donc maintenant essaie de mettre en place des contmesures.

On l'a vu sur sur les drones il y avait une avance ukrainienne, les Russes sont rattrapées et puis maintenant on a l'impression qu'il y a à nouveau un saut technologique côté ukrainien. C'est une course de vitesse, c'est-à-dire 40 jours. C'était c'est le 26 juin que Zelansky a annoncé les 40 jours.

Donc ça nous met début début août. Est-ce que voilà, est-ce que à ce moment-là l'asphyxie de l'économie russe sera vraiment suffisante pour que Vladimir Poutine retourne à la table de négociation ? Vous posez une bonne question.

Davidos je voulais juste ajouter un point sur le sur l'aspect militaire hein sur le euh facteur humain. Les Russes perdent trop d'hommes. Ils n'arrivent plus à recruter autant qu'il consomme et ça 50000 je crois depuis en Ouais.

Et donc ça c'est ça c'est un vrai sujet pour eux. [raclement de gorge] Ça c'est un vrai sujet parce que la question ça va être après les élections de septembre, est-ce que le président Poutine va déclarer la mobilisation ? parce qu'il ne pourra pas faire autrement parce qu'il aura pu assez de soldats à fournir dans cette machine qui tue énormément et qui tue j'allais dire c'est terrible ce que je vais dire presque normalement puisque les Russes sont dans l'offensive c'est là que vous perdez le plus d'hommes et qu'en plus les Ukrainiens avec les drones dominent complètement le sujet sur le terrain et donc il y a un facteur humain important qui se répercute dans la société russe.

Et pardonnez-moi, on va faire le même parallèle que tout à l'heure avec l'Iran. Le problème c'est le régime, c'est est-ce que tout ceci va amener au bout d'un moment un certain nombre dans la sphère autour de monsieur Poutine à se poser des questions ? On s'est aperçu depuis un mois à peu près qu'il y a des gens dans l'entourage de Poutine qui d'un seul coup ont disparu.

Et donc est-ce que ça veut dire que la lutte qu'on connaît entre le GRU et le FSB est arrivée à un point où on se pose est-ce que le patron est celui qu'il faut qu'on maintienne jusqu'au bout ? parce qu'on sait que lui ne négociera jamais et que on a besoin de négocier. C'est c'est pour ça que je fais un peu le parallèle avec ce qui se passe on sait que Vladimir Poutine ne négociera jamais français au gardien de la révolution en Iran et par conséquent les les les grands du régime se disent est-ce que ça vaut le coup qu'on continue à maintenir à se battre pour ce type à la tête de la Russie simplement en Iran, c'est ce qu'on appelle le NZAM.

C'est un système, c'est un groupe de gens, c'est pas une personne. C'est pour ça que c'est très différent. On n'est pas dans la même culture.

Là en Russie, c'est la culture autocratique. Alors ça riste entre guillemets métaphoriquement, mais c'est il est conc le pouvoir est concentré entre les mains d'une personne, même s'il y a autour de lui des effectivement des oligarques, des intérêts, les silovis qui sont les services de sécurité et cetera. Mais c'est lui qui a le pouvoir.

C'est pas le cas en Iran. C'est beaucoup plus compliqué. Donc c'est pour ça que la lecture en Iran et de la part de Vladimir Poutine, le problème c'est que en réalité euh pour que ça s'arrête, il faudrait qu'il soit plus là.

Ouais. C'est ça le problème. Euh c'est vraiment lui en fait en tant que que personne qui est le substrat bloquant pour toute perspective perspective et on voit mal comment il pourrait être renversé.

Et le risque c'est effectivement que comme c'est concentré entre ses mains, c'est qu'il soit pas qu'il ait pas des vélités du une fuite en avant. Et là, on retrouve des scénaris comme effectivement euh sur les Pays-Baltes ou ailleurs euh pour justement euh bah aller plus loin, faute de faute de concrétiser sur le terrain en Ukraine même. Vous parliez justement de cette difficulté qu'à la Russie avec ses soldats.

La Russie est en manque cruel de soldats. Donc la question est de savoir si le Kremelin va finir par décréter cette mobilision générale. Pour l'instant, il en est pas question.

Donc la Russie recrute partout où elle peut. On avait vu avec les soldats coréens, on l'a vu avec des africains qu'on a retrouvé sur sur le front et on voit que la Russie va recruter jusqu'en Amérique du Sud. On a un témoignage retrouvé sur les réseaux sociaux d'un bolivien qui s'est engagé à 29 ans et il a témoigné, c'était il y a quelques semaines de sa vie sur le front, il était plutôt content.

Il était avec son cousin, il est parti avec son cousin, il y a un péruvien et un colombien à côté de lui. Écoutez-le. Comment ça va les amis ? vous souhaite une très bonne fin d'après-midi.

C'est Nig Ros Maria qui vous parle depuis la Russie, depuis la guerre. On est ici à la zone zéro. On est avec mon équipe.

Voici Lokito. [musique] On a avec nous mon commandant le Colombia Nito Nogi. On est voyez-vous en pleine journée de guerre.

On vient de s'installer. [musique] On a là-bas en bas qui prépare notre petit repère. On prépare un petit buffet.

On met les là-bas pour qu'il jette la terre dans son trou. Vous voyez, c'est la vie que nous mener la vida et notre quotidien c'est de l'adrénaline à l'état pur de l'adrénaline [musique] c'est une bénédiction au quotidien une pure bénédiction au quotidien la bénédiction d'être ensemble. Là, on a nos provisions.

Enfin, comme vous pouvez le voir, notre petit repas, notre campement. Oui, on se fait vraiment mal mais on est content. C'est la vie.

C'est pour ça qu'on est venu. On se retrouvera tous plus loin au nom de Dieu. À bientôt pour une autre vidéo.

Donc, vous l'avez vu, il est plutôt content et c'est de l'adrénaline d'être ici. On est engagé. Donc en fait, il est parti parce qu'il a eu une promesse de 16000 dollars.

Donc il est parti là-bas. Sauf que depuis sa femme a alerté, d'après elle, il est mort. Il est mort sur le front ukrainien.

C'est un bolivien qui se retrouve là-bas. Qu'est-ce que ça trahit de l'état de l'armée russe ? Parce qu'on va parler après des enquêtes qui sont en cours parce qu'il y a un autre phénomène aussi.

Mais ça montre à quel point évidemment Vladimir Poutine a besoin de soldat parce que les pertes sont extrêmement importantes et aujourd'hui il a davantage euh de pertes de soldats tués ou blessés hors d'état de combattre que de soldats qu'il arrive à recruter euh tous les mois. Donc il va chercher partout et c'est vrai qu'il y a ces ces contrats qui sont offerts depuis le début de la guerre. On a on avait on a vu hein d'autres pays, on a vu des africains se se battre aussi côté russe.

On a vu évidemment les Nord-Coréens qui avaient été recruté par la Russie. Donc il va chercher euh on a des nouvelles de nord-coréen. Il y a eu beaucoup de morts.

Il y a eu beaucoup de morts et euh et je n'ai pas l'impression que le contrat a été renouvelé. Voilà. Euh mais mais ça ça montre bien à quel point là c'est c'est l'internation euh bolivarienne.

Là c'est du colombien, du vénézuélien, du bolivien. C'est c'est les réseaux soviétiques en fait qui sont remis à l'ordre du jour pour chercher euh en effet de de nouvelles de nouveaux soldats. Mais ça montre à quel point Poutine ne veut pas faire de nouvelles mobilisation générale.

Il veut l'empêcher coûte que coûte. Donc il essaie d'aller recruter ailleurs avec de belles promesses et on voit à travers voilà l'histoire de de ce bolivien à quel point en effet ce sont des promesses mais que la mort est souvent au bout du chemin. Oui, il est prêt à tout justement pour éviter visiblement cette mobilisation générale parce qu'il y a l'exemple de ce bolivien effectivement qui s'est engagé volontairement contre une rémunération très confortable au niveau de pour lui pour ce quotidien.

En tout cas, il y a un autre phénomène parce qu'on apprend que le Pérou, la Colombie, la Bolivie viennent d'ouvrir des enquêtes contre des enrôlements frauduleux parce que la Fédération de Russie ment également. C'est-à-dire qu'elle promet des contrats de travail à ses boliviens, à ses péruviens. Venez travailler avec nous en Russie.

Il y a un contrat de travail et quand ils se retrouvent sur le sol russe, en fait, ils ne vont pas travailler dans une usine qui sont envoyés sur le front. Oui, exactement. Alors, ça a été le cas beaucoup en Afrique, hein, dans beaucoup de pays d'Afrique euh où des plaintes ont été portées, mais effectivement soit contrat de travail, soit contrat d'étudiant, vous voyez, vous allez pouvoir étudier et puis on n pas lu la Linéa qui a en bas qui dit oui mais après avoir combattu quoi.

Et donc effectivement, il y a eu ces ces ces sujets là, mais on voit bien que petit à petit en Russie ce sujet devient l'ordre du jour. Je donne un exemple. Dimitri Peskov, le porte-parole a dit il y a 3 jours, c'est la guerre.

Je rappelle que depuis 4 ans, on va en prison quand on dit que c'est pas une opération spéciale, mais la guerre. Là, c'est le porte-parole qui parle de la guerre. Donc, il y a vraiment un sujet et je suis d'accord sur le fait que Poutine est seul, mais il est seul parce qu'il est arrivé avec un système avec le système du FSB.

Et c'est là aujourd'hui, vous savez quand le il y a eu la montée sur Moscou au mois de juin de Prigogine, l'ambassadeur Lévi souvent invité, ambassadeur qui était ici disait "À Moscou, personne n'en mené large parce que tout le monde pensait qu'il allait avoir une bascule dans les dans les cercles du pouvoir et donc c'est fort jusqu'au moment où ça devient faible et où ça se casse la figure." Il peut y avoir une bascule et il peut mais je je le dis depuis le début donc c'est c'est pas écoutable. Ça fait 4 ans que je dis ça ne changera que si Poutine s'en va et que Poutine partira comment ?

Bah au moment où ça va craquer parce que un certain nombre ben c'est on va perdre le pouvoir quoi. Un mot sur ces guerres modernes ou des des armées puissantes, des pays puissants, puisque la Russie quand même hein un peu comme au la guerre de 100 ans hein, c'était pas les Anglais contre les Français hein, c'était il y avait toutes les nations des Saxons, des des des armées du Vatican et cetera. Il y avait plus de 30 nationalités qui faisaient la guerre de 100 ans.

Donc là là, c'est fascinant. Là, il y a du bolivien, du vénézuezlien et cetera. On achète des mercenaires, voilà, des comme pendant les guerres de 100 ans, on montait des régiments de mercenaires, on les payait.

Voilà. Mais je pourrais prolonger votre remarque avec l'importance des hommes d'affaires. Elon Musk grâce à ces systèmes peut faire basculer du côté ukrainien ou du côté russe quand il coupe ses systèmes satellitaires.

Hm. un moment bah les Ukrainiens se retrouvent à Belgorod de ne plus avoir de renseignement à un autre moment il a coupé pour les Russes et maintenant on sait que c'est [raclement de gorge] ce qui fait une partie du succès des drones ukrainiens. Donc vous avez raison, il y a il y a cet aspect qui est fascinant de retour à une guerre comme ça.

Au passage la Russie dans ma jeunesse, j'ai connu, c'était le pack de VSI. Le pact de Versvie à partir de 90 terminé, les Russes se sont aperçus qu'ils n'avaient plus la puissance dont ils disposaient avant et ils ont inventé autre chose. Et c'est ce qui a donné l'opération en Crimé.

Guérassimov, on fait une guerre hybride, on fait autrement. Le problème c'est que le président Poutine seul après son enfermement de 2 ans dans le Covid a dit "Mais pas de problème, j'ai les bons enseignements, Zelinski n'est pas aimé de la population. on va fumenter un coup d'état, on on envoie les forces et donc c'est son isolement qui lui a fait faire une erreur d'appréciation et cette erreur d'appréciation aujourd'hui il ne peut pas en sortir parce que s'il il dit pousse c'est fini j'ai pas gagné la population va dire mais attendez ça fait 4 ans et demi qu'on se bat regardez nos privation regardez nos morts et tout ça pourquoi donc il est obligé de regarder les morts des autres parce que moi je suis assez fasciné Je voudrais je voudrais pas donner dans le hein dans dans dans je suis pas spécialement communiste mais enfin franchement c'est toujours les prolot qui paient à la fin des des des mecs qu'on va chercher en Bolivie qui gagnent trois sous à qui on fait miroiter un contrat de travail sans doute pour une entreprise de sécurité et qui se retrouve à mourir quelques semaines plus tard avec des copains vénézuéliens et colombiens sur le front ukrainien.

C'est quand même épouvantable. Ça pose d'ailleurs des vraies questions philosophiques de droit international. Mais Éric, c'est pour ça qu'aujourd'hui je voulais passer la parole à David et ensuite vous l'aurez.

Ou mais parce que il est dans le modèle d'une guerre d'un ancien monde. Quand on regarde en en miroir ce qui se passe chez les chez les Ukrainiens, c'est c'est très intéressant justement parce qu' pas il y a un déficit de ressources humaines qu'il faut absolument préserver. Donc il y a une robotisation massive qui est lancée.

Ils sont déjà dans la guerre du futur. Ça soit les robots terrestres puisqueil y a eu des attaques par robot terrestre auprès de Carkif. Euh l'Ukraine a même financé un robot bipè de combat.

C'est le la première fois non ? Ouais. Un un humanoïde.

Un humanoïde c'est une entreprise qui s'appelle Brave One. Euh c'est le la alors il s'appelle le Phantô MK1. Euh c'est expérimental pour l'instant euh mais effectivement c'est une robotique humanoïde euh justement parce que euh ils ont été contraints du fait de la faiblesse des ressources humaines qui devait protéger au maximum bah de de faire preuve d'une initiative, une ingéniosité comme vous voulez comme vous disiez tout à l'heure euh exceptionnel que ça soit en drone euh aérien évidemment il c'est c'est plus approuvé.

Après, il y a la question éthique qui va surgir, c'est la question des armes autonomes puisque il y a l'adjonction de l'IA et euh notamment pour les drôes aérien aujourd'hui, vous avez et ils sont très en avance là-dessus. Euh vous pouvez lancer des drones et le ciblage ne se fait plus sur décision humaine. H vous imaginez que le le temps où il y aura face à vous un commando, un groupe, un régiment de de fantassins euh humanoïdes robots, voilà qui qui avance vers vous et qui a la capacité d'épauler, de viser et comme c'est de l'IA, de tirer, de décider et de vous tuer.

Décider et c'est un problème pour toutes les armées du monde qui aujourd'hui devient un sujet brûlant d'actualité. Oui. Non mais au passage la responsabilité ne nous leur pas la responsabilité ne peut qu'être humaine parce que qui est-ce qui les a programmé ?

Hm. La programmation à l'origine, ce sont les hommes qui l'ont bien sûr. Vous avez lu Isaac Hassimov.

Il y a des Oui. Non, mais jusqu'à ce que ça écha cette question, cette question de la de l'IA et de la responsabilité des hommes et cetera est tellement un sujet à l'ordre du jour dans nos armées, l'armée française travaille aussi sur la robotisation et cetera et cetera. C'est au cœur du sujet.

Et euh le pape Léon XIV a sorti une encyclique. Et moi ce qui m'a frappé, c'est que dans une période électorale, on pourrait dire bon bah le pape c'est je suis pas de son côté et tout. De la gauche à la droite, tout le monde a dit enfin on pose des bonnes questions.

Il y a une vraie question à se poser sur cette utilisation de l'intelligence artificielle. Mais selon vous avec votre expérience, vous vous seriez pour un frein assez rapide de l'IA sur le l'art de la guerre ? Mais bien sûr, mais même les gens qui travaillent sur l'IA le disentout.

Ils le disent. Faut faire attention faire, c'est un débat qu'on voulait faire. On sera de le faire vite, on essera de le faire parce qu'effectivement c'est éminemment intéressant.

Ça dépasse philosophie c'est le robot jusqu'une Laurent Alexandre, grand spécialiste de l'intelligence artificielle paru dans un dans l'opinion hier qui dit en 2027 l'année prochaine il ne restera aucun humain plus intelligent que l'IA. Bon bon et ben voilà perspectives sont pas réjouissantes sauf ici sauf ici [rires] parler de la politique c'est un sujet que dont devrait s'emparer les candidats à la présidentielle on va en parler le casting de cette présidentielle est peut-être déjà en train se de se dessiner en tout cas Jean-Luc Mélenchon, vous connaissez son adversaire politique de toujours. C'est le rassemblement national.

Il en a dessiné un autre, c'est cet homme, Édouard Philippe pour lui, cette présidentielle se jouera à trois. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. À tout de suite.

Ouais, à [musique] tout de suite. Mesdames, messieurs, nous allions parler de politique française mais euh voilà que nous sommes interrompus par [rires] la publication d'une d'une image assez intéressante qu'on va quand même commenter ensemble et qui nous vient de Tran. [musique] Exactement.

Regardez, on est dans la grande place de Teran sur laquelle vous savez il y a un immense mur. Régulièrement, il y a des slogans, il y a des images de propagande qui sont projeté ou qui sont affichées. Et bien la dernière en date, c'est celle-ci.

On vient de la découvrir à l'instant, on la découvre presque en direct avec vous parce que les inscriptions par exemple, bon je peux pas les lire mais Wikill, nous allons vous tuer. Trump allons vous tuer. Et regardez Donald Trump complètement donc décoiffé dans un cercueil.

Ah oui oui oui. Ben c'est pas très clair. Oui oui effectivement au-dessus de la ligne noire sur les ou voilà c'est le visage de Trump pain décédé tué effectivement dans un cercueil ouvert Magali et dans un cercueil il apparaît bedonnant avec la la chemise les boutons de la chemise qui ont manifestement lâché et ses inscriptions en dessous hein.

Je nous cette nation veut la vengeance pour son leader. Voilà ce qui est inscrit. Donc c'est vraiment la suite directe des funérailles de Ramenaï.

Rappelez-vous de cette immense banderole brandie euh lors de ces funérailles qui disaient "We kill Trump", hein, nous allons vous nous allons tuer Trump. Et bien voilà aujourd'hui que déjà ils le mettent dans un cercueil. C'est dire cette idée de œil pour œil, dents pour dents.

C'est c'est la logique aujourd'hui de ce régime iranien qui promet la mort et qui veut la vengeance après la décapitation du régime. Le résultat des frappes du rappelle hein, c'est une frappe américaine effectivement qui a tué le guide supprême à l'IRAME le 28 février. Oui.

Bah depuis effectivement il y a surtout à la à la faveur des funérailles qui ont qui ont eu lieu pendant plusieurs jours. Effectivement, il y a eu des appels à la vengeance répété. Alors au niveau là on dans la visualisation, c'est intéressant.

Il y a aussi la mèche qui est fluctuante. Voilà. Euh donc des appels de de d'individus mais aussi c'est le problème euh de de de plus hautes autorités puisque il y a un message attribué au guide suprême ce qui [toux] qui dit que cette vengeance est une absolue nécessité et que elle devra avoir lieu.

Donc ça veut dire qu'il y a quand même une caution institutionnelle de facto qui est mise sur cet appel à la vengeance. On a vu les drapeaux rouges parce que c'est la couleur du martyre au magelis au parlement iranien. Effectivement, c'est œil, c'est Y chez Cham bara cheam, c'est œil pour œil et dents pour dents euh qui est qui est programmatique qui est programmatique et c'est un problème parce que évidemment ça devient une hypothèque aussi sur euh l'horizon possible d'une négociation.

C'est c'est ça le problème majeur. Ouais. Mais est-ce que ça peut avoir un impact sur la population ?

Mais ça c'est la place de la révolution, c'est l'endroit où en général on manifeste tout ce qui relève du du logiciel du régime. C'est pas forcément le reflet de ce que pensent les les Iraniens eux-mêmes. Mais en tout cas, c'est un affichage politique.

Oui. Qui est qui est un marqueur fort parce que on peut pas faire l'économie visuelle de de de ça. Mais rappelons que la population depuis 50 ans est bercée au cri de grand Satan.

Il faut tuer le grand Satan. C'est le chef du grand Satan. et qui en plus a tué le guide suprême.

Donc tout est joint là-dedans dans ce que je disais, cette idéologie de proche de la théologie dans lequel voilà on ne discute pas le drapeau rouge de la vengeance et ça fait partie de l'ADN des radicaux hein bien sûr des radicaux particulièrement des passes d'arengeance d'ailleurs avaient eu lieu lors de l'assassinat de l'élimination du général Kassem Soleimani en 2020 déjà sur Donald Trump déjà et il y avait eu des tentatives notamment des arrestations aux États-Unis en 2024 de certains potentiel oui tueur à gage effectivement mais là évidemment avec l'élimination du guide suprême le vrai Ali Hamene ça prend une dimension tout à fait différent est-ce mais l'image elle est c'est choquante forcément est-ce que par l'image le régime parvient aussi à manipuler sa sa population ça participe évidemment de du conditionnement effectivement en tout cas la légitimation du de la rhtorique belliciste. du régime, vous avez raison de le préciser parce que c'est pas forcément le reflet de ce que pense chaque iranien. Hm.

En revanche, euh effectivement, il y a quand même euh une officialisation euh d'un appel au meurtre qui euh est institutionnalisé et oui, c'est un problème en soi. Bien chers amis, nous tenions à vous montrer ces c'est cette image qui nous vient tout droit de de Teran et que nous avons découvert il y a quelques instants. Nous allons maintenant parler de Jean-Luc Mélenchon qui tenait meeting avec le Mélenchon nouveau, celui de la campagne 2027, la campagne présidentielle qui, comment pourrais-je dire, marque bien son territoire, affirme bien son identité et euh s'en est pris cette fois-ci pas seulement à son ennemi que vous connaissez bien, Marine Le Pen ou le patron du Rassemblement national, ça a été Bardelas et Marine Le Pen désormais, mais qui s'en est pris, c'est nouveau. clairement, nommément, frontalement à Édouard Philippe.

Oui, il a désigné finalement l'adversaire, l'un des adversaires de cette campagne présidentielle. oubliez tous les autres he il y en a que deux face à Jean-Luc Mélenchon selon évidemment le leader de la France insoumise Marine Le Pen et Édouard Philippe. C'était hier soir lors d'un meeting à Pimpon en Il est vilaine.

Regardez ce sujet de Nancy Rice. La prochaine fois que vous voyez Édouard Philippe à la télé, commencez à rire avant qu'il ait ouvert la bouche, ça vous fera du bien. Bon, une première pique qui fait rire la salle où 500 personnes sont venues l'écouter.

Édouard Philippe, l'ancien premier ministre et candidat à la présidentielle était la cible de Jean-Luc Mélenchon hier. Alors, aidé par de grands esprits, Édouard Philippe, il faudra travailler davantage. Je n'aurais pas peur, dit-il, d'affronter les retraités.

On va voir. Tuaffronteras rien du tout. Tu vas rentrer chez toi.

Point final. c'est que dans les sondages, Édouard Philippe est devenu son rival le plus sérieux pour une qualification au second tour au coude à coude avec 16 à 17 % des intentions de vote selon certains sondages. Alors Jean-Luc Mélenchon charge son premier adversaire en torpillant son bilan.

La guerre ouverte, elle est venue 10 jours plus tôt. Le maire du Havre dénonce le concept de Nouvelle-France du patron des insoumis. Ce qui m'intéresse, ça n'est pas la France d'hier.

Je l'ai aimé la France d'hier. Elle est merveilleuse, elle n'était pas que glorieuse, mais je l'ai aimé dans son entier. Et je n'ai pas envie de l'avoir remplacé par la prétendue Nouvelle-France de ceux qui banalisent les délires ethnico-communautaires, qui attisent les colères, qui dressent les Français les uns contre les autres.

À 10 mois du premier scrutin, Jean-Luc Mélenchon veut instaurer un match à 3. Lui, Édouard Philippe et Marine Le Pen. Une doubleuse stratégie. car pour le patron des insoumis, l'ennemi reste la candidate du rassemblement national.

Voilà Renault Pila, Valérie Nata, je suis désolé Valérie, voilà quelqu'un qui sait faire de la politique au sens je je mets de côté la dimension idéologique hein. Il a tout de suite compris que ça allait être un match à 3. Bon, il y a de grandes chances que ce soit un match à 3.

On est sûr de rien mais bon. Édouard Philippe voilà adversaire, Marine Le Pen adversaire, il se lève farci frontalement. Là, il va jusqu'à se moquer de lui un peu.

Il prend son temps ou bon, il se moque de lui. Tout la salerie, ça s'appelle faire de la politique. C'est comme ça la politique.

Mais je crois que les trois personnages dont vous venez de parler font tous les trois de la politique. Ce que fait Jean-Luc Mélenchon, c'est d'une certaine manière verbaliser ce qu'on voit à l'Assemblée, la tripartition des des forces politiques dans ce pays. L'extrême gauche, l'extrême droite et un bloc central au contour un peu flou.

Voilà. Et si je vais plus loin, je trouve que Jean-Luc Mélenchon peut-être fait une une erreur de stratégie désigné Eddouard Philippe, c'est le faire exister euh au-delà euh de son score dans les sondages puisque pour l'instant ils font quasiment jeu égal d'après les derniers sondages. C'est ça Renault Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe.

Le désigner comme adversaire, c'est aussi mobiliser la base électorale d'Edouard Philippe. Est-ce que c'est le meilleur calcul ? H on va participer donc le débat on va on va le continuer même avec un acteur politique puisque Jonas Hadad porte-parole des Républicain est avec nous.

Euh ça veut dire que votre parti ne compte pas vraiment dans cette course à la présidentielle. Vous avez du mal à exister ? Non.

D'abord ce que je retire la première chose c'est que Jean-Luc Mélenchon écrase totalement la gauche. C'estàd qu'il pense d'ors et déjà qu'il est le candidat de la gauche et ça me fait beaucoup de peine pour la gauche républicaine qui considère qu'il n'existe plus. Donc ça c'est très triste pour la gauche républicaine.

Deuxièmement, quelques larmes de crocodil. Je pense que Jean-Luc Mélenchon, vous le regrettez visiblement, vous regrettez que la gauche républicain soit bien sûr. Bon, attendez, mais bien sûr, moi je regrette le parti de Jores, de Bloom, des grandes figures.

C'est pas c'est pas Olivier Fort alliance célérate il y a quelques mois avec Lfi et qui se fait insulter matin, midi et soir et qui continue à vouloir reprener pour cette alliance. Donc oui, je regrette l'absence d'une gauche républicaine. De la même façon, ce que je regrette, c'est que en fait Jean-Luc Mélenchon désigne Marine Le Pen et Édouard Philippe parce qu'il veut continuer le match actuel.

C'est-à-dire lui, il est dans ce que dit madame Nataf, c'est-à-dire la la tripartition. Or, on voit bien que c'est la tripartition qui emmène notre pays dans le blocage actuel parce que s'il y avait un véritable affrontement droite-auche qui se solderait par une alternance, on ne serait pas dans le blocage. Cette répartition, c'est une impasse.

C'est ce qui fait qu'aujourd'hui notre pays n'a plus de majorité à l'Assemblée nationale et c'est ce qui fait que l'erreur de monsieur Macron, c'était la dissolution qui a provoqué cette tripartition. Et comme Jean-Luc Mélenchon est un formidable agent du chaos et bien il veut continuer cette tripartition qui ferait qu'il n'y aurait pas de majorité lui il serait majoritaire à gauche. Je me permets de vous couper malheureusement la faute à qui moi quand j'ai démarré quand j'ai commencé à m'intéresser à la politique Jacques Chirac et Charles Pasquais au RPR il rassemblaient 25000 personnes dans les meetings.

Après vous avez eu Jacques Chira qui a créé l'UMP et l'UMP ça fonctionnait. L'UMP c'était le rassemblement de la droite et du centre droit. Ça fonctionnait l'UMP et Jacques Chirac a été élu président de la République.

Après vous avez fait éclater la droite sous prétexte de droites différente entre Rotaillot, entre Fillon, entre Édouard Philippe, entre Copé entre Perc tout ça a été un crash. Vous avez éclaté les droites et désormais et je termine là-dessus, vous avez effectivement dans tous les sondages, on a eu sep sondages depuis 15 jours. SEP instituts quand on en a un, c'est pas fiable.

Les se les donnent quoi ? Il donne Le Pen, Marine Le Pen entre 33 et 36 écrasante domination. On a Édouard, on a euh Jean-Luc Mélenchon à 15, jamais été CEO à 11 à 10 mois une présidentielle, il peut finir à 22 23.

On a Philippe à 15, on a Retaillot à 9 et on a Atal à 10. Bon bah à un moment donné le meilleur des trois devra se rallier aux deux autres sinon c'est un crash. C'est même pas la peine d'aller au premier tour.

Et votre espace Retaillo c'est à 89, c'est l'électorat Fillon. Vous allez pas élargir. Jonas Ad.

Soyez gentil avec Jonas Ad. Non mais il aime il aime le débat Jonas. Mais l'électorat Fillon c'était 20 % Renault.

L'électorat Fillon il faisait 20 20 20 % avant les costumes. Avant les costumes, on était à 22 %. Si je peux si je peux juste répondre, monsieur Pila est très juste dans son analyse mais il raisonne dans la situation actuel, c'est-à-dire dans le macronisme.

Pendant 10 ans, le macronisme a gelé ces blocs-là. On arrive dans une période de dégel dans lequel maintenant le macronisme c'est fini. Donc cette histoire de bloc central qui a existé de façon un peu artificielle dans le cadre du malcronisme qui est le responsable si vous voulez de cet éclatement de la droite et de la gauche républicaine, cette parenthèse se referme.

Donc soit on veut refermer cette parenthèse en rebâtissant une droite républicaine et c'est ce qu'essaie de faire Raillot qui d'ailleurs je précise et le seul fait ça aussi. Oui mais oui mais la différence la différence c'est que là chez Rota il y a un programme. On essaie de pas uniquement parler des profils parce que sinon on va tomber dans le piège de Mélenchon qui aujourd'hui met sur la table un programme chiffré construit argumenté.

Voilà, c'est ça qu'on essaie de faire avec Bruno Rotaure de mélange monsieur Adat, pardon mais monsieur Valérie, juste une chose, je pardonnez-moi, c'est j'ai le se boulot ici hein. Euh, on m'annonce dans l'oreillette que peut-être que Gabriel Atal va s'exprimer sur la question de la souveraineté française et des Canadaes, les Canadaires français et cetera. Donc, on sera peut-être interrompu dans les prochaines secondes.

Pardonnez-moi. Valérie Nataf. Monsieur Adad, le vous parlez de macronisme et du fait que tout cela serait la faute du macronisme.

Très bien. Bruno Retaillot, il était pas au gouvernement, rappelez-moi parce que j'ai l'impression d'avoir oublié [raclement de gorge] deux trois épisodes. Il peut tout.

Alors, je alors je je vais vous répondre là-dessus. Ce gouvernement, on a accepté d'y rentrer parce que si nous n'y rentrions pas, il y avait pas de majorité. Et la seule majorité alternative qui existait, c'était Lucy Casté avec Daniel Obonau et Rima Hassan ministre.

D'accord. Donc soit on constituait une majorité temporaire et cette majorité temporaire, elle a été construite sous l'égide non pas de Emmanuel Macron qui je le rappelle a perdu les élections législatives. C'était Michel Barnier qui était un premier ministre LR et il y a une forme de cohabitation qui ne disait pas son nom.

Donc maintenant qu'on a dit ça, cette parenthèse de flou qui remonte d'ailleurs même à 2022 parce que en fait Emmanuel Macron n'a jamais voulu faire campagne, elle est en train de se refermer. Donc soit on nous dit on veut continuer dans cette ambiguïté pendant encore des années qui met le pays à plat comme c'est le cas actuellement, soit on en sort par des proposition plus tr Mais c'est ça qui est troublant. Vous avez raison Jonas Adas en tout cas de votre point de vue c'est ce que vous défendez.

C'est-à-dire que Emmanuel Macron a instauré du flou et on sait plus où on en est. On est perdu, rien n'est clair. Sauf que les figures des Républicains, elles n'émergent pas dans ce flou, elle n'émergent pas dans ses faiblesses.

Il y a il y a la France insoumise, il y a le RN d'un côté. Vous n'y arrivez pas vous. Alors ça ça c'est ce que vous dites et tant mieux mais si vous voulez bah on le voit lors des dernières élections par exemple on le voit dans les sondages sondages.

Alors alors la dernière élection qu'il a eu madame c'est municipal [rires] et sur six municipalités sur 10 c'est la droite qui l'a remporté. Voilà au niveau au niveau les présidentiels. Peut-être que l'été va être salutaire pour Bruno Retaillot.

Quand savez-vous ? Peut-être qu'en en septembre Rota sera peut-être à 34 42. [rires] Qu'est-ce vous vous êtes bien taquin éc Brunet mais je reconnais une chose c'est que quand Jean-Luc Mélenchon était sondé à 8 à 9 et bien l'idée c'était de pousser très fort parce qu'il y avait un bloc derrière lui pour essayer de faire passer à ça.

Mélenchon ne m'inspire pas beaucoup de confiance. En revanche ce qui m'inspire c'est que quand on a une idée parce que lui il a une idée c'est la Nouvelle-Fance. Quand on a un programme et quand on a un parti qui est derrière un chef, bah là c'est un peu plus facile de le faire et ces derniers temps, c'est ce qu'on essaie de faire avec Bruno.

Encore une fois, je le rappelle, notre idée c'est pas d'être dans les batailles d'ego. On est les seuls à mettre sur la table un programme. Donnez-moi les autres personnes dans le blocal que vous décrivez qui mettent un programme sur la table.

Alors, attendez les amis, attendez. Je voudrais porter à votre connaissance une information. un ancien ministre que j'ai croisé me disait j'ai euh ancien ministre un peu dégagé de la politique me disait j'ai déjeuné parler avec quelques patrons du CAC 40 cette semaine dont vraiment des très grosses boîtes voilà et qui ont tous manifesté une inquiétude viscérale violente dure immédiate qui vient d'arriver comme ça voilà ils ont dû faire des calculs et cetera et des patrons qui leur ont dit euh cet ancien ministre.

Le scénario Jean-Luc Mélenchon président de la République en 2027 pour nous est totalement valable, valide, possible. Ça n'est pas un fantasme. Et nous redoutons pour les sociétés que nous pilotons, nous nous redoutons cette échéance.

Aujourd'hui, beaucoup de personnes considèrent que c'est de l'ordre du possible, ce qui semblait plus hypothétique à la dernière présidentielle. Est-ce qu'à droite euh est-ce qu'à droite vous pensez ça chez les LR ? Alors oui, il existe un risque et d'ailleurs il y a une clarification à apporter notamment dans ce que vous avez appelé parce que moi je considère que c'est une fiction le bloc central.

Lorsqu'aux dernières élections législatives un certain nombre de dirigeants d' marche renaissance ont appelé à voter LFI au 2e tour, oui, il y a déjà eu un précédent dans lequel une partie du centre voire du centre gauche s'est couché devant la fureur raciste et complètement révolutionnaire de Mélenchon. Donc oui, il existe cela. C'est la raison pour laquelle nous voulons mettre en place vraiment une sorte de corpus des valeurs pour dire nous ne pourrons jamais travailler avec des gens qui appelleraiit à voter LFI au 2è tour.

Jonas Jonas Attendez Valérie Natav, je vous soumets la même question. Il y a eu une semaine de frayeur. Après, on peut toujours dire qu'il y a des gens qui jouent à se faire peur, j'en sais rien.

Il y a une semaine de frayeur la semaine dernière où des grands patrons, des politiques se sont réunis et ont fait des calculs et on dit euh il va faire Jean-Luc Mélenchon un score bien supérieur cette année compte tenu nos indicateurs au premier tour. Et si la rediabolisation du RN fonctionne, il ne faut pas exclure que Jean-Luc Ménchon soit le président de la République en 2027. E alors, il faut pas l'exclure, dites-vous.

Écoutez, d'après tous les sondages qui se sont succédés ces derniers temps, on est à 10 mois du scrutin, je sais bien même les sondages de second tour peu fiable, mais ils indiquent tous que Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon, c'est 70 30. Ce qui veut dire que pour l'instant à gauche, le meilleur candidat pour faire élire Marine Le Pen, c'est Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? parce que les traits de sa personnalité sont peu considérés comme positifs.

Il est inquiétant à 61 % des électeurs en règle générale. Il n'est pas attaché aux valeurs démocratiques pour 72 % des électeurs. Donc on peut toujours faire de la politique fiction.

Ce qui m'étonne, c'est que les chefs d'entreprise qui se sont confiés à votre ministre rencontré, ancien ministre rencontré, lui est pas parlé de Marine Le Pen parce que moi, de ce que j'entends, les patrons, ils sont plutôt très inquiets du programme économique du Rassemblement national. On était sous Bardella. On était sous Bardella et et Bardella fait un travail de séduction des [rires] milieux d'affaires considérables.

Pardon de le dire comme ça. Peut-être les mouches ont-elles changé d'â peut-être. Mais Jonas Saddade, une question arithmétique parce que c'est très important et euh les gens qui nous regardent euh ils veulent maintenant avoir les idées clair.

Si on est fin octobre que Bruno Rotaillot fait une très très bonne rentré. Attention attention les amis, je suis désolé de vous interrompre. On me dit dans encore une fois j'ai le mauvais rôle dans l'oreillette que Gabriel Atal va s'exprimer.

Alors si Gabriel attend attend qu'il s'exprime à Never pour cette 11e étape du Tour de France. Je suis avec le maire de Never, mon ami et soutien Denis Turotio qui fait tellement non c'est pas très intéressant pour l'instant il est sur une étape du Tour de France. Je je reprends ma question Jonas.

Si fin octobre Rotaillo fait une très bonne rentrée, que Rotaillo est à 15 16 % dans les sondages, que Édouard Philippe est tombé à 9, que Gabriel Atal est tombé à 9, est-ce qu'à ce moment-là, puisqu'il faut un candidat de la droite et du centre, vous êtes d'accord ? Si vous êtes si vous êtes divisé, vous perdez. On est d'accord là-dessus quand même.

Bon, est-ce que vous appellerez Att Philippe à se retirer au profit de Retaillot ? Ah bah dans cette configuration là, vous imaginez bien couille. Bon donc si Rotaillo est à 8 ou 9 fin octobre, que Philippe est à 15 et que Atal est à 9, est-ce que vous appellerez Bruno Rotaillot et Gabriel Atal à se retirer au profit d'Edouard Philippe ? de le dire encore une fois non parce que en Ah bah c'est non et oui alors faut savoir accus d'être en partie responsable du manque de moyens des pompiers pour avoir fait des coupes budgétaires qui seraient aboutis à la suppression de Canadaire qu'est-ce que vous leur répondez d'abord je vais évidemment avoir un mot pour nos sapeurs pompiers qui sont héroïquement et courageusement mobilisés face aux incendies j'étais à l'instant ici avec les pompiers du 10 de la Nièvre qui eux-même ont fait face à un certain nombre de départs de feu depuis le début de la saison et qui sont comme tous leur collègues extraordinairement mobilisés qui mérite tout notre soutien.

Sur le sujet que vous évoquez de Jean-Luc Mélenchon, on voit que Jean-Luc Mélenchon ne sait plus quoi faire pour faire parler de lui et donc il fait du trumpisme et il raconte absolument n'importe quoi et on le voit depuis plusieurs jours. Citez-moi le gouvernement qui depuis 20 ans a commandé des nouveaux Canadaires pour la France. Il y en a eu un, c'est le gouvernement que j'ai eu l'honneur de diriger.

On a fait les seules commandes de Canada depuis 20 ans en France ont été fait par le gouvernement que j'ai eu l'honneur de diriger. On a commandé des Canadaires. Vous savez qu'aujourd'hui les Canadaires, c'est un monopole d'une entreprise canadienne qui a beaucoup de mal à livrer ses équipements et on a commandé tous ceux qui étaient disponibles pour pouvoir être livrés en France. s'est pas arrêté au Canada d'ailleurs avec Gérald Armanin qui était ministre de l'intérieur à l'époque grâce aux moyens qu'on avait débloqué pour la sécurité civile, on a commandé 36 hélicoptères H145 bombardier d'eau.

Je rappelle par ailleurs que depuis plusieurs années maintenant et depuis 2017, les moyens pour la sécurité civile ont été augmentés de près de 70 %. Je donne un autre exemple. Il y avait deux dash avions bombardier d'eau en 2017.

Il y en a h aujourd'hui parce que ces moyens ont été augmentés. Donc voilà, comme d'habitude, la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon raconte absolument n'importe quoi, mais surtout quand on regarde les positions qui ont été les leurs, les votes qui ont été les leurs, si on a pu commander ces Canadaires nouveaux quand j'étais premier ministre, si on a pu renouveler la flotte la flotte d'avion bombardiers d'H, si on a pu commander 36 hélicoptères H 145, c'est parce que des moyens ont été débloqués dans une loi, la LOPMI, qui permettait de donner des moyens supplémentaires à la sécurité civile. La France insoumise a voté contre cette loi, contre les moyens supplémentaires pour la sécurité civile.

Donc si on écoutait la France insoumise et si on faisait ce que la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon propose, on désarmerait pas seulement les policiers, on désarmerait aussi nos pompiers. Donc voilà, c'est évidemment important de continuer à renforcer tout ça sur les Canadaires. On sait qu'il y a un problème avec ce monopole de cette entreprise canadienne.

Et ce qu'il faut, c'est qu'on invente le Canader européen, qu'on ait une solution en Europe souveraine pour un Canadaire européen puisqu'on voit malheureusement du fait du dérèglement climatique, du fait du réchauffement climatique que dans l'adaptation qu'on doit mettre en place, il y a évidemment le fait de disposer de moyens suffisants pour arrêter les feux lorsqu'ils se déclarent. Ça doit passer par l'Europe. Ça peut pas être un une sorte de canader français.

On peut pas être souverain mais je pense qu'il faut une filière française européenne. En tout cas, il faut qu'on soit souverain et qu'on ne dépende pas d'une seule entreprise qui est en situation de monopole aujourd'hui dans le monde et qui encore une fois ne n'arrive pas à faire face aux commandes qui lui sont faites. Si on avait eu la possibilité d'avoir 4 5 6 8 10 Canada, on en aurait commandé beaucoup plus.

On a fait avec ce que l'entreprise nous a dit savoir pouvoir faire. Mais encore une fois, il y a un seul gouvernement qui a commandé des Canadaes en France depuis 20 ans. C'est celui que j'ai eu l'honneur de diriger parce que précisément, je considère que c'est un sujet majeur.

Mais il y a un rapport parlementaire qui dit que avec les suppressions de 52 millions d'euros en février 2024 via un décret, il aurait pu avoir deux Canadaires commandés dessus plus. Ça vous le reconnaissez parce que ce rapport parlementaire dit justement que l'entreprise de Canader n'arrive pas à faire face aux commandes qui sont faites. Donc il y a pas eu des annulation qui ont entraîné l'absence de commandes supplémentaires.

C'est l'impossibilité d'avoir des commandes supplémentaires avec l'industriel qui entraîné le fait qu'il y ait plus de budget nécessaire en plus pour ces commandes que l'industriel n'était pas capable de nous apporter. Question ? Oui.

Pourquoi est-ce que vous avez assigné madame Le Pen en pour contrefaçon de le du mot renaissance ? Moi d'abord je crois au respect des règles et ensuite je pense que dans un moment extrêmement flou, les Français ont besoin de clarté. Or qu'est-ce qui se passe avec ce choix du Rassemblement national de reprendre notre nom et notre logo, c'est la volonté de créer de la grande confusion chez les Français.

Moi, je pense qu'il y a besoin au contraire de clarté et donc c'est pour ça qu'on a saisi la justice. Dans les sondages, le le bloc central, que ce soit vous, Gabriel ou Édard Philippe sont largement battu par Marine Le Pen second tour. Est-ce que la victoire du RN est aujourd'hui inévitable et comment vous allez faire pour comer ce gap ?

Al, moi je crois pas du tout, je suis pas du tout fataliste. Vous savez quand il y a eu la dissolution en juin 2024, tous les commentateurs, tous les sondeurs annonçaient une victoire écrasante du Rassemblement national, une majorité pour le Rassemblement national et Jordan Bardella à Matignon. J'ai fait campagne, j'étais un peu seul d'ailleurs à l'époque dans les responsables nationaux et on a empêché le Rassemblement national et la France insoumise d'avoir la majorité.

Donc je ne suis pas du tout fataliste. Ce qui est vrai aujourd'hui et les sondages le montrent, c'est qu'il y a pas de candidat naturel ou favori pour notre espace politique qui est le bloc central. C'est pour ça qu'il va y avoir une campagne dans les mois qui viennent.

Je participe à cette campagne en tant que candidat et je compte bien être en situation de rassembler derrière moi au début de l'année 2027 pour gagner mais encore une fois pas simplement pour faire barrage. Moi je pense que les français ils en ont marre d'entendre des responsables politiques qui passent leur temps à leur parler de barrage aux extrêmes. C'est important d'être contre les extrêmes mais ça fait pas un projet politique.

Ce qu'il faut, c'est être capable de leur présenter un projet d'espoir qui leur donne envie de venir voter pour un projet pour le pays. C'est ce que je fais avec une promesse. garantir aux Français aujourd'hui que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leure.

C'est possible à condition de se fixer un cap que la France redevienne la première puissance d'Europe en 10 ans. Et ça aussi c'est possible à condition de réussir sur quatre chantiers capitaux que j'ai identifié : école, salaire, frontière, IA, c'est-à-dire intelligence artificielle et de résorber deux dettes, la dette publique et la dette climatique. Pour revenir sur cette plainte, en quoi l'utilisation du mot renaissance par le Rassemblement national porte atteinte à votre parti ?

Ça crée volontairement de la confusion. Voilà, c'est une volonté créer de la confusion, que plus personne ne puisse être vraiment identifiable et le Rassemblement national compte prospérer là-dessus. Donc, c'est important pour nous de remettre de la clarté.

Il y a des règles. La propriété intellectuelle, ça veut dire quelque chose. Il y a un nom d'un parti qui est notre parti qui depuis 2022 s'appelle Renaissance.

Et donc c'est important de faire respecter ces règles et encore une fois d'éviter de créer de la confusion chez les électeurs.