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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 18 novembre 2024 14 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileEnvironnement & énergie

Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    Bonjour Léa Balagel-Mariki.

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Si je vous dis 23 avril 2013, c'est une date qui doit évoquer quelque chose chez vous à l'Assemblée ?

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Ce débat parlementaire sur le mariage pour tous, vous l'avez vécu de l'intérieur à l'Assemblée. Quels souvenirs est-ce que vous en gardez ?

  • 3:11OuverteRéponse directe

    On va voir dans un instant que vos chemins se sont croisés bien plus tôt, on va en parler, mais c'est un homme politique qui a compté pour vous, qui compte encore ? Vous avez gardé des principes, une façon de faire de la politique en ayant travaillé pour lui ?

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a amené à vous présenter à cette élection ?

  • 4:39FerméeRéponse directe

    Donc c'est pour vous faire des amis que vous vous êtes lancé en politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « C'était le moment des débats autour de la loi qui permettait aux couples de même sexe de pouvoir se marier. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « On se souvient des manifestations de la manif pour tous, les week-ends proféraient des propos homophobes réellement. »
  • 7:10Invité politiqueFait
    « ça faisait longtemps qu'elle connaissait une période de chômage à ce moment-là »
  • 7:13Invité politiqueFait
    « on lui avait demandé de changer de prénom, de s'appeler Claire à ce moment-là, alors que son prénom c'est Bouchera. »
  • 7:49PrésentateurChiffre
    « Cette pétition a récolté quand même 50 000 signatures. »
  • 8:35PrésentateurFait
    « Vous êtes devenue membre du bureau exécutif, je crois, en 2019. »
  • 8:38PrésentateurFait
    « Secrétaire générale adjointe ensuite. »
  • 8:41PrésentateurFait
    « Et puis pendant quelques mois, vous vous êtes même retrouvée à la tête de votre parti quand Julien Bayou s'est mis en retrait. »

Temps de parole

  • Léa Balage El Mariky66 %
  • Présentateur29 %
  • Invité5 %

9,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Elle a décroché son premier mandat à l'âge de 9 ans. Depuis, la politique ne l'a jamais vraiment quittée. Mon invité est aujourd'hui porte-parole du groupe écologiste à l'Assemblée. Bonjour Léa Balagel-Mariki. Bonjour. Alors si je vous dis 23 avril 2013, c'est une date qui doit évoquer quelque chose chez vous à l'Assemblée ?

0:33
Léa Balage El Mariky

Oui, tout à fait. C'était le moment des débats autour de la loi qui permettait aux couples de même sexe de pouvoir se marier.

0:41
Présentateur

C'était exactement les explications de vote juste avant l'adoption de la loi sur le mariage pour tous. Je vous propose de regarder la prise de parole ce jour-là du député écologiste Noël Mamère.

0:53
Invité

Je me souviens du 5 juin 2004 à Bègle, de 4000 lettres d'insultes et de celles de ce médecin qui en a écrit 10 et qui à la 11e a dessiné un four crématoire. Si nous sommes ici représentants du peuple, ce n'est pas pour plejeter le peuple dans l'ignorance, ce n'est pas pour s'inventer des boucs émissaires, mais c'est pour lutter contre la peur de soi et contre l'ignorance car quand on a peur de soi, on a peur des autres et on invente des boucs émissaires.

1:28
Présentateur

Alors Noël Mamère évoque ici le premier mariage gay qu'il avait célébré hors la loi en quelque sorte quand il était maire de Bègle, bien avant la loi sur le mariage pour tous. Ce débat parlementaire sur le mariage pour tous, vous l'avez vécu de l'intérieur à l'Assemblée. Quels souvenirs est-ce que vous en gardez ?

1:45
Léa Balage El Mariky

Plein de souvenirs. Moi je venais d'arriver à Paris, je suis arrivée à Paris en 2012 pour poursuivre mon master et je travaillais à mi-temps auprès de Noël Mamère.

1:56
Présentateur

Vous étiez collaboratrice parlementaire, c'était un peu votre job étudiant pour payer vos études.

2:00
Léa Balage El Mariky

Exactement, et on voit une photo de Noël Mamère et moi, nous sommes restés complices, amis, partenaires politiques et pendant cette période il y avait énormément de haine, aussi dans la rue. On se souvient des manifestations de la manif pour tous, les week-ends proféraient des propos homophobes réellement. Et puis on se souvient aussi, j'habitais le 15e arrondissement à cette époque, et à notre fenêtre de colocation nous avions le drapeau LGBT à notre fenêtre et nous voyions en face des voisins qui avaient le drapeau de la manif pour tous.

Et donc vous voyez, on était chacune et chacun campé sur des positions, des positions de haine d'un côté et des positions qui permettent en réalité l'égalité de toutes et tous devant la loi. Et ça a été un souvenir particulier, moi j'étais dans le bureau, je le suivais en direct, et ça a été un souvenir particulier parce que ça me rappelait aussi mes années à Bègle où il y a eu des grands débats au sein des familles au moment où ce mariage avait été célébré par Noël Mamère.

3:07
Présentateur

On va voir dans un instant que vos chemins se sont croisés bien plus tôt, on va en parler, mais c'est un homme politique qui a compté pour vous, qui compte encore ? Vous avez gardé des principes, une façon de faire de la politique en ayant travaillé pour lui ?

3:20
Léa Balage El Mariky

Je crois que j'ai gardé un certain nombre de principes peut-être, alors ils ne me viennent pas tous de Noël Mamère, mais en tout cas, oui je crois que le fait de parler à l'intelligence plutôt que toujours de vouloir parler aux tripes, aux bas instants, je crois que ça me vient de lui et c'est quelque chose que je compte aussi tenir dans mon mandat.

3:46
Présentateur

Alors votre premier mandat électoral remonte donc à 1999, vous aviez 9 ans à l'époque, vous avez été élue donc conseillère municipale au conseil municipal des jeunes de la ville de Bègle, dont Noël Mamère était mère, alors on voit ici la photo du conseil et vous au milieu de tous les autres enfants. Qu'est-ce qui vous a amené à vous présenter à cette élection ?

4:08
Léa Balage El Mariky

Alors en 1999, mes parents achètent leur maison à Bègle et donc moi je me retrouve dans cette nouvelle école, je ne connais pas grand monde et puis il y a l'annonce de cette élection d'un conseil municipal des jeunes, je reviens à la maison et je dis ça m'intéresse de pouvoir me présenter, porter mes idées, je le formulais certainement pas comme ça mais en tout cas ça m'intéresse. Et je dis à mon père le problème c'est que je ne connais personne et il m'a dit justement c'est l'occasion en faisant campagne de te faire connaître et de rencontrer des gens.

4:39
Présentateur

Donc c'est pour vous faire des amis que vous vous êtes lancé en politique ?

4:41
Léa Balage El Mariky

Oui c'est ça, exactement, exactement.

4:44
Présentateur

Et c'est là que vous avez pris goût à la politique ?

4:47
Léa Balage El Mariky

Je ne sais pas si c'était la politique telle qu'on l'entend mais en tout cas j'ai pris goût à l'idée de rencontrer des gens, de faire campagne, de porter des idées. Puis voilà, j'étais très fière d'appartenir à ce conseil municipal des jeunes et je suis très fière qu'on puisse montrer aussi que les jeunes quand ils ont moins de 18 ans, ils ont plein de droits et je crois qu'ils doivent aussi avoir le droit de pouvoir s'exprimer.

5:13
Présentateur

Dans votre parcours de militante et de femme politique, votre histoire familiale s'est invitée en 2016 au moment du débat sur la loi, sur la déchéance de nationalité pour les binationaux terroristes. C'est à ce moment-là que vous avez décidé de porter en plus du nom de votre père, le nom de votre mère.

5:33
Léa Balage El Mariky

Tout à fait.

5:33
Présentateur

Ce débat-là vous a blessé personnellement ?

5:36
Léa Balage El Mariky

Je crois qu'il a blessé un bon nombre de citoyennes et de citoyens qui proviennent de deux origines et quand on stigmatise l'une, en réalité on blesse l'identité que nous constituons toutes et tous. Mais ça devient une partie très importante de la population et quand on voit le ministre de l'Intérieur actuel Bruno Retailleau qui fustige encore les personnes qui seraient issues de secondes générations d'immigration en expliquant qu'ils ne pourraient pas s'intégrer. Mais en réalité nous sommes françaises et français donc il faut arrêter avec ces stigmas qui sont portés à l'encontre des jeunes qui sont issus de l'immigration.

Et c'est le cas, il va falloir s'habituer à notre présence en politique et ailleurs.

6:16
Présentateur

Et alors aujourd'hui, être députée en ayant une mère née au Maroc, ça a une signification forte, particulière pour vous ?

6:22
Léa Balage El Mariky

Il y a plein de significations à mon mandat. C'est le mandat d'une députée jeune, je viens d'être maman, d'expliquer aussi qu'on peut faire de la politique tout en ayant une vie familiale. Je viens d'un territoire, le 18e arrondissement, je crois que ça compte aussi quand il y a des jeunes qui peuvent accéder à des responsabilités, à des responsabilités visibles, forcément ça a été une fierté familiale du côté Ballage et du côté El Mariqui aussi.

6:50
Présentateur

Et alors si on reste dans ce lien entre votre militantisme et votre famille, il y a quelques années vous avez mis en quelque sorte vos capacités de mobilisation au service de votre mère en lançant une pétition à la suite de son licenciement.

7:04
Léa Balage El Mariky

Oui, tout à fait. C'était une entreprise qui l'avait embauchée, ça faisait longtemps qu'elle connaissait une période de chômage à ce moment-là et qui l'avait embauchée pour refaire du téléconseil, c'est-à-dire de la vente par téléphone et on lui avait demandé de changer de prénom, de s'appeler Claire à ce moment-là, alors que son prénom c'est Bouchera. Et ça a été une violence symbolique importante, comme si quand on s'appelle Bouchera on n'est pas capable de vendre des produits, d'être respecté, d'être audible ou de convaincre.

Et donc on a fait une pétition, je dis on parce qu'il y avait ma coloc de l'époque qui était aussi de mèche dans cette affaire, on a fait une pétition et l'entreprise n'a pas reconnu ses torts, mais en tout cas a changé ses pratiques. Et si elle l'a fait, c'est aussi au bénéfice de toutes celles et ceux qui y travaillent désormais.

7:47
Présentateur

Donc ça a servi à quelque chose. Oui. Et cette pétition a récolté quand même 50 000 signatures. Oui. Ça vous vient d'où cette capacité comme ça à mobiliser les gens ?

7:56
Léa Balage El Mariky

Je crois que quand on apporte des idées qui sont justes, qui entrent en résonance aussi avec les aspirations, les colères, les espoirs, eh bien d'avoir un discours très clair, de dire voilà ma mère a connu une situation de discrimination, il faut la réparer, il faut la dénoncer et la réparer. C'est assez simple et donc on a réussi, mais on est allé chercher des réseaux, des personnes qui pouvaient aussi rendre visible cette pétition. Et à l'époque, j'ai pu compter sur le soutien de nombre d'écologistes qui ont participé aussi à faire augmenter la visibilité de cette pétition.

8:29
Présentateur

Alors vous avez adhéré à Europe Écologie à l'âge de 22 ans. Vous avez gravi les échelons de votre parti assez vite. Vous êtes devenue membre du bureau exécutif, je crois, en 2019. Secrétaire générale adjointe ensuite. Et puis pendant quelques mois, vous vous êtes même retrouvée à la tête de votre parti quand Julien Bayou s'est mis en retrait. Chef de parti, ça vous a plu ?

8:49
Léa Balage El Mariky

Alors c'était une période particulière.

8:52
Présentateur

Un peu compliquée.

8:54
Léa Balage El Mariky

Oui, compliquée, parce que moi j'étais vraiment dans l'optique de passer la main après à Marine Tondelier qui se présentait pour être notre secrétaire nationale. Donc il s'agissait d'organiser les choses pour que notre démocratie interne vive bien. Je suis ravie que Marine Tondelier soit désormais notre secrétaire nationale et je ne lui en vis pas le poste.

9:13
Présentateur

Alors j'évoquais vos capacités de mobilisation, il y a aussi vos capacités d'organisation. En 2023, on vous a confié l'organisation des journées d'été des écologistes.

9:22
Léa Balage El Mariky

Oui.

9:22
Présentateur

C'est vous qui avez eu l'idée d'inviter le rappeur Medine qui a été accusé d'antisémitisme à la suite d'un tweet qu'il a publié peu avant les journées d'été. Si c'était à refaire, vous le referiez ?

9:34
Léa Balage El Mariky

Écoutez, moi j'ai eu des discussions très franches avec Medine au moment où il a fait son tweet, il a reconnu ensuite cette... Alors ce n'était pas une maladresse, des propos inadaptés, la blessure que cela pouvait engendrer. Et je crois qu'en réalité, quand on a des porte-voix qui nous disent que sur un sujet, ils se sont trompés, qu'ils ont fait le chemin et qu'ils nous explicitent ce chemin, on gagne beaucoup à les écouter. Ça a été un moment qui a suscité énormément de polémiques et je comprends aisément pourquoi cette invitation avait surpris un bon nombre de personnes. Mais quand on l'a écouté, d'une certaine manière s'excuser aussi, c'est important de pouvoir le faire publiquement.

On lui a donné l'occasion et on a donné l'occasion aussi aux personnes qui se sont senties blessées, notamment notre groupe de travail sur la lutte contre l'antisémitisme, de pouvoir dialoguer avec lui et de lui expliquer en quoi ses propos étaient problématiques.

10:31
Présentateur

Vous aviez raté de peu votre élection en 2022. En 2024, vous avez pris votre revanche en quelque sorte sur votre adversaire, l'ancien ministre Stanislas Guérini. Qu'est-ce qui a fait la différence cette fois, selon vous ?

10:44
Léa Balage El Mariky

Plusieurs éléments. Tout d'abord, un travail de terrain. Ça faisait deux ans qu'on continuait à être sur le terrain de la troisième circonscription. Je dis « on » parce que vraiment, ça a été un travail collectif des militantes et des militants de 2022 qui ont poursuivi l'aventure en 2024. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, bien sûr, c'est le contexte politique où il y a eu un ras-le-bol de la pratique du pouvoir par Emmanuel Macron.

Je l'ai vu, je l'ai entendu dans la rue, des gens me dire « je n'ai pas voté pour vous en 2022, mais là en 2024, c'est sûr, allez-y, vous avez notre confiance, on en a marre de celles et ceux qui piétinent les institutions, nos pratiques républicaines. »

11:23
Présentateur

On va passer à notre quiz, si vous le voulez bien. Le principe, c'est que je vais vous proposer des phrases et vous allez devoir les compléter. Alors, on commence avec « faire campagne en plein congé maternité ».

11:36
Léa Balage El Mariky

Sport. Très, très sport.

11:39
Présentateur

Vous avez vécu, hein ?

11:40
Léa Balage El Mariky

Oui, c'est ça. J'étais en congé maternité et toutes les trois heures, j'allais rentrer à la maison pour allaiter mon fils, tirer mon lait, etc. Je crois que, enfin, voilà, c'est sport, mais je ne dirais pas que ça donne un sens parce que ça fait un peu pédant de dire ça. Mais bon, quand on rentre à la maison, on se dit « je sais pourquoi je le fais quand même ».

12:04
Présentateur

Le plus dur quand on est porte-parole ?

12:07
Léa Balage El Mariky

C'est de ne pas se tromper parce qu'on est interrogé sur l'ensemble des sujets qui intéressent le groupe.

12:15
Présentateur

Ça demande du boulot.

12:16
Léa Balage El Mariky

Oui, ça demande du boulot et puis d'être sûr de rendre fiers les gens qui nous ont donné leur confiance. Donc, non, non, il ne faut pas se tromper.

12:26
Présentateur

Enfin, pour terminer, « to be or not to be », la suite ?

12:30
Léa Balage El Mariky

Eh bien, alors c'est drôle, vous avez mis « to be free ».

12:34
Présentateur

« To be free », pardon.

12:34
Léa Balage El Mariky

Alors, « to be », qui fait partie de mes groupes. Moi, j'avais une préférence pour « Alliages », pour toutes celles et ceux qui…

12:42
Présentateur

Dans une interview, je disais que vous étiez fan des « to be free ».

12:45
Léa Balage El Mariky

Non, mais j'aimais beaucoup les « to be free ». Enfin, voilà, moi je…

12:49
Présentateur

Ça, c'était une de leurs chansons. « To be free or not to be ».

12:51
Léa Balage El Mariky

C'est vrai, c'est vrai. Mais voilà, j'aime beaucoup. La suite, vous ne l'aviez pas. Oui, non, je l'avais.

12:56
Présentateur

Vous étiez plus « Alliages », votre…

12:57
Léa Balage El Mariky

Oui, j'aimais bien « Alliages », mais parce qu'il y était plus, peut-être. Et puis, je ne sais pas, parce qu'il y avait plus de… Je ne sais pas, je crois que je l'ai trouvé plus joli à l'époque. Ça doit être ça.

13:06
Présentateur

Merci beaucoup, Léa Malach et Marie-Ky d'être venues dans La Politique et moi.

13:09
Léa Balage El Mariky

Merci à vous.

Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans — Léa Balage El Mariky · Pourquijevote