Meeting immersif de Jean-Luc Mélenchon à Nantes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 54:38Invité politiquePromesse
« nous allons augmenter le salaire minimum dès le premier jour, à 1400 euros net. »
- 1:17:19Invité politiquePromesse
« la semaine de 35 heures, et la retraite à 60 ans avec quarante annuités. »
- 1:20:32Invité politiqueFait
« est-ce qu'on les accueille quand-mème dans les services d'urgence ? »
- 1:21:17Invité politiqueFait
« Celle qui occupe 70 pour cent de la planète. LA MER !!! THALASSA !! »
- 1:21:26Invité politiqueChiffre
« Elle contient 66 fois l'énergie dont on a besoin à terre. »
- 1:22:09Invité politiqueChiffre
« avec cinquante éoliennes off-shore on a l'équivalent d'une centrale nucléaire, d'un réacteur nucléaire. »
- 1:26:11Invité politiqueChiffre
« 90% et même plus d'entre vous sont déjà contaminés aux pesticides »
- 1:29:08Invité politiqueChiffre
« au rythme où on va il y aura plus de plastique dans la Méditerranée que de poissons d'ici à 2050, c'est une certitude. »
- 1:32:13Invité politiqueChiffre
« la Méditerranée soit le plus grand cimetière du monde, avec 30 000 qui ont déjà disparu. »
- 1:35:22Invité politiquePromesse
« on va passer à la 6ème République. »
- 1:35:28Invité politiquePromesse
« on appliquera le droit de révoquer les élus lorsque vous estimez qu'ils vous ont trahis. »
- 1:41:51Invité politiquePromesse
« on va faire la retraite à 60 ans avec 40 annuités »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon98 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Nous avons choisi par soucis de lisibilité] [de ne pas sous-titrer les très nombreux applaudissements] [Musique générique] Bonjour à toutes et à tous Et merci d'être aussi nombreux à Nantes, merci aux équipes qui permettent que se tienne ce meeting, merci à toutes les militantes et militants qui vont faire, qui font de cette campagne une réussite. Alors je suis Aurélie Trouvé, présidente du parlement de l'Union populaire, ça fait maintenant 20 ans que je milite dans les mouvement sociaux, mais… … c'est la première fois que je participe à une élection, que je participe à des meetings politiques, à un meeting de l'Union populaire. Alors qui est dans ce cas-là ici ?
Est-que vous voulez bien lever la main ? Eh bien ça fait du monde, c'est super ! Alors, c'est vrai, il y aurait tant de raisons d'être abattus, l'inaction climatique, le démantèlement des droits sociaux, l'étouffement des libertés publiques, il y aurait tant de raisons, mais me revient à chaque fois cette phrase du mouvement alter-mondialiste dont je proviens : "Un autre monde est possible". Et me reviennent ces mots de Salvador Allende : " Et alors bientôt s'ouvriront ces larges avenues qu'emprunteront les femmes et les hommes libres pour bâtir une société meilleure". Et ces mots, Gabriel Boric les a repris, il est maintenant président du Chili.
Et il l'a emporté, face à ces monstres du clair-obscur qui apparaissent entre l'ancien monde et le nouveau monde. Il l'a emporté sur un projet de transformation profonde de notre société, mais cette victoire au Chili, c'est aussi celle des mouvements sociaux, c'est aussi celle des mobilisations féministes, anti-fascistes, c'est aussi celle des mobilisations contre la hausse des prix, pour une assemblée constituante qui ont marqué les dernières années au Chili. Et c'est ce que nous portons dans l'Union populaire, nous portons ces luttes, nous portons ces pensées critiques, nous portons ces imaginaires subversifs qui émanent des strates les plus profondes et plus diverses de notre société.
Et c'est ainsi que nous redonnerons du sens à la politique, c'est ainsi que nous reconnecterons la politique et la société et c'est ainsi que nous comptons rassembler. (applaudissements) Alors de la même façon que Gabriel Boric reprend la grande histoire de l'union populaire, de l'Unité populaire au Chili, eh bien nous reprenons le fil historique de la gauche française, de la gauche européenne, nous reprenons ces luttes dans lesquelles je suis, dans lesquelles vous êtes et qui nous donnent du souffle.
Pour ma part, les contre-sommets alter-mondialistes, la bataille contre le traité constitutionnel européen, mais aussi ces dernières années les Marches pour le climat, les Gilets jaunes, les batailles contre la réforme des retraites, contre la loi "sécurité globale", contre les violences policières, contre les violences sexuelles et sexistes, les batailles des enseignants, des soignants, des magistrats qui luttent pour les services publics et tant d'autres qui ont rassemblé des millions de citoyens. À tous ceux-là nous disons : "Rejoignez nous, rejoignez le programme de l'Avenir en commun".
Et c'est ainsi que nous pourrons constituer un bloc majoritaire, un front commun social, écologique et démocratique. Alors, je voudrais finir en disant que tous ceux qui pensent que la Gauche n'est pas à terre, tous ceux qui pensent qu'ici même à Nantes, dans l'Union populaire, nous allons relever la tête, tous ceux qui pensent que nous allons convaincre quartier après quartier, immeuble après immeuble dans les semaines et les mois à venir, tous ceux-là, levez-vous, on se lève, on se bat ! À présent… Alors on me dit que maintenant il faut quand même se rasseoir juste le temps du meeting !
Nous allons entendre un nouveau soutien de l'Union populaire : 0 : 06 : 15.880,0 : 11 : 07.310, [ ] – Et j'ai maintenant l'immense plaisir d'accueillir un nouveau soutien et un soutien très très important pour l'Union populaire, Monsieur le maire de Trappes Ali Rabeh – Merci à toi Aurélie, merci à vous tous qui m'accueillez aujourd'hui. Merci de me donner la parole comme Sébastien avant moi, dans un moment particulier, un moment important.
Nous sommes au cœur d'une crise mondiale, d'une pandémie dont les profiteurs de crises savent, comme toujours, tirer les profits par milliards, pendant que les premiers de corvée continuent d'être au front en première ligne et doivent se contenter des miettes, en attendant le ruissellement hypothétique que nous leur avons promis, mais dont nous avons bien compris qu'il n'interviendrait jamais. C'est un moment particulier aussi parce que l'extrême-droite et la droite radicalisée saturent l'espace et le débat politique, qu'elles soient incarnées par Marine Le Pen, ou par Valérie Pécresse, par Éric Ciotti, ou par Éric…
(huées) Zemmour (huées) jusqu'au sein même du gouvernement avec Gérald Darmanin qui sait en être le porte-parole (huées) . Ces idées nauséabondes saturent encore une fois cette présidentielle. Alors c'est dans ce moment particulier où un président de la République revendique d'insulter et de mépriser, d'emmerder les Français par millions (huées) ce même président de la République qui se couche à plat ventre devant les exilés fiscaux qui ne souhaitent pas payer leur juste part à la solidarité nationale, c'est dans ce moment particulier que je prends ici devant vous la parole. Je viens vous dire, (applaudissements) Je viens vous dire qu'il est temps de les déloger.
(Hurrahs et applaudissements) Ce gouvernement, cette majorité est fort avec les faibles et faible avec les forts. Il est temps de mettre fin à un quinquennat qui a épuisé les classes populaires… je suis maire de Trappes, une ville ouvrière, une ville populaire (applaudissements) et je vous dis que nous ne pouvons pas laisser au pouvoir une majorité aussi lâche et impitoyable avec ceux que je suis fier de représenter. Il est temps de relever la tête et d'opposer à cette majorité non pas une union de façade, non pas une union désespérante, mais bien un projet de société audacieux et mobilisateur. C'est pour cela que je suis ici aujourd'hui parmi vous.
(applaudissements) Je viens vous dire que je ne fais pas aujourd'hui le choix d'un homme ni même d'un parti : je fais le choix d'un projet de société. Un projet de société qui m'a convaincu et qui aujourd'hui me mobilise : celui de l'Avenir en Commun. (applaudissements) Je viens dire, face aux délires et aux fantasmes de l'extrême droite, des obsédés du grand remplacement, que le concept de créolisation porté par Jean-Luc Mélenchon me parle, et que je le vis et que je le vois se déployer dans ma ville.
(applaudissements) Je viens vous dire que face au cynisme d'un président de la République qui n'a d'autre perspective pour la jeunesse de notre pays que de s'endetter pour financer ses propres études qu'il est plus que jamais nécessaire de réaffirmer que l'éducation est un droit et non pas un privilège pour ceux qui ont la chance d'être bien nés. Je viens vous dire qu'il m'est devenu absolument insupportable de voir les milliards pleuvoir sur des entreprises qui n'ont comme seule priorité que d'augmenter leurs dirigeants et leurs actionnaires (Huées) tout en multipliant les suppressions d'emploi et les délocalisations en périodes de crise.
Dans ma ville je suis confronté au quotidien comme maire, à la détresse des familles qui ne mangent même plus à leur faim. Et ce spectacle m'est devenu insupportable au moment où les profiteurs de crises se gavent à coups de milliards.
Alors je suis venu ici à Nantes vous dire qu'il faut effectivement assumer la planification pour engager la bifurcation écologique, que si nous souhaitons, comme je souhaite le faire à Trappes, déployer des réseaux de chaleur urbains pour produire localement et consommer localement l'énergie dont nous avons besoin, dont les classes populaires ont besoin, alors nous aurons besoin nous les maires des 200 milliards du plan de la bifurcation écologique porté par l'Avenir en commun. Je suis venu vous dire aussi qu'il faut tailler en pièces le discours qui exige l'union pour l'union, qui consiste à dire que l'unité est une fin en soi.
Je suis venu vous dire que je suis prêt à joindre mes forces aux vôtres pour mobiliser les classes populaires, pour lutter contre la résignation, pour nous mobiliser face à ceux qui souhaitent nous soumettre, qu'il est temps de nous organiser autour d'un horizon désirable, c'est la raison pur laquelle, Aurélie, je vous annonce en tant que maire apporter mon parrainage à Jean-Luc Mélenchon t en tant que citoyen apporter mon soutien à l'Avenir en Commun. – Merci Merci Ali Rabeh. (applaudissements) Alors vous savez à quel point la culture et la création sont essentielles dans notre combat, place maintenant à l'acte 1 de ce meeting avec Madame la députée de Seine Saint Denis, Clémentine Autain.
(long applaudissements en cadence) – On est samedi, à une heure et demie, en classe de quatrième, juste avant que ne commence le cours de composition Française, dans ces minutes où l'on s'installe à grands bruits. Il me semble que Mlle Cherfils, la professeure de français, n’est pas encore arrivée. Jeanne D., une élève que je ne fréquente pas, ses parents sont des gens chic, les seuls opticiens de la ville, s’écrie à la cantonade : "ça pue l’eau de Javel ! Mais Qui est-ce qui pue l’eau de Javel ? Je ne supporte pas l'eau de javel" Je voudrais rentrer sous terre. Je cache mes mains sous le bureau, peut-être dans les poches de ma blouse.
Je suis affolée de honte, terrorisée à l'idée d'être désignée par l'une ou l'autre de mes voisines, car c'est moi qui sent l'eau de javel. Sans doute à ce moment, j'aimerai revenir une demi-heure en arrière chez nous dans la cuisine où, comme d'habitude après le repas, je me suis lavé les mains dans la cuvette d'eau placée en permanence à cet usage : il n'y a pas d'eau courante à la maison, sans être gênée le moins du monde par l'odeur d'eau de javel qui, cette fois, s'en dégageait.
En cet instant, la fille de quatrième que je suis, saisit tout très bien, que l’odeur de la Javel, ainsi dit-on chez moi, et non "eau de Javel", qui était jusqu’ici le signe même de la propreté, celle des blouses de ma mère, des draps, du carrelage frotté et du seau de nuit, une odeur ne dérangeant personne, bien au contraire est une odeur sociale, le signe de l’appartenance à un milieu très simple, comme disent les profs, c’est-à-dire inférieur, l'odeur de la femme de ménage de Jane D. A ce moment, je hais Jeanne D. Je me hais encore plus.
Non pas de ma lâcheté qui m’empêche de dire que c’est moi, je me hais d’avoir trempé les mains dans la cuvette d’eau, d’être ignorante des dégouts du monde de Jeanne. Je me hais d’avoir fourni à celle-ci un motif de m’humilier secrètement. Je me suis juré certainement à ce moment-là de ne plus recommencer, de faire attention désormais à cette odeur-là. En somme, je viens de rompre avec des générations de laveuses à l’eau de Javel.
(applaudissements)
– Quatre courtes citations de Pier Paolo Pasolini. 1/ Il y a une idée directrice que tout le monde partage sincèrement, intrinsèquement, l'idée que la pauvreté est le plus grand malheur du monde, et que donc, à la culture des classes pauvres, devrait se substituer la culture de la classe dominante. En d'autres termes, notre faute en tant que pères consisterait à croire que l'histoire n'est et ne saurait être que l'histoire bourgeoise.
2/ Une grande œuvre de normalisation a imposé les modèles voulus par la nouvelle classe industrielle, qui ne se contente plus d'un homme qui consomme, mais qui prétend que d'autres idéologies que celle de la consommation sont inadmissibles 3/ Le refus a toujours tenu un rôle essentiel. Les saints, les ermites, mais aussi les intellectuels, le petit nombre d'hommes qui ont fait l'histoire, sont ceux qui ont dit non et non pas les courtisans et les valets des cardinaux. Cependant pour être efficace le refus doit être total et non pas porté sur tel ou tel point 4/ Il ne faut jamais, en aucun cas craindre l'immaturité des électeurs.
C'est le même raisonnement que font les censeurs et les magistrats quand ils considèrent que le public n'est pas mûr pour certaines œuvres.
(applaudissements)
– Bonjour (film voix féminine) : Comment ça va ? (François Ruffin) – C'est grâce à toi que j'ai découvert le boulot. Tu m'as fait rencontrer quelques collègues – Voilà – Et donc c'est un peu à cause de toi aussi qu'on s'est lancé dans cette mission sur les métiers du lien. Ça risque de faire beaucoup de boulot (rire) . Puis alors quand j'ai lu la mission, je savais qu'il y aurait quelqu'un d'En marche ls m'ont foutu Bruno Bonnel – Bruno Bonnel se moque de ce qu'on pense de lui au niveau local.
– Ce qui se dit en circo j'en ai rien à foutre, je ne suis pas là pour faire l'assistante sociale (dialogue indistinct + rires) – On n'entendait pas souvent parler de nos métiers – Ça fait encore long mais on parle quand-même de nous C'est juste dingue, parce que elles ont toutes les mêmes vibrations de don, d'amour, enfin ça prend aux tripes quoi (Chanson, Bourvil) ♫ Mais vivre sans tendresse on ne le pourrait pas, ♫ non non non non, on ne le pourrait pas – Le matin je me réveille à quatre heures et demi on va dire, et puis le soir, ben, le temps de rentrer en gros je me couche souvent il est 22h30. – C'est 12 heures d'inquiétude pour quatre ou cinq heures payées au Smic quoi !
– Vous diriez qu'il sont exploités ces gens là ? – C'est l'évidence, même quand elles travaillent au sport. – Qui travaille au sport ? – Mais on aime notre métier, moi j'aime ça, j'ai toujours fait ça… (roulement de tambour + voix de femme) – nous demandons par cet amendement (tambour) des horaires dignes et un salaire décent. – Voilà, la loi est parti, donc maintenant on va voir, faut y croire – Rejeté rejeté rejeté rejeté. – Mais oui je parle avec colère parce que les gens vont continuer à se lever à 4 heures du matin, à être payés 3 heures à 10 Euros. Vous laissez faire ça !
(Son frappe sur la table + réaction foule) ce coup là il y en a marre (Rire) – Nous toutes ont doit être toutes ensemble et des femmes debout (Applaudissements) (Chanson a cappella) ♫ Nous qui sommes sans passé, les femmes ♫ Nous qui n'avons pas d'histoire ♫ Depuis la nuit des temps, les femmes Nous sommes le continent noir.
♫ Debout femmes esclaves Et brisons nos entraves ♫ Debout, debout, debout ♫ Asservies, humiliées, les femmes Achetées, vendues, violées ♫ Dans toutes les maisons, les femmes Loin du monde reléguées ♫ Debout femmes esclaves ♫ Et brisons nos entraves Debout debout ♫ Reconnaissons-nous les femmes Parlons-nous, regardons-nous ♫ Ensemble, on nous opprime, les femmes Ensemble, révoltons-nous ♫ Debout femmes esclaves Et brisons nos entraves ♫ Debout, debout debout Debout debout DEBOUT !
(applaudissements)
– Il faudra aller loin et tellement plus haut pour être un peu mieux que rien – Qu'est ce qu'un viol sinon que cela : férocité pure, exercice de pouvoir brut. C'est une énorme erreur de le confondre avec le sexe. Il s'agit d'un spasme de rage, d'une invasion violente, d'un désir de dominer, de détruire. Tel un missile détecteur de chaleur il cherche la partie la plus vulnérable du corps de la victime afin de provoquer le plus de dégât possible. C'est une punition, c'est une domination, c'est l'éradication de la menace, la démolition volontaire de toutes les limites qui font de nous des êtres humains. (applaudissements) – Quand le garçon se retourne.
Quand le garçon se retourne et déclare "finit de rire" en me collant la première beigne ce n'est pas la pénétration qui me terrorise mais l'idée qu'il vont nous tuer. Pour qu'ensuite on ne puisse plus parler, ni porter plainte, ni témoigner. De la peur de la mort je me souviens précisément. Cette sensation blanche, une éternité, ne plus rien être, déjà plus rien. Ça se rapproche d'avantage d'un trauma de guerre que du trauma de viol tel que je l'ai lu dans les livres. C'est la possibilité de la mort, la soumission à la haine déshumanisée des autres qui rend cette nuit indélébile. Pour moi le viol avant tout, a cette particularité : il est obsédant. J'y reviens tout le temps.
Depuis vingt ans, chaque fois que je crois en avoir fini avec ça, j'y reviens, j'imagine toujours pouvoir en finir avec ça. Impossible, il est fondateur de ce que je suis. Et en même temps de ce qui me défigure et de ce qui me constitue
(applaudissements)
– Ô sœur au cœur d'acier trempé tes combats sont les fils de notre humanité. Ô sœur de tes larmes versées dans ton poing serré germe la paix (applaudissement) – Je m'appelle Fatima. Fatima est un prénom féminin, musulman. Je suis censée être une fille alors je commence á me maquiller au lycée. J'ai les cheveux longs, je ressemble de plus en plus à une femme. Ça plait aux garçons, moi ça ne me plait pas. – La femme n’est victime d’aucune mystérieuse fatalité, les singularités qui la spécifient tirent leur importance de la signification qu’elles revêtent, elles pourront être surmontées dès qu’on les saisira dans des perspectives nouvelles.
Les ovaires ne la condamnent pas à vivre éternellement à genoux. – Il est temps que vous ne voyiez plus en nous des femmes serviles Des animaux domestiques Chant : Nous sommes fortes, … ♫ Nous sommes fières et féministes et radicales et en colère Nous voulons substituer toutes les vertus et tous les miracles de la république à tous les vices et à tous les ridicules de la monarchie. – La République n'est pas faite pour cacher la misère du peuple mais pour la proclamer et la guérir. (applaudissement + piano + musique) – Derrière la lutte politique, il y a la lutte des intérêts.
La République a pour programme d'aider les faibles dans leur lutte contre les forts – La démocratie politique, le socialisme, a pour formule la souveraineté économique du peuple, la souveraineté du travail. – La République n'est pas un dogme. Je dirai même que ce n'est pas une doctrine. Elle est avant tout une méthode.
(musique)
_ La République c'est le droit de tout homme, quelque soit sa croyance religieuse à avoir sa part de souveraineté. (applaudissements. Musique en continue) – Ces lois, nous voulons les rompre, et même par la Révolution, s'il le faut, abolir la légalité capitaliste pour faire surgir un ordre nouveau. – La République c'est proclamer que les hommes ne chercheront jamais dans une dictature, même passagère une trêve funeste et un lâche repos. – Nous ne voulons pas que la bourgeoisie emporte, comme en une banqueroute frauduleuse, notre trésor, le trésor du peuple, la République. – Ô République imbécile qui toi-même te trahissais, qui, toi-même te couchais sous l'insolence des grands chefs.
Es-tu bien réveillée maintenant ? … Es-tu résolue à te défendre ? – La devise de la République Sociale ni oligarchie, ni bureaucratie, mais une vaste coopération sociale où les règles sont définies par tous. – La République n'est pas un dogme. Elle est une méthode pour atteindre la plus haute efficacité de toutes les énergies humaines. – L'abstention de l'État, il ne faut point se le dissimuler, c'est l'abandon à tout jamais de ceux qui souffrent. Oui, la République est un grand acte de confiance, et un grand acte d'audace.
– Chacun de nous a besoin de la mémoire de l’autre, parce qu’il n’y va pas d’une vertu de compassion ou de charité, mais d’une lucidité nouvelle dans un processus de la relation. Et si nous voulons partager la beauté du monde, si nous voulons être solidaires de ses souffrances, nous devons apprendre à nous souvenir ensemble. On ne peut vaincre ni dépasser les prosaïques en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions, si arrogantes et si puissantes aujourd’hui banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile… ne saurait ni ne pourrait y résister.
Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses produits. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main-d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. La frontière est cette invitation à goûter l es différences. La créolisation pour moi, c'est le métissage des cultures qui produit de l'inattendu. Pourquoi une nation ne pourrait pas être constituée d’ensembles de cultures qui sont en relation, sans s’éteindre ni se diluer ? C’est pour ça que je suis contre le mot "intégration" (bruits de manifestations) – Nous sommes le climat et nous sommes… etc.
– Les économistes, les gouvernements, les hommes d'affaires, réclament la croissance en soi, sans jamais en définir la finalité. Le contenu de la croissance n'intéresse pas les décideurs. Ce qui les intéresse c'est l'augmentation du PIB, c'est à dire l'augmentation de la quantité d'argent échangé, de la quantité de marchandise échangée et vendue au cours d'une année, quelques soient les marchandises. Rien ne garantie que la croissance du PIB augmente la disponibilité des produits dont la population a besoin. Dans les faits cette croissance répond d'abord à un besoin du capital, non aux besoins de la population, elle crée souvent plus de pauvres et plus de pauvreté.
Elle profite souvent à une minorité au détriment de la majorité, elle détériore la qualité de la vie et de l'environnement, loin de l'améliorer. Quelles sont les richesses et les ressources qui manquent le plus souvent aux populations ? Une alimentation saine et équilibrée tout d'abord, l'eau potable, de bonne qualité, de l'air pur, de la lumière, de l'espace, un logement salubre et agréable. Mais l'évolution du PIB ne mesure rien de tout cela. Prenons un exemple : un village creuse un puits, et tout le monde peut y puiser de l'eau. L'eau est un bien commun et le puits le produit d'un travail commun. Il est source d'une plus grande richesse de la communauté.
Mais il n'augmente pas le PIB car il ne donne pas lieu à des échanges d'argent, rien n'est acheté ni vendu. Mais, si le puits est approprié par un entrepreneur privé qui demande à chaque villageois de payer l'eau qu'il tire, le PIB augmentera des redevances encaissées par le propriétaire. La croissance est pour le capitalisme une nécessité systémique totalement indépendante et indifférente à la réalité matérielle de ce qui croît. Elle répond à un besoin du capital, elle conduit à ce développement paradoxal qui fait que, dans les pays au PIB plus élevés on vit de plus en plus mal tout en consommant de plus en plus de marchandises.
– Je reviens à cette question insistante : Mais c'est quoi le problème ? Qu'est ce qui nous empêche vraiment d'éteindre l'incendie qui menace de ravager notre maison collective ? A mon avis la réponse est plus simple qu'on tente de nous la faire croire. Si le nécessaire n'est pas encore était fait pour réduire les émissions, c'est parce que les politiques à mettre en œuvre sont fondamentalement incompatibles avec le capitalisme dérèglementé dont l'idéologie a dominé pendant toute la période durant laquelle nous nous sommes démenés pour trouver une issue à la crise du climat.
Si la situation ne se débloque pas c'est parce que les mesures grâce auxquelles on aurait le plus de chance d'éviter la catastrophe, et qui profiteraient à l'immense majorité de la population, représentent une grave menace pour la minorité qui a la haute main sur l'économie, la sphère politique, et la majorité des grands médias. Le dilemme est le suivant : soit on laisse le bouleversement du climat transformer radicalement le monde, soit on transforme radicalement l'économie pour éviter le bouleversement du climat.
– Voici ce que le réchauffement de la planète va transformer : la sécurité personnelle et la santé, l'accès à l'alimentation, à l'eau et à la médecine, l'équilibre géopolitique et stratégique de la cohésion sociale et la paix elle-même. Dans ses conditions, pourrions-nous s'il vous plaît, cesser de parler des "générations futures" ? Avec l'accélération du changement du climat, nous parlons de notre propre génération, ici et maintenant. Nous devrions d'ailleurs cesser de parler. Il faut hurler. Jusqu'à présent, les dirigeants ne nous ont pas entendus.
(applaudissements)
(Bruit de foule et murmures) – Gabriel, j’ai 22 ans. Je m’appelle Sébastien, 30 ans. Antoine, 27 ans, Frédéric, 36 ans, Ayhan 53 ans. C’était le samedi 24 novembre, le 1er décembre. C’était le 8 décembre. C’était à Bordeaux. C’était à Tours. C’était place Pey-Berland. place Jean-Jaurès. C’était sur le boulevard Roosevelt dans le XIe. Ça s’est passé le 9 février devant l’Assemblée nationale. Ce samedi-là c’était, comme on disait, l’acte II, l’acte III, c’était l’acte IV, L’acte XIII. J’étais venu parce que avec mon seul salaire, ça ne suffit pas. Quand on a sorti la nourriture, les frais, l’eau, l’électricité, le gasoil pour aller travailler, on arrive à peine à boucler la fin du mois.
Moi j’étais d’abord venu pour manifester pour le climat. Ce jour-là, on est allés manifester pour les services publics, on est très attachés aux services publics. Et aussi le ras-le-bol de voir les gens dans la misère. Tout est devenu cher, études, loyer, nourriture, déplacement.s. C’était le ras-le-bol, tout simplement. Au début il y avait une bonne ambiance, il y avait du monde, ça chantait des chansons, ça scandait des slogans, ça avançait gentiment. Très vite on s'est aperçu que quelque chose clochait. Un mur de CRS nous attendait, les CRS avaient fermé tous les ponts derrière nous, et toutes les rues aussi. On comprend pas pourquoi le parcours a été modifié. De gens partout.
Des gaz partout. On se demandait tous pourquoi ils gazaient. Soudain la tension monte. Je vois un type qui prend un coup de matraque en s'approchant trop prêt des barrières, ensuite ça a été les flash-ball. J'entends un truc qui tombe à côté de moi, je me suis approché, je l'ai ramassé de la main droite parce que je suis droitier. J'ai ramassé la grenade pour la balancer où y'avait personne. Et c'est à que ça a explosé. Elle a explosé sur moi. Ça a fait comme dans les films de guerre, où y'a un blanc et un sifflement dans les oreilles, il y a eu un BOOOM ! Je sens un énorme choc.
Ma première réaction c'est de partir en courant me tenant le bras, pour me mettre à l'abri, je cours vers les gilets jaunes. Je me rappelle sentir comme des fourmis dans les mains… C'est la réaction des autres qui m'a alerté. On le voit bien sur la vidéo qui est passée sur Internet après. Autour de moi les gens s'écartent, les yeux écarquillés d'horreur. (Foule : Résistance ! Résistance ! Résistance ! Résistance…
– Aujourd'hui, Je vous dirai que non seulement, il faut s'engager dans l'écriture, mais aussi dans la vie, il faut résister dans le scandale et dans la colère plus que jamais, naïfs comme des bêtes à l'abattoir, troublés comme des victimes, justement, il faut dire plus fort que jamais son mépris envers la bourgeoisie, hurler contre sa vulgarité, cracher sur l'irréalité qu'elle a choisie comme seule réalité, ne pas céder d'un acte ou d'un mot, dans la haine totale contre elle, ses polices, ses magistratures, ses télévisions, et ses journaux. [applaudissements, musique + chant] ♫ On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous on est là !
♫ Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, ♫ même si Macron ne veut pas, nous on est là ♫ On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous on est là ! ♫ Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, ♫ même si Macron ne le veut pas, nous on est là
[Musique]
– Merci ! Merci à vous toutes et à vous tous, salariés et bénévoles qui avez par votre entier dévouement et magnifique discipline permis que cette belle démonstration puisse se faire aujourd'hui. Parce que c'est le début de l'année, et c'est en quelque sorte un début de campagne, il fallait que ce soit un coup d'éclat, et c'est ce que nous sommes en train de faire. Dans la patrie de Jules Verne, après le meeting en réalité augmenté, voici le meeting immersif et olfactif, et en même temps, avec une expérience de vision à 360 degrés sur vos téléphones portables.
Il s'agit de mettre en scène, en grand angle, pas seulement ici et là, des mots d'ordre si justes soient t'ils et utiles, mais la vision du monde que nous portons à travers les mesures que contient le programme l'Avenir en commun, programme de transition de la société dans laquelle nous vivons, vers celle vers laquelle nous voulons nous diriger : la société de l'entr'aide, dont le mot d'ordre n'est pas d'amender le capitalisme, mais d'aller à cette harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. Alors, il faut commencer par dire si nous voulons faire une campagne utile à tous ces braves gens qui se désespèrent, ne sachant de quel côté se tourner pour comprendre ce qui leur arrive.
Rien de ce qui nous arrive ne l'est par fatalité. Tout s'enracine en définitive dans la question sociale, et dans la dénonciation de la cupidité d'un système, le système capitaliste qui domine notre société. La crise sanitaire n'a pas d'autre origine que la déforestation massive, opérée pour produire à moins cher, et parce qu'il y a cette déforestation, alors les animaux sauvages contaminent les animaux domestiques, et les animaux domestiques les êtres humains après avoir été martyrisés dans les élevages hyper intensifs dans lesquels on les enferme.
Et alors la maladie se propage, et alors ils inventent des passes sanitaires, et des vaccins, une, deux trois, quatre, cinq doses (huées) sans fermer un seul élevage intensif, et sans faire cesser le martyre des animaux et le danger pour les êtres humains.
Le changement climatique qui va provoquant des catastrophes croissantes, n'a pas d'autre origine qu'un productivisme aveuglé : produire toujours plus, n'importe quoi, n'importe comment, créer des désirs et des besoins même s'ils n'existent pas, et pour finir arriver à cette chose inouïe et incroyable, qu'il y a sept milliards d'êtres humains, et qu'ils sont environnés à l'heure à laquelle nous parlons, par un poids d'objets et de matériaux artificiels, plus grands que celui de la totalité de la nature du monde dans lequel ils sont arrivés auparavant.
Il est temps, plus que temps, de pratiquer la règle verte, c'est-à-dire de ne plus prendre à la nature davantage que ce qu'elle est capable de reconstituer avant que cette terre ne soit transformée en une poubelle aride dont on ne pourra plus rien tirer, alors même qu'on s'aperçoit que les sols baissent en fécondité comme jamais dans l'histoire. Il faudrait que nous ayons détruit, sachez le, en cinquante ans, la quantité de fertilité du sol qui s'était accumulée pendant trois milliards et demi d'années. Tel est le scandale gigantesque du mode de production qui permet une telle destruction. "Don't look-up ! " évidemment "don't look-up !
", ne regardez pas, ne voyez pas le malheur, ne le regardez pas, attendez, ça va s'arranger tout seul, voilà ce qu'ils vous disent, c'est faux, ils détruisent tout, ils saccagent. Enfin, cette inégalité inouïe qui a surgit parmi les êtres humains, à rebours de la tendance profonde qui s'observait depuis un demi-siècle, depuis cent ans, soudain la pente s'est renversée, et l'inégalité va se creusant de nouveau, déclenchant à coup sûr, une aggravation de la crise de civilisation dans laquelle nous allons être plongés de ce seul fait. Voyez, 25 personnes possèdent autant que la moitié des êtres humains sur cette planète.
Voyez, 1% dans ce pays possède d'avantage que 25% de la totalité de la population. Voyez ces inégalités qui se creusent, et qui produisent comme résultat que dans la sixième ou la cinquième puissance du monde il y a neuf millions de pauvres, 300.000 de plus qu'il y en avait en 2017, lorsque Monsieur Macron a été élu. Il y a huit millions de personnes qui nécessitent l'aide alimentaire. Il y a douze millions de pauvres gens qui préfèrent avoir froid parce qu'ils n'ont pas le choix, parce qu'ils ne peuvent plus payer les factures d'électricité, d'énergie, de gaz, de fuel qui leurs sont présentées.
Une société incivilisée, une société où un nombre aussi considérable de personnes sont rivés aux tâches de survie, est une société qui résiste moins bien, qui résiste moins fort aux chocs qu'elle reçoit, comme ceux qu'elle va recevoir du changement climatique, comme ceux qu'elle va recevoir de la situation de crise sanitaire permanente vers laquelle nous nous avançons du fait de la gestion que j'ai dénoncée il y a un instant. La réplique que nous portons part de cette idée qu'il n'y a pas de fatalité à ce que nous endurons, et que donc on peut frapper à la cause pour l'éradiquer, et passer à un autre mode de vie.
Il faut frapper le parasitisme, et pour cela il faut le blocage des prix de premières nécessité avant que ne dévalent dans la pauvreté des millions de gens. Il faut une stricte limitation des frais bancaires qui empêchent que, tels des tiques, certains accumulent de la richesse sur les plus pauvres, sur les plus démunis, sur ceux qui sont déjà dans tant de difficultés. Il faut un partage des richesses, ferme, assumé, déclaré, qui ne se cache pas derrière des demi-expressions, des trois-quarts de mots. Au moment où les revenus des milliardaires ont augmenté de 30 et de 40%, nous allons augmenter le salaire minimum dès le premier jour, à 1400 euros net.
Et tout aussitôt, nous allons dégager les recettes dont nous avons besoin pour faire face aux immenses dépenses qu'il faut faire, pour réparer les dégâts que ces gens ont fait pendant trente ans, en saccageant les services publics, en détruisant l'hôpital public, en démolissant l'école, en détruisant les transports collectifs. Nous allons trouver la ressource : ce sera un impôt qui au lieu de peser sur la classe moyenne centrale, sera réparti sur quatorze tranches, et où à la dernière on prend quasiment tout parce que personne n'a besoin de revenus 400 fois ou 500 fois supérieurs à un individu normal.
C'est de cette manière-là que nous allons pouvoir recruter les enseignants, les soignants les techniciens, dont nous avons besoin partout. Et puis, comme il faut qu'à chaque dépense correspondent des recettes, alors oui nous allons plonger dans la pauvreté des gens qui partiront avec seulement 12 millions d'euros (Rires) et nous allons confisquer tout le reste au-dessus de 12 millions d'euros 13 millions, 14 millions, 15 millions, hop ! J'ai dit longtemps "je prends tout", parce que ça m'amusait de voir leurs mines déconfites (rires) Mais maintenant je veux dire les choses mieux, je veux les dire avec plus de finesse : je donne tout aux jeunes gens, à l'avenir de la patrie.
Le jeune génération dont nous avons impérativement besoin pour pouvoir tenir les défis du futur, nous avons besoin qu'ils apprennent, nous avons besoin que quand ils vont à l'école ou à la Fac ils ne fassent rien d'autre que d'apprendre, qu'ils n'aient pas besoin d'aller travailler tous les soirs, tous les week-ends. Oui Monsieur Macron, qui avez été encore assez odieux pour aller dire qu'on ne pouvait pas continuer un système dans lequel ça ne coûte rien d'aller à l'Université.
Non seulement ça ne va rien coûter, mais avec nous ça va rapporter, parce que tout ce qu'il y aura au-delà de 12 millions nous le donnons aux jeunes gens, ceux de l'enseignement professionnel dès la classe de seconde, et tous les étudiants et ça sera 1063 euros par mois. Priorités au savoir, priorité à la science, priorité à la culture, priorité à tout ce qui rend meilleur l'être humain, et qui permet par la transmission, la diffusion de la musique, de la chanson, de la peinture, de la science, d'être meilleurs êtres humains, et dès lors que vous le serez brave gens, alors la société tout entière pourra l'être parce qu'elle contiendra moins de bêtise, et donc moins de racisme et de haine.
Je vais vous montrer maintenant à travers quelques tableaux, le monde dans les trois dimensions dans lesquelles je vous appelle à vous engager fermement. Ce sera d'abord la verticalité. Ce sera d'abord la verticalité. (rires) La plus grande, la plus phénoménale, la plus inouïe, après Gutenberg qui nous a libéré es chaines du temps en permettant que le savoir se transmette. Un jour Youri Gagarine a été envoyé par l'U.R.S.S au delà du biotope dans lequel nous vivions, c'est-à-dire la Terre. Et soudain voici ceci, produit de la science, produit de l'intelligence humaine, incroyable !
au delà de tous les biotopes, voici l'espace infini contenant comme l'avait annoncé au XVI siècle Giordano Bruno, disant que cet univers infini contenait un nombre de mondes innombrables. Mais parmi ces mondes innombrables, qu'ils soient vides ou habités, il y a celui-ci que vous voyez là : c'est la Terre, voyez, bleue, la planète bleue, avec ce simple film qui l'entoure. Ce n'est pas seulement notre maison commune, maintenant que nous autres êtres humains nous sommes lancés à la conquête de l'immensité de l'espace. C'est le nid de l'humanité, et c'est celui que par dessus tout il faut protéger. Regardez-le !
Et quand vous le regardez vous comprenez qu'il y a un intérêt général humain, parce que il n'y a qu'un seul écosystème qui permet la vie des êtres humains, celui-ci, cette planète bleue-ci qui n'est pas changeable, nous n'en n'avons pas de rechange. Et dès lors, dès lors il y a un peuple humain qui n'a de cette façon-ci aucune autre limite à ses intérêts mutuels que celui qui lui permet de vivre tous ensemble, vu de l'espace plus que jamais, le racisme est une absurdité et quelque chose qui n'a aucun sens et aucune nécessité, pour permettre que les êtres humains vivent.
Alors oui, la créolisation, c'est-à-dire l'échange, le jaillissement de l'inattendu, quand les cultures se parlent l'une à l'autre, s'interpénètrent et produisent quelque chose à quoi on ne s'attendait pas, mais qui est notre dénominateur commun qui nous permet d'être des êtres humains, parce que quand depuis le départ, la créolisation a d'abord permis à ces millions de pauvres gens que l'on avait arrachés à leur terre d'origine pour les plonger dans l'esclavage, leur a permis parce qu'ils ont inventé une langue, de rester des êtres humains qui se parlaient e et qui résistaient, car cette histoire-là est une histoire terrible de résistance.
La créolisation qui vous rapproche vous permet d'être libres. Alors que cela me permette au moment où vous admirez cette merveille, que cela me permette de vous dire qu'il faut remettre à l'ordre du jour et que je le ferai, si je suis élu président de cette République Française si singulière dans l'espace des nations, la question du désarmement nucléaire, parce qu'il n'est pas possible de continuer à stocker de quoi faire sauter dix-sept fois la planète. Oui, des fois il y en a qui ricanent, on m'a même dit : "pour quoi tu viens nous parler de l'espace alors qu'il y a tant à faire à terre ?
", mais précisément, c'est vu de l'espace qu'on comprend mieux tout ce qu'il y a à faire, sur la terre. Et puis, quand on est dans l'espace ne croyez pas une seule seconde qu'on fasse autre chose que de s'occuper de la terre. Des milliers d'applications dans vos téléphones et dans votre vie courante dépendent de l'espace. S'y trouver, être capable de s'y trouver, n'est pas un petit atout dont nous disposons nous autres Français.
Des milliers d'applications, météos, GPS, cartographie, surveillance écologique des traités internationaux, dont nous proposerons la signature le moment venu dans le cadre de cette diplomatie alter-mondialiste qui vaudra mille fois mieux que ces alliances militaires de l'OTAN et autres contrats d'agression contre tous les peuples à la botte des maitres du monde. La France devenant une République non alignée.
Vous verrez qu'elle sera capable de regrouper et d'être entendue par toutes sortes de peuples et de nations, qui viendront former avec elle des ententes pour faire triompher des points de vue comme celui du tribunal climatique international, du droit mondial à l'accès à l'eau, combien d'autres choses de cette nature, le traité de gestion raisonnée des forêts, que nous pourrons contrôler depuis l'espace L'espace est au cœur de notre vie, mais ! Il y aura aussi les grandes réformes. si nous ne voulons pas, si nous ne voulons plus, de ce capitalisme débridé sur la Planète Terre, alors nous n'en voulons pas non plus dans l'espace.
C'est la raison pour laquelle, si je suis élu, je prendrai la tête d'une initiative pour aller contre la loi qu'ont votée les Nord-Américains, qui alors que l'espace était considéré comme propriété commune de l'Humanité, ont décidé tous seuls, et sans rien demander à personne, que dorénavant tout objet céleste qui passe dans l'univers infini est au premier qui s'en empare, c'est à dire la mentalité des conquérants, des sur-exploitants, des saccageurs, des ravageurs, des gens qui s'approprient tout contre tous les autres. Oui, nous ferons la bataille politique pour la démarchandisation de l'espace. Oui.
Nous ferons la bataille politique pour le désarmement de l'espace, car l'espace doit rester un lieu de paix, on ne doit pas y embarquer des armes, ni pour tirer sur les autres satellites, ni pour tirer de l'espace sur la terre, par exemple sur le dépôt de bombes nucléaires.
Il faut désarmer l'espace, Monsieur Macron a commis une erreur terrible, quant, à la suite des États-Unis d'Amérique qui en avaient d'abord décidé le principe, il a créé un état-major de l'espace sans une minute de discussions sur le sujet dans aucune des assemblées de ce pays, sans une minute de réflexion pour savoir si c'était la bonne idée et si il ne fallait pas d'abord commencer par exiger la garantie du désarmement de l'espace.
Il l'a fait comme il a fait tout le reste, parce qu'il l'a décidé tout seul, et que du moment qu'il l'a décidé, alors il pense que c'est bon pour tout le monde et que nous n'avons que le devoir de nous taire en faisant semblant de pas savoir, que nous savons ce qu'il est en train de faire. C'est lui qui a organisé pour la première fois des manoeuvres communes à propos de l'espace, avec les Allemands, dont on se demande ce qu'ils viennent faire là, et les États-Unis d'Amérique. C'est lui qui a accepté que l'État-major de l'OTAN sur l'espace soit domicilié à Toulouse et d'où je le prierai de repartir sitôt que vous m'aurez élu.
Non, ce ne sont pas des petites questions, ces questions devraient être dans le débat présidentiel, car c'est une des compétences du chef de l'État dans la constitution de la Vème République que cette question de l'armement et du désarmement. Nous autres, Français, d'où notre sécurité repose sur la dissuasion nucléaire ? Si depuis l'espace il est possible de repérer les sous-marins Français, si depuis l'espace il est possible d'avoir des cibles à terre, alors tout ce que nous avons constitué ne sert plus à rien. Évidemment il faut trouver une autre manière de faire, notamment en matière de dissuasion depuis l'espace. Mais !
de cette mauvaise situation nous pourrions tirer un avantage qui serait de dire à toutes les nations : "A quoi bon stocker six mille ogives nucléaires, Messieurs les Américains ? A quoi bon stocker six mille ogives nucléaires Messieurs les Russes ? Puisque tout ça ne sert plus à rien compte-tenu de ce que nous faisons dans l'espace. Alors ! Le désarmement nucléaire pourrait trouver un nouvel élan sur la planète. Non ne riez pas, non ne souriez pas !
C'est essentiel, un seul fou peut mettre le feu à la plaine, une seule personne peut déclencher le feu mortel après lequel il n'y aura plus de planète, et c'est le devoir de ceux qui ont des responsabilités que d'assumer la gestion saine, lucide, tempérée, de ce genre de situation avec des propositions concrètes. Vous autres, Français, Françaises, je voudrais vous emmener dans cet enthousiasme de la performance dont nous sommes capables au service du reste de l'humanité. La France est une nation capable d'envoyer un objet qui lui-même tire un petit objet qui va sur une patate glacée dans l'univers, qui s'appelait l'Astéroïde "Tchouri", vous devez vous en souvenir, nous savons le faire.
Lorsqu'on a tiré le télescope James Web récemment, cela s'est fait avec des fusées d'Ariane-Espace, et quand on a déployé ces satellites, les Français étaient dans le satellite eux aussi. Les Français sont dans cinq des onze expéditions Martiennes qu'il y a aujourd'hui. Les Français ont le troisième port spatial du Monde. Les Français peuvent s'inscrire directement, ouvertement, à cette page nouvelle de l'Histoire de l'Humanité.
Mais au lieu de le faire avec le seul souci d'accumuler pour nous-même, le moment alors viendra où nous, nous dirons à nos frères et sœurs d'Afrique, nous leur dirons "vous vous êtes fait voler le 19ème siècle avec l'esclavage, vous vous êtes fait voler le 20ème siècle avec la colonisation. Alors nous-autres Français, à cette étape, nous ne voulons aucune autre puissance que la puissance morale, et la puissance intellectuelle, et c'est pourquoi nous proposerons à tout le monde francophone de faire avec nous l'université de l'espace qui permettra à chaque peuple d'accéder aux moyens d'entrer dans l'espace. Ce sont des dizaines de milliers d'emplois qui sont ainsi concernés.
Je vous ai dit donc : regardez-les une dernière fois. Je vous emmène à la verticale. Là, c'est la station Internationale. Là-bas, c'est un satellite de communication. Là c'est la Lune. Celle-là on nous l'a donnée. Les deux autres et quelques autres c'est nous qui les avons créés Et maintenant on va partir de la verticale, on va aller à l'horizontale, la plus terrible et la plus nouvelle, la plus inconnue jusque là, l'horizontale de la toile numérique. celle qui dorénavant nous couvre tous, sous tous les horizons, partout dans le monde (musique de tension) et à cet instant dans beaucoup de vos poches.
Vous-même vous êtes unis à cette toile, par vos cartes bancaires, par votre téléphone portable, vous êtes des points qui composez cette toile, alors c'est le moment de s'intéresser à elle. (son sidéral) C'est un espace qui n'existait pas auparavant, et ce n'est pas une raison pour du coup l'abandonner à son sort et se dire "Eh bien, c'est une nouveauté, qu'ils s'en débrouillent ! ". Pas du tout ! Ce qui est en cause dans cette affaire, c'est évidemment des moyens considérables qui sont mis à la disposition de chacun, de communiquer, de transmettre, d'aider, mais c'est aussi il faut le dire, la possibilité d'une menace, sur notre liberté, et sur notre souveraineté.
90% du trafic Internet mondial passe par les câbles, alors les Français doivent absolument avoir les moyens de poser eux-même les câbles chaque fois qu'il en est nécessaire, et, si je suis élu, je poserai le câble qui va de la Guyane au territoire de la métropole, et je ne l'abandonnerai pas à la propriété des Nord-Américains. Peut-être qu'on fera un petit crochet par Cuba pour leur donner un petit coup de mains. (Rires, acclamations, applaudissements) Mais, nous avons besoin aussi que l'essentiel des données dont nous disposons soient conservées sur le territoire national, et par des serveurs nationaux, pourquoi ?
Trouvez vous normal que toutes les installations des missiles Français soient équipées de logiciels Nord-Américains ? Trouvez vous normal que toutes les données de santé, que vous avez, que vous le vouliez ou non, si généreusement accepté de stocker, c'est Microsoft qui s'en occupe ? Trouve t'on normal que tant et tant de gens accèdent sans aucune difficulté à une connaissance approfondie qu'aucun d'entre nous en particulier n'a de notre peuple ? Non ! Ce n'est pas normal, et nous voulons en garder la maîtrise.
Nous voulons garder la maîtrise de câbles, la maîtrise des serveurs, la maîtrise des évaluation, parce que vous savez que même l'évaluation de l’Éducation Nationale c'est Amazon qui s'en charge. (huées) Nous voulons relocaliser l'industrie électronique, à commencer par les supports en silicium de l'usine de Ferropem que nous nationaliserons s'il le faut s'il n'est pas possible de la remettre en route instantanément. Et puis, il nous faut affronter la question de la protection de la liberté individuelle. Et d'abord, équiper tout le pays d'un accès à l'Internet. Ensuite, faire en sorte que chaque personne puisse y accéder, et que les premières quantités soient gratuites.
Ce ne sont pas des questions éloignées, ce sont des questions très proches, pour des millions de gens pour qui c'est un casse-tête de ne pas pouvoir accéder à la circulation de l'internet, qui pour remplir ses papiers, qui pour déclarer ses impôts, qui pour faire ceci, qui pour faire cela, parce qu'au nom du fait que l'on veut ménager le papier (parce qu'entre temps tous ces gens sont devenus des protecteurs de arbres) alors on renvoie les gens vers d'autres consommations, plus coûteuses et plus inaccessibles. Bien-sûr, c'est bien que ce soit comme ça, mais alors il faut que tout le monde puisse y accéder.
Nous avons droit à l'anonymat des données, nous avons droit à l'oubli, nous ne sommes pas d'accord pour que des machines conservent le souvenir de chacune de nos transactions, de chacune de nos commandes, que ce soit à la pharmacie ou au supermarché, pendant des années, établissant de chacun d'entre nous une sorte de carte qui lui permet d'en savoir parfois plus sur nous que nous-même et sur nos gouts. Et puis maintenant, je veux venir à cette idée qui une fois de plus surgit seulement sous l'angle de la peur, l'intelligence artificielle. Il ne faut pas avoir peur de l'intelligence artificielle, il faut se demander à quoi elle va servir. Là aussi ce n'est pas une question lointaine.
Il y a dans cette salle des gens qui ont des métiers, comme on dit "de bureau", et on vous annonce que l'intelligence artificielle va vous remplacer tous… ça reste à prouver mais bon, il vaut mieux prendre au sérieux ce genre de choses. Mais alors, une fois de plus le problème est fort mal posé. L'intelligence artificielle va donc permettre d'accomplir certaines tâches à la place des gens. Et bien parfait ! Que va devenir le temps ainsi libéré ?
La question est de savoir si les uns vont se l'approprier ou s'il va être partagé, autrement dit, est-ce que le temps libéré va produire encore plus de chômage, c'est-à-dire de l'inactivité forcée, ou bien est-ce qu'il va produire de la réduction du temps de travail ? Et bien nous optons pour la réduction du temps de travail ! Le rétablissement des 35 heures en rendant plus chères les heures supplémentaires, et l'ouverture de la discussion sur les 32 heures, et on continuera comme ça chaque fois qu'il y aura des progrès, parce que le progrès que la machine a produit c'est de soulager la peine de l'être humain pas de l'aggraver.
Or c'est ce qu'ils en ont fait : le progrès technique est devenu un moyen d'aggraver la peine des êtres humains. C'est le monde à l'envers, parce que le capitalisme fonctionne continuellement, sachez le, sur la gratuité, la gratuité du travail parce que quand vous travaillez 39 heures ou 40 heures, eh bien on ne vous paiera pas la valeur des 40 heures de la richesse que vous avez produite. La plus grande partie restera appropriée par le possesseur des moyens de production, je vous fait un petit cours d'économie au passage qui vous fait du bien (rires) . Donc ils vivent de la gratuité de VOTRE travail.
Il est temps que cela soit réparti sur tous, et qu'enfin la machine produise l'effet qu'on attend d'elle : soulager la peine des êtres humains. La semaine de 35 heures, et la retraite à 60 ans avec quarante annuités. Nous ne lâcherons pas prise. Il est inutile d'essayer de nous faire peur. "Avec quoi allez vous financer ça ? " C'est toujours la question, j'ai regardé dans le journal des débats à l'Assemblée, chaque fois que Jaurès ouvrait la bouche ils lui posaient la même question : "comment financez vous ça Monsieur Jaurès ? " Eh bien je vais vous dire : si vraiment je dois faire rustique je commence par du rustique.
Vous n'avez qu'à payer les femmes comme les hommes et ça produira un surcroit de cotisations sociales qui permettra de payer la retraite. Vous m'avez cherché, vous me trouvez ! Mais ne vous inquiétez pas, j'ai d'autres idées. Alors à eux de choisir, je passe le râteau ou ils cèdent tout de suite. Parce que s'arranger avec moi est impossible, et je crois que tout le monde l'a bien compris : ça sera 60 ans et 40 annuités.
Et je vais vous dire pourquoi, pas seulement parce que c'est du bonheur de pouvoir à 60 ans avoir la totalité de son temps en temps libre après l'avoir eu toute sa vie en temps contraint, mais aussi parce que c'est une mesure gigantesque d'économie, car lorsqu'on part à la retraite plus tôt, Messieurs les ballots, les benêts, qui nous dites qu'il faut travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps, mais est ce que vous êtes capables de comprendre qu'on vit plus longtemps parce qu'on travaille moins longtemps, parce que le travail use le corps, l'esprit, les nerfs, et donc la retraite à 60 ans c'est une gigantesque économie, premièrement sur le budget de l'allocation chômage, parce que quand vous obligez les gens à travailler jusqu'à 63 ans vous savez aussi bien que moi qu'à partir de 59 ils ne trouvent plus de boulot, et que vous les condamner à se bouffer les ongles pendant quatre ans, au mépris de leurs nerfs, de leur santé…
Ensuite, parce que si vous les faites quand-même bosser, eh bien ils sont plus fatigués, le corps est plus détruit, l'usure vient, la maladie, et l'on doit évidement, et c'est normal, la financer inconditionnellement ! Mesdames Messieurs, Inconditionnellement ! Parce que Monsieur Macron, qui est un danger public, tellement il est obsédé d'une mentalité de règles économiques complètement dépassées qui sont celles du 20ème siècle et peut-être du 19ème, a trouvé cette idée que les devoirs venaient avant les droits, mélangeant ce qui est du registre de la vie privée avec le registre de la vie politique. Non, le seul de voir que vous ayez c'est de respecter le droit des autres.
C'est donc le droit qui est fondateur de la société politique, pas le devoir. Le devoir c'est pour la famille, c'est pour les relations personnelles. Et pourquoi je vous dis ça ? Pourquoi je fais un peu de philo avec vous ? Parce que les mêmes gros malins sont venus derrière dire : "Ah oui pendant qu'on y est, à propos, ceux qui ne veulent pas se vacciner, est-ce qu'on les accueille quand-mème dans les services d'urgence ? " (huées) Comment pouvez vous avoir une idée pareille ? Comment êtes vous devenus fous à ce point là, de croire que ça pourrait être une attitude normale d'abandonner quelqu'un à la mort, ou à la difficulté physique ? Ah là là là, quel monde de brutes !
Alors ça, c'était la toile. A cause de moi, comme il y a de la lumière c'est un peu moins immersif que si vous étiez dans le noir. Hein ? Mais quand-même ça l'est bien (rires) . Alors, la verticalité, l'horizontalité, maintenant le plus beau, la profondeur… Celle qui occupe 70 pour cent de la planète. LA MER !!! THALASSA !! Le cri de l'expédition des 10 000, ré-apercevoir la mer des mondes, la Mer Méditerranée. Regardez-la, regardez sa puissance, sa force. Voilà la porte de sortie du nucléaire qui est devant vous. Elle contient 66 fois l'énergie dont on a besoin à terre.
Elle est là pour toujours, la nuit, le jour, avec le mouvement des marées, le mouvement des courants dans les profondeurs, la circulation de la lune autour de notre planète. La mer, la mer qui commence le cycle de l'eau. Car c'est de la mer que part l'évaporation qui va donner la pluie, la pluie les rivières, les rivières l'eau que nous allons consommer. Tous les êtres vivants à la surface de la planète ont une reproduction différée de cette eau magnifique, celle de la mer. Le bien le plus précieux. Avec ça sur nos mille kilomètres de côtes pour l'hexagone, avec cinquante éoliennes off-shore on a l'équivalent d'une centrale nucléaire, d'un réacteur nucléaire.
Il faut sortir du nucléaire, pas par idéologie, parce que c'est dangereux les gens, et c'est de plus en plus dangereux parce que vous entendez dire qu'à mesure que ces centrales vieillissent, eh bien elles deviennent dangereuses, ça n'a rien à voir avec la valeur des techniciens, des ouvrières et des ouvriers qui les servent, d'ailleurs on les gardera tous parce qu'il n'y a qu'eux qui savent comment démonter un bazar pareil. Mais nous avons besoin d'en sortir parce que le danger est immense, alors comment ? Eh bien oui il y aura des éoliennes off-shore. Oui il y aura des machines où l'eau motrice, on sait les faire.
oui il y aura des machines qui prendront le mouvement du chaud et du froid, le froid qui est au fond, le chaud qui est au-dessus. On a déjà la plus grande machine à faire de l'air conditionné qui fonctionne pour l'hôpital de Papeete dans la Polynésie Française, on sait faire tout ça. Eh bien il n'y a plus qu'à s'y mettre. Alors j'annonce que si nous gagnons l'élection il va y avoir beaucoup beaucoup de boulot à faire. Il va falloir se retrousser les manches tous, et d'abord les jeunes gens se retrousser l'esprit, parce que c'est eux qui vont dans les écoles où on les forme, et qui vont nous mettre au point toutes ces machines, les uns à les concevoir, les autres à les réaliser.
C'est la raison pour laquelle tout notre système va de nouveau reposer sur l'impulsion que va donner la recherche fondamentale sur laquelle on remettra de l'argent, et soit dit par parenthèse on n'en remettra pas que pour les sciences dures on en mettra aussi pour les sciences humaines et les sciences sociales, parce que quand la société va si mal on a besoin qu'on vienne nous aider. Et puis, il nous faut fabriquer et produire ces milliers de cadres intermédiaires sans lesquels il n'existe aucune ré-industrialisation possible, ce sont ceux qui passent par la voie professionnelle, les bacheliers professionnels, en métallurgie, en maintenance des systèmes automatisés etc etc.
Les BTS, les brevets de techniciens supérieurs qui sont l'aristocratie du monde du travail, parce que c'est eux qui sont à la fois dans le savoir-faire et dans le savoir commander. Bref ! De tous ces gens qui sont la véritable chair vivante de notre pays, capables de le faire avancer, parce que j'entends des tas de gens dire : "Ah oui, faut ré-industrialiser, ré-industrialiser, mais pour quoi faire ? Il faudrait nous le dire. Ça n'a pas de sens ! C'est exactement comme ceux qui disent : "il faut un ministère de l'agriculture ! " Mais pour quoi faire ? Pour produire quoi ? On voudrait le savoir.
C'est bien la raison pur laquelle je propose qu'on se passe de ministère de l'agriculture, et qu'on fasse un ministère de la production alimentaire, parce qu'au moins ça dit à quoi ça sert, et qu'on veut manger du bon, du propre, du bio. De la même manière, il faut dire ce qu'on a l'intention de développer, on ne va pas développer tout et n'importe quoi, on ne va pas dire comme disait Monsieur Hollande ou comme répète Monsieur Macron : " c'est l'offre qui fait la demande", "Alors je vous propose quelque chose, pas cher évidemment parce que j'ai sur-exploité les travailleurs et massacré la nature sans rien réparer, je vous le propose à pas cher alors achetez-le". Qu'est ce que c'est ?
On ne sait pas, une machine à se gratter le dos (rires) euh, un truc à mettre des gifles". Bon je caricature mais vous comprenez tous ce que je veux dire. D'abord il faut faire face aux besoins élémentaires, les choses dont on a besoin, pour avoir par exemple, un appareil sanitaire autonome où nous fabriquons nous-mêmes ce dont nous avons besoin, et s'il y en a trop on le donnera aux autres, voilà ce qu'on fera ! . Vous pouvez vous passer de tout, sauf d'eau ! Vous ne pouvez pas, alors il est temps de se rendre compte, que le peuple humain tout entier boit l'eau que tout le monde salit.
Hé vous autres, c'est le moment de réaliser : quand vous voyez les Guadeloupéens et les Martiniquais protester comme ils le font à juste titre, qu'on leur a menti quand on leur a dit que ça risquait rien de foutre du chlordécone partout qui est un pesticide dans les plantations, parce que maintenant quand vous faites une prise de sang et que vous trouvez du chlordécone c'est un Guadeloupéen ou un Martiniquais parce que 90% d'entre eux sont contaminés. Mais vous, est ce que vous avez bien tous compris, que 90% et même plus d'entre vous sont déjà contaminés aux pesticides ? Parce que cela a été établi.
Et quand on dit le "pesticide" c'est des choses comme glyphosate, qualifié comme "probablement" cancérigène. Et bien que ceux qui veulent en avoir des certitudes, en boivent quelques bonnes lampées, ça les mettra du bon côté (rires) . Et pour les autres, non on n'en veut pas il faut comprendre, c'est pourquoi on l'interdira séance tenante. Parce que le pire, les gens, le ministre a dit que j'étais "simpliste" vous comprenez ? Au motif que je ne veux pas mourir (rires) . Ça me parait être un simplisme assez partagé (rires) . Je préfèrerais que mes arrière petits-enfants naissent à peu près dans la configuration physique qui est la mienne, ou celle de leur mère.
Et ça me parait en effet assez simpliste, et bien oui j'assume, ça va être simpliste. Parce que voyez vous, c'est pas seulement le glyphosate, le problème, c'est que le glyphosate qui est présent chez vous tous, qui est présent dans 90% des rivières Françaises, le glyphosate il se décompose, et il produit d'autres particules qui sont au moins aussi violentes que lui-même et parfois plus, mais celles-là Mesdames Messieurs, celles-là… on ne les recherche pas ! On ne fait pas d'analyse pour les trouver, et donc on ne sait pas où elles sont et en quelles quantités.
Et après ça c'est nous qu'on viendra traiter d'irresponsables, de simplistes qui ne comprennent pas l'économie, parce que nous avons l'idée simpliste que l'économie devrait être au service des êtres humains et pas l'inverse c'est-à-dire pas l'inverse au point de boire du glyphosate et du décomposé dudit glyphosate. Voilà ! Voilà la situation dans laquelle nous sommes, vous devez protéger l'eau, cette eau-là, avant qu'elle arrive dans la mer, vous devez filtrer les eaux et construire les installations pour ça, avant qu'elles n'arrivent dans la mer. Vous ne devez pas y jeter vos plastiques parce que vous en jetez sans arrêt, pas vous pauvres gens qui n'avez jamais rien de semblable.
Il faudra donc non seulement interdire les objets en plastique jetables, mais c'est le plastique lui-même qu'il faut faire reculer pour qu'il ne soit plus produit qu'en toutes petites quantités absolument indispensables. Nous savons faire des produits voisins avec les algues, il y a des brevets qui existent, en Bretagne il y a des entreprises qui savent le faire, donc qu'on ne viennent pas me dire que c'est pas possible. Par-contre ce qui est certain c'est qu'au rythme où on va il y aura plus de plastique dans la Méditerranée que de poissons d'ici à 2050, c'est une certitude.
Au train où l'on va on sait déjà que le plastique qui a été jeté dans la mer, partant en micro-particules que plus personne ne peut ramasser, part avec l'évaporation, et avec l'évaporation se répand sur les glaciers du Mont-Blanc, s'il en reste, et dans les glaces du Groenland, au point qu'on interdit aux femmes enceintes du Groenland de manger du poisson parce que ces animaux sont remplis de plastique. Voilà le monde qu'ils vous ont laissé ! Voilà le monde qu'ils nous ont fabriqué. Nous sommes innocents ! Nous n'avons rien à voir avec ce saccage ! Pourquoi faudrait t'il que tant de gens en paient le prix, dans leur vie, dans leur santé, dans leur chair, dans celle de leurs enfants ?
Justice pour nous tous, une écologie pratique et sans compromis ! Allez la régie, soyez sympas, laissez-moi la mer, pour la dernière partie de mon propos. Vous vous imaginez la première fois qu'ils sont arrivés au bord de ça ? Alors les petites bandes humaines, les êtres humains ne dépendent d'aucun biotope, c'est comme les rats et les cafards (rires) . C'est plus sympathique à notre avis, mais un rat pourrait dire les choses autrement. Et alors ils se sont déplacés, enfin bref les immigrés, ils ne savaient pas ue c'était une mauvaise idée, on ne leur avait pas dit, et ils allaient chaque fois un peu plus loin, et chaque fois qu'ils arrivaient quelque part eh bien patatras !
C'était plus ce qu'ils avaient fait avant. Alors on inventait des choses et des techniques, les unes raisonnées, les autres par hasard, et puis quand on savait faire, eh bien on l'enseignait à la génération suivante, si bien que l'émigration a été le facteur numéro 1 de progrès, dans l'histoire de l'Humanité. Je le rappelle, juste pour qu'on s'en souvienne, hein. Après, Madame Le Pen va dire : "Monsieur Mélenchon il veut que tout le monde vienne". Non, mais ce qu'elle n'a pas compris c'est que personne ne veut venir, d'abord parce qu'elle est là, et ça dégoute tout le monde, et deuxièmement parce que les gens ils ne viennent pas là par plaisir, il faudrait que l'on lui explique un jour.
Ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère d'argent dans la bouche comme elle, et les autres, ils s'en vont parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement, et moi ce que je propose c'est qu'ils n'aient plus besoin de s'en aller, parce que j'en ai marre que la Méditerranée soit le plus grand cimetière du monde, avec 30 000 qui ont déjà disparu. Alors, on a vu, la hauteur, la profondeur, l'horizontale, et maintenant il y a nous, nous les êtres humains, qui sommes titulaires depuis la Grande Révolution, de droits imprescriptibles, mode qui s'est répandue à toute l'Humanité. La Grande Révolution de 89, pourquoi elle nous est si chère ?
Et pourquoi nous tous, de génération en génération nous devons en porter le souvenir et les noms illustres ? Parce que c'est la Révolution de notre Liberté. c'est celle qui a prouvé le fait que chaque être humain était semblable à l'autre, et que donc il avait des droits égaux. Un jour j'ai demandé à un scientifique, un professeur de Fac, je lui dit : "toutes ces révoltes d'esclaves qu'il y avait ici, là, comment expliquez vous qu'il n'y ait pas eu un embrasement général de tous à la fois ? ".
Et ce professeur m'a dit : "Monsieur Mélenchon, pour qu'une idée puisse devenir une force matérielle de cette amplitude il faut qu'elle soit portée comme un droit commun, c'est-à-dire qu'on défend sa dignité et son égalité, quand on sait que la dignité et l'égalité est un droit de chaque personne humaine et pas seulement de celui qui commande, de celle qui possède etc ". Répandez l'idée d'égalité, et vous répandrez l'idée d'égalité des droits, de similitudes entre les êtres humains.
Semblables, ça ne veut pas dire identiques, "semblables" ce sont les mots terribles que j'ai vus inscrits sur la charte de ces pauvres gens de Champagney dans la Haute-Saône qui demandaient qu'on arrête en 1766 de faire de l'esclavage, parce qu'on leur avait dit qu'il y en avait. Ils disaient : "ce sont nos semblables", le mot semblables claque comme un drapeau. Nous sommes les semblables, et d'abord les semblables de tous les pauvres gens qui ne peuvent se défendre, qui n'ont pas de voix, qui sont humiliés, qui sont radiés, dont on détruit les pauvres couvertures. C'est nous qui les portons sur notre dos à cet instant Alors il y a une règle de fer dont tout le monde doit se souvenir.
La déclaration, il est écrit dessus "Déclaration des Droits de l'Homme", (on voulait dire des Droits de l'Être humain) ET du citoyen, parce qu'il n'y a aucun droit qui vaut quoi que ce soit sinon un vœux pieu s'il n'y a pas des gens pour le faire respecter, et le faire respecter c'est exercer le pouvoir, et exercer le pouvoir c'est la citoyenneté. Voilà pourquoi c'est la règle numéro 1 Il y a toujours des gens pour vous dire : "on verra après". Non on ne verra pas après, on verra tout de suite. C'est pour ça qu'on va convoquer une Assemblée Constituante. C'est pour ça qu'on va passer à la 6ème République.
C'est pour ça qu'on appliquera le droit de révoquer les élus lorsque vous estimez qu'ils vous ont trahis. Alors Dupont-Moretti a dit : "Ah ah, vous êtes en train d'inventer le mandat impératif, un élu doit pouvoir… " – Il doit pouvoir quoi ? Quand on a écouté la fin de son discours ça voulait dire "un élu il a le droit de pouvoir de faire exactement le contraire de ce que veulent les gens sans que ceux-ci ne puissent rien contre lui". On n'est pas d'accord !
Nous voulons marier la stabilité des institutions qui est nécessaire pour gouverner une grande société nombreuse comme la nôtre, et, le pouvoir d'intervention permanent du peuple, à travers des institutions nouvelles comme, le référendum d'initiative citoyenne, le référendum révocatoire. C'est à ce prix que vous pouvez vous dire libre, sinon vous ne l'êtes pas.
Et en ce moment, vous êtes entrain de vous en rendre compte, quand vous allez ici et là et qu'il vous faut sortir votre passe sanitaire, qui ne sert strictement à rien d'autre qu'à vous contrôler et qui ne protège personne de rien du tout, qui est devenu entre temps, sans doute aujourd'hui, j'aurai pas le temps de rentrer assez vite, le passe vaccinal, tout ça ne sert à rien.
Et alors à déclencher des situations dont je vous demande de partager l'humour, imaginez que dans tel restaurant où on a besoin de monde, on demande à un travailleur qui par ailleurs s'avère être sans papiers de contrôler les passe sanitaires des gens qui rentrent, et, pour faire plaisir à Monsieur Macron afin d'éviter les fraudes, de vérifier la carte d'identité.
(rires) Par exemple d'un policier qui, comme c'est bien son droit, et que c'est le week-end sort avec sa dame, ou la dame avec le Monsieur, et vont au restaurant, et se font contrôler par quelqu'un qui leur dit : "montrez moi le passe sanitaire", et que l'autre répond : "mais pas du tout, je vous le montrerai pas, d'ailleurs vous avez une tête suspecte vu que bon… hein, pas la peine que je vous dise" (rires) . Et alors l'autre insiste et lui dit : "écoutez Monsieur, je ne vous connais pas, moi c'est mon boulot, je contrôle, hein", et alors le gars lui dit "Ah mais vous savez pas que nous autres, policiers, on n'a pas besoin de passe sanitaire ?
parce que Monsieur Darmanin nous en a exemptés". Voilà la société des Ubu, c'est n'importe quoi ! Mais en attendant, continuellement vous êtes contrôlés, continuellement surveillés, et quand on leur dit c'est la société du contrôle généralisé ils nous disent : "Ah oui, mais un peu moins de liberté pour plus de santé", eh bien vous ne serez pas en meilleure santé parce que vous êtes moins libre, faites-moi confiance. Si vous n'avez aucune possibilité d'examiner ce qu'on est en train de vous faire et ce à quoi on veut vous contraindre. Alors ! Je ne peux pas aller vers ma conclusion puisque…
je veux remercier les chaînes d'information en continu qui me rediffusent, …sans vous parler de ceux qui agitent le Landerneau. J'ai beau prendre le problème par le bout que je veux, et dire matin, midi et soir que je ne suis pas concerné par les aventures du centre-gauche et leurs disputes internes, on continue à me poser des questions, et c'est sans arrêt. Et sans arrêt je viens je dis "Alors, le désarmement spatial ? " – Oui mais Madame Taubira ? Remarquez ça me change. Avant c'était : "Et la sécurité ? " – Mais où ? – Et bien la sécurité en général Monsieur Mélenchon, ou bien "la Russie". Parce qu'il parait que je suis suspect.
Je suis le seul homme politique qui dit que les Russes sont des partenaires, donc ça me rend suspect à tous les amis de l'ambassade des États-Unis à Paris. Mais pourtant je suis le seul homme qui ait été à Moscou, rencontrer le président du Front de Gauche, Sergueï Oudaltsov, un opposant qui s'est tapé quatre ans et demi de prison. Alors c'est vrai, je ne suis pas allé voir l'anti-sémite Navalny, je suis allé voir Oudaltsov. Bref ! Ça me change.
Nous ne sommes pas concernés par les mésaventures du Centre-Gauche, et nous n'irons pas nous disputer avec eux parce que nous ne sommes pas concernés par la compétition entre le Parti Radical de Gauche de Madame Taubira, et le Parti Socialiste de Madame Hidalgo. Pendant des années ils ont été alliés, ils s'en débrouillent, mais s'il vous plaît respectez nous, laissez nous faire campagne, convaincre des gens. Quel est le sérieux de gens qui prétendent être une force gouvernementale, et qui 80 jours avant l'élection n'ont aucune certitude, ni sur le candidat, ni sur le programme. Oh là là là ! Écoutez-moi, faites confiance à une tortue électorale sagace comme moi.
(Rires) Rien ne sert de courir, il faut partit à point. Et j'ai déjà épuisé quelques lièvres, hein (Rires) . Je vais avec vous mon chemin, tout doucement, au milieu des menteurs, des sarcasmes, des sondeurs qui ne sondent que leurs amis, et qui ont écarté le milieu populaire, puisqu'ils ne les comptent pas dans le résultat du sondage parce qu'ils ne sont pas sûrs d'aller voter. Et comme tous les jours ils leurs montrent que de toutes façons v vous faites ce que vous voulez, il pleut, il neige, il vente, v vous êtes vacciné, dévacciné, revacciné, vous rentrez, vous sortez, vous avez un masque vous l'enlevez, vous mettez un test, vous le reposez parterre, votre gosse etc, Bref !
Quoiqu'il arrive, de toutes façons monsieur Macron est certain d'être réélu, parait-il. Mais hé hé hé hé ! (Huées) A force de répandre de la désespérance… j'ai oublié les autres-là qui s'outragent, alors encore pire ceux-là : "tout est perdu si nous ne sommes pas unis ! " Pardon c'est si nous sommes unis que tout est perdu. Comment je fais moi pour faire l'union qui ne soit pas la confusion ?
Alors je suis venu vous voir avec toute l'équipe qui est là, et on vous a dit on va faire la retraite à 60 ans avec 40 annuités, mais Madame Hidalgo elle a dit qu'elle veut "sanctuariser" la retraite à 62 ans, que c'est même pas elle qui l'a inventée c'est Sarkozy, les 43 annuités par contre c'est elle et son copain Hollande. Alors je vais faire avec eux quoi ? Alors on va discuter, 40 ans, 42, 41, non 41 et demi, parce qu'alors eux ils peuvent passer des heures à ça, hein. (rires) Nous ça nous fatigue, on préfère faire, avancer drapeau et musique en tête et on avance, voilà.
Mais, à force il y a des gens que ça désespère, et je voudrais dire que je les comprends, parce que moi aussi j'ai appartenu à une génération où on s'est battu pour l'union. Mais à l'époque l'union c'était le changement, tu faisais l'union pour avoir ta retraite à 60 ans, et quand on y allait avec les cocos au porte à porte, alors les gens nous disaient "Ah c'est bien, c'est bien vous êtes jeunes, vous y croyez, ça sera pas pour nous ! " Eh bien si, ça a été pour eux. Donc là si ils votent pour nous ça sera pour eux, pour tout le monde. Donc, c'est pas d'union dont on a besoin, c'est de clarté et de mobilisation populaire.
Vous ne pouvez pas mobiliser si vous donnez l'impression que vous êtes un menteur, qui va ensuite arranger ses carabistouilles dans un coin avec ses copains des autres partis. Je ne suis pas leur copain ! Que cela soit dit une bonne fois pour toutes ! Mais ! Mais ! Comme j'entends ceux qui disent : – Mais alors quoi vous voulez voir personne ? Enfin, écoutez quand-même il y a un parlement d'Union Populaire, il y a des gens très divers là-dedans. On leur demande pas hein ! ce qu'ils pensent, avant, si ils sont Marxistes, si ils sont Chrétiens, si ils sont Musulmans, c'est pas le sujet.
Le sujet c'est si on est d'accord sur le programme et sur ce qu'on va faire ensemble, on est d'accord, très bien on avance ! Alors, je demande aux gens, aux électeurs, des femmes et des hommes des milieux populaires, alors cette fois-ci il faut vous bouger, d'accord ? Si vous aidez pas, eh bien ça va pas se faire tout seul. Et nous on peut pas tout porter sur notre dos. Donc c'est votre tour de vous y mettre. Et si vous me mettez au deuxième tour, si vous me redonnez la force que vous m'avez donné la dernière fois, pas plus, sept millions de voix.
Si vous me donnez cette force comme candidat, et que vous la donnez en même temps parce que c'est moi, au programme l'Avenir en Commun, alors vous mettez de l'ordre, alors vous disperserez la confusion, parce que moi je prends l'engagement, après avoir consulté mes amis qui en sont tous d'accord, que si nous arrivons au deuxième tour, nous accueillerons tous ceux qui veulent participer à la mise en œuvre du programme, et nous sommes d'accord pour en discuter de la forme d'application. Mais on fera l'union, et on saura pour quoi faire.
Si vous voulez épargner à tous ces gens la souffrance du ridicule, la souffrance de leurs polémiques interminables, eh bien regroupez vous avec nous, et moi au deuxième tour j'en fais mon affaire. Vous verrez que j'aurai pas trop de mal à les convaincre, je les connais. Ne vous laissez pas impressionner par la campagne de déprime : – Tout est perdu ! Ça ne sert à rien ! Et quand vous voyez courir à vous des chaines de télévision, tout à fait respectables, qui viennent vous dire : – Vous ne croyez pas que l'union est indispensable ? Ah comme ça nous fait du bien de voir le Figaro se soucier de l'union de la Gauche.
(Rires) Et le bonheur de voir telle grande chaine se préoccuper de savoir si vraiment je vais pouvoir m'entendre avec Christiane Taubira, je m'entends très bien, je la connais, c'est une femme très sympathique, il se trouve qu'on est pas tout à fait d'accord, mais ça n'empêche pas qu'on se supporte bien, c'est pas le sujet, pourquoi ils viennent me saouler avec ça ? Pour arriver à dire : "Vous comprenez, c'est leur faute" regardez-les ils sont ridicules ! Nous n'avons rien à voir avec ça, je le redis encore une fois, nous n'avons rien à voir avec ça, notre proposition est claire, on se retrouve parce que les Français l'auront décidé.
Si vous décidez de me mettre au deuxième tour c'est que vous savez où vous voulez aller, pas seulement vous qui êtes dans cette salle, parce que vous avez déjà votre idée sur le sujet, mais tous les autres. Et à ce moment-là on fera ce qu'on sait qui est attendu par le grand nombre du peuple Français, c'est à dire faire le programme et puis discuter de tout ça, voilà. Bon, 59 minutes, mes collaborateurs vont apprécier j'espère (rires) . Ça fait trois jours qu'on enlève des choses au discours. (rires) Parce que vous savez, un discours, le problème c'est pas ce qu'on va dire, c'est ce qu'on va pas dire. (rires) Parce que là je peux rester trois heures si vous voulez.
(Rires, applaudissements, acclamations) – Résistance, Résistance ! Résistance Mélenchon Président ! etc… Alors les gens, faut que je termine mon travail. J'ai d'autres rendez-vous pour vous. Déjà si vous aimez les choses qui sont un peu surprenantes, le 5 Avril je vous redonne rendez-vous dans 6 villes à la fois parce que ça sera le retour de l'hologramme. Mais avant ça… je ne sais pas comment je vais m'habiller pour le prochain hologramme (rires) , faut avoir une tenue claire, moi je trouve que ça habille moins chic la tenue claire. C'est peut-être parce que…
il rigole là, il va mourir de rire (rires) Hé, je ne sais pas, peut-être que c'est parce que je suis gourmand que j'ai un doute, sur la tenue claire, qu'est ce que vous en pensez ? Mais vous êtes en clair, vous. Ouais ben ça vous va, vous. Ah bien vous profitez moins que moi, voila, c'est tout (rires) . Alors, ça m'a éloigné du sujet (hein) . le plus im… vous allez voir que non, le plus important, on se retrouve avant, il va y avoir des meetings partout, et des réunions publiques.
En ce moment il y en a deux par semaine, parfois trois, qui ont lieu dans tout le pays, on est assez contents parce que il y a pas mal de monde qui vient, en tous cas un nombre supérieur à ce qui se voit en tout autres circonstances, donc c'est le signe qu'en ce moment c'est en train de frémir, hein. Alors évidemment il y a toujours les petits bourgeois qui ne sont pas contents de Monsieur Mélenchon parce qu'il a mauvais caractère bla bli bla bla, comme on leur a dit matin, midi et soir, hein, ils le croient. C'est pas que faux, mais c'est pas que juste (rires) hein il y a les deux. Non mais à la fin c'est fatigant, quoi.
Chaque fois qu'il y en a un ou une qui arrive il dit : – Je ne suis pas d'accord avec lui sur tout ! Bien moi non plus je ne suis pas d'accord avec tout, hein ? Et ça ne m'empêche pas de le faire. Mais c'est pas la peine de dire, de dire voilà, des mimiques, des réserves, c'est pas le sujet, c'est ça qui nous réunit, voilà c'est le programme. Alors, le 20 Mars, à pied, à cheval, en voiture, à bicyclette, à quatre pattes, sur le dos du copain, rendez-vous à Paris pour la grande marche pour la sixième République et le partage des richesses. Je note ceux qui applaudissent, hein. Il faut que vous soyez tous là, vous savez pourquoi ?
Parce que comme vous êtes là déjà, et vous avez fait l'effort tous d'être là, même que certains d'entre vous sont arrivés pile à l'heure pour être sûrs d'être dedans. C'est bien, mais vous donnez une énergie, à moi d'abord, aux copains qui sont là aux premiers rangs, vous donnez une énergie à nous, vous donnez de l'énergie à tous les gens qui vous voient, parce qu'ils se disent : "Ah, eh bien je savais bien qu'on n'avait pas disparu". Nous revoilà, nous sommes la grande force, vos visages sont très différents : des hommes des femmes, des jeunes des vieux, toutes les couleurs sont là.
La France, non, la France n'est pas un pays raciste, non la France n'est pas un pays d'égoïstes, la France c'est eux, et ça donne du courage à des tas de gens de vous voir. Donc, quand ils vont vous voir déferler… le 20 Mars, dans la rue pour la 6ème République, on sera à quelques jours de l'élection, vous allez donner du courage, de l'enthousiasme, vous donnerez de l'élan à ceux qui hésitaient, c'est à ça que ça servira.
Et puis vous autres qui avez de la culture au point que vous êtes là dans cette salle, vous vous souviendrez à jamais de ceux qui nous ont précédés dans le combat, les Communardes et les Communards qui avant nous ont tracé la voie d'une société d'égalité, en résistant à l'invasion. Ah, c'est une fin dure et terrible que la leur, mais ils n'auront pas souffert pour rien, ils n'auront pas ouvert le chemin pour rien, puisque nous voilà, puisque nous sommes toujours là, que nous sommes leurs enfants, leurs héritiers, nous portons leurs mannes et leurs paroles à cet instant, et c'est pourquoi j'achève avec Louise Michel. La Communarde, courageuse, ils la jugent !
Alors bon ça ne se faisait plus, un mois après, de fusiller les femmes. Alors le juge, hésite, et elle lui dit : – Mais pourquoi vous hésitez ? Je suis une Communarde et je vous ai tiré dessus. Alors si vous assumez ce que vous êtes et ce que vous êtes en train de faire, fusillez moi ! Et c'est l'autre qui s'est dégonflé. Alors ils l'ont déportée elle au bagne, en Nouvelle Calédonie, et au bagne en Nouvelle Calédonie, en 1878 il y a eu d'énormes révoltes, des canaques contre l'occupation, qui étaient là.
Et à ce moment là, tous les Européens ont pris les armes pour tirer sur les Canaques, sauf Louise Michel, parce qu'elle avait été institutrice des petits Canaques, et qu'elle a dit : – Nous sommes semblables en humanité, je ne vous tire pas dessus. Voilà la leçon de courage inflexible, qu'il faut porter en nous, que nous donne cette femme-là, et c'est avec ça que je finis. – Chacun, dit Louise Michel, chacun cherche sa route. Nous cherchons la nôtre, et nous pensons que le jour où le règne de la Liberté, de l'Égalité, et de la Fraternité, sera arrivé, le genre humain sera heureux. Vive la République ! (Musique et chant : La Marseillaise) – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -
Jean-Luc Mélenchon