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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 30 octobre 2025 7 minAutoproduitPortrait personnelCulture, médias & sportInstitutions & élections

Philippe de Villiers : "Le patrimoine, cette nécessité vitale !"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Philippe de VilliersFait
    « Le cas du Louvre fusionne les deux angoisses nationales, l'insécurité française et le déclin de la France dans l'esprit des Français et aussi des étrangers. »
  • 0:30Philippe de VilliersFait
    « On a eu notre lame incendiée, le loup fracturé. »
  • 3:00Philippe de VilliersFait
    « Avoir une histoire, c'est en avoir deux, la grande et la petite. Si vous perdez la grande, vous perdez la petite. »
  • 4:00Philippe de VilliersFait
    « La France est un être physique et moral. La France est une personne, disait Michelet. »
  • 5:00Philippe de VilliersFait
    « Il ne faut pas ajouter au populicide qui consiste à tuer un peuple, un matricide si vous me permettez le néologisme qui consiste à tuer une mère patrie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Philippe de Villiers

Alors, d'abord, je dirais que le cas du Louvre fusionne les deux angoisses nationales, l'insécurité française et le déclin de la France dans l'esprit des Français et aussi des étrangers. Que de malheurs qui se sont abattus sur notre patrimoine. Le dernier malheur, c'est une grenouille géante gonflable place Vandô postérieure à disposition du plug anal qui va peut-être revenir. C'est c'est effrayant. Et alors les artistes contemporains, les autorités culturelles nous expliquent, c'est de l'art. C'est normal que vous compreniez pas les ploues que nous sommes. Mais quel symbole ? Alors, on a eu notre lame incendiée, le loup fracturé.

Faut pas oublier la cérémonie des jeux qui était quand même une allégorie de nos abaissements. Faut pas oublier aussi une phrase célèbre que j'aurais rappelé de du journaliste Jean-Michel Apati qui en rate pas une pour se faire remarquer et qui a dit récemment il faudrait raser Versailles raser Versailles pour couper l'accès à la grandeur. Merci monsieur Apati. On vous souhaite longue vie. Ensuite euh Yelle Bron Pivé, qu'est-ce qu'elle a dit en fait ? Elle a dit "I faut taxer les patrimoines, faut taxer les biens des familles, comme ça elles seront vendues aux enchères, vendu à des étrangers, euh aux élites mondialisées. Soyez les bienvenus.

Euh qu'est-ce qui va rester demain dans notre héritage commun ? Qu'est-ce qui va rester de notre patrimoine ? Qu'est-ce qui va rester de notre mémoire ? Qu'est-ce qui va rester de notre histoire ? Et moi, je voudrais dire ici en quelques mots si j'en ai le temps, pourquoi le patrimoine est une nécessité vitale pour prendre votre expression et pourquoi euh pourquoi il est pourquoi il nous met en en voisinage et en cousinage intime avec nous-même ? En fait, il faut plaindre les peuples qui n'ont plus d'histoire, qui bradent leur mémoire, qui bradent leur patrimoine. Pourquoi ? Parce que avoir une histoire, réfléchissy, avoir une histoire, c'est en avoir deux, la grande et la petite.

Si vous perdez la grande, vous perdez la petite. Avoir une histoire, c'est avoir deux vies. La vie qu'on traverse et la vie qu'on reçoit. La vie qu'on prolonge et la vie qui vous surplombe. Il y avait à Spart un hymne qui était une sorte d'abrégé de toute patriche. Nous sommes ce que vous futes, nous serons ce que vous êtes. C'est-à-dire que grâce à l'histoire, on peut vivre deux vies en même temps. Une vie par soi-même et une vie par procuration. On va ailleurs que chez soi pour être encore chez soi. On on choisit de vivre dans un temps, ne serait-ce qu'un instant qui n'est pas le sien. On s'enrichit de l'expérience des autres.

Euh c'est-à-dire que on on en fait on on rit, on pleure, on souffre, on grandit avec d'autres qui ne sont plus et qui vous incorporent à leurs infortunes, à leur tribulation, à leurs incensions et et dont les malheurs deviennent les nôtres. si bien qu'en fait on apprend à gagner une meilleure connaissance des dédales de la trahison, des dédes de la forfaiture, des dédes de ces accomplissements sublimes qui font la civilisation. C'est l'assise de la France qui tient à ce dépôt millénaire. Ce dépôt millénaire en fait, il existe autant par les millions d'hommes vivants que par les milliards d'hommes morts qu'on a sous les pieds.

Et quand on est du même champ, on est pour toujours du même temps et on finit par ressentir de façon presque tellurique quand on marche sur les bouquets fanés, des dépouilles de nos souvenirs enfouis, euh des sensations étranges, d'ivresses anciennes qui revivent en nous comme si la mémoire fluide d'un passé au ton vif coulait encore dans nos veines. Et donc je dis ceci notamment aux jeunes gens, aux jeunes français cours l'histoire de France. L'histoire est un principe de rajunissement perpétuel. La France est un être physique et moral. La France est une personne, disait Michelet.

La France a une âme et il ne faut pas ajouter au populicide qui consiste à tuer un peuple, un matricide si vous me permettez le néologisme qui consiste à tuer une mère patrie. Il y a quelqu'un qui a dit tout ça beaucoup mieux que moi qui s'appelle Romain Garry, vous savez qui disait "Je n'ai pas une goutte de sang français mais la France coule dans mes veines." Et il racontait comment sa mère lui lisait des histoires tous les soirs. tous les soirs, tous les soirs. Et il dit, il faut donner à chaque petit français la grande histoire et les petites histoires qui font la grande. Pourquoi ? Parce qu'un enfant a besoin d'éblouissement pour garder l'esprit d'enfance.