Bonjour chez vous ! du 6 octobre 2026
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 43 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:30OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir quitté l'Assemblée nationale pour le Sénat ?
- 8:29OuverteRéponse directe
Que signifie "intravaillable" pour un député ?
- 9:04OuverteRéponse directe
Quelle sera votre priorité sur la ruralité au Sénat ?
- 10:05OuverteRéponse directe
Le gouvernement demande 5 milliards d'effort aux collectivités. Allez-vous l'amoindrir ?
- 10:38OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un objectif politique dans votre venue au Sénat ?
- 14:14OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé la semaine dernière en coulisses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:25Invité politiqueFait
« Il y a une loi qui a été adoptée côté Assemblée. Il y en a une autre qui a été adoptée côté Sénat. »
- 22:03Invité politiqueFait
« La principale victime de l'absence de budget, ça va être le ministère des armées. »
- 22:09Invité politiqueChiffre
« Le ministère des armées a une progression très importante prévue l'année prochaine de plusieurs milliards d'euros. »
- 32:10Invité politiqueChiffre
« 83% des Français estiment que le bilan économique d'Emmanuel Macron est mauvais. »
- 33:56Invité politiquePromesse
« Le but, c'est de ramener la dette à 60% du PIB. »
- 34:22Invité politiqueChiffre
« Les 30 milliards d'euros que nous donnons chaque année à l'Union européenne. »
- 37:00Invité politiqueFait
« si nous reprenons les commandes de notre politique budgétaire, eh bien, finalement, nous dépendons moins de l'international et nous dépendons moins des capitaux étrangers. »
- 37:10Invité politiqueFait
« c'est aussi une question de crédibilité de la France. »
- 37:47Invité politiqueFait
« c'est trop de mauvaise Europe, en définitive. C'est trop de Mme von der Leyen, c'est trop de Commission européenne, c'est trop la voix de la France qui est assombrie, qui est méprisée. »
- 38:00Invité politiqueFait
« Parce qu'Emmanuel Macron a échoué dans tous les domaines, donc, en fait, a perdu de son poids politique. »
- 39:27Invité politiqueFait
« C'est parce que les macronistes ont décidé de ne pas augmenter de manière significative le budget de l'éducation nationale, et on en est là aussi parce que l'année dernière, les socialistes ont refusé de censurer le gouvernement qui prévoyait dans son projet de loi la suppression de 4 000 postes d'enseignants. »
- 39:44Invité politiqueChiffre
« la suppression de 4 000 postes d'enseignants. »
- 40:35Invité politiqueFait
« de professeurs malgré une démographie scolaire en baisse ? »
- 41:00Invité politiqueFait
« un recrutement des enseignants, aussi une revalorisation de leur salaire, parce qu'il faut savoir que nos enseignants ne font pas partie des mieux payés de l'Union européenne »
- 43:21Invité politiquePromesse
« nous au Rassemblement national, nous sommes très attachés au principe du casseur-payeur. »
- 43:28Invité politiqueFait
« nous avions déposé une proposition de loi en la matière qui a été rejetée par l'ensemble des groupes à l'Assemblée nationale quand j'y étais. »
- 44:35Invité politiquePromesse
« de permettre à l'État d'aller sanctionner les parents d'enfants qui se comportent mal. »
- 44:42Invité politiqueFait
« on a perdu trois ans. »
- 45:46Invité politiqueFait
« Oui, c'est réaliste. Parce que vous voyez, la sanction doit être dissuasive. »
- 46:48Invité politiqueFait
« les macronistes ont une responsabilité dans cette situation de chaos et nous, nous y mettrons fin. »
- 1:01:50Locuteur 5Chiffre
« Nous sommes à peu près une cinquantaine de laveurs sur l'île et Villaine. »
- 1:01:53Locuteur 5Fait
« Une réouverture assumée malgré les sanctions encourues. »
- 1:01:58Locuteur 3Chiffre
« En cas de contrôle, gérants comme utilisateurs s'exposent à une amende pouvant atteindre 1500 euros. »
- 1:02:17Locuteur 4Fait
« L'arrêté préfectoral court actuellement jusqu'au 31 octobre. »
- 1:04:30PrésentateurFait
« Pour le moment, le mouvement des lycéens, Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, il l'accompagne plus qu'il ne le manipule. »
- 1:04:42PrésentateurFait
« Les facultés, c'est quand même le royaume de la France insoumise. »
- 1:05:19PrésentateurFait
« Je pense que les syndicats, au contraire, peuvent peut-être essayer de juguler les revendications. »
- 1:08:11Locuteur 6Fait
« Nous ne sommes pas l'avant-garde du mouvement lycéen et étudiant. »
- 1:08:20Locuteur 6Fait
« J'ai dit sur tous les tons qu'il ne fallait pas le faire parce que c'est donner à l'adversaire les arguments dont il a besoin. »
- 1:08:30Locuteur 4Fait
« Je pense que c'est profondément hypocrite de la part de la France insoumise de prétendre encadrer ces cortèges et protéger les lycéens alors qu'elle s'en est servie comme de la chair à canon. »
- 1:15:13PrésentateurChiffre
« Un psychologue scolaire pour neuf établissements scolaires. »
- 1:17:03PrésentateurChiffre
« Un tiers de l'argent qui va à l'éducation nationale sert à payer les retraites des enseignants. »
- 1:20:44PrésentateurFait
« Les forces de l'ordre avec des lycéens utilisent des grenades de désencerclement, des tirs tendus, des LBD ? »
- 1:21:57PrésentateurFait
« Le vrai sujet, ce sont ces hordes de types habillés en noir qui foutent le bordel et qui dénaturent le mouvement des lycéens. »
- 1:27:40PrésentateurChiffre
« Il y a 24 lycées qui ont été détruits. »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Edwige Diaz21 %
- ?5 %
≈ 18,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver comme tous les jours. On fait le point sur les sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde ensemble le programme de ce mardi 6 octobre, qui s'annonce comme celui de la colère des dizaines de milliers de lycéens vont manifester dans le pays. Rejoint par les syndicats, va-t
-on
vers une convergence des luttes ? Qui peut calmer cette colère ? Dans une heure, le débat entre nos deux éditorialistes, Yves Tréhard et Françoise Degoy. Et puis nous irons voir comment s'annonce la mobilisation dans nos régions. On sera à Toulouse avec l'adjoint au maire. 125 milliards, c'est le montant du contre-budget présenté par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Le RN qui propose notamment d'adopter une règle d'or budgétaire par référendum. Dans une demi-heure, on reçoit Edwige Diaz, la nouvelle présidente du groupe RNIDR, ici au Sénat. La bataille de la droite et du centre se joue-t-elle aussi à la Chambre haute
?
Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Rotailleau s'affrontent pour 2027, jusque dans les travées du Sénat. On va en parler avec le nouveau sénateur Horizon Duchère. Bonjour les Carverand. Bonjour. Merci d'être notre invité, à tout de suite. Et puis notre reportage en région nous emmène en Ile-et-Vilaine, touchée par la sécheresse et des restrictions d'eau. Et malgré l'interdiction, les rouleaux des stations de lavage se remettent à tourner en acte de désobéissance assumée. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et
d'abord le journal avec Quentin Calmet. Bonjour Quentin. Bonjour Auriane. Bonjour à tous. À la ligne de ce mardi 6 octobre, la journée de mobilisation lycéenne. Voilà, c'est la journée de tous les dangers pour l'exécutif. Les syndicats qui se joignent au mouvement lycéen. Hier, ce sont 589 établissements qui ont été perturbés. Cela signe un léger reflux. Les dernières informations avec Jérôme Rabier.
C1 mobilisés depuis maintenant 3 semaines sont rejoints aujourd'hui par les enseignants dont les syndicats ont appelé à rejoindre le mouvement. Des étudiants seront aussi de la partie pour porter des revendications sur les remplacements de professeurs absents, la réhabilitation des locaux ou encore sur les emplois du temps.
Mais
ce qui inquiète les autorités,
c'est le risque de débordement et des drames comme celui qui s'est passé à Lens hier où un lycéen a perdu sa main, vraisemblablement à cause d'une grenade de désencerclement.
Il
y
a
une enquête maintenant qui est lancée, une enquête de l'IGPN. Ça a été fait sans délai à la fois par le procureur de la République, par les autorités de police. Et je vous dis, le préfet m'en a parlé aussitôt. Maintenant,
ce
que je souhaite, c'est que quelles que soient les revendications, elles puissent se faire dans le calme. Au
total, 10 enquêtes de l'IGPN, la police des polices, ont été ouvertes depuis le début du mouvement en déplacement dans les Yvelines. Le ministre de l'Éducation nationale déplore les blessés du côté personnel enseignant et des lycéens et se projette sur l'objectif de reprise des cours après la mobilisation d'aujourd'hui.
Il y
a
une journée de manifestation, c'est un acte de démocratie, j'allais dire, sociale, classique et organisée. C'est une liberté qui se respecte et qui se protège.
Mais
à partir de mercredi, vous allez être amené à rouvrir
vos
établissements, enfin à reprendre les cours, parce que ce sont des cours suspendus, ce ne
sont
pas des fermetures, mais à reprendre les cours progressivement.
Côté
politique, des candidats s'emparent des revendications lycéennes et dénoncent les violences de part et d'autre.
Il
faut une doctrine de maintien de l'ordre qui permette aux jeunes de s'exprimer sans être arrêtés, tabassés.
Et
il faut,
oui,
il faut
s
'attaquer aux casseurs parce qu'en fait,
bien
souvent, ils ne viennent même pas des lycées
et
ils viennent juste pour en découdre
avec
tout ce qui peut représenter une forme d'autorité publique.
Le
gouvernement a promis deux premières
réponses
aux revendications lycéennes d
'ici la fin du mois. Et le Premier ministre réunit demain les présidents de région qui ont la main sur les
lycées
pour parler de l'état des bâtiments,
une
des demandes des jeunes mobilisés.
Plus
de 140 000 inscrits pour voter à la primaire de la gauche. Voilà, le chiffre a été officialisé hier soir par la commission d'organisation de la primaire du Parti Socialiste et de Place Publique. Ce week-end, ce sont donc 140 282 personnes qui sont appelées à voter à cette primaire. Le PS compte 37 017 sympathisants auxquels s'ajoutent 31 030 militants à jour de cotisation. La plateforme créée pour l'occasion compte 42 695 inscrits. Place Publique, 28 456 militants. Le vote, pour rappel, il commence vendredi à 8h, se termine samedi à 20h. Il y avait des manifestations hier dans plusieurs villes de France pour demander aux parlementaires d'approuver la loi intégrale. Oui, dans la capitale,
on
va voir quelques images, ce sont environ 500 manifestants, en majorité des femmes, qui se sont rassemblées en fin de journée Place Vendôme avant de se diriger vers l'Assemblée nationale. Parmi les slogans,
il
y avait « loi intégrale, budget intégral ». Écoutez Anne-Cécile Maïfer de la Fondation des Femmes, l'une des associations à l'origine de cette mobilisation.
C
'est une manière aussi de dire aux députés, on est là, vous avez une responsabilité immense, c'est le travail de 200 associations, c'est la colère de centaines de milliers de victimes que vous avez entre vos mains. Ne nous décevez pas, ne vous loupez pas, on n'aura pas dix fois l'occasion d'examiner cette loi intégrale, c'est maintenant qu'il faut mettre le paquet, donc ne passez pas à côté de ce moment d'histoire, en quelque sorte.
Allez, Quentin termine par une bonne nouvelle, c'est encore une victoire pour les Bleus de Zizou. Voilà, Olyse, c'est juste exceptionnel, c'est qu'il a fait, c'est ce qu'a déclaré Zinedine Zidane hier soir en conférence de presse. Le sélectionneur de l'équipe de France, Zinedine Zidane, qui a salué la performance de Michael Olyse, auteur d'un doublé lors de la victoire face à la Belgique 4-1 hier soir en Ligue des Nations au Stade de France. Écoutez le sélectionneur de l'équipe de France.
Content, content parce que sur le plan comptable, de toute façon déjà sur les quatre matchs, on a dix points, c'est
assez
bien, mais vraiment, au-delà des victoires que l'on a eues, des points que l'on a, c'est surtout la satisfaction d'avoir fait avec mes joueurs du bon travail et mon staff, tout mon staff. Je crois qu'on a super bien travaillé et
c
'était très important de faire qu'un joueur de qualité, on a fait. Alors, bien sûr qu'il y
a
des choses à améliorer, mais ça se fera petit à petit, doucement, doucement. On est content d'avoir ces dix points, en
tout
cas.
Voilà,
cette belle performance de Michael Olyse. Voilà, c'est à ça qu'on voit que vous êtes un grand amateur de... Voilà, spécialiste du Parlement. Voilà, en revanche, vous êtes un spécialiste du Parlement et on se retrouve dans quelques instants, parce que vous allez nous révéler le visage définitif du nouveau Sénat. Là, ça y est, on sait à quoi va ressembler le Sénat avec les groupes qui sont définitifs. On va en parler tout de suite avec vous, Loïc Kerr-Vranc. Loïc Kerr-Vranc, vous êtes sénateur Les Indépendants du Cher. Nouvellement élu, membre d'Horizon, vous êtes un peu le monsieur ruralité d'Edouard Philippe.
On va en parler, on va revenir sur cette bataille du centre qui se joue aussi ici au Sénat et qui s'est donc traduit hier dans la composition des groupes. D'abord, un mot sur vous, Loïc Kerr-Vranc, pour nos téléspectateurs qui ne vous connaissent pas encore, vous venez d'être élu, vous étiez député depuis 2017. Pourquoi vous avez voulu quitter l'Assemblée nationale pour le Sénat
? J
'ai voulu quitter l'Assemblée à la fois pour des raisons un petit peu locales de mon département. Je voulais vraiment représenter dans cette élection sénatoriale les petites communes. Moi, je suis élu dans une commune de 250 habitants et je trouve que trop souvent, nos parlementaires, que ce soit à l'Assemblée, même parfois au Sénat, viennent plutôt des grandes villes ou des communes un peu plus importantes. Donc, j'ai vraiment à cœur de porter cette ruralité.
On avait aussi un contexte particulier dans cette élection du Cher, puisque tous les sénateurs sortant arrêtés la même année, il se trouve que, voilà, je trouvais intéressant d'apporter mes 10 ans d'expérience parlementaire et puis un peu de connaissance du Sénat, parce que j'ai eu la chance de travailler avec le Sénat sur les questions de renseignement pendant plusieurs années. Et puis, bien sûr, aussi des questions plus nationales. L'État de l'Assemblée nationale, qui, depuis 2024, est devenu quasiment intravaillable. Et puis, aussi, c'est vrai, vous l'avez dit, je porte beaucoup les sujets de ruralité, d'agriculture, de territoire, de collectivité.
Et quelle meilleure chambre pour faire ça que le
Sénat ? On va dire que vous dites
intravaillable.
Ça
veut dire qu'aujourd'hui, en tant que député, c'était plus possible de faire correctement son travail depuis la dissolution ? C'est possible encore, mais c'est très difficile. Et d'ailleurs, on le voit même institutionnellement. On voit que plusieurs fois, l'Assemblée nationale s'est sabordée à adopter ce qu'on appelle des motions de rejet avant même de commencer à étudier un texte. Et sur un certain nombre de textes absolument vitaux pour le pays, à commencer par les projets de loi de finances l'année dernière ou les lois agricoles, seul le Sénat a fait
l'étude
complète de tous les articles. Et donc, c'est un vrai renversement institutionnel. Mais c'est la réalité aujourd'hui et peut-être d'ailleurs qu'elle va durer. Vous le dites, vous êtes le monsieur ruralité des heures. Philippe, quelle va être votre priorité ici au Sénat sur le sujet chambre des collectivités
?
Alors, moi, je voudrais continuer à travailler sur un sujet très important que j'ai porté à l'Assemblée nationale, qui est la question de la régulation de
l
'installation des médecins, parce que c'est le sujet numéro un dans nos territoires. Il y
a
une loi qui a été adoptée côté Assemblée. Il y en a une autre qui a été adoptée côté Sénat. Et je voudrais vraiment qu
'on
puisse progresser là-dessus. Ce ne
sont
pas vraiment les mêmes.
Ce ne sont pas les mêmes, tout à fait. La loi Garou à
l'Assemblée était plus contraignante que la loi qui
s'est fait. Exactement. Et moi,
je dois le dire, je suis plutôt sur l'aspect de la régulation et de la loi Garou, dont je suis d'ailleurs un des co-auteurs. Donc ça, c'est vraiment un sujet important. Et puis ensuite, beaucoup de sujets, bien sûr, autour des collectivités, de leurs moyens, des dotations, de tout un tas aussi de sujets autour, par exemple, du patrimoine, des églises qui grèvent complètement les budgets de nos petites collectivités. Voilà, c'est quelques-uns des thèmes que j'aimerais porter. Économie que le gouvernement demande également aux collectivités. Il leur demande un effort de plus de 5 milliards. Vous allez essayer de l'amoindrir ici au Sénat ?
Vous dites, c'est normal que tout le monde contribue à l'effort, étant donné l'état de notre dette et notre déficit ? Moi, je vais essayer de le faire porter de manière juste, selon les capacités de nos collectivités, et en préservant au maximum ce qu'on avait à peu près réussi à faire dans le budget précédent, nos plus petites collectivités. Vous avez compris, j'ai commencé par ça. Moi, je suis élu d'une petite commune rurale. C'est l'essentiel de nos communes françaises. Et c'est, elle, avant tout, que je veux protéger et avoir de la justice dans l'effort qui va être demandé aux collectivités. Est-ce qu'il y
a
aussi un objectif politique dans votre venue au Sénat ? Est-ce qu'Edouard Philippe vous a demandé de renforcer son ancrage local ? C'est plutôt moi qui ai demandé à Edouard Philippe d'être candidat au Sénat. Mais j'observe que nous sommes le seul groupe de l'ancienne majorité de 2017 à avoir réussi à faire élire des sénateurs, ce qui montre qu'on a un vrai ancrage local. Et que c'est un bilan qui est plutôt positif, puisque, en fait, les deux suppléants des deux députés sénateurs Horizon vont siéger à l'Assemblée. Donc, ça fait deux parlementaires de plus pour Horizon. Même si ça a été un peu plus compliqué dans ce mercato pour le groupe Horizon dans cette semaine de tractation sénatoriale.
Quentin, vous allez tout nous expliquer, parce que ça y est, on connaît la composition politique de chaque groupe du Sénat. Voilà, la date limite, elle était fixée, Oriane, hier à 16h. Les sénateurs avaient jusqu'à ce délai hier pour faire savoir au Sénat dans quel groupe ils souhaitaient siéger. Pas mal de suspense, on peut le dire, toute la journée d'hier. Quel groupe arriverait en deuxième place en nombre de sénateurs après les alertes au Sénat ? Qui irait siéger dans le groupe de Claude Maluré, proche de Horizon, ou plutôt chez les centristes, d'Hervé Marseille ? Même chose à gauche, où certains sénateurs ont changé de groupe avec des conséquences importantes sur l'organisation du Sénat.
Plus votre groupe est important, plus il dispose de moyens, de temps de parole et de postes de responsabilité dans les instances du Sénat. Et vous allez donc nous présenter, Quentin, le nouveau Sénat 2026 ? Oui, c'est la composition politique du Sénat depuis le renouvellement du 27 septembre 2026. Le premier groupe est donc toujours le groupe LR, avec 124 sénateurs, mais le groupe perd environ 10 sièges. Le deuxième groupe en importance est désormais le groupe centriste. Cela s'est joué d'un cheveu avec le groupe socialiste. Le groupe centriste d'Hervé Marseille, qui parvient à séduire plusieurs sénateurs venus des autres groupes de droite.
Le groupe socialiste passe, lui, de la deuxième à la troisième place, avec 62 sénateurs. Voilà, je vous le disais, ça s'est joué à un siège. Mais vous le voyez, tous les autres groupes sont dans le même ordre de grandeur. Communistes, RDSE, qui ont 18 sièges. Les RDSE, c'est ce groupe composé à majorité d'élus radicaux. Le groupe des sénateurs Renaissance, avec un grand nombre d'élus ultramarins, composé de 16 sénateurs, c'est juste ici. Également, les écologistes, les sénateurs Horizon, les sénateurs RN-UDR sont 15.
La formation d'un groupe d'extrême droite est donc à relativiser, c'est bien une première sous la Ve République qu'on a un groupe d'extrême droite, mais avec un effectif relativement modeste. On mentionne également qu'il y a deux élus non inscrits, dont le sénateur LFI, Gabriel Amart, élu le 27 septembre dans le Rhône. Mais donc, le groupe Les Indépendants, Républiques et Territoires, c'est le groupe présidé par Claude Maluret, composé de nombreux sénateurs Horizon, auxquels vous appartenez, Noïc Ervran. C'est un groupe qui a perdu en poids avec le dernier renouvellement et les dernières tractations. Voilà, c'est à lire sur publicsénat.fr.
Entre la rumeur de la formation d'un groupe Nouvelle Énergie, le parti du maire de Cannes, David Lissnard, les reproches adressées à Claude Maluret. Le Sénat a vécu la semaine dernière une folle semaine du mercato depuis le renouvellement du 27 septembre. Dans votre groupe, le sénateur Louis Vaugel a été critique de l'organisation du groupe. Plusieurs sénateurs ont quitté le groupe après une réunion houleuse la semaine dernière. Jean-Luc Brault, Cyril Pelleva, Pierre Médevielle, ils quittent ainsi le groupe de Claude Maluret pour rejoindre le groupe centriste. Vous allez donc avoir ce groupe, Les Indépendants, Républiques et Territoires, présidé par Claude Maluret.
Qu
'est-ce qui s'est passé la semaine dernière ? Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu en coulisses ? Vous qui débarquez un peu dans ce groupe, il y
a
eu une réunion directement très houleuse.
Oui,
à laquelle les nouveaux sénateurs n'ont pas participé. Mais je pense que ce qu'a vécu le groupe des Indépendants a en fait été vécu par plusieurs groupes de la majorité sénatoriale. Effectivement, un candidat à la présidentielle a tenté de former un groupe. On voit aussi que le groupe...
David Wisnard. David Wisnard, tout à
fait. On voit aussi, et vous l'avez dit dans votre propos il
y
a quelques instants, que le groupe des Républicains recule, lui, d'une dizaine de sièges. Et donc, il faut rajouter aussi, mais je pense que ça ne
vaut
pas vraiment le coup de les commenter, mais ça existe en politique, politique, on va dire, des ambitions et des circonstances très individuelles sur le positionnement d'un tel ou d'un tel. Après, moi, ce que j'observe, c'est plusieurs choses. D'abord, il
y
a cinq nouveaux sénateurs qui ont fait le choix de ce groupe des Indépendants, dont moi. Et je dois dire que moi, j'étais très heureux dans la campagne de pouvoir être soutenu par Claude Maluré parce que c'est peut-être le seul président de groupe au Sénat dont les Français connaissent le nom aujourd'hui. Et c'est vrai
que c'est... Il est connu
pour cette
distribution. Contre à la tribune, contre Trump, contre les populistes. Mais aussi celui
sur l'avortement, qui avait beaucoup marqué au moment du congrès de Versailles. Donc, c'est quelqu'un qui est très connu à l'extérieur et qui, je sais, va continuer aussi à peser à l'intérieur. Et puis, ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'il y a beaucoup de sénateurs horizon qui ne sont pas dans ce groupe. Il y en a huit de mémoire qui siègent dans d'autres groupes, dont l'Union centriste. Et donc, c'est un peu ce que je disais aussi il y a quelques instants. Finalement, pour Horizon, c'est un bon résultat à ces élections sénatoriales. On a de nouveaux élus. On a plus d'élus qu'avant. On garde nos députés. Et donc, ce sont de bons résultats électoraux pour Édouard Philippe.
On
voit, vous l'avez évoqué,
il
y
a
eu cette tentation pour certains sénateurs de lancer un groupe Nouvelle Énergie de David Lissnard, le maire de Cannes, le candidat à
l
'élection présidentielle. C'est une nouvelle tendance qui monte à droite, une concurrence nouvelle aussi.
Une
concurrence, oui, forcément, puisque c
'est
l'élection présidentielle. Chacun essaye d'avancer ses pions. David Lissnard, c'est quelqu'un que j'apprécie. Je trouve que ses idées sont intéressantes et je trouve qu'il apporte quelque chose au débat public. Bon, là, il se trouve que ça n'a pas débouché. C'était normal, je pense, qu'il essaye de former un groupe. Et voilà, il n'a pas réussi. – Mais est-ce que ça veut dire que les écuries présidentielles, finalement, elles ont une répercussion sur le Sénat et sur l'après-sénatorial ? C'est-à
-dire
la bataille du centre, finalement, elle s'est transposée au Sénat ?
–
Bien sûr, je pense qu'une année d'élection présidentielle, toutes les élections, et là, c'était finalement la dernière élection, on aura peut-être quelques législatives partielles, mais je ne
suis
pas certain, mais je ne crois pas. Et donc, évidemment, cette élection présidentielle, elle va avoir un impact sur tout. Elle a eu un impact sur les sénatoriales, un impact sur la composition des groupes au Sénat, elle va avoir un impact sur les discussions budgétaires. On est déjà dans l'élection présidentielle aujourd'hui. – Mais quand même, les tensions au sein du groupe Les Indépendants, ça n'affaiblit pas Édouard Philippe dans sa campagne présidentielle ? Lui qui a créé Horizon sur son ancrage local, sur un vivier d'élus locaux. Est-ce que là, on se dit, il n'arrive même pas à tenir son groupe au Sénat ?
– Je ne crois pas, parce qu'en fait, le groupe des indépendants n'était pas le groupe Horizon, vous le savez. D'abord, tous les sénateurs Horizon ne siégeaient pas au groupe des indépendants, et tous ceux qui siégeaient au groupe des indépendants n'étaient pas Horizon. Et dans ceux qui sont partis, je pense à notre collègue de l'Aveyron, par exemple, ce n'était pas du tout un membre d'Horizon. Donc, encore une fois, ce sont des explications multiples qui expliquent cette petite baisse du nombre de sénateurs, mais les résultats électoraux pour Horizon au Sénatorial… – Mais votre président
de groupe
appartient à Horizon. – Oui, bien sûr.
– C
'est un peu le groupe d'Édouard Philippe, même si effectivement, il n
'y a
pas que des Horizons.
–
Oui, bien sûr, bien sûr. On aimerait toujours être plus nombreux, mais moi,
je
n
'en
fais pas de lecture politique pour Édouard Philippe et pour Horizon de ce qui s'est passé. On est sur des logiques très individuelles, d'une part. D'autre part, un mouvement qui a concerné l'ensemble des groupes de la majorité sénatoriale. Donc, il
n'y a
rien de très spécifique à Édouard Philippe dans ce qui s'est passé. – Est-ce que quand même, ce n
'est
pas aussi révélateur d'un Édouard Philippe qui a du mal à s'imposer dans cette campagne ? Est-ce qu'il n
'y a
pas eu aussi des erreurs ? Faire une vidéo sur une réforme des retraites qui va être difficile, c'est le programme d'Édouard Philippe, le jour d'une mobilisation syndicale, c'était vraiment le meilleur calendrier
? –
Moi, je crois qu'il fallait le dire assez tôt. Je pense que ce n'est jamais complètement le bon moment.
On
pourrait dire qu'il y a tous les jours, tous les jours, il y a une actualité qui est grave, qui est importante. Aujourd'hui, on a une très forte journée d'action, de mobilisation. On a eu hier des mouvements extrêmement importants sur les taux d'emprunt de la France.
Tous
les jours, on a des choses.
Le
rôle d'un candidat à la présidence de la République, c'est aussi de s'élever au-dessus de tout ça et de porter les sujets fondamentaux du pays, malgré les remous du quotidien. – Et malgré le fait qu'il n'est toujours pas le seul candidat de la droite et du centre, comment vous allez trancher ? Gabriel Attal, lui, il continue à mettre sur la table l'idée de la primaire.
–
Oui, mais ce que j'entends de Gabriel Attal, c'est qu'il sait que ça ne sera pas lui, visiblement. –
C'est parce qu'il dit, il dit qu'il n'a le choix au bout.
– Oui, mais il dit, je ne suis sans doute pas en capacité, donc il faut une primaire, etc. Moi, je souhaite ardemment que cette situation se clarifie le plus vite possible, parce que vous avez raison.
–
Et
comment
?
–
Je pense que plus on reste dans cette situation, plus on reste dans cette situation, plus on risque de descendre collectivement dans les sondages. Et ce n'est pas bon, ça ne crée pas de dynamique. Et là, maintenant, les choses, elles sont claires. Ça fait des mois que chacun est en campagne. On voit bien que le rapport de force entre les candidats dans cet espace ne s'est pas inversé, n'a pas été modifié. –
Et
carré pas non plus fondamental entre les candidats.
–
Alors, ça dépend entre lesquels, mais pour certains candidats, on est quand même quasiment du simple au double, entre Bruno Retailleau, par exemple, et Édouard Philippe.
–
Bruno Retailleau, il
faut
qu
'il
se retire, par exemple.
–
Moi, évidemment, c'est sa décision, mais moi, je souhaiterais, oui, je souhaiterais que dans cet espace-là, on n'est qu'un seul candidat. Je pense que c'est ce qu'on doit aux Français aussi. Moi, c'est ce que j'entends beaucoup. J'entends tous les jours,
il
y a trop de candidats, vous n'êtes pas si différents, il faut vous entendre, il faut travailler ensemble pour notre pays.
–
On va passer, parce que le temps file, malheureusement, Loïc Kervran, vous êtes le monsieur en réalité Édouard Philippe, mais vous suivez aussi de près les questions de défense. Vous souhaitez siéger à la commission de la défense ? – Oui, je serai aujourd'hui, ça serait mon premier choix. Je sais que c'est une commission très demandée, je suis très conscient d'être parmi les derniers arrivés, mais je souhaiterais ardemment, parce que c'est un sujet très important à la fois, pour notre pays, mais aussi pour
mon département. – Et
justement, on va en parler, on va aller à Bourges dans quelques secondes, mais d'abord une petite question, parce que dans quelques semaines, le gros du travail parlementaire, ce sera la question du budget, dans un contexte social, mais aussi international. Évidemment compliqué, l'amnise des armées, Catherine Vautrin, qui alerte sur les conséquences d'une loi spéciale sur nos armées, si toutefois on n'a pas de budget, est-ce que vous,
vous
le redoutez ? Et est-ce que nos armées sont-elles suffisamment dotées matériellement, budgétairement, face à la menace rouge ?
–
Oui, clairement, les armées, le budget de la défense, la protection de notre pays, c'est le principal enjeu du fait d'avoir ou de ne pas avoir un budget. C'est ça qui va se jouer. La principale victime de l'absence de budget, ça va être le ministère des armées, si ça arrive. Et donc c'est pour ça qu'il faut éviter absolument ça. Pourquoi ? Parce que le ministère des armées a une progression très importante prévue l'année prochaine de plusieurs milliards d'euros de ses dotations de son budget. Or, dans une loi spéciale, c'est quoi ? On reconduit le budget de
l
'année précédente, et donc il n'y aurait pas cette augmentation, alors même qu'on sent bien que le monde se durcit très très fort, la menace, elle augmente puissamment, et donc il faut absolument qu'on soit en capacité d'offrir au ministère des armées ce qu'on appelle une marche, cette augmentation supplémentaire qui est prévue là pour 2027. – Et vous le dites, c
'est
un vrai sujet dans votre département.
On
va aller à Bourges. Bonjour Thomas Migaud, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste au Béry Républicain, vous suivez particulièrement ces questions, parce que l'industrie de l'armement, c'est un secteur très important pour le cher.
–
Oui, bonjour, c'est un secteur très très important. Alors vous savez peut-être
que
Bourges est capitale européenne de la
culture en 2028, mais historiquement c'est vrai que Bourges est avant tout la capitale de l'armement terrestre, un véritable bastion clé de
l
'industrie de
la
défense française, une filière qui emploie
à
peu près 7000 personnes dans le département du cher, c'est un tiers des effectifs régionaux
dans
le secteur, et quelques-uns des grands poids lourds de l'armement. Alors c'est une activité qui n
'a
pas toujours été, qui n
'a
pas connu toujours une activité aussi soutenue que celle-ci. On se souvient dans les années 90, on a été plutôt dans une
dynamique
de désemploi, mais depuis quelques années, depuis le début de la guerre en Ukraine, on voit
qu
'évidemment il y a un regard d'activité très fort pour ces industries.
Les tensions
géopolitiques participent à cette dynamique qui tire l'activité et des grands donneurs d'ordre.
On
connaît évidemment MBDA,
KNDS chez nous, et toute une filière de sous-traitants. Alors MBDA, c'est les missiles, KNDS,
c
'est par exemple les canons César, très présents sur le front ukrainien. Ces deux grands donneurs d'ordre sont devenus les principaux recruteurs et employeurs privés du territoire Bérichon. Ils investissent
des
centaines de millions d'euros sur le territoire, une montée en charge très impressionnante chez MBDA, chez KNDS, qui prévoit également une
augmentation de ses capacités de production d'obus. Donc c'est une filière qui est industrielle et qui est également militaire. On pense évidemment à la base d'AVOR, la base aérienne stratégique à vocation nucléaire. On pense
également
aux écoles militaires de Bourges, à la direction générale
technique
terrestre, à la direction générale de l'armement technique terrestre à Bourges, également qui fait le lien armé industriel en matière d'essais. Donc aujourd'hui, c'est une filière défense qui est clairement devenue le moteur économique de ce département. Et j'avais une petite question, une première question de Loïc Hervan peut-être. Est-ce que vous craignez que ce moteur économique aujourd'hui, cette hyperdépendance,
soit également un risque à moyen ou plus long terme ? Parce qu'on sait qu
'il
y a quelques années quand même qui vont être importantes
pour l'économie locale. Est-ce que cette hyperdépendance, c
'est
un risque également pour le département du Cher ? Comme je l'ai dit, on a vu dans les années 90, ce n'était pas
ce plein emploi.
Bonjour, cher Thomas. Je ne crois pas que ce soit un risque à court ou moyen terme, parce que malheureusement, on voit bien que les fondamentaux géopolitiques sont extrêmement préoccupants, vont le rester, et puis les capacités de l'armée française ont besoin de se régénérer. Il y en a quand même, si on se dit les choses, pour un petit moment. Mais c'est un risque à plus long terme, effectivement, puisque le Cher a bien connu ces périodes de déflation de l'industrie de la défense. C'est pour ça que moi, je souhaite continuer à m'investir sur ces sujets. D'autant que, on l'a vu encore récemment, MBDA a choisi de se développer aussi dans d'autres départements.
On
va ouvrir un site important à Artenay. Et pour dire les choses un peu simplement, mais trivialement, quand les choses vont se compliquer dans longtemps, ce ne
sera
peut-être plus moi, mais moi, je veux que ce soit Artenay qui ferme et pas les sites de Bourges. Et donc, c'est un enjeu qu'on doit préparer aussi.
Thomas,
vous avez une autre question
? J
'avais une deuxième et dernière question, oui, sur le sujet de la défense. Donc, on parlait justement d'MEDEA, vous l'évoquiez tout à l'heure, MEDEA qui entend construire une nouvelle usine dans le Loiret, pas très loin de Bourges, mais ce n
'est
pas à Bourges, ce n
'est
pas tant une impossibilité de développement foncier, j'ai envie de dire, même s'ils arrivent à saturation sur le plan industriel à Bourges. MBA nous explique qu'ils veulent aller capter un nouveau bassin d'emploi, estimant qu'à Bourges, ils étaient arrivés à un niveau de saturation et avaient craigné de ne
pas
avoir les ressources humaines
pour
pouvoir faire tourner cette future usine. Il y a quelques semaines, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé le lancement d'un plan national pour l'emploi dans l'industrie de la défense, 100 000 recrutements d'ici 2030. Est-ce que c'est cela justement le grand défi des industriels de la défense dans les années qui viennent, pouvoir recruter,
pour
pouvoir suivre les cadences industrielles qui
leur sont imposées ? Et est-ce que vous trouvez que ce plan national de l'emploi dans le secteur de l'armement est à la hauteur des enjeux
? Oui, c
'est le défi de nos industriels et c'est aussi le défi de nos territoires parce que ce qui se passe à Bourges avec cette décision de MBDA, c'est vraiment emblématique de la tension sur le secteur du recrutement dans la défense. Qu'est-ce qui se passe à Bourges ? MBDA, l'État lui demande d'augmenter ses cadences de production, d'augmenter ses capacités de production.
Donc ils construisent, ils investissent beaucoup à Bourges, ils recrutent beaucoup à Bourges, mais là ils sont arrivés à finalement un niveau où ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis, c'est-à-dire qu'ils aspirent beaucoup d'employés de leur chaîne de sous-traitance au moment même où l'État leur demande justement de mieux maîtriser leur sous-traitance, d
'accélérer. Ce
qui bloque toute la
chaîne de production.
Exactement. Et donc d'où cette nécessité de se délocaliser. Et donc on voit bien que c'est un enjeu du coup à la fois local
et
national. Et le plan qui a été annoncé par le ministre Farandou va dans le bon sens parce qu'il permet justement de faire travailler les différents acteurs ensemble pour répondre à ce défi qui est un défi industriel majeur et qui va durer encore quelques années. Merci Thomas Migaud. Merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis Bourges, la une du Béry républicain.
C
'est une autre question. Où la taxe foncière augmente-t-elle le plus ? À la une de votre journal. Un dernier mot sur cette question de menaces russes. Le chef du renseignement allemand accuse la Russie d'intensifier sa guerre de l'ombre. L'Allemagne est en danger de se retrouver entraînée dans un conflit violent avec la Russie. C'est une grande illusion que de croire que la confrontation avec la Russie cessera avec la fin de la guerre en Ukraine. Rien n'arrêtera Poutine
?
Eh bien, je crois que les investissements que l'on fait dans la défense sont susceptibles justement d'arrêter Poutine. Il faut savoir montrer les muscles. Il faut être un adversaire inaccessible, dangereux, qui impressionne et qui fait peur pour arrêter Poutine. Et c'est tout l'enjeu aussi du budget. – Évidemment qu'on suivra. Pour terminer, c'est la tradition dans cette émission, l'écart, on regarde trois unes de la presse régionale. On les regarde ensemble et vous allez en sélectionner une. D'abord la une de la Dépêche, qui comme la quasi-totalité de nos quotidiens régionaux sur cette mobilisation des lycées, lycées vers un mardi de toutes les colères.
L'acte 3 de la mobilisation prévue aujourd'hui réunira autour de la jeunesse en colère la plupart des organisations syndicales de l'éducation sur fond de ras-le-bol général, écrit le journal. Deuxième une, c'est deux unes du centre. Le journal du centre, tout accuit, l'été caniculaire qui n'a pas épargné, les maraîchers qui ont perdu une grande partie de leur production. Et autre sujet à la une du populaire du centre, cette fois-ci, un tsunami nommé IA, vie quotidienne, études, travail, santé, l'intelligence artificielle déferle sur la pensée et les activités humaines. Sommes-nous prêts ? Demande le journal. De quelle une avez-vous envie de nous parler
?
Peut-être quand même de celle de nos jeunes, des lycées.
En
tout cas, là, je vois trois très grands défis pour le Sénat, l'agriculture, l'intelligence artificielle et les questions d'éducation. Mais celle sur le lycée, elle m'interpelle parce qu'aussi comme sénateur, elle doit nous interroger, bien sûr, sur les politiques éducatives, bien sûr, sur le budget, mais aussi sur les compétences, les collectivités, le niveau de proximité. Moi, je me suis beaucoup engagé sur la question de l'école, de l'école rurale, de l'école de proximité. Et le lycée, c'est aussi un modèle, parfois, dans nos très grandes régions, éloigné. Je prends la région Auvergne-Rhône-Alpes, le vice-président en charge des lycées, il a 300 lycées à gérer.
Et donc, je trouve que c'est une belle question, aussi, pour le jeune sénateur que je suis. Merci, Louis Kervran. Merci pour cette première dans cette émission. Et à très vite, on l'espère. Quentin, dans 20 minutes, c
'est
la revue de presse de nos régions. Voilà, j'ai lu tous les journaux que vous présentiez, et je vous raconte ce qu
'il
y
a
à l'intérieur. On reviendra notamment à ce qui s'est passé à Lens, avec ce jeune qui a eu la main arrachée. On verra le récit de la Voix du Nord qui raconte ce qui s'est passé. C'est à suivre dans 20 minutes. Et c'est une autre sénatrice, nouvellement élue, qui nous rejoint.
C
'était Dvige Diaz, notre prochaine invitée.
En
25 milliards d'euros, c'est le montant annoncé du contre-budget du RN, présenté aujourd'hui par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Et pour en parler, nous recevons Dvige Diaz. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, sénatrice RN de la Gironde, nouvellement élue. Et vous avez pris la présidence du nouveau groupe RN-IDR au Sénat que vous avez choisi d'appeler ? Union nationale pour les territoires. Voilà, on va en parler. Une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Fabrice Vesser-Eudon. Bonjour Fabrice. Bonjour Ariane, bonjour Edith. Fabrice du groupe EBRAS.
Ce
sont tous les journaux régionaux de la façade Est de la France. On va commencer par ce contre-budget, puisque c'est aujourd'hui que le RN le présente. Il y avait besoin, pour votre parti, de se crédibiliser sur la question économique
?
Non, parce que je crois aujourd'hui que le RN est réellement perçu comme le parti étant en mesure de présenter la meilleure politique économique possible. Et d'ailleurs, ça a été attesté par un sondage récemment. Et puis surtout, aujourd'hui, 83% des Français estiment que le bilan économique d'Emmanuel Macron est mauvais. Et ils ont raison de penser ça, puisqu'on voit que la dette est toujours sous-estimée, qu'on voit que la croissance, quant à elle, est toujours surestimée par les macronistes, qui en définitive nous laisse un véritable fardeau budgétaire. Et donc, il nous appartient de présenter aux Français un discours de vérité.
Et
donc, nous allons indiquer tout à l'heure, avec Marine Le Pen, Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy, quelle sera notre trajectoire budgétaire pour redresser les finances publiques de la France.
Ça ne vous effraie pas, si vous deviez être au pouvoir, cette situation que vous décrivez ?
Écoutez, nous sommes prêts psychologiquement, intellectuellement. Ça fait plusieurs années que nous travaillons. Nous avons, du coup, des spécialistes des finances. Je pense bien évidemment à Jean-Philippe Tanguy, mais à beaucoup d'autres de mes collègues. Et puis, je vais vous dire sincèrement, on ne peut plus laisser la France entre les mains de ceux qui l'ont conduite à ce niveau d'endettement-là, et on peut encore moins la laisser entre les mains de la gauche, dont on connaît le programme économique absolument effrayant.
L'immense majorité des chefs d'entreprise redoutent l'accession au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon, parce qu'ils savent qu'à ces conditions-là, ils mettront très clairement la clé sous la porte.
Alors, vous le dites, la situation financière budgétaire du pays est compliquée. Il y a un chiffre, quand même, qui est sorti de votre contre-budget, c'est ce chiffre de 125 milliards sur 5 ans. Pour qu'on comprenne bien, c'est deux fois moins que ce que propose Sébastien Lecornu, qui est sur 54 milliards en une année. Est-ce que c'est
suffisant
pour résorber l'ardette et le déficit ? En tout cas, c'est notre objectif. Et d'ailleurs, Marine Le Pen s'est exprimée très clairement dans une tribune à l'Opinion, c'était le 2 octobre dernier, où elle a indiqué notre règle d'or budgétaire, que nous allons la soumettre par référendum aux Français. Et le but, c'est de ramener la dette à 60% du PIB. Donc, c'est un discours de vérité,
de clarté, de
nécessité. Exactement, on est à 120%, alors que ce
n'est pas du tout... En 5 ans, vous pourrez la ramener à
60
% ? En tout cas, c'est l'objectif. Et nous, nous le disons depuis un certain nombre d'années, il y a des mauvaises dépenses, de la dépense publique qui n'est pas souhaitée par les Français. Je pense par exemple à la contribution de la France au budget de l'Union européenne, qui va quand même dépasser les 30 milliards d'euros l'année prochaine. Et je précise pour nos téléspectateurs, les 30 milliards d'euros que nous donnons chaque année à l'Union européenne. L'Union européenne ne nous en reverse qu'une partie, de plus en plus petite chaque année, et surtout, elle nous impose la manière dont nous devons dépenser ces fonds. Mais
qu'elle reverse notamment à nos agriculteurs, par exemple, que vous
défendez. C'est-à-dire, vous allez dire à nos agriculteurs, vous essayez sur les aides de
la PAC ?
Non, parce que regardez, ce que je viens de vous dire, c'est que nous donnons 30 milliards d'euros, nous en récupérons à peu près la moitié. Et en plus, nous avons des règles strictes pour la manière dont nous devons dépenser cet argent. Ça veut dire qu'au passage, nous perdons plus de 10 milliards d'euros. Donc avec nous, les agriculteurs, continueront d'avoir des soutiens, des soutiens financiers, mais surtout, avec nous, les agriculteurs, leur voix sera portée parce que, vous le savez, nous sommes contre, par exemple, la multiplication des traités de libre-échange qui pénalisent nos agriculteurs parce qu'ils les mettent en situation de concurrence internationale déloyale.
Et nous cesserons d'appliquer les surnormes qui, là aussi, pénalisent la compétitivité de nos agriculteurs.
Mais est-ce que ça veut dire s'il
n
'y a plus de contribution ? Il n'y
a
plus de contribution ou il y a moins de
contribution de la France à l'Union européenne ?
Non,
il n'y a moins de contribution, absolument.
Mais il y a quand même une contribution
de la France. Oui, oui, parce
que nous ne souhaitons pas sortir de l'Union européenne, nous disons simplement...
C'est ma
question, parce que là,
s'il n
'y a
moins de contribution, si on ne transpose plus les règles de l'Union européenne, c'est quoi ?
C
'est un frais
que c'est déguisé
un peu ? Non, ça, c'est ce que nos opposants politiques nous disent. Mais nous, nous voulons baisser de 6 milliards d'euros notre contribution nette au budget de l'Union européenne. C'est-à
-dire,
nous continuons de contribuer, mais dans une moindre mesure. Moi,
je
me souviens, vous savez, j'arrive de l'Assemblée nationale, j'ai été membre de la Commission des finances et je me souviens que Mme de Montchalin nous expliquait que c'était impossible d'aller négocier avec Bruxelles une diminution de notre rapport financier. Et puis, là, on se rend compte que finalement, c'est possible.
C
'est souvent comme ça avec le Rassemblement national. On dit des choses, on nous dit que ce n
'est
pas possible. Et puis, finalement, ils appliquent nos mesures. Tant mieux qu'ils appliquent nos mesures. Mais je pense que pour que nos mesures soient véritablement appliquées, il faut une politique du RN. En tout cas, c'est celle qui est vraiment attendue par les Français.
Je reviens à ce que vous avez dit, la règle d'or budgétaire, référendum qui sera fait par Marine Le Pen si elle arrive au pouvoir. C'est quand même un changement de pied du Rassemblement national puisque vous n'étiez pas pour la règle d'or budgétaire.
Alors, ce n'est pas tout à
fait la même règle d'or que celle imposée par les traités de Bruxelles. C'est une autre règle d'or. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est aussi une question de souveraineté. Parce que là, aujourd'hui, notre dette est détenue par des capitaux étrangers. Donc, ça veut dire que nous ne sommes plus maîtres chez nous en matière de dette, en matière de créanciers. C'est la raison pour laquelle, en fait, si nous reprenons les commandes de notre politique budgétaire, eh bien, finalement, nous dépendons moins de l'international et nous dépendons moins des capitaux étrangers. Et puis, c'est aussi une question de crédibilité de la France.
Parce que quel pays ou quelle entreprise voudrait venir investir chez nous si jamais ils se rendent compte qu'en France, on n'a pas une situation économique pérenne. Et donc, voilà. En fait, tout ça, c'est un enjeu de souveraineté avant tout. Et donc,
c
'est pour ça que nous allons demander aux Français, est-ce que, oui ou non, vous souhaitez que l'on reprenne les commandes de notre
politique budgétaire ? – C'est trop d'Europe, aujourd'hui, pour vous. Alors, vous n
'évoquez pas la sortie de l'Union européenne, mais c'est trop d'Europe. En même temps, certains Anglais, beaucoup d'Anglais, se reposent la question de revenir.
– Ce
n'est pas que c'est trop d'Europe, c'est
que
c'est trop de mauvaise Europe, en définitive. C'est trop de Mme von der Leyen, c'est trop de Commission européenne, c'est trop la voix de la France qui est assombrie, qui est méprisée. Pourquoi ? Parce qu'Emmanuel Macron a échoué dans tous les domaines, donc, en fait, a perdu de son poids politique. Et nous, nous souhaitons, avec Marine Le Pen et nos alliés partout en Europe, eh bien, recréer cette Europe des nations. Et précisément, des nations souveraines. C'est ce que nous nous employons à faire au Parlement européen, avec nos nombreux députés européens qui sont présidés dans le groupe et présidés par Jordan Bardella.
Et figurez-vous que notre voix est entendue au sein de l'Union européenne aujourd'hui. Et même, j'ai envie de vous dire, l'élection de Marine Le Pen est attendue en Europe.
–
Mais l'Europe des nations, ça veut dire, on est tous ensemble, mais chacun chez soi, chacun avec ses règles
? – Non,
ça veut dire que nous sommes très respectueux de la souveraineté des uns et des autres. – Il
n'y a plus de règles communes européennes.
– Il peut y avoir des règles, mais dès lors, qu'elles n'empiètent pas de manière excessive sur la souveraineté des pays. Donc nous, nous sommes pour l'Europe des coopérations, de la construction, mais dans le respect des souverainetés des pays, en fait.
–
Fabrice.
– On
parle des manifestations en ambray, sur cette actualité chaude, avec une journée qui s'annonce chargée du côté des lycées. Pour revenir une seconde sur ce qui s'est passé ces derniers jours, comment on fait pour en sortir
?
Là, il
y
a de la casse, et comment on fait pour s'en sortir, surtout quand il n'y
a
pas de texte à retirer et qu
'il
n
'y a
plus un sou dans les caisses
?
– Déjà, si on en est là, ce n
'est
pas le résultat d'une fatalité. C'est parce que les macronistes ont décidé de ne pas augmenter de manière significative le budget de l'éducation nationale, et on en est là aussi parce que l'année dernière, les socialistes ont refusé de censurer le gouvernement qui prévoyait dans son projet de loi la suppression de 4 000 postes d'enseignants. Donc là, aujourd'hui, si on se retrouve avec
des classes surchargées…
–
Vous
pensez
que tout parle là ? – Non,
mais je dis que ça n'est pas incohérent de le souligner. La question de l'absence du non-remplacement des professeurs absents, c'est une question qui est présente depuis un certain nombre d'années. Moi, quand j'étais députée, j'ai interpellé un nombre incalculable de fois les différents ministres de l'éducation nationale et les rectorats, en fait, pour dire, attention, il
y
a les parents qui nous alertent sur le non-remplacement des professeurs absents. Donc je ne jette pas du tout la pierre aux professeurs qui ont le droit d'être absents. Par contre, l'éducation nationale n'a pas joué son rôle en matière de remplacement de ses enseignants. Donc la colère,
elle est légitime. – Mais ça veut dire que qu'est-ce que vous
ferez si vous arrivez au pouvoir ? C
'est
quoi ? Augmentation du budget de
l
'éducation, alors qu'il augmente déjà,
mais
c'est quoi ? Augmentation du
nombre
de professeurs malgré une démographie scolaire en baisse ? Oui, mais en fait, justement, la baisse de la démographie ne doit pas servir de justification au non-remplacement des professeurs. Au contraire, malheureusement, moi je voudrais qu'il y ait plus de natalité en France, mais s'il y
a
une baisse de la démographie,
eh
bien autant que les classes soient moins surchargées, que les enseignants puissent mieux s'occuper des élèves, je le dis, un recrutement des enseignants, aussi une revalorisation de leur salaire, parce qu'il faut savoir que nos enseignants ne font pas partie des mieux payés de l'Union européenne et donc en fait, il faut réparer cette crise des vocations et puis surtout, il faut rétablir l'ordre et dire aux enseignants nous allons vous soutenir. Vous savez, il
y
a quelques années, il y a eu la politique pas de vague, c'est-à-dire les enseignants commençaient à subir cet ensauvagement de la société qui est aussi présent en classe et malheureusement, ils n'étaient pas soutenus par la hiérarchie donc en fait,
il faut changer le paradis. Mais le pas de vague, c'est encore le
cas ? J
'ai
un certain nombre de témoignages d'enseignants qui votent entre parenthèses de plus en plus pour le Rassemblement National et je m'en réjouis et qui nous disent vous savez, on n'est pas tellement soutenus par la hiérarchie, des fois on nous dit de ne
pas
trop en parler donc oui, c'est encore un problème et moi je veux le dire, avec nous, les enseignants seront littéralement soutenus.
Qu'est
-ce
que vous attendez des enseignants
?
Le fonctionnement tel qu'il est aujourd'hui des enseignants dans ce pays, il vous convient au Rassemblement National
? Moi je
pense oui que les enseignants font leur travail beaucoup d'implications, beaucoup de dévouement dans un contexte qui n'est pas facile, des locaux dégradés, une violence qui augmente, des salaires insuffisants.
Mais qu'est-ce que vous voulez leur demander ? C'est
ça ma question.
Je vais leur
dire de tenir bon. Je vais leur demander de tenir bon qu'avec Marine Le Pen nous arrivons, que nous mettons l'enfance et l'enseignement au cœur de nos préoccupations et qu'avec nous ils seront soutenus. Et pour revenir du coup sur la contestation, malheureusement, elle n'a épargné aucun département en France moi je voudrais parler de mon département, la Gironde.
Mais
oui,
vous
voyez, même dans des lycées réputés tranquilles ou dans des secteurs réputés tranquilles, par exemple le lycée Max Linder à Libourne, c'est le proviseur qui lui-même a dû aller éteindre une poubelle en feu au lycée Cousteau à Saint-André-de-Cubzac. C'est une salle qui a été incendiée. Et bien sûr,
il
y
a
eu d'autres lycées à Bordeaux comme le lycée François
-Condiard. Mais vous la
soutenez ou pas cette mobilisation ?
Alors nous soutenons les revendications mais pas la bordélisation ni l'accaparement ni la récupération politique de la France insoumise qui vise à conflictualiser et à brutaliser toutes les revendications. Donc qui va payer ? Et bien moi j'estime que bloquer, casser, brûler, ça n'est pas une solution et donc ça n'est pas aux contribuables de payer. Il faut que les délinquants soient identifiés. Et s'ils sont mineurs, et bien c'est aux parents de payer. Parce que là, vous voyez, nous au Rassemblement national, nous sommes très attachés au principe du casseur-payeur.
Et d'ailleurs, nous avions proposé, nous avions déposé une proposition de loi en la matière qui a été rejetée par l'ensemble des groupes à l'Assemblée nationale quand j'y étais. Mais
il y a un projet, toi, ça fera partie des premiers que vous allez examiner. Mais est-ce que vous
allez le voter
? Je
vous dis, nous, le principe du casseur-payeur, nous y sommes attrachés. Ce que je vois là, aujourd'hui, c'est que c
'est
le principe du bosseur-payeur,
c
'est
-à
-dire les Français, les contribuables qui vont devoir payer deux fois en définitive. Mais juste,
pardon, sur le texte, parce que le
27 octobre, vous allez devoir vous prononcer sur ce texte.
Vous allez le voter ? Oui, mais
je ne l'ai pas encore lu, mais si le titre, si le contenu du texte est conforme au titre que vous évoquez, bien entendu, que nous pourrons voter tout ce qui vise à appliquer le principe du casseur-payeur. Par contre, si ce texte vise à créer une taxe comme ils ont voulu le faire pour les émeutes en 2023, c'est-à-dire faire en sorte que ce soit les contribuables, les assurés qui payent une prime en fait d'assurance pour compenser ces dégradations, eh bien là, nous y serons défavorables. Mais vraiment, vous voyez, c'est une perte de temps. Nous nous l'avons proposée, cette loi, en fait, de permettre à l'État d'aller sanctionner les parents d'enfants qui se comportent mal. Et c'était en 2023.
Donc vous voyez, on a perdu trois ans. Et c'est bien dommage. Donc là,
en
fait, cette loi qui arrive dans la précipitation, eh bien, j'espère qu'elle apportera des solutions. Mais je doute, parce que, désolée de le dire, mais je n
'ai
plus du tout confiance en
ma
connaissance.
pour environ
1 million d'euros.
Pour environ 1 million d'euros.
Parfait. J'allais prendre cet exemple précis. Et vous n'êtes pas la région la plus touchée. Certaines, on parle de 20 millions d'euros. C
'est considérable.
C'est considérable.
Vous
divisez par le nombre de
personnes
qui peuvent passer en justice, traduitant, conseil de discipline, etc. Et souvent, ce ne sont pas que des élèves, d'ailleurs, vous le
savez.
Est-ce que c'est réaliste
?
Dire, j'ai 20 millions d'euros à répartir
sur peut-être 10 personnes.
Est-ce que c'est réaliste
? Oui, c'est réaliste. Parce que vous voyez, la sanction doit être dissuasive. Et moi, je n'ai aucun état d'âme. Si des personnes cassent délibérément du matériel public, empêchent les élèves d'aller étudier, terrorisent les professeurs, eh bien oui. Si leurs parents doivent payer pendant des années, s'ils doivent faire l'objet d'une expulsion de leur logement social, par exemple, si les élèves, une fois qu'ils seront en travail, doivent payer toute leur vie, eh bien écoutez, ça me va. Au moins, ça leur servira de leçon.
Et je pense que le laxisme dont bénéficient les délinquants dans notre pays fait partie des causes qui contribuent à la galvanisation de ces délinquants qui se croient tout permis. Enfin, je veux dire, on ne peut plus avoir une manifestation aujourd'hui, on ne
peut
plus avoir de revendications qui ne découlent pas sur de la violence. On l
'a
vu avec les gilets jaunes, on l'a vu avec la réforme des retraites, on le voit avec les manifestations sur le Covid, on le voit maintenant avec les lycéens et puis on le voit aussi d'une manière générale, on ne
peut
pas fêter un 14 juillet, un 31 décembre, une victoire, une défaite en foot sans qu'il y
ait
le bazar dans le pays et là, je le dis clairement, les macronistes ont une responsabilité dans cette situation de chaos et nous, nous y mettrons fin.
Donc, vous soutenez les revendications mais vous ne serez pas dans la rue, les élus RN ne seront pas dans la rue aujourd'hui.
En fait, nous, nous allons faire des propositions et nous disons aux gens tenez bon, la présidentielle ça arrive, vous ne trompez pas de bulletin de vote.
Fabrice, on va parler de votre arrivée, votre groupe au Sénat. Ben oui, alors moi, il
y a
une question que
je
me pose.
C'est
qu'est-ce qui fait qu'à 36 ans,
je
peux dire votre âge mais je crois qu'il a été disparu.
38,
pardon, excusez-moi, mais dans ce sens-là, qui fait qu'on choisit le Sénat plutôt que l'Assemblée nationale où vous étiez plutôt bien d'ailleurs.
Oui, moi, j'ai apprécié mes 4 années de mandat à l'Assemblée nationale. J'ai en plus eu le privilège d'être la seule députée réélue dès le premier tour de toute la région Nouvelle-Aquitaine en 2024 mais à un moment donné, il faut prendre ses responsabilités, c'est-à-dire en allant au Sénat, je laisse le siège de la 11e circonscription de la Gironde à Christine Juma, ma suppléante qui est une dame remarquable et nous, il fallait que nous obtenions ce groupe au Sénat et donc j'en ai discuté avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, avec ma fédération de Gironde, notre déléguée départementale Jimmy Bourlieu et nous avons estimé Ils
vous ont incité
à y aller ? Ils ont
contribué
? On en a discuté ensemble, oui, mais disons que j'étais la parlementaire la plus expérimentée RN du département j'étais membre de la délégation aux collectivités territoriales de l'Assemblée, j'ai été deux fois conseillère municipale donc on m'a dit allez Edwige,
il
faut que tu ailles gagner ce siège qui n'était pas gagné puisque c'était aussi ma troisième candidature pour les élections sénatoriales 2014, 2020, 2026 et en 2020, très modestement, nous avions recueilli 79 voix, là nous faisons fois 9 puisque nous obtenons 709 voix et donc la marche était très haute, le pari n'était pas gagné d'avance mais nous avons fait campagne grâce à mes colistiers, grâce aux élus locaux courageux qui ont manifesté leur envie d'alternance.
Un groupe de 15 membres, est-ce que quelque part, alors il y avait, vous avez élu 12 sénateurs RN plus vos deux alliés UDR et vous avez réussi à rallier une ancienne sénatrice LR, est-ce que là il n
'y a
pas quand même une forme d'échec, c'est-à-dire vous espériez rallier des LR, des centristes, bon une personne
?
Alors juste, si vous pouvez reprendre les papiers de tous les journalistes d
'il
y a quelques semaines, notre objectif c'était de constituer le groupe, voilà, et nous avons réussi à le faire grâce notamment à des départements comme la Gironde qu'on n'attendait pas spécialement en arriver au Sénat. Donc déjà c'est une immense histoire. La scène maritime qu'on attendait encore moins. Oui, absolument et j'en profite pour adresser un salut à mes collègues du groupe Union Nationale pour les Territoires. Donc voilà, donc nous déjà c'est une première victoire réussir à constituer un groupe au Sénat.
Cerise sur le gâteau, nous allons intégrer le bureau du Sénat puisque nous aurons ou un secrétaire ou peut-être même un vice-président de manière tournante et donc ça, ça contribue bien sûr à l'institutionnalisation du Rassemblement National et nous réparons quelque part cette asymétrie puisque nous avons quand même 11 millions d'électeurs dans le pays et nous n'avions que trois sénateurs.
Fabrice,
on
termine en parlant de Jordan Bardella. Oui, je ne
vais
pas refaire l'historique de la polémique ces derniers jours mais est
-ce
que vous comprenez l'émoi que jette chez les Français les propos antisémites qui lui sont prêtés
? Alors Jordan Bardella a contesté ses propos antisémites. Moi, je lui accorde tout mon soutien et d'ailleurs tout
le Rassemblement National
comme Marine Le Pen comme tous les quatre du Rassemblement National mais aussi dans la population parce que moi, je le vois sur les réseaux sociaux ou les textos que j'ai reçus. les gens ne sont pas dupes de ces tentatives de manipulation qui arrivent de surcroît de
la part de l'opposante du
Rassemblement National qui s'appelle Mediapositive. D'accord, mais est-ce que quand même,
il y a une question, est-ce que là, on se dit, finalement, la
dédiabolisation
RN, c'est une façade ? Mais ça, c'est ce dont rêvent nos opposants politiques parce que vous vous rendez bien compte, il
faut
se mettre un instant dans leur tête. Nous avons les deux personnalités politiques préférées des Français, Marine Le Pen et Jordan Bardella qui ont un mouvement politique qui est lui aussi le mouvement préféré des Français et nous sommes tous en ordre de bataille pour remporter l'élection présidentielle et d'ailleurs, tous les sondages nous donnent gagnants pour cette élection présidentielle. Petite parenthèse, ça ne
veut
pas dire que nous n'allons pas travailler et que nous nous reposons sur nos lauriers. Donc, en fait, on sait très bien que le système panique,
que
nos opposants paniquent et qu'ils essayent de faire feu de tout bon.
Parce que pendant qu'on parle de ça, il n'y a pas de l'élection qui est à ce profil. – Il y a un
article avec des faits. Alors, Jordan Bardella contexte,
vous l'avez dit.
D'accord, mais bon, les journalistes maintiennent leurs informations. Ça interroge quand même. Est-ce que vous pouvez dire qu
'il
n'y a plus d'antisémitisme aujourd'hui au Rassemblement
National ? – Il n'y a pas d
'antisémitisme au Rassemblement National. La justice tranchera puisque Jordan Bardella a réfuté toutes ces accusations qu'il a qualifiées de manches songères et je vous confirme que je lui adresse tout mon soutien. Puis je vais vous dire, les personnes qui savent le mieux ce que nous pensons de nos compatriotes de confession juive, eh bien, ce sont nos compatriotes de confession juive eux-mêmes qui, eux, estiment que le vrai danger en France, c'est la France insoumise. Et ils savent que nous, nous sommes un véritable bouclier, un véritable grand pas contre l'antisémitisme. Moi, je suis membre du groupe d'amitié France-Israël.
Je participe chaque année à la journée en hommage au Juste de France et je peux vous dire que nous sommes très bien reçus et tant mieux.
Donc, en
fait, tout le reste, c'est
de la commune. Mais par exemple, chez
vos élus locaux, parce que là, c'est avéré, à Bergerac, en
Dordogne,
il y a trois élus RN qui ont refusé de baptiser une école du nom d'une rescapée de la Shoah qui était devenue une élue locale communiste. Est-ce que vous comprenez
que ce genre de vote, ça interroge ? Alors, du coup, la Dordogne, c'est ma région, la Nouvelle-Actienne, donc je connais parfaitement bien le sujet. Il s'agit de nos trois élus dont c'est le premier mandat municipal. Ils avaient l'intention de s'abstenir sur cette délibération pour deux raisons. La première,
c
'est qu'ils respectaient parfaitement le drame qu'a subi cette pauvre dame quand elle était enfant. Mais d'un autre côté, ils n'étaient pas dupes que cette dame était une opposante politique qui s'est comportée de manière absolument sectaire avec tous les élus du Rassemblement national, refusant même de leur serrer la main. Et ce qui s'est passé en conseil municipal, c'est que le maire qui est de gauche les a provoqués, insultés, leur a coupé le micro, a réellement réalisé un refus de démocratie, un refus de respect. Et donc, pour cette raison, ils ont décidé de voter contre, étant entendu que la délibération allait quand même passer.
C'est-à-dire, ils ont expliqué que si leur voix avait contribué à faire échouer ce baptême de classe, eh bien, ils n'auraient pas voté contre. Donc en fait, là aussi, c'est une espèce d'affaire qui est montée de toute pièce contre des élus locaux du Rassemblement national qui font remarquablement bien leur travail dans un contexte difficile parce qu'à Bergerac, c'est quand même très de gauche et franchement, le maire a manqué d'élégance en la matière.
Merci
Edwige Diaz. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Fabrice, la une de l'Est républicain, Mouvement lycéen, une journée décisive. C'est à la une de votre journal et à la une de beaucoup de nos quotidiens régionaux.
On
voit ça tout de suite dans la rue de presse.
On
va regarder ce qu'il fait la une de nos quotidiens régionaux et énormément de titres ce matin parlent de la mobilisation lycéenne. Voilà, avec des reportages au cœur de la mobilisation Ouest France qui titre sur le mouvement lycéen raconté par les élèves et leurs parents entre solidarité et crainte des violences. Paris-Normandie qui est dans son édition de Rouen en titre sur ce que veulent les jeunes normands. Des profs en plus, des emplois du temps plus compacts, des locaux rénovés. Enfin, à la une de la Voix du Nord, cette image très forte, sans doute la plus forte ce matin, la manif qui vire au drame à Lens, la main d'un lycéen arraché.
Journal qui raconte dans ses pages intérieures ce qu'il s'est passé dans le lycée Auguste Béal à Lens où était scolarisé le jeune de 15 ans qui a perdu sa main. Les tensions qui mentent petit à petit, des pompiers caillassaient, l'arrivée de CRS et ce jeune qui crie « Ma main, ma main ! » L'enquête devra établir si l'adolescent a ramassé la grenade, si elle est arrivée sur sa main comme l'ont décrit plusieurs témoins cités dans l'article. En tout cas, le choc, Auriane, vous vous en doutez, il est très vif pour les témoins de la scène. Et on continue avec les très nombreuses unes qui reviennent sur ces mobilisations des lycéens. fleurs aujourd'hui.
La dépêche du midi à Toulouse qui titre sur un mardi de toutes les colères. La mobilisation réunira autour de la jeunesse en colère la plupart des organisations syndicales de l'éducation sur fond de ras-le-bol général écrit le journal ce matin. La colère, c'est le mot qui revient aussi à la une de la Provence ce matin à Marseille. Le républicain Lorrain à Metz qui parle de journée test. Et on poursuit le tour de cette mobilisation dans nos régions Vallées-en-Haute-Garonne. Bonjour Emilia, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes adjoint au maire de Toulouse en charge de la sécurité. Quelle est la situation dans votre ville ? Est-ce que le mouvement s'étend, se durcit
? Écoutez,
on a eu plusieurs jours de mouvements comme vous l'indiquez. On a eu de l'effervescence,
on
a eu des tensions,
on
a eu malheureusement des approchages avec les forces de l'ordre. Moi, j'ai tendance à penser qu'avec les mesures prises par la préfecture, c'est-à-dire la fermeture de lycées, on en avait une dizaine à Toulouse qui étaient fermées hier, une trentaine publics privés qui vont être fermés et aujourd'hui, on a finalement un phénomène qui, en termes de violence, en termes de maintien de l'ordre, a été contenu. Par contre, effectivement, la mobilisation, elle, et cette autre chose, ne faiblit pas et aujourd'hui, on attend, je crois, à peu près un millier de personnes
dans
une manifestation au centre-ville qui réunira les syndicats enseignants et les lycéens. Comment vous gérez ça en tant qu'élu, d'autant plus en tant qu'adjoint à la sécurité ? Comment vous maintenez l'ordre ? Comment vous essayez de calmer cette colère
? – Alors,
il faut préciser que la police municipale et donc les forces qui sont commandées par le maire ou par les adjoints au maire ne sont non pas de prérogatives en matière de maintien de l'ordre et c'est essentiel de le rappeler. La question du maintien de l'ordre social, c'est une prérogative exclusive des services de l'État, de police et de gendarmerie. Donc, nous ne faisons pas de maintien de l'ordre. Pour autant, comme municipalité, comme étant engagée dans la vie de notre ville, on fait des choses. On travaille main dans la main avec les services de l'État, on peut, avec la police municipale et on l'a eu fait la semaine dernière, garantir la sécurité de certains établissements.
D'ailleurs, on a garanti la sécurité d'une école où il y avait des risques d'intrusion par dizaines de personnes avec des enfants confinés à l'intérieur. Mais aussi, on peut travailler en prévention, on travaille en prévention sur les manifestations.
On
fait de la reconnaissance avant les manifestations. On travaille beaucoup à enlever tout ce qui peut être projectile, ce qui peut être source de brûlage. Donc, on enlève clairement les poubelles. On invite les uns et les autres à ne
pas
laisser les poubelles traîner dans les rues. Et on a à peu près 160 personnes qui sont mobilisées pour enlever les poubelles, vider les poubelles, enlever les containers, éviter qu'il y ait des choses qui, sur le parcours des manifestations ou sur les lieux de rassemblement, puissent se servir d'emparer destination ou de combustible. Dernier mot, Emilion Esno, est-ce qu'il y a beaucoup de dégâts ? Est-ce que vous arrivez à les chiffrer pour votre commune
?
On n
'a
pas commencé à chiffrer. Il faudra le faire aussi avec les régions. Mais ce que je voulais dire sur ce point-là, c'est qu'il
y a
ce qui sera chiffrable et ce qui ne le sera pas. Il y
a
des choses qui ne sont pas chiffrables et qui sont pourtant de valeur assez inestimable. Je pense d'abord humainement aux enseignants ou aux proviseurs qui se sont engagés pour instruire, pour transmettre le savoir et qui se retrouvent parfois à faire du maintien de l'ordre, à éteindre des incendies, à être frappé par des élèves. Vous connaissez le proverbe « on peut détruire en une journée ce qu'on a mis une vie à construire ». Je suis inquiet des traces que la sera cette violence dans celles et ceux qui se sont engagés pour instruire, transmettre le savoir. Et puis, il y
a
aussi autre chose qui m'inquiète particulièrement en tant qu'adjoint à la sécurité, c'est qu'on sait que pendant ces opérations de maintien de l'ordre qui sont poussées, qui sont attisées, qui sont poussées par un certain nombre de députés LFI sur le terrain et on le voit, pendant ces opérations de maintien de l'ordre qui mobilisent énormément les forces de l'ordre, que ce soit la police nationale, la gendarmerie, et on l'a vu pendant les Gilets jaunes, on l'a vu pendant la réforme des retraites, le risque, c'est que derrière, il y ait un petit peu de place qui soit laissée aux délinquants et que sur le plan de la délinquance qu'on combat tous les jours, qu'ils combattent tous les jours, malheureusement, on se réveille si le mouvement doit être agréé au bout de quelques semaines en ayant un petit peu reculé.
Merci beaucoup, merci Émilie Nassineau, adjoint au maire de Toulouse. On va passer aux autres sujets de la presse quotidienne régionale, un dossier sur l'IA, c'est-à-dire dans le populaire du centre. Oui, tout à fait, Oriane, vie quotidienne, études, travail, santé, l'intelligence artificielle déferle sur la pensée et les activités humaines. « En limousin, sommes-nous prêts ? »
s
'interroge le journal. On part à la rencontre dans les pages intérieures d'étudiants, de fonctionnaires, des collectivités aussi, d'entrepreneurs. Tous racontent comme cela leur rapport à l'IA. Avec cet exemple raconté par un médecin, désormais, les patients arrivent au cabinet médical après avoir interrogé l'IA sur leurs symptômes, à la fois fascinant et effrayant, dit le titre. Oriane.
Et
on va parler de la sécheresse, Quentin, sécheresse dans le centre de la France. Oui, on était dans le Berry hier dans cette revue de presse. On racontait effectivement déjà les potagers cramés cet été. Même chose dans la Nièvre. Aujourd'hui, les maraîchers ont là aussi perdu une grande partie de leur production. Les canicules ont épuisé les légumes et les maraîchers. Littons dans les pages intérieures le journal qui raconte que les pollinisateurs se sont faits rares mais que les ravageurs, eux, ont pris de la place. Et c'est l'heure de notre reportage en région sur ce sujet de la sécheresse et autres conséquences. On va en Ile-et-Vilaine.
Les rouleaux des stations lavage automobile se remettent à tourner malgré l'interdiction. Vendredi, plusieurs professionnels ont décidé de rouvrir partiellement leur centre, assumant cette décision comme un acte de désobéissance. Le département pourtant placé en crise sécheresse depuis le 14 août avec donc des restrictions sur l'usage de l'eau. On regarde ce reportage d'Alizé Barguin pour nos partenaires de TVRN.
Depuis vendredi, la station de lavage d'Alexandre Lefrançois à Meulès a repris du service malgré l'interdiction de la préfecture.
On a décidé de manifester en réouvrant partiellement nos centres de lavage. Donc ici, on peut voir que j'ai une piste de pression d'ouverte sur les deux et les rouleaux sont ouverts en mode éco. Depuis le mois d'août, clairement, on a perdu 99% de notre activité.
Il
y a seulement pour ici et Saint-Aubin. Moi, j'ai deux aspirateurs
une
action coordonnée avec d'autres professionnels du département plus d'un mois après le début des restrictions. Nous n'arrivons pas à y obtenir des réponses par la préfecture malgré les courriers, malgré les appels. Il n
'y
a rien qui se passe. Nous sommes à peu près une cinquantaine de laveurs sur l'île et Villaine. Je pense que la moitié d'entre nous a rouvert. Une réouverture assumée malgré les sanctions encourues. En cas
de
contrôle, gérants comme utilisateurs s'exposent à une amende pouvant atteindre 1500 euros.
Nous sommes tous conscients des risques encourus avec des amendes, des passages au tribunal. Nous demandons une réouverture partielle, éventuellement en mode économique, vu la situation de l'eau en île et Villaine. L'arrêté préfectoral court actuellement jusqu'au 31 octobre.
Quentin, on termine avec une information un peu insolite que vous avez trouvée dans la PQR. Oui,
tout
à fait. C'est-à-dire dans la montagne, le journal de Clermont-Ferrand, le livre de l'apocalypse volé à Issoir. On parle de la couverture d'un livre, l'œuvre de Salvador Dali, un objet considéré comme l'ouvrage le plus lourd,
le
plus cher au monde, 150 kilos, tout de même, pour cet objet. Cela relance plus sérieusement le débat sur les vols dans les musées oriennes qui se multiplient ces dernières années. Merci, Quentin,
on
se retrouve demain ? Oui, à demain. Allez, à demain, Quentin, place à notre débat entre nos éditorialistes. Qui peut calmer la colère des lycéens
?
Journée de mobilisation aujourd'hui, des dizaines de milliers de lycéens attendus dans les rues de France, rejoints par les syndicats. Une colère qui prend de l'ampleur. Qui peut calmer cette colère ? Le gouvernement a-t-il agi suffisamment à temps ? Les réponses de Sébastien Lecornu sont-elles les bonnes
?
On va en parler avec vous, nos deux éditorialistes du mardi. Bonjour Yves Tréard !
Bonjour ! Merci
d'être là,
directeur adjoint de la
rédaction du Figaro face à Françoise Degoy. Bonjour Françoise ! Mes chers amis, bonjour ! Merci également d'être avec nous. Un mot pour commencer évidemment sur cette journée de mobilisation qui s'annonce comme un mardi de la colère. Il y
a
un risque de convergence des luttes
?
Convergence des luttes, c'est-à-dire la lutte pour la vie chère, la lutte... Oui, bien sûr, il y a un risque. Il y a un risque... Moi, j'attends surtout la convergence avec les facultés parce que... Pour
vous, il va s'étendre
le mouvement
? S
'il s'étend, ça devient plus compliqué. J'entends bien tout le procès qu'on fait à Jean-Luc Mélenchon. Vous savez bien que je ne peux pas être soupçonnable de la moindre sympathie pour Jean-Luc Mélenchon. Mais quand j'entends les services de renseignement qui parlent des proxys de la France insouïe, je rappelle que les proxys, c'est quand même le Hezbollah,
c
'est le Hamas, c'est les outils, donc c'est le régime iranien. Donc déjà, utiliser ce genre de mots et les jeter dans le débat pupique, je trouve ça absolument lamentable quand même. Et ça, c'est le premier point. Et le deuxième point, c'est que contrairement à l'idée qu'on veut nous rentrer dans la tête, pour le moment, le mouvement des lycéens, Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, il l'accompagne plus qu'il ne le manipule. En revanche, si le mouvement s'étend sur les facultés, c'est plus compliqué. Les facultés, c'est quand même le royaume de la France insoumise. Donc là, à mon avis, il risque d'y avoir quelque chose de plus puissant, si vous voulez, en termes politiques.
Et c'est ça, surtout, qui m'inquiète. Mais on reviendra sur les lycéens, parce que moi, les lycéens ne sont pas mes ennemis. Pas du tout. Non, et on va évidemment revenir sur les lycéens, sur la France insoumise aussi, on va entendre Jean-Luc Mélenchon, mais est-ce qu'il y
a
un risque d'extension du mouvement pour vous, Yves ? Alors, aux facultés, et est-ce que le fait qu'aujourd'hui, les syndicats rejoignent ce mouvement des lycéens, ça peut faire craindre au gouvernement, politiquement, un mouvement plus compliqué
? Non,
au contraire, je pense que les syndicats, au contraire, peuvent peut-être essayer de juguler les revendications, parce que tout ça était assez diffus, confus, et pas très précis. Ce mouvement n'était
pas
prévu, personne ne l'a vu venir, pas plus le gouvernement que Jean-Luc Mélenchon, qui est aujourd'hui assez inquiet, me semble-t-il, assez inquiet d'être débordé, parce qu'il est débordé, il a ses proxys, contrairement à ce qu
'il
vient d'être dit, qui sont des proxys qui ne télécommandent pas, mais il était bien content, il appelait quand même au Grand Bazar la semaine dernière et il dénonçait la barbarie, la sauvagerie policière. Pardon, pour
qu'on comprenne bien qui sont
les proxys. Oui,
mais
moi, je... Non, mais les proxys, je plaisante, c'était un peu
provoqué. Oui, c'était juste pour me
piquer.
Pour me provoquer. Mais
non,
mais
toutes ces personnes, ces individus noirs vêtus, encagoulés, tout le monde sait très bien, ça fait 15 ans qu'ils mettent le bazar dans toutes les manifestations. Dans toutes les
manifestations. c'est lié à Mélenchon ? Est-ce que vous
vous souvenez de l'alcombrie
?
Bien sûr,
l'alcombrie. Non, non, c'est pas
lié à... Mélenchon s'en sert,
mais c'est pas lui qui est à l'origine. Mais l'alcombrie,
ça commence comme ça. Mais c'est ça qui est extraordinaire chez Mélenchon,
c
'est que néanmoins, il attise le feu dans un premier temps, puis là, il voit que ça peut peut-être le desservir, et donc il commence à... Il sort le casque blanc. On est dans le ridicule le plus achevé, mais enfin bon, c'est comme ça. Toujours est-il que la coalition, vous savez, la coalition des colères, je ne sais pas si ça peut exister. En revanche, ce
qui
est sûr, c'est que le gouvernement n'a rien à proposer, parce qu'il n'a pas les moyens de proposer quoi que ce soit aux uns et aux autres. On est dans un pays
où
depuis 50 ans,
on
est endetté, et plus ça va, plus c'est grave. Et donc aujourd'hui, eh bien on s'aperçoit d'une chose, c'est qu'on a refusé de regarder la dette pendant des années et des années. Gouvernement de gauche, de droite et tout, il va falloir prendre des mesures,
il
va falloir faire des économies. Personne n
'a
fait d
'économies. On est loin, on est loin. Et aujourd'hui,
je touche, je fais comme Françoise, je prends mon temps.
On va parler des solutions, je vous promets. Puisque vous avez parlé
tous les deux de Mélenchon, de Jean-Luc Mélenchon, pardon,
je
vous propose de l'écouter. Il était hier soir devant les étudiants d'HEC, suivi de la réponse de la porte-parole du gouvernement, Maud Bréjean.
Nous,
notre but n'est pas de récupérer, comme on m
'a
dit, un mouvement,
c
'est d'être récupéré par lui.
Ce
n
'est
pas pareil.
Ça
n'a rien à voir.
C
'est la différence entre un mouvement d'éducation populaire collectif et une avant-garde révolutionnaire. Nous ne sommes pas l'avant-garde du mouvement lycéen et étudiant. Vous avez évoqué les... Alors, donc, je mets de côté le fait que je téléphonerai aux gens pour leur dire de foutre le feu aux poubelles, etc. j'ai dit sur tous les tons qu'il ne fallait pas le faire parce que c'est donner à l'adversaire les arguments dont il a
besoin.
Je pense que c'est profondément hypocrite de la part de la France insoumise de prétendre encadrer ces cortèges et protéger les lycéens alors qu'elle s'en est servie comme de la chair à canon à attiser, souffler sur les braises de cette manifestation depuis les premières heures, depuis les premières heures du mouvement.
Alors, chair à canon, je ne
sais
pas si c
'est...
Vous
dites
chair
à canon. Encore une
fois, en tout cas, elle les a profondément instrumentalisées et elle s'en est servie à des fins électorales.
François. Sérieusement, est-ce que ce gouvernement pourrait devenir sérieux ? Je le redis, entre les services de renseignement qui parlent des proxys, je rappelle ce que sont les proxys, c
'est
-à
-dire
qu'à force de faire n'importe quoi... Non,
les proxys, c'est un mot commun, ça n'a rien à voir avec les outils, ça n'a rien à voir avec les mots-là,
on va arrêter la langue de bois, on va arrêter ton vocabulaire, ton vocabulaire qu'on connaît bien, le proxys, c'est avec un petit p. Merci, est-ce que... C
'est un mot commun.
Yves, il faut arrêter maintenant d'essayer de me donner des cours d'éducation populaires, je connais parfaitement la définition de proxys, je sais très bien comment elle est perçue dans le grand public et quand on fait de la politique et tu le suis assez la politique pour savoir que si on utilise ce mot, on l'utilise à bon escient. Est
-ce que Bilal est un proxys
de Trump ? Mais preuve...
Oui. De quoi
vous parlez ? À la colle. Je vais me battre sur la sémantique, proxy est un mot qui concerne dans l'esprit des gens les terroristes. On a compris,
vous êtes d'accord. Il n'y a pas de
terrorisme dans la vie politique française. Responsabilité,
oui ou non, de Jean-Luc Mélenchon et de la France
insoumise.
Quel est votre avis ? Maude
Bréjean, je n
'ai
pas envie de parler de ça, Maude Bréjean qui est capable de parler de chair à canon, sérieusement. C'est ce que dit aussi Gabriel Attal. C
'est un canon à l
'éducation.
On ne peut
pas laisser dégrader en permanence. Ces gens-là, Maude Bréjean, Sébastien Lecornu, ça fait trois semaines que les lycéens disent on a des revendications. D'un seul coup, ils se retrouvent collés au mur par un truc qu'ils n'ont pas vu arriver. Ce gouvernement ne voit jamais rien arriver. On ne voit pas arriver les gilets jaunes, on ne voit pas arriver les millions de gens.
Vous l'aviez vu arriver vous ?
Non mais moi, je n
'ai
rien vu arriver parce que... Mais je ne gouverne pas Yves Tréard, vous et moi, nous sommes des aimables commentateurs.
On est
des épiciers.
Mais vous devriez avoir des proxys. Moi, j'ai des proxys qui me racontent. Des
proxys, c'est ça. Rigolez, rigolez.
On va faire la demi-heure là-dessus.
Un type aussi éclairé que vous ne
devriez pas se
prêter à ça. Françoise, pour vous, il y
a
une responsabilité du gouvernement qui n'a pas vu venir. Premièrement, responsabilité qui n'a pas vu venir. Deuxièmement, ils sont dans la rue depuis dix jours. Quand est-ce qu'on les a reçus ?
À
la fin des fins. Troisièmement, la revendication des lycéens, vous savez quand même que la principale revendication des lycéens concerne les WC, notamment. Les états dégradés des toilettes. Ce n
'était pas votre cas à l
'époque ? Pas à ce point. Écoutez, arrêtez de me dire avant, c'était pareil. J'en ai marre de ce discours de boomer qui considère qu'on
a tout
réussi. Après,
on laisse répondre quand même. Les
mobs,
je
la
laisse parler, c'est différent.
Non,
mais attendez, il y a
certaines... Non,
on
a abordé la responsabilité d'LFI, oui ou non ? Et est-ce que le gouvernement a trop tardé avant de
prendre la mesure des choses ? On va être
sérieux. L'histoire,
c
'est qu'effectivement, beaucoup d'argent ont été mis dans l'enseignement en France et que cet argent a été souvent mal utilisé et qu'aujourd'hui, on se retrouve devant des revendications qui, pour certaines, sont tout à fait... Autant au Free Palestine, tout ça, c'est n'importe quoi. Bien sûr. Autant, c'est vrai que le non-remplacement des professeurs
absents,
l'absentéisme aussi, énorme, il a augmenté de 90% en 5 ans.
Je
ne
sais
pas si vous vous rendez compte.
Ça veut dire
que la profession d'enseignant n'attire plus. Enfin bon, il
y
a quand même notre bijou qui était l'éducation nationale, qui est quand même une des grandes conquêtes du 19e siècle et de nos aînés. Aujourd'hui, il faut le préserver, ce bijou. Il ne faut absolument pas faire en sorte. c'est un des outils qui constituent l'unité de notre nation, si vous voulez. Donc,
il
faut quand même... Mais ça ne justifie pas le bazar aujourd'hui qu'il y a dans la rue. Enfin, je veux dire, ça ne justifie pas des poubelles incendiées, des attaques contre la police telles qu'on les voit. Je suis désolé, tout ça, c'est inacceptable. Il faut réprimer ça avec sans, sans, sans, sans hésitation. Mais le problème, c'est que le gouvernement n'a pas un sentiment poche. Je continue ma démonstration tout à l'heure. On a aujourd'hui, et en plus, on est en période budgétaire. Qu'est-ce qu'il peut proposer Lecornu ? Rien. Rien. Je vous rappelle quand même qu'on est sous la surveillance de nos partenaires financiers. 5% les taux d'intérêt.
Mais si on continue, ça va être 6, ça va être 7, ça va être 8. On est peut-être l'Argentine de demain, on est peut-être la Grèce de demain. Non, mais attendez, c'est grave. On est le seul pays qui est affecté par des
taux d'intérêt. L'Allemagne, pareil. Elle a
des finances un peu plus saines que nous. Enfin bon, ce n
'est
pas pour ça que c'est
bien.
Mais je veux dire, on a un grave problème. Un grave problème. Et c'est parce qu'on n
'a
pas su anticiper. Donc, ce gouvernement est responsable, tout comme les gouvernements qui l'ont précédé, soit de gauche, de droite, qui finalement ont laissé faire, on laisse toujours faire. Il n
'y a
pas de courage politique dans ce pays qui prend les choses à bras-le-corps. Je suis, alors là, je vais partager ça et je mets aussi cela vraiment sur le gouvernement de François Hollande. Je mets cela. Budget d'éducation nationale, dites un chiffre, 65 milliards. D'accord ? 65 milliards, premier budget, très important, essentiel. Ok. On découvre la lune. On découvre d'un seul coup qu'il
y
a des établissements qui sont complètement dans un état lamentable, avec les plafonds crevés. Non mais honnêtement, faisons la tournée, et surtout dans les établissements, dans ce qu'on appelle les zones d'éducation prioritaire. C'est-à-dire que lentement mais sûrement, on est arrivé à une fracture aussi de l'éducation nationale. Vous avez aussi des lycées qui sont de véritables ghettos aussi. Et quand Yves, il a 100% raison, on va tomber d'accord là-dessus, on est des vrais républicains. L'école pour nous,
c
'est comment dirais-je, qu'on soit de gauche ou de droite, c'est vraiment la colonne vertébrale. C'est ce qui fait l'avenir. Quand vous avez en terminale un professeur de philo qui pendant trois semaines n'est pas remplacé l'année du bac, comment vous faites ? On a des professeurs qui sont recrutés en job dating. Je regardais les chiffres hier parce que c'est quand même dingue. Le malaise, le mal-être psychologique de la jeunesse. Vous savez combien il y
a
de psychologues scolaires dans ce pays ? Vous avez 5800 psychologues scolaires. Vous avez un psychologue scolaire pour neuf établissements scolaires. Donc ça veut dire que tout ça, tout ce qui fait médiation, tout ce qui fait cadre d'enseignement, cadre d'études et ce qui fait l'essence même de l'étude est complètement dégradé. Donc moi, je veux bien que le gouvernement désigne toujours le diable de la République. Oh, Jean-Luc Mélenchon comme avant on désignait Marine Le Pen le diable de la République. Je veux bien qu'on trouve tous les diables extérieurs. Mais ça n'enlèvera rien à la responsabilité. Combien de ministres d'éducation nationale dans ce gouvernement depuis
10 ans ?
Pas dans ce gouvernement, durant les quinquennats d
'Emmanuel Macron. Le premier quinquennat, il y
en
a eu
un.
C'est Blanquer. C
'est assez étonnant parce que...
On va voir la
liste. Huit ministres de l'éducation
nationale en neuf ans.
Certaines des réformes de Jean-Michel Blanquer aujourd'hui sont remises en question. Et aussi, il y
a
un truc qui doit être contesté et qui ne marche pas du tout. C'est le parcours sup qui est un casse-tête. C'est pour ça que beaucoup de parents sont mobilisés
aussi. Ça rend fou les parents.
tout le monde, cette histoire-là. Donc, il va falloir revoir cette histoire. Mais ce n
'est
pas vrai de dire qu'il y
a
eu un défilé. Jean-Michel Blanquer est resté 5 ans.
Et depuis ? Non, non, non. Mais c'est un des ministres de la
5e République. C'est un des ministres qui est resté le plus longtemps. Comme Najat Vado-Belkacem. Tout le quinquennat.
Bon, alors
ça, c'est la première chose. Deuxième chose, ce qu'il faut dire, c'est que l'argent qui a été mis dans l'éducation nationale, vous savez à quoi il a servi ? À payer la retraite des enseignants. Pourquoi ? Parce qu'on refuse de réformer les retraites chez nous en France.
Et
tout le monde est responsable là. Tous les partis politiques sont responsables, complètement aveugles sur l'avenir de notre pays et l'avenir de notre démographie et la nécessité de réformer les retraites. Eh bien, un tiers de l'argent qui va à l'éducation nationale sert à payer les retraites des enseignants. Ce n
'est
pas normal.
Oui,
alors...
Bah si. Sur
la
question... Moi, je pense aussi qu'il
y
a un problème. Tout le monde devient fou. Yves a raison de dire le parcours sub,
ça
rend fou. Et les élèves, évidemment. Et les professeurs. Et évidemment, les parents. Je pense qu'il y a aussi une folie générale dans le changement... Tout le monde devient fou aussi dans le changement permanent de doctrine, en réalité. On pense qu'on veut de Jean-Michel Lanquer ou on pense qu'on veut de Najat Vallaud-Belkassam. À un moment donné, quand il y
a
une stabilité sur le poste, il y
a
une forme de stabilité dans les décisions qui sont prises. Comprenez bien que moi, je sors d'une famille, il
y
a beaucoup de professeurs, des jeunes, des vieux, des anciens, etc. C'est incompréhensibles, même les directives pédagogiques. À partir du moment où les directives pédagogiques changent en permanence, sur le dernier quinquennat, ça part en slice tous les jours. Vous avez des professeurs qui sont instabilisés, évidemment. Et comment voulez-vous que des élèves ne soient pas instabilisés ? Vous avez en même temps une déperdition de la vocation parce que pour être prof, on connaît tous des profs. Tout le monde est extrêmement passionné à la vocation.
Mais quand vous gagnez ce que vous gagnez, quand vous êtes envoyé sans aucune formation, on a tout supprimé, la formation des matières, vous êtes envoyé dans des zones où il y a des difficultés sociales énormes, quand on vous demande de tout compenser, vous êtes devenu à la fois l'instituteur. Le prof, maintenant, c'est l'instituteur, le curé, le confesseur et le psychanalyste. Voilà, c'est tout ça à la fois. Donc, la réalité, je ne
suis
pas d'accord avec Yves sur Il n
'y a
pas d'argent. L'argent, on peut en trouver. Il y a des urgences. Il y a des urgences de rénovation, déjà, de bâtiments. Il y a des urgences de rénovation et il y a des urgences de changement
de processus.
Écoutez, on peut gratter les caisses.
Vous
savez très bien
où on peut... Les caisses, il
n
'y a plus d'argent.
On ne
va
pas refaire l'histoire du budget, vous et moi.
Non, mais on
peut
peut-être parler
des retraites. Non, non. Ah, ça y est, ça recommence.
Ben oui.
Ben oui. En tout cas... Parce que c'est un des problèmes majeurs
qu'on a. Juste
une chose à vous dire, la façon de
maintenir... Un quart.
Un quart de la dépense publique vient des retraites
et ça va
aller... De mal
en pi.
La façon de maintenir l'ordre est pathétique. Et on
va écouter le ministre de l'Intérieur.
Il peut dire ce qu'il veut
dire.
On va l'écouter, Laurent Nunes, qui était ce matin sur France Inter.
J
'ai donné instruction au préfet d'avoir des forces de l'ordre qui se tiennent à distance. Dès lors que la manifestation se passe bien, on n
'a
pas de raison forcément d'être présents. Mais évidemment, qui interviendront et toujours avec beaucoup de fermeté s'il devait y avoir des dégradations. Mais pour nous,
c
'est une dimension extrêmement importante d'avoir la présence des organisations syndicales qui ont déclaré et qui vont encadrer ces cortèges. Et on a pu en discuter très directement avec certains responsables syndicaux nationaux.
Voilà. Il y a des inquiétudes que Laurent Nunes tente de casserre. calmé, mais sur l'encadrement de ces mobilisations et sur la doctrine du maintien de l
'ordre.
Je suis très déçu par Laurent Nunes. Je pensais vraiment qu'il allait marquer une rupture. C'est un très grand républicain. Je pense qu'il est parti exactement dans la même sauce. Est-ce que vous trouvez que c'est normal qu'un lycéen perde une main soit éborgné ? Je ne crois pas. Moi, je veux bien...
Je vais
bien... Je vais
finir. Il n'a jamais dit que c'était normal. Vous allez bondir après. Vous faites un procès, il n'a jamais... Je
vais bondir après. Je vais vous expliquer juste... Je
ne m'en dis
pas, moi.
Je ne vous dis juste... Il n'a jamais dit la vérité. Allez, François, finissez comme ça. Il
peut répondre. Je vais finir.
C
'est
pas lui...
C'est moi qui pose votre question. Est-ce que vous trouvez normal qu'un lycéen, dans quelques manifs que ce soit, perde un oeil, perde une main ? Est-ce que vous trouvez normal que les forces de l'ordre avec des lycéens utilisent des grenades de désencerclement, des tirs tendus, des LBD ? Je pense que la doctrine du maintien de l'ordre avec les lycéens ne peut pas être la même qu'avec les gilets jaunes. C'est un désastre. La façon dont nous maintenons l'ordre dans ce pays est un désastre. Le discours que vous teniez, vous le teniez aussi avec les gilets jaunes.
Mais bien sûr. On a souvent débattu... Le
vrai sujet, et personne n'en parle, le vrai sujet, ce sont ces hordes de types habillés en noir qui foutent le bordel et qui dénaturent le mouvement des lycéens, la revendication des lycéens, le fait d'amasser des poubelles devant le lycée, mais qui ne l'a pas fait
? Ça a
toujours
existé. Moi, j'avais peur du feu, mais...
Taper et envoyer des boules de pétanque sur des CRS,
je suis
désolé. Non. Ça, ça ne
fait pas. On ne peut
pas faire...
Bon, alors, tant qu'on n
'aura pas, et je trouve que les lycéens devraient faire la police eux-mêmes pour se débarrasser de ces types qui cassent tout, parce qu'ils sont en train de les tuer. c'est ces types qui les... Et on sait qui c'est. On sait précisément, et on n'arrive pas à les interpeller parce qu'ils se profilent partout, ils passent d'une manif à l'autre. Et il est là le sujet. Et j'en ai marre aussi qu'à tous les débats auxquels on est invité sur l'histoire des lycéens, on parle de la violence des problèmes avec le maintien de l'ordre. Non, ce n'est pas le sujet. Ce n'est pas le sujet.
Le sujet. Mais si on continue à parler de ce sujet, on peut poser des questions, mais on
peut aussi se poser la question de savoir qui fout le bordel. Qui est-ce qui
fout le bordel
? Qui est-ce qui fout le bordel ? Est
-ce que ce
sont les policiers qui foutent le bordel ? Non, mais attendez, arrêtez ! Non, non, écoutez, Yves, on a tellement eu de discussions sur d'autres chaînes sur les Gilets jaunes, à la fin,
on
tombait d'accord. Écoutez, moi, ça commence avec les manifs de la loi travail Myriam El Khomri. Le 1er mai, qu'est-ce qu'on voit ? 1 000 mecs qui se changent devant les CRS, qui se mettent entièrement en noir. Vous étiez encore un peu jeune, moi, je m
'en
souviens très bien il y a 10 ans. Ils se changent tranquillement devant les CRS, ils se mettent en noir, ils commencent à tout casser. Donc, je suis d'accord sur ces black blocs, l'appeler les comme vous voulez. Vous ne pouvez pas demander à des lycéens qui ont 17 piges, qui bouffent des graines parfois, d'aller défier. Vous bouffent des graines ? Non,
non, mais je veux dire, ils sont mames, ils sont en
règle. On
ne va pas faire les
caricatures. Non, mais je ne caricature pas. Il
y a à
voir, on ne tire pas. Black bloc ou pas, il y a juste une chose à dire, on ne tire pas à l'LBD, on ne fait pas de tir tendu, on n'utilise pas de grenade de désencerclement avec des mômes, point, barre. À partir du moment où cette, comment dirais-je, cette borne n'est pas posée pour commencer, il ne peut plus y avoir de discussion. Qu'il
y ait des
black blocs ou pas, ce n
'est
pas mon sujet. Alors, ils peuvent y aller les mains dans les poches. Pas les mains dans les poches ? Si, mais le problème, il est là, si vous voulez.
C
'est qu'ils sont provoqués par des bandes de types qui sont des types qui ne pensent qu'une chose, c'est foutre l'anarchie et le bazar.
Et on ne va pas s'en sortir. Ils résistent. Ce qu'il faudrait,
c'est s'intéresser de près
et
s'occuper de ces types-là
qui ont
des profils souvent très
intéressants.
Vous vous apercevez que c'est un type qui est informaticien
dans une grande boîte.
C'est les mêmes d'ailleurs qui foutent le bordel à la sortie des stades de foot quand il y
a
des grandes manifs comme quand le parti Saint-Germain a gagné la Coupe d'Europe. C'est les mêmes qui reviennent à chaque fois qu'il y a
un
phénomène d'attroupement, que ce soit joyeux ou pas, ils sont là pour tout dénaturer. Et c'est quand même un cancer, je le dis, un cancer de nos sociétés. Pour terminer, comment on en sort ? Je reprends la question, l'intitulé de ce débat. Qui, aujourd'hui, peut calmer la colère de ces lycéens ? Moi, je pense, Sébastien Lecône. Alors, j'ai une idée. Vous savez, j'ai un souvenir. Ça,
c
'est dans ma... Et il va exactement le même. Je me souviens de 1990, les lycéens... Il y avait une leader lycéen à l'époque qui s'appelait Delphine Bateau. Je ne sais pas si vous vous en souvenez. Delphine Bateau. Il y avait Cécile Amard aussi qui était journaliste. Et ces leaders lycéens sont reçus par qui ? En personne. Ça met d'ailleurs en rage le ministre de l'Éducation nationale à l'époque qui s'appelle Lionel Jospin. Ils sont reçus par le président de la République. Ils sont reçus par François Mitterrand. Et qu'est-ce qu'ils voulaient qu
'ils
reçoivent ?
Il n'y a
pas de leader ? Il
n'y a pas d'encadrement, justement ? Vous avez
un certain nombre de leaders qui apparaissent.
Ce n'est quand même pas les gilets
jaunes. Excusez-moi, ce n
'est
pas les gilets jaunes. Il n'y a pas 14 leaders. Vous pouvez... Je pense qu'à un moment donné, il faut poser un acte fort. Je pense que le président de
l
'Ériculture montrerait une forme de respect profond. Et déjà, ça,
ça
fait redescendre de moitié, je pense, les choses. Et ensuite, on y va. On ouvre les discussions avec les lycéens, déjà sur l'urgence. Parcoursup, les conditions dégradées et s'engager. Ce qu'a fait Sébastien Lecorn, il a lancé 5 chantiers, dont Parcoursup. J'ai bien vu. Et il a demandé des
retours à ses
ministres avant la fin du mois. J'ai bien vu. On peut demander des retours,
on
peut demander tout ce que vous voulez à des directions de cabinet. La réalité,
c
'est qu'il faut faire un... La politique, c'est de la symbolique. Acte fort, Emmanuel Macron, recevez les lycéens, ça ira mieux.
Il peut calmer la colère.
Je maintiens le fait qu'il n
'y
a pas de direction. Il n
'y a
pas de direction... Attendez, vous allez recevoir qui
?
Le président du syndicat des lycéens ? Vous savez qui c'est
? C
'est un éléfiste qui s'est présenté à Ouatrello, dans le Nord. Bon,
ben... Mais c'est pas grave. Non, mais attendez, qu'est-ce qu'il fait celui-là ? Il n'y a personne sur les pieds. Le problème, c'est qu'il ne
représente rien que lui-même.
Donc, il y a un problème. Il n'y a pas les personnalités,
les figures dont parle Françoise, qui ont effectivement... Ben, M. Assouline, qui est sénateur aujourd'hui, il sort d'où ? Ben, il sort des manifs de 86.
Donc, à chaque
fois, effectivement, il y
a
eu des figures. Aujourd'hui, il n'y a pas
de figure. Donc, vous savez, il y a
une
gilet
-jaunisation des manifestations, quelles qu'elles soient, c'est pas uniquement dans le mouvement lycéen, c'est le mouvement... Dans tous les mouvements, il y a une... La contestation aujourd'hui est protéiforme, elle n'a pas du tout le visage qu'elle avait par le passé, ce qui la rend beaucoup plus imprévisible, ce qui la rend beaucoup plus dangereuse et ce qui la rend beaucoup moins maîtrisable. Et c'est ce qu'on... Je ne
suis
pas
d'accord. C'est ce
qu'on voit. Qui peut calmer ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, personne...
Non, mais évidemment, c'est le gouvernement
qui doit calmer. Mais pas uniquement. Vous devez aussi avoir les enseignants et les enseignants qui prennent très cher. Je vous rappelle quand même qu'il y a un nombre d'enseignants qui sont blessés, mais on n'a jamais vu ça.
C'est incroyable.
Vous avez aussi les professeurs qui dansent, qui sortent pour faire des battles au roi avec leurs mômes. Ce n
'est
pas simplement le proviseur de Laval.
Il
faut arrêter de penser. Vous avez aussi des grands professeurs, des grands proviseurs qui ont une vraie pédagogie et qui calment leurs mômes. Il y a 24 lycées qui ont été détruits. Il y en a 2000 en France. Donc, on va arrêter aussi. Il n
'y a
quand même pas
loin de 600
personnels de l'éducation nationale blessés.
On n'a
déjà vu ça, jamais. Et on ne tire pas sur les mômes, point bas. À la semaine prochaine. Merci beaucoup.
Merci
pour ce débat. Merci à
tous de nous avoir
suivi. Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour Chez Vous.
Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.
Edwige Diaz