PHILIPPE BALLARD « LFI veut bordéliser la France ! » (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 44 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:52OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est déjà dans la campagne présidentielle selon vous ?
- 1:06OuverteRéponse directe
Puisqu'on parle aussi de cela, vous inquiète en tant qu'opposant politique à la France insoumise ?
- 4:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous en tirez un enseignement pour 2027 ?
- 5:15RelanceRéponse partielle
Ah, vous trouvez que la ruralité est oubliée au Sénat ?
- 8:06RelanceÉludée
Est-ce que vous aussi, vous contestez les propos antisémites tenus par Jordan Bardella ?
- 9:33RelanceÉludée
Qu'est-ce qui vous fait dire que Jordan Bardella n'a pas tenu ses propos ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48InvitéFait
« La volonté de LFI c'est de bordéliser le pays »
- 4:42InvitéChiffre
« On multiplie notre score par 5 »
- 6:12InvitéChiffre
« Il y a 70% des amendements qui sont votés au Sénat, qui sont repris à l'Assemblée et qui sont votés »
- 7:15InvitéFait
« « Le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler. Un sioniste est forcément juif et en profondeur. » »
- 7:25InvitéFait
« Il dit également que les banques sont tenues par des juifs »
Temps de parole
- Invité46 %
- Invité 218 %
- Invité 316 %
- Présentateur10 %
- ?8 %
- Invité 42 %
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que moi j'ai écouté des leaders de ce mouvement qui s'appelle syndicat d'ailleurs, j'ai fait du syndicalisme, quand on est lycéens, je ne
sais
pas s'il y a la place pour un syndicat, enfin bon, peu importe, qu'ils se plaignent parce qu'il y a un manque de professeurs dans certains établissements, qu'il
y ait
des classes surchargées, ça peut effectivement très bien se comprendre. Après, là où on franchit la ligne rouge, c'est quand on voit ces images, parce qu'il
y a
une jeune fille qui a été à Saint-Denis justement blessée par de l'acide au visage et aux mains. Donc non, là on passe un cap, et puis après le soutien à LFI, vous avez passé les images, quand vous avez le maire de Saint-Denis, M. Bagayoko, qui est porté en triomphe par des lycéens, c'est le poids des mots et le choc des photos, c'est la preuve en images, oui évidemment que LFI est derrière tout ça. La volonté de LFI c'est de bordéliser le pays,
si
vous voulez, ils ont trouvé une occasion, là ils vont aller jusqu'au bout.
Est
-ce qu'on est
déjà dans la campagne présidentielle selon vous ? Est-ce que ça s'inscrit dans ce cadre-là
?
C'est sans doute
un
des éléments, un des
maillons qui va faire que, oui, cette campagne risque d'être assez
difficile.
Est-ce
que la popularité des LFI auprès des jeunes,
puisqu'on parle aussi de cela, vous inquiète en tant qu'opposant politique à la France insoumise ?
Nous on regarde les sondages, et vous savez que le Rassemblement National, je fais référence à tous les sondages, mais sorti des urnes qui ont été faits, la tranche d'âge 18-26 ans, Jordan Bardella était devant Manon Aubry, qui conduisait la liste LFI. Après qu'il y ait une partie de cette jeunesse qui se fasse manipuler, oui c'est très probable. Mais ce qu'on voit c'est que surtout les militants, les élus de la France insoumise, essayent de capitaliser sur des colères, toutes les colères. Là c'est la colère, vous l'avez rappelé, de lycéens qui estiment que leurs conditions d'enseignement ne sont pas les bonnes, qu'il n'y a pas assez de professeurs, qu'il n
'y a
pas un professeur devant chaque classe, qu'ils sont dans des effectifs surchargés, et qu'il n
'y a
pas le matériel nécessaire. Alors, cette colère est devenue parfois des exactions très violentes, en effet, des tirs de mortier, des agressions de personnel de lycée, et une agression d'une jeune fille, en tout cas, c'est ce que dit Sébastien Lecornu. Mais on voit bien que pour la France insoumise, Louis Boyard la semaine dernière, Bali Bagayoko aujourd'hui, il s'agit de montrer que dès qu'il s'agit de lutte, je mets des guillemets, la France insoumise est aux côtés de ceux qui combattent un ordre qu'ils estiment injuste.
Oui,
mais c'est des professionnels de la bordélisation, encore une fois, du pays. Enfin, vous parlez de Louis Boyard, on sait très bien que depuis des années, et avant même d'être député, il s'était fait une spécialité d'aller organiser des blocus de lycée, voire d'ailleurs de collège. On peut effectivement être en colère, parce qu'on n'a pas les moyens, les conditions pour étudier. Après, vous savez, vous aviez 800 000 personnes sur les Champs-Elysées, il n'y
a
pas eu un débordement. Il y avait 80 000 jeunes au Stade de France, il n'y a pas eu un débordement.
Il n'y avait pas de revendication politique
? Il partageait une joie, il partageait une foi, mais on peut ne pas être d'accord, est-ce qu
'on
est obligé de s'en prendre aux forces de l'ordre
?
Simplement, la comparaison avec la venue du pape... Non, mais si, parce que si, si, il y
a
une comparaison à faire. Vous avez quelques énergumènes, combien sont-ils ? Quelques dizaines. La seule façon pour eux d'agir et de réagir, c'est de s'en prendre aux forces de l'ordre, de casser, de brûler, de piller.
Et de
chanter la Marseillaise. Vous avez vu ces images ?
Oui, c'est une autre chose. Les Bagayoko, entouré tous ces lycéens,
ont chanté la Marseillaise. Vous vous en félicitez, j
'imagine
? Absolument. Mais je pense que là aussi, il
y a
une petite manipulation. C'est comme dans les
défilés d'Aléfi. Pourquoi une manipulation ? Si vous
regardez les rendez-vous d'Aléfi, quand il y avait eu celui de Saint-Denis, justement, là où il y avait plusieurs milliers de personnes, d'un seul coup, ils ont abandonné leurs drapeaux. Ils mettent des drapeaux bleu-blanc-rouge. C'est très bien. Mais sauf qu'il ne
faut
pas être...
C
'est difficile de leur reprocher de
ne pas grandir le drapeau français quand ils le font. Non, mais c
'est plutôt le drapeau palestinien qui va en défilé.
Alors,
en
l'occurrence,
vous l'avez dit vous-même, c
'est
le drapeau français. Oui, mais c'est une manip. Voilà. Il ne
faut
pas être dupe. Un mot, si vous le voulez bien, du coup de tonnerre au Sénat, coup de tonnerre politique, l'entrée de la France Insoumise et la percée historique du RN au Sénat, puisque vous formez désormais un groupe. On rappelle que ce sont des résultats à l'issue des résultats des sénatoriales de dimanche, où la moitié des sièges étaient renouvelés. Les Républicains ont perdu un peu de terrain. L'EPS reste stable et la France Insoumise fait entrer un sénateur et vous, vous décrochez un groupe au Sénat. C'est du jamais vu. Est-ce que vous, vous en tirez un enseignement pour 2027 ?
Ah bah oui, c'est notre implantation locale qui se poursuit, puisqu'on multiplie notre score par 5, ce qui n'est quand même pas rien. Alors évidemment, on avait vu la vague monter parce qu'il y
a
eu des élections municipales, mais là, ça va au-delà même, très franchement, de nos espérances. On voulait former un groupe,
c
'est 10 sénateurs, vous l'avez dit, avec nos alliés de l'UDR, avec Éric Ciotti, on arrive à 15 en l'état actuel du décompte. Donc ça va au-delà, oui, de nos espérances. Et c'est une voie qui va porter la ruralité, la voie de la ruralité au Sénat qui est bien souvent oubliée de Paris. Ah, vous trouvez que la ruralité est oubliée au Sénat ? La Chambre haute, la Chambre des territoires, vous trouvez que c'est
oubliée ?
Mais
oui, parce que...
Là, il faut un peu sortir des slogans, parce qu'on puisse dire que la ruralité est parfois oubliée dans certains discours, dans certaines enceintes, mais pas à la Chambre haute, pas au Sénat, qui est par définition la Chambre des territoires et donc de la ruralité. Eh bien, on voit le résultat. Moi, je suis élu d'un territoire rural à 90%.
Vous n'êtes
pas sénateur, assure-moi. Non, je suis député, mais dans ma circonscription de l'Oise, si vous voulez, il n
'y a
plus de service public. J'ai 120 000 habitants, il n'y a pas un lycée d'enseignement général. Non, mais si les sénateurs avaient fait leur boulot, on n'en serait pas là. Moi, les gens, ils viennent me dire, écoutez, M. Ballard, nous, on paye des impôts, on paye des taxes, comme les habitants de Paris, de Bordeaux, de Lyon,
etc. C'est la faute des
sénateurs.
Mais
on n'a plus rien.
Donc, si les sénateurs... Eh bien, si ils avaient fait leur
boulot, on n'en serait peut
-être pas là, tout simplement. Eh bien, le Sénat n'a pas le
dernier
mot dans le
parcours...
Non, mais d'accord, mais enfin, il y a très souvent des propositions en voie qui
sont déposées sur les aires médicaux. Il y a 70% des amendements qui sont votés au Sénat, qui sont repris à l'Assemblée et qui sont votés. 70%.
Particulièrement
depuis
la majorité relative, parce que le Sénat a pris un rôle au prépondérant depuis maintenant deux ans, deux ans et demi.
Enfin, le dernier mot, généralement,
c
'est la commission mixte paritaire ou bien l'Assemblée nationale. Donc, les sénateurs, non, ils font semblant de porter la voix des territoires. Philippe Ballard, alors que la campagne du RN est très bien lancée, on le constate en rappelant évidemment très précisément que les sondages, la dynamique, c'est une photo de la campagne à un instant T. Mais il est vrai que dans tous les sondages, dans tous les scénarios, Marine Le Pen est au second tour.
C
'est dans ce contexte où Mediapart a mené une enquête. Ce sont des révélations menées par une enquête de Mediapart qui accuse, cette fois non pas Marine Le Pen, mais le président du RN, Jordan Bardella, d'avoir produit des écrits antisémites en 2013. Selon nos confrères, Jordan Bardella écrit notamment dans une conversation, je cite, « Le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler. Un sioniste est forcément juif et en profondeur. » Il dit également que les banques sont tenues par des juifs. Il dit, il aurait dit, selon l'enquête de Mediapart. Marine Le Pen a réagi depuis le salon Batimat, qui est un rendez-vous de la filière du bâtiment.
On lui a posé la question, elle a réagi, écoutons-la, et on vous fait réagir juste après. Non mais les révélations de Mediapart, permettez-moi de les mettre en bouteille.
Je
montre les messages de Jordan Bardella. Non,
non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non, non.
Vous ne ferez croire ça à personne, chère madame. Vous ne ferez croire ça à personne. Une personne normalement constituée ne peut croire à cette dinguerie. Marine Le Pen parle de dinguerie. Est-ce que vous aussi, vous contestez les propos, entre guillemets,
«
antisémites » tenus par Jordan Bardella ? Mais dinguerie, dit Marine Le Pen, Jordan Bardella conteste et a même chargé ses avocats, dont a mis toutes les procédures nécessaires contre Mediapart. On sait très bien qu'on va avoir
une
certaine presse. Alors Mediapart, ils ont même embauché des journalistes pour cibler le RN. Moi, j'ai pris la peine de lire le papier de Mediapart. Le cœur de ce qui est reproché à Jordan Bardella, ça tient en un paragraphe. Lisez-le. Moi,
je
n
'ai
rien compris. Je n
'ai
rien compris. C'est un buddy-boulgour, donc ça pue la manipulation, pardon pour l'expression, mais tout ça est complètement faux bidon. Mais bon, on va en avoir pour huit mois comme ça. Je ne sais pas si on va se faire une raison, mais c'est comme
ça. Nous aussi, on a lu l'article. À la lecture de l'article, il y a effectivement une ou deux pages où les journalistes font un tas de discussions, de conversations des styles. Comprend-on à l'époque où Jordan Bardella fréquentait Frédéric Chatillon, un ancien ami, un ami de Marine Le Pen, qui était au GUD, dans un groupuscule d'extrême droite néo-nazis, je pense que vous ne le nirez pas, avec des relents antisémites.
Et
donc des discussions dans lesquelles
Jordan
Bardella aurait tenu ses propos. L'accusation, vous pouvez la démentir, elle est très claire. Jordan Bardella aurait estimé que les Juifs doivent dominer les autres peuples, les écraler, les voler. Et ces affirmations, vous pouvez les contester, mais vous pouvez dire que le papier est incompréhensible. Un,
le
papier... Qu'est-ce qui
vous fait dire que Jordan Bardella n'a pas tenu ses propos ?
Un, quand vous parlez d'accusation,
c
'est celle de Mediapart, nos ennemis. D'accord, donc quand nos ennemis se livrent... Ah ben non, enfin c'est une notoriété publique quand
même.
Vous n'allez pas me dire que Mediapart appelle à
voter rassemblement national,
comme d'autres, comme Libération, comme Le Monde, et même France Inter. Parce que quand Mme Von Nunecker appelle ce week-end à faire barrage au
rassemblement national... Philippe Ballard, est-ce que
je peux juste préciser que Mediapart est aussi un journal qui a sorti l'affaire Cahuzac à l'époque où François Hollande était au pouvoir. Il sortit des affaires aussi sur Jean-Luc Mélenchon.
Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy, voilà. Tous les hommes politiques ont été visés à un moment ou un autre de gauche ou de droite par Mediapart. Et
pardon, je rajoute
un mot.
Que
vous soyez dans un combat politique contre des adversaires politiques, c'est le mot même du débat, dire que des organes de presse ont des ennemis, on passe dans quelque chose d'autre,
M. Benard. Mais c'est
eux qui le disent.
Non.
Ah ben attendez, ils se sont fait de la lutte contre le rassemblement national.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu.
Tous leurs écrits, leurs propos, enfin voilà.
Je vous
citais une animatrice de France Inter, c'est ce qu'elle a dit en public. dans une émission
ce
week
-end. Elle est aussi humoriste, engagée. Enfin, humoriste,
affaire qu'elle-même,
je pense.
Elle
n'est pas
journaliste.
Elle n'est pas journaliste. D
'accord, mais ça c'est la grande défense de France Inter. Comme si les gens pouvaient... Elle avait une émission... Alors moi je m'en rappelle très bien, parce que j'ai fait un signalement
à la fois, et j'en ai débattu sur France Inter. On parle de Mediapart.
On nous dit, vous
savez, les gens font très
très bien la différence entre la page d'humour qui se finit à 19h et le journal qui
se finit à 19h.
Est
-ce que vous considérez que les
journalistes
de Mediapart
sont des journalistes
?
Ah bah des fois, s'ils font de la manipulation et qu'ils mentent, non, ils
n'ont plus à avoir leur carte de presse. Alors qu'est-ce qui vous fait dire qu'ils
mentent ? Qu'est
-ce
qui vous
permet de contester ces déclarations de Jordan de Bardella ? Mais attendez,
ça repose sur quoi ? C
'est l'homme qui
a vu l'homme qui a vu l'homme ? Sur des conversations authentifiées distils par Mediapart.
Qu'est-ce qui vous permet... Distils,
voilà, authentifiées
distils. Bien sûr, il
faut prendre le...
Oui, distils, voilà.
Nous vous posons la question, qu'est-ce qui vous permet de déclarer que c'est faux ? Parce que Mediapart, encore
une fois,
fait du Rassemblement National sa cible prioritaire. C'est un combat qu'ils mènent.
Après
tout, libre à eux, parce que c'est pas de l'argent public, là. Pour le coup, il faut s'abonner à Mediapart. Mais on sait très bien ce qu'ils font, ce qu'ils recherchent et ce qu'ils veulent.
Je ne
cherche pas à prendre un parti. Il n'y a pas de preuve, il n'y
a
rien, quoi. Philippe Ballard. C'est bateau. Je ne cherche pas à
prendre
un parti pour l'un, pour l'autre. On verra la réalité. On voit que vous répondez tous de manière très véhémente, parce que vous voyez bien que dans la dynamique dans laquelle le Rassemblement National s'est engagé, c'est assez embêtant. Mais en vous entendant, j'entends Donald Trump, moi. Fake news, les organes de presse qui seraient des ennemis de la Maison Blanche et de Donald Trump. Est-ce que vous vous situez vraiment là-dedans ?
Non, mais c'est eux
qui le disent. Je veux dire,
je n
'ai pas
une
admiration pour Donald
Trump. Je n'ai pas entendu
ça, moi. Ah ben, il
faut
vous documenter, là, parce que, si, si, je vous assure, Mediapart, comme d'autres, comme Libération, d'ailleurs. Après tout, je ne serai pas soutenu par des fonds. Oui,
Libération est un journal
engagé à gauche, comme
le Figaro à droite, comme Mediapart. Mais après tout, c'est un
choix éditorial. Il y a d'autres journaux qui font d'autres choix éditoriaux. Mais il faut savoir ce qu'on a entre les mains.