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InterviewUgo Bernalicis· 21 octobre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

NOUS SOMMES DANS UNE BASCULE AUTORITAIRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre dit que les couvre-feux ont contribué au calme. Partagez-vous cette analyse ?

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    On voit des jeunes seuls à 21h avec des policiers et des tirs de gaz lacrymogène. Quelle analyse en faites-vous ?

  • 2:04RelanceRéponse partielle

    Les parents disent déjà à leurs enfants de rester à la maison. Qu'est-ce qui est efficace selon vous ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Le gouvernement instrumentalise-t-il les services de renseignement pour vous accabler ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    85 commerces vandalisés à Lille. Qu'est-ce que ça vous a fait ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    La responsabilité de l'ordre public est-elle à 100% celle du gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Hugo BernalicisFait
    « On est dans une bascule autoritaire en fait dans la gestion de cette mobilisation. »
  • 2:04Hugo BernalicisFait
    « À mon sens, c'est pas avec des couvre-feux qu'on va régler une question sociale. »
  • 4:06Hugo BernalicisFait
    « La responsabilité de la gestion de l'ordre public, elle est à 100 % celle du gouvernement. »
  • 5:23Hugo BernalicisFait
    « Ils vont bien plus vite pour décréter un couvre-feu qu'une augmentation de salaire dans le pays. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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ça. L'invité d'ici matin à 7h44, des couvre-feux pour mineurs sont en place depuis hier soir dans quatre communes du département du Nord, à Lille, Douai, Denain et Wattignies. Décision du préfet du Nord et réaction ce matin d'un élu du Nord, le député La France insoumise Hugo Bernalicis. Il répond à vos questions, Stéphane Barberousse. Bonjour Hugo Bernalicis. Bonjour. Le Premier ministre Sébastien Lecornu dit ce matin "Les couvre-feux ont contribué au calme cette nuit." On n'a pas encore de bilan précis pour ce qui s'est passé sur les quatre communes qu'on vient d'évoquer dans le Nord. Ça veut dire que selon lui, la réponse elle était adaptée. Est-ce que vous partagez cette analyse ce ? Non, la réponse n'est pas du tout adaptée.

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En l'occurrence, les choses étaient déjà en train de de s'essouffler et c'est tant mieux parce que évidemment ces ces ces épisodes de de de pillage de commerce ne n'aident pas la la la la mobilisation. Mais en réalité, on a une réaction tout à fait autoritaire. On est dans une bascule autoritaire en fait dans la gestion de cette mobilisation. On voit que le président de la République après son allocution a dit au gouvernement et même à Laurent Nunez qu'il voulait démissionner "Écoutez, débrouillez-vous. Moi, je suis occupé, je suis parti à l'étranger. Faites rentrer tout le monde à la maison, utilisez les moyens que vous voulez et allez-y." Sauf qu'il y a un seul moyen qui n'est pas en discussion en réalité, ce sont les moyens politiques de répondre aux

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revendications. À mon sens, c'est pas avec des couvre-feux qu'on va régler une question sociale. Qu'est-ce que néanmoins vous dites quand vous voyez des jeunes et c'est ce qu'on a vu dimanche soir à Lille qui avait qui étaient très jeunes parfois, qui avaient 13-14 ans qui étaient seuls, sans parents. Il est 21h, il fait nuit, il y a des policiers, il y a des tirs de gaz lacrymogène. Qu'est-ce qu'on fait face à ? Et quelle analyse on peut en faire ? Non mais attendez, à un moment donné, c'est pas parce que vous mettez en place un couvre-feu que ça change radicalement les choses. Vous croyez que les parents de de de de ces jeunes sont pas déjà en train de leur dire "N'y allez pas, restez restez à la maison." monsieur Bernalicis. Ah mais attendez, ce qui est efficace,

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c'est encore une fois de répondre aux revendications sociales dans le pays. Vous vous répondez aux revendications, la mobilisation elle elle elle elle s'arrêtera d'elle-même puisque les gens ne sortent pas et les jeunes ne sortent pas comme ça juste pour le plaisir. Ils sortent parce que il y a une mobilisation. Alors ils ont des moyens d'expression qui sont absolument à réprouver. Néanmoins, on est on est dans ce dans dans cette situation. Vous avez quand même en plus un un gouvernement qui n'assume plus rien. Qui est complètement en roue libre, qui fait des annonces en expliquant que tout ça, vous l'avez entendu comme moi, j'en suis sûr, est la faute de la France insoumise. On apprend dans la soirée de vos collègues de Mediapart que tout ça est est demandé en

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instrumentalisant les services de renseignement en leur demandant de dire ça pour nous accabler plutôt que de regarder la situation telle qu'elle est. Voilà, ils refusent de voir cette mobilisation dans le pays tout entier avec un fondement social et que on y répond pas par des magouilles, des manœuvres ou des coups de menton autoritaires, mais en répondant aux revendications, le blocage des prix, la suppression de Parcoursup, 10 milliards pour pour la jeunesse. Voilà voilà ce qui permettrait d'engager la discussion à mon avis. Ici Nord, il est 7h47. Nous sommes en direct avec le député La France insoumise Ugo Bernalicis. Comment vous avez réagi vous quand vous avez vu à Lille ce qui se passait, 85 commerces vandalisés, la moitié pillée, deux incendiés avec quand même un risque

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de propagation dans des à des lieux culturels qui étaient tout proches, il y avait un cinéma, il y avait le Furet du Nord juste à côté du McDo qui a brûlé. Qu'est-ce que ça vous a fait ? Bah je me suis dit que c'était pas le le but de la mobilisation, que c'était pas du tout le but de de la manifestation et que ça permet pas de faire passer les les revendications et les messages au plus grand nombre. Donc je je je me suis dit que vraiment il fallait qu'on trouve le le moyen que que que ça s'arrête. Mais la réalité, c'est que les les euh ont été mis en difficulté à la fois par le nombre de la présence, c'est-à-dire le fait que tout ça a été sous-estimé par le pouvoir en place. Encore une fois, la responsabilité de la gestion de l'ordre public, elle est à 100 % celle du

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gouvernement et c'est pas moi qui le dit, c'est Laurent Nunez qui a dit "Voilà, je suis responsable de tout ce qui se passe dans le pays." C'est lui qui a dit, je répète, "Je suis responsable de tout ce qui se passe dans le pays, y compris à Lille, y compris à Paris, y compris partout." C'est une question de gestion de l'ordre public. Voilà, ils ont ils ont cherché à avoir des images de violence, ils ont cherché à organiser le le chaos dans le pays pour ensuite dire que c'est la faute de la France insoumise. Ce sont des petites basses manœuvres politiciennes qui ont mis le feu le feu aux poudres. y a eu un sous-dimensionnement volontaire, c'est ça que vous ? Bah écoutez, moi c'est pas c'est pas moi qui l'ai dit, c'est Gérald Darmanin qui l'a encore dit hier que l'État était en

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faillite complète et que le gouvernement était en faillite complète sur le sujet. C'est pas moi qui le dit, encore une fois, comme je vous le dis, c'est c'est le ministre de l'Intérieur lui-même qui l'avoue, qui remet sa démission au président de la République. Mais mais non, c'est pas grave, on continue à utiliser des mesures autoritaires. Ils vont bien plus vite pour décréter un couvre-feu qu'une augmentation de salaire dans le pays. Ils vont bien plus vite à décréter des des des mesures pour faire en sorte que les uns et les autres ne puissent plus sortir de chez eux, encore une fois, plutôt que de bloquer les prix. Et et c'est ça qui est qui est hallucinant de la part de ce de ce gouvernement. Il y a une manifestation cet après-midi à l'appel de de l'UNEF, syndicat

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étudiant, à 14h à à Lille. Il y aura pas de passage dans le centre-ville de Lille. Est-ce que ça vous paraît plus sage ou est-ce que vous le ? Attendez, tant tant que c'est vu avec les les organisations syndicales et tout le monde s'est mis d'accord. Nous, ce qu'on souhaite, c'est que les manifs puissent se dérouler, puissent avoir lieu pacifiquement, sans dans pouvant aller d'un point à un point B, sans euh qu'il y ait aussi de provocation euh de provocation par policière sur le parcours. Voilà ce que veulent les gens, mais les gens partout dans le pays. Vous savez en plus que euh voilà, on passe beaucoup de temps euh ce matin sur les questions euh encore une fois de de de de de violence ou de mesures autoritaires qui ont été prises dans la nuit, parce que c'est ce que

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souhaite le gouvernement, qu'on parle de ça ensemble ce matin, plutôt encore une fois que du blocage des prix, des 10 milliards que réclament les jeunes euh pour pour les lycées et pour euh et pour les universités, euh des questions euh des augmentations euh de salaires par exemple qui faisaient partie aussi des revendications. Euh bon, voilà, et en fait, on parle pas de ça ensemble euh parce que ils veulent jouer encore une fois le pourrissement. Emmanuel Macron est parti à l'étranger euh quelques jours, euh c'est de revenir faire de de ses courses de carburant visiblement. Euh je sais pas tout à tout à à quoi ça va ça va nous nous mener, mais en attendant, ils jouent le pourrissement dans le pays. Merci Hugo Bernalicis. Si on en parle aussi ce matin, c'est parce qu'il y a

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quelques années, euh on se souvient de votre slogan "Hugo à Beauvau" où euh vous annonciez éventuellement en cas de victoire que vous pourriez être au ministère de l'Intérieur. Donc voilà pourquoi vous avez aussi cette casquette de spécialiste des questions sécuritaires euh au sein de LFI et pourquoi on en parle largement ce matin. Merci d'être euh d'avoir répondu à nos questions ce matin, Hugo Bernalicis. Bonne journée. Les auditeurs ont la parole tous les matins. Un couvre-feu est donc en place à Lille, Douai, Wattignies, Denain. Les mineurs non accompagnés ont l'interdiction de se déplacer encore ce soir entre 20h