Présidentielle 2027 : "Le front républicain est mort et enterré" (Julien Odoul)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Revenez sur les fusillades récentes à Grenoble et Nant.
- 0:40RelanceRéponse partielle
Jean-Didier Berger défend la loi narcotrafic. Qu'en pensez-vous ?
- 1:17FerméeÉludée
La loi Ripos est-elle efficace contre le narcotrafic ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Comment enrayer la spirale de délinquance liée aux trafics ?
- 4:08OuverteRéponse partielle
Quelles mesures propose le RN contre le trafic de drogue ?
- 6:12RelanceRéponse partielle
Le gouvernement est-il en train de perdre la guerre contre le narcotrafic ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Fait
« Dans la loi Ripos, le fait de passer l'amende forfaitaire intellectuelle de 200 à 500 € fermeture des commerces, interdiction de paraître, expulsion des logements sociaux, ce sont des mesures très concrètes qui commencent à porter des fruits. »
- 4:08Fait
« On propose d'arrêter le blabla. On propose mais comment ? C'est-à-dire qu'il y a plusieurs évidemment politiques de fermeté à mettre en place. »
- 4:47Fait
« La première, c'est évidemment de comprendre que ces réseaux, que ces trafiquants sont liés pour partie aux politiques d'immigration, que c'est l'immigration massive et anarchique qui nourrit le trafic de drogue. »
- 5:29Fait
« Ce gouvernement sur ce sujet comme sur bien d'autres fait semblant, fait semblant d'agir et comme le réel le rattrape. »
- 6:56Fait
« C'est incompréhensible par rapport au traumatisme, à la vie des enfants parfois détruite sur du long terme. »
- 9:05Fait
« Il y a eu un système qui a finalement qui s'est protégé. On a protégé toute une chaîne et ça c'est extrêmement grave. »
- 11:57Fait
« Il subsiste encore un texte qui n'aurait jamais dû survivre à l'abolition de l'esclavage, encore moins traversé les siècles jusqu'à nous. »
- 12:42Fait
« Bien sûr, évidemment c'est une formalité mais une formalité importante et symbolique. »
- 13:24Chiffre
« La traite arabo-musulmane notamment pendant 13 siècles qui a fait 17 millions de victimes. »
- 14:06Fait
« On parle beaucoup moins de la traite intraafricaine qui ont été documenté par l'auteur sénégalais Tanend notamment. »
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C'est Julien Audou, député de Lyon et porte-parole du Rassemblement national qui est avec moi en studio. Bonjour. Bonjour Clé Mathias et soyez le bienvenue. On a pas de fond musical nous. Nous non malheureusement mais on peut-être délocaliser le studio à à Rangalos Roland Garos la prochaine fois on y pensera. Euh je voulais revenir sur ce qui s'est passé ces nuits dernières et ce qui s'est passé aussi les nuits d'avant puisque hier un homme d'une vingtaine d'années a été tué par balle à Nant il y a une dizaine de jours. Il y avait déjà eu un adolescent qui avait perdu la vie dans une fusillade, elle aussi liée au trafic de drogue. Et puis un homme a été tué, trois autres blessés par des tirs d'arm à feu près d'un point de d'als. C'était hier soir à Grenoble.
Euh on en est à 7 depuis le début de l'année à Grenoble et dans sa région avec Échirol. Je voudrais vous faire écouter Jean-Didier Berger qui a été mon invité hier soir sur europin. Il est ministre auprès du ministre de l'intérieur. Il a défendu l'action du gouvernement contre le narcotrafic. Dans notre pays, il y a depuis 2 ans une loi, la loi narcotraique qui nous a permis de faire des grandes avancées et nous avons réduit le nombre de points de dans ce pays en le passant de 4000 à 2700. Et c'est parce qu'on a réduit le nombre de points de ville qu'il y a des rivalités pour essayer de reconquérir des territoires et donc des conflits euh ouverts. Mais ça ne doit pas entamer notre détermination. Au contraire, ça ne fait que renforcer notre détermination.
Et dans la loi Ripos, le fait de passer l'amende forfaitaire intellectuelle de 200 à 500 € fermeture des commerces, interdiction de paraître, expulsion des logements sociaux, ce sont des mesures très concrètes qui commencent à porter des fruits et c'est ça aussi qu'il faut retenir. Julien Dougle, c'est la preuve que ça marche, c'est la preuve qu'on dérange, c'est la preuve surtout que le gouvernement est en train de perdre la guerre contre le narcotrafic. Quels que soient ses discours, queles que soient ces justifications ou ses excuses, on voit bien que dans le réel, c'est-à-dire dans les quartiers euh dans le dans les dans les HLM, dans bon nombre de territoires, nos concitoyens sont de plus en plus confrontés à la violence
liée au trafic de drogue, aux rivalités et aux exécutions entre bandes. Moi, je veux bien que ce soit l'œuvre, en tout cas les conséquences de l'action de de l'État. J'ai pas l'impression que le narcotraficule. J'ai pas l'impression que les trafiquants de drogue aient peur de l'action de de l'État. Parce que comment on enrille justement une spirale de la délinquence et la criminalité ? en faisant en sorte que la dissuasion soit plus importante et que la justice frappe et que les services de l'État soit opérant pour faire reculer les trafiquants. Ce n'est pas le cas. L Jean Didier Berger, il y a eu cette loi contre le narcotrafic avec des des
éléments des qui ont qui ont été durcis justement pour faire face. Et vous rendez compte année après année, il y a toujours une législation qui durcit la précédente. Il y a toujours un plan de communication. Moi je me rappelle il y avait les plans Placnet, ensuite ça ne suffisait pas. Donc on a fait PlacnetNet XXL. Oui, parce que ça prend de l'ampleur. Oui. Non, mais ça prend de l'ampleur. surtout que la communication a remplacé l'action, que ce gouvernement sur ce sujet comme sur bien d'autres fait semblant, fait semblant d'agir et comme le réel le rattrape et comme il y a des fusillades, il y a des drames, il y a des meurtres et comme ce trafic malheureusement est en train de se généraliser sur l'ensemble du territoire, je le vois également dans ma circonscription où il y a eu une
fusillade le weekend dernier à sens dans le quartier des champlaisants et ce sont toujours les mêmes qui subissent la violence, les habitants des quartiers, les de gens qui sont aujourd'hui otages de ces trafics de drogue. Qu'est-ce que vous proposez au Rassemblement national ? Mais on propose d'arrêter le blabla. On propose mais comment ? C'est-à-dire qu'il y a plusieurs évidemment politiques de fermeté à mettre en place. La première, c'est évidemment de comprendre que ces réseaux, que ces trafiquants sont liés pour partie aux politiques d'immigration, que c'est l'immigration massive et anarchique qui nourrit le trafic de drogue. Donc il faut évidemment limiter, restreindre ces ces flux. Et ensuite, il faut que les sanctions judiciaires, les sanctions
judiciaires soient impitoyables et que ça commence dès le premier acte. Nous, ce qu'on propose notamment euh c'est des très courtes peines pour les primaux délinquents, pour ceux qui sont euh déjà euh en marge des trafics de drogues euh qui euh sont exploités par les grands trafiquants, il faut qu'il y ait des des sanctions très courtes pour enrayer cette spirale. Et puis il y a d'autres mesures que nous préconisons pour responsabiliser les familles de de délinquants de trafiquant de drogue, que ce soit sur la suspension des allocations familiales, que ce soit l'expulsion des logements sociaux parce qu'à la fin, c'est toujours les Français qui payent. Donc vous avez une batterie de mesure, vous avez une batterie de mesure qui doivent être employées en
même temps pour lutter contre le trafic de drogue. D'urosé par dans certains quartiers proposés soit par Édouard Philippe, soit par Bruno Rotaillot, vous y seriez favorable ? Mais Édouard Philippe et Bruno Rotaillot euh ont eu la possibilité d'agir. Ils ont échoué. Euh ils ont été aux responsabilités, ils ont fauté. Donc euh ce ne sont pas eux qui vont apporter des solutions. Mais là, cette solution qu'il propose encore une fois le rêve au faveur. Mais au au au-delà des solutions, il y a évidemment plein de bonnes idées qui vont germer pendant la campagne présidentielle particulièrement de ceux qui ont conduit notre pays dans le mur sur ce sujet comme sur bien d'autres. Au-delà des textes, au-delà des dispositifs, il faut une valeur centrale qui est le courage politique. Ces
gens-là n'ont pas de courage politique. Ils sont gangrainés, paralysés par la lâcheté, par l'inaction, par l'impuissance. Et donc il dissimulent ça par beaucoup de communication, que ce soit Gabriel Latal, que ce soit les chiffres la baisse des points d'al là, elle est elle est comptable hein. Ce que Jean Didier Berger a dit, il dit voilà, on est passé de 4000 à 2700 je crois. C'est comptable. Oui. Pour compatriotes, est-ce que ça change quoi que ce soit ? dans leur quotidien euh en terme de contexte de climat de de violence, de fusillade euh de de pression euh de ces euh trafiquants de drogue, ça ne change rien. Voilà. Donc que Jean Didier Berger soit content, tant mieux pour lui. Mais tant que les Français seront confrontés à cette escalade de la violence, de
l'ensauvagement qui est lié évidemment pour beaucoup au trafic de drogue mais qui est lié aussi au à l'islamisme, au fondamentalisme islamiste, au communautarisme, bah tout ça effectivement ça n'arrange pas les affaires de nos concitoyens. Julien Odoule, vous êtes, je le rappelle, député de Lyon, porte-parole du Rassemblement national. Venons-en au scandale du périscolaire. Il y avait hier, pardon, un premier procès public d'un animateur qui était jugé pour agression sexuelle contre neuf enfants, petits enfant de 3 à 5 ans. Les réquisitions choquent puisqu'il n'a eu il en court 10 ans de prison et le parquet hier a requis 3 ans de prison dont 1 an en ferme et sous bracelet électronique. Écoutez, Ellisabeth Gutman qui est condatrice du collectif SOS périscolaire hier. Donc non, elle était
invitée d'Europe 1 ce matin. Elle réagissait après ses réquisitions hier. C'est incompréhensible par rapport au traumatisme, à la vie des enfants parfois détruite sur du long terme. Euh c'est incompréhensible pour les familles, c'est incompréhensible pour nous. On ne comprend pas le message qui est envoyé à la société euh sur justement le le l'impunibilité de de ce crime là. Vraiment, c'est c'est totalement incompréhensible. On espère que ça sera pas suivi, hein. C'est ça, c'est les réquisitions, les réquisitions. On espère que bien sûr elles ne seront pas suivies et qu'elles seront alourdi d'une prison d'une peine de prison ferme. Qu'en pensez-vous quelle est votre réaction Julien Odoule ? C'est choquant. C'est choquant
effectivement au regard des traumatismes et au regard du phénomène d'ampleur euh de ces défaillances structurelles, de ce euh cette épouvantable situation à Paris, mais pas qu'à Paris, hein, parce qu'on on va en découvrir d'autres malheureusement. Euh il faut qu'il y ait des peines exemplaires. Il faut faire des exemples euh pour tous ceux euh qui ont osé toucher à nos enfants, pour tous ceux qui euh euh vont marquer la vie de nos enfants durablement. Et euh il faut véritablement que non seulement les auteurs soient durablement sanctionnés, c'est vraiment sanctionné. l'exemplarité n'est pas ne pourra pas seul protéger nos enfants. Bien sûr, mais il faut surtout que ceux qui ont permis ça, ceux qui ont recruter
ces gens-là, ceux qui ont abaissé les critères de recrutement, qui ont laissé des cas sociaux, qui ont laissé des monstres s'occuper de nos enfants, rendent des comptes. Il faut véritablement que ceux qui ont des responsabilités politiques dans ces défaillances et dans ces drames puisse rendre des comptes devant la justice. et et je pense qu'on est au début de de ce scandale et qu'on va apprendre énormément de choses malheureusement. Vous pensez qu'il a été minimisé ce scandale à la fois donc politiquement, à la fois même médiatiquement ? C'est pire que ça. Il a pas été minimisé, il a été occulté, il a été siamment dissimulé puisque visiblement, mais le enquêtes le
le diront, il y a eu des comment dirais-je des transferts de personnel qui avaiit déjà été identifiés comme posant des problèmes. Euh donc, il y a eu un système qui a finalement qui s'est protégé. On a protégé toute une chaîne et ça c'est extrêmement grave. Et vis-à-vis de l'encadrement de nos enfants qui devrai être sacré et qui devrait être sanctuarisé, euh il faut véritablement que nous sortions de ce système qui a ouvert à n'importe qui, à n'importe quel profil, que ce soit nos écoles, que ce soient des activités périscolaires, que ce soi des garderies.
Avant, on avait les meilleurs. Avant, on avait des personnes qui étaient alors il y a toujours eu des défaillances et bien évidemment, il y a toujours eu des personnes qui n'aurait jamais dû être auprès de nos enfants. Mais on a on a constaté à Paris comme ailleurs que finalement on a ouvert à tout le monde. On s'en est satisfait pour des raisons économiques certainement pour des raisons communautaires peut-être, il faut dire le le mot. Et la conséquence bah c'est ces drames épouvantables que l'on découvre. Le projet de loi de protection de l'enfance, ça a été présenté ce matin en conseil des ministres donc par le gouvernement. Il est porté par la ministre de la santé et par le garde des sauts. Donc il y a les deux volets he santé et justice. Il concernne pas
seulement le périscolaire mais aussi l'aide sociale à l'enfance. Alors il y a plusieurs mesures phares, on va en citer quelques-unes. Le contrôle systématique des profils amenés à travailler auprès de nos enfants. La création d'une ordonnance de sûreté aussi de l'enfant. Est-ce qu'il va assez loin ? Est-ce que est-ce que il est convaincant et rassurant pour les parents que nous sommes ? Mais il y a certainement des choses qui vont dans le bon sens bien évidemment au regard de de la situation, au regard de l'émotion légitime. Mais mais au-delà de ça, je vous parlais d'exemple. Il faut véritablement que le criminel potentiel qui a envie de passer à l'acte auprès de nos enfants dans n'importe quelle structure que ce soit à Paris ou ailleurs soit empêché dissuadé par la justice. Il faut qu'il
ait, excusez-moi de le dire, il faut qu'il y ait la peur de la justice, la peur de la sanction pour limiter au plus possible la généralisation, la banalisation de ces faits qui sont épouvantables et intolérables. Julien Odoule en tant que député, vous allez devoir demain voter, débattre sur l'abrogation, enfin sur une proposition de loi visant à abroger le code noir. Alors on le rappelle qu'à l'occasion du 25e anniversaire de la loi Tobira qui reconnaît la traite et l'esclavage comme cri contre l'humanité et bien le président de la République a soutenu l'abrogation symbolique bien sûr du texte judque juridique qui encadrait l'esclavage au 17e et 18e siècle. C'est ce qu'on appelle le code noir. Écoutez Emmanuel Macron. Il subsiste encore un texte qui n'aurait jamais dû survivre à
l'abolition de l'esclavage, encore moins traversé les siècles jusqu'à nous. un texte qui n'a jamais fait l'objet d'une abrogation formelle par la République au point que cet oubli comme devenu une faute. Je veux ici citer évidemment ce qu'on appelle le code noir promulgué en mars 1685 sous l'Égy de Louis XIV rédigé sous l'autorité de Colbert. 60 articles destinés à organiser la mise en esclavage d'êtres humains dans les colonies françaises. Certes, depuis l'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, ce terrible code ne produit plus d'effets juridiques. Précisément le silence voir l'indifférence que nous maintenons depuis près de deux siècles à l'égard de ce code noir n'est pas un oubli mais est devenu une forme d'offense. Julien Odoul, il faut l'abroger ce code
noir. Bien sûr, évidemment c'est une formalité mais une formalité importante et symbolique. Ça fait pas malheureusement partie des absurdités de notre droit avec des lois, des codes qui pendant plusieurs siècles effectivement sont restés tapis dans l'ombre. Bien évidemment depuis l'abolition de l'esclavage, tout cela était réduit à à néant. Mais c'est une bonne chose effectivement que la représentation nationale puisse symboliquement abolir un texte, un code qui faisait des esclaves noirs, des biens meubles. Il faut quand même se rappeler de euh de
cette réalité là. Euh la France a fait beaucoup depuis euh 1848 euh contre l'esclavage, il faut quand même le le rappeler. Euh c'est grâce d'ailleurs parce qu'elle est souvent décrié la colonisation française en Afrique, nous avons mis un terme euh à tous les réseaux euh d'esclavage euh quand la France est arrivée dans les pays d'Afrique et des traites ont subsisté puisqu'on parle beaucoup commerce triangulaire entre l'Europe et les Amériques. On parle beaucoup moins d'autres traites. La traite arabo-musulmane notamment pendant 13 siècles qui a fait 17 millions de victimes. On parle beaucoup moins de la traite intraafricaine qui ont été documenté par l'auteur
sénégalais Tanend notamment. Euh ce serait bien que dans cette dimensionlà, on puisse condamner toutes les formes d'esclavage et pas seulement mettre l'accent sur une forme d'esclavage qui a été heureusement abandonné il y a déjà longtemps. Alors, j'en reviens à la déclaration d'Emmanuel Macron et à l'abrogation du code noir. Le chef de l'État qui a ajouté que la question des réparations, immense question a-t-il dit, ne devait pas être éludée. C'est une question sur laquelle je cite "Il ne faut pas non plus faire de fausses promesses", a-t-il toutefois affirmé. Nous devons nous devons avoir l'honnêteté de nous dire qu'on ne pourra jamais réparer ce crime totalement parce que c'est impossible. La question des des réparation Julien Audou, qu'en pensez-vous ? Mais je trouve que c'est
malvenu et il le dit puisqui Emmanuel Macron dit souvent deux idées dans la même phrase effectivement c'est le en même temps que c'est impossible effectivement un un crime de cette nature euh un crime contre l'humanité qui pendant plusieurs siècles a fait de nombreuses victimes. et ces victimes ont eu des descendants qui sont devenus pleinement français qui que ce soit ensuite dans nos colonie et puis dans d'autres pays ont pu après s'émanciper totalement. À quoi bon raviver un désir de revanche,
de réparation, de contestation ? C'est l'histoire. Heureusement, l'État français a reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanité. C'est une très bonne chose. C'est très bien qu'il y ait une journée le le 10 mai, c'est très bien qu'il y ait des manifestations, des commémorations. Est-ce qu'il faut ouvrir la porte des réparations qui évidemment une porte ouverte à l'infini ? À quel niveau ? Quelle nature, sur quelle source ? Enfin, c'est c'est assez impossible à faire et à mettre en pratique. Donc pour vous, si je résume, abrogation, oui, réparation non. Oui, l'abrogation est une est une évidence. Les mais les réparations,
c'est très compliqué et et je le dis, on a l'habitude de taper toujours sur la France parce qu'on a été une puissance odieuse. On a tous les mots quand on entend la gauche et l'extrême gauche, on a on a tout fait mal. La France a eu le mérite avec des grands hommes, que ce soit Victor Schelcher ou d'autres, justement d'émanciper les esclaves et de faire en sorte que tous les hommes soient libres et égaux. Et ça c'est important. Je pense que c'est le message français. Le chef de l'État a rappelé qu'il avait lancé un il y a un an à peu près un travail d'historien pour réévaluer le prix de la liberté imposé notamment par la France à Haïti. il ce rapport sera remis en décembre et il il fondra son sa réflexion à propos de ce après la publication de ce rapport. C'est ce
qu'il a dit aussi. Mais vous parliez des grands hommes, il y a une statue de Colbert à l'Assemblée nationale, vous devez passer devant à chaque fois vous allez siéger qui a été tagué d'ailleurs. Il a beaucoup de polémiques au sujet de cette statue. Il faut la la déboulonner, l'enlever de l'Assemblée nationale. Certainement pas. Euh Colbert appartient à une époque. Euh Colbert euh a été un grand homme d'état au 17e siècle avec les codes, avec euh le mode de vie, avec la perception de la société du 17e siècle. Si on regarde l'histoire et si on évalue l'histoire en fonction de nos réalités, de nos lois, de notre perception actuelle, dans ce cas, on va tout déboulonner. On va tout
déboulonner. On déboulonnera Jean Jorè, on déboulonnera Léon Bloom, euh on déboulonnera Jules Ferry, voilà qui a participé, qui a encouragé la colonisation notamment. On débolonnera tout. Donc moi, je suis évidemment et nous sommes très opposés à cette réécriture de de l'histoire. L'histoire, c'est l'histoire. Elle a avancé, il y a eu des évolutions fort heureusement. Euh mais arrêtons de tripatouiller, ça ne ça n'arrange rien et euh ça ne fait que qu'à viver des tensions euh des ressentiment et un désir de revanche instrumentalisé par certains. Alors les sondages pour la présidentielle 2027 au Doxa, dernier sondage qui vient de paraître. Le Édard Philippe perd des
points par rapport au même baromètre au mois de mars. Jean-Luc Mélenchon, lui a le vent dans le dos. Il gagne 4 points et Jordan Bardella est toujours euh à 32 % bien au-dessus du lot, il caracolle en tête. Mais écoutez surtout l'analyse d'Hélène Rouet, journaliste au JDD qui estimé que ce sondage qui montre donc Jean-Luc Mélenchon qui peut aller au second tour et même gagner l'élection présidentielle, elle était sur C News hier. L'enseignement véritablement majeur de ce sondage, je pense c'est vraiment monsieur Mélenchon peut accéder au second tour. C'est une véritable possibilité et par ailleurs même s'il accède au second tour, la victoire du Rassemblement national n'est selon moi absolument pas assurée parce que on peut dire ce qu'on veut sur le front républicain. Oui, il n'existe plus
Jean-Luc Mélenchon, il a fait trop d'outrance et cetera mais vous l'avez dit vous-même, il est en train de se calmer, il est en train de polir son discours. Les Français ont la mémoire très courte dans ce genre de situation. Si vous mettez l'intégralité du monde de la culture, 90 % des médias, même parfois des personnalités du centre et de la droite, je pense à Xavier Bertrand. Si vous posez la question à Xavier Bertrand entre Jean-Luc Mélenchon et une personnalité du Rassemblement national, j'aimerais et ben exactement, je pense que Xavier Bertrand vous dit Jean-Luc Mélenchon donc et ça évidemment et au centre, ça va être la même chose. Donc il ne faut absolument pas sous-estimer le Front républicain qui je pense est encore très très fort en France. Julien Odoule, est-ce que vous avez
frémiant ce sondage ? Non, puisque nous sommes à un peu moins d'un an de l'élection présidentielle que rien n'est fait. que rien n'est joué euh pour tous les candidats euh d'ailleurs et euh ces sondages qui nous placent en tête régulièrement doivent surtout nous appeler à l'humidité et au travail puisque euh convaincre les Français, c'est un exercice euh encore une fois qui qui est long, qui n'est pas dicté par les sondages et quels que soient les candidats que nous aurons sur la ligne de départ parce que pour le moment nous avons nous avons beaucoup candidat virtuel qui s'annonce euh il faut rester extrêmement prudent. Ce qui apparaît en revanche effectivement, mais comme nous
le pressents, c'est que Jean-Luc Mélenchon a un socle important, que la succession des outrance bah lui assure ce socle malgré tout et que il constitue une menace très sérieuse puisque à côté du Mélenchon qui est effectivement en train de se polisser, enfin bon après il y a des il y a des piqusin, il y a des pics d'antisémitisme, il y a des pics de racisme antiblanc mais vous avez en parallèle Rimaassan la député Catala qui vont visiter un terroriste palestinien en prison par le front républicain contre vous, il n'est pas mort. Je pense qu'il est mort et enterré euh puisque les les Français ont bien vu lors des dernières législatives que le le coût qu'on leur avait imposé
finalement de faire barrage au Rassembl national avait conduit à l'immobilisme. Je je pense qu'il est mort mais je pense qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour convaincre pour rassurer certains français qui de bonne foi euh ne sont pas encore tentés par la RA nationale. et ce sera le cas de la campagne présidentielle avec notre candidate ou notre candidat. Merci beaucoup Julien Audou. Je rappelle que vous êtes député de Lyon et porte-parole du Rassemblement national et je poser cette même question à Aurélien Leco député la France insoumise du nord qui va prendre votre place au micro-européens. To
Julien Odoul