Meeting à Schoelcher avec Manon Aubry, Mathilde Panot, Kévin Capron et Jean-Philippe Nilor
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Bonsoir. Voilà, c'est mieux comme ça. Je me présente rapidement. Donc moi, c'est Kevin Capron. Je suis originaire de Basse-Pointe, fier d'être pointois, fier d'être martiniquais et puis aussi fier d'être à côté de Manon sur la liste Union Populaire. C'est vrai que quand Manon et son équipe a sollicité PIA pour l'accompagner dans ce combat, on n'a pas dû réfléchir beaucoup parce qu'effectivement, on partage vraiment un socle de valeurs communes. Et on s'est dit que c'est l'occasion aussi de mener un combat ensemble avec un parti ami et j'espère un parti ami pour encore de nombreuses années. Camarades, effectivement, la lutte qui s'annonce le 9 juin est quand même une lutte assez grave.
Parce qu'on nous donne le choix. Les médias nous ont fermé dans un choix binaire. Donc un choix entre les ultra-libéraux et puis d'un autre côté, les ultra-libéraux racistes. Donc, mais ne vous méprenez pas, camarades, ne vous trompez pas. Le 9 juin, il y a une autre solution. Effectivement, il y a la solution de l'Union Populaire. Et puis, effectivement, d'un côté, la Macronie, je ne vais plus décrire ce que c'est, notamment Martinique. On a subi des conséquences terribles, notamment pendant la crise Covid. Et de l'autre côté, on veut nous vendre, j'ai envie de dire même des mulets pour des chevaux de course. On veut nous vendre des girouettes politiques.
Des girouettes politiques qui nous disent qu'ils défendent le pouvoir d'achat des Français. Et puis, au final, quand il faut voter l'augmentation du SMIC, il n'y a personne. Des girouettes politiques parce qu'aussi, ils disent défendre l'agriculture. Mais on le voit au Parlement européen. Ils ont voté tous les traités de libre-échange. Et notamment en Martinique, on sait très bien que certains traités de libre-échange sont terribles pour notre agriculture. Puis, vous savez bien, changer la couverture d'un livre ne change pas son contenu. Le FN, Front National, le RN, Racisme National, c'est toujours les mêmes personnes, le même parti, les mêmes idées crasses et crades.
Donc, camarades, entre la Macronie et la Lepénie, ça conduit forcément vers l'austérité. L'austérité a des conséquences terribles, notamment, surtout en Martinique. Moi, je prends deux exemples, c'est la santé et l'éducation. Vous voyez, déjà, on n'est pas très bien pourvu en matière de santé en Martinique. En témoignent, voilà, on entraîne une perte petit à petit à l'hôpital de Trinité. Heureusement que nos députés se battent farouchement pour une reconstruction. Ça prend du temps, ça demande une énergie folle. On se dit qu'au final, où est le curseur ? Il est passé quoi ? Sur la santé, sur l'économie ? Si on doit se battre autant pour qu'une population ait accès aux soins ?
L'austérité a aussi conduit au délabrement de l'éducation. Et on sait très bien qu'un peuple qui n'est pas éduqué, c'est un peuple faible, j'ai envie de dire. Donc, je me demande même, est-ce que ce n'est pas une stratégie qui est calculée ? Si on doit faire peuple, effectivement, faisons peuple, notamment sur cette question d'éducation. Nous n'avons pas le droit de sacrifier des générations et des générations entières. J'ai envie de parler un peu de la notion des communs. Je ne sais pas si certains d'entre vous connaissent cette notion. Elle existe depuis l'Antiquité, depuis la Préhistoire. Dans la Préhistoire, le commun, par exemple, c'était la caverne où tout le monde dormait.
L'Antiquité, c'était la place du village. Ensuite, le commun, ça a toujours été l'air, l'eau, la terre. Et on se rend compte qu'au final, ce commun, il est accaparé par les capitalistes. Il est accaparé, il est même détruit par ces capitalistes. Martinique, le scandale de la chlordécone, on voit les sargasses qui s'échouent en permanence sur nos rivages. Et maintenant, ils veulent nous faire croire que le bien commun, c'est l'économie. Que c'est la croissance. Croissance, croissance, croissance. Endettement, il ne faut pas dépasser 3% du PIB, etc. Mais quand il y a croissance, qui s'enrichit réellement ? Quand il y a 3-4% de croissance, on ne le ressent même pas dans notre quotidien.
Et quand il y a inflation, qui continue à s'enrichir, c'est toujours les riches. Donc, camarades, on a une lutte à mener le 9 juin ensemble. En matière d'économie, nous luttons pour une Europe qui redistribue équitablement les richesses. Oui, il faut aller taxer les multinationales qui n'arrêtent pas de se gaver sous le dos des Français et des Martiniquais. Parce que taxer ces grandes fortunes servira notamment à une chose, c'est réarmer notre pays, réarmer la Martinique en service public, en santé. En service public, dans nos écoles, j'en ai parlé un peu précédemment. C'est comme ça qu'on va réussir à construire vraiment une société beaucoup plus égalitaire.
Permettez-nous le 9 juin de présenter une liste qui met les gens avant l'argent, qui met l'humain avant tout au centre de toute chose. Nous avons besoin d'une Europe qui travaille pour tous et pas seulement pour une partie. Une Europe où la solidarité transcende les frontières. C'est pas normal que, par exemple, je prends l'exemple d'Haïti, tout près, que c'est passé sous silence ce qui se passe à Haïti. Nous voulons une Europe beaucoup plus humaniste et qui met encore l'humain au centre des débats. Parce que c'est vraiment notre bien, le plus précieux, c'est l'humain. Nous sommes à un carrefour, vraiment. Notamment en matière agricole, ce que j'ai oublié de le dire dans la présentation.
Je suis issu d'une famille d'agriculteurs. Moi-même, je travaille dans le milieu agricole et c'est vraiment un secteur qui me tient particulièrement à cœur. Nous sommes dans un carrefour au niveau de notre souveraineté. C'est une hérésie de dire que dans un pays tropical comme la Martigny, nous produisons seulement 30% de ce que nous consommons. Alors qu'il y a du soleil toute l'année et qu'il y a tout ce qu'il faut pour produire ce que nous mangeons. Mais je pense que c'est quand même volontaire. Je veux dire, c'est volontaire, quoi. Ils nous ont pris le foncier en forme des dizaines et des dizaines et des dizaines de jeunes chaque année.
En les dégoûtant, puisque quand ils arrivent pour travailler, ils n'ont pas cet outil. L'outil fondamental qui est le foncier. On en a fait un outil de spéculation, on en a fait, voilà, on l'a monnayé. Et puis maintenant, on n'a plus de foncier pour que cette jeunesse participe à l'effort martiniquais pour nourrir sa population. Et en contrepartie, on subit des importations massives. Mais des importations massives qui, au-delà du point de vue économique. Moi, je veux plutôt me pencher sur le point de vue sociétal et le point de vue humain. Effectivement, mais moi, je suis content qu'on ait des normes sanitaires et qu'on peut encore aller plus loin au niveau des pesticides.
Mais comment on peut accepter en tant qu'humain, en tant que peuple, qu'on importe des produits, par exemple, du Costa Rica, ou les normes où c'est envoie-tu, envoie-la au niveau des pesticides et les populations locales en pâtissent ? Comment on peut accepter ça en tant qu'humain ? Moi, si je dois inscrire mon combat politique dans quelque chose, c'est bien dans cela. Cher ami, il est venu le temps de choisir. De choisir entre une Europe de la division, de ce qu'on nous a proposé Macron, Macron, et l'Europe de la division continuera avec la Le Peni. Ou une Europe de la solidarité portée par l'Union Populaire et notre tête de l'IS Manon Aubry.
Alors le 9 juin, on a le choix entre l'inaction face au changement climatique, parce qu'on n'en a pas parlé, si on devait parler de ce sujet, on aurait pu en débattre encore des heures et des heures. Ou une Europe où on a le courage de protéger notre avenir. Oui, Manon, des fois, elle a eu des votes difficiles à faire au Parlement européen. Quand il faut s'opposer effectivement aux accords de libre-échange, même des fois, certains agriculteurs ne comprennent pas cette opposition. Mais ce sont des mesures de protection pour notre agriculture et puis aussi le climat.
Importer récemment, je suis allé en supermarché, importer des patates douces d'Egypte en Martinique, c'est une aberration écologique. Il faut le dire. Et effectivement, on a encore le choix le 9 juin de choisir entre l'égoïsme économique. Parce que c'est bien ça qui est le cas. C'est l'égoïsme économique ou une justice sociale. Alors, je vais finir par une citation que j'apprécie particulièrement de Thomas Sankara, qui dit que la maladie ne se guérit point en prononçant le nom du médicament, mais en le prenant. Le médicament, c'est le vote. C'est le vote le 9 juin, camarades. Donc, mobilisez vos familles, mobilisez vos amis, mobilisez votre cercle, votre entourage.
Ne laissez pas l'abstention donner la victoire à Le Pen ou à Macron. La seule liste, la seule véritable liste qui défend nos valeurs et notre identité, même martiniquaise, c'est la liste portée par Manon Aubry et l'Union Populaire. Merci, camarades. Et puis, bonne soirée. Alors, c'est un plaisir pour moi et également un honneur, une fierté, d'accueillir une femme d'une qualité immense dans nos terres martiniquaises. Je n'ai même plus besoin de la présenter ici. Elle est déjà tellement populaire. Madame Pannot.
Bonsoir à toutes et à tous. Un immense merci d'être avec nous ce soir. Et je dois dire d'abord quel plaisir j'ai à être en Martinique, ici dans la terre de résistance, là où le peuple martiniquais refuse de courber les Chines, refuse tous les asservissements et a bien des égards à montrer à plusieurs reprises la voie à l'ensemble du pays. Alors, je dois commencer par dire que je suis fière d'être la présidente du groupe au siège Jean-Philippe Nylor, qui, en plus de ses qualités d'orateur et de slameur, est important. En 2023, c'était notre niche parlementaire, c'est-à-dire le seul jour où on peut choisir l'ordre du jour de l'Assemblée.
Et lors de cette niche parlementaire, Jean-Philippe Nylor a gagné pour notre groupe une commission d'enquête sur la manière dont l'État gérait les risques naturels dans les territoires dits d'outre-mer. Alors, c'était une commission d'enquête, vous allez comprendre pourquoi je parle au passé, mais c'était une commission d'enquête qui était très importante, parce que les territoires dits d'outre-mer sont aux avant-postes de l'humanité, et notamment pour notre pays, la France.
S'il y a 80% de la biodiversité française dans les territoires dits d'outre-mer, c'est aussi dans ces territoires qu'on retrouve les plus grands risques sismiques, les risques volcaniques, les tempêtes, les cyclones, et j'en passe.
Donc, cette commission d'enquête était très importante, non seulement pour qu'elle produise, avec des auditions, des recommandations sur ce qu'il fallait faire de la part de l'État dans les territoires dits d'outre-mer, mais elle était très importante aussi, parce que là aussi, nous avions beaucoup à apprendre des territoires dits d'outre-mer sur des politiques qui se font déjà dans beaucoup des endroits, et dont tout le pays aurait eu à apprendre, parce que ce qui se passe ici en Martinique, ce qui se passe en Guadeloupe et dans tous les territoires dits d'outre-mer, ensuite se passe en Hexagone. Je vous donne un exemple. La crise de l'eau, le droit à l'eau qui n'est pas respecté.
En Martinique, vous l'avez un peu avec 40% des fuites dans les canalisations, en Guadeloupe, ils l'ont énormément, et ça ne tombe pas du ciel. En Guadeloupe, c'est parce que Veolia est venue à piller tout l'argent de l'eau, et ensuite est reparti 70 ans après, en signant un petit contrat avec les élus en disant qu'ils n'attaqueraient pas la filiale de Veolia, et que Veolia n'attaquerait pas les élus, et ils sont partis avec des canalisations où il y a maintenant 70% de l'eau qui est gaspillée et perdue, au point que les gens sont sous tour d'eau, et que des enfants ratent jusqu'à un mois et demi de cours par an parce qu'il n'y a pas d'eau à l'école.
Ça, c'est un exemple si nous arrivons à faire en sorte qu'enfin on respecte un droit fondamental humain qui a été reconnu à l'ONU, c'est-à-dire le droit à l'eau. Eh bien, si ici est respecté le droit à l'eau, alors dans tout le pays, ce droit à l'eau sera reconnu, parce que maintenant, en Hexagone, on se retrouve pratiquement tous les étés avec des villages sur lesquels il n'y a plus ce droit à l'eau, et cette eau n'arrive plus, et donc nous devions apprendre avec cette commission d'enquête. Alors, je parle au passé parce que, même face à un sujet aussi grave que cela, qu'ont fait les macronistes ? Nous avons gagné la commission, ils ont donc réuni les députés qui devaient en être membres.
Et lorsque vous avez gagné une commission d'enquête, il est normal que vous puissiez la présider, ou en tout cas emmener les travaux. Eh bien, ils ont préféré, alors que les macronistes avaient voté contre cette commission d'enquête, mettre un macroniste à sa tête, et un LR qui n'était même pas présent au moment du vote. Donc, ils ont décidé de saboter cette commission d'enquête, ce qui veut dire que même sur un sujet de vie ou de mort, qui est l'enjeu numéro un du XXIe siècle, ils préfèrent faire preuve d'un sectarisme bête et crasse, plutôt que de laisser des travaux se mener pour l'intérêt général humain.
Parce que, je le rappelle, nous n'avons qu'un seul écosystème compatible avec la vie humaine, alors l'Union populaire fera en sorte que nous puissions faire la bifurcation écologique, et faire en sorte que l'unité des multinationales est d'arrêter l'empoisonnement du monde. De même, par les besoins, soit sur notre liste, lui, de savoir qu'alimentaire, et non seulement ce que nous avons vu ce matin, je laisserai Manon Aubry en parler.
Alors, si nous sommes ici, c'est évidemment parce que, notamment, il y a une échéance électorale, en plus d'apprendre des rencontres que nous faisons avec les uns et les autres, à la suite de plusieurs déplacements qui ont été faits, avec Jean-Luc Mélenchon, par moi et par d'autres, à d'autres moments, et de relations de travail que nous continuons. Nous ne sommes pas seulement là pour vous demander de nous donner de la force. Alors, évidemment que c'est important. Si je prends les eurodéputés que nous avons, nous avons des eurodéputés de combat dont nous sommes fiers.
Nous sommes fiers, par exemple, que Manon Aubry ait gagné sur le devoir de vigilance, c'est-à-dire mettre fin à l'impunité des multinationales qui violent les droits humains, et par ailleurs qui commettent des écocides à tous les endroits de la planète. Eh bien, c'est Manon Aubry qui l'a gagné. De même, Ilha Chébi est gagné sur la présomption de salariat des travailleurs, c'est-à-dire, vous savez, pour les travailleurs ubérisés à qui on ne donne pas les mêmes droits que les autres travailleurs, eh bien, à partir de maintenant, grâce au combat de l'Ila Chébi, eh bien, à partir de maintenant, ils seront présumés salariés, donc avec les mêmes droits que les autres.
Nous sommes fiers que Younous Omarji, eurodéputé issu de la Réunion, ait gagné le premier vote au Parlement européen pour reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité. De même que nous sommes fiers que Marina Mesur ait rejoint le groupe et la délégation au Parlement européen, et notamment, elle, elle a combattu le marché européen de l'énergie, nous sommes le seul groupe à avoir intégralement voté contre, qui est celui qui est notamment responsable de vos factures, de l'augmentation de vos factures d'électricité, parce que, là aussi, il n'y a aucune fatalité et on pourrait faire tout à fait autrement. Mais nous ne sommes pas seulement là pour cela.
Évidemment que c'est important qu'il y ait des eurodéputés de combat et nous espérons que nous en aurions beaucoup et encore beaucoup plus. Nous sommes là, alors certains vont dire que c'est l'électoralisme. Mais nous, nous n'avons pas honte de dire que, dans les élections, c'est le peuple qui décide à tout moment quelle direction on prend. Ça s'appelle même la démocratie, n'en déplaise aux macronistes. Et nous, nous sommes fiers d'être de ceux qui disent que les seuls qui peuvent décider dans un pays, n'en déplaise aux monarques présidentiels, eh bien c'est le peuple et le peuple seul.
Parce qu'en France, là aussi, Emmanuel Macron n'en serait pas content, mais en France, ce n'est pas le roi qui change de peuple, c'est le peuple qui renverse le roi. C'est toute l'histoire de notre pays. Alors, je vous dis, c'est bien plus que ça, parce que ce qui se joue dans cette élection européenne est bien plus que de choisir qui seront les gens qui iront combattre au niveau de l'Union européenne, même si c'est très important, encore une fois.
C'est bien plus que ça, parce qu'ayez conscience que cette élection du 8 juin pour vous, du 9 juin pour l'Hexagone, du 8 juin est la seule élection nationale que nous ayons entre la réélection d'Emmanuel Macron en 2022 et l'élection présidentielle qui aura lieu en 2027. Et donc, c'est aussi l'occasion de commencer à envoyer des messages à Macron dont le règne est en train de se terminer bientôt. Donc, il faut impérativement faire en sorte que dans cette élection soient envoyés des messages très clairs et notamment que nous n'en pouvons plus de la politique de souffrance écologique et sociale que fait ce président de la République et que, de même, nous ne voulons pas de l'extrême droite.
Pourquoi ? Parce que Macron a besoin de Le Pen pour gagner au second tour de l'élection présidentielle. C'est comme ça qu'il gagne à chaque fois, en utilisant l'extrême droite comme un chiffon rouge. Mais pire que ça, Macron a besoin de Le Pen pour faire passer ses lois. Alors ensemble, ils votent, par exemple, à l'Assemblée nationale, contre la hausse du salaire minimum. Ils votent ensemble contre la taxation des plus riches et notamment le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. Mais ils votent ensemble pour augmenter les loyers, deux fois de suite, plus 3,5% alors que les gens n'en peuvent plus.
Et ils ont même été jusqu'à voter ensemble une loi immigration qui est la pire de notre histoire puisque c'est la première fois que se retrouve dans la loi directement le programme de Jean-Marie Le Pen, notamment avec la préférence nationale. Et c'est même la première fois, depuis 1945, que l'extrême droite vote favorablement sur une loi immigration. Même sous Papon, ça n'était pas arrivé. Donc, oui, Marine Le Pen est l'assurance-vie d'Emmanuel Macron.
Et donc, le 8 juin, nous devons à la fois battre les macronistes pour leur envoyer un signal très clair, mais aussi battre la Le Peni et l'extrême droite pour là aussi dire que nous ne voulons pas de cette fausse alternative et de cette arnaque. Macron nous fait la guerre. Vous avez sûrement vu, mais là, ils viennent d'annuler des crédits dans le budget qui n'a pas été voté, passé par 49,3 comme ils font avec la brutalité habituelle. Mais ils ont décidé de la pire cure d'austérité qu'a jamais connue notre pays. 70 milliards d'euros d'ici à 2027. Et à chaque fois, ils en rajoutent des milliards, des milliards, des milliards.
Alors, ils ne les trouvent jamais dans les poches des milliardaires, mais par contre, pour aller la chercher dans les gens du peuple et les gens les plus pauvres encore mieux, ils sont spécialistes de ça. Et j'ai été assez frappée dans les rencontres que nous avons faites ici puisque, en France, nous avons une situation d'effondrement du système de santé. Mais vous, c'est au-delà de l'effondrement même. C'est, après l'os, encore pire. Et notamment, une association qui fait un travail extraordinaire, je ne sais pas si celui qui m'en parlait est là, mais je veux le saluer pour le travail qui en est fait, nous raconter l'état d'élabrement de la santé ici.
L'état d'élabrement de la santé, c'est, par exemple, n'avoir qu'un neurologue en dehors de l'hôpital sur l'ensemble de la Martinique, c'est-à-dire 380 000 habitants. L'état d'élabrement, c'est avoir dans le sud un seul pédiatre pour 100 000 habitants. L'état d'élabrement, c'est avoir des délais pour la cataracte qui peuvent attendre 2 ans pour une opération qui est très simple, au point que cet opticien me racontait qu'il avait vu 2 personnes décédées du fait de l'attente sur l'opération de la cataracte parce qu'ils sont en attente, ensuite, vous n'avez plus de lumière qui vient, la déprime, ils salitent, il y a des escarres et les personnes décèdent.
Pour un seul médecin, pour un seul opticien, pardon, 2 personnes qu'il connaît sont décédées du fait d'une opération extrêmement simple qui n'a pas été faite. Eh bien, lorsqu'ils vous parlent de milliards d'austérités qui veulent refaire, ils ont encore enlevé des millions dans le budget d'outre-mer, dans les crédits qui ont été annulés. Nous, nous disons que nous irons chercher l'argent là où il faut, c'est-à-dire dans les poches des plus riches, pour faire en sorte qu'il y ait des services publics pour tout le monde, parce que le service public est la seule richesse de celles et ceux qui n'en ont pas.
De même, que je veux saluer le personnel des urgences psychiatriques de Martinique qui exerçait leur droit de retrait pour les conditions insoutenables dans lesquelles ils travaillaient et, par ailleurs, envoyer un message de soutien et de fraternité à l'ensemble des fonctionnaires qui sont les seuls à faire tenir encore debout toute une partie du pays. Alors, Macron nous fait la guerre. Mais il ne fait pas la guerre seulement dans la politique qui est menée.
Nous n'avons pas oublié qu'à chaque instant où le peuple s'est révolté contre les injustices qui étaient faites, nous n'avons pas oublié que la seule réponse qui a été apportée par le pouvoir, ça n'a jamais été des réponses politiques, mais toujours la même réponse, c'est-à-dire la matraque et la justice, avec une répression que vous avez connue, vous, dans les Antilles, de manière extrêmement forte. Je me rappelle, et nous nous souvenons tous, que lorsque les Guadeloupéens demandaient juste l'accès à l'eau au moment du Covid, puisque le premier geste barrière était de se laver les mains, rappelez-vous, et un système de santé digne de ce nom, eh bien, quelle a été la réponse de Macron ?
Envoyer le GIGN et le RED, c'est-à-dire des forces anti-grand-banditisme et anti-terrorisme, contre la population guadeloupéenne.
De même, nous n'avons pas oublié Kézia Nussier, qui est ce jeune militant anti-clerdéconne, qui a été tabassé, parce qu'il essayait de protéger sa mère, qui était molestée par les policiers, et qui a eu le crâne fracassé, le corps tuméfié, et qui a même failli perdre son oeil, avec cette répression extrêmement grave, dont il a subi dans sa chair, le fait de devoir se battre contre un scandale qui n'est pas un scandale du passé, mais qui a un scandale du présent et de l'avenir, puisque les sols et les terres, et les eaux sont contaminées et empoisonnées pour 700 ans, ainsi que la chair de tout un chacun, dans les Antilles.
De même, nous n'avons pas oublié qu'en Martinique, c'est l'endroit où, là aussi, lorsqu'il y avait des grands mouvements pour demander à pouvoir être soigné dignement et ne pas être obligé de se vacciner, d'avoir juste la liberté de pouvoir le faire, nous n'avons pas oublié que, directement, sont rentrés des policiers qui ont gazé et soignants et patients dans le CHU de Martinique. Et enfin, nous ressentons ces relents de colonialisme qui reviennent quand nous entendons dans l'affaire Pinto qui, là aussi, provoque beaucoup de colère ici, quand nous entendons un procureur expliquer que s'il accepte d'aller jusqu'en Guadeloupe, alors il sera libéré.
Nous ne pouvons pas accepter ça dans une République. Il ne peut pas y avoir de répression telle que celle-ci. Et je vous le dis avec l'Union Populaire, les violents et les cow-boys seront sanctionnés. Macron nous fait la guerre et plus que jamais, nous sommes, nous, le camp de la paix.
Et je voudrais dire aussi à quel point je suis honorée que sur notre liste européenne, et peut-être est-ce un argument qu'il faut aussi donner aux gens pour les inviter à aller voter le 8 juin, à quel point je suis honorée que nous ayons Rima Hassan, militante qui a d'abord grandi dans les camps de réfugiés palestiniens en Syrie puisque ses grands-parents ont dû fuir la Palestine suite à la Nakba, qui est ensuite devenue une intellectuelle et une juriste du droit international et qui vient de rejoindre notre liste pour porter justement la voie du droit international et la voie de la paix. Nous ne laisserons pas la Palestine disparaître. Ce qui est en jeu est vu de tout le monde.
Nous savons, et ce sont les derniers chiffres de l'ONU, que plus d'enfants sont morts à Gaza en quatre mois, que d'enfants morts et tués dans tous les conflits du monde en quatre ans. Le 26 janvier, la Cour internationale de justice a rendu une décision historique en disant qu'il y avait effectivement un risque génocidaire avec des mesures conservatoires à l'encontre du gouvernement d'extrême droite de Netanyahou. Aucune de ces mesures conservatoires n'a été respectée. Depuis le 26 janvier, nous avons un gouvernement d'extrême droite qui avait d'abord demandé à toute la population d'aller vers le sud.
Et alors que toute la population est nassée vers le sud, n'a plus d'eau, plus d'électricité, plus de médicaments, plus rien, eh bien, il annonce, et il dit qu'il n'y renonce pas, faire des opérations sur Rafa où sont bloquées 1,5 million de personnes. De même que, depuis le 26 janvier, il utilise le blocus total au point que l'ensemble de la population à Gaza est sous menace de famine, c'est-à-dire qu'il utilise la famine comme une arme de guerre. Et si vous voulez comprendre le franchissement de seuil dans l'horreur qui a été franchi à Gaza, vous n'avez qu'à écouter le témoignage de ces soignants, ces soignants français qui ont été à Gaza à aider les médecins palestiniens.
Ils se sont rendus à l'hôpital et lorsqu'ils sont revenus, nous les avons auditionnés à l'Assemblée nationale. Vous savez, les soignants choisissent leur métier parce qu'ils veulent aider les autres, parce qu'ils veulent soigner leurs prochains, sauver leurs prochains parfois. Eh bien, une infirmière qui était à Gaza nous racontait qu'elle avait vu un de ses collègues palestiniens s'effondrer en pleurs en revenant d'une mission. Et elle lui demandait ce qui n'allait pas. Et il lui racontait qu'il venait de sauver une petite fille de 8 mois, ce qui, normalement, est une bonne nouvelle.
Mais il se demandait s'il avait bien fait de sauver cette petite fille de 8 mois parce que toute sa famille avait été tuée dans la frappe qui avait frappé leur logement et donc elle se retrouvait sans famille parce que dans l'explosion, elle avait dû être amputée de ses bras et que maintenant, cette petite fille de 8 mois se retrouvait sans famille et a vivre dans l'enfer de Gaza. Et il se disait que peut-être qu'il était dans le fait d'être au bloc et de devoir agir dans l'urgence mais que peut-être il aurait dû laisser cette petite fille mourir.
Quand vous entendez des soignants qui ont choisi leur métier pour sauver des gens dire cela, alors vous comprenez l'horreur qui est vécue actuellement à Gaza et le cimetière devant lequel nous parlons. De même, quand vous entendez des soignants dire des enfants, 4 ou 5 heures après leur naissance, meurent d'hypothermie. meurent d'hypothermie et depuis que je suis revenue, je me dis que peut-être c'est mieux parce qu'ils n'auront pas là aussi à vivre dans le cimetière qui est devenu Gaza. Nous sommes fiers d'être le seul groupe parlementaire qui ait refusé d'applaudir le soutien inconditionnel au gouvernement d'extrême droite de Netanyahou.
Je suis fière que nous ayons toujours parlé la langue de la paix et du droit international. De même, je suis fière que les insoumis aient pris et continuent de prendre des initiatives pour la paix en se rendant à l'AE justement pour soutenir la plainte de l'Afrique du Sud, gloire à l'Afrique du Sud, pour appuyer justement la plaidoirie que tenait l'Afrique du Sud. De même, Jean-Luc Mélenchon s'est rendu au Liban pour alerter sur le risque de guerre généralisée au Liban. Ensuite, c'est une délégation de parlementaires insoumis qui s'est rendue à Rafa justement pour exiger le cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Et toujours, les insoumis ont pris des initiatives pour la paix.
Nous continuerons de le faire et je veux vous dire ici que quelle que soit la manière dont ils essayent de nous salir, de nous flétrir, eh bien, nous ne nous tairons pas et nous ne laisserons pas la Palestine disparaître. Alors, le camp de la paix, puisque nous sommes dans l'ère caribéenne, je veux juste vous dire un petit mot sur ce qui se passe en Haïti. Parce que la France indépendante au service de la paix que nous souhaitons est celle qui aidera Haïti, bien sûr, en faisant attention de respecter entièrement la souveraineté d'Haïti.
Nous sommes effarés par le cycle de violence dans lequel est le peuple haïtien et je veux redire ici toute ma solidarité au peuple haïtien pour lequel nous avons, nous, la France, une dette historique et morale. Et je le dis d'autant plus qu'il y a peu nous avons célébré le 4 février 1794. Première abolition de l'esclavage qui avait été fait lors de la Révolution française. Abolition de l'esclavage qui était sans indemnisation des colons. Eh bien, ce n'est pas la convention de la Révolution française qui l'a fait en premier. C'était en premier dans la loi.
Mais dans les faits, ceux qui ont aboli l'esclavage en premier, ce sont d'abord les esclaves eux-mêmes qui par leur lutte ont réussi à l'abolir et notamment à Saint-Domingue en Haïti. Et nous avons nous demandé nous avons nous demandé à ce que le portrait de Jean-Baptiste Bellet, premier député noir, député haïtien de Saint-Domingue à l'époque, qui a participé justement à la lutte, qui a ouvert la voie à tant de monde, partout justement dans le monde, eh bien, que ce portrait soit remis à l'Assemblée nationale et qu'il puisse trôner dans notre Assemblée nationale.
Je le rappelle parce que tous ces êtres qui ont lutté au fil des siècles nous rappellent quelque chose de fondamental, celle de dire que la liberté n'existe pas sans ses défenseurs et surtout, celle de dire que, aussi sombre que soit la nuit, eh bien, il ne faut jamais ni céder à la résignation ni à la fatalité. Vous savez, lors de la première abolition de l'esclavage, ceux qui étaient contre ne cessez de dire mais vous vous rendez compte à combien va être le sucre si on abolit l'esclavage, combien ça va coûter tout ça ? C'est toujours la même histoire. Dès que vous demandez des droits, on vous demande combien ça va coûter.
Eh bien, je vous le dis, ce que nous apprend la lutte des esclaves, ce que nous apprend la lutte des femmes et des hommes qui ont lutté partout pour la liberté, c'est de continuer, de toujours continuer pour goûter à cette liberté. Alors, je terminerai en disant que la Martinique a déjà montré la voie au pays, notamment, et on vous en remercie en votant à 63% pour Jean-Luc Mélenchon et le programme de l'Avenir en Commun. Et si la Martinique était tout le pays, eh bien, Jean-Luc Mélenchon serait déjà président et nous aurions collectivement inventé un tout autre avenir. Alors, je vous dis juste que le 8 juin va se jouer une élection qu'ils espèrent toutes et tous sans le peuple.
Nous pouvons déjouer ça. Si le peuple retourne aux urnes, alors nous aurons la force de tout changer. Et je veux terminer par une citation de quelqu'un que, ici, vous connaissez bien, Patrick Chamoiseau, qui disait, qui dit, d'ailleurs, porter la liberté est la seule charge qui redresse bien le dos. Eh bien, redressez bien le dos, redressez bien la tête. Nous avons la force de tout changer. Courage, les amis ! Et j'ai moi aussi le grand honneur d'appeler maintenant Jean-Philippe Nillor, député de la Martinique.
Bonsoir, tout le monde. Eh oui ! Ce n'est vraiment pas un cadeau qui m'a été fait de devoir m'exprimer après Mathilde Panot. On m'a demandé d'expliquer notre engagement en tant que Martiniquais, fier de l'être, dans ce combat pour les européennes de 2024, du 8 juin 2024. Mais très franchement, après avoir entendu une telle démonstration, je me demande s'il y a encore des gens qui s'interrogent sur la nécessité de participer activement, sur la nécessité d'arrêter de subir inlassablement des règles édictées ailleurs pour d'autres et qui nous sont appliquées automatiquement, provoquant parfois des désastres humains, sociaux, économiques, écologiques, culturels, éducationnels.
Pourquoi le souverainiste que je suis s'engage dans une élection européenne puisque l'Europe c'est loin ? C'est vrai, l'Europe c'est loin. Et pour être honnête, je ne me considère pas véritablement comme européen. C'est vrai, mais l'Europe décide et administrativement au moment où nous parlons et depuis la création de la CEE, nous sommes administrativement, politiquement intégrés qu'on le veuille ou pas à l'Europe. et l'Europe décide et l'Europe décide de beaucoup de choses. L'Europe est en mesure de faire bénéficier les territoires, les régions ultra-périphériques, parce que c'est comme ça qu'on nous appelle de fonds européens.
FEDER pour le développement économique, FEDER pour l'agriculture, FERPA, notamment pour la pêche, l'aquaculture et les FSE, fonds sociaux européens. en tout pour 2021 à 2027, c'est 601 millions d'euros que le territoire martiniquais, le pays martiniquais est susceptible de recevoir. Ces 601 millions d'euros, ce n'est pas rien, mais les mauvais choix à la base, à la racine, s'ils s'opèrent ici, dans notre territoire, ou s'ils s'opèrent en Europe, à Bruxelles, au Parlement européen, ces 601 millions d'euros peuvent s'avérer catastrophiques, peuvent aller à l'encontre des besoins objectifs d'un territoire.
601 millions d'euros qui peuvent être utilisés de manière salutaire, de manière pertinente, efficace, aider à l'émergence d'une société plus juste, plus humaine, plus équilibrée, moins inégalitaire, comme ces 601 millions d'euros, si on ne change pas un peu de paradigme, si on ne renverse pas un moment la table, risquent de continuer à bénéficier au même, au même privilégié, à une minorité de personnes organisées ayant suffisamment les moyens de monter les dossiers pour aller récupérer un par un ces fonds européens. Alors que le plus grand nombre, les petites entreprises, même les moyennes entreprises, se retrouvent dans l'incapacité d'aller décocher le moins d'euros.
Donc, ces 601 millions d'euros sont aussi susceptibles d'aggraver la situation d'inégalité et d'injustice dans notre pays. Et c'est ça l'enjeu. Le souverainiste que je suis ne saurait rester à l'écart de ces espaces où les décisions sont prises et parfois prises contre nous parce que prises sans nous. Il serait irresponsable. irresponsable de snobber les lieux de pouvoir et de décision car ces décisions nous impactent directement. Et puis, que serait l'Europe ? Que serait l'Europe si, comme tant d'autres, nos pères n'avaient osé faire couler jusqu'à leur sang pour elles la guerre ? Et même donner leur vie, leur âme pour que cette Europe soit aujourd'hui tout ce qu'elle est.
Le sang des Africains qui a fait la richesse, il faut le dire, il faut avoir l'humilité et l'honnêteté de le reconnaître, qui a fait la richesse de la France, de l'Europe d'une manière générale, de toutes ces colonies. Le sang des Martiniquais, des Guadeloupéens, des Réunionnais, ceux qu'on appelle Guyanais, ceux qu'on appelle aujourd'hui outre-mer, qui a coulé pour enrichir cette Europe à un moment si resplendissante et si arrogante. C'est grâce à notre sang, c'est grâce à notre sueur que l'Europe a pu se bâtir et se constituer cette richesse-là.
Et c'est au nom de nos pères, au nom de nos fils et au nom de tous ceux qui sont encore saints d'esprit, malgré le matraquage médiatique organisé à des saints, au nom de nos pères, au nom de nos fils, au nom des saints d'esprit, je vous trais et je vous appelle à voter massivement dès le 8 juin au matin et toute la journée de ce 8 juin pour donner le là, pour donner le ton, pour différents, un cap pour une autre Europe animée par d'autres intentions. C'est possible. L'équipe, parce que c'est une équipe de l'Union Populaire, est la seule aujourd'hui en mesure de donner une chance à l'Europe de se ressaisir.
Une chance de se ressaisir, de sortir de cette posture coloniale vis-à-vis de l'Afrique, vis-à-vis d'Haïti, cela a été dit par Mathilde. Aujourd'hui, c'est fini. Aujourd'hui, les peuples partout à travers le monde, les peuples dominés, les peuples qui ont été esclavisés, prennent conscience, prennent confiance et souhaitent avant tout développer d'autres relations avec les anciens colons. Des relations d'équilibre, des relations d'homme à homme, de femme à femme, où on peut se regarder les yeux dans les yeux, d'égal à égal. Des relations gagnant-gagnant.
Parce que si l'Europe, avec en première ligne le président de la République française, Jupiter, s'accroche à cette posture d'arrogant, de méprisant, de supérieur, si l'Europe s'inscrit dans cette démarche, ce sera, écoutez-moi bien, la fin d'un rêve. Parce que que l'Europe le veuille ou pas, que l'Europe l'assume ou pas, le monde est en train de se réveiller et le monde est en droit d'exiger davantage de justice, de respect, de reconnaissance d'humanité. C'est ce mouvement qui émerge aujourd'hui dans notre pays martiniquais. Comme au Mali, comme au Burkina Faso, comme au Nigeria, comme en Afrique du Sud, la conscience est en train de progresser partout à travers le monde.
Et ceux qui courbaient les chinières qui acceptaient l'inacceptable ne l'accepteront plus. Et nous devons avoir, nous souhaitons avoir, nous pouvons avoir à la tête de la Commission européenne des gens et du Parlement européen, des gens qui respectent l'humanité, des gens qui ne négocient pas des marchés de vaccins avec de grosses firmes par SMS pour 1,8 milliard de doses. C'est possible, c'est souhaitable. Et tout autre choix, tout autre choix serait, quelque part, annoncer la fin d'un rêve, d'un rêve d'unité, de solidarité au niveau mondial. Un rêve où, quelle que soit la couleur de peau, on pourrait s'aimer, se respecter.
Un rêve où, quelle que soit la nationalité, une victime reste une victime. Que l'on soit à Gaza ou à Kiev, que l'on soit à Port-au-Prince ou à Barcelone, que l'on soit à Fort-de-France ou à Amsterdam, une victime reste une victime. Un profiteur reste un profiteur. Nous avons besoin donc d'humanité. Nous avons besoin que des gens qui soient animés de valeurs de respect, ces valeurs qu'il faut le reconnaître, ont fait la renommée et la splendeur de la France. Jadis. Ces valeurs dites républicaines qui sont en voie de disparition aujourd'hui avec de tels dirigeants.
Nous avons définitivement et définitivement besoin besoin que ces peuples d'Europe changent ces dirigeants et choisissent la voie du progrès, la voie du respect, la voie de la dignité, la voie de l'humanité et la voie de la reconnaissance du tort qui a été perpétré pendant des siècles et des siècles. C'est à ce prix que l'on pourra parler véritablement de réparation en tant qu'être humain. Nous observons bien que ce monde va de plus en plus mal. Nous observons bien que le double standard est devenu la règle. Si l'on vend la tchépoule penchée, si l'on moune, nous croient condamnés, si l'on moune, nous capela, nous pacapalé, c'est ça qui doit véritablement changer.
Et c'est pourquoi en tant que martiniquais fiers de l'être, je voterai et je vous appelle à voter le 8 juin au nom de nos pères, au nom de nos fils et au nom de ceux qui, j'espère, seront de plus en plus nombreux à rester saints d'esprit. Merci infiniment. Manon Aubry, tête de liste de l'Union Populaire. Vous allez voir, vous allez découvrir une jeune femme, parce qu'elle est jeune, une jeune femme extraordinaire. Et je profite pour dire que dans notre pays, Martinique, on a souvent tendance à rechigner, à faire confiance à notre jeunesse. Une jeunesse intelligente, une jeunesse éclatante. Et notamment en politique, on a du mal à leur transmettre le flambeau. Vous en savez quelque chose.
On voit bien que dans les pays, des peuples qui ont confiance dans leur système d'éducation, dans leur système de formation politique, on n'a pas peur de faire confiance à des jeunes personnes, jeunes et brillantes personnes à l'image de Mathilde Pannot qu'on vient d'entendre, mais aussi à l'image de Manon Aubry. Merci Manon.
Alors c'est le problème de passer après un grand orateur au sens propre comme figuré. Il faut adapter la taille du micro. Bonjour à toutes et à tous. Merci pour l'accueil. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont permis l'organisation de ce meeting. Alors on est aujourd'hui dans un cinéma, donc je vais essayer de ne pas vous raconter une fiction, la fiction que nous crée de toutes pièces le gouvernement qui consiste à croire que nous vivrions dans un monde formidable dans lequel il n'y a absolument pas d'inégalité et a fortiori avec les territoires dits d'outre-mer.
Merci aussi à nos camarades de PIA, à Kevin, à Jean-Philippe, mais aussi à toutes celles et tous ceux qui sont dans la salle qu'on a rencontré notamment et avec qui on a longuement échangé hier.
Et je dois dire ma fierté aussi d'avoir Kevin sur notre liste de l'Union Populaire non seulement pour porter la voix des Martiniquaises et des Martiniquais mais aussi pour porter la voix du monde agricole qui a émergé soudainement dans les médias dans l'Hexagone il y a quelques semaines de cela et puis vous avez remarqué et immédiatement reparti au fin fond des préoccupations médiatiques alors qu'aujourd'hui la vraie question qui est posée est singulièrement ici en Martinique c'est comment on se donne les moyens de notre souveraineté alimentaire de nourrir et l'ensemble de la population martiniquaise sans que ça vienne des quatre coins du monde donc je suis fière avec Kevin d'aller porter cette voix de l'agriculture martiniquaise au Parlement européen je vais vous faire une petite confidence je ne suis pas martiniquaise même si j'ai ma tante et mon oncle qui sont dans la salle et qui sont martiniquais mais je suis notre famille commune et de Corse et je sais bien la relation des habitantes et habitants d'îles à l'Hexagone on a pas mal discuté avec Jean-Philippe d'inspiration de mesures corse qui pourraient bénéficier au peuple martiniquais je pense notamment au prix fixe et je sais que tu vas y travailler au prix fixe pour les résidents fiscaux en Martinique pour aller dans l'Hexagone au prix fixe des avions et je suis sûre que tu arriveras à faire adopter avec nos amis corse cette proposition à l'Assemblée nationale mais je sais aussi que ceux qui ne voient que l'Hexagone n'ont absolument rien compris parce que la France est en réalité un archipel et ce concept je l'emprunte à un auteur et un poète et un écrivain martiniquais que cite très souvent Jean-Luc Mélenchon qui est évidemment Édouard Glissant vous l'avez reconnu qui non seulement a élaboré ce concept de créolisation mais aussi la pensée d'archipel et je voulais commencer avec cette citation d'Édouard Glissant qui dit la pensée archipélique est tout à l'opposé des pensées de système elle s'accorde au tremblement de notre monde et ainsi disons-nous agis dans ton lieu le monde s'y tient pense avec le monde il ressort de ton lieu et je trouve que ça résume un petit peu notre démarche et notre enjeu contre le système dominant nous voulons avec l'union populaire c'est s'accorder finalement au tremblement du monde agir contre ces tremblements du monde et agir en tout lieu car le monde s'y tient et agir c'est au quotidien au Parlement européen et tu l'as rappelé je crois que c'est toi qui l'as dit Jean-Philippe au Parlement européen on a cette dénomination des régions ultra-périphériques alors moi j'ai toujours eu du mal à la comprendre je l'ai découvert en arrivant au Parlement européen mais si on parle de périphérie ça veut dire qu'il y a un centre le centre serait nécessairement l'Hexagone ou le centre de l'Union Européenne Bruxelles moi j'ai une proposition à faire si on faisait des territoires ultra-périphériques des territoires d'outre-mer le centre pour montrer le chemin le chemin politique à la fois des défis sociaux auxquels font face les territoires d'outre-mer mais aussi parfois et souvent des solutions politiques et peut-être que c'est une des nominations qu'on peut commencer à contester au Parlement européen mais il y a un journaliste avec qui j'ai changé juste avant d'entrer dans la salle et c'est vrai qu'on expliquait la raison pour laquelle après notre lancement de campagne on a voulu aller immédiatement dans les Outre-mer pour montrer l'importance que agir et agir aux côtés des Martiniquais des Antillais importe pour nous nous sommes déjà la liste qui place un candidat des Outre-mer le plus haut parmi l'ensemble des listes qui sont candidates à ces élections européennes et je suis fière d'avoir en numéro 2 sur ma liste Younous Omarji qui est président de la commission du développement régional la fameuse commission qui s'occupe des régions ultra-périphériques qui se bat pour maintenir les fonds dont parlait Jean-Philippe à l'instant des fonds pour ces territoires à la fois en matière agricole à la fois sur notamment le fonds social européen mais avec qui nous nous sommes aussi battus pour obtenir quelque chose dont certains pensent qu'il est symbolique mais qu'il est en réalité hautement politique je suis fière que sous ce mandat au parlement européen nous ayons obtenu la reconnaissance de l'esclavage comme un crime contre l'humanité et une journée européenne qui lui est dédiée pour apprendre de notre histoire pour en tirer les leçons et pour plus jamais connaître ses erreurs parce que qui se dresse et notre objectif de l'union populaire qui résiste qui résiste à très nombreuses reprises en Martinique ça a été dit un peu avant moi face à nous nous avons deux blocs deux rouleaux compresseurs à grande vitesse sur une autoroute du chaos d'un côté l'extrême libéralisme qui broie dans leur machine à toute austérité et tout marché et de l'autre côté l'extrême droite raciste dont on connaît déjà l'ensemble des politiques et finalement nos adversaires les macronistes et l'extrême droite sont au service d'un même projet nous diviser nous diviser selon notre couleur de peau nous diviser selon notre religion nous diviser selon nos origines nous diviser le temps que l'on détient dans notre portefeuille diviser pour mieux régner ils nous divisent pour que persiste le règne de l'argent en roi le règne des idées racistes et ne vous trompez pas ce qu'il se prépare pour ces élections européennes c'est précisément l'après Macron est-ce que l'on veut que l'extrême droite soit prête à prendre le pouvoir de notre pays avec son lot de racisme et de xénophonie de notre pays à Marine Le Pen et à Jordan Bardella ou alors avec l'union populaire sommes-nous prêts à préparer l'alternative celle qui va prendre le pouvoir après Macron parce que ces jours sont comptés d'ores et déjà à partir d'aujourd'hui de poursuivre la dynamique Mathilde en a dit un mot mais quand on revoit le score de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle ici en Martinique 53% alors quand je dis que la Martinique est parfois le phare et la mobilisation des martiniquaises et des martiniquais aux élections présidentielles et je me dis que le meilleur cadeau que faisait à la politique d'Emmanuel Macron pourrait faire c'est de lui offrir leur abstention leur absence leur désertification du champ électoral c'est le cadeau que les martiniquaises et les martiniquais pourraient faire comme ça a trop été fait dans les élections précédentes en 2019 seulement 15% des martiniquais sont allés voter 15% 85% qui ont fait ce cadeau à Emmanuel Macron aussi et je veux bien le comprendre parce que les élections européennes peuvent paraître loin l'hexagone c'est loin alors Bruxelles c'est encore plus loin on le sait mais ne vous trompez pas sur le sens de cette élection politique le sens aussi du message que l'on veut envoyer et hier des camarades de PIA nous ont dit c'est la première fois que je vais aller voter pour des élections européennes et je veux dire à ces camarades qui sont certainement dans la salle que oui ils se votent pour aller défendre l'intérêt des martiniquaises et des martiniquais au parlement européen mais avant tout aussi pour construire ensemble l'après Macron et le sens politique que nous allons lui donner pour au soir du 9 juin n'ont pas à voir cet immense bâton vous savez comme on présente le résultat des élections européennes où les médias titreraient déjà je les vois rat de marée de l'extrême droite non ce rat de marée c'est notre responsabilité de l'arrêter et ça ça dépend uniquement de votre mobilisation l'objectif dans cette campagne c'est de se battre contre le mépris le mépris d'un pouvoir d'un pouvoir à Bruxelles qui très souvent se fait loin de la réalité et le mépris d'un Emmanuel Macron qui ne rate pas une opportunité de le manifester on a vu aussi vous vous souvenez sans doute Elisabeth Borne ricaner devant l'accent d'un député polynésien à l'Assemblée nationale on voit les sessions parlementaires je le vois à l'Assemblée nationale mais aussi au Parlement européen se désertifier dès qu'il s'agit des Outre-mer comme si ça n'intéressait aucun de nos élus et puis on le voit aussi au Parlement européen au quotidien parce que en réalité ce président de la République nous fait honte honte honte de voir les Outre-mer considérés comme des territoires de seconde zone et je veux le dire ici avec beaucoup de fermeté nous en avons et nous en avons assez des Antilles qui sont méprisés par l'Hexagone et des ministres successifs dont on ne se souvient même plus quel est le nom du ministre des Outre-mer tellement il ne faut rien pour ces territoires nous en avons un pouvoir armé que des médecins quand le système de santé s'effondre fait des habitants ultramarins des sous-citoyens nous en avons assez des maltraitances que les Antilles subissent ce que nous voulons au fond c'est l'égalité face à leur mépris vous connaissez sans doute en parlant de mépris de cette phrase d'Emmanuel Macron qui disait en 2019 il n'y a pas si longtemps que ça il était déjà président de la République il ne faut pas dire que le chlordécone n'est pas cancérigène en 2019 c'est à dire 50 ans après que l'on sache que le chlordécone était dangereux la réalité c'est qu'il ne veut pas déranger ses amis les multinationales qui ont profité de cette manne financière la vérité et la réalité c'est qu'il préfère masquer la culpabilité des dirigeants politiques qui ont menti qui ont menti sciemment au Martiniquais alors qu'on connaissait la toxicité depuis les années 70 et qu'ils ont attendu 1993 soit 3 ans après l'Hexagone qui ont aussi à des entreprises multinationales qui ont empoisonné pour des générations entières les Martiniquais alors que maintenant plus de 90% de la population est contaminée pour les 7 siècles à venir vous le savez ici en Martinique il y a le record du nombre de cancers de la prostate deux fois plus en moyenne que dans l'Hexagone et je suis fier de mes camarades à l'Assemblée nationale qui ont obtenu la reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans ce qui n'est pas un désastre mais une culpabilité au service du profit de quelques entreprises pour avoir empoisonné un peuple entier le reconnaître c'est une chose mais vous savez aussi comme moi qu'il faut agir agir pour élargir le fonds d'indemnisation et faciliter l'accès au dépistage pour que chaque martiniquaise et martiniquais puissent être indemnisés pas uniquement les ouvriers agricoles dont on sait que leur vie a été empoisonnée il faut agir aussi et ça fait partie des demandes que nous formulons pour dépolluer les sols nous demandons un fonds de recherche spécifique aux institutions européennes et au niveau européen pour aider à dépolluer des sols dont on sait qu'ils ont été empoisonnés pour des siècles entiers et nous devons agir enfin pour interdire les pesticides tirés de scandales de chlordécone faudra-t-il dans les années qui viennent avec le glyphosate avec tous les pesticides pour lesquels ils veulent nous empoisonner la vie de présider un des seuls groupes qui s'est opposé et qui continuera de s'opposer à qui nous empoisonne la vie agricole il faut aussi assurer notre souveraineté agricole on a discuté en effet aujourd'hui et nous avons rencontré Bertrand Sintrose qui est un agriculteur à Saint-Esprit et un modèle alternatif qui faisait des bananes que leur déconner il y a quelques années et puis qui maintenant avec ses trois hectares de terre fait du maraîchage diversifié pour participer à la souveraineté alimentaire de la Martinique parce que quand on sait qu'en Martinique deux tiers environ des produits agricoles qui sont consommés sont en réalité importés ça démontre aujourd'hui une stratégie agricole qui est défaillante quand on sait qu'on a les capacités les ressources avec des gens comme Kevin et tous les agriculteurs du pays qui participent aujourd'hui à faire de la production agricole martiniquaise une fierté mais quand on voit qu'en face on a des jeunes agriculteurs qui n'arrivent pas à accéder à des terres à du foncier alors qu'on a 18 000 hectares de terres agricoles non utilisées en Martinique les copains les camarades nous disaient mais avec 18 000 hectares mais il faudrait même pas 10% de ça pour assurer la souveraineté alimentaire de toute la Martinique pour nourrir l'ensemble des martiniquaises et des martiniquais mais non on va continuer à importer Kevin il produit de l'ananas bah l'ananas martiniquais qui est produit ici qui va faire face à une concurrence déloyale il en a parlé avec le Costa Rica qui au Costa Rica autorise largement des pesticides qui sont interdits à raison dans l'Union Européenne c'est cette concurrence déloyale à laquelle il faudra mettre un terme parce que je vous le dis camarades libre-échange cette drogue du libre-échange ils ont besoin c'est un peu comme des drogues ils ont besoin de leur dose régulière et donc sur le Costa Rica il y a un accord de libre-échange avec l'Amérique centrale mais vous croyez qu'il s'arrête à ça on a eu récemment en pleine crise agricole deux nouveaux accords de libre-échange pas un, deux un avec le Chili un avec le Kenya qui faisait suite à l'accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande premier exportateur de lait au monde et je sais qu'on produit quasiment plus de lait en Martinique et puis ça ça va être avant le Mercosur le Mexique un beau tour du monde mais sauf qu'on ne demande pas à nos produits alimentaires qu'on a dans notre assiette de faire le tour du monde on demande qu'ils soient produits localement et bien puisqu'ils sont drogués au libre-échange on va aller les sevrer et voter le 8 juin prochain pour la liste de l'Union Populaire c'est roi de libre-échange puisque nous sommes le seul groupe à avoir voté contre tous les accords de libre-échange je pourrais aussi la question des aides agricoles qui sont distribuées alors nous on s'est battus et on continue à se battre dans les institutions européennes pour garder la spécificité s'il y a bien un article des traités européens qu'on conserve c'est un article spécifique qui dit que les politiques européennes doivent être adaptées aux outre-mer aux régions ultra-périphériques sauf que c'est pas toujours le cas et dans le cas des aides agricoles il y a en effet une ligne spécifique qui s'appelle POSE bref peu importe le nom mais qui en réalité maintient la même logique celle de financer les immenses agro-industries de bananes par exemple ici en Martinique pendant que la plupart des petits agriculteurs par exemple Bertrand que j'ai vu aujourd'hui qui a 3 hectares et qui touche 0 peanuts de l'Union Européenne le résultat c'est que des agriculteurs martiniquais et martiniquais touchent des aides de l'Union Européenne et évidemment les immenses agro-induceurs qui viennent des 4 coins du monde ou qui viennent de l'Hexagone alors que les aides européennes précisément devraient aider à garantir protéger développer la souveraineté alimentaire de la Martinique c'est bon pour les agriculteurs c'est bon pour la planète pourquoi faire venir de l'autre bout du monde ce qu'on produit déjà ici en très bonne qualité tout changer pour notre monde agricole mais aussi tout changer contre la vie chère quand on voit le taux de pauvreté en Martinique de 28% deux fois plus élevé que dans l'Hexagone mais surtout quand on voit la cherté de la vie le taux de pauvreté est beaucoup plus haut et les prix sont beaucoup plus élevés 40% en moyenne et c'est frappant quand on vient de l'Hexagone le prix d'un paquet de pâtes de choses aussi simples aussi basiques des produits d'hygiène parfois c'est bien plus que 40% de plus et les salaires eux ne sont pas plus de 40% loin de là est-ce que le SMIC le salaire minimum est à plus de 40% par rapport à l'Hexagone absolument pas et si la vie est difficile pour une immense majorité de Martiniquaises et de Martiniquais c'est qu'elle est confortable en réalité pour quelques-uns pour une minorité d'entreprises qui s'enrichissent et refusent de faire la transparence sur leur marge si les prix sont si chers en Martinique c'est trop facile de dire que c'est à cause de l'octroi de mer en réalité c'est bien davantage à cause d'une toute petite poignée d'entreprises qui se gave qui se gave qui profitent de la chête à manger on a l'impression de se faire voler quand on fait son plein d'essence on a l'impression de se faire voler quand on va au supermarché on a l'impression de se faire voler alors ce que je vous propose le 8 juin prochain généralisé pour aller bloquer les marges des entreprises multinationales de l'agroalimentaire et bloquer les prix des produits de première dernière question parce que vivre dignement c'est vivre évidemment avec les mêmes droits et les mêmes possibilités pour toutes et pour tous Mathilde en a dit un mot sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur et sur lequel j'ai beaucoup travaillé pendant des mois au Parlement européen pendant des mois au Parlement européen quand il nous présentait les nouvelles règles budgétaires alors tout ça c'est loin c'est à Bruxelles c'est les règles ultra techniques 3% de déficit les 60% de dettes on a lancé l'alerte on l'a dit on l'a dit que ce serait la pire cure d'austérité qu'on a jamais connue on nous a dit qu'on était des menteurs on n'intéressait personne pourtant on a lancé l'alerte parce que les conséquences sont très concrètes et elles le sont d'autant plus dans un territoire où les services publics sont déjà attaqués au quotidien et Mathilde le rappelait je suis moi-même opérée de la cataracte congénitale alors il n'y a pas que les personnes âgées qui peuvent avoir la cataracte et je sais qu'un enfant comme moi dans ce territoire serait devenu aveugle je le sais parce que déjà à l'époque le faire traiter dans l'hexagone c'était difficile mais de maladies qui peuvent être traitées quand on attend voire des années pour avoir un rendez-vous on va me donner de l'eau merci Kevin c'est pour illustrer qu'une journée sans eau et on meurt tous voilà pourquoi il ne faut pas accaparer les ressources et donc pour reprendre sur les services publics on sait à quel point aujourd'hui ils sont dans un état de délabrement total que les investissements sont bloqués que nos soignants se battent comme ils le peuvent avec les moyens qu'ils ont et je sais que des infirmiers étaient mobilisés encore cette semaine j'ai vu aussi que des instituteurs étaient mobilisés cette semaine contre des classes qui sont déjà surchargées et la réalité pendant que je vous parle ce soir oh maintenant ils ont peut-être fini leur dîner vu le décalage horaire mais il y avait un dîner ce soir de Bruno Le Maire avec les chefs de parti pour faire état de son projet pour les finances publiques la réalité c'est que le menu on le connaissait déjà c'était 10 milliards d'euros dès cette année 20 milliards d'euros de coupes budgétaires l'an prochain c'est très concret c'est déjà près de 80 millions d'euros de coupes pour les outre-mer et on sait à quelle sauce on va être mangé le sacrifice de nos services publics et puisqu'on est ici dans un cinéma c'est un massacre à la tronçonneuse un massacre à la tronçonneuse dont on connaît les premières victimes ce sont évidemment les plus pauvres mais ce sont aussi les habitantes et les habitants des outre-mer et non nous ne devons pas faire des outre-mer les territoires oubliés de notre république ça suffit l'investissement ou les territoires de seconde zone où on abandonne encore plus nos hôpitaux nos écoles et notre protection sociale on sait très bien que cette cure d'austérité sera payée avant tout par les territoires où les services publics sont déjà les plus délabrés et c'est pour ça que voter pour notre liste le 8 juin c'est aussi s'opposer fermement à cette cure d'austérité sans précédent à ces coupes dans ces services publics pour dire oui les services publics sont le patrimoine de ceux qui n'en ont pas et oui nous allons continuer à les défendre en refusant ces coupes budgétaires historiques voilà les amis maintenant il nous reste un peu moins de 3 mois avant ces élections européennes 3 mois pour mobiliser 3 mois pour aller saouler ses voisins sa famille aller pourrir les dîners du dimanche ou les déjeuners du dimanche vous savez ces déjeuners où on se met à parler politique ouais j'ai vu la petite jeune là Manon Aubry en meeting elle nous dit qu'il faut aller voter on s'en fout de ces élections européennes c'est loin dites leur allez leur dire que c'est le plus beau rêve d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen que les martiniquaises et les martiniquais ne se mobilisent pas allez leur dire que c'est le seul endroit n'en déplaise à quelques éditorialistes qui étaient un peu fâchés de notre campagne d'inscription sur les listes électorales mais oui c'est vrai Bernard Arnault va aller voter pour les élections européennes Emmanuel Macron vote le PDG de Total vote Gérard Depardieu vote ils votent tous et c'est le seul moment où chacune et chacun d'entre nous ici dans cette salle mais aussi face aux puissants qui dirigent notre pays c'est le seul moment où à égalité où chaque voix vaut une autre voix et c'est le seul moment où par notre mobilisation nous pouvons nous donner le pouvoir de tout changer par notre mobilisation nous pouvons dessiner l'avenir et éviter de laisser les clés du pays à Marine Le Pen à Emmanuel Macron citation d'Aimé Césaire puisqu'on est allé rendre hommage cet après-midi avec Mathilde à sur sa tombe nous recueillir et je sais qu'il est aussi une inspiration forte pour des générations entières de Martiniquaises et de Martiniquais il a écrit ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche ma voix la liberté de celle qui s'affaisse au cachot du désespoir alors les amis contre le désespoir utilisez votre bouche pour hurler votre désaccord mais utilisez aussi votre bulletin de vote pour hurler votre désaccord et pour nous donner le pouvoir de tout changer le 8 juin prochain on compte sur vous en campagne c'est parti
Jean-Philippe Nilor